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L’armée française va former 2.000 soldats ukrainiens sur son sol

octobre 15, 2022

Dans un entretien accordé au « Parisien », le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a annoncé l’accueil prochain de 2.000 soldats ukrainiens en France.

Sebastien Lecornu a ete nomme ministre des Armees le 20 mai 2022.
Sébastien Lecornu a été nommé ministre des Armées le 20 mai 2022.© JULIEN DE ROSA / AFP

Soutenir l’Ukraine, sans jamais être dans la cobelligérance. Voici le défi auquel l’armée française est confrontée depuis le début de la guerre et de l’invasion du pays par la Russie. Cela s’est jusqu’ici traduit par de nombreuses livraisons d’armes, mais la France devrait aller un peu plus loin d’ici quelques semaines avec la formation sur le sol français de près de 2.000 soldats ukrainiens, comme l’a dévoilé le ministre des Armées, Sébastien Lecornuau journal Le Parisien. « Nous changeons d’échelle », s’est félicité le ministre.

Sébastien Lecornu a indiqué que le président avait « validé un plan de formation qui permettra d’accueillir jusqu’à 2.000 soldats ukrainiens en France ». Ceux-ci recevront une formation en trois niveaux, détaillés par le ministre. « D’abord, la formation généraliste du combattant. Ensuite, sur des besoins spécifiques signalés par les Ukrainiens, comme la logistique. Et un troisième niveau de formation sur les matériels fournis. » Actant que « la guerre va, hélas, durer », le ministre des Armées a par ailleurs précisé que des « rotations de contingents à former » seraient mises en place afin de « former une nouvelle génération de soldats, pour tenir dans la durée ». 

Le ministre des Armées a par ailleurs tenu à souligner que les livraisons d’armes à l’Ukraine n’affaiblissaient en aucun cas l’armée française. « Il est vrai que la cession des 18 Caesar a pu déstabiliser des plans d’entraînement des unités d’artillerie. Mais rien de plus », concède-t-il. Quant à savoir si la France pourrait tenir en cas de guerre sur son territoire, Sébastien Lecornu affirme que le pays en a les moyens « grâce, notamment, mais pas uniquement, à notre dissuasion ». 

Avec Le Point

Mali : libération de trois des 49 militaires ivoiriens arrêtés

septembre 4, 2022

Le président de la transition, Assimi Goïta, a accepté de libérer trois soldats féminins du groupe des 49 militaires ivoiriens accusés de mercenariat. Des médiations et discussions sont en cours pour la remise en liberté prochaine des autres détenus.

Robert Dussey et Assimi Goïta, à Bamako, le 6 septembre 2021. © Twitter Robert Dussey

« Je voudrais vous annoncer que le président de la transition […] du Mali, Assimi Goïta, a accepté […] de procéder à la libération de certains prisonniers », a déclaré samedi 3 septembre, lors d’une conférence de presse à Lomé, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey. Le président togolais, Faure Gnassingbé, « se réjouit que le président Assimi Goïta ait accepté de libérer, en guise de geste humanitaire, trois prisonniers sur les 49 », a-t-il ajouté, précisant qu’il s’agissait de « soldats féminins ».

Il s’exprimait au côté de son homologue malien, Abdoulaye Diop, et du ministre directeur de cabinet à la présidence ivoirienne, Fidèle Sarassoro. Les femmes libérées étaient également présentes, en uniforme.

Abandon des charges

Ces trois libérations avaient été annoncées un peu plus tôt dans la journée par un diplomate malien sous couvert de l’anonymat. Le procureur malien, Samba Sissoko, a précisé dans un communiqué que le magistrat en charge de l’affaire avait approuvé la libération des trois soldates et l’abandon des charges contre elles. « Les discussions sont en cours pour que, très rapidement, les autres soldats en détention puissent retrouver leur liberté totale », a poursuivi Robert Dussey.

Les 49 soldats avaient été inculpés mi-août par la justice malienne, notamment pour « tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État », et formellement écroués. Plusieurs médiations, dont celle du président togolais et de leaders religieux maliens, sont en cours pour obtenir leur libération.

Le 10 juillet, 49 soldats ivoiriens en tenue militaire, mais non armés, avaient débarqué à Bamako d’un avion de la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire, un autre appareil transportant leurs armes. Ils avaient été aussitôt interpellés et interrogés sur les raisons de leur présence au Mali, n’ayant « ni ordre de mission, ni autorisation » pour y être, selon les autorités maliennes.

Dès le lendemain, ils avaient été accusés d’être des « mercenaires » venus au Mali avec le « dessein funeste » de « briser la dynamique de la refondation et de la sécurisation du Mali, ainsi que du retour à l’ordre constitutionnel ». Mais Abidjan assure que ces soldats étaient en mission pour l’ONU, dans le cadre d’opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) et exige leur libération.

« Aplanir les divergences existantes »

Lors de la conférence de presse du 3 septembre, le ministre directeur de cabinet à la présidence ivoirienne Fidèle Sarassoro est revenu sur ces interpellations. « La République de la Côte d’Ivoire déplore que des manquements et des incompréhensions aient été à l’origine de cet événement fortement regrettable », a-t-il souligné.

« La République de la Côte d’Ivoire, soucieuse de maintenir des relations de bon voisinage avec le Mali, s’engage à respecter les procédures des Nations unies ainsi que les nouvelles règles et dispositions maliennes édictées, relatives au déploiement des forces militaires au Mali », a-t-il ajouté.

LA CÔTE D’IVOIRE S’ENGAGE À POURSUIVRE LES ÉCHANGES SUR TOUS LES SUJETS D’INTÉRÊT COMMUN

Enfin, « afin d’aplanir les divergences existantes et de contribuer ainsi à la préservation de la paix et de la stabilité dans la sous-région, la République de Côte d’Ivoire s’engage à poursuivre, de manière transparente et constructive avec le Mali, les échanges et les discussions sur tous les sujets d’intérêt commun », selon lui.

Dans ce dossier, l’ONU avait reconnu des « dysfonctionnements » dans une note adressée au gouvernement malien et admis que « certaines mesures n’ont pas été suivies ».

« La Minusma note que les éléments ivoiriens ont été déployés à Sénou (Bamako) pour assurer la sécurité à la base des NSE allemands dans cette même localité, au lieu de Tombouctou (nord), où est basé le contingent ivoirien de la Minusma », est-il notamment expliqué.

Jusqu’à la libération des femmes soldates, cette affaire illustrait les tensions entre le Mali et la Côte d’Ivoire, accusée par Bamako d’avoir incité ses partenaires ouest-africains à durcir les sanctions contre les militaires maliens auteurs de deux coups d’État depuis 2020, sanctions finalement levées début juillet.

Par Jeune Afrique (Avec AFP)

Poutine ordonne d’agrandir l’armée russe de 137 000 nouveaux soldats

août 25, 2022
Vladimir Poutine marche devant des généraux militaires.

Le décret de Vladimir Poutine survient alors que l’armée russe mène depuis plus de six mois une offensive très coûteuse sur les plans humain et matériel en Ukraine. Photo : Getty Images/AFP/Olga Maltseva

Le président russe Vladimir Poutine a signé jeudi un décret ordonnant d’augmenter le nombre de militaires de l’armée de 10 %, en pleine offensive contre l’Ukraine et sur fond de tensions croissantes avec les pays occidentaux.

Selon le décret publié par le gouvernement, l’armée devra compter 2 millions de membres, dont 1,15 million de soldats, par rapport à 1,9 million en 2017, année où il y avait un peu plus de 1 million de combattants.

Le décret entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

Concrètement, sans compter le personnel civil, cela représente une augmentation de 137 000 militaires, soit plus du dixième de la force de combat actuelle.

Cette mesure, dont les raisons ne sont pas expliquées dans le décret, intervient alors que l’armée russe mène depuis plus de six mois une offensive en Ukraine très coûteuse sur les plans humain et matériel.

Deux chars pro-russes dans une rue de Marioupol où tous les bâtiments sont détruits.

L’armée russe devra compter deux millions de membres, a ordonné le président Vladimir Poutine. (Archives) Photo : Reuters/Alexander Ermochenko

Après avoir échoué à prendre Kiev au début de l’intervention, les forces de Moscou concentrent maintenant leurs efforts dans l’est et le sud de l’Ukraine, où les fronts ont peu bougé ces dernières semaines.

Jusque à maintenant, le Kremlin s’est gardé de procéder à une mobilisation générale, une mesure redoutée par un grand nombre de Russes.

L’augmentation du nombre de militaires russes survient alors que les relations entre Moscou et les pays occidentaux traversent une crise d’une ampleur sans précédent depuis la fin de la guerre froide.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Depuis le début de l’invasion russe, 9 000 soldats ukrainiens ont été tués

août 22, 2022

Le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Valeri Zaloujny, dresse un nouveau bilan sanglant alors que l’offensive russe se poursuit à travers le pays.

Le commandant en chef de l’armée ukrainienne a déploré la perte de milliers de « héros » tombés au front. Neuf mille soldats ukrainiens ont été tués en six mois d’invasion russe, a déclaré, lundi 22 août, Valeri Zaloujny, cité par l’agence Interfax-Ukraine.

S’exprimant devant un forum à Kiev, le général Zaloujny a affirmé que des enfants ukrainiens avaient besoin d’une attention particulière, car leurs pères étaient partis sur le front et « se trouvaient probablement parmi près de 9 000 héros qui avaient été tués ».

Il s’agit de l’une des rarissimes déclarations de responsables ukrainiens au sujet de pertes militaires de Kiev dans cette guerre, lancée le 24 février par Moscou et qui a mis l’Ukraine à feu et à sang. La précédente estimation date de la mi-avril, lorsque le président Zelensky avait déclaré que jusqu’à 3 000 militaires ukrainiens avaient été tués et environ 10 000 blessés depuis le début de l’offensive russe.

Le Point avec AFP

De Lomé à Bamako, dans le secret des négociations pour la libération des soldats ivoiriens

août 8, 2022

Détenus depuis le 10 juillet au Mali, 49 soldats ivoiriens sont toujours au centre des négociations entre Bamako et Abidjan. Plusieurs chefs d’État et acteurs diplomatiques ont fait leur apparition dans le dossier. Coulisses.

Le Malien Assimi Goïta (à g.) et l’Ivoirien Alassane Ouattara. © Montage JA : Habib Kouyate/Xinhua/MaxPPP ; ISA HARSIN/SIPA

Le sort des soldats ivoiriens interpellés voici près d’un mois à l’aéroport de Bamako – et un temps accusés d’être des mercenaires chargés de déstabiliser le Mali – reste au cœur des discussions diplomatiques ouest-africaines.

Selon nos sources, le Togolais Faure Essozimna Gnassingbé et Robert Dussey, son ministre des Affaires étrangères, s’efforcent d’ouvrir un deuxième round de négociations à Lomé entre Ivoiriens et Maliens.

La première session s’étant soldée par un échec, les médiateurs tentent de déminer la situation. Selon nos sources, les Maliens, dont la délégation était dirigée par le chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop, n’ont guère apprécié l’attitude des Ivoiriens. Ceux-ci avaient amené à Lomé nombre de documents émanant de leur ministère de la Défense, qui prouvaient, selon eux, que Bamako était parfaitement au courant, avant le 10 juillet, que des soldats seraient envoyés au Mali.

L’UA et la Cedeao à la rescousse

Les Ivoiriens avaient quant à eux trouvé leurs interlocuteurs par trop agressifs et avaient refusé de présenter des excuses. Alassane Ouattara espérait obtenir la libération des 49 soldats avant le 7 août, date de la célébration de l’indépendance de son pays. Devant les signaux négatifs envoyés depuis Bamako au début d’août, il s’est résigné à voir le dossier traîner en longueur.

Outre la médiation togolaise, le chef de l’État ivoirien compte sur deux de ses pairs pour trouver une issue favorable à ce dossier et le tenir informé de ses avancées : Macky Sall, au nom de l’Union africaine, et Umaro Sissoco Embaló, au nom de la Cedeao. Selon nos informations, le Sénégalais et le Bissau-Guinéen ont tous deux évoqué ce sujet avec Assimi Goïta, le président de la transition malienne. Ce dernier est par ailleurs en contact régulier avec Robert Dussey.

Aminata Mohamed au nom de l’ONU

Un autre diplomate suit également le dossier de près : le Portugais António Guterres. Le secrétaire général des Nations unies avait déjà demandé au Français Jean-Pierre Lacroix, son adjoint chargé des opérations de paix, en visite à Bamako le 24 juillet, de plaider auprès du pouvoir malien pour une sortie de crise rapide.

Selon nos sources, c’est désormais la Nigériane Aminata Mohamed, vice-secrétaire générale de l’ONU, qui est en contact régulier avec les autorités maliennes. Au Mali, l’affaire est gérée par un trio composé d’Assimi Goïta, d’Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale, et du colonel Modibo Koné, le directeur général de la Sûreté nationale. Dès les premières heures de la crise, ce dernier avait été en contact direct avec Vassiriki Traoré, patron des renseignements ivoiriens.

Détenus à l’École de gendarmerie de Bamako dans des conditions qu’Abidjan juge acceptables, les soldats ont reçu, au début du mois d’août, la visite de deux diplomates ivoiriens basés à Bamako : Kouadio Konan, premier conseiller à l’ambassade, et le colonel Brahima Doumbia, l’attaché de défense.

Ils ont également reçu le soutien du cardinal Jean Zerbo, l’archevêque de Bamako, et de Seïd Cherif Ousmane Madani Haïdara, le président du Haut conseil islamique du Mali. Les deux autorités religieuses ont elles aussi intercédé auprès de la présidence et du gouvernement maliens en faveur de la libération de ces hommes.

Par Jeune Afrique

Canada: Des excuses nationales pour des soldats noirs de la Première Guerre mondiale

juillet 9, 2022
Des militaires noirs en uniforme défilent en rang dans un parc sur un chemin de gravier.

Un défilé précédant excuses nationales aux parents et descendants des membres du 2e Bataillon de construction, au Truro Amateur Athletic Club de Truro, en Nouvelle-Écosse, samedi. Photo : Radio-Canada/Héloïse Rodriguez

Le premier ministre Justin Trudeau et la ministre de la Défense nationale, Anita Anand, sont à Truro, en Nouvelle-Écosse, samedi, pour présenter des excuses aux descendants des soldats noirs du 2e Bataillon de construction qui ont servi durant la Première Guerre mondiale.

La cérémonie a débuté à 13 h, heure de l’Atlantique.

Le 2e Bataillon de construction est la plus grande unité noire de l’histoire du Canada, ségréguée des militaires blancs.

Des soldats au garde-à-vous, en uniforme, mais sans arme.

Des membres du 2e Bataillon de construction à Truro, en Nouvelle-Écosse, avant leur départ vers l’Angleterre et la France en 1917. Photo : Gracieuseté /George Borden

Il a été formé le 5 juillet 1916 à Pictou, en Nouvelle-Écosse, puis s’est entraîné à Truro, où la cérémonie de samedi prend place.

Déployés en France en 1917 et 1918, les 600 volontaires qui composaient le bataillon y ont construit des routes, des ponts et des chemins de fer, afin d’assurer le transport du bois nécessaire aux combattants qui étaient au front.

Justin Trudeau fait son entrée. Il marche sur un chemin de gravier dans le parc, accompagné d'une militaire en uniforme.

Le premier ministre Justin Trudeau arrive à la cérémonie d’excuses nationales aux parents et descendants des membres du 2e Bataillon de construction, au Truro Amateur Athletic Club de Truro, en Nouvelle-Écosse, samedi. Photo : Radio-Canada/Héloïse Rodriguez

Ses membres ont cependant dû se battre pour pouvoir s’enrôler dans l’armée canadienne lors de la Première Guerre mondiale.

Malgré leur importante contribution durant le conflit, ils ont été victimes de racisme de la part des autorités militaires et des autres soldats.

Des descendants venus de plusieurs pays

Une foule nombreuse assise sur des chaises et des estrades posées sur la pelouse.

La foule se rassemble avant les excuses nationales, samedi à Truro. Photo : Radio-Canada/Héloïse Rodriguez

Le Centre culturel noir de la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia Black Cultural Centre) a travaillé de concert avec le gouvernement canadien pour préparer l’événement de samedi.

Leurs efforts ont permis de retrouver les descendants des membres du bataillon qui ont servi lors de la guerre de 14-18.

Russell Grosse, le directeur du centre culturel, a indiqué que certaines des personnes présentes pour les excuses nationales à Truro sont arrivées d’aussi loin que de la Barbade et des Antilles.

Avec Radio-Canada

Des soldats canadiens s’envolent vers la Pologne pour aider les réfugiés ukrainiens

avril 16, 2022

Des militaires canadiens attendaient de monter à bord d’un avion à Edmonton afin de s’envoler vers la Pologne, le vendredi 15 avril 2022. Photo: The Canadian Press/Jason Franson

Une centaine de soldats canadiens sont montés à bord d’un avion à destination de la Pologne vendredi pour participer à une mission « intense », mais « gratifiante » – selon les termes de leur commandant – afin d’aider les Ukrainiens fuyant l’invasion russe.

Quelque 80 soldats ont décollé d’Edmonton et 20 autres de Trenton, en Ontario. Ils offriront une aide humanitaire dans des centres d’accueil partout en Pologne, a expliqué le major Ryan Pridmore, commandant de compagnie du 3e bataillon Princess Patricia’s Canadian Light Infantry.

Ils doivent, avec une unité médicale canadienne, soutenir la force de défense territoriale polonaise dans le cadre d’une mission de deux mois.

Nos soldats sont tous extrêmement heureux d’être déployés, a-t-il déclaré. C’est pour cela que nous nous sommes entraînés. C’est pourquoi nous faisons ce travail. Nos soldats sont prêts à intervenir et à aider.

Une fois les bottes au sol, le major Pridmore s’attend à ce que les soldats soient mis directement au travail.

Nous avons des aumôniers pour fournir des services spirituels ainsi que des professionnels de la santé mentale lorsque les réfugiés arrivent dans les centres d’accueil, a affirmé le commandant, qui a déjà servi en Afghanistan et au Koweït.

Certains des autres soldats ont une formation linguistique, a-t-il ajouté.

D’après lui, le Canada est prêt à envoyer environ 50 soldats supplémentaires pour aider à la prise en charge, à la coordination et à la réinstallation des réfugiés ukrainiens en Pologne.

Nous avons une équipe en place là-bas qui prépare le terrain, donc nous n’agissons pas à l’aveuglette, mais ce sera certainement un lancement assez rapide des affaires une fois que nous serons sur le terrain.

Jeudi, la vice-première ministre Chrystia Freeland a soutenu à Calgary qu’il était approprié de qualifier l’occupation russe de génocide – comme l’ont dit le président américain Joe Biden et le premier ministre Justin Trudeau – puisque des milliers d’Ukrainiens ont été tués et brutalisés.

Mme Freeland a évoqué un document effrayant publié sur un site Internet russe il y a 10 jours qui exposait effectivement un plan de génocide en Ukraine, qui appelait à la souffrance, à la punition des personnes qui avaient choisi à tort, selon ce document, de s’identifier comme des Ukrainiens.

Cela appelait à ce que le mot Ukraine soit effacé, a ajouté Mme Freeland, qui est également ministre des Finances du Canada.

Le ministère de la Défense nationale a indiqué dans un communiqué que les soldats travailleront également avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Ils agiront aussi comme agents de liaison avec les forces armées polonaises pour appuyer les efforts fédéraux d’octroi de la résidence temporaire aux Ukrainiens désirant travailler ou étudier au Canada.

Vendredi, certains soldats à Edmonton ont plaisanté sur leur nervosité, tandis que d’autres ont dormi dans le salon de l’aéroport avant de prendre leur vol.

J’ai été très heureux de voir que le moral était exceptionnellement élevé et, d’après mes observations, je dirais que la force opérationnelle va être très efficace en Pologne, a mentionné le lieutenant Kevin Moffat, officier des affaires publiques des Forces armées canadiennes, qui souligne que certaines personnes de l’équipe ont des racines ukrainiennes.

Radio-Canada avec La Presse canadienne

La guerre en Ukraine, fossoyeuse de milliers de militaires russes

mars 25, 2022

Les bilans diffèrent, selon les sources, de 7000 à 15 000 soldats et officiers tués depuis le début du conflit, il y a un mois. Le seul bilan officiel de Moscou fait état de 498 morts et 1597 blessés.

Des soldats ukrainiens déployés au front pour protéger la ville de Kiev. Photo: Getty Images/Genya Savilov

Malgré une domination sur papier, les militaires russes se heurtent toujours à une résistance inattendue de la part des forces ukrainiennes. Et, selon plusieurs estimations, ils tombent vraisemblablement au combat par milliers.

Véhicules qui seraient sabotés, convois abandonnés, militaires qui se seraient rendus ou auraient fui les combats, problèmes d’approvisionnement, importantes pertes d’équipement militaire, faible motivation des troupes : aux bombardements meurtriers semant la destruction et la mort se juxtapose l’insuccès des forces terrestres russes sur le champ de bataille.

Des difficultés auxquelles viennent s’ajouter, selon des estimations forcément approximatives, un nombre élevé de victimes chez les militaires et hauts gradés déployés par Moscou.

Mercredi, un haut responsable militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN a estimé, sous couvert d’anonymat, que le nombre de militaires russes tombés au combat au cours des quatre semaines du conflit se situait entre 7000 et 15 000 pour un total de 30 000 à 40 000 soldats russes tués ou blessés.

Quinze mille, c’est l’équivalent du nombre total de militaires soviétiques qui – sur une période de dix ans – ont payé de leur vie la campagne désastreuse menée par l’URSS en Afghanistan à partir de 1979.

L’estimation de l’alliance se fonde sur des informations provenant des autorités ukrainiennes, sur des informations publiées, intentionnellement ou non, par Moscou et sur des renseignements recueillis auprès de sources ouvertes, a précisé le responsable de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN.

Le nombre de victimes est généralement extrapolé, entre autres, à partir des rapports de la situation sur le terrain, mais aussi de l’imagerie obtenue grâce aux satellites ou aux drones, explique le colonel à la retraite Pierre St-Cyr, ancien attaché de la Défense canadienne en Russie et en Ukraine.

Les services de renseignement vont évaluer les pertes en fonction de leur observation des véhicules détruits. Ils savent de quelle façon l’équipage est composé. Pour un char d’assaut, par exemple, cela varie de trois à quatre personnes, illustre-t-il, précisant que ce sont les forces terrestres qui ont essuyé l’essentiel des pertes.

La semaine dernière, le renseignement américain, d’abord cité par le New York Times, évoquait 7000 morts et 20 000 blessés au sein des rangs militaires russes, y voyant toutefois une évaluation conservatrice.

En date du 23 mars, les troupes ukrainiennes, elles, se targuaient d’avoir tué plus de 15 600 de leurs adversaires.

Étrangement, le site web d’un tabloïd russe pro-Kremlin, Komsomolskaya Pravda, qui citait de surcroît le ministère russe de la Défense, a démenti dimanche les prétendues pertes à grande échelle des forces armées russes en Ukraine, mettant malgré tout de l’avant un lourd bilan avoisinant le seuil des 10 000 morts.

« Selon le ministère russe de la Défense, les forces armées russes ont perdu 9861 personnes et 16 153 [militaires ont été] blessés au cours de l’opération spéciale en Ukraine. »— Une citation de  Extrait du site web du journal Komsomolskaya Pravda, rapidement retiré

Le passage a rapidement disparu du site web, le média se disant victime de piratage. Les chiffres offrent néanmoins un contraste marqué avec le premier et unique bilan officiel tracé jusqu’ici par Moscou, largement sous-estimé de l’avis des experts.

À l’issue de la première semaine de combats, le ministère de la Défense déplorait dans ses rangs 498 morts et 1597 blessés.

Des troupes démoralisées

Une photo fournie par les forces terrestres ukrainiennes montre un tank russe carbonisé et des tanks qu’elles disent avoir capturés. Photo HOTO : Reuters/Irina Rybakova/Service de Presse des Forces Terrestres Ukrainiennes

Selon des estimations des services de renseignement occidentaux citées par le Washington Post, les militaires russes meurent ou sont blessés à un rythme allant jusqu’à 1000 par jour.

Il y a une mauvaise organisation dans l’armée russe. L’état-major a mal planifié l’invasion, n’a pas pris les mesures nécessaires pour informer les soldats, qui ne savaient pas trop dans quoi ils s’embarquaient. Il y a donc beaucoup d’hésitation, résume le colonel St-Cyr. Ces faiblesses ont été exploitées par les forces ukrainiennes, qui attendaient les Russes de pied ferme.

Selon un article récent du Washington Post, 120 des 168 groupes tactiques de bataillons de l’armée russe se battent déjà sur le terrain, soit environ 100 000 soldats sur les 190 000 envoyés à l’intérieur ou près des frontières de l’Ukraine.

Les Ukrainiens fonctionnent en petits groupes pour intercepter, notamment avec des embuscades, cette masse volumineuse du côté russe. [Les Russes] sont pris au piège, explique le colonel St-Cyr, ajoutant que les Ukrainiens détruisent au fur et à mesure les colonnes de ravitaillement russes.

C’est une guerre de guérilla qu’on voit actuellement, analyse-t-il.

Démotivés, les soldats russes deviennent des cibles faciles à abattre, soutient le colonel à la retraite.

« La majorité de ces soldats ont traversé la frontière en croyant qu’il s’en allaient en exercice. Ils ont été bernés et, donc, la confiance envers la hiérarchie militaire en est grandement affectée. »— Une citation de  Pierre St-Cyr, colonel à la retraite

Il note en outre que, dans bien des cas, l’armée russe ne récupère pas les corps des soldats tués. Pour le soldat russe, c’est un signe qu’il n’aurait pas le soutien nécessaire s’il lui arrivait quelque chose, dit-il. Ça crée au sein des forces un sentiment d’abandon qui affecte encore plus le moral.

Je ne crois donc pas que la force régulière de l’armée russe est susceptible de reprendre du poil de la bête et de devenir de plus en plus compétente et cohérente sur le terrain, en conclut-il.

Un haut commandement décimé?

C’est sans compter qu’à en croire les troupes ukrainiennes, les Russes auraient perdu des dizaines d’officiers de haut rang, dont six généraux. Un nombre, s’il est avéré, qui serait très élevé, puisque les experts militaires occidentaux estiment que la Russie comptait une vingtaine de généraux sur le terrain.

Un membre de la garde rapprochée du président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré au Wall Street Journal qu’une unité spéciale a pour mission de viser la haute hiérarchie militaire.

Le président russe Vladimir Poutine a lui-même reconnu la mort d’un général, vraisemblablement le major-général Andreï Sukhovetsky, qu’il n’a pas nommé, mais qui a été la première victime de ce rang identifiée par les Ukrainiens.

La mort d’au moins deux autres généraux a été confirmée par des sources de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN ou des sources russes. Le magazine américain Foreign Policy, citant des responsables occidentaux sans plus de précisions, parle même de cinq morts confirmées.

Thread. Russia lost 5 generals during this war in Ukraine:

1. Major general Andrey Sukhovetsky. He was a highly decorated soldier, having been awarded 14 medals during his life. pic.twitter.com/kBgKFoIN73— Fuad Alakbarov ⁠⁠ (@DrAlakbarov) March 19, 2022

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Des responsables russes locaux ont de plus confirmé la mort d’un vice-amiral.

« On décapite les têtes dirigeantes. C’est gros de perdre des généraux dans un conflit comme ça et d’en perdre autant si tôt dans le conflit. Ça ne doit pas être joyeux actuellement au ministère de la Défense russe. »— Une citation de  Pierre St-Cyr, colonel à la retraite

Habituellement, le nombre de haut gradés tués, d’ordinaire à l’abri des combats, est minime, souligne le colonel à la retraite.

À titre comparatif, un seul général américain a été tué en zone de guerre depuis la fin de la guerre du Vietnam, il y a un peu moins de 50 ans.

Il faut s’assurer que le commandement soit épargné afin d’être toujours en mesure de transmettre les ordres et de diriger les opérations. Si les généraux se mettent à risque, il n’y aura plus de coordination et ça va devenir extrêmement dangereux pour les forces qui sont au sol parce qu’elles ne sauront pas comment fonctionner et vont devenir des cibles trop faciles, expose le colonel St-Cyr en ajoutant qu’il faut ensuite un certain temps aux troupes pour se coordonner de nouveau.

Dans un conflit armé comme celui-là, il y a deux personnes qu’on veut absolument abattre : d’abord, le commandant; ensuite, celui qui tient la radio. Il est facile à identifier : il a une antenne dans le dos. À la minute où ces deux-là sont neutralisés, on vient de neutraliser en grande partie l’efficacité de ce groupe de militaires, poursuit le colonel St-Cyr.

Pourquoi alors les généraux s’exposent-ils ainsi à des risques importants?

Le colonel St-Cyr montre notamment du doigt les problèmes de moral au sein des troupes russes, qui poussent les généraux à délaisser le centre de commandement pour donner l’exemple.

Quand ils sont en avant avec la troupe, on veut les protéger. Il sont entourés, il y a des gens avec des radios, alors ils sont facilement identifiables, expose-t-il. Les tireurs d’élite sont en position et ils n’attendent que ça.

Le colonel St-Cyr évoque aussi la culture militaire russe. Les généraux veulent s’assurer d’être reconnus et éventuellement décorés, dit-il. Ça fait partie de la mentalité russe de l’homme fort. L’homme viril est en avant.

Des sources militaires ukrainiennes et occidentales affirment en outre que les militaires ukrainiens ont pu géolocaliser de hauts officiers en interceptant leurs communications non sécurisées.

Des pertes qui risquent de s’accroître

Quand les soldats russes vont commencer à entrer à l’intérieur des villes, à Kiev, à Kharkiv, à Odessa, le combat urbain va être encore beaucoup plus meurtrier pour eux, prédit le colonel St-Cyr, à l’instar de nombreux analystes.

À l’intérieur des villes, les Ukrainiens disposent d’un net avantage pour faire des guet-apens, pour encercler les soldats ennemis et les éliminer, dit-il.

« Selon les règles de base qu’on utilise, ça prend environ six attaquants pour chaque défenseur. Faites le calcul : si vous avez, disons, 50 000 soldats ou citoyens à Kiev prêts à défendre la ville, ça prend 300 000 Russes. »— Une citation de  Pierre St-Cyr, colonel à la retraite

Et puis, ajoute-t-il, le théâtre des opérations est beaucoup trop vaste pour le nombre de militaires déployés.

La Russie compte une centaine de milliers de militaires déployés dans les anciennes républiques soviétiques et en Syrie, relève le colonel St-Cyr. Ça ne laisse pas une grande marge de manœuvre pour aider les forces en présence et combler aussi les pertes.

Il y a quelque 200 000 conscrits par année qui pourraient se joindre aux combats, ajoute-t-il. Une masse importante, mais avec le manque d’entraînement, ça ne viendra pas changer la donne.

La seule chose que les Russes ont vraiment pour avoir un avantage sur le terrain, c’est l’artillerie.

Un avantage dont ils ne se privent pas, ciblant des civils par des bombardements massifs. Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a d’ailleurs annoncé officiellement mercredi que le gouvernement américain avait établi que les forces russes avaient commis des crimes de guerre.

Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf avec les informations de Washington Post, Foreign Policy et New York Times

Ukraine: plus de 500 soldats s’envolent de France vers la Roumanie

mars 1, 2022
Ukraine: plus de 500 soldats s'envolent de France vers la Roumanie
Ukraine: plus de 500 soldats s’envolent de France vers la Roumanie© AFP/Nicolas TUCAT

Plus de 500 soldats sont partis mardi de la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, à destination de la Roumanie, afin de renforcer le dispositif de l’Otan dans la région, a-t-on appris auprès de l’armée.

L’avion a décollé vers 15h d’Istres, selon la porte-parole de la base d’Istres.

Parmi les militaires déployés, des soldats du 27e bataillon de chasseurs alpins (BCA) d’Annecy, un escadron de cavalerie du 4e régiment de chasseurs (RCH) de Gap, une compagnie du 126e régiment d’infanterie de Brive et une compagnie de lanciers belges, représentant au total quelque 550 soldats, a indiqué l’armée.

« Notre présence doit rassurer nos alliés sur place, c’est le sens stratégique de notre déploiement », a assuré le général Paul Sanzey, commandant de la 27e brigade d’infanterie de montagne (BIM), qui regroupe toutes les troupes de montagne, habituées à des terrains similaires à celui de la Roumanie en hiver.

La centaine de soldats du 126e régiment d’infanterie ont quitté Brive (Corrèze) mardi en convoi routier. « On a plutôt l’impression de retomber en Guerre froide. Donc de faire ce qu’ont fait nos anciens, les vieux adjudants chefs, les vieux colonels. On a l’impression de refaire un petit peu la même chose », a commenté devant la presse le lieutenant Thomas, leur commandant.

« On va dans une base de l’Otan et donc on n’a pas pour mission de mettre un pied en Ukraine. Pour l’instant on ne va pas être sur le front du tout. On fera notre mission de présence », a-t-il ajouté.

Ce déploiement de soldats français dans le cadre d’opérations de l’Otan a été annoncé avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, dès le 19 janvier, par Emmanuel Macron. Vendredi à Bruxelles, le président français a annoncé qu’il allait l' »accélérer ».

Il doit permettre de « prédisposer des forces aux frontières de l’Otan: évidemment face à l’Est, et pour répondre à la situation qui d’une manière ou d’une autre menace l’Europe », a commenté le capitaine Frédéric, du 27e bataillon de chasseurs alpins.

Interrogé sur la mission des soldats en Roumanie, le général Sanzey a répondu: « j’ai dit aux soldats avec une pointe de sourire qu’on n’est pas là pour distribuer des couvertures (…) on est plutôt là pour faire parler les armes si nécessaire ».

Dans un rare message aux armées lundi soir, Emmanuel Macron avait dit « compter » sur leur « grande vigilance » et leur « retenue nécessaire lors des possibles interférences » dans le conflit russo-ukrainien.

Au sixième jour de l’invasion russe de l’Ukraine, Kiev faisait face à une nouvelle offensive des forces ennemies mardi.

Par Le Point avec AFP

Sénégal: 9 soldats portés disparus

janvier 26, 2022

Avec TV5Monde