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Canada: Plus de 10 000 nouveaux cas de COVID-19 en une journée au Québec

décembre 24, 2021

D’après nos informations, la barre des 10 000 cas quotidiens de COVID-19 dans la population a été franchie jeudi. Le nombre réel de cas est toutefois encore bien plus élevé, car les nouvelles directives de dépistage tendent à sous-estimer le total.

Une infirmière s'occupe d'un patient atteint de la COVID-19 aux soins intensifs.

Du 20 au 22 décembre, le nombre de travailleurs du réseau de la santé absents en raison de la COVID-19 à Montréal a bondi de 51 %. Photo HOTO : CBC/Evan Mitsui

Les hôpitaux du Québec se vident de leurs soignants de plus en plus vite. Dans les dernières 24 heures, 492 travailleurs de la santé supplémentaires ont contracté la COVID-19. Le gouvernement songe à des solutions, comme l’utilisation de chambres d’hôtel pour les soignants.

En l’espace de deux jours, du 20 au 22 décembre, le nombre de travailleurs absents en raison du virus a augmenté de 51 % à Montréal et dans la Capitale-Nationale. Et de 83 % à Laval.

Plus de 5600 manquent aujourd’hui aux effectifs dans tout le Québec. Le 15 décembre, 3650 travailleurs étaient absents, tandis que le 20 décembre, on en recensait 4223.

Selon nos sources, le ministère réfléchit à l’idée de faire dormir des travailleurs de la santé à l’hôtel, soit pour faciliter leur isolement ou pour les protéger de la contamination dans leur famille afin de les maintenir au travail.

Au moment d’écrire ces lignes, l’Association des hôtels du grand Montréal n’avait pas été informée d’une réservation de la part du ministère.

Record de 10 000 cas en une journée au Québec

D’après nos informations, la barre des 10 000 cas quotidiens de COVID-19 dans la population a été franchie jeudi. Le nombre réel de cas est toutefois encore bien plus élevé, car les nouvelles directives de dépistage tendent à sous-estimer le total.

C’est dans cette communauté de plus en plus infectée que vivent les médecins, infirmières et préposés aux bénéficiaires.

« C’est assez logique. Les travailleurs de la santé ont aussi des loisirs, de la famille, qui peuvent les contaminer. »— Une citation de  Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a reconnu jeudi avoir vécu des « moments de découragement » au cours de la dernière semaine, entre autres à cause de ces absences des travailleurs de la santé, qui se multiplient.

À propos du délestage de 50 % des chirurgies, M. Dubé a expliqué que ce qu’on est en train de faire, c’est de réorienter des ressources qu’on a déjà dans notre réseau vers la vaccination de la troisième dose et d’intégrer le plus vite possible les volontaires qui s’inscrivent sur le site Jecontribue.

D’autres solutions radicales envisagées

Une directive issue du printemps 2020, mais peu utilisée à l’époque, a été ressortie des tiroirs par le ministère, qui selon nos sources envisage très sérieusement d’affecter à des zones chaudes des travailleurs de la santé infectés à la COVID-19 sans symptômes. Officiellement, le feu vert n’a pas encore pas été donné pour cette pratique.

Le ministère de la Santé tient à rappeler qu’au plus fort de la première vague, le réseau avait dû s’ajuster avec l’absence de 12 000 travailleurs de la santé.

La porte-parole Marie-Louise Harvey explique que le ministère remet en place quelques bons coups lors de cette période, comme par exemple un système de convergence de volontaire de la fonction publique vers le réseau de la santé et des services sociaux.

De plus, un nouvel arrêté ministériel(Nouvelle fenêtre) a été publié mardi afin de permettre aux infirmières de plus de 70 ans en santé et vaccinées de contribuer à l’effort collectif de vaccination.

Selon des sources syndicales, le ministère discute actuellement avec leurs organisations de la possibilité de réintroduire des primes ou de modifier les conditions de certaines primes existantes pour rendre la participation des infirmières encore plus attractive. Cette information n’a pas été confirmée par le ministère.

Le retour des erreurs dans les tableaux d’éclosions en CHSLD

Le ministère de la Santé et des Services sociaux affiche dans son bilan quotidien des cas et des décès en CHSLD un total de 42 décès dans des éclosions encore actives. Or, le CISSS de Laval affirme que les 7 décès qui lui sont attribués n’existent pas.

Par ailleurs, un CHSLD de Louiseville, en Mauricie, est affiché avec un taux d’infection de 350 % de ses résidents, ce qui est impossible.

Lors de la première vague, de nombreuses erreurs dans ce tableau et des retards dans la transmission des données par les établissements avaient faussé la perception de la situation réelle.

À l’automne 2020, de nouvelles erreurs avaient été signalées avec des données en deçà de la réalité. Le CHSLD le plus infecté avait même été « oublié » dans le tableau.

Les données quotidiennes des cas et des hospitalisations de COVID-19 ne seront pas publiées les 24, 25 et 26 décembre ni les 31 décembre, 1er et 2 janvier 2022, a prévenu le ministère de la Santé du Québec, en raison du congé des équipes de communications.

Par Radio-Canda Thomas Gerbet

Thomas Gerbet

Avec la collaboration de Daniel Boily

Canada-Au moins 5000 soignants préfèrent le dépistage à la vaccination au Québec

août 27, 2021

Des milliers de soignants des hôpitaux et CHSLD se font dépister trois fois par semaine à défaut d’être vaccinés. Le gouvernement veut les obliger à être vaccinés sans offrir l’option du dépistage.

Un groupe de personnel soignant dans le corridor d'un hôpital

© /iStock Un groupe de personnel soignant dans le corridor d’un hôpital

Le gouvernement du Québec a l’intention d’obliger la vaccination de tout le personnel soignant en contact plus de 15 minutes avec un patient dès la mi-octobre, autant dans le réseau public que privé.

Moi, je vous dis, avec les premiers calculs qu’on a faits, ça rejoint à peu près 500 000 personnes (…) dont 300 000 personnes du réseau public», a lancé le ministre Christian Dubé en début de commission parlementaire jeudi.

S’ils refusent de fournir cette preuve [de vaccination], ils devront être réaffectés à d’autres tâches (et) s’ils refusent une réaffectation ou si celle-ci n’est pas possible, ils ne pourront réintégrer leur travail et seront sans rémunération», a précisé le ministre.

Au début du mois d’avril, le ministre de la Santé et des Services sociaux avait dévoilé une première série de mesures contraignantes auprès de personnel salarié afin de les convaincre de se faire vacciner.

En cas de refus, infirmières et préposés devaient passer trois tests de dépistage par semaine.

Certains milieux étaient ciblés (les urgences, les soins palliatifs, les CHSLD et les sites de vaccination) et le secteur privé était exclu.

En commission parlementaire, jeudi, le ministre Dubé s’est félicité de la mesure prise en avril, mais a reconnu que son effet ne se fait plus ressentir».

Selon une compilation de Radio-Canada, à la mi-juillet plus de 5000 soignants du réseau de la santé devaient toujours se soumettre à trois dépistages par semaine à défaut d’avoir été vaccinés. Il s’agit de 6 % des salariés visés par l’arrêté ministériel du mois d’avril.

De ce nombre, 818 salariés étaient réaffectés dans un autre milieu non visé et 18 avaient été mis en retrait sans solde.

Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, par exemple, 7 salariés étaient ou ont été mis en retrait sans rémunération en raison du fait qu’ils avaient refusé le dépistage et que la réaffectation était impossible».

Au CIUSSS de l’Estrie – Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), on comptait 4 employés sans solde. De ce nombre, 3 ont finalement accepté le dépistage après 2 à 7 journées sans solde» précise-t-on.

Au CISSS de la Montérégie-Ouest, une seule personne salariée refusait d’être dépistée et réaffectée, cette personne a démissionné, donc la situation s’est réglée par elle-même».

Ces données ont été obtenues auprès de 23 établissements par la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics.

En date du 25 août, 86 % des travailleurs de la santé avaient reçu leur deuxième dose.

Bris de service à venir ?

Lors de la commission parlementaire, certains ont évoqué le risque d’un bris de service advenant le départ de soignants récalcitrants à se faire vacciner.

La réponse, c’est oui», a répondu le ministre Dubé au député de Chauveau Sylvain Lévesque.

Je pense que c’est pour ça qu’on a retardé cette décision-là le plus possible», a-t-il ajouté.

Pour le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley, le risque est réel, il y a du monde qui va dire : c’est la goutte qui fait déborder le vase».

Du côté des médecins, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Vincent Oliva, s’est dit en faveur d’un élargissement de la vaccination obligatoire.

Nous croyons cependant qu’il faut aller un peu plus loin encore et que l’ensemble du personnel d’un milieu de soins devrait être vacciné, peu importe son niveau de contact avec les patients.»

Avec Radio-Canada par Daniel Boily, Davide Gentile 

A 99 ans, un Britannique collecte plus d’un million pour les soignants

avril 14, 2020

 

Un ancien combattant britannique presque centenaire s’est lancé pour défi de parcourir l’équivalent de 100 longueurs dans son jardin à l’aide de son déambulateur pour collecter des fonds pour les soignants et a obtenu ainsi plus d’un million de livres. Le capitaine Tom Moore a décidé de parcourir 100 longueurs de 25 mètres avant de fêter son centième anniversaire le 30 avril. Il s’y emploie au rythme de dix longueurs par jour effectuées dans son jardin, à l’aide de son déambulateur.

Pour le soutenir, il en a appelé à la générosité du public, les fonds récoltés étant destinés à des associations aidant les employés du service public de santé britannique, le NHS, en première ligne pour combattre la pandémie qui a déjà tué plus de 11.000 personnes dans le pays. Mardi, le nonagénaire avait déjà réussi à lever plus de 1,5 million de livres sterling, auprès de quelque 74.000 personnes, indique la page de sa levée de fonds, sur JustGiving, alors qu’il s’était fixé un objectif de 1.000 livres il y a seulement une semaine.

«C’est incroyable», a-t-il commenté mardi sur la chaîne de télévision ITV, interrogé depuis son salon, arborant une veste couverte de médailles. Ce vétéran de la Seconde Guerre mondiale a salué le travail des soignants, expliquant que «cette fois notre armée porte des uniformes de médecins et d’infirmières».

Originaire du Yorkshire, Tom Moore a reçu une formation d’ingénieur civil avant de s’enrôler au début de la Seconde Guerre mondiale. Il a ensuite servi en Inde et en Birmanie

Par Le Figaro avec AFP