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Niger : la CNDH confirme des cas de viols par des soldats tchadiens du G5 Sahel

avril 4, 2021
Un soldat de l’armée malienne avec le G5 Sahel à Sevare, le 30 mai 2018.

Dans un rapport rendu public le 2 avril, la Commission nationale des droits humains (CNDH) du Niger a confirmé qu’une fillette et deux jeunes femmes avaient été violées par des éléments tchadiens du G5 Sahel au cours du mois de mars dans la région de Tillabéri.

Le 2 avril, la CNDH a publié les conclusions de son enquête de terrain au sujet des allégations de viols perpétrés par des soldats tchadiens du G5 Sahel dans le département de Tera, au Niger, où ceux-ci étaient cantonnés avant de rejoindre la zone dite « des trois frontières ». Après avoir rencontré les autorités administratives et judiciaires, les témoins et les victimes présumées, la CNDH a conclu au bien-fondé des accusations contre les militaires.

« Il y a eu effectivement des viols sur une fille mineure de onze ans en classe de CE2 et deux femmes mariées (dont une enceinte) âgées de 23 et de 32 ans, toutes les deux mères de plusieurs enfants », détaille le rapport, rédigé après deux jours d’investigation sur place. « Il faut souligner que, pour ces deux femmes, ces actes odieux ont été commis en présence de leurs maris sous menace d’arme à feu de leurs agresseurs », ajoute le document signé par Émérite Khalid Ikhiri, président de la CNDH.

« Traduire les coupables devant les juridictions compétentes »

Toujours selon la CNDH, plusieurs tentatives de viol sont également à déplorer sur au moins cinq autres femmes. Celles-ci « ont réussi à s’enfuir quand (les) hommes armés (se sont) introduits dans leurs maisons. « La mission a aussi fait le constat d’agressions et de confiscations de biens sur de paisibles citoyens », détaille encore la commission, qui appelle les autorités à « traduire les coupables devant les juridictions compétentes ».

La Force conjointe G5 Sahel (FC-G5S) a réagi samedi, affirmant avoir envoyé une mission spéciale dans la localité de Tera.

« Face à des faits d’une telle gravité, en lien avec les autorités nigériennes et tchadiennes, la FC-G5S a pris des mesures idoines », peut-on lire dans le communiqué. Les soldats incriminés ont été retirés des effectifs et rapatriés dans leur pays d’origine. La Force conjointe G5 Sahel a également initié des sanctions disciplinaires. 

Le ministère des Affaires étrangères tchadien a déclaré que les auteurs avaient déjà été arrêtés et qu’ils « subiront les sanctions qui s’imposent ».

Avec Mathieu Olivier

Sahel : la France envoie 600 soldats supplémentaires pour renforcer l’opération Barkhane

février 2, 2020

Pilotes de Mirage 2000 au camp Kosseï, poste de commandement de la force Barkhane (photo d'illustration).

Pilotes de Mirage 2000 au camp Kosseï, poste de commandement de la force Barkhane (photo d’illustration). © Richard Nicolas-Nelson/AP/SIPA

 

Les forces françaises de l’opération Barkhane, engagée au Sahel contre les actions de plus en plus meurtrières des groupes jihadistes, vont passer de 4 500 à 5 100 militaires d’ici fin février.

« L’essentiel des renforts sera déployé dans la zone dite des trois frontières » (Mali, Burkina Faso, Niger », a indiqué dimanche 2 février un communiqué signé de la ministre des Armées, Florence Parly. « Une autre partie de ces renforts sera engagée directement au sein des forces du G5 Sahel pour les accompagner au combat ».

Ces 600 militaires supplémentaires, essentiellement au sol, seront accompagnés d’une centaine de véhicules (blindés lourds, blindés légers et logistiques) et seront déployés d’ici la fin du mois, a appris l’AFP de source militaire.

Depuis plusieurs mois, les groupes jihadistes multiplient les attaques dans la zone, entretenant une insécurité chronique pour les civils et infligeant des pertes régulières aux armées locales. La France a elle même perdu 13 soldats en novembre, dans un accident entre deux hélicoptères au combat.

Critiques des opinions publiques africaines

Depuis, Paris veut donner un coup de fouet à un dispositif que ses détracteurs accusent de s’enliser, et qui suscite de plus en plus de critiques au sein des opinions publiques africaines.

Le président Emmanuel Macron, qui avait déjà annoncé en janvier un renfort de 220 soldats, lors d’un sommet à Pau (sud-ouest de la France) avec les pays du G5 Sahel (Niger, Mali, Burkina, Tchad, Mauritanie), porte donc au total à 600 le nombre de troupes supplémentaires allouées à Barkhane.

Une « revue d’efficacité » sur ce renforcement est prévue dans six mois. « Le président veut du résultat », a-t-on ajouté à l’état-major, en évoquant la nécessité du « retour de la gouvernance » dans une région extrêmement vaste et désertique.

« Cette étape majeure de notre engagement au Sahel doit marquer un tournant à la fois dans la mobilisation de nos partenaires européens et la montée en puissance des forces du G5 », précise le communiqué. Car si la France s’engage un peu plus, elle n’entend pas le faire seule.

Maintien des États-Unis ?

Le Tchad devrait bientôt déployer un bataillon supplémentaire. Et le gouvernement tchèque va tenter d’obtenir de son Parlement d’envoyer 60 soldats pour la force Takuba, qui rassemblera des unités de forces spéciales européennes. Paris s’attend par ailleurs à ce que d’autres membres de l’UE suivent rapidement.

De son côté, Florence Parly revient des États-Unis où elle a tenté de convaincre son homologue Mark Esper de maintenir l’engagement américain en Afrique, crucial pour Barkhane sur le plan de la logistique et du renseignement.

Mark Esper n’a pas encore tranché. Mais le chef du commandement militaire américain en Afrique (Africom), le général Stephen Townsend, a estimé qu’un retrait du soutien américain « ne serait pas aller dans la bonne direction », tout en appelant les Européens à « relever le défi et en faire plus au Sahel pour aider la France ».

« 4 500 hommes au Sahel, c’est dérisoire ! »

Ce renforcement est en tout cas conforme à la volonté du chef d’état-major français des armées. Le général François Lecointre avait prévenu en janvier que les 4 500 troupes de Barkhane ne suffiraient pas et qu’il proposerait au président Macron des renforts supérieurs aux 220 annoncés à Pau.

« Dans cette zone extrêmement vaste, les moyens qui sont mis à disposition de l’opération Barkhane ne sont pas suffisants pour qu’on puisse avoir des soldats déployés H24, 7 jours sur 7 », avait-il argué. « Mais 4 500 hommes au Sahel, c’est dérisoire ! », faisait-il déjà valoir en novembre à l’Assemblée nationale.

Plusieurs analystes et hauts responsables ont estimé que les prochains mois seraient essentiels pour inverser la tendance aujourd’hui favorable au groupes jihadistes.

Leurs méthodes – souvent des attaques éclair de quelques dizaines d’assaillants en moto capables de disparaître aussi vite qu’ils sont arrivés – poseront probablement des problèmes encore longtemps à la force Barkhane et ses alliés. « Je ne pense pas, malgré cette inflexion, que nous allons à la fin de l’année pouvoir crier victoire », admettait en janvier le général Lecointre.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Une base militaire attaquée au Niger, au moins 25 soldats tués

janvier 9, 2020

Des assaillants soupçonnés d’appartenir à un groupe djihadiste ont tué jeudi 25 soldats et en ont blessé six autres dans une attaque menée contre un poste de l’armée du Niger dans l’ouest du pays, près de la frontière avec le Mali, a fait savoir le gouvernement dans un communiqué.

Soixante-trois assaillants sont également morts durant l’accrochage, survenue à Chinagodrar, à 200 km environ au nord de Niamey, précisent les autorités.

Cette attaque, qui n’a pas été revendiquée, s’inscrit dans un contexte de violences croissantes dues à des groupes liés à al-Qaida et à l’organisation Etat islamique (EI), qui tentent de contraindre l’armée nigérienne de ses retirer des zones frontalières du Mali.

Le mois dernier, l’attaque d’une autre base militaire, à 150 km à l’ouest de Chinagodrar, a fait 71 morts parmi les soldats nigériens.

Par Le Figaro avec Reuters

Irak : La Zone verte et une base abritant des soldats américains visées quasi simultanément

janvier 4, 2020

 

Les forces de sécurité irakiennes sont déployées devant l’ambassade des États-Unis à Bagdad, la capitale, après un ordre de la force paramilitaire Hashed al-Shaabi aux partisans de quitter le complexe le 1er janvier 2020.
TENSIONS – Selon les autorités irakiennes, il n’y a eu aucune victime dans les deux attaques

Deux attaques ont visé quasi simultanément ce samedi soir l’ultrasécurisée Zone verte de Bagdad et une base aérienne irakienne abritant des soldats américains au nord de la capitale, ont indiqué des responsables des services de sécurité.

Deux obus de mortier se sont abattus sur la Zone verte de Bagdad, où siège l’ambassade américaine attaquée mardi par des milliers de combattants et de partisans des pro-Iran en Irak, ont indiqué des responsables de sécurité irakiens et de la Zone verte.

Dans le même temps, à moins d’une centaine de kilomètres plus au nord, deux roquettes Katioucha se sont abattues sur la base aérienne de Balad, immense base irakienne qui accueille des soldats et des avions américains, ont indiqué des sources de sécurité sur place. Selon le commandement militaire irakien, il n’y a eu aucune victime dans les deux attaques. Aussitôt après ces tirs, des drones​ américains ont survolé la base pour des missions de reconnaissance, ont ajouté ces sources.

13 attaques à la roquette depuis octobre

 

Les Etats-Unis ont déployé cette semaine des soldats supplémentaires pour protéger ses diplomates et ses soldats en Irak où le sentiment anti-américain, attisé par les pro-Iran, a flambé avec l’assassinat vendredi dans une frappe de drone du puissant général iranien Qassem Soleimani et de l’homme de l’Iran à Bagdad Abou Mehdi al-Mouhandis à Bagdad.

Les appels à la « vengeance » se multiplient à Bagdad comme à Téhéran, alors que les Américains considèrent depuis plusieurs mois déjà que les factions armées pro-Iran en Irak sont une menace plus dangereuse pour eux que les djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Depuis fin octobre, treize attaques à la roquette ont visé des intérêts américains en Irak. Aucune n’a été revendiquée mais Washington accuse les factions pro-Iran du Hachd al-Chaabi – coalition de paramilitaires intégrés à l’Etat – d’en être responsables.

Par Souen Léger

Burkina Faso: une dizaine de soldats tués dans une nouvelle attaque

décembre 26, 2019

Une dizaine de soldats burkinabés ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi lors d’une attaque contre un détachement militaire à Hallalé, dans le nord du Burkina Faso, ont rapporté mercredi à l’AFP des sources sécuritaires.

«Une patrouille du détachement militaire de Namssiguia a été attaquée dans la nuit de mardi à mercredi», a déclaré une source sécuritaire.

«Une dizaine de militaires ont été tués dans cette embuscade qui a eu lieu à Hallalé», localité située près de Tongomael, dans la province du Soum, la même région où s’est produite mardi matin l’attaque d’Arbinda qui a fait 42 morts.

Selon une autre source sécuritaire, «la riposte des éléments (soldats) a permis de neutraliser (tuer) plusieurs terroristes».

Le Burkina Faso suit un deuil national de deux jours, mercredi et jeudi, après l’attaque d’Arbinda, où 35 civils (dont 31 femmes) et sept militaires ont été tués, ainsi que «80 terroristes», selon les autorités burkinabé.

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière qu’ait enregistrée ce pays d’Afrique de l’ouest depuis le début des violences djihadistes il y a cinq ans.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Burkina : 7 soldats et 80 «terroristes» tués dans une attaque dans le nord

décembre 24, 2019

Sept soldats, plusieurs civils et 80 «terroristes» ont été tués au cours d’une attaque contre un détachement militaire à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé mardi l’état-major des armées dans un communiqué. Mardi matin, «un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d’Arbinda», dans la province du Soum, selon le communiqué.

Au cours de cette attaque d’une «rare intensité», qui a duré «plusieurs heures», «la détermination et l’audace des éléments du détachement composés des forces terrestres et de la gendarmerie ont permis de neutraliser 80 terroristes», selon l’état-major. «Côté ami, on déplore malheureusement sept morts, dont quatre militaires et trois gendarmes et une vingtaine de blessés (…) plusieurs victimes civiles ont également été dénombrées», indique l’armée. «Une centaine de motos, de l’armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés». «Une traque des terroristes, qui ont dû battre en retraite face à la riposte des éléments du détachement, a été entamé» en coordination «avec les forces aériennes», souligne l’état-major.

Le 16 décembre, l’armée avait annoncé avoir neutralisé quatre terroristes à Belhouro, également dans le nord du Burkina Faso. Depuis début novembre, les forces de défense et de sécurité burkinabè ont annoncé avoir tué une centaine de djihadistes au cours de plusieurs opérations, des bilans impossibles à confirmer de source indépendante. Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015, comme ses voisins sahéliens. Le Nord et l’Est sont particulièrement touchés et Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Depuis 2015, les attaques djihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts et environ 560.000 déplacés et réfugiés, d’après les Nations unies. Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe État islamique.

Par Le Figaro avec AFP

L’État islamique déclare être à l’origine de la mort des 13 soldats français au Mali

novembre 28, 2019

 

À ce stade, rien n’indique que la collision survenue lundi entre deux hélicoptères n’a été causée par une attaque djihadiste.

La branche ouest-africaine du groupe État islamique, l’État islamique-Province d’Afrique de l’Ouest (ISWAP), affirme avoir provoqué l’accident qui a coûté la vie lundi à 13 soldats de l’opération Barkhane au Mali, rapporte SITE Intel Group, un organisme américain qui suit l’activité de l’extrémisme islamiste. Cette revendication, rapportée par SITE Intel Group – un organisme américain qui suit l’activité de l’extrémisme islamiste – n’est étayée d’aucun élément de preuve. Le groupe ISWAP déclare que les deux hélicoptères impliqués dans la collision mortelle se sont percutés alors que l’un d’eux était pris sous le feu de ses combattants. Les 13 soldats à bord des deux appareils n’ont pas survécu.

La France a annoncé mardi la mort de 13 de ses soldats dans une collision «vraisemblablement accidentelle» entre un hélicoptère de combat Tigre et un hélicoptère de transport Cougar, qui étaient en appui, par nuit noire et à basse altitude, de commandos au sol traquant des combattants djihadistes armés. Une enquête interne a été ouverte au sein de l’armée française, ainsi qu’une enquête du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) après que les deux boîtes noires des appareils ont été retrouvées.

Le général François Lecointre, chef d’état-major des armées françaises, a déclaré mardi lors d’une conférence de presse à Paris que les forces françaises avaient établi «le contact» après trois jours de traque dans la région du Liptako Gourma avec des hommes armés soupçonnés d’appartenir au groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), la branche sahélienne de Daech. Sollicité par Reuters, l’état-major des armées françaises s’est refusé jeudi à tout commentaire à la suite de la revendication de l’EI. Il faisait état mardi d’une « très forte présomption » d’accident. À la suite de cette «tragédie», Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu’il avait décidé de réexaminer les modalités d’intervention de la France au Sahel, et que toutes les «options stratégiques» étaient ouvertes

Par Le Figaro avec Reuters

Qui sont les treize militaires morts au Mali ?

novembre 26, 2019

 

Les 12 officiers, sous-officiers et le caporal-chef servaient dans le 5e Régiment d’hélicoptère de combat de Pau et le 4e régiment de chasseurs de Gap. Parmi eux se trouve le fils de l’ancien ministre Jean-Marie Bockel.

Treize soldats de l’armée française ont trouvé la mort lundi 25 novembre au Mali, dans le Liptako, dans la région de Ménaka, aux confins du Mali, Niger et Burkina Faso, pendant une opération.

Deux hélicoptères étaient déployés pour appuyer des commandos engagés au sol à la poursuite d’un groupe de djihadistes armés. Un hélicoptère d’attaque «Tigres» et un hélicoptère de manœuvre et d’assaut «Cougar» se sont percutés, alors qu’ils volaient à très basse altitude.

Déjà les hommages se multiplient, le président de la République, Emmanuel Macron a salué ces «treize héros [qui] n’avaient qu’un seul but : nous protéger».

Parmi les victimes, deux opéraient dans l’hélicoptère «Tigre», les onze autres étaient embarqués dans le «Cougar». Ils étaient «six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel», a indiqué l’Élysée dans un communiqué.

Militaires tués au Mali: «Ils méritent notre admiration»

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est exprimé après l’accident entre deux hélicoptères qui a causé l’un des plus lourds bilans humains pour l’armée française depuis l’attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983.

Quatre régiments endeuillés

Sur les treize victimes de l’accident, sept servaient dans le 5e Régiment d’hélicoptère de combat (5e RHC) de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Il s’agissait des capitaines Nicolas Mégard, Benjamin Gireud, Clément Frisonroche, des lieutenants Alex Morisse et Pierre Bockel, ainsi que de l’adjudant-chef Julien Carette et du brigadier-chef Romain Salles de Saint Paul.

Pierre Bockel était le fils de l’ancien ministre et sénateur centriste français Jean-Marie Bockel.

Les autres victimes servaient au 4e régiment de chasseurs (4e RCH) de Gap (Hautes-Alpes). Il s’agissait des maréchaux des logis Antoine Serre et Valentin Duval, du maréchal des logis en chef Alexandre Protin et du capitaine Romain Chomel de Jarnieu.

Romain Chomel de Jarnieu était lui le fils de l’amiral Benoît Chomel de Jarnieu, ancien Major-général de la Marine (second du chef d’État-major de la Marine nationale).

Les deux dernières victimes sont le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie du 93e Régiment d’artillerie de montagne (93e RAM) de Varces (Isère) ainsi que le sergent-chef Andreï Jouk du 2e régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol (Hérault).

La ministre des Armées rend hommage aux «treize héros» morts au Mali

La ministre des Armées s’est exprimée aux côtés du général d’armée François Lecointre en hommage aux soldats français tués au Mali dans la collision de deux hélicoptères de combat.

Les noms des treize soldats

Le capitaine Nicolas Mégard, du 5e régiment d’hélicoptère de combat de Pau, 35 ans. Soldat depuis plus de 14 ans, il avait rejoint le 35e régiment d’artillerie parachutiste en tant que sous-officier. Il avait ensuite rejoint l’École militaire interarmes en 2009, et avait suivi une formation de pilote Tigre, puis de chef de patrouille. Nicolas Mégard avait été déployé au Kosovo et au Mali, il était marié et père de trois enfants.

Le capitaine Benjamin Gireud, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 32 ans. Pilote d’hélicoptères «Cougar», Benjamin Gireud était militaire depuis 10 ans après avoir étudié à l’école des officiers de Saint-Cyr Coëtquidan. Il avait servi au Tchad et au Mali.

Le capitaine Clément Frison-Roche, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 28 ans. Ancien du lycée militaire de Saint-Cyr-l’École, il avait intégré en 2012 l’École spéciale militaire de Saint-Cyr puis l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre. Clément Frisonroche était pilote d’hélicoptère «Tigre», cette mission était sa première OPEX. Il était marié et père d’une enfant.

Le lieutenant Alex Morisse du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 31 ans. Engagé en septembre 2011 en tant qu’officier sous contrat, il devient pilote opérationnel d’hélicoptère. Alex Morisse a été déployé plusieurs fois au Mali, il était pacsé.

Le lieutenant Pierre Bockel, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 28 ans. Engagé en tant qu’officier sous contrat depuis 2011, il rejoint l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre et obtient son brevet de pilote opérationnel sur hélicoptère. Pierre Bockel a été projeté à quatre reprises au Mali en tant que pilote de «Cougar», il vivait en couple et allait avoir un enfant.

L’adjudant-chef Julien Carette, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 35 ans. Engagé à l’âge de 18 ans, il servait sous les drapeaux depuis dix-sept ans. Julien Carette a été déployé en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Mali, au Burkina-Faso, et en Afghanistan. Il était en couple et père de deux enfants.

Le brigadier-chef Romain Salles de Saint Paul, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 35 ans. Il avait rejoint l’armée il y a dix ans, et était déployé depuis au Gabon, à Djibouti et au Mali. Il était marié et père de deux enfants.

Le capitaine Romain Chomel de Jarnieu, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 34 ans. Il s’était engagé en tant que réserviste en 2012, il devient officier sous contrat en 2013. En 2019, il obtient le brevet de chef d’équipe de groupement commando montagne. Romain Chomel de Jarnieu a été déployé au Tchad et au Mali.

Le maréchal des logis Antoine Serre, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 22 ans. Il s’engage en 2015 au titre de l’école militaire de haute montagne à Chamonix, puis rejoint le 4e régiment de chasseurs en 2016 au sein duquel il intègre le groupement commando montagne. Cette mission était sa troisième OPEX. Antoine Serre était pacsé.

Le maréchal des logis chef Alexandre Protin, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 33 ans. Engagé volontaire, il a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs. Il devient sous-officier en entrant à l’école de Saint-Maixent et devient équipier commando en 2014. Il avait servi en Côte d’Ivoire et au Mali. Alexandre Protin était en couple.

Le maréchal des logis Valentin Duval, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 24 ans. Engagé volontaire, il a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs. Il intègre l’École militaire de haute montagne et devient maréchal des logis en 2017, puis il intègre le groupement commando montagne. Il avait été déployé trois fois au Mali.

Le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie, du 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces, 33 ans. Militaire depuis douze ans, il rejoint le groupement commando montagne de son régiment en 2018. Jérémy Leusie a servi au Tchad, en Afghanistan, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Mali et avait été décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze. Il était pacsé.

Le sergent-chef Andreï Jouk, du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol, 43 ans. Il avait rejoint la Légion il y a onze ans. En 2016, il rejoint le groupement de commando montagne au sein duquel il a été projeté à plusieurs reprises au Sahel. Marié et père de quatre enfants, il était titulaire de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nigeria: 7 soldats tués dans une embuscade tendue par des djihadistes

septembre 27, 2019

 

Au moins sept soldats nigérians ont été tués dans l’attaque de leur convoi par des djihadistes dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, a annoncé vendredi 27 septembre un haut responsable militaire.

Des combattants de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont attaqué mercredi à l’arme lourde et à l’aide de grenades un convoi militaire aux alentours de la ville de Gubio (nord-est), entraînant une bataille féroce entre les djihadistes et les soldats, a rapporté l’officier sous couvert de l’anonymat. «Nous avons perdu sept soldats lorsque nos hommes ont été touchés par un RPG» (lance-roquettes), a déclaré cette même source. Une autre source militaire a confirmé l’incident sans donner de bilan.

Dès jeudi, l’ISWAP avait revendiqué l’attaque, affirmant avoir tué 14 soldats et en avoir capturé deux autres, selon les informations de SITE, groupe de surveillance international des activités djihadistes, ce qui a été démenti par les sources militaires. Les insurgés ont également déclaré avoir saisi des armes et des munitions ainsi qu’un camion militaire dans l’attaque. Depuis juillet 2018, l’ISWAP intensifie ses attaques contre les bases militaires du Nord-Est et a fait des dizaines voire des centaines de morts au sein des armées régionales, et accumule un important arsenal de guerre. En 10 ans, le conflit a fait près de 35.000 morts, et plus de 2 millions de déplacés ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Six soldats émiratis tués dans une «collision de véhicules militaires»

septembre 13, 2019

 

Six soldats émiratis ont été tués dans une «collision de véhicules militaires» alors qu’ils étaient en service, a indiqué vendredi Abou Dhabi, un des piliers de la coalition que dirige l’Arabie saoudite au Yémen.

Les Emirats arabes unis n’ont pas précisé si ces soldats étaient morts au Yémen, pays en guerre où la coalition est engagée depuis 2015 en appui au gouvernement contre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

L’armée émiratie a annoncé que «six de ses vaillants soldats étaient tombés en martyr à la suite d’une collision de véhicules militaires pendant qu’ils étaient en service sur un terrain d’opérations», a rapporté l’agence émiratie WAM. En juillet, les autorités émiraties avaient annoncé leur intention de réduire leurs troupes au Yémen, tout en soulignant que les soldats ne quittaient pas le pays.

Sur un autre front de la guerre, dans le sud du Yémen, des affrontements armés en août entre des séparatistes, soutenus par les Emirats, et les troupes loyales au gouvernement, appuyé par Riyad, avaient mis en évidence des divergences entre les deux pays alliés. Depuis 2015, le conflit au Yémen a provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes, en majorité des civils, et s’est transformé en la pire crise humanitaire de notre temps selon l’ONU

Par Le Figaro.fr avec AFP