Posts Tagged ‘Soldats’

Nigeria: 7 soldats tués dans une embuscade tendue par des djihadistes

septembre 27, 2019

 

Au moins sept soldats nigérians ont été tués dans l’attaque de leur convoi par des djihadistes dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, a annoncé vendredi 27 septembre un haut responsable militaire.

Des combattants de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont attaqué mercredi à l’arme lourde et à l’aide de grenades un convoi militaire aux alentours de la ville de Gubio (nord-est), entraînant une bataille féroce entre les djihadistes et les soldats, a rapporté l’officier sous couvert de l’anonymat. «Nous avons perdu sept soldats lorsque nos hommes ont été touchés par un RPG» (lance-roquettes), a déclaré cette même source. Une autre source militaire a confirmé l’incident sans donner de bilan.

Dès jeudi, l’ISWAP avait revendiqué l’attaque, affirmant avoir tué 14 soldats et en avoir capturé deux autres, selon les informations de SITE, groupe de surveillance international des activités djihadistes, ce qui a été démenti par les sources militaires. Les insurgés ont également déclaré avoir saisi des armes et des munitions ainsi qu’un camion militaire dans l’attaque. Depuis juillet 2018, l’ISWAP intensifie ses attaques contre les bases militaires du Nord-Est et a fait des dizaines voire des centaines de morts au sein des armées régionales, et accumule un important arsenal de guerre. En 10 ans, le conflit a fait près de 35.000 morts, et plus de 2 millions de déplacés ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Six soldats émiratis tués dans une «collision de véhicules militaires»

septembre 13, 2019

 

Six soldats émiratis ont été tués dans une «collision de véhicules militaires» alors qu’ils étaient en service, a indiqué vendredi Abou Dhabi, un des piliers de la coalition que dirige l’Arabie saoudite au Yémen.

Les Emirats arabes unis n’ont pas précisé si ces soldats étaient morts au Yémen, pays en guerre où la coalition est engagée depuis 2015 en appui au gouvernement contre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

L’armée émiratie a annoncé que «six de ses vaillants soldats étaient tombés en martyr à la suite d’une collision de véhicules militaires pendant qu’ils étaient en service sur un terrain d’opérations», a rapporté l’agence émiratie WAM. En juillet, les autorités émiraties avaient annoncé leur intention de réduire leurs troupes au Yémen, tout en soulignant que les soldats ne quittaient pas le pays.

Sur un autre front de la guerre, dans le sud du Yémen, des affrontements armés en août entre des séparatistes, soutenus par les Emirats, et les troupes loyales au gouvernement, appuyé par Riyad, avaient mis en évidence des divergences entre les deux pays alliés. Depuis 2015, le conflit au Yémen a provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes, en majorité des civils, et s’est transformé en la pire crise humanitaire de notre temps selon l’ONU

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nigeria: plusieurs soldats tués dans une attaque de Boko Haram contre leur base

juin 14, 2019

 

La faction du groupe djihadiste Boko Haram affiliée au groupe Etat islamique a attaqué une base militaire du nord-est du Nigeria, tué «plusieurs» militaires et volé des armes, ont indiqué vendredi des sources militaires.

Les djihadistes de l’ISWAP (Etat islamique en Afrique de l’Ouest) ont lancé leur attaque à l’aube jeudi contre cette base militaire située dans le village de Kareto, à 335 km au nord de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, au cœur du conflit avec le groupe djihadiste.

«Les terroristes ont attaqué le 153e bataillon à Kareto vers 04 heures du matin (05 heures en France) et mis en défaite les soldats qui ont dû se retirer après un dur combat», a précisé à l’AFP un officier préférant rester anonyme. «Nous avons perdu plusieurs hommes», a-t-il ajouté, «mais nous sommes encore en train de compter combien. Une chose dont nous sommes sûrs, c’est que le commandant de la base, un lieutenant-colonel, fait partie des victimes». Selon lui, les djihadistes ont saccagé la base et pillé armes et véhicules.

Ils ont «pris les soldats par surprise» alors qu’ils étaient en train de réparer du matériel de communication endommagé par un orage, a précisé un autre officier, toujours anonymement. Les soldats n’ont donc pas pu appeler à l’aide les deux bases militaires situées à proximité. «On ignore encore le nombre exact de victimes mais la mort du responsable de la base a été confirmée», a-t-il lui aussi déclaré. Selon ces deux militaires, les soldats défaits ont dû battre retraite à Damask, à une trentaine de kilomètres, à la frontière avec le Niger.

Des secours passaient la zone au peigne fin vendredi pour essayer de trouver des soldats ou des corps. Le village de Kareto avait déjà été attaqué par l’ISWAP, dont les djihadistes ont attaqué des dizaines de bases militaires, tuant un grand nombre de soldats dans cette région instable. De l’autre côté de la frontière avec le Cameroun, dimanche, une attaque de l’ISWAP a fait au moins 24 morts, dont 16 soldats, selon le ministre camerounais de la Défense. Quelque 64 djihadistes ont aussi été tués, a-t-il ajouté.

Par Le Figaro.fr avec AFP

USA: les soldats pourraient tirer sur les migrants s’ils leur jettent des pierres (Trump)

novembre 1, 2018

Le président américain Donald Trump lors d’une déclaration consacrée à l’immigration à la Maison Blanche le 1er novembre 2018. / © AFP / NICHOLAS KAMM

L’armée américaine pourrait être amenée à tirer sur les migrants tentant d’entrer illégalement aux États-Unis si ceux-ci jettent des pierres sur les soldats, a déclaré jeudi Donald Trump, au cours d’une déclaration consacrée à l’immigration.

Alors que plusieurs « caravanes » de migrants centraméricains font actuellement route vers les États-Unis, le président américain a rappelé que certains avaient lancé des pierres « perfidement et violemment » sur les forces de l’ordre mexicaines au moment de traverser la frontière entre le Guatemala et le Mexique.

S' »ils veulent lancer des pierres sur notre armée, notre armée répliquera », a dit M. Trump depuis la Maison Blanche. Il avait annoncé la veille que jusqu’à 15.000 soldats pourraient être déployés à la frontière avec le Mexique.

« Je leur ai dit (aux soldats) de considérer cela (une pierre) comme un fusil. S’ils (les migrants) lancent des pierres comme ils l’ont fait envers la police et l’armée mexicaine, je dis, considérez cela comme un fusil », a-t-il dit jeudi.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole du Pentagone a dit ne pas vouloir faire de commentaire sur des « situations hypothétiques ».

« Nos troupes sont des professionnels entraînés qui disposent toujours du droit fondamental de légitime défense », a-t-il seulement déclaré, en tenant à rappeler que l’armée était présente en « soutien » des gardes-frontières, chargés de faire appliquer la loi.

A quelques jours des élections du 6 novembre, Donald Trump multiplie les annonces susceptibles de mobiliser les électeurs, notamment sur le thème de l’immigration.

« C’est une invasion », a-t-il encore martelé jeudi, en annonçant qu’il devrait signer la semaine prochaine un décret sur ce sujet, sans plus de précisions.

Il a par ailleurs déclaré que les États-Unis n’accepteraient plus de demandes d’asile de la part d’une personne n’étant pas passée par un poste de frontière officiel.

Les migrants arrêtés à la frontière seront placés dans des camps constitués de tentes ou d’autres installations jusqu’à ce qu’ils soient expulsés ou voient leur demande approuvée, a-t-il ajouté.
Romandie.com avec(©AFP / (02 novembre 2018 00h31)

Migrants: Trump envoie 5.000 soldats américains à la frontière mexicaine pour stopper la caravane

octobre 29, 2018

Un participant à la caravane de migrants partie du Honduras en mars pour rallier laes Etats-Unis se repose dans une église de Tapanatepec (sud du Mexique) le 27 octobre 2018n / © AFP / Guillermo Arias

Répondant aux demandes de Donald Trump, l’armée américaine a annoncé lundi l’envoi de plus de 5.000 militaires à la frontière mexicaine pour bloquer l’entrée sur le territoire d’une caravane de migrants centraméricains fuyant la violence et la misère dans leurs pays.

« D’ici à la fin de la semaine, nous allons déployer plus de 5.200 soldats à la frontière sud-ouest » qui s’ajouteront aux quelque 2.100 membres de la Garde nationale déjà mobilisés, a affirmé lors d’une conférence de presse le général Terrence O’Shaughnessy.

« C’est seulement le début de cette opération », a ajouté le commandant de la zone militaire nord-américaine, en confirmant un chiffre bien plus élevé que les 800 évoqués la semaine dernière.

Cette opération, baptisée « Patriote fidèle », doit permettre de renforcer les postes-frontières du Texas à la Californie et apporter un soutien logistique aux agents du service des douanes et de la protection des frontières (CBP) sur d’autres zones moins bien protégées.

« La sécurité aux frontières est une affaire de sécurité nationale et l’armée américaine va améliorer les capacités du CBP à renforcer la frontière », a assuré le général O’Shaughnessy.

« Nous ne permettrons pas à un large groupe d’entrer aux Etats-Unis d’une façon dangereuse et illégale », a pour sa part assuré Kevin McAleenan, le patron du CPB.

« En ce moment, des dizaines de milliers de migrants entre les frontières du Guatemala et des Etats-Unis font mouvement vers nous », a-t-il dit, estimant la taille des deux principaux groupes à 3.500 et 3.000 personnes.

Le président américain a répété ces dernières semaines que des troupes supplémentaires étaient nécessaires à la frontière américano-mexicaine, se servant de cette caravane pour défendre sa politique anti-immigration dans la perspective des élections législatives du 6 novembre, qui pourraient être favorables à ses opposants démocrates.

Un agent du service des douanes et de la protection des frnotières (CBP) fait son tour de garde devant la section du mur frontalier à Calexico (Californie), le 26 octobre 2018 / © AFP / Mark RALSTON

« De nombreux membres de gangs et de très mauvaises personnes se sont mélangés à la caravane qui se dirige vers notre frontière sud », a tweeté le président américain lundi matin, réitérant des affirmations non étayées déjà tenues la semaine dernière.

– Une « invasion » –

« S’il vous plaît, faites demi-tour, vous ne serez pas autorisés à entrer aux Etats-Unis, à moins de suivre la procédure légale », a-t-il ajouté.

« C’est une invasion de notre pays et notre armée vous attend », a prévenu le milliardaire républicain qui devrait tenir onze meetings de campagne d’ici le scrutin, selon une source ayant connaissance des projets du président.

En avril, face à la progression d’une autre caravane de migrants, il avait ordonné l’envoi d’un maximum de 4.000 membres de la Garde nationale. Environ 2.100 ont été déployés.

L’ACLU, la puissante organisation de défense des libertés civiques, a dénoncé la volonté de M. Trump de « forcer l’armée à promouvoir son programme anti-immigration et de division ».

« L’envoi de forces militaires à la frontière Sud-Sst un énorme gaspillage de l’argent des contribuables et une action qui va terroriser et militariser les communautés vivant à la frontière », a affirmé, Shaw Drake, conseiller de l’ACLU à El Paso (Texas).

La caravane de migrants vers les Etats-Unis / © AFP / David Lory, Emmanuelle Baillon

Les autorités mexicaines ont indiqué avoir reçu 1.743 demandes d’asile depuis l’entrée de la caravane de 7.000 personnes, pour la plupart honduriennes, sur le sol mexicain. Elle a pris le départ du Honduras le 13 octobre.

Ces milliers de personnes ont fait une pause dimanche à Tapanatepec, dans l’Etat d’Oaxaca, et sont repartis lundi matin en direction de Mexico pour ensuite rejoindre la frontière.

Selon l’ONG Pueblos Sin Fronteras, qui voyage avec les migrants, la caravane ne comptait plus dimanche que 4.000 personnes, certaines ayant décidé de s’arrêter en route ou ayant préféré retourner en Amérique centrale.

Plus au Sud, sur le pont frontalier, les autorités mexicaines ont bloqué l’entrée de milliers de Honduriens depuis le Guatemala.

Le Mexique a déployé des policiers anti-émeute et la Marine empêche les migrants de traverser le fleuve Suchiate comme l’avaient fait ceux de la caravane en route vers les Etats-Unis.

Dimanche, un Hondurien est décédé après avoir été touché par un projectile, alors que les migrants tentaient de forcer le passage.

Romandie.com avec(©AFP / (29 octobre 2018 23h25)

Tchad: 8 soldats tués dans un affrontement avec des membres de Boko Haram (armée)

octobre 10, 2018

N’Djamena – Huit soldats tchadiens ont été tués mercredi dans la région du lac Tchad, dans un affrontement avec des jihadistes de Boko Haram durant lequel 48 islamistes ont été tués, a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’armée à N’Djamena, le colonel Azem.

« Les terroristes de Boko Haram ont attaqué très tôt ce matin la position des forces de défense dans la localité de Kaiga Kindji », a-t-il annoncé. Le porte-parole a ajouté que l’assaut a été « vigoureusement » repoussé et donné un bilan de 8 morts et 11 blessés parmi les soldats tchadiens et 48 tués du côté des assaillants.

Même si le Tchad est moins touché par le groupe jihadiste que le Nigeria voisin, une recrudescence des violences perpétrées par Boko Haram dans ce pays a été récemment observée, après une relative accalmie.

Début octobre, Boko Haram a lancé une attaque au mortier contre un camp militaire à Litri, localité située à 4 km de la frontière avec le Nigeria, dans la région du Lac Tchad. Un militaire tchadien avait été tué.

Fin septembre, six personnes, dont deux militaires, ont été tuées dans une attaque sur les rives tchadiennes du lac Tchad par Boko Haram, qui a perdu 17 jihadistes abattus par l’armée.

L’armée tchadienne, au sein d’une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des forces de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les jihadistes de Boko Haram qui ont débuté leur percée au Tchad en 2015.

Boko Haram, originaire du Nigeria, opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l’ordre et procède à des enlèvements.

Depuis plusieurs semaines, l’armée nigériane a intensifié ses opérations dans la région du lac Tchad, notamment des frappes aériennes contre le groupe jihadiste, selon des sources militaires nigérianes.

L’insurrection jihadiste, débutée au Nigeria en 2009 et sa répression parfois aveugle par l’armée, ont fait au moins 27.000 morts et provoqué une grave crise humanitaire avec 1,8 millions de déplacés.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2018 13h55)                                                        

Attaque de Boko Haram sur une base militaire: le bilan s’alourdit à 48 soldats tués

septembre 3, 2018

Kano (Nigeria) – Le groupe jihadiste Boko Haram a tué au moins 48 soldats jeudi dernier dans l’attaque d’une base militaire dans le nord-est du Nigeria, a appris l’AFP lundi de source militaire, un chiffre alourdissant le précédent bilan qui faisait état de 30 morts.

« Pour l’instant, nous avons retrouvé les corps de 48 soldats », a témoigné, sous couvert d’anonymat, un militaire à Zari, base à la frontière avec le Niger, dans un contexte de forte recrudescence des attaques contre l’armée nigériane du groupe de l’Etat islamiste d’Afrique de l’Ouest (ISWAP).

« Les corps de 31 soldats ont été retrouvés sur les lieux de l’attaque (l’un d’eux à succombé à ses blessures), et 17 autres ont été retrouvé hier (dimanche) par les équipes qui ont ratissé le district de Zari », a expliqué à l’AFP cet officier.

Une autre source militaire contactée sur place fait état du même bilan, indiquant également que l’attaque a « blessé 20 soldats » en plus des 48 tués.

Samedi, plusieurs sources militaires avaient informé l’AFP de l’attaque à l’arme lourde d’une base militaire, située entre la frontière du Niger et le bassin du lac Tchad, zone de repli de la faction d’ISWAP.

« Les insurgés sont arrivés en grand nombre dans des camions et transportaient des armes lourdes », a expliqué un officier. « Ils ont engagé des soldats dans une bataille qui a duré une heure. »

« Leur force de frappe a été si puissante que les troupes ont été contraintes de se replier temporairement avant l’arrivée des renforts » terrestres et aériens, a-t-il ajouté.

Cette attaque a été revendiquée dans un court communiqué d’ISWAP.

L’armée nigériane a officiellement reconnu un combat important entre les soldats et les insurgés mais n’a fait état pour l’instant que de « plusieurs insurgés » tués, niant toute perte de son côté.

S’attaquant rarement aux civils, la faction d’ISWAP cible principalement l’armée nigériane ou la force conjointe régionale qui ont subi de lourdes pertes les attaques de ces dernières semaines.

Dans un autre communiqué, l’ISWAP avait également affirmé mercredi avoir tué « plusieurs » soldats nigérians dans une attaque au mortier contre la base militaire d’Arge, dans la région du Lac Tchad, sans que l’AFP n’ait pu jusqu’à présent confirmer l’information.

Mi-août, des centaines de soldats ont protesté en tirant en l’air à l’aéroport de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno (nord-est), pour signifier leur refus d’être envoyés sur une base dans la région reculée du lac Tchad.

L’insurrection de Boko Haram et sa répression par l’armée ont fait plus de 20.000 morts et quelque 2,6 millions de déplacés depuis 2009. Selon des ONG, 11 millions de Nigérians ont un besoin urgent d’aide humanitaire.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2018 10h44)                                                        

Mali: attaque « terroriste » contre les soldats français de Barkhane à Gao

juillet 1, 2018

Bamako – Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche par une attaque « terroriste » dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, ont indiqué des sources militaires occidentale et malienne.

« Des militaires français de l’opération Barkhane sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem », a déclaré la source militaire occidentale. Une source militaire malienne a confirmé cette information.

Une habitante de Gao a déclaré de son côté que « c’est une patrouille de l’opération Barkhane qui a été visée par une voiture piégée conduite par un kamikaze (…) de Gao ».

« Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule kamikaze s’est fait exploser », a déclaré Fatouma Wangara, ajoutant que des hélicoptères de la force Barkhane survolaient le ciel au-dessus de Gao.

« Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a indiqué un jeune habitant de Gao, ajoutant que des blessés ont été acheminés à l’hôpital de Gao.

Cette attaque survient alors que le sommet de l’Union africaine s’est ouvert dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer lundi à Nouakchott, en marge du sommet de l’UA, ses homologues du G5 Sahel, une organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad

En fin de sommet, M. Macron discutera avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale siégeant à Nouakchott pour lutter contre les jihadistes.

La France, qui conduit dans la région l’opération Barkhane, soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe, basée à Sévaré (Mali).

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Romandie.com avec(©AFP / 01 juillet 2018 13h23

Embuscade meurtrière au Niger: le Pentagone admet des erreurs

mai 10, 2018

Le chef du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général Thomas Waidhauser (G) et le chef d’Etat-major de l’AFRICOM, le général Roger Cloutier, participent à une conférence de presse au Pentagone le 10 mai 2018n / © AFP / JIM WATSON

Manque de préparation, supervision insuffisante: une enquête du Pentagone révélée jeudi a conclu qu’une succession d’erreurs était à l’origine de la mort de soldats américains lors d’une embuscade au Niger en octobre 2017.

Quatre Américains et quatre Nigériens ont été tués lorsqu’une patrouille conjointe de reconnaissance est tombée dans une embuscade à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.

Les soldats ont été attaqués par des combattants affiliés au groupe Etat islamique (EI) équipés d’armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses. Selon le Pentagone, les militaires n’avaient pas suffisamment préparé cette mission qui n’aurait pas dû être approuvée en l’état.

Le rapport de huit pages rendu public est un condensé de l’enquête, restée confidentielle, qui conclut à une combinaison « d’erreurs et faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles qui ont contribué aux évènements tragiques ».

Les militaires étaient arrivés à l’automne au Niger pour former l’armée nigérienne et lui fournir une assistance dans la lutte antiterroriste.

Mais au moment du déploiement, seule la moitié de l’unité avait eu un entraînement collectif, note le Pentagone.

La mission d’octobre était de « trouver/surveiller et si possible, capturer » un responsable –non identifié– du groupe jihadiste autoproclamé « Etat islamique dans le Grand Sahara » (EIGS), dirigé par Adnan Abou Walid Sahraoui.

Mais, selon l’enquête, le chef de patrouille a « défini de manière inexacte » la nature de cette mission pour qu’elle soit approuvée au niveau local, alors qu’elle aurait dû recevoir le feu vert au niveau du chef de bataillon, basé au Tchad.

– Intervention française –

De plus, la description de la mission était un copier-coller d’une mission précédente, ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas détecté.

Tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons ».

De plus, l’unité n’a pas fait de répétition ni de simulation de combat avec la patrouille nigérienne avant le départ.

Le général Thomas Waldhauser, patron du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), a affirmé lors d’une conférence de presse que l’armée était désormais « beaucoup plus prudente » lors des missions, pour lesquelles les militaires sont mieux équipés et bénéficient d’un soutien aérien renforcé.

Le Pentagone a aussi rendu publique une reconstitution en images de synthèse des dix premières minutes de l’attaque, alors que le convoi quittait le village où il s’était approvisionné en eau.

Les militaires ne portaient pas de gilet pare-balles et ont dû stopper les véhicules pour les mettre.

Le feu ennemi s’est alors rapidement intensifié alors que les assaillants sortaient d’une zone boisée. L’un des véhicules a été isolé des autres et entouré par les jihadistes.

L’intervention d’avions de chasse de l’armée française, qui ont survolé la zone à basse altitude dans une « démonstration de force », a forcé les assaillants à battre en retraite.

Si les chasseurs n’ont pas engagé le combat car ils n’avaient pas la position des Américains, ces rase-mottes « ont sûrement sauvé la vie des membres survivants » de la patrouille, souligne le Pentagone.

Les avions français « ont éloigné les jihadistes » qui avaient rassemblé les corps de trois des militaires tués, a souligné jeudi le général Roger Cloutier, chef d’état-major de l’AFRICOM, qui a dirigé l’enquête.

Le corps du sergent La David Johnson, qui avait été séparé du groupe pendant l’attaque et qui s’était mis à couvert sous un gros arbre, avait été retrouvé 48 heures plus tard.

Sa mort avait provoqué une polémique à cause de commentaires attribués au président Donald Trump par la veuve du militaire lors d’une conversation téléphonique. « Je l’ai entendu dire +Je suis sûr qu’il savait ce pour quoi il s’engageait+ », a-t-elle affirmé.

Les Etats-Unis ont quelque 6.000 militaires déployés en Afrique, des forces spéciales pour la plupart, en parallèle de celles du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso). Portée par la France, cette force régionale lutte contre les groupes jihadistes ayant multiplié les attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger depuis 2015.

Romandie.com avec (©AFP / 10 mai 2018 21h43)                

Niger: opérations « en cours » contre Boko Haram dans le bassin du lac Tchad

avril 30, 2018

Des soldats nigériens montent la garde à la frontière avec le Nigeria, le 25 avril 2017 / © AFP/Archives / Florian PLAUCHEUR

Une opération militaire d’envergure est « en cours » dans le bassin du lac Tchad pour débarrasser la zone « des résidus de Boko Haram », a annoncé dimanche soir le ministre nigérien de la Défense.

« Une opération est actuellement en cours. Cette opération est normalement montée pour que nous débarrassions ces zones (du lac Tchad) des résidus de Boko Haram », un groupe jihadiste basé dans le nord-est du Nigeria, a affirmé Kalla Moutari sur la télévision privée Ténéré de Niamey.

Une fois terminée, cette opération permettra également « d’installer nos systèmes de sécurité » et de favoriser le « retour » des milliers de personnes ayant fui depuis 2015 les îles du lac, a déclaré le ministre.

Bien que « totalement affaibli », Boko Haram représente néanmoins « une menace réelle », a estimé le ministre, sans donner de précision sur le début et la fin des opérations, ni sur les contingents qui y participent.

Début avril, le bureau de l’ONU à Niamey avait fait état d' »opérations militaires en cours » dans les îles du lac Tchad par « la Force mixte multinationale » (composée du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigeria). Cette « offensive militaire » contre Boko Haram devait être menée « d’avril à juin », selon l’ONU.

Les Nations unies redoutent d’ailleurs que ces opérations n’entraînent le déplacement de « plus de 15 000 personnes » vivant encore sur les îles vers la terre ferme. Après un raid très meurtrier contre des positions de l’armée nigérienne, les autorités de Diffa avaient fait évacuer en mars 2015 quelque 25.000 personnes des îles du lac Tchad.

Depuis son commencement en 2009, le conflit provoqué par Boko Haram a conduit au déplacement de 2,4 millions de personnes dans le nord du Nigeria ainsi qu’au Cameroun, au Tchad et au Niger, selon le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU. Fin janvier 2018, le HCR a lancé un appel de fonds de 157 millions de dollars (127 millions d’euros) pour venir en aide aux réfugiés déracinés par les violences de Boko Haram dans la région du lac Tchad.

Sur le plan économique, le conflit avec Boko Haram dans la région de Diffa, proche du nord-est du Nigeria, retarde la construction d’un oléoduc pour exporter vers le Cameroun, via le Tchad, le pétrole brut produit par le Niger. Niamey a récemment annoncé le début des travaux pour fin 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2018 16h30)