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Argentine: Les soins apportés à Maradona avant sa mort inappropriés et imprudents

mai 1, 2021

LES SOINS APPORTÉS À MARADONA AVANT SA MORT INAPPROPRIÉS ET IMPRUDENTS

© Reuters/AGUSTIN MARCARIAN 

BUENOS AIRES (Reuters) – Une commission médicale chargée d’enquêter sur le décès de Diego Maradona a conclu que l’équipe médicale qui a pris en charge l’idole du football a agi de façon « inappropriée, déficiente et imprudente », selon une copie de son rapport que Reuters a pu consulter.

Le décès de Maradona a bouleversé l’Argentine où la star, qui a lutté pendant des années avec des addictions et des problèmes de santé, était vénérée.

Le parquet argentin a ouvert une enquête peu de temps après sa mort à 60 ans d’un problème cardiaque dans son domicile de Buenos Aires, ordonnant notamment des perquisitions au domicile du médecin personnel du footballeur.

Une commission médicale a été nommée par le ministère de la Justice pour étudier les accusations visant l’équipe médicale qui prenait en charge le footballeur.

« L’action de l’équipe médicale chargée de soigner DAM (Diego Armando Maradona) a été inadéquate, déficiente et imprudente », déclare la commission médicale dans un rapport daté du 30 avril.

Le rapport explique que l’état de santé de Maradona s’est gravement dégradé et que sa mort a commencé environ 12 heures avant son décès à la mi-journée le 25 novembre.

« Il a présenté des signes sans équivoque d’une période prolongée d’agonie donc nous en concluons que le patient n’a pas été adéquatement surveillé à partir de 00:30 le 25/11/2020 », peut-on lire dans le rapport.

Reuters n’a pas pu joindre le parquet et les avocats concernés pour un commentaire.

Maradona, champion du monde avec l’Argentine en 1986, a joué entre autres pour Barcelone, ​​Naple, Séville et Boca Juniors et est considéré comme l’un des plus grands footballeurs.

Avec Reuters par (Juan Bustamante, version française Gwénaëlle Barzic)

France: Pour les immigrés en France, deux systèmes de soins différents et des dérives

novembre 5, 2019

Agnès Buzyn a dénoncé les dérives de la PUMA, qui permet aux immigrés légaux de se soigner, Emmanuel Macron de l’AME, qui concerne les «sans-papiers».

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Agnès Buzyn le 22 octobre à l’Assemblée. ERIC FEFERBERG/AFP

Les subtilités administratives forment un univers kafkaïen où il est parfois difficile de se repérer. Dernier exemple en date, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le président de la République, Emmanuel Macron, ont dénoncé deux cas typiques mais en réalité très différents de dérives en matière de dépenses de santé pour la population immigrée.

La ministre a décrit le cas de demandeurs d’asile venus de Géorgie et d’Albanie, «a priori des pays sûrs», qui profiteraient de la protection universelle maladie (PUMA) accordée aux réfugiés comme à ceux qui demandent l’asile. Le président a lui décrit le cas d’étrangers venant en France avec un visa de tourisme et qui, une fois celui-ci expiré, resteraient sur le sol national pour profiter de l’Aide médicale d’État (AME), accordée aux sans-papiers.

Ces deux exemples distincts font intervenir deux dispositifs différents. Le premier, la PUMA, est le mécanisme qui permet à toute personne travaillant ou résidant de façon régulière en France (qu’elle soit française ou non) de bénéficier de la «sécu de base» pour un coût nul ou minime (selon les revenus, la situation familiale…). Créée en 2016, la PUMA a remplacé la Couverture Maladie Universelle (CMU). Pour en bénéficier, il faut être installé depuis au moins trois mois, mais les réfugiés ou les demandeurs d’asile sont exemptés de cette règle.

«Régler vite» la question

Pour lutter contre ce que la ministre de la Santé a qualifié de «dévoiement», le gouvernement semble avoir acté l’instauration d’un délai de carence de trois mois pour l’accès à la PUMA. Il s’agirait donc de supprimer l’exception dont bénéficiaient jusque-là les demandeurs d’asile. Ainsi, un Géorgien ou un Albanais qui demanderait l’asile non pour l’obtenir réellement mais seulement pour profiter du délai d’examen de sa demande (en moyenne un an) afin de se soigner ne pourrait plus le faire dès son arrivée. Mais cela permettrait-il de décourager ces vrais-faux demandeurs d’asile? Comme la députée (LR) Véronique Louwagie l’avait fait remarquer lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2019, «les demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée, continuent, pendant une période de douze mois, à bénéficier de la PUMA». Au total, un demandeur d’asile peut donc espérer en bénéficier vingt-quatre mois. Avec un délai de carence, cette durée passerait à vingt-et-un mois.

L’exemple pris par Emmanuel Macron concerne quant à lui le dispositif spécial, l’AME, accordé aux illégaux présents sur le territoire français depuis au moins trois mois. À propos de ces vrais-faux touristes qui voudraient en profiter une fois leur visa expiré, le président a déclaré vouloir «régler vite» la question. Mais aucune mesure n’a, pour l’heure, été annoncée. Agnès Buzyn a assuré qu’il n’y aurait «aucune réduction du panier de soins» de l’AME. Il y a quelques semaines, elle avait même déclaré que le sujet suscitait des «fantasmes». Une façon de répondre au maire de Nice, Christian Estrosi, qui évoquait le chiffre d’«au moins 70% d’abus» dans sa ville.

Il y a aujourd’hui en France 300.000 bénéficiaires de l’AME (contre 75.000 en 2000 lors de sa création) pour un coût de 934 millions d’euros en 2019 (377 millions en 2005). En pratique, l’AME prend en charge 100% des soins médicaux et hospitaliers, à l’exception des procréations médicalement assistées (PMA), des cures thermales et de certains médicaments remboursés à 15%. À côté de cette AME de droit commun, une AME dite «d’urgence» bénéficie aux illégaux présents depuis moins de trois mois. L’offre de soins est alors réduite au strict minimum. Pour trancher, le gouvernement attend les conclusions de deux rapports qu’il a commandés sur le sujet à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et à l’Inspection générale des finances (IGF).

Le Figaro.fr par Alexis Feertchak

France: Bernard Tapie soigne son cancer à Marseille grâce à une machine unique

août 20, 2019

 

L’ancien homme d’affaires est soigné pour son double cancer à l’Institut Paoli-Calmettes grâce à une machine ultra-précise que l’on ne trouve que dans la cité phocéenne.

L’histoire d’amour se poursuit entre Marseille et Bernard Tapie. L’homme d’affaires et ancien président de l’OM, âgé de 76 ans, a expliqué dans une interview à La Provence, dont il est l’actionnaire, se faire soigner d’un double cancer de l’œsophage et de l’estomac à l’Institut Paoli-Calmettes, dans le 9e arrondissement de Marseille.

Le choix de cet établissement n’est pas le fruit du hasard : il est le seul en France à posséder une nouvelle technologie potentiellement capable de détruire ses cellules cancéreuses. La «chimiothérapie très dure» qu’il subit depuis le début de l’été pour détruire les métastases sur sa gorge et son œsophage n’est en effet possible que grâce à une machine ultra-précise que l’on ne trouve que dans la cité phocéenne. «Quand il (le professeur Spano, son médecin, NDLR) m’a dit que la seule en service était à Marseille, je me suis mis à pleurer», déclare-t-il à La Provence. «L’idée que tu vas avoir ta vie sauvée grâce à Marseille, quand tu vois ce que les Marseillais m’ont donné ces deux dernières années encore, ça m’a bouleversé», poursuit-il.

Dans une interview à RTL, la cancérologue Laurence Moureau-Zabotto, qui s’occupe du traitement de Bernard Tapie, précise que la technologie «unique» dont va profiter l’ancien ministre est «une machine de radiothérapie, couplée à une IRM. On fait le contour de la tumeur à traiter sur l’IRM et non sur un scanner ce qui, pour beaucoup de tumeurs, augmente la précision des traitements». «Il part battant, il est plein d’espoirs», poursuit-elle sur BFMTV.

«Marseille, ce n’est pas que l’OM»

Cette innovation coûte 9 millions d’euros et seuls 60 patients ont pu en bénéficier depuis sa mise en service à Marseille il y a environ six mois. Bernard Tapie entend bien faire connaître l’excellence médicale de Marseille, comme il le confie à La Provence : «J’ai été député de Marseille et je n’avais pas réalisé à quel point la ville excelle dans le domaine médical (…) Les gens ne se rendent pas compte de l’état d’avancement, de la compétence qu’il y a ici. Il y a à Marseille des labos que seuls des labos américains pourraient concurrencer. Cela doit se savoir! Marseille, ce n’est pas que l’OM, les quartiers Nord et des immeubles insalubres! Autant vous dire que ma passion pour Marseille, qui était déjà immense, l’est encore plus !», a-t-il confié.

En septembre 2017, la famille de l’homme d’affaires avait confirmé qu’il souffrait d’un cancer de l’estomac. Âgé de 74 ans, il était alors soigné à l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

Le 9 juillet dernier, il a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris alors qu’il était jugé pour «escroquerie» et «détournement de fonds publics» dans l’affaire de l’arbitrage controversé qui l’oppose au Crédit Lyonnais. «Combattre une injustice m’a donné de la force. Maintenant, reconnaître qu’on n’avait pas tort m’a redonné de la force aussi», indique-t-il à Franceinfo. Et d’ajouter : «Le cancer, il ne faut jamais oublier que ce sont vos cellules malades qui combattent vos cellules saines. C’est un combat intérieur. Plus vous mettez de l’acharnement, de la volonté pour vous battre, plus vous donnez de la force à vos cellules saines».

Par Lefigaro.fr

France: La justice ordonne la reprise des soins de Vincent Lambert

mai 20, 2019

FRANCE-HEALTH-EUTHANASIA

Le père de Vincent Lambert devant l’hôpital Sébastopol de Reims, lundi. FRANCOIS NASCIMBENI/AFP

 

La cour d’appel de Paris, saisie par les parents du patient, tétraplégique en état de conscience minimale depuis dix ans, a tranché lundi soir.

À Reims

Coup de théâtre hier soir dans l’affaire Vincent Lambert! Contre toute attente, le recours des parents de ce tétraplégique en état de conscience minimale depuis dix ans a été entendu par la cour d’appel de Paris. La cour a ordonné la reprise des soins, c’est à dire de l’alimentation et de l’hydratation du patient. «Nous avons gagné!», exultent les avocats des parents, Mes Jean Paillot et Jérôme Triomphe. Cette décision étant suspensive, les soins devaient reprendre dès cette nuit.

Face aux juges de la 1re chambre de la cour d’appel de Paris, Me Triomphe avait montré une vidéo de Vincent Lambert «apprenant qu’il va mourir». «On en parle comme d’un garçon qui n’a aucune conscience. Quand il a vu ses parents et son frère hier, Vincent pleurait, a avancé l’avocat. Voilà l’homme qu’aujourd’hui on est en train de tuer.» Cette vidéo «a été diffusée sur les réseaux sociaux en violation des droits à l’image», s’était pour sa part ému l’avocat du CHU de Reims. Sur place, Me Gérard Chemla, avocat du neveu de Vincent Lambert, François, partisan de l’arrêt des soins, soupirait: «On associe l’acharnement judiciaire à l’acharnement thérapeutique. Ces recours relèvent de la gesticulation.» Et pourtant, la cour d’appel de Paris a bien ordonné lundi soir«à l’État français (…) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l’alimentation et l’hydratation» de Vincent Lambert.

Lundi matin, alors que leurs avocats se démenaient, entre Paris et Strasbourg, pour lancer d’ultimes recours, pour les parents de Vincent Lambert commençait ce lundi le temps des adieux. À 8 h 30, un courriel du CHU diffusé à tous les membres de la famille du patient, leur annonçait que «l’arrêt des traitements» et «la sédation profonde et continue» avaient été «initiés ce matin». «Ce sont des monstres! Des nazis!, enrageait Viviane Lambert, sa mère, en sortant du centre hospitalier. Vincent est en train de s’éteindre doucement. Tout ça pour faire passer l’euthanasie en France!» À ses côtés, son mari, 90 ans, chancelait et s’agrippait aux grilles: «C’est Hippocrate qu’on assassine!»

Le Dr Vincent Sanchez, médecin traitant de Vincent Lambert, «en violation de tous ses devoirs et de ce qu’il avait laissé croire, vient d’annoncer à la famille qu’il avait initié le processus de mort sans préavis, sans tenir compte des recours (ni) des mesures provisoires»(demandées par le Comité des droits des personnes handicapées, CDPH, de l’ONU), s’offusquaient dans un communiqué Mes Jean Paillot et Jérôme Triomphe, conseils des parents. S’appuyant sur la demande du CDPH, qui demande à la France de suspendre toute décision en attendant l’examen du dossier par ce comité, les deux avocats avaient saisi lundi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), ainsi que le Conseil d’État. La CEDH a aussitôt rejeté la requête, faute d’«élément nouveau».

Dans son courriel, le chef de service des soins palliatifs avait dit espérer «pour M. Vincent Lambert que chacun saura ouvrir une parenthèse et se rassembler, auprès de lui, afin que ces moments soient le plus paisibles, intimes et personnels possible». Parallèlement, de nouveaux horaires de visite avaient été mis en place pour les membres de la famille, qui se déchire depuis six ans. «Il y a le groupe A (celui des parents, d’un frère et d’une sœur) et le B (celui de l’épouse, du neveu, et de certains frères et sœurs, NDLR),avait détaillé François Lambert. Désormais nous avons deux heures pour chaque groupe le matin, puis deux heures l’après-midi. Et aussi une nuit sur deux, de 22 heures à 7 heures. Un lit a été rajouté dans sa chambre.»

L’appel du Pape

Assise devant les grilles cadenassées du CHU, Hélène, une cousine de Vincent Lambert, «venue cette nuit de Nîmes», disait avoir entamé une «grève de la faim». «Si on accepte que Vincent soit assassiné, s’alarmait-elle, les yeux rougis, ça veut dire qu’on peut tuer tous les handicapés qui ne peuvent pas se nourrir!»

À l’hôpital Sébastopol, selon plusieurs indiscrétions, plusieurs membres du personnel médical avaient pris des congés durant cette semaine fatidique, ne souhaitant pas «être associés à cette décision». Plusieurs médecins rémois, employés du CHU ou libéraux, avaient tenu à «faire appel à la conscience» du Dr Sanchez. «Ce qui se passe n’est pas médical: on va vers une mort provoquée», affirmait l’un d’eux. Des tensions que le CHU n’avait pas souhaité commenter, pas plus que la radiation et les poursuites réclamées par les avocats des parents à l’encontre du Dr Sanchez.

Le Pape avait appelé lundi à protéger la vie «du début à la fin naturelle», un message que son porte-parole avait partagé en appelant explicitement à prier pour Vincent Lambert. Le chef de l’État, lui, avait déclaré lundi qu’il ne lui «appartenait pas de suspendre une décision qui relève de l’appréciation de ses médecins et qui est en conformité avec nos lois».

Par Stéphane Kovacs et Agnès Leclair avec Le Figaro.fr

Congo: pourquoi Antoinette ne se fait pas soigner dans sa clinique à Pointe-Noire

mars 5, 2017

 

 

Publié le 4 mars 2017 par Clarisse Amour

L’opposant historique Tshisekedi quitte la RDC en pleines négociations politiques

janvier 24, 2017

L’homme âgé de 84 ans a décollé mardi matin pour Bruxelles. Selon son entourage, il se rend en Belgique pour des soins.

L’opposant Etienne Tshisekedi à Kinshasa en juillet 2016. Crédits : EDUARDO SOTERAS / AFP
L’opposant historique Etienne Tshisekedi a quitté Kinshasa, tôt dans la matinée mardi 24 janvier, pour Bruxelles alors que son parti négocie avec la majorité soutenant le président, Joseph Kabila, un partage du pouvoir jusqu’à la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo (RDC). Agé de 84 ans, il a décollé de l’aéroport international de Ndjili à bord d’un avion privé à 6 heures. Son entourage a affirmé qu’il retournait en Belgique pour des soins.

Un peu plus tôt, alors qu’il faisait encore nuit, le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) avait été hissé à bord d’un jet qui attendait depuis la veille, aidé par des proches, selon un journaliste de l’Agence France-Presse ayant observé la scène. Le convoi de voitures l’ayant conduit à l’aéroport s’est arrêté au pied de l’appareil.

L’UDPS avait annoncé dans la nuit que M. Tshisekedi quitterait Ndjili « à 10 heures ». Voulant couper court « à des rumeurs » sans préciser les motifs du voyage, le parti avait déclaré que le déplacement était prévu de longue date et avait « été plusieurs fois reporté compte tenu de la situation politique au pays et des enjeux de l’heure ». Mais pour un haut cadre du parti, la santé du « Vieux », comme le surnomment affectueusement ses compagnons d’engagement politique, s’est brusquement dégradée, au point que son retour au pays n’est plus assuré.

Crise politique

M. Tshisekedi était rentré triomphalement en RDC à la fin de juillet, après près de deux ans de convalescence dans la capitale belge. Des centaines de milliers de Congolais étaient alors venus l’accueillir, dans ce qui reste le plus grand rassemblement politique des cinq dernières années à Kinshasa. Son départ pourrait compliquer les négociations destinées à permettre une sortie pacifique à la crise politique provoquée par le maintien au pouvoir de M. Kabila au-delà du terme de son mandat, échu depuis le 20 décembre.

Lemonde.fr avec AFP

Burundi: le défenseur des droits de l’Homme Mbonimpa autorisé à se faire soigner à l’étranger

août 6, 2015

Bujumbura (Burundi) – Le défenseur des droits de l’Homme burundais Pierre-Claver Mbonimpa, grièvement blessé dans une tentative d’assassinat lundi soir, a été autorisé par la justice à se faire soigner à l’étranger, a annoncé jeudi sa famille à l’AFP.

La Belgique, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a immédiatement proposé de l’accueillir.

M. Mbonimpa a été autorisé à quitter le Burundi malgré une procédure ouverte contre lui depuis 2014 pour atteinte à la sûreté de l’Etat, selon sa famille. L’autorisation de voyager a été délivrée par le procureur, a indiqué sa fille Amandine Nasagarare, précisant que les médecins avaient jugé que M. Mbonimpa, toujours hospitalisé à Bujumbura, était médicalement transportable.

La famille envisage de l’évacuer vers Nairobi ou l’Europe (…) d’ici quelques jours, a-t-elle ajouté.

La Belgique, ancienne puissance coloniale, a proposé de l’accueillir pour se faire soigner, a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, sans être en mesure de confirmer à ce stade sa venue effective à Bruxelles.

On travaille avec des partenaires sur les modalités pratiques de son évacuation, a-t-il poursuivi. On attend que sa situation physique s’améliore encore un peu pour pouvoir voyager, a ajouté le porte-parole.

L’état de santé de M. Mbonimpa, qui a reçu lundi soir une balle au visage, tirée par des hommes à moto à Bujumbura, est stable, selon sa fille, mais il ne parvient toujours pas à parler et doit s’exprimer par geste.

M. Mbonimpa, figure respectée de la défense des droits de l’Homme au Burundi, est poursuivi devant la justice burundaise pour avoir affirmé que des Imbonerakure – les membres de la Ligue de jeunesse du parti au pouvoir CNDD-FDD – recevaient une formation paramilitaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) voisine.

Il avait été remis en liberté provisoire fin septembre 2014, après quatre mois et demi de détention préventive dans cette affaire, mais il lui était interdit de quitter le pays.

M. Mbonimpa, prix Henri Dunant en 2011 pour son engagement en faveur des droits de l’Homme, dénonce depuis des années des assassinats d’opposants burundais. C’est également une figure du mouvement de contestation qui a éclaté fin avril contre un 3e mandat du président Pierre Nkurunziza, que ses adversaires jugent anticonstitutionnel.

La tentative d’assassinat de Mbonimpa a été largement interprétée comme une réponse au meurtre la veille du général Adolphe Nshimirimana, homme fort du système sécuritaire burundais, tué dans une attaque à la roquette, que M. Mbonimpa avait par le passé publiquement accusé d’être impliqué dans des exécutions extra-judiciaires.

La volonté acharnée du président Pierre Nkurunziza – élu en 2005 et réélu en 2010 – de conquérir un 3e mandat, malgré les critiques de l’opposition, de la société civile, de l’Église catholique et de la communauté internationale, a plongé son petit pays d’Afrique des Grands-Lacs dans une grave crise politique, émaillée de violences meurtrières.

Le pouvoir a fini par étouffer en juin, au prix d’une brutale répression, un mois et demi de manifestations quasi-quotidiennes à Bujumbura, après avoir maté en mai une tentative de coup d’Etat militaire. M. Nkurunziza a été réélu le 21 juillet au cours d’une présidentielle quasi-unanimement condamnée, mais la situation sécuritaire continue de se dégrader au Burundi.

Romandie.com avec(©AFP / 06 août 2015 19h01)