Posts Tagged ‘Soleil’

Les maïs aux pieds bronzés

juillet 21, 2011

Debout dans de vastes étendues
Comme de jeunes muscles tendus
Exposés et brûlés au feu du soleil
Ils sont la proie de la furie du ciel

Pauvres maïs de verts paturages
Laminés sous le soleil sauvage
Qui fouette sans pitié la terre
Jusqu’aux entrailles du ventre

L’effort humain est vite calciné
Par la nature ivre et déchaînée
Où la pluie est reine des champs
Pour reverdir l’âme du présent.

Bernard NKOUNKOU

La colère du soleil

juillet 21, 2011

Le soleil est monté sur ses ergots
transportant sa bosse d’escargot
brûlant la terre vitale qui suffoque
avec ses pattes de rayons loufoques.

Quand il répand la chaleur condensée
l’éparpillant dans un rythme cadensé
les plantes et les animaux se déciment
les montagnes pleurent sur la cîme.

Des cris des humains aussi fusent
car la nature a perdu sa belle muse
même si l’homme se réfugie dans l’eau
il est temps pour lui de régler ses maux.

Bernard NKOUNKOU

La Terre au point le plus éloigné de son orbite autour du Soleil

juillet 4, 2011

Ce lundi, notre planète, dont l’orbite annuelle autour du Soleil n’est pas exactement circulaire, se trouve au point précis où elle est la plus éloignée de l’astre du jour. Ce qui ne réduira toutefois pas la chaleur estivale, liée à l’inclinaison de l’axe des pôles bien plus qu’à la distance de notre étoile.

Connaissez-vous le périhélie et l’aphélie ? Ces jolis mots désignent respectivement le point où une planète, au cours de son voyage d’un an autour du Soleil, en est la plus proche, et le point où elle en est la plus éloignée. Ce lundi 4 juillet, la Terre est justement à son aphélie, à 152.102.196 kilomètres de l’astre du jour. Le périhélie de cette année, le 3 janvier dernier, avait amené notre planète à 149.597.870 kilomètres de son étoile.

En effet, si la Terre tourne autour du Soleil, cette orbite – comme celle de toutes les planètes du système solaire – n’est pas circulaire mais elliptique, un phénomène démontré mathématiquement, dès le XVIIe siècle, par l’astronome allemand Johannes Kepler. D’où ce maximum et ce minimum, d’ailleurs imperceptibles sans instruments.

Cet éloignement maximal, d’autre part, ne nous évitera pas les chaleurs estivales, dues bien sûr à l’inclinaison de l’axe nord-sud de la Terre (environ 23,4 degrés), bien plus qu’à la distance du Soleil, qui ne varie que de 3% au maximum au cours de l’année. En été, la planète bleue présente son hémisphère nord aux rayons solaires, qui l’atteignent sous un angle plus direct qu’en hiver, et durant des journées plus longues.

Maxisciences.com

Le soleil de la révolution

février 1, 2011

Le soleil de la révolution
Se lève bien sur la nation
Où chaque enfant opprimé
Est fier d’arracher sa liberté

Solidaire vivant dans l’action
Au feu de la contestation
Quand la nuit se lève sur le jour
Pour la marche historique du grand jour

Jamais le peuple était au rendez-vous
Comme un seul homme et colosse debout
Prêt à renverser les verrous du pouvoir
Qui ont ventilé le discours du mouroir

Le courage a tué la peur
Dans la peau du citoyen rêveur
Qui se révolte du mensonge
Des promesses qui le rongent.

Bernard NKOUNKOU

Entre sable et pierres

novembre 10, 2010

Assise sur le latéral du sable
La jambe gauche en équerre
Sommet du genoux à l’angle
Dans la solitude de la terre

Le corps allongé sur le banc de pierres
Dans les caresses de vagues de la mer
Couve la préciosité bleue des pierres
Dans une invite de cachette de la mer

Le flot des vagues lèchent nos corps
De nos silhouettes étendues au bord
Dans la relaxation temporelle du soleil
Cherchant la voie exacte du bon ciel

Son pied dans l’insolence du courage
Ver nu posé sur mon ventre en rage
Goûte la fraîcheur salée de ma chair
Dans un plaisir renouvelé à l’estuaire

Bernard NKOUNKOU

La visite du soleil

novembre 10, 2010

Le soleil fait irruption
Avec ses rayons dentition
Dans mon appartement à l’étage
Quand je prends le repos du sage

Il réchauffe les murs de l’extérieur
Dorant ma chambre de l’intérieur
Jusqu’à se draper au creux du lit
Au moment où j’attends ma Julie

Le soleil danse sur le toit maison
Avec sa belle lumière de la toison
Quand l’automne souffle le froid
Qui me pénètre vite sous le toit

Sa lumière augmente le jour
Dans la fraîcheur du bonjour
Entre les pages de ma lecture
De mes yeux de douces fritures

Bernard NKOUNKOU

A la croisée de ton sourire

novembre 10, 2010

Quand ton sourire traverse l’océan
Dans la joie matinale de la vie
Ton visage lumière de l’océan
Est un beau soleil divin de la vie

Je lis dans l’écluse de tes lèvres
Le message de ton visage tendre
Derrière des tulipes rouges fleuries
Qui dégagent un parfum d’ambroisie

Tes yeux boules de lumière corporelle
Éclairent mon âme de ses frêles ailes
Entre jais d’envol de jeune papillon
Trouvant le repos sur le dos du sillon

Quand atterrissent à vif mes pieds
Sur la colline rasée de ton épaule
J’effleure la chair de ton amitié
Avec la mélodie de mes paroles.

Bernard NKOUNKOU

La phase d’expression

octobre 18, 2010

Sa parole avait son verbe
Et son écriture son superbe
Ses mots avaient de l’audience
Stylisée dans la truculence

Son discours était au firmament
Et avait traversé le continent
Dans sa vêture sémantique
Arrosée d’un parfum identique

Sa vie avait bousculé le temps
Retardant la marche du vent
Sur la trajectoire bleue du soleil
Qui cherchait la route du ciel

Quand son ombre à sa demeure
Caressait l’âme dans la démesure
Sa présence de mort sous terre
Réalisait un exploit de tonnerre.

Bernard NKOUNKOU

Au soleil du matin

octobre 6, 2010

Sous le soleil de la vie amère
Je marche d’un pas sur terre
A la seconde près du temps
Tel un éclair potentiellement

Quand mes muscles tirés à l’élan
Activant les ressorts somnolents
Mouvant dans la peau de la terre
Au contact plantaire de ma chair

Je scrute bien la ligne horizontale
Debout dans mon corps vertical
Comme une herbe svelte au vent
Qui réclame le passage du temps

Quand souffle la brise du matin
Au premier cri du jeune lamantin
Je marche au cordon de la mer
Dans la joie du sable de la terre

Ma vie retrouve mon air humain
Dans ce monde sans lendemain
Où les turpitudes de l’existence
Interrogent ma triste présence

Bernard NKOUNKOU

Au bord du Saint Laurent

septembre 28, 2010

Me voici debout
Dans la béate contemplation
De ton corps sans vertèbres
Mouvant dans l’estuaire
Aux cotés de ta Mauricie trifluvienne
Je t’ai apporté un bouquet de soleil
Venu de mon Afrique natale
En ce temps automnal
Où ton corps arc-en-ciel
Bénéfice de mon regard
Secrète les couleurs de ta nature mirifique
Loin du fleuve Congo de mes entrailles
Où mes pas dans le sein de ton territoire
Ont trouvé la permanence de mon établissement
Je suis surpris par la couleur de ta peau
Qui draine dans le ventre de ta chair
Les richesses de ta vie aquatique
Semblable au corps de mon Congo identique
Étendu dans le bassin de son nom
Tel un pont d’amitié et de liaison.

Bernard NKOUNKOU