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Canada: Des écoles ferment à cause de la chaleur en Outaouais et le SEO demande des solutions

mai 27, 2020

Le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais demande des actions concrètes pour faire face à la canicule, puisque plusieurs écoles ne sont pas climatisées.

© /iStock Le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais demande des actions concrètes pour faire face à la canicule, puisque plusieurs écoles ne sont pas climatisées.
Alors qu’on s’apprête à vivre la première canicule de l’année dans la région, le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO) demande des actions concrètes pour atténuer la chaleur, puisque plusieurs écoles ne sont pas climatisées.

Les conditions sont telles que la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées a même décidé de fermer ses écoles primaires et ses services de garde, toute la journée mercredi, puisque le mercure sera au-delà du seuil déterminé de 38 °C pour la fermeture. La Commission scolaire Western Québec ferme aussi ses écoles.

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) a indiqué mardi soir ne pas fermer ses écoles, mais a mentionné que la majorité de ses écoles sont munies d’un système de ventilation mécanique. De plus, la CSD a indiqué que ses écoles primaires vont utiliser des ventilateurs et climatiseurs, selon les méthodes recommandées par la Santé publique et la FCSQ.

Le SEO exhorte les commissions scolaires à s’engager à prendre des mesures concrètes pour régler ce problème de chaleur dans les classes, qui survient habituellement en juin plutôt qu’au mois de mai.

En entrevue, mardi, à l’émission Les matins d’ici, la présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais, Suzanne Tremblay, a évoqué une situation qui n’est pas propice à l’apprentissage.

Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais

© /Radio-Canada Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais
«On va essayer le matin, puisque c’est plus frais, de faire de l’enseignement, et des travaux plus légers plus la journée va se poursuivre. Les classes peuvent atteindre 41 degrés, on l’a vu, ce sont des conditions d’apprentissage très difficile», a soutenu Mme Tremblay.

Pas de ventilateurs dans les classes?

Au début du mois de mai, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publiait une étude selon laquelle le recours à certains types de climatiseurs pourrait contribuer à la dispersion de gouttelettes contenant du SRAS-CoV-2 en présence de personnes infectées.

L’utilisation d’un ventilateur sur pied à proximité d’une personne infectée pourrait théoriquement étendre le panache de dispersion des gouttelettes expectorées au-delà de 2 mètres et contribuer à la transmission de la COVID-19 si d’autres personnes se trouvent dans le couloir d’air ainsi généré, peut-on lire sur une page web de l’INSPQ consacrée aux environnements intérieurs autres que des lieux de soins de santé.

De nouvelles directives concernant l’utilisation de climatiseurs mobiles et de ventilateurs sur pied ont été envoyées aux différents centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) du Québec.

Dans sa lettre destinée aux directions générales des commissions scolaires de la région, le SEO demande des actions concrètes pour le bien-être du personnel enseignant, mais aussi des élèves.

«Nous demandons des solutions concrètes à mettre en place lors de chaleurs excessives, telles que prévoir la fin des classes à midi et prévoir la possibilité de donner des pauses de 15 minutes après chaque heure d’enseignement», peut-on lire dans la lettre.

«Avez-vous prévu d’établir un degré maximal de température pour envisager une fermeture des établissements tel que l’a recommandé l’inspecteur de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) le vendredi 22 mai 2020 en précisant que cela devrait revenir à l’employeur (les normes CNESST étant pour les industries)», demande la présidente du syndicat dans sa lettre.

Les ventilateurs acceptés dans certaines écoles

En mi-journée mardi, la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) a confirmé sur sa page Facebook que des ventilateurs pourraient être utilisés dans ses écoles.

«La CSPO tient à vous aviser que, suite aux nouvelles directives de la Santé publique, l’utilisation des ventilateurs et climatiseurs (lorsque disponibles) est maintenant permise dans les écoles en cette période de chaleur accablante», peut-on lire.

«Dans le contexte de la chaleur actuelle et considérant que la CSPO n’accepte pas la présence de personnes ayant des symptômes pouvant être associés à la COVID-19, nos écoles primaires utiliseront donc les ventilateurs et climatiseurs avec précaution et selon les méthodes recommandées par la Santé publique», est-il écrit.

La CSPO a aussi indiqué dans un courriel que l’École de la Forêt a été fermée pour la journée suite à un bris d’équipement qui a occasionné le démarrage du système de chauffage. Aucun autre établissement n’est touché.

Pas de réponse de certaines commissions scolaires

Jointes par Radio-Canada, des commissions scolaires de la région ont refusé de commenter la requête du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais.

Ce dernier s’inquiète surtout de l’incidence des mesures pour prévenir la propagation de la COVID-19, puisque plusieurs options habituellement envisageables ne le sont tout simplement plus.

«C’est une multitude de courriels qui est entrée pour nous informer des inquiétudes du personnel enseignant. Ils sont aussi inquiets des jeunes assis dans la classe, il fait trop chaud, ils ont des maux de tête et en plus, l’accès aux buvettes a été restreint», a souligné Mme Tremblay en entrevue.

Son syndicat envisage aussi que certains parents puissent décider de ne pas envoyer leurs enfants en classe cette semaine.

Avec Radio-Canada par Frédéric Pépin

Canicule: les vêtements mouillés, une solution à proscrire chez les nourrissons

juillet 1, 2015
REUTERS/United Photos

REUTERS/United Photos

Baigner son enfant permet d’éviter les boutons de sudation qui irritent la peau.

Avec des températures extérieures dépassant les 30°C, comment rafraîchir son enfant? Certains parents choisissent parfois de vêtir leur bébé d’un vêtement mouillé. Une solution que Nathalie Gelbert, pédiatre, déconseille vivement.

Le thermomètre ne cesse de grimper et devrait avoisiner les 40°C dans les jours à venir. Les plus petits sont souvent les plus affectés par ces épisodes de chaleur. De fait, leur corps est plus sensible aux variations de température. Comment repérer que son bébé est déshydraté, et quels réflexes adopter? Tour d’horizon des solutions et des réactions à proscrire avec la pédiatre Nathalie Gelbert.

Quels sont les signes qui doivent interpeller les parents?

Un bébé est particulièrement sensible aux variations de température car son corps contient plus d’eau qu’un adulte. Par conséquent, il est nécessaire d’être particulièrement vigilant. D’autant plus que les plus petits ne transpirent pas. Nous constatons deux phases. La première est comportementale: le nourrisson s’agite, devient rouge et pleure. Il manifeste généralement son envie de s’hydrater en réalisant des mouvements de bouche, ce qui doit constituer un premier indicateur. La seconde phase est plus grave pour l’état de santé du bébé. Ses lèvres sont sèches, ses urines faibles: il se déshydrate. Il devient alors somnolent. La chaleur est particulièrement dangereuse, elle peut parfois être responsable de convulsions.

Quels conseils préconisez-vous en période de canicule?

Le premier réflexe est de donner de l’eau à son enfant, et de lui donner le sein régulièrement. Le lait permet en effet d’apporter des calories. Il est difficile d’évaluer la température idéale pour un bébé, puisque le corps humain s’adapte. Pour autant, nous recommandons de placer un thermomètre dans la chambre. Pour que le bébé se sente bien, il est nécessaire de conserver une maison fraîche avec un ventilateur ou la climatisation, mais également de réaliser des courants d’air. Ensuite, la canicule implique de changer ses habitudes. A ce titre, nous rappelons vivement aux parents d’éviter de sortir aux heures de grande chaleur, c’est-à-dire entre 11h et 16h. S’ils se déplacent, ils doivent faire particulièrement attention à refroidir leur voiture en mettant la clim’ au préalable. La température idéale doit être aux alentours de 25°C. Lors de longs trajets, les parents doivent impérativement prévoir des pauses, car les enfants, plus grands, transpirent beaucoup dans leur siège auto.

Le linge et les vêtements mouillés sont parfois utilisés pour rafraîchir, est-ce judicieux?

Cette pratique n’a pas été validée et le risque est délétère. Généralement, nous ne la recommandons pas car la différence de température entre le vêtement et le corps du nourrisson peut provoquer un choc thermique. Pour rafraîchir son enfant, il est bien mieux de passer un gant de toilette humide sur le corps ou de recourir à un brumisateur. Baigner son bébé constitue une alternative: elle permet de rafraîchir son petit et d’éviter les boutons de sudation qui irritent la peau.

Lexpress.fr propos recueillis par Pauline Chateau,

Le soleil des ténèbres

mai 29, 2015

 

 

Mon regard solitaire sur la cime des arbres

Brûle au feu insolent du soleil des ténèbres.

Irrésistible, je succombe de sa férule d’insolation

Qui dessèche ma peau de sa pire flagellation,

M’invitant constamment à boire l’eau,

Pour donner vie et souplesse à ma peau.

Malgré la présence du Gange, en Asie, en Inde,

Nos amis meurent d’une virulente chaleur torride,

Dans la folie excessive de hautes températures,

Où les rayons agressifs et incisifs torturent

Les humains criant leur désespoir mortel,

Pour un climat érodé exposé au danger réel.

A notre monde de chercher vite des solutions,

Car chacun bientôt aura sa part de suffocation

Devant les calamités d’une autre exécution,

Dont l’ultime nécessité est de prendre conscience,

Pour ne pas perdre notre meilleure existence.

Bernard NKOUNKOU

Au fond de la lagune Ébrié

juin 2, 2011

Au fond de la lagune Ébrié dorment des cadavres
sans vie qui attendent la solution des humains
pour remonter à la surface terrestre en vain

Dans ce vaste univers aquatique sans rêve
habitation paisible des poissons sans entraves
croupissent des êtres sans vie au fond des eaux

Plate et lisse est la surface monotone des eaux
profondes au milieu de la terre et innocentes
cachettes encore des secrets jamais révélés.

Bernard NKOUNKOU

La faim dans le monde

janvier 20, 2010

La faim dans le monde peut trouver des solutions par une bonne prise de conscience des peuples, des sociétés  qui composent la planète.

Dans les sociétés traditionnelles africaines, la faim n’existait pas, car les populations vivaient quasiment bien de chasse, de cueillette et des travaux champêtres. Elles arrivaient toujours à se nourrir puis à vivre à leur faim. Elles se comportaient en bon intendant et avaient aussi le sens des réserves dans leurs greniers pour subsister à la saison prochaine. On n’entendait jamais parler qu’une personne soit morte de faim.  Les parents aux villages prenaient toujours la précaution de mettre de côté de la nourriture (viande boucané, du poisson salé ou fumé), des grains et autres aliments de premières nécessités pour les enfants mais aussi pour l’étranger pouvant venir d’un long voyage ou d’une longue distance. Une fois arrivé à destination de son lieu de repos pour continuer sa route, il avait le plein droit de se servir avec joie des mets trouvés et gardés dans des endroits précis du hameau, selon l’organisation de la communauté.

Parti d’une expérience personnelle, partout où j’ai toujours vécu, j’arrivais toujours à entretenir un petit lopin de terre pour l’agriculture de subsistance.

Je plantais des légumineuses (cultures vivrières) comme des feuilles de patates douces, de l’épinard, dont la cueillette s’étendait quotidiennement pendant une semaine avec un cycle rotatif de non rupture me permettant de tenir toute une année. Il suffisait de bien les arroser tous les jours. Des plants de bananiers occupaient les abords des parcelles rythmant la production annuelle pour compléter la gamme alimentaire. Des papayers accompagnaient le verger en association avec d’autres plantes : manguiers, avocatiers, palmiers et autres.

Quand les papayers commençaient à produire au sixième mois, je pouvais manger ces fruits en dessert. Je fabriquais du jus de papaye, pouvais les cuire et les préparer soit en association de salades (en petits dés), soit les frire à l’huile (d’arachide ou de palme). Et enfin les manger avec du riz ou du poisson.

En appui des végétaux, j’élevais des lapins, des cobayes, de la volaille des poulets et des canards d’où j’arrivais à avoir des œufs et de la viande à chair blanche. Je crois que rien n’est impossible sur terre.

Or, si tous ceux qui ont un petit espace à l’intérieur de leur parcelle ou aux abords de celle-ci, se lancent dans cette initiative, on peut soulager une partie de la population du monde avec le surplus de la cueillette voire de la production de ces plantes annuelles.

Des véhicules de ramassage peuvent passer chaque matin devant les parcelles pour prendre les fruits de la cueillette. Une bonne partie peut être destinée à la transformation dans des usines agroalimentaires et expédiées à ceux qui en ont besoin.

Certains bienfaiteurs peuvent les donner gratuitement; d’autres peuvent les vendre à un prix social. L’essentiel est d’arriver à faire des stocks pour le PAM et la FAO. Et la Banque mondiale peut attribuer des prix d’encouragements aux nombreux donateurs. Cela sera un grand prestige et un grand privilège.

Hier, en Afrique, les villages ne dépendaient pas des villes et mangeaient au gré de leur organisation. Aujourd’hui, la paresse atteint la campagne et a le regard constamment tourné aux provisions de la cité. Or, il y a tout dans nos villages. Seule la volonté humaine commence à faire défaut. L’exode est une cause de la fatalité de la faim à la campagne.

Il est très insensé de constater que dans certaines sociétés de consommation, on assiste au gaspillage des denrées alimentaires qui sont jetées à la poubelle.

La FAO et autres organismes spécialisés de l’ONU peuvent travailler en collaboration avec ces pays pour signer des conventions afin de récupérer des biens fongibles encore consommables et les acheminer vers les destinations des pays dans le besoin. Des avions cargos ou militaires de différents pays peuvent servir de transport et les pays producteurs de pétrole peuvent donner leur contribution en carburant pour assister l’humanité. On a plus besoin de guerre pour notre planète. On a besoin de paix et de nourriture pour sauver notre riche population galopante. De nombreuses armes de guerre sont stockées pour rien dans de nombreux États pour un prestige futile. Et l’entretien en coûts financiers est énorme. Cet argent servirait bien à résorber la faim dans le monde.

Le Programme alimentaire mondiale doit faire une interdiction de jeter des aliments. L’échec des objectifs de 2015 concernant la lutte contre la faim, menace pendante de notre planète d’une bonne partie de la population mondiale, mérite un autre regard et un recours de prise de conscience.

Bernard NKOUNKOU