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Somalie: au moins cinq morts dans un attentat visant le chef de l’armée

avril 9, 2017

Des soldats somaliens gardent l’entrée d’une rue à Mogadiscio le 11 avril 2016 / © AFP/Archives / MOHAMED ABDIWAHAB

Au moins quatre civils et un soldat ont été tués par l’explosion d’une voiture piégée qui visait le convoi du nouveau chef de l’armée somalienne, dimanche à Mogadiscio, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’attaque a été revendiquée par les islamistes radicaux shebab qui ont indiqué que le chef de l’armée Mohamed Jama Irfid, nommé à son poste jeudi par le président somalien, avait échappé à l’attentat, une information confirmée à l’AFP par une source sécuritaire.

Romandie.com avec(©AFP / 09 avril 2017 14h28)

Somalie : un YouTubeur français parvient à lever plus de 2 millions d’euros contre la famine

mars 24, 2017

Une famille somalienne dans un camp de réfugiés en mars 2017, alors que le pays fait face à la plus grande catastrophe humanitaire depuis 1945. © Ben Curtis/AP/SIPA

En quelques jours, la star du web Jérôme Jarre a levé plus de 2 millions d’euros pour lutter contre la famine en Somalie. Un premier avion rempli de nourriture doit décoller lundi.

Alimentée par plus de 80 000 dons, la cagnotte grossit d’heure en heure. Une semaine après son lancement, elle atteint désormais plus de 2 300 000 euros sur la plateforme GoFundMe. Une coquette somme destinée à affréter des avions chargés de nourriture vers la Somalie, où 6,2 millions de personnes sont menacées par la famine selon l’ONU.

Une crise humanitaire dramatique

À l’origine de cet élan de générosité ? Le YouTubeur français Jérôme Jarre, véritable star sur les réseaux sociaux, qui s’est ému de la situation en Somalie après avoir appris le décès par déshydratation d’une fillette de six ans dans le pays. « L’ONU a déclaré que ce serait la plus grosse crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale », déclare-t-il dans une vidéo publiée sur Twitter le 15 mars.

Suivi par plus d’un million de followers sur Twitter, le jeune homme de 26 ans appelle dans la vidéo Turkish Airlines, la seule compagnie qui dessert le pays, à acheminer un avion rempli de nourriture. Le succès est immense. En quelques heures, le tweet est repris des dizaines de milliers de fois. Face à la déferlante, Turkish Airlines répond par l’affirmative à sa requête dès le lendemain. Selon la compagnie aérienne, un avion-cargo doit décoller lundi 27 mars avec à son bord 60 tonnes de nourriture.

Soutien des stars

Mais le YouTubeur n’en reste pas là. Il lance une cagnotte en ligne, dont les fonds sont gérés par l’association de l’acteur américain Ben Stiller. Il met également en ligne une vidéo dans laquelle il appelle les stars à se mobiliser grâce au hashtag #NominatedForSomalia. Un florilège de célébrités répondent présents, notamment l’acteur français Omar Sy.

Mais l’initiative, si elle est louable, ne devrait malheureusement pas suffire à endiguer la catastrophe humanitaire. Sur les 864 millions de dollars jugés nécessaires par l’ONU pour lutter contre la faim en Somalie, seulement un tiers de la somme a été pour le moment collecté.

Jeuneafrique.com par

Somalie: 110 décès en 48 heures à cause de la sécheresse

mars 5, 2017

Mogadiscio – Quelque 110 personnes sont mortes dans le sud de la Somalie jeudi et vendredi des conséquences de la sécheresse, a annoncé le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire.

« Environ 110 personnes sont mortes ces 48 dernières heures à cause de la sécheresse et de diarrhées sévères dues à l’eau dans les régions du sud de la Somalie, en particulier dans les régions de Bay et Bakool », a indiqué M. Khaire dans un communiqué daté de samedi.

« Les Somaliens, où qu’ils soient, doivent sauver leurs frères dans le besoin, qui mourront de faim si on ne les aide pas. La tâche prioritaire du gouvernement sera de venir en aide aux gens qui ont été touchés par la sécheresse, a-t-il ajouté.

Les autorités locales du village d’Awdiinle, dans la région de Bay, ont annoncé qu’au moins 69 personnes, la plupart des enfants et des personnes âgées, étaient décédées de diarrhées causées par l’eau.

« Il n’y a pas de médicaments et la maladie est maintenant devenue une épidémie », a déclaré à l’AFP par téléphone un responsable local de ce village, situé à 30 km de la capitale régionale Baidoa.

« C’est à cause de la sécheresse qui a provoqué une pénurie généralisée d’eau. Nous avons besoin de l’aide des agences humanitaires », a-t-il ajouté.

La Somalie a décrété fin février « catastrophe nationale » la grave sécheresse qui ravage le pays et menace environ trois millions de personnes, selon les ONG.

La Somalie est, avec le Yémen et le Nigeria, un des trois pays au bord de la famine, déjà officiellement déclarée au Soudan du Sud où elle touche 100.000 personnes.

Plus de 20 millions de personnes risquent de mourir de faim dans ces quatre pays.

La dernière famine en date en Somalie, en 2011, résultat d’une grave sécheresse dans la Corne de l’Afrique aggravée par le conflit avec l’insurrection islamiste shebab, y avait tué 260.000 personnes.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en Somalie plus de 6,2 millions de personnes – soit la moitié de la population – ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont près de trois millions qui souffrent de la faim.

Selon l’agence onusienne, plus de 363.000 enfants sont gravement mal nourris, parmi lesquels 70.000 ont besoin en urgence d’une aide vitale.

La sécheresse a conduit à une propagation des diarrhées aiguës, du choléra et de la rougeole, et près de 5,5 millions de personnes risquent de contracter des maladies transmises par l’eau.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2017 13h26)             

Les éléments d’un drame humanitaire de grande ampleur sont réunis en Afrique de l’Est

février 27, 2017

Editorial. Selon l’ONU, 20 millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’une assistance alimentaire d’urgence dans sept pays.

A Thonyor (Soudan du Sud) le 25 février.

A Thonyor (Soudan du Sud) le 25 février. SIEGFRIED MODOLA / REUTERS
Editorial du « Monde ». Voilà des années qu’on n’avait pas vu revenir sa tête de gorgone émaciée. Elle a les traits de ces gosses au gros ventre et au corps squelettique. Il y a ces files d’attentes de malheureux en guenilles venus chercher une maigre ration alimentaire dans des camps de personnes déplacées. On sait trop à quoi ressemble la famine en Afrique. Elle est là, de retour dans la partie est du continent noir. La mort rôde. L’ONU, les organisations humanitaires préviennent : la faim pourrait tuer des dizaines de milliers de personnes dans les jours qui viennent.

Il faut sonner l’état d’urgence, bien sûr. Mais il y a aussi quelque chose de désespérant – d’obscène ? – à devoir constater la réapparition récurrente de la famine dans un monde qui, de façon chronique, déborde de surplus alimentaires dont on ne sait que faire. Bien sûr, la question est plus complexe. Elle ne se limite pas à la production de denrées alimentaires.

Mais tout de même, en situation extrême, comme aujourd’hui en Afrique de l’Est, les ressources devraient être faciles à dégager, même si la distribution de l’aide pose des problèmes spécifiques. Les moyens financiers ne devraient pas être trop difficiles à réunir. Bref, la répétition du drame de 2011 dans la Corne de l’Afrique, quand la sécheresse a fait quelque 260 000 victimes en Somalie, aurait quelque chose d’intolérable.

Sécheresse et guerres

Sept pays sont concernés : Djibouti, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan du Sud et, dans une moindre mesure, Tanzanie. La sécheresse n’est pas la seule coupable, même si elle affecte tout le monde. La guerre doit aussi être incriminée au Soudan du Sud, de même que Boko Haram, cette puissante secte djihadiste armée, et Al-Qaida en Somalie avec les groupes de Chabab, l’ensemble bien souvent sur fond d’Etats faillis.

En tout, 20 millions de personnes, selon l’ONU, ont aujourd’hui besoin d’une assistance alimentaire d’urgence en Afrique de l’Est. Les éléments d’un drame humanitaire de grande ampleur sont réunis.

Lire aussi :   La famine menace à nouveau l’Afrique de l’Est

La sécheresse ne devrait surprendre personne. Quoi qu’en pensent les Etats-Unis de Donald Trump – en plein négationnisme scientifique –, le réchauffement climatique frappe l’Afrique en première ligne. Et plus durement qu’ailleurs. « Les sécheresses y seront nombreuses, plus régulières et plus intenses », avait prévenu le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

L’incapacité du gouvernement central du Nigeria à venir à bout de Boko Haram affecte aussi toute la région du lac Tchad. Au Soudan du Sud, quatre ans d’une guerre civile atroce ont déplacé des centaines de milliers de personnes et provoqué la famine dans le nord du pays – où 100 000 personnes pourraient mourir de faim si elles ne sont pas aidées dans les jours qui viennent.

Pour l’ensemble de l’Afrique de l’Est, les sommes requises tourneraient autour de 2 milliards de dollars. C’est une petite levée de fonds dans un monde où quelque 4 000 milliards de dollars sont échangés tous les jours. Mais la distribution de l’aide est périlleuse en zone de guerre, où la question de l’accès aux populations est primordiale : « Si l’on s’y prend mal, tout cet argent peut finir dans les poches de responsables corrompus et avoir des effets pervers », prévient un expert humanitaire.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a eu les mots qu’il fallait : « Nous sommes face à une tragédie, nous devons éviter qu’elle devienne une catastrophe. »

Lemonde.fr

Somalie: l’ex-Premier ministre Mohamed Abdullahi Farmajo élu président

février 8, 2017

Mogadiscio – L’ancien Premier ministre somalien Mohamed Abdullahi Farmajo a été élu président mercredi, à l’issue d’un vote des parlementaires placé sous haute sécurité, les autorités craignant une nouvelle attaque des islamistes radicaux shebab, a constaté un journaliste de l’AFP.

Après deux tours de vote ayant duré plus de six heures, Mohamed Abdullahi Farmajo, du clan des Darod, a obtenu, avec 184 voix, plus de la moitié des votes des 329 parlementaires.

Ce résultat ne lui permettait pas d’atteindre la majorité des deux tiers nécessaire pour être proclamé vainqueur dès le deuxième tour du scrutin, mais le candidat arrivé deuxième, l’actuel président Hassan Sheik Mohamud (clan Hawiye), a reconnu sa défaite avant l’organisation d’un troisième et dernier tour.

« C’est le début de l’unité pour la nation somalienne, le début de la lutte contre les shebab et la corruption », a déclaré Mohamed Abdullahi Farmajo depuis le hangar de l’aéroport de Mogadiscio, un des endroits les mieux protégés de la ville, et où l’élection était organisée.

Des célébrations ont été entendues par des journalistes de l’AFP dans les rues de la capitale somalienne ainsi que dans le camp de réfugiés de Dadaab, le plus grand au monde, situé au Kenya et peuplé de Somaliens.

Le nouveau président dispose des nationalités somalienne et américaine. Il avait été nommé Premier ministre en 2010, mais des querelles et trahisons politiques avaient entraîné sa chute huit mois plus tard avant qu’il ait eu l’opportunité de montrer sa valeur.

Son élection marque la fin d’un processus électoral de plusieurs mois, maintes fois retardé et entaché de nombreuses accusations de corruption et manipulation. Malgré l’absence du suffrage universel, dont l’introduction a finalement été reportée à 2020, cette élection est vue comme une avancée dans ce pays privé de véritable état central depuis la chute de l’autocrate Siad Barre en 1991.

Le pays est plongé depuis près de trois décennies dans le chaos et la violence entretenus par des milices claniques, des gangs criminels et des groupes islamistes.

Romandie.com avec(©AFP / 08 février 2017 18h24)

Ahmed Hussen, l’ancien réfugié devenu ministre de l’immigration au Canada

janvier 18, 2017

Notre chroniqueur retrace le parcours inédit du quadragénaire qui, dans les années 1990, avait dû fuir avec sa famille Mogadiscio en guerre.

Ahmed Hussen, nouveau ministre canadien de l’immigration, des réfugiés et de la citoyenneté, le 10 janvier 2017, à Ottawa. Crédits : Chris Wattie/Reuters
Dix jours avant la passation de pouvoir à la Maison Blanche qui soulève de légitimes craintes tant sur le plan national qu’international, le voisin canadien a choisi la voie de l’audace politique. Le vent qui a soufflé à Ottawa, le 10 janvier, est bien plus serein et humaniste que celui qui s’apprête à sévir sur Washington. Il est vrai que le premier ministre canadien Justin Trudeau rappelle davantage le Barack Obama de 2008 que le Donald Trump assailli par les affaires avant même d’avoir prêté serment.

 

Arrivé au pouvoir en novembre 2015 après une nette victoire aux élections fédérales, Justin Trudeau promet aux Canadiens un changement progressiste. Il a pris les rênes du Parti libéral deux ans plus tôt et veut construire un Canada plus engagé dans le monde, plus accueillant et plus réconcilié sur le plan national. Son premier gouvernement se signale par sa stricte parité (quinze hommes et quinze femmes) et son étonnante diversité avec des ministres nés en Inde, en Afghanistan ou en Somalie.

Un parfait inconnu

Grand, élégant, longiligne, crâne chauve et sourire éclatant, Ahmed Hussen a 40 ans et un petit reste d’enfance sur le visage. Ce 10 janvier, il fait sensation : c’est le premier parlementaire d’origine somalienne devenu ministre du gouvernement canadien à la faveur d’un remaniement. Il partage des points communs avec le souriant Trudeau. Tous deux sont jeunes, télégéniques, membres du Parti libéral et soutenus par des électeurs enthousiastes. Mais la comparaison s’arrête là. Si Justin, fils d’un ancien premier ministre populaire au Canada, est bien parti pour se faire un prénom, Ahmed Hussen, lui, était encore hier un parfait inconnu.

Son histoire ressemble d’abord à celle des centaines de milliers de civils fuyant Mogadiscio lors de la chute du régime de Siad Barré, en 1991, pour rejoindre le Kenya voisin. Contrairement au mythe largement répandu, l’essentiel des réfugiés et des migrants africains s’exile et réside sur le continent même. L’enjeu humain et politique est d’abord une affaire régionale et interafricaine, il est bon de le rappeler. De tous les réfugiés somaliens, une poignée quitte le Kenya, l’Ethiopie ou Djibouti pour l’Europe et l’Amérique du Nord.

Député en 2015

En 1993, Ahmed Hussen arrive au Canada. L’adolescent est pris en charge par son grand frère qui le pousse à étudier. En 2002, sa licence d’histoire en poche, Ahmed Hussen choisit de s’investir socialement au sein des quartiers accueillant les nouveaux migrants et autres réfugiés.

Dix ans plus tard, c’est en avocat qu’il défend les intérêts des habitants de York South-Weston, le district le plus populaire de la province de l’Ontario. Ce sont eux qui l’élisent député en 2015. Le natif de Mogadiscio sait d’où il tire sa légitimité : « Mon expérience personnelle d’immigrant au Canada, mais aussi d’avocat en droit de l’immigration et de militant au sein de la communauté m’a été très utile. »

Lire aussi :   Ilhan Omar, la première Américaine d’origine somalienne bientôt élue dans le Minnesota

Le 10 janvier, Justin Trudeau le nomme à la tête du ministère de l’immigration, des réfugiés et de la citoyenneté. Certes, son élection a fait le tour des rédactions du monde, mais le plus difficile commence. Il s’agit de faire du bon travail, de convaincre ses adversaires sans trahir les aspirations de ceux qui attendent beaucoup de sa nomination. A l’instar d’Ilhan Omar, la première Américaine d’origine somalienne élue dans le Minnesota, le parcours d’Ahmed Hussen a valeur de test. Les pressions ne manqueront pas de peser sur leurs décisions. La presse et les adversaires guetteront le moindre faux pas.

Le nouveau ministre se dit fier de sa communauté, mais c’est pour sa patrie, le Canada, qu’il va se battre tous les jours. Si, pour la presse, il déroule les étapes de sa vie en forme de conte de fées, il conclut souvent qu’il n’est qu’un petit gars ordinaire qui veut partager avec ses concitoyens les bienfaits que le Canada lui a accordés. Pour le reste, il tente de suivre les conseils de sa mère, installée au Kenya, qui lui répète : « Ahmed, n’oublie pas qui tu es et d’où tu viens ! » Derrière chaque homme remarquable, il y a une mère nourricière et bienveillante.

Abdourahman A. Waberi est né en 1965 dans l’actuelle République de Djibouti. Il vit entre Paris et les Etats-Unis, où il a enseigné les littératures francophones aux Claremont Colleges (Californie). Il est aujourd’hui professeur à George-Washington University. Auteur, entre autres, d’Aux Etats-Unis d’Afrique (éd. J.-C. Lattès, 2006), il a publié en 2015 La Divine Chanson (éd. Zulma).

Lemonde.fr par Abdourahman Waberi, chroniqueur Le Monde Afrique

Somalie: plus de 20 morts dans l’explosion d’un camion piégé à Mogadiscio

décembre 11, 2016

Mogadiscio – Plus de vingt personnes ont été tuées dimanche matin dans un attentat-suicide au camion piégé près de l’entrée du port de Mogadiscio, a annoncé la police somalienne.

Selon le bilan dont nous disposons pour le moment, plus de 20 personnes, pour la majorité des civils, ont été tuées dans l’explosion, a affirmé Ibrahim Mohamed un commandant de la police locale.

Le bilan risque de s’alourdir, les victimes et les blessés ayant été conduits dans divers établissements hospitaliers de la capitale, a-t-il expliqué.

Nous avons secouru 48 blessés et avons emporté 16 personnes tuées dans l’explosion, avait déclaré dans la matinée Abdikadir Abdirahman Adem, chef des services d’ambulances AMIN.

Des habitants de Mogadiscio ont dit avoir entendu une énorme déflagration dans toute la ville, au-dessus de laquelle s’est élevée une colonne de fumée.

L’attaque s’est produite à l’entrée du port commercial de Mogadiscio, une zone où l’activité est permanente. Le kamikaze a visé un secteur rempli de civils, de porteurs et de petits commerçants, a souligné Ibrahim Mohamed.

Un porte-parole de l’administration de la capitale, Abdifatah Omar Halane, a indiqué qu’une enquête avait été ouverte, mais le groupe jihadiste somalien des shebab, affilié à Al-Qaïda, a rapidement revendiqué l’attaque sur son compte Telegram.

La cible, selon le communiqué des shebab, était une base militaire située à l’entrée du port. Le groupe affirme avoir fait près de 30 morts. Les shebab, chassés de Mogadiscio en 2011, continuent de mener de multiples opérations dans la capitale et dans le reste du pays.

Cette nouvelle attaque survient alors que la Somalie est engagée dans un processus d’élections indirectes qui doit déboucher sur la composition d’un nouveau gouvernement d’ici la fin de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2016 11h42)

États-Unis : première femme musulmane d’origine somalienne élue parlementaire

novembre 11, 2016

Ilhan Omar après sa victoire le 8 novembre 2016 à Minneapolis. © STEPHEN MATUREN/AFP

Dans un Minnesota où l’intégration de nombreux réfugiés somaliens a constitué un enjeu électoral, une musulmane d’origine somalienne a remporté un siège de parlementaire. Une première aux États-Unis.

Ancienne réfugiée, Ilhan Omar doit faire son entrée le 3 janvier à la Chambre des représentants de cet État situé à la frontière avec le Canada et devenu la terre d’accueil favorite des réfugiés somaliens aux États-Unis.

En effet, près d’un tiers de ceux installés sur le sol américain vivent dans le Minnesota. Selon les derniers chiffres disponibles, ils étaient 25.000 en 2010.

La victoire de cette femme de 33 ans, qui porte le hijab, intervient après la campagne électorale particulièrement virulente envers musulmans et réfugiés menée par le républicain Donald Trump, qui a remporté la présidentielle mardi.

« Même si son message était censé être pris comme une menace pour faire en sorte que nous n’allions pas voter, pour que nous ne nous considérions pas comme faisant partie du système américain, cela a eu l’effet contraire », a commenté la trentenaire à l’AFP, au sujet de M. Trump.

« Je pense que notre victoire est source d’inspiration pour beaucoup de jeunes, de gens de couleur, d’immigrés, tout le monde. Bien que le système n’ait pas été créé pour nous tous, nous pouvons tracer notre voie et nous pouvons nous assurer qu’il crée des opportunités pour des gens comme nous », a-t-elle estimé.

‘Paroles d’amour’ contre haine

Le républicain a perdu l’État du Minnesota au scrutin de mardi, la démocrate Hillary Clinton remportant 47% des suffrages contre 45% pour lui. Dans sa dernière semaine de campagne, il avait rendu la communauté somalienne responsable des vicissitudes de cet État.

« Ici, au Minnesota, vous avez assisté au premier plan aux problèmes causés par la mauvaise gestion des réfugiés, avec un grand nombre de réfugiés somaliens arrivant dans votre État sans même que vous le sachiez », avait-il lancé dans un meeting près de Minneapolis.

« Certains d’entre eux rejoignent l’EI (groupe État islamique, NDLR) et répandent leurs opinions extrémistes à travers le pays et à travers le monde entier », avait-il poursuivi.

Certains jeunes hommes de cette communauté ont en effet rejoint à l’étranger les rangs de tels groupes, comme les Shebabs en Somalie.

Et un attentat dans le Minnesota a marqué l’ensemble du pays: Dahir Adan, un Américain d’origine somalienne de 20 ans, a attaqué en septembre plusieurs personnes dans un centre commercial de St. Cloud, blessant dix d’entre elles. La police fédérale (FBI) a précisé plus tard qu’il avait été « radicalisé ».

Au sujet de la victoire de Donald Trump, Mme Omar a reconnu que cela allait être « très difficile »: « Nous allons devoir trouver comment organiser la communauté pour se préparer à ce qui va arriver. Nous devons multiplier nos paroles d’amour face au discours de haine ».

‘Politique ethnique’

Ses convictions politiques vont au-delà du sort des réfugiés somaliens. Elle dirige aussi ses efforts vers d’autres groupes minoritaires, comme les immigrés d’autres pays d’Afrique de l’Est, ou encore les libéraux blancs ou les étudiants. Ses priorités sont le financement et l’accès à l’éducation, ainsi que la réforme de la justice pénale.

« Nous avons assisté à une transition très importante aux États-Unis, avec l’arrivée dans le pays des Allemands, des catholiques irlandais, des Juifs et bien d’autres », a souligné Lawrence Jacobs, directeur du Centre pour l’étude de la politique et de la gouvernance à l’université du Minnesota. « La politique est au début totalement ethnique, puis évolue dans la composition d’une coalition ».

Qu’Ilhan Omar soit désormais en train d’évoluer de cette façon est « un développement très positif », a-t-il relevé.

Elle est arrivée aux États-Unis à onze ans avec sa famille, après avoir passé quatre ans dans des camps de réfugiés au Kenya.

Pour Memoona Ghan, 35 ans, sa victoire est un camouflet pour M. Trump et une inspiration pour les musulmans.

« La voir là est assez exaltant, pas seulement pour nous mais aussi pour la jeunesse. C’est une source de fierté pour tous les musulmans, pas uniquement pour la communauté somalienne, qu’Ilhan soit là, en gagnante », a confié cette habitante de Maple Grove, une bourgade au nord-ouest de Minneapolis.

Jeuneafrique.com

Au moins dix morts dans un attentat suicide des Shebab en Somalie

août 21, 2016

Au moins dix personnes ont été tuées dans un double attentat suicide visant le siège du gouvernement de la région semi-autonome du Puntland, dans le centre-nord de la Somalie, a annoncé la police. L’attaque a été revendiquée par le groupe islamiste des Shebab.

« Deux voitures piégées ont explosé, visant le siège du gouvernement local. Plus de dix personnes ont été tuées », a dit un policier, Mohamed Abdiqani, de la ville de Galkayo, dont les habitants ont dit avoir entendu deux fortes explosions. Halima Ismaïl, une habitante dont le frère a été blessé dans l’attentat, a déclaré à Reuters qu’un camion piégé avait d’abord explosé, suivi environ une minute plus tard par un autre véhicule piégé, un minibus selon des témoins.

Les Shebab ont revendiqué les explosions sur Telegram, une messagerie cryptée prisée par les djihadistes, affirmant « avoir tué au moins 30 personnes, parmi lesquelles du personnel militaire et des apostats ». Le porte-parole des Shebab, Abdiasis Abou Moussab, a précisé que l’attaque avait été menée par deux kamikazes au volant de voitures bourrées d’explosifs.

Multiplication des attentats
Les Shebab mènent régulièrement des attaques contre le gouvernement, les civils ou des cibles militaires. En mars, un attentat mené dans un hôtel de Galkayo avait tué six personnes, dont un responsable local.

Les Shebab somaliens, affiliés à Al-Qaïda, cherchent à renverser le gouvernement de Mogadiscio d’où ils ont été chassés en août 2011 par la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Ils multiplient depuis les attentats en Somalie et plus récemment dans des pays voisins comme au Kenya.

La Somalie est plongée dans le chaos et la guerre civile depuis la chute en 1991 du régime du président Siad Barre. Le pays doit organiser des élections en septembre et octobre.

Romandie.com avec (ats / 21.08.2016 12h52)

Somalie: Un secrétaire d’Etat tué lors d’une attaque à Mogadiscio

juin 26, 2016

Le secrétaire d’Etat somalien pour l’Environnement fait partie des 11 victimes de l’attaque samedi d’un hôtel de Mogadiscio, a-t-on appris dimanche de source officielle. Cette explosion a été revendiquée par les islamistes radicaux shebab.

« Nous adressons nos plus sincères condoléances aux proches du secrétaire d’Etat qui a été tué à Mogadiscio hier », a indiqué dans un communiqué le ministère somalien des Affaires étrangères.

Le corps de Buri Mohamed Hamza, nommé à son poste en février 2015, a été dégagé des décombres de l’hôtel Naasa Hablood dimanche matin. Une partie de l’établissement a été complètement détruite par l’explosion d’une voiture piégée, qui a permis ensuite à un commando shebab de pénétrer dans l’hôtel.

Dimanche matin, les forces de sécurité ont exhibé les corps de trois assaillants présumés tués au cours de l’assaut, qui a duré plusieurs heures. Des pelleteuses étaient également à l’œuvre pour déblayer la partie de l’hôtel ravagée par l’explosion.

Au total, 11 personnes ont été tuées dans l’explosion et par le commando, selon le ministère somalien de la Sécurité.

Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont mené ces derniers mois plusieurs opérations en tous points similaires à celle de samedi contre certains des hôtels les plus en vue de la capitale somalienne.

L’attaque du Naasa Hablood intervient un peu plus de trois semaines après celle de l’hôtel Ambassador, qui avait fait 10 morts le 1er juin. Le face-à-face entre les assaillants et les forces de sécurité avait alors duré plus de douze heures.

Confrontés à la puissance de feu supérieure de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), déployée depuis 2007 en Somalie, les shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011.

Ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions mais contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils orchestrent des opérations de guérilla et des attentats-suicides – souvent jusque dans la capitale – contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force de l’Union africaine en Somalie.

Romandie.com avec(ats / 26.06.2016 15h04)