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DSK: «Qu’on me laisse tranquille!»

octobre 11, 2012

L’interview confession de l’ancien patron du FMI

DSK: «Qu’on me laisse tranquille!»
  • Dominique Strauss-Kahn a accordé au Point un entretien, le premier depuis son passage sur le JT de Claire Chazal en septembre 2011. Il a accepté de commenter le tourbillon médiatique dont il se dit victime et réclame le droit à la paix.

Dominique Strauss-Kahn le déclare d’emblée au journaliste du Point qui l’interviewe: il refuse de livrer le moindre «commentaire sur la situation politique française et le gouvernement actuel». S’il a accepté de se confier au newsmag c’est pour exprimer son ras-le-bol d’être la cible des médias et de l’atteinte permanente à sa vie privée.

«Ce qui est essentiel, c’est que ce qui s’est passé dans cette chambre ne tombe pas sous le coup de la loi. Dès lors, le reste ne regarde personne» annonce DSK. Et s’il continue de taire ce qui a bien pu se passer dans la célèbre chambre 2806 du Sofitel de New York, c’est parce que des procédures sont en cours. «Les contraintes du procès civil m’empêchent de dire ma vérité» explique-t-il avant de préciser à tous ceux qui pourraient dire que ce silence l’arrange bien: «Ne vous y trompez pas: je suis le premier à en être frustré».

Aujourd’hui, la seule chose que demande Dominique Strauss-Kahn, c’est un peu de calme et de sérénité. «Je n’ai plus de responsabilités publiques, je ne suis plus candidat à rien. Je n’ai jamais été condamné, ni dans ce pays ni dans aucun autre. Par conséquent, rien ne justifie que je sois devenu l’objet d’une traque médiatique qui, certains jours, ressemble à une chasse à l’homme. (…) Je ne supporte plus qu’on s’arroge le droit d’abuser de ma situation et des enquêtes judiciaires qui me visent -à tort- pour bafouer ma vie privée et en livrer aux quatre vents des lambeaux, réels ou inventés, sous prétexte de je ne sais quelle transparence moralisatrice. Qu’on me laisse tranquille!» lance Dominique Strauss-Kahn.

Celui qui vit désormais séparé de son épouse Anne Sinclair ne nie pas les conséquences désastreuses que ces différentes affaires, New York et Carlton de Lille, ont eu sur sa vie et sa carrière. Il en parle même assez librement. «J’ai longtemps pensé que je pouvais mener ma vie personnelle comme je l’entendais, sans incidence sur l’exercice de mes responsabilités. Y compris des comportements libres entre adultes consentantsil existe de nombreuses soirées à Paris pour cela, vous seriez surpris d’y rencontrer certaines personnes… J’ai été naïf, pour ne pas dire plus. Ce qui est peut-être valable pour un chef d’entreprise, un sportif ou un artiste ne l’est pas pour un politique. J’étais trop en décalage avec la société française sur ce point pour un responsable politique. Je me suis trompé». 

Quant au livre que Raphaëlle Bacqué et Arianne Chemin lui ont consacré, Les Strauss-Kahn (Albin Michel), DSK est sans concession: « Les auteurs ont ramassé tous les ragots qui circulent sur mon compte depuis des années – faux pour la plupart. Elles ont inventé des scènes, additionné des pseudo-confidences, repris la chronique des vieilles affaires dans lesquelles j’ai été soupçonné ou poursuivi mais sans insister sur le fait que j’ai toujours été innocenté. Certains font du commerce avec ce type de reconstitutions et d’affabulations. J’entends bien des discours moraux à mon sujet, mais ces comportements-là sont-honorables?».

Gala.fr par Jean-Christian Hay

L’invitation de DSK au Parlement européen provoque des remous

mars 21, 2012

Dominique Strauss-Kahn est convié à Bruxelles, le 27 mars, pour parler de la crise. Le lendemain, il est convoqué par la justice française pour une possible mise en examen dans le dossier du Carlton.

Dix jours après avoir suscité la colère de militantes féministes suite à son invitation à l’université de Cambridge, Dominique Strauss-Kahn provoque, à nouveau, des remous. Face à une invitation de l’ancien directeur général du FMI au Parlement européen le 27 mars, trois eurodéputées ont pris leur plume pour écrire au président de l’Assemblée, Martin Schulz, afin de demander l’annulation de cette intervention.

«Nous avons appris, avec consternation et colère, l’invitation de Dominique Strauss-Kahn au Parlement européen à l’initiative de notre collègue (Alexander) Alvaro», écrivent les socialistes Véronique De Keyser et Zita Gurmaï et l’écologiste Isabelle Durant. Et de poursuivre: «Au nom du combat que nous menons pour la dignité des femmes, nous nous opposons à cette invitation et vous demandons, monsieur le Président, de veiller à ce que ce Parlement reste un lieu de travail législatif, où les sensibilités de chacun sont respectées, et non une arène médiatique où il faut faire “des coups”, du show et du spectacle.»

«Une invitation indécente»

Il faut dire que le «timing» de cette venue de Dominique Strauss-Kahn à Bruxelles est, en outre, pour le moins particulier. Le lendemain (28 mars), une première audience civile aura lieu, dans un tribunal de New York, concernant l’affaire du Sofitel. Si DSK a été relaxé sur le volet pénal du dossier, une procédure civile reste en cours. Celle-ci fait suite à la plainte déposée pour agression sexuelle par Nafissatou Diallo, femme de chambre de l’hôtel new-yorkais.

Par ailleurs, le même jour, Dominique Strauss-Kahn est convoqué par la justice française dans l’affaire du Carlton de Lille. Le juge décidera, alors, de le mettre en examen ou non pour «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et «recel d’abus de biens sociaux» dans ce dossier de prostitution.

Autant de faits qui viennent conforter la requête des trois eurodéputées. «Nous respectons la présomption d’innocence, respectons le droit à la libre expression et refusons toute ingérence moralisatrice dans la vie privée de chacun, précisent-elles dans leur lettre. Mais, après le déballage public et les prises de position de Dominique Strauss-Kahn sur les différentes affaires auxquelles il est confronté aujourd’hui, cette invitation est à proprement parler indécente.»

Lefigaro.fr

Le Sofitel propose à Diallo de reprendre son travail

août 30, 2011

Le groupe hôtelier réfute toute volonté de mettre un terme au contrat de travail de la femme de chambre. Plusieurs solutions pour la réintégration de la jeune femme ont déjà été envisagées par le groupe Accor.

Les ponts ne sont pas coupés entre Nafissatou Diallo et le Sofitel de Times Square. Au contraire. Après l’épilogue mis mardi dernier au volet pénal de l’affaire, l’hôtel affirme compter sur la femme de chambre. Plusieurs propositions de postes lui ont été transmises. «Nous sommes en contact avec ses avocats et attendons qu’elle nous fasse connaître ses vœux. La question est de savoir si elle veut reprendre son travail, quand et comment», explique la direction du groupe Accor à Paris. «L’idée est de trouver une solution qui satisfasse tout le monde. Aujourd’hui, Nafissatou Diallo est toujours notre employée et nous lui avons versé ses salaires depuis le 14 mai», indique ainsi Charlotte Thouvard, directrice des relations médias monde d’Accor.

Le groupe hôtelier insiste sur sa volonté de ne pas précipiter les choses et réfute toute volonté de mettre un terme au contrat de travail de la femme de chambre. Parmi les solutions envisagées, celle d’un retour au Sofitel de Times Square est privilégiée. Des postes autres que celui de femme de chambre -un peu «exposé» depuis le scandale, admet-on à New York- ne manquent pas. Une large partie du personnel travaille ainsi en back office, sans contact direct avec la clientèle. Mais un emploi dans d’autres établissements du groupe, tels le Novotel de Broadway ou la chaîne Motel 6, pourrait aussi être proposé.

Soutiens

Le message est clair: Accor ne laisse pas tomber la Guinéenne de 32 ans. L’abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn ne changerait rien à cette conduite. Pas plus que les révélations sur le passé moins lisse qu’au premier abord de la jeune femme: un compte en banque alimenté par des versements inexpliqués, des liens étroits avec un homme emprisonné dans l’Arizona pour trafic de marijuana… Le Sofitel s’en est toujours tenu à sa ligne initiale: Nafissatou Diallo, employée depuis trois ans, donnait «entière satisfaction» à sa hiérarchie, «tant dans son travail que dans son comportement», comme l’a déclaré son directeur, Jorge Tito, au lendemain de l’arrestation de DSK. Si, depuis, le procureur Cyrus Vance a décidé d’abandonner les poursuites, jugeant l’accusatrice peu crédible, cela ne devrait pas interférer sur son contrat de travail.

Parmi les soutiens à la femme de chambre, celui d’employées d’hôtels new-yorkais avait été le plus marquant. En uniforme, celles-ci avaient manifesté bruyamment, accueillant DSK par des huées et des «Shame on you !» le 6 juin devant le tribunal de Manhattan. La manifestation était organisée par le puissant syndicat local.

Quant à ses collègues du Sofitel, ils avaient été les premiers à croire Nafissatou Diallo le 14 mai. Après un rapide debriefing avec le responsable de la sécurité, la direction de l’hôtel avait alors pris la décision d’alerter le New York Police Department. «En réalité, en dépit du non-lieu prononcé, le sommet de la hiérarchie du Sofitel comme la base restent convaincus que la jeune femme a bien été agressée par DSK», confie à New York une source qui connaît bien l’atmosphère du prestigieux hôtel de Times Square.

Lefigaro.fr par Marie-Amélie Lombard

DSK: mobilisation politique pour Nafissatou Diallo

juillet 10, 2011

INFO LE FIGARO – Un sénateur démocrate, figure centrale de la communauté noire de Harlem, tiendra dimanche une conférence de presse pour demander la poursuite de l’enquête contre Dominique Strauss-Kahn.

Le soutien à la femme de chambre du Sofitel s’organise désormais sur un plan politique et religieux à New York. Dimanche, le sénateur Bill Perkins, un élu démocrate, figure centrale de la communauté noire de Harlem, organise une conférence de presse pour demander au procureur Vance de poursuivre l’enquête et d’aller jusqu’au procès contre Dominique Strauss-Kahn, selon les informations du Figaro. À ses côtés, se tiendront plusieurs leaders associatifs et responsables religieux comme l’imam de la grande mosquée de Harlem, Souleimane Konate, le révérend Curtis, de l’église baptiste, ainsi qu’un représentant de la communauté guinéenne.

«C’est une véritable coalition qui est en train de se monter pour exiger que la victime ait droit à un procès», a expliqué samedi au Figaro l’entourage du sénateur Perkins. Le 6 juillet, après l’annonce par l’accusation de ses doutes sur la crédibilité de Nafissatou Diallo, l’élu démocrate avait déjà écrit au procureur Vance, lui enjoignant de «protéger la plaignante et les autres femmes qui sont régulièrement victimes de faits similaires». Mercredi, lors de la réunion entre l’équipe du procureur et les avocats de DSK, quatre représentants d’une association de policiers noirs américains étaient venus manifester devant le tribunal de Manhattan contre la coloration «raciste anti-noire et anti-femme» que prenait, selon eux, l’affaire.

Ces différents signaux montrent que la défense de la femme de chambre du Sofitel a bien l’intention de maintenir la pression sur le procureur Vance dans une phase décisive du dossier. Et que l’affaire est désormais sortie du strict terrain judiciaire pour atteindre les sphères politiques et communautaires de New York.

Lefigaro.fr par Marie-Amélie Lombard

DSK aurait tenté de séduire deux employées du Sofitel

juillet 9, 2011

Deux coups d’épées dans l’eau ?

Le New York Times affirme que Dominique Strauss-Kahn avait fait des avances à deux employées du Sofitel la veille de son arrestation. Il révèle aussi qu’une femme l’accompagnait dans l’hôtel à 1h20 du matin.

Le New York Times, qui est le petit DSK illustré depuis quelques semaines, livre de nouvelles informations sur le séjour mouvementé de l’ancien patron du FMI au Sofitel de Times Square. La nuit précédant son arrestation et l’agression supposée de Nafissatou Diallo, Dominique Strauss-Kahn se serait montré entreprenant avec deux employées de l’hôtel selon le quotidien new-yorkais. Les deux femmes ont affirmé qu’il leur aurait proposé, séparément, de le rejoindre dans la désormais tristement fameuse suite 2806 qu’il occupait. Toutes deux auraient décliné l’offre.

Le New York Times lâche une autre révélation. Dans la même nuit, DSK était accompagné d’une femme à son hôtel. Une caméra de surveillance du Sofitel les aurait filmés au moment où ils entraient dans l’ascenseur à 1h20 du matin. Cette femme, qui n’est pas une employée de l’hôtel, a été identifiée et localisée par les enquêteurs. Selon une source policière du New York Times, elle n’a cependant pas souhaité répondre aux questions des enquêteurs. Le fait que DSK ait commandé un petit déjeuner pour une seule personne le lendemain matin à 9h24, laisse cependant supposer qu’elle n’a pas passé toute la nuit à l’hôtel…

Voici.fr par C.G