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Côte d’Ivoire: un soldat français tué, un blessé dans le crash d’un hélicoptère

juillet 10, 2018

Abidjan – Un soldat français a été tué et un autre grièvement blessé mardi dans le crash d’un hélicoptère militaire près d’Abidjan, selon une source militaire française.

L’hélicoptère français e type Gazelle s’est écrasé vers 17H00 (locales et GMT) à Modeste, un village situé à une dizaine de kilomètres à l’est de la capitale économique ivoirienne, tout près de la côte, selon cette source qui s’exprimait sous couvert d’anonymat.

L’hélicoptère appartient aux Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI), qui disposent d’une base importante près de l’aéroport d’Abidjan, toujours selon cette source.

On ignorait dans l’immédiat les causes de l’accident.

Les FFCI comptent environ 950 hommes, et constituent la principale base française sur la façade atlantique africaine. Cette base militaire est utilisée notamment dans le cadre de l’opération Barkhane de lutte contre les groupes jihadistes au Sahel.

Le 14 octobre 2017, un avion de transport affrété par l’armée française s’était abimé en bord de mer près de l’aéroport d’Abidjan, tuant quatre Moldaves et blessant quatre Français et deux Moldaves à bord.

(©AFP / 10 juillet 2018 20h52)

Côte d’.Ivoire: un soldat tué dans des échanges de tirs entre forces de défense et de sécurité à Bouaké (officiel)

janvier 5, 2018

Bouaké (Côte d’Ivoire) – Un soldat a été tué et un autre blessé au cours d’échanges de tirs entre des forces de défense et de sécurité, dans la nuit de jeudi à vendredi à Bouaké (nord), épicentre des mutineries de soldats ivoiriens en 2017, a annoncé le ministère de la Défense.

« Dans la nuit du 4 au 5 janvier 2018, une altercation est survenue entre un équipage du centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) et des soldats du Bataillon d’artillerie sol-sol dans la ville de Bouaké, quartier Dar es salam », indique le communiqué, lu vendredi à la télévision nationale.

« Au cours de la dispute qui a suivi, des coups de feu ont été tirés par les protagonistes provoquant le décès par balle du sergent Dembélé Yacouba et faisant un blessé », poursuit le texte.

Selon le communiqué, « une enquête sera diligentée pour cerner tous les contours de ces événements qui mettent à mal la nécessaire fraternité d’armes devant exister entre tous les corps des forces de défense et de sécurité ».

Plus tôt dans la journée, une source proche de l’état-major des armées avait déclaré à l’AFP: « ça semble être une brève querelle entre policiers et CCDO. Il nous revient de façon récurrente qu’un élément du CCDO a essuyé un tir. »

« Nous, militaires, n’envisageons aucun soulèvement. Il n’y a pas de raison de le faire. Les populations vaquent tranquillement à leurs occupations. Il n’y a absolument rien de grave. Nous demandons à notre tutelle de mettre tous les corps en uniforme sur le même pied d’égalité pour éviter des frustrations », a expliqué un soldat du 3e bataillon militaire.

Selon plusieurs habitants, « des coups de feu ont effectivement été entendus au centre ville ». Mais vendredi matin, le calme régnait à Bouaké.

Jeudi, le général Sekou Touré, chef d’état-major des armées ivoiriennes, avait présenté « ses excuses à la Nation » pour les mutineries qui ont ébranlé le pays en 2017 et promis qu’en 2018 l’armée remplira « son devoir ».

D’anciens rebelles intégrés dans l’armée se sont mutinés en janvier puis en mai 2017, obtenant finalement le paiement de 12 millions de francs CFA (18.000 euros) pour chacun des 8.400 d’entre eux. Cette crise a terni l’image de stabilité retrouvée du pays après la crise politico-militaire de 2010-2011 et fragilisé le président Alassane Ouattara et l’équipe gouvernementale.

Dans son allocution télévisée de Nouvel An, le président Ouattara avait affirmé sa volonté de transformer l’armée en une force « véritablement républicaine ».

Fin décembre, un millier de militaires ont quitté l’armée dans le cadre d’une réforme.

De source militaire, l’armée ivoirienne comptait avant ce départ, 23.000 hommes du rang (dont 13.000 issus de la rébellion qui a tenu le nord du pays de 2002 à 2011), et 15.000 sous-officiers.

Les autorités avaient promu massivement des militaires du rang, en intégrant d’anciens rebelles. Les experts estiment qu’une armée doit avoir 20/30% de sous-officiers et 65/70% de militaires du rang.

Romandie.com avec(©AFP / 05 janvier 2018 20h49)                                            

Défection d’un soldat nord-coréen, des images spectaculaires rendues publiques

novembre 21, 2017

Séoul – De dramatiques images ont été diffusées mercredi montrant la défection rare le 13 novembre d’un militaire nord-coréen franchissant en courant la frontière avec le Sud sous les balles des soldats du Nord.

Très grièvement blessé et secouru côté Sud, le militaire qui est passé au niveau de la « zone commune de sécurité » (JSA) à Panmunjom – seul secteur de la Zone démilitarisée (DMZ) où les deux armées rivales se font face- est toujours soigné dans un hôpital sud-coréen.

Le Commandement des Nations unies en Corée (UNC) a rendu publiques mercredi de spectaculaires images de vidéosurveillance montrant la fuite du militaire nord-coréen qui est poursuivi par d’autres soldats, dont un qui franchit même la ligne de démarcation militaire (LDM) avec le Sud, effectuant quelques pas avant d’hésiter et de s’en retourner au Nord.

Le militaire blessé est ensuite secouru par trois militaires sud-coréens qui se sont portés auprès de lui en rampant.

Il est très rare que des militaires nord-coréens passent au Sud par la JSA, qui est une attraction touristique majeure pour les étrangers visitant la Corée du Sud.

Les images montrent d’abord une jeep conduite par le défecteur roulant à vive allure sur une route totalement déserte menant au village frontalier de Panmunjom, avant de s’immobiliser près de la ligne de démarcation.

Le militaire sort du véhicule et s’élance en courant, poursuivi par plusieurs soldats nord-coréens qui lui tirent dessus.

Le colonel Chad Carroll, porte-parole de l’UNC a déclaré aux journalistes que les images montraient un garde « courant pendant quelques secondes au-delà de la LDM avant de repartir du côté Nord ».

L’UNC a « demandé une réunion pour discuter de notre enquête et des mesures pour empêcher de telles violations futures », a-t-il ajouté en référence à cette incursion qui enfreint l’accord d’armistice de 1953.

« Les conclusions clé de l’équipe spéciale d’enquête sont que l’APC (Armée nord-coréenne) a violé l’accord d’armistice en tirant au-delà de la LDM et en franchissant temporairement la LDM », a-t-il ajouté.

Cette défection est intervenue à un moment particulièrement tendu dans la péninsule, en raison de la poursuite des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord.

Romandie.com avec(©AFP / 22 novembre 2017 04h02)                                            

États-Unis; l’appel de Trump a fait « pleurer » la veuve d’un soldat tué au Niger

octobre 23, 2017

Washington – « Cela m’a fait pleurer »: la veuve d’un soldat américain tué au Niger est revenue lundi dans un témoignage chargé d’émotion sur l’appel controversé que lui a passé le président Donald Trump, l’accusant notamment de ne pas s’être souvenu du nom de son mari.

Le sergent, La David T. Johnson, âgé de 25 ans, est tombé, avec trois autres Américains, dans une embuscade d’un groupe jihadiste au Niger le 4 octobre.

« Le président a dit qu’il savait pour quoi il s’était engagé, mais ça fait mal. Cela m’a fait pleurer. J’étais en colère à cause du ton de sa voix et de la manière dont il l’a dit », a déclaré sa veuve, Myeshia Johnson, sur la chaîne ABC News.

« Je l’ai entendu bafouiller en essayant de se souvenir du nom de mon mari et c’est ce qui m’a fait le plus mal, parce que si mon mari est là-bas à se battre pour notre pays, s’il risque sa vie, pourquoi ne pouvez-vous pas vous souvenir de son nom? », a-t-elle ajouté.

« Je n’ai rien dit, j’ai juste écouté. J’étais très fâchée, ça m’a fait pleurer encore plus », a déclaré la jeune femme, enceinte de son troisième enfant avec La David Johnson.

Le président, empêtré depuis une semaine dans cette affaire dans laquelle il a accumulé les approximations en mettant notamment en cause ses prédécesseurs, lui a très rapidement répondu par un tweet, contredisant ses propos.

« J’ai eu une conversation très respectueuse avec la veuve du sergent La David Johnson et j’ai prononcé son nom dès le début, sans aucune hésitation! », a-t-il assuré.

Frederica Wilson, élue démocrate de Floride à la Chambre des représentants, avait accusé le président la semaine dernière d’avoir déclaré « je suis sûr qu’il savait ce pour quoi il s’engageait, mais ça reste douloureux » en présentant ses condoléances à Myeshia Johnson,

« L’élue démocrate a complétement inventé ce que j’ai dit à l’épouse d’un soldat mort au combat (et j’ai la preuve). Triste! », lui avait répondu le président sur Twitter, avant de s’en prendre à elle avec virulence dans les jours qui ont suivi.

– Interrogations sur l’embuscade-

Cette opération dans l’ouest du Niger dans laquelle quatre soldats américains et cinq soldats nigériens ont perdu la vie continuaient par ailleurs de susciter de nombreuses interrogations aux Etats-Unis où la présence de soldats américains en Afrique est peu connue.

Lors d’un point de presse, le chef d’état-major américain Joe Dunford a indiqué lundi que les Etats-Unis avaient l' »intention de continuer » leurs opérations sur place en dépit de cette embuscade.

Les effectifs des forces spéciales américaines varient fréquemment car leurs missions sont courtes mais, au moment des faits, 800 d’entre eux étaient déployés au Niger, ce qui en fait la force américaine la plus importante en Afrique, a-t-il souligné.

L’accrochage s’est produit lorsqu’une patrouille de reconnaissance composée de douze soldats américains des forces spéciales et trente soldats nigériens revenait du village de Tongo Tongo, situé à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali, a raconté le général Dunford.

Ils ont été attaqués par un groupe de cinquante combattants affiliés au groupe Etat islamique (EI) équipés de petites armes à feu, de grenades et de véhicules armés.

Les forces spéciales n’ont appelé des renforts qu’après une heure de combat, a précisé le chef d’état-major, laissant entendre que la patrouille américano-nigérienne pensait initialement pouvoir venir à bout de ces combattants.

Romandie.com avec(©AFP / 24 octobre 2017 01h13)                                            

Iran: un soldat ouvre le feu sur une base militaire,4 morts et 8 blessés

août 6, 2017

Des soldats iraniens, le 1er février 2016 dans le sud de Téhéran / © AFP/Archives / ATTA KENARE

Quatre soldats iraniens ont été tués dimanche et huit autres blessés par des tirs d’un de leur camarades sur une base militaire à Kahrizak près de Téhéran, selon un communiqué de l’armée iranienne publié sur son site officiel.

Le texte affirme que l’incident est « probablement dû à des problèmes psychologiques du soldat », qui a soudainement commencé à tirer sur ses camarades, « ou à la rotation (involontaire, ndlr) de l’arme ».

L’incident a eu lieu sur « le champ de tir » de la base aérienne Shahid Lashkari, au sud de la capitale, a-t-on ajouté de même source. « Les blessés ont été évacués vers un centre médical et une enquête a été ouverte ».

De tels incidents sont très rares en Iran où le service militaire est obligatoire.

La télévision d’Etat avait rapporté le mois dernier un incident similaire lorsqu’un soldat avait ouvert le feu à Abyek (au nord-ouest de Téhéran) tuant trois de ses camarades et blessant six autres.

Romandie.com avec(©AFP / 06 août 2017 17h41)                

Somalie: un soldat américain tué dans une opération contre les shebab

mai 5, 2017

Mogadiscio – Un soldat américain a été tué jeudi en Somalie et deux blessés lors d’une opération contre les insurgés islamistes shebab près de Barii, à environ 60 km à l’ouest de Mogadiscio, a annoncé vendredi le commandement américain pour l’Afrique (Africom).

Les troupes américaines impliquées avaient pour mission de « conseiller et assister » l’armée nationale somalienne (SNA) dans cette opération, a indiqué dans un communiqué l’Africom, sans fournir plus de détails.

Le soldat a été tué « par un tir d’arme légère alors qu’il conduisait une mission de conseil et d’assistance aux côtés de membres de l’armée nationale somalienne », a précisé à l’AFP Robyn M. Mack, une porte-parole de l’Africom.

Deux autres soldats « ont été blessés dans l’incident » et « reçoivent l’attention médicale nécessaire », a-t-elle ajouté.

A la mi-avril, les Etats-Unis avaient annoncé avoir mobilisé « quelques dizaines de soldats » en Somalie à la demande de Mogadiscio, pour assister les forces locales en matière de sécurité dans le cadre de la lutte contre les shebab.

Avant même cette annonce, des forces spéciales américaines étaient déjà déployées en Somalie, où elles étaient notamment chargées de la formation de la SNA.

Fin mars, l’administration du président américain Donald Trump avait étendu les pouvoirs donnés aux militaires américains pour mener des frappes en Somalie contre les shebab, affiliés à Al-Qaïda.

En 2016, les militaires américains ont mené une quinzaine de frappes de drones en Somalie contre les shebab, selon les statistiques du Bureau of investigative journalism, une ONG britannique qui compile les données sur les frappes de drones américaines. Elles ont tué de 223 à 311 personnes, essentiellement des shebab, selon ces statistiques.

Les shebab ont juré la perte du gouvernement central somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), déployée en 2007.

Les Etats-Unis restent très marqués par l’échec de leur intervention militaire et humanitaire en Somalie sous pavillon de l’ONU au début des années 1990 et notamment par le sinistre « Black Hawk Down » du 3 octobre 1993, la bataille de Mogadiscio au cours de laquelle des hélicoptères américains furent abattus et 18 soldats tués.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mai 2017 15h06)                                            

France: Arrestation d’un soldat allemand suspecté d’un projet d’attentat

avril 27, 2017

Berlin – Un soldat de l’armée allemande stationné en France, se faisant passer pour un réfugié syrien, a été arrêté par la police qui le soupçonne d’avoir projeté un attentat visant peut-être des étrangers, a indiqué jeudi le parquet.

Le soldat a été interpellé mercredi, en même temps qu’un étudiant allemand de 24 ans, soupçonné d’avoir été « impliqué dans les possibles préparatifs d’attentat », a précisé le parquet dans un communiqué.

Le suspect principal est un lieutenant de 28 ans de la Bundeswehr. Il était stationné à Ilkrich, dans la banlieue de Strasbourg, où se situe une importante base militaire franco-allemande.

Les enquêteurs n’ont pas donné à ce stade d’informations précises sur les cibles potentielles de l’attentat.

Le parquet a parlé des convictions « xénophobes du soldat de la Bundeswehr », pouvant laisser penser à un acte contre des étrangers. Mais la presse allemande évoque aussi la possibilité qu’il ait voulu avoir une autre cible puis faire porter le chapeau aux réfugiés.

L’homme a été repéré fin janvier à l’aéroport de Vienne en Autriche, alors qu’il venait récupérer dans les canalisations des toilettes un revolver pour lequel il n’avait pas de permis.

En s’intéressant à lui, les enquêteurs ont découvert qu’il avait réussi à se faire enregistrer en décembre 2015 dans son pays comme demandeur d’asile syrien, alors qu’il ne parle pas arabe.

Selon le quotidien Die Welt, l’homme avait dissimulé sa nationalité allemande et s’était contenté de parler français.

Sa demande avait été approuvée en janvier 2016, ce qui lui a permis de bénéficier d’un logement et d’aides sociales. Manifestement, il a réussi pendant tout ce temps à faire des navettes entre sa caserne en France et son foyer de migrants en Hesse, dans le centre l’Allemagne, sans se faire repérer.
« Il a mené tout cela en parallèle, une sorte de double vie », a indiqué à la presse une porte-parole du parquet, Nadja Niesen, « je n’ai pas connaissance qu’une pareille affaire se soit jamais produite ».

Le fait qu’il évolue sous une fausse identité et les éléments découverts sur ses « convictions xénophobes » permettent de soupçonner « qu’il a planifié un attentat », a encore indiqué le parquet de Francfort.

« Nous savons, à partir de messages vocaux enregistrés, que les deux suspects étaient racistes », a souligné Mme Niesen.

Le Die Welt indique que le soldat a pu chercher à commettre un attentat avec l’arme retrouvée à Vienne, sur laquelle il aurait laissé ses empreintes, afin de mener les enquêteurs sur la piste du réfugié pour lequel il s’était fait passer.

Le but était, toujours selon le journal, de jeter le « discrédit » sur les immigrés.

L’Allemagne a ouvert ses portes depuis 2015 à plus d’1,5 millions de réfugiés, principalement venus de Syrie, Irak et Afghanistan.

Dans une autre affaire récente, un Allemand, également passé par la Bundeswehr selon les médias, est soupçonné d’avoir attaqué à l’explosif mi-avril le bus des joueurs de l’équipe de football de Dortmund en essayant de faire porter le chapeau à des islamistes.

Il avait laissé sur place une lettre à la gloire de l’organisation Etat islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 avril 2017 13h54)

Côte d’Ivoire: Un homme armé fait irruption dans la cathédrale de Bouaké

avril 11, 2017

 Un soldat ivoirien se tient à l'extérieur de la cathédrale de Bouaké. AFP/ PHOTO GEORGES GOBET

Un soldat ivoirien se tient à l’extérieur de la cathédrale de Bouaké. AFP/ PHOTO GEORGES GOBET

Le personnel de la cathédrale Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire, est encore sous le choc de l’incident qui s’est déroulé jeudi 6 avril. Ce jour-là, à 11 heures, un homme armé s’est introduit dans les locaux de l’archevêché réclamant 12 millions de francs CFA. Jeune soldat démobilisé, il réclamait cette somme à Mgr Paul Syméon Ahouanan, archevêque de Bouaké et président de la commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire (Conariv), organisme créé en 2015.

L’archevêque étant absent, l’ancien combattant s’en est pris au prêtre présent sur les lieux. Ce dernier s’est aussitôt réfugié dans son bureau. Le jeune homme a alors tiré sur la porte du bureau avant de prendre la fuite. Par chance, le prêtre n’a pas été touché. L’ex-combattant, retranché dans une salle de la cathédrale, a finalement été arrêté par les gendarmes dépêchés sur place.

Désarmement

Cet incident s’inscrit dans un contexte relativement tendu en Côte d’Ivoire, où des mutineries ont secoué le pays en janvier. Ces mouvements de protestation des soldats avaient commencé à Bouaké puis s’étaient répandus comme une traînée de poudre dans plusieurs autres villes. À peine réglés, ils avaient cédé la place à un ensemble de grèves et mouvements d’humeur dans tout le pays.

Cette intrusion à la cathédrale de Bouaké pose la question du sort des soldats démobilisés dans le pays, à travers le processus de « désarmement, démobilisation et réinsertion » (DDR), qui a pris fin en 2015. Lors des mutineries du mois de janvier, un militaire expliquait à Jeune Afrique : « A Bouaké il [le DDR] a été bâclé parce que les autorités voulaient aller vite. Résultat, dans le Nord, les ex-combattants ont encore leur kalachnikov, ils commettent des braquages et, quand nos unités sont envoyées, elles essuient des tirs. »

Lacroix.com par Lucie Sarr (à Abidjan)

Mali: un soldat français tué dans un « accrochage avec des terroristes »

avril 6, 2017

Paris – Un soldat français a été tué mercredi au Mali dans « un accrochage avec des terroristes lors d’une opération dans le sud-est de ce pays », ont annoncé jeudi la présidence et le ministère de la Défense français.

Le président de la République « a appris avec une grande tristesse la mort (…) au Mali d’un caporal-chef du 6è régiment du génie d’Angers », a déclaré la présidence dans un communiqué, le ministère précisant dans un communiqué séparé qu’il se dénommait Julien Barbé.

Julien Barbé, 28 ans, était marié et père de deux enfants, selon le maire d’Angers, Christophe Béchu.

« Les soldats de la force Barkhane participaient depuis le 27 mars aux côtés de leurs partenaires maliens et burkinabés à une opération militaire conjointe tripartite dans la zone frontalière située au sud de Hombori, à 200 kilomètres au sud-ouest de Gao », a spécifié le ministère.

L’accrochage, a-t-il ajouté, s’est produit vers 16H30 quand « un véhicule blindé léger engagé dans cette opération a subi une attaque par un engin explosif ». L’explosion a blessé légèrement deux soldats qui ont été immédiatement secourus par les équipes médicales de la Force » puis « le détachement de génie a été déployé pour prendre les mesures de sauvegarde suite à l’explosion et permettre la reprise de l’opération ».

Toujours selon le ministère, c’est « pendant ce travail » que « le détachement a été pris à partie par des tirs directs, touchant mortellement le caporal-chef Julien Barbé ».

François Hollande a « salué le sacrifice de ce soldat français tué dans l’accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens », selon l’Élysée.

Le Président de la République « exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage les groupes armés terroristes au Sahel » tout en réitérant « le soutien de la France au Mali et à la force des Nations Unies pour la mise en oeuvre de l’accord de paix ».

En des termes similaires, François Hollande et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ont adressé leurs condoléances à « sa famille, ses amis et ses frères d’armes ».

A la veille d’un voyage au Mali, où il se rendra vendredi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a exprimé jeudi son « immense tristesse ».

« A Gao, demain, avec mon homologue allemand Sigmar Gabriel, je rendrai hommage à ce soldat qui a fait le sacrifice de sa vie dans un combat essentiel pour la paix et la sécurité du Mali et de toute la région et, au-delà, pour notre propre sécurité », a déclaré le chef de la diplomatie française dans un communiqué.

Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, a rendu hommage à « ce soldat français, qui a sacrifié sa vie pour la liberté du Mali et la défense de toute la région sahélo-saharienne ».

Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains (LR) a salué « solennellement le dévouement et l’exceptionnel courage de nos militaires engagés à travers le monde au service de la paix ».

Cette disparition, a souligné la présidente du Parti radical de gauche, Sylvia Pinel, intervient « alors que l’effort de coopération de nos forces avec les armées du Burkina et du Mali est à son maximum et emporte des conséquences notables pour la défense de nos pays et la protection de nos concitoyens ».

La mort de ce soldat porte à 17 le nombre de militaires français tués au Mali depuis l’intervention Serval en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l’opération Barkhane (4.000 hommes), étendue sur cinq pays, selon un décompte de l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2017 13h38)

Côte d’Ivoire: retour au calme après un accord avec les soldats mutinés

janvier 8, 2017

Bouaké (Côte d’Ivoire) – Le calme est revenu dimanche à Bouaké et ailleurs en Côte d’Ivoire après l’annonce d’un accord avec les soldats dont la mutinerie pour des revendications matérielles a paralysé pendant deux jours la deuxième ville du pays et s’était étendu à Abidjan, selon des correspondants de l’AFP et des habitants.

Il n’y a plus eu de tirs depuis samedi nuit. On en voit plus de militaires en ville. Ce matin la circulation a repris, les commerces ont rouvert, a rapporté un correspondant à Bouaké.

Mais les habitants ne cachent pas leur colère suite aux manifestations des militaires qui avaient semé la panique avec des tirs à l’arme lourde et des rafales de kalachnikov.

On ne veut plus de cette situation à Bouaké. On est fatigués des agissements des militaires. Vivement que le président Ouattara trouve une solution définitive à leurs problèmes, a lancé Adama Coulibaly, un enseignant.

A Abidjan, la métropole économique et politique où des tirs avaient été entendus samedi dans une caserne, le calme était également revenu dans la journée.

Dimanche, dans le quartier administratif et des affaires du Plateau – siège de la présidence, du gouvernement et du Parlement de ce pays d’Afrique de l’Ouest – la vie suit son cours normal, a raconté un habitant à l’AFP.

A Man (ouest) et Korhogo (Nord), où les soldats étaient également sortis de leurs casernes, la vie a repris, ont témoigné des habitants joints au téléphone.

On ne voit plus les militaires, ils sont rentrés dans les casernes, a affirmé Jean, un habitant de Man.

Le président Alassane Ouattara avait annoncé samedi soir à Abidjan la conclusion d’un accord avec les soldats mutins dont les manifestations avaient paralysé depuis vendredi Bouaké, capitale de l’ex rébellion du Nord (2001-2011). Il leur avait aussi demandé de regagner leurs casernes.

Cet accord a été scellé dans la journée à Bouaké à l’issue d’une rencontre entre le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi et des mutins qui réclamaient le paiement de primes, des augmentations de solde, une promotion plus rapide entre les grades et des logements.

Des militaires en colère avaient cependant empêché le ministre et sa délégation de quitter la résidence du sous-préfet en tirant des rafales de kalachnikov et à l’arme lourde.

M. Donwahi et sa délégation ont finalement été retenus un peu plus de deux heures, avant de pouvoir partir. Ni le ministre ni les représentants des mutins n’ont fait de déclaration.

Après la libération du ministre, les militaires ont levé les barrages interdisant l’entrée dans Bouaké.

En novembre 2014 déjà, une vague de protestation de soldats était partie de Bouaké pour s’étendre à d’autres villes pour des raisons liées au non-paiement d’arriérés de solde.

Bouaké, 1,5 million d’habitants, fut la capitale de la rébellion qui contrôlait le nord de la Côte d’Ivoire lorsqu’elle était coupée en deux entre 2002 et 2011. Cette rébellion était favorable au président Ouattara, alors que le sud du pays était tenu par les forces loyales à l’ex-président Laurent Gbagbo.

Romandie.com avec(©AFP / 08 janvier 2017 10h23)