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Sommet Afrique-France : Emmanuel Macron « bousculé » par la jeunesse • ​​FRANCE 24

octobre 8, 2021

Avec France24

Sommet Afrique-France : Achille Mbembe veut « programmer la fin de la Françafrique »

octobre 7, 2021
Achille Mbembe à Johannesburg, en août 2020 © Marc Schoul pour JA

Le philosophe camerounais a rendu ses propositions pour faire évoluer les relations entre Paris et l’Afrique. Elles seront au cœur du sommet de Montpellier, le 8 octobre.

Mission accomplie pour Achille Mbembe. L’historien et philosophe camerounais a remis le 5 octobre à l’Élysée le document qui va servir de base aux échanges que doit avoir le président Emmanuel Macron avec la jeunesse du continent, le 8 octobre, à Montpellier, en conclusion du « Nouveau sommet Afrique-France ».

Inédit dans son format – pour la première fois, les responsables politiques africains laissent la place aux représentants de la société civile et aux diasporas –, l’événement doit également l’être dans son contenu. Il doit permettre « de redéfinir ensemble les fondamentaux de la relation entre l’Afrique et la France », écrivait le président Macron à Achille Mbembe, le 8 février 2021, lui demandant d’entreprendre un vaste tour de table à travers le continent et dans la diaspora pour « recueillir les attentes, faire émerger des propositions fortes pour l’avenir, ainsi que des orientations durables ».

Dans la lignée de Stora et Duclert

Muni de sa feuille de route élyséenne, l’universitaire camerounais a pris la tête d’un comité de réflexion composé de douze personnalités du continent pour organiser entre mars et juillet plus de 65 « dialogues » : une dizaine en France, avec la diaspora, et les autres dans douze pays africains, auxquels plus de 3 600 personnes – souvent des jeunes – ont participé.

De ces consultations, Achille Mbembé et ses pairs ont tiré un document de 140 pages, qui selon son auteur, « n’est ni un rapport ni une étude, puisqu’il ne peut traiter de tous les aspects des relations entre la France et l’Afrique ». Intitulé Les nouvelles relations Afrique-France : relever ensemble les défis de demain, il préconise donc « une nouvelle vision construite de concert » et l’implication de « nouveaux acteurs sociaux sur le continent et dans la diaspora ». Création d’un Fonds d’innovation pour la démocratie doté de 15 millions d’euros, lancement d’un programme inspiré d’Erasmus pour les étudiants africains, redéfinition du rôle de l’Agence française de développement (AFD)… Achille Mbembe et ses partenaires imaginent treize propositions, outils d’une nouvelle coopération.

LE DOCUMENT INVITE À DÉPASSER LE TRAUMA COLONIAL, SANS AUCUNE NAÏVETÉ

Cette « contribution » destinée à restituer « les acquis d’une expérience inédite » doit conserver l’esprit « d’un monde commun », tel que décrit en 2017 par Emmanuel Macron dans son discours de Ouagadougou. Leurs propositions s’inscrivent dans la continuité de celles des rapports de Felwine Sarr et Benedicte Savoy sur la restitution du patrimoine africain, rendu public en 2018, de l’historien Benjamin Stora sur l’Algérie et de Vincent Duclert sur le Rwanda, sortis tous deux en début de cette année.

« D’une relation subie à une relation consentie »

Bien sûr, Achille Mbembe savait que l’exercice était périlleux et qu’en apportant sa notoriété à la démarche présidentielle il risquait davantage de prendre des coups que de se voir tresser des lauriers. L’essentiel est ailleurs pour ce contempteur de la « Françafrique ». « L’ambition n’est pas d’apporter des réponses définitives à tous les malentendus », insiste dans son préambule Achille Mbembe, mais bien de « refonder les rapports entre l’Afrique et la France, pour passer d’une relation subie à une relation consentie et volontaire ». S’écartant de tout « angélisme ou cynisme », ce texte invite « sans aucune naïveté, à dépasser le trauma colonial et les stigmates qui en ont résulté pour établir un rapport neuf à la vérité ».

À l’heure de la globalisation, « la Françafrique est devenue un dispendieux fardeau dont il convient de programmer méthodiquement la fin ». C’est tout l’objet de ces treize suggestions qui n’oublient aucun des « points de divergence » apparus lors des différents dialogues, concernant le rôle sécuritaire, monétaire ou culturel de la France en Afrique. Plus de soixante ans après les décolonisations, « un cycle historique s’achève » pour laisser place à un partenariat équilibré entre l’Afrique, la France et plus encore l’Europe « autour d’un agenda positif partagé », espère Achille Membe. Ses premières grandes lignes pourraient s’écrire à Montpellier.

Avec Jeune Afrique par Olivier Caslin

Sommet sur les économies africaines : de Ouattara à Tshisekedi, Macron réunit les dirigeants du continent à Paris

mai 18, 2021
Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, le 17 mai 2021 avant le diner officiel des chefs d’État, à l’Élysée.

Une trentaine de dirigeants africains et européens se réunissent ce mardi à Paris avec les grandes organisations économiques internationales. Le sommet, à l’initiative de la France, se donne pour objectif d’éviter l’asphyxie financière qui menace le continent en raison de la crise provoquée par le Covid-19.

L’Afrique fait figure de continent relativement épargné sur le plan sanitaire, avec seulement 130 000 morts du Covid-19 sur un total mondial de près de 3,4 millions de morts. Mais elle en sort financièrement exsangue. La réunion de Paris, qui débute à 13 heures locales (11h00 GMT), sous la houlette d’Emmanuel Macron, sera divisée en deux sessions, l’une sur le « financement et le traitement de la dette » publique, l’autre sur « le secteur privé africain ». Le dirigeant français conclura le sommet par une conférence de presse conjointe avec le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, à la tête de l’Union africaine (UA).

De nombreux dirigeants du continent sont attendus à ce sommet, aux côtés d’Emmanuel Macron. Parmi eux, Alassane Ouattara, Macky Sall, Muhammadu Buhari, Paul Kagame, Denis Sassou Nguesso, Roch Marc Christian Kaboré, Bah N’Daw, Nana Akufo-Addo, Cyril Ramaphosa, João Lourenço, Faure Essozimna Gnassingbé, Filipe Nyusi, Sahle-Work Zewde, Abdallah Hamdok, Kaïs Saïed ou encore Mohamed Ould Ghazouani. Le Premier ministre Albert Pahimi Padacké représentera Mahamat Idriss Déby, le président de la transition au Tchad.

Plusieurs représentants d’institutions continentales seront également présents, comme Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, ou Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD).

L’outil des « DTS »

L’idée de ce « Sommet sur le financement des économies africaines » a germé à l’automne 2020, quand le Fonds monétaire international (FMI) a calculé que le continent risquait de se heurter à un déficit de financement de 290 milliards de dollars d’ici 2023.

Certes, la croissance du continent, qui a connu sa première récession en un demi-siècle l’an passé à cause de la pandémie, devrait rebondir de 3,4 % en 2021 et de 4 % en 2022. Et un moratoire mis en place dès avril 2020 a permis de donner un peu d’air au pays africains les plus endettés. Mais cela ne suffira pas. Les dettes publiques explosent sur le continent, comme la pauvreté: en 2021, 39 millions d’Africains pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, selon la Banque africaine de développement (BAD).

Sur le front épidémique, « seule une victoire totale, incluant pleinement l’Afrique, pourra venir à bout de cette pandémie », ont mis en garde de leur côté 18 dirigeants africains et européens mi-avril. Réclamant un « moratoire immédiat sur le service de toutes les dettes extérieures (…) jusqu’à la fin de la pandémie » et une sanctuarisation de l’aide au développement, ils ont également exhorté le FMI à attribuer des droits de tirage spéciaux (DTS) aux pays africains pour leur fournir « les liquidités indispensables à l’achat de produits de base et de matériel médical essentiel ».

Ces « DTS » peuvent être convertis en devises par les pays qui en ont besoin sans créer de dette supplémentaire. Le principe d’une émission globale de DTS de 650 milliards de dollars est acquis, les États-Unis s’y étant déclarés favorables fin mars.

Reste à savoir ce qui sera alloué aux pays africains. En effet, ces fameux « DTS » sont répartis en fonction des quotes-parts de chaque pays au FMI: le plus gros va aux pays les plus riches. Sur le papier, l’Afrique ne bénéficierait que de 34 milliards de dollars. D’où la discussion qui va s’engager sur une réallocation par les pays développés de leurs précieux DTS aux pays les plus pauvres.

Sortir de la logique de l’assistance

Une autre solution, défendue par le président ivoirien Alassane Ouattara, consiste à réviser les quote-parts pour assurer une meilleure représentativité des pays africains au sein du FMI – et donc un meilleur accès à cet instrument de financement. La France entend aussi mobiliser l’investissement privé pour financer les besoins immenses de développement d’un continent qui aspire à sortir de la logique de l’assistance.

La communauté internationale s’est déjà engagée lundi à Paris à soutenir la transition au Soudan, pays riche en ressources pétrolières et minières, en lui donnant un bol d’air financier. Pour « permettre le retour du Soudan dans le concert des nations », le président français Emmanuel Macron s’est déclaré en faveur « d’une annulation pure et simple de notre créance envers le Soudan », soit « près de 5 milliards de dollars ».

Un entretien bilatéral entre le président français et celui du Mozambique est par ailleurs prévu en marge du sommet mardi matin, pour aborder notamment la situation dans le nord du pays, aux prises avec une guérilla jihadiste.

Par Jeune Afrique avec AFP

[Tribune] Macron et l’Afrique : le bon, le moins bon et le dangereux

mai 16, 2021

Professeur à l’École de gouvernance publique Mandela de l’université du Cap, haut représentant de l’Union africaine pour les négociations avec l’Europe dans le cadre de l’après-Cotonou.

Le président Kagame et le président Macron assistent à VivaTech. Paris, le 24 mai 2018.

L’exécutif français, qui accueille le sommet sur les financements des économies africaines le 18 mai, est à l’avant-garde d’un changement de discours sur le continent. Mais son approche comporte encore des angles morts, souligne l’économiste Carlos Lopes.

Il ne fait aucun doute qu’Emmanuel Macron est énergique dans sa façon d’aborder « les fondamentaux » de la relation entre la France et ses anciennes colonies africaines. Cette nouvelle dynamique, caractérisée par la volonté de changer certaines pratiques qui ont marqué la « Françafrique », appelle notamment au dépassement du prétendu pré carré pour embrasser l’ensemble du continent.

Les moins attentifs seront excusés de se perdre tant les fronts ouverts sont nombreux. Du  débat sur le retour des objets d’art aux échanges structurés avec des penseurs africains « rebelles », de l’ouverture des archives sur des sujets sensibles (comme la mort de Thomas Sankara) à la commission d’étude sur le génocide des Tutsi au Rwanda et à la mémoire de la guerre d’Algérie. S’y ajoutent pêle-mêle le mur vert africain, la santé, la révolution numérique ou encore la réforme du franc CFA et, enfin, le rôle accru de Paris dans la lutte contre le djihadisme au Sahel

À cette longue liste va s’ajouter le prochain sommet dédié au financement des pays africains, prévu le 18 mai dans la capitale française.

  • Le bon

La France est à l’avant-garde d’un changement de discours sur le continent. Et ce en raison de son insistance sur le fait que l’Afrique doit être traitée comme une entité géopolitique commune tout en tenant compte de sa diversité.

LE DÉBAT SUR LA DETTE SOUVERAINE AFRICAINE A CRÉÉ UN BOULEVARD POUR LA FRANCE

L’Agence française de développement (AFD) a ainsi enterré la prédication à la mode dans le pays qui consiste à diviser le continent en deux, entre « l’Afrique noire » et l’Afrique du Nord. La manière dont Paris traite les conflits en Libye et les récents dilemmes de succession au Tchad témoignent d’une compréhension de la dynamique intra-africaine pragmatique et – par conséquent – rafraîchissante.

Le leadership américain sous l’administration du président Trump a mis fin à presque tous les débats sur les biens publics mondiaux, laissant le champ libre à d’autres acteurs. La France a profité de cet espace avec enthousiasme.

L’organisation du Sommet de Paris sur le climat a offert une bonne plateforme initiale. Puis, l’Hexagone s’est investi dans des questions multilatérales clés telles que les impasses en matière de commerce, la fiscalité des géants de la technologie ou, plus récemment, la remise en cause du nationalisme vaccinal.

La Chine et un éventail de nouveaux joueurs étaient également présents mais le savoir-faire communicatif du président Macron lui a souvent permis de voler la vedette.

Le débat acharné sur la façon de gérer la dette souveraine africaine a créé un autre boulevard pour la France au sein du G7 et même du G20. C’est Paris qui, en premier, a proposé la refonte de l’approche actuelle, y compris via l’élimination de la dette africaine plutôt que son allégement et via l’accès immédiat aux droits de tirage spéciaux (DTS) non utilisés du Fonds monétaire international (FMI), afin de rendre les économies africaines plus liquides.

LE GREEN DEAL EUROPÉEN POURRAIT AFFECTER NÉGATIVEMENT LA TRANSFORMATION DE L’AFRIQUE

La pression sur les champions français pour qu’ils réévaluent les opportunités d’investissement en Afrique et la mobilisation de la diaspora pour qu’elle s’engage davantage dans l’entrepreneuriat sur le continent sont aussi louables ; tout comme l’augmentation des allocations d’aide au développement.

  • Le moins bon

Mais les vieilles habitudes ont la vie dure. Bien que la croissance des investissements directs étrangers (IDE) français en Afrique ait été remarquable depuis cinq ans (ils ont été multipliés par dix en valeur entre 2000 et 2017 selon le Trésor), cet essor n’a que trop peu bénéficié à des secteurs d’avenir.

La majeure partie des IDE reste destinée aux énergies fossiles (47% du stock d’IDE français en Afrique en 2017) et au commerce traditionnel des matières premières.

Au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le cycle de développement de Doha est bloqué et la France, entre autres pays, n’est pas désireuse de le relancer.

Pire, la mise en œuvre du « Green Deal » européen pourrait avoir un impact négatif sur le processus de transformation structurelle de l’Afrique.

Le ton unilatéral des débats actuels sur les nouvelles règles d’un commerce plus vert n’augure rien de bon. Il rappelle celui utilisé lors des négociations des précédents Accords de partenariat économique (APE) qui ont conduit les Africains à accepter, sous la pression de l’Union européenne (UE), des conditions qui leur étaient défavorables. Face à ce sujet qui fâche et qui sera pourtant décisif pour la reprise post Covid-19, la France détourne la tête.

Si le prochain sommet sur le financement est qualifié par Emmanuel Macron de « New Deal », en référence aux fameuses politiques de relance du président américain Roosevelt, il y a des raisons pour douter que son impact soit extraordinaire.

UNE TENDANCE À SURINTERPRÉTER CE DONT LES AFRICAINS ONT BESOIN OU PRIORISENT

Loin d’être une première, ce plan succède à une série d’autres – dont le plan Marshall de la chancelière Angela Merkel et celui du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker – sans réelles avancées sur les objectifs de développement durable, dont l’un des principaux est l’élimination de la pauvreté d’ici 2030.

Il va sans dire que l’écart entre ces proclamations très médiatisées et la réalité sur le terrain est devenu si flagrant que le cynisme s’est installé. Et ce ne sera pas différent cette fois-ci.

  • Le dangereux

À cet écueil, il faut ajouter deux angles morts de l’approche d’Emmanuel Macron, failles qui risquent d’entacher son bilan africain comme le discours de Dakar et l’implication directe en Libye ont marqué le mandat du président Sarkozy.

Deux données sur lesquelles l’actuel chef de l’État français doit réfléchir.

D’une part, son point de vue sur la démographie africaine traduit une peur malthusienne d’une augmentation de la population qui serait responsable des mauvaises performances du continent.

D’autre part, certaines de ses positions reflètent sa tendance à surinterpréter ce dont les Africains ont besoin ou priorisent.

Illustration de cette tendance avec la lutte contre le Covid. Certes, Paris, qui était opposé à la dérogation sur les brevets (comme la plupart des pays occidentaux), a récemment changé d’avis, suivant ainsi le retournement des États-Unis.

Mais, la diplomatie tricolore continue de privilégier la distribution et les exportations vers les pays en développement, plutôt que la libération des brevets, arguant que le vrai problème est la capacité mondiale de production de vaccins. Une lecture inexacte et qui privilégie le conjoncturel sur le structurel.

Comme le rappelle un dicton, la soif ne peut être étanchée par procuration.

Avec Jeune Afrique par  Carlos Lopes

UE: le record de Nice, plus long sommet de l’histoire, en passe d’être battu

juillet 20, 2020

En 2000, le sommet qui réunissait à l’époque quinze dirigeants européens avait duré 85 heures, laissant Jacques Chirac, président de séances, épuisé.

Quatre jours et une quatrième nuit de négociation: les dirigeants européens, réunis à Bruxelles sur le plan de relance de l’UE, sont en passe de battre le record du sommet de Nice de 2000 qui avait duré 85 heures.

Déjà à cette époque, alors que l’UE ne comptait que 15 membres, la bataille dans la cité balnéaire de la Côte d’Azur opposait les petits contre les grands et les Etats du Nord contre ceux du Sud pour l’arrivée des pays de l’Est de l’Europe. Le sommet s’était ouvert peu après 15H00 locales, le jeudi 7 décembre. Il avait été précédé par une conférence entre les 15 membres de l’UE et les pays alors candidats à l’adhésion –principalement d’Europe de l’est–. En tenant compte de cette conférence, le sommet a démarré près de cinq heures plus tôt, peu avant 10H00 locales et a duré près de 91 heures. Au menu des négociations à 15: la réforme des institutions de l’UE dans la perspective de son élargissement. «Ce fut un grand marchandage pour parvenir à l’accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi 11 décembre à 4H26 du matin –selon une alerte de l’AFP d’alors– dans l’épuisement général», ont raconté plusieurs participants. Il s’agissait de s’entendre sur l’introduction de décision à la majorité des Etats membres et non plus l’unanimité dans certains domaines politiques précis afin d’éviter les blocages et sur une nouvelle répartition de la pondération des voix entre les pays.

«Pas normal de finir à 5 heures du matin»

Contrairement à aujourd’hui, il n’existait pas de président du Conseil européen, sorte de chef d’orchestre du sommet, un rôle assuré actuellement par l’ex-Premier ministre belge, Charles Michel. Le dirigeant français, Jacques Chirac, présidait alors les séances. Lors du quatrième jour, il faisait tout pour parvenir à un accord et mettait sur la table à un rythme effréné toutes les questions en suspens. Résultat: la délégation belge, vexée de ne pas voir suffisamment considérée sa position sur les droits de vote de son pays, claqua la porte de la séance. Elle avait en effet été contrainte de décrocher par rapport aux Pays-Bas, devenant un plus petit pays en terme de voix. A plusieurs reprises, le sommet manqua de capoter. Mais, finalement la Belgique abandonna la résistance.«Pour leur faire accepter le décrochage vis-à-vis des Pays-Bas, on lui a vendu tous les conseils européens à Bruxelles», rappelle un des participants. Epuisé, Chirac appela alors à une réforme des méthodes de travail de l’Union. «Ce n’est pas normal de finir à 5 heures du matin», avait-il alors remarqué.

Traiteur contre cantine

Mais rien n’a changé. Les séances de travail de nuit continuent, les sommets se sont multipliés et avec 27 pays membres de l’Union, il est encore moins facile de trouver un compromis. Un détail reste du marathon de Nice: le buffet offert par la présidence française, préparé par un traiteur français de renom connu pour ses macarons, se souviennent les journalistes qui ont couvert l’évènement. Ce temps est révolu. Désormais, les repas sont servis à la cantine du batiment du Conseil européen par une société spécialisés et ils sont payants. Et pour le sommet extraordinaire consacré à la relance de l’économie, la pandémie a frappé: il était impossible d’organiser une salle de presse pour des raisons de sécurité sanitaire et la presse a donc été priée de rester à la maison.

Par Le Figaro avec AFP

Plan de relance européen : vers un échec des négociations ?

juillet 19, 2020

Les Vingt-Sept sont réunis depuis vendredi en sommet à Bruxelles pour tenter de s’entendre sur un plan de relance post-coronavirus.

L’ombre d’un échec plane sur le sommet européen qui se tient à Bruxelles depuis trois jours. Les dirigeants des vingt-sept États membres apparaissent profondément divisés sur le plan de relance économique post-coronavirus.

D’abord prévue à midi dimanche, la reprise du sommet a été reportée à un horaire inconnu pour laisser place à de multiples rencontres entre groupes de dirigeants, sous différents formats. «Pas avant 17h30», selon un porte-parole du Conseil européen. «À ce stade, il s’agit (…) de clarifier s’il est réellement possible de parvenir à un accord», s’est lamentée une source diplomatique espagnole. Les chances de trouver un accord n’étaient «pas fameuses», résumait une autre source diplomatique européenne.

«J’ai rarement vu en 7 ans des positions aussi diamétralement opposées, sur beaucoup de points», a observé le Luxembourgeois Xavier Bettel. Selon lui, trois points principaux sont «à clarifier» : le volume du fonds de relance, la façon d’administrer les fonds, et la corrélation avec le respect de l’État de droit. Et l’unanimité nécessaire des Vingt-Sept rend un compromis particulièrement difficile.

Dimanche matin, la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union, n’écartait pas le risque d’un échec des négociations. «Il y a beaucoup de bonne volonté (…) mais il est aussi possible qu’aucun résultat ne soit obtenu aujourd’hui», a-t-elle déclaré. De son côté, le président français Emmanuel Macron avait prévenu que les «compromis» ne pouvaient pas se faire «au prix de l’ambition européenne».

Les deux dirigeants ont retrouvé dès le début de matinée le président du Conseil européen, Charles Michel, chef d’orchestre du sommet, pour décider de la marche à suivre, après 48 heures de discussions qui n’ont pas permis de faire plier les Pays-Bas et leurs alliés «frugaux» (Danemark, Suède et Autriche, ainsi que la Finlande), très réservés sur ce projet. Ces cinq pays se sont également retrouvés de leur côté, avant de rencontrer les pays du sud, l’Italien Giuseppe Conte, l’Espagnol Pedro Sanchez et le grec Kyriakos Mitsotakis.

Réunion «très dure» samedi

Le deuxième jour de discussion, sous haute tension, s’était achevé dans la nuit de samedi à dimanche sur une réunion «très dure», selon plusieurs sources, entre le président français, la chancelière allemande et les dirigeants des quatre «frugaux» et de la Finlande.

Sur la table des négociations, un fonds constitué par une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros pour relancer l’économie européenne, qui affronte une récession historique, adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027) de 1.074 milliards d’euros.

Charles Michel tentait de «tester» une nouvelle proposition chiffrée dimanche avant de rouvrir la séance plénière. Une option est de modifier la répartition entre prêts et subventions en augmentant la part des premiers à 300 milliards (contre 250 dans la proposition initiale) sans réduire la part des subventions directement destinées aux États pour soutenir leurs plans de relance.

France et Allemagne ont indiqué ne pas vouloir descendre sous la barre de 400 milliards pour la partie subventions. Les «frugaux» préfèrent nettement les prêts, que chaque État doit personnellement rembourser, aux subventions.

Par Le Figaro avec AFP

La France et ses alliés sahéliens tiennent un sommet contre le djihadisme

juin 29, 2020

Six mois après avoir décidé d’intensifier leur effort dans la région, les pays du G5 Sahel et la France font le point ce mardi à Nouakchott, en Mauritanie.

Les pays du G5 Sahel et la France font le point mardi à Nouakchott sur leur combat contre les djihadistes six mois après avoir décidé d’intensifier l’effort commun pour reconquérir le terrain perdu dans la région. Le constat attendu des pertes infligées à l’ennemi au cours de ces six mois est contre-balancé par la précarité de la situation et le peu de progrès accompli sur les fronts autres que militaire: la reconstruction politique et civile, ainsi que la réconciliation. Or ces volets sont unanimement jugés indispensables pour sortir la sous-région de la spirale des violences commencée en 2012 dans le nord du Mali.

En janvier, le sommet de Pau (France) avait été organisé sous la pression d’une série de revers des armées de la région face aux djihadistes, de la mort de treize soldats français en opération et de remises en question de l’intervention française. Les chefs d’Etat du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) et l’allié français s’étaient entendus pour resserrer les rangs. Ils avaient décidé de concentrer leur action contre l’organisation Etat islamique dans la «zone des trois frontières» (Mali, Burkina, Niger) sous un commandement conjoint de la force française Barkhane et de la Force antidjihadiste du G5 Sahel, se donnant rendez-vous pour un nouvel état des lieux à Nouakchott.

Les six mêmes présidents sont annoncés présents physiquement mardi dans la capitale mauritanienne, leur premier déplacement officiel à l’étranger pour les Sahéliens, le premier hors d’Europe pour le Français Emmanuel Macron depuis le début de la pandémie de coronavirus. Les six hommes et des représentants d’organisations internationales (Union africaine, Francophonie, Onu, Union européenne) s’entretiendront à huis clos. Motif de satisfaction pour la France, qui cherche depuis des mois à impliquer ses partenaires européens: la réunion sera ensuite élargie aux chefs de gouvernement allemand, espagnol et italien, par visioconférence pour la plupart. La progression rapide du Covid-19 en Mauritanie, l’arrivée de délégations en provenance de différents pays alors que les frontières aériennes sont fermées, les exigences de la distanciation ont confronté les autorités à un casse-tête logistique.

«Période de consolidation»

Au cours des six mois écoulés, la France a augmenté les effectifs de Barkhane de 500 militaires pour les porter à 5.100. Elle et ses partenaires ont multiplié les offensives dans la zone des trois frontières, revendiquant la «neutralisation» de centaines de djihadistes. A Nouakchott, il s’agira selon l’Elysée d’ouvrir une «période de consolidation» dans cette région. Autre succès enregistré: dans le nord du Mali, où les forces spéciales françaises, aiguillées par un drone américain, ont tué le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’Algérien Abdelmalek Droukdal. «On a inversé le principe d’incertitude. C’est nous qui sommes imprévisibles pour les groupes terroristes», se félicitait juste après l’opération un haut gradé français.

D’autres relativisent ces succès: à l’Onu début juin, les Etats-unis s’inquiétaient d’une «incapacité des signataires (de l’accord de paix de 2015 au Mali, NDLR) à faire des progrès significatifs» qui «perpétue l’aggravation de la situation sécuritaire au Sahel». «Le nombre d’attaques dans la région de l’Ouest sahélien a augmenté de 250 pour cent depuis 2018. Les pays partenaires restent déterminés contre le terrorisme, mais n’ont pas les moyens de contenir ni réduire la menace de façon soutenue», estime le département d’État américain dans un rapport récemment publié.

Dans le centre du Mali, les affrontements locaux sont «largement passés inaperçus ces derniers mois», note Ibrahim Maïga, chercheur à l’Institut d’études de sécurité (ISS) à Bamako. Les groupes djihadistes étendent leur emprise au Burkina, qui s’enfonce dangereusement. Au Burkina, au Mali, au Niger, les accusations d’exactions contre les civils se sont aussi multipliées depuis le sommet de Pau contre les armées nationales.

La communauté internationale suit aussi avec préoccupation les évolutions politiques, alors que 2020 est une échéance électorale dans les trois pays: législatives en mars/avril au Mali, et surtout présidentielle au Burkina et au Niger à la fin de l’année. Au Burkina, des zones entières menacent d’être privées du scrutin présidentiel, qui risque donc d’être contesté. Quant au Mali, son président est confronté à une importante contestation intérieure dont l’issue pour l’instant imprévisible inquiète ses voisins ouest-africains et ses alliés.

Par Le Figaro avec AFP

Afrique centrale : sommet extraordinaire de chefs d’Etat sur l’avenir du franc CFA

novembre 22, 2019

Le président camerounais Paul Biya a présidé vendredi à Yaoundé l’ouverture d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), qui regroupe six pays, pour débattre notamment de l’avenir du franc CFA. Après les pays d’Afrique de l’Ouest, c’est au tour de l’Afrique centrale de questionner la pertinence d’une monnaie aux réserves de change déposées en France et convertible en euro, présentée par certains comme «héritée de la colonisation». «Les présentes assises nous donnent à nouveau l’occasion d’échanger et d’arrêter des mesures complémentaires pouvant consolider le redressement économique de notre sous-région», a déclaré Paul Biya.

Le sommet de Yaoundé, qui doit s’achever vendredi, est consacré notamment à la situation économique des pays de la Cémac que sont le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Dans un dossier de presse transmis à l’AFP, la présidence camerounaise a indiqué que l’avenir du franc CFA faisait aussi partie des thèmes inscrits à l’ordre du jour des travaux des chefs d’Etat qui se déroulent à huis clos.

Frein au développement ?

«La monnaie héritée de la colonisation (le franc CFA) divise les économistes et les chefs d’Etat de la zone Franc», a écrit la présidence camerounaise. Cette monnaie «est présentée par de nombreux experts en finances comme un frein au développement», a-t-elle ajouté. «Ceux qui sont pour le maintien du franc CFA avancent l’argument de la stabilité qu’offre cette monnaie face aux spéculations», a poursuivi la présidence camerounaise, sans préciser quelle était la position du Cameroun.

La zone franc est constituée des pays de la Cémac et de ceux de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), où certains officiels ont ouvertement pris position en faveur du remplacement du franc CFA par une autre monnaie. En Afrique centrale, les dirigeants sont plus réservés sur la question.

Cinq chefs d’Etat sur les six que compte la Cémac prennent part au sommet de Yaoundé. Il s’agit du Camerounais Paul Biya, du Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, du Congolais Denis Sassou Nguesso, de l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et du Tchadien Idriss Déby Itno. Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, est représenté par son Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé.

Par Le Figaro avec AFP

Russie: Poutine accueille l’Afrique à Sotchi

octobre 23, 2019

 

Le sommet symbolise les ambitions grandissantes de Moscou dans une région où Chinois et Occidentaux ont plusieurs longueurs d’avance.

RUSSIA-EGYPT-DIPLOMACY-POLITICS

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et Vladimir Poutine, le 17 octobre 2018. Pavel Golovkin / POOL / AFP

Vladimir Poutine ouvre mercredi le «sommet Russie-Afrique», premier du genre et symbole des ambitions grandissantes de Moscou dans une région où Chinois et Occidentaux ont plusieurs longueurs d’avance. Devant plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement africains, le président russe ouvrira ce sommet à 8h GMT dans la station balnéaire de Sotchi avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui préside l’Union africaine. Au programme du sommet, réplique des «forums sur la coopération sino-africaine» qui ont permis à Pékin de devenir le premier partenaire du continent, deux jours de discussions sur des thèmes allant des «technologies nucléaires au service du développement de l’Afrique» aux «minerais africains au profit des peuples d’Afrique».

Comme son équivalent chinois, la rencontre a vocation à être organisée tous les trois ans. Pour cette première, Moscou a mis les petits plats dans les grands. «Quarante-trois pays seront représentés par leurs dirigeants. Et onze autres par des vice-présidents, chefs de la diplomatie ou ambassadeurs», a dit aux journalistes le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov. Soit les 54 États africains. Des poids lourd seront là, du Sud-Africain Cyril Ramaphosa au Nigérian Muhammadu Buhari, tout comme des partenaires historiques tel l’Angolais Joao Lourenço ou plus récents comme le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Des pays où la Russie est quasi absente seront aussi représentés, à l’instar de la Côte d’Ivoire avec son président Alassane Ouattara, qui aura en tête l’éventuelle conclusion d’un accord de coopération militaire.

Pas d’ingérence politique

Pour le président russe, qui a programmé 13 rencontres bilatérales, le forum sera l’occasion de démontrer qu’il a les intérêts africains à cœur, lui qui en 20 ans ne s’est déplacé que trois fois en Afrique subsaharienne, toujours en Afrique du Sud. «Nous sommes en train de préparer et de réaliser des projets d’investissements avec des participations russes qui se comptent en milliards de dollars», a-t-il souligné dans un entretien diffusé lundi par l’agence Tass. Car Moscou, après cinq années de sanctions économiques occidentales, a un besoin crucial de partenaires et de débouchés pour conjurer sa croissance atone. Dans un contexte de tensions exacerbées avec les pays occidentaux, le sommet de Sotchi sera aussi l’occasion pour la Russie, après son grand retour au Moyen-Orient à la faveur de ses succès syriens, de montrer qu’elle est une puissance d’influence mondiale.

Reste que l’époque où l’influence soviétique s’exerçait un peu partout sur le continent se fait lointaine. A l’époque, Moscou s’était taillé une place de choix par son soutien aux luttes pour la décolonisation, mais la chute de l’URSS a provoqué un spectaculaire reflux. En 2018, les échanges commerciaux entre la Russie et l’Afrique s’élevaient à 20 milliards de dollars, moins de la moitié de ceux de la France et dix fois moins que la Chine. Et la majorité du commerce concerne les armes, rare domaine dans lequel la Russie reste en tête. Pour retourner la tendance, Vladimir Poutine vante une coopération sans ingérence «politique ou autre», à l’heure où certains acteurs africains, inquiets de leur dépendance financière, commencent à ressentir une forme de lassitude face à la Chine.

«Il est normal et naturel que la Russie veuille approfondir ses relations avec l’Afrique, de la même manière que la Chine, le Japon, les États-Unis et les pays de l’UE», avait expliqué à l’AFP quelques semaines avant le sommet le ministre des Affaires étrangères de Cap-Vert, Luis Filipe Tavares. Mais Moscou a encore du chemin pour concurrencer la Chine ou les Occidentaux. «La Russie n’est pas l’Union soviétique. Elle manque des ressources, de l’idéologie et de l’attrait de son prédécesseur», note Paul Stronski, du Centre Carnegie à Moscou.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Chine salue la «grande portée» du sommet Kim-Trump

juillet 1, 2019

 

La Chine a salué ce lundi la «grande portée» de la rencontre la veille entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et Donald Trump, et appelé à «profiter des circonstances favorables» pour progresser vers la dénucléarisation. Après avoir retrouvé Kim Jong-un dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées, Donald Trump a effectué dimanche quelques pas en territoire nord-coréen – une première pour un président américain en exercice.

Suite à un entretien côté Sud, il a ensuite raccompagné le jeune dirigeant côté Nord et annoncé que des négociateurs des deux pays reprendraient leurs discussions «d’ici deux à trois semaines» sur le programme nucléaire de Pyongyang. «Cela mérite d’être salué», a déclaré lors d’une conférence de presse régulière Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«La [Corée du Nord] et les États-Unis sont convenus de reprendre dans un proche avenir leurs consultations au niveau des groupes de travail. Cela est d’une grande portée», a souligné Geng Shuang. Il a appelé les parties concernées «à profiter des circonstances favorables, à faire un pas les uns vers les autres, et à rechercher activement des solutions efficaces aux préoccupations de chacun» afin de progresser vers la dénucléarisation.

La rencontre historique de ce weekend entre Kim Jong-un et Donald Trump est intervenue un peu plus d’une semaine après la visite en Corée du Nord de Xi Jinping – la première d’un président chinois en 14 ans. Un voyage triomphal qui avait pour but de raffermir les liens entre les deux pays, alliés traditionnels, après une période de refroidissement due au soutien de Pékin aux sanctions de l’ONU visant Pyongyang.

Des analystes avaient suggéré que Xi Jinping a pu utiliser sa visite en Corée du Nord afin de peser face à Donald Trump dans les discussions bilatérales au sommet du G20 au Japon ce weekend. Les deux hommes sont convenus samedi d’une trêve dans leur guerre commerciale, Washington s’engageant notamment à ne pas imposer de nouvelles surtaxes douanières à l’importation de produits chinois.

Par Le Figaro.fr avec AFP