Posts Tagged ‘sommet’

UE: le record de Nice, plus long sommet de l’histoire, en passe d’être battu

juillet 20, 2020

En 2000, le sommet qui réunissait à l’époque quinze dirigeants européens avait duré 85 heures, laissant Jacques Chirac, président de séances, épuisé.

Quatre jours et une quatrième nuit de négociation: les dirigeants européens, réunis à Bruxelles sur le plan de relance de l’UE, sont en passe de battre le record du sommet de Nice de 2000 qui avait duré 85 heures.

Déjà à cette époque, alors que l’UE ne comptait que 15 membres, la bataille dans la cité balnéaire de la Côte d’Azur opposait les petits contre les grands et les Etats du Nord contre ceux du Sud pour l’arrivée des pays de l’Est de l’Europe. Le sommet s’était ouvert peu après 15H00 locales, le jeudi 7 décembre. Il avait été précédé par une conférence entre les 15 membres de l’UE et les pays alors candidats à l’adhésion –principalement d’Europe de l’est–. En tenant compte de cette conférence, le sommet a démarré près de cinq heures plus tôt, peu avant 10H00 locales et a duré près de 91 heures. Au menu des négociations à 15: la réforme des institutions de l’UE dans la perspective de son élargissement. «Ce fut un grand marchandage pour parvenir à l’accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi 11 décembre à 4H26 du matin –selon une alerte de l’AFP d’alors– dans l’épuisement général», ont raconté plusieurs participants. Il s’agissait de s’entendre sur l’introduction de décision à la majorité des Etats membres et non plus l’unanimité dans certains domaines politiques précis afin d’éviter les blocages et sur une nouvelle répartition de la pondération des voix entre les pays.

«Pas normal de finir à 5 heures du matin»

Contrairement à aujourd’hui, il n’existait pas de président du Conseil européen, sorte de chef d’orchestre du sommet, un rôle assuré actuellement par l’ex-Premier ministre belge, Charles Michel. Le dirigeant français, Jacques Chirac, présidait alors les séances. Lors du quatrième jour, il faisait tout pour parvenir à un accord et mettait sur la table à un rythme effréné toutes les questions en suspens. Résultat: la délégation belge, vexée de ne pas voir suffisamment considérée sa position sur les droits de vote de son pays, claqua la porte de la séance. Elle avait en effet été contrainte de décrocher par rapport aux Pays-Bas, devenant un plus petit pays en terme de voix. A plusieurs reprises, le sommet manqua de capoter. Mais, finalement la Belgique abandonna la résistance.«Pour leur faire accepter le décrochage vis-à-vis des Pays-Bas, on lui a vendu tous les conseils européens à Bruxelles», rappelle un des participants. Epuisé, Chirac appela alors à une réforme des méthodes de travail de l’Union. «Ce n’est pas normal de finir à 5 heures du matin», avait-il alors remarqué.

Traiteur contre cantine

Mais rien n’a changé. Les séances de travail de nuit continuent, les sommets se sont multipliés et avec 27 pays membres de l’Union, il est encore moins facile de trouver un compromis. Un détail reste du marathon de Nice: le buffet offert par la présidence française, préparé par un traiteur français de renom connu pour ses macarons, se souviennent les journalistes qui ont couvert l’évènement. Ce temps est révolu. Désormais, les repas sont servis à la cantine du batiment du Conseil européen par une société spécialisés et ils sont payants. Et pour le sommet extraordinaire consacré à la relance de l’économie, la pandémie a frappé: il était impossible d’organiser une salle de presse pour des raisons de sécurité sanitaire et la presse a donc été priée de rester à la maison.

Par Le Figaro avec AFP

Plan de relance européen : vers un échec des négociations ?

juillet 19, 2020

Les Vingt-Sept sont réunis depuis vendredi en sommet à Bruxelles pour tenter de s’entendre sur un plan de relance post-coronavirus.

L’ombre d’un échec plane sur le sommet européen qui se tient à Bruxelles depuis trois jours. Les dirigeants des vingt-sept États membres apparaissent profondément divisés sur le plan de relance économique post-coronavirus.

D’abord prévue à midi dimanche, la reprise du sommet a été reportée à un horaire inconnu pour laisser place à de multiples rencontres entre groupes de dirigeants, sous différents formats. «Pas avant 17h30», selon un porte-parole du Conseil européen. «À ce stade, il s’agit (…) de clarifier s’il est réellement possible de parvenir à un accord», s’est lamentée une source diplomatique espagnole. Les chances de trouver un accord n’étaient «pas fameuses», résumait une autre source diplomatique européenne.

«J’ai rarement vu en 7 ans des positions aussi diamétralement opposées, sur beaucoup de points», a observé le Luxembourgeois Xavier Bettel. Selon lui, trois points principaux sont «à clarifier» : le volume du fonds de relance, la façon d’administrer les fonds, et la corrélation avec le respect de l’État de droit. Et l’unanimité nécessaire des Vingt-Sept rend un compromis particulièrement difficile.

Dimanche matin, la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union, n’écartait pas le risque d’un échec des négociations. «Il y a beaucoup de bonne volonté (…) mais il est aussi possible qu’aucun résultat ne soit obtenu aujourd’hui», a-t-elle déclaré. De son côté, le président français Emmanuel Macron avait prévenu que les «compromis» ne pouvaient pas se faire «au prix de l’ambition européenne».

Les deux dirigeants ont retrouvé dès le début de matinée le président du Conseil européen, Charles Michel, chef d’orchestre du sommet, pour décider de la marche à suivre, après 48 heures de discussions qui n’ont pas permis de faire plier les Pays-Bas et leurs alliés «frugaux» (Danemark, Suède et Autriche, ainsi que la Finlande), très réservés sur ce projet. Ces cinq pays se sont également retrouvés de leur côté, avant de rencontrer les pays du sud, l’Italien Giuseppe Conte, l’Espagnol Pedro Sanchez et le grec Kyriakos Mitsotakis.

Réunion «très dure» samedi

Le deuxième jour de discussion, sous haute tension, s’était achevé dans la nuit de samedi à dimanche sur une réunion «très dure», selon plusieurs sources, entre le président français, la chancelière allemande et les dirigeants des quatre «frugaux» et de la Finlande.

Sur la table des négociations, un fonds constitué par une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros pour relancer l’économie européenne, qui affronte une récession historique, adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027) de 1.074 milliards d’euros.

Charles Michel tentait de «tester» une nouvelle proposition chiffrée dimanche avant de rouvrir la séance plénière. Une option est de modifier la répartition entre prêts et subventions en augmentant la part des premiers à 300 milliards (contre 250 dans la proposition initiale) sans réduire la part des subventions directement destinées aux États pour soutenir leurs plans de relance.

France et Allemagne ont indiqué ne pas vouloir descendre sous la barre de 400 milliards pour la partie subventions. Les «frugaux» préfèrent nettement les prêts, que chaque État doit personnellement rembourser, aux subventions.

Par Le Figaro avec AFP

La France et ses alliés sahéliens tiennent un sommet contre le djihadisme

juin 29, 2020

Six mois après avoir décidé d’intensifier leur effort dans la région, les pays du G5 Sahel et la France font le point ce mardi à Nouakchott, en Mauritanie.

Les pays du G5 Sahel et la France font le point mardi à Nouakchott sur leur combat contre les djihadistes six mois après avoir décidé d’intensifier l’effort commun pour reconquérir le terrain perdu dans la région. Le constat attendu des pertes infligées à l’ennemi au cours de ces six mois est contre-balancé par la précarité de la situation et le peu de progrès accompli sur les fronts autres que militaire: la reconstruction politique et civile, ainsi que la réconciliation. Or ces volets sont unanimement jugés indispensables pour sortir la sous-région de la spirale des violences commencée en 2012 dans le nord du Mali.

En janvier, le sommet de Pau (France) avait été organisé sous la pression d’une série de revers des armées de la région face aux djihadistes, de la mort de treize soldats français en opération et de remises en question de l’intervention française. Les chefs d’Etat du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) et l’allié français s’étaient entendus pour resserrer les rangs. Ils avaient décidé de concentrer leur action contre l’organisation Etat islamique dans la «zone des trois frontières» (Mali, Burkina, Niger) sous un commandement conjoint de la force française Barkhane et de la Force antidjihadiste du G5 Sahel, se donnant rendez-vous pour un nouvel état des lieux à Nouakchott.

Les six mêmes présidents sont annoncés présents physiquement mardi dans la capitale mauritanienne, leur premier déplacement officiel à l’étranger pour les Sahéliens, le premier hors d’Europe pour le Français Emmanuel Macron depuis le début de la pandémie de coronavirus. Les six hommes et des représentants d’organisations internationales (Union africaine, Francophonie, Onu, Union européenne) s’entretiendront à huis clos. Motif de satisfaction pour la France, qui cherche depuis des mois à impliquer ses partenaires européens: la réunion sera ensuite élargie aux chefs de gouvernement allemand, espagnol et italien, par visioconférence pour la plupart. La progression rapide du Covid-19 en Mauritanie, l’arrivée de délégations en provenance de différents pays alors que les frontières aériennes sont fermées, les exigences de la distanciation ont confronté les autorités à un casse-tête logistique.

«Période de consolidation»

Au cours des six mois écoulés, la France a augmenté les effectifs de Barkhane de 500 militaires pour les porter à 5.100. Elle et ses partenaires ont multiplié les offensives dans la zone des trois frontières, revendiquant la «neutralisation» de centaines de djihadistes. A Nouakchott, il s’agira selon l’Elysée d’ouvrir une «période de consolidation» dans cette région. Autre succès enregistré: dans le nord du Mali, où les forces spéciales françaises, aiguillées par un drone américain, ont tué le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’Algérien Abdelmalek Droukdal. «On a inversé le principe d’incertitude. C’est nous qui sommes imprévisibles pour les groupes terroristes», se félicitait juste après l’opération un haut gradé français.

D’autres relativisent ces succès: à l’Onu début juin, les Etats-unis s’inquiétaient d’une «incapacité des signataires (de l’accord de paix de 2015 au Mali, NDLR) à faire des progrès significatifs» qui «perpétue l’aggravation de la situation sécuritaire au Sahel». «Le nombre d’attaques dans la région de l’Ouest sahélien a augmenté de 250 pour cent depuis 2018. Les pays partenaires restent déterminés contre le terrorisme, mais n’ont pas les moyens de contenir ni réduire la menace de façon soutenue», estime le département d’État américain dans un rapport récemment publié.

Dans le centre du Mali, les affrontements locaux sont «largement passés inaperçus ces derniers mois», note Ibrahim Maïga, chercheur à l’Institut d’études de sécurité (ISS) à Bamako. Les groupes djihadistes étendent leur emprise au Burkina, qui s’enfonce dangereusement. Au Burkina, au Mali, au Niger, les accusations d’exactions contre les civils se sont aussi multipliées depuis le sommet de Pau contre les armées nationales.

La communauté internationale suit aussi avec préoccupation les évolutions politiques, alors que 2020 est une échéance électorale dans les trois pays: législatives en mars/avril au Mali, et surtout présidentielle au Burkina et au Niger à la fin de l’année. Au Burkina, des zones entières menacent d’être privées du scrutin présidentiel, qui risque donc d’être contesté. Quant au Mali, son président est confronté à une importante contestation intérieure dont l’issue pour l’instant imprévisible inquiète ses voisins ouest-africains et ses alliés.

Par Le Figaro avec AFP

Afrique centrale : sommet extraordinaire de chefs d’Etat sur l’avenir du franc CFA

novembre 22, 2019

Le président camerounais Paul Biya a présidé vendredi à Yaoundé l’ouverture d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), qui regroupe six pays, pour débattre notamment de l’avenir du franc CFA. Après les pays d’Afrique de l’Ouest, c’est au tour de l’Afrique centrale de questionner la pertinence d’une monnaie aux réserves de change déposées en France et convertible en euro, présentée par certains comme «héritée de la colonisation». «Les présentes assises nous donnent à nouveau l’occasion d’échanger et d’arrêter des mesures complémentaires pouvant consolider le redressement économique de notre sous-région», a déclaré Paul Biya.

Le sommet de Yaoundé, qui doit s’achever vendredi, est consacré notamment à la situation économique des pays de la Cémac que sont le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Dans un dossier de presse transmis à l’AFP, la présidence camerounaise a indiqué que l’avenir du franc CFA faisait aussi partie des thèmes inscrits à l’ordre du jour des travaux des chefs d’Etat qui se déroulent à huis clos.

Frein au développement ?

«La monnaie héritée de la colonisation (le franc CFA) divise les économistes et les chefs d’Etat de la zone Franc», a écrit la présidence camerounaise. Cette monnaie «est présentée par de nombreux experts en finances comme un frein au développement», a-t-elle ajouté. «Ceux qui sont pour le maintien du franc CFA avancent l’argument de la stabilité qu’offre cette monnaie face aux spéculations», a poursuivi la présidence camerounaise, sans préciser quelle était la position du Cameroun.

La zone franc est constituée des pays de la Cémac et de ceux de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), où certains officiels ont ouvertement pris position en faveur du remplacement du franc CFA par une autre monnaie. En Afrique centrale, les dirigeants sont plus réservés sur la question.

Cinq chefs d’Etat sur les six que compte la Cémac prennent part au sommet de Yaoundé. Il s’agit du Camerounais Paul Biya, du Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, du Congolais Denis Sassou Nguesso, de l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et du Tchadien Idriss Déby Itno. Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, est représenté par son Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé.

Par Le Figaro avec AFP

Russie: Poutine accueille l’Afrique à Sotchi

octobre 23, 2019

 

Le sommet symbolise les ambitions grandissantes de Moscou dans une région où Chinois et Occidentaux ont plusieurs longueurs d’avance.

RUSSIA-EGYPT-DIPLOMACY-POLITICS

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et Vladimir Poutine, le 17 octobre 2018. Pavel Golovkin / POOL / AFP

Vladimir Poutine ouvre mercredi le «sommet Russie-Afrique», premier du genre et symbole des ambitions grandissantes de Moscou dans une région où Chinois et Occidentaux ont plusieurs longueurs d’avance. Devant plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement africains, le président russe ouvrira ce sommet à 8h GMT dans la station balnéaire de Sotchi avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui préside l’Union africaine. Au programme du sommet, réplique des «forums sur la coopération sino-africaine» qui ont permis à Pékin de devenir le premier partenaire du continent, deux jours de discussions sur des thèmes allant des «technologies nucléaires au service du développement de l’Afrique» aux «minerais africains au profit des peuples d’Afrique».

Comme son équivalent chinois, la rencontre a vocation à être organisée tous les trois ans. Pour cette première, Moscou a mis les petits plats dans les grands. «Quarante-trois pays seront représentés par leurs dirigeants. Et onze autres par des vice-présidents, chefs de la diplomatie ou ambassadeurs», a dit aux journalistes le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov. Soit les 54 États africains. Des poids lourd seront là, du Sud-Africain Cyril Ramaphosa au Nigérian Muhammadu Buhari, tout comme des partenaires historiques tel l’Angolais Joao Lourenço ou plus récents comme le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Des pays où la Russie est quasi absente seront aussi représentés, à l’instar de la Côte d’Ivoire avec son président Alassane Ouattara, qui aura en tête l’éventuelle conclusion d’un accord de coopération militaire.

Pas d’ingérence politique

Pour le président russe, qui a programmé 13 rencontres bilatérales, le forum sera l’occasion de démontrer qu’il a les intérêts africains à cœur, lui qui en 20 ans ne s’est déplacé que trois fois en Afrique subsaharienne, toujours en Afrique du Sud. «Nous sommes en train de préparer et de réaliser des projets d’investissements avec des participations russes qui se comptent en milliards de dollars», a-t-il souligné dans un entretien diffusé lundi par l’agence Tass. Car Moscou, après cinq années de sanctions économiques occidentales, a un besoin crucial de partenaires et de débouchés pour conjurer sa croissance atone. Dans un contexte de tensions exacerbées avec les pays occidentaux, le sommet de Sotchi sera aussi l’occasion pour la Russie, après son grand retour au Moyen-Orient à la faveur de ses succès syriens, de montrer qu’elle est une puissance d’influence mondiale.

Reste que l’époque où l’influence soviétique s’exerçait un peu partout sur le continent se fait lointaine. A l’époque, Moscou s’était taillé une place de choix par son soutien aux luttes pour la décolonisation, mais la chute de l’URSS a provoqué un spectaculaire reflux. En 2018, les échanges commerciaux entre la Russie et l’Afrique s’élevaient à 20 milliards de dollars, moins de la moitié de ceux de la France et dix fois moins que la Chine. Et la majorité du commerce concerne les armes, rare domaine dans lequel la Russie reste en tête. Pour retourner la tendance, Vladimir Poutine vante une coopération sans ingérence «politique ou autre», à l’heure où certains acteurs africains, inquiets de leur dépendance financière, commencent à ressentir une forme de lassitude face à la Chine.

«Il est normal et naturel que la Russie veuille approfondir ses relations avec l’Afrique, de la même manière que la Chine, le Japon, les États-Unis et les pays de l’UE», avait expliqué à l’AFP quelques semaines avant le sommet le ministre des Affaires étrangères de Cap-Vert, Luis Filipe Tavares. Mais Moscou a encore du chemin pour concurrencer la Chine ou les Occidentaux. «La Russie n’est pas l’Union soviétique. Elle manque des ressources, de l’idéologie et de l’attrait de son prédécesseur», note Paul Stronski, du Centre Carnegie à Moscou.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Chine salue la «grande portée» du sommet Kim-Trump

juillet 1, 2019

 

La Chine a salué ce lundi la «grande portée» de la rencontre la veille entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et Donald Trump, et appelé à «profiter des circonstances favorables» pour progresser vers la dénucléarisation. Après avoir retrouvé Kim Jong-un dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées, Donald Trump a effectué dimanche quelques pas en territoire nord-coréen – une première pour un président américain en exercice.

Suite à un entretien côté Sud, il a ensuite raccompagné le jeune dirigeant côté Nord et annoncé que des négociateurs des deux pays reprendraient leurs discussions «d’ici deux à trois semaines» sur le programme nucléaire de Pyongyang. «Cela mérite d’être salué», a déclaré lors d’une conférence de presse régulière Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«La [Corée du Nord] et les États-Unis sont convenus de reprendre dans un proche avenir leurs consultations au niveau des groupes de travail. Cela est d’une grande portée», a souligné Geng Shuang. Il a appelé les parties concernées «à profiter des circonstances favorables, à faire un pas les uns vers les autres, et à rechercher activement des solutions efficaces aux préoccupations de chacun» afin de progresser vers la dénucléarisation.

La rencontre historique de ce weekend entre Kim Jong-un et Donald Trump est intervenue un peu plus d’une semaine après la visite en Corée du Nord de Xi Jinping – la première d’un président chinois en 14 ans. Un voyage triomphal qui avait pour but de raffermir les liens entre les deux pays, alliés traditionnels, après une période de refroidissement due au soutien de Pékin aux sanctions de l’ONU visant Pyongyang.

Des analystes avaient suggéré que Xi Jinping a pu utiliser sa visite en Corée du Nord afin de peser face à Donald Trump dans les discussions bilatérales au sommet du G20 au Japon ce weekend. Les deux hommes sont convenus samedi d’une trêve dans leur guerre commerciale, Washington s’engageant notamment à ne pas imposer de nouvelles surtaxes douanières à l’importation de produits chinois.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Chine-Afrique: affluence record de chefs d’État et de gouvernement au sommet de Pékin

septembre 2, 2018

Le président chinois Xi Jinping avec son homologue Paul Kagame, à Kigali, le 23 juillet 2018. © Stringer/AP/SIPA

Le 7e Forum sur la coopération sino-africaine s’ouvre ce lundi 3 septembre, à Pékin, sur fond de crise de la dette. Pendant deux jours, les dirigeants de 53 pays africains tenteront, entre autres, de renégocier les conditions de financement de leurs projets.

Sommet Chine-Afrique, les 3 et 4 septembre à Pékin

Seul le Swaziland manquera à l’appel. Dernière alliée de Taïwan en Afrique, la petite monarchie sera l’unique État africain à ne pas être représenté à Pékin lors de l’ouverture, le 3 septembre, du 7e Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), qui aura, pour la troisième fois de son histoire depuis 2001, valeur de sommet.

En présence du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutterres, de nombreux chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour ce qui s’annonce comme le plus grand événement diplomatique de l’année dans l’Empire du Milieu. Un millier de participants sont en effet attendus pendant deux jours.

Premier arrivé, dès le 28 août, l’Ivoirien Alassane Dramane Ouattara a, depuis, été rejoint par le Béninois Patrice Talon, le Sénégalais Macky Sall (coprésident du sommet), le Gabonais Ali Bongo, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Rwandais Paul Kagame, le Camerounais Paul Biya, le Guinéen Alpha Condé, le Nigérian Muhammadu Buhari et le Sud-Africain Cyril Ramaphosa. Le Maroc est représenté par son Premier ministre, Saadeddine El Othmani, l’Algérie ayant, elle, délégué son ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

Entretiens avec Xi Jinping

La plupart des chefs d’État ont pu s’entretenir ce week-end avec leur homologue Xi Jinping et signer des mémorandums. Neuf accords de coopération ont été ainsi paraphés le 31 août, au Grand palais du peuple, par le président ivoirien pour la création du port sec de Ferkessedougou, l’extension de l’aéroport d’Abidjan ou la conception et la construction de la centrale thermique de San Pedro.

Scellant le rétablissement des liens diplomatiques avec Pékin, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a également échangé avec les dirigeants d’entreprises de construction (China Harbour Engineering Company – CHEC -, China Three Gorges Corporation et CGCOC) et d’institutions de financement (China Development Bank et Eximbank), faisant le point sur les projets d’infrastructures comme le chemin de fer vers le Ghana. CHEC négocie actuellement un prêt avec l’Eximbank chinoise pour la construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso (1,3 milliard de dollars). Alpha Barry, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, a annoncé que les dons seraient « trois fois supérieurs à ceux qui étaient alloués par Taïwan » d’ici à la fin 2018.

Parmi les contrats signés, on peut aussi mentionner trois projets autoroutiers au Cameroun, un investissement de 180 millions d’euros dans une centrale hydro-électrique de 70 MW au nord du Gabon, des projets d’infrastructures télécom – pour 328 millions de dollars – au Nigeria… D’autres accords pourraient être bouclés d’ici à mardi 4 septembre.

Le Sénégal espère, par exemple, obtenir 500 milliards de francs CFA de financements pour des infrastructures autoroutières et pour le lancement de la deuxième phase du pôle urbain de Diamniadio. La RD Congo souhaite, quant à elle, solliciter Pékin pour le financement du barrage du Grand Inga.

Nouvelles routes de la Soie

Dans le cadre de l’initiative des nouvelles routes de la Soie, grand dessein du président Xi, entamé en 2013, la Chine a multiplié les investissements sur le continent, dans les infrastructures et les parcs industriels, au cours des dernières années. Selon le Mofcom, le ministère du Commerce chinois, 3 milliards de dollars ont ainsi été investis annuellement en Afrique par Pékin depuis 2015. Une politique destinée à mieux sécuriser son approvisionnement en ressources naturelle et à développer ses échanges, quitte à délocaliser une partie de sa chaîne de production, comme la Chine a commencé à le faire en créant des zones économiques spéciales en Éthiopie, dans le but de mieux servir les consommateurs africains et européens.

Mais au-delà du financement de projets, des questions d’industrialisation et de transferts de compétences, plusieurs chefs d’État du continent sont aussi venus au Focac pour y solliciter de l’aide afin de les aider à maintenir l’équilibre de leurs finances publiques.

Car c’est près de 132 milliards de dollars de dettes que l’Afrique a contractées depuis vingt ans auprès de Pékin, selon les dernières évaluations de l’institut américain The China Africa Research Initiative (CARI), obligeant certains pays comme l’Éthiopie, la Zambie ou le Cameroun à restructurer une partie des créances détenues par la Chine.

Si le président congolais Denis Sassou Nguesso sollicitera la coopération de son plus grand créancier, dans ses négociations pour obtenir des fonds du FMI, son homologue camerounais Paul Biya espère, lui, rééchelonner ses engagements auprès d’un partenaire qui lui a octroyé 3 000 milliards de francs CFA – mobilisés depuis 2007.

Critiques occidentales

L’hôte du sommet a tenu, cette semaine, à balayer les critiques occidentales. « Les projets de développement chinois ne représentent pas la majorité de la dette des pays africains », a ainsi déclaré mardi le vice-ministre chinois du Commerce, Qian Keming, ajoutant que le fardeau de la dette avait été aggravé par la crise financière mondiale et la chute des prix des matières premières.

Reste que face à l’augmentation de la dette publique des États africains, la Chine a réduit récemment ses investissements sur le continent (si on fait exception des fonds débloqués pour l’Angola) et devrait, en dépit des annonces attendues lors du Focac, continuer à être plus regardante sur les conditions d’attribution de ses financements.

Elle a jusqu’à mardi pour définir avec ses partenaires africains un nouveau cadre de coopération pour les trois ans à venir. En 2021, le Focac se déroulera à Dakar.

Jeuneafrique.com  par

Angola: sommet régional à Luanda le 14 août sur la RDC et le Soudan du Sud

août 12, 2018

 

João Lourenço à Kinshasa, le 14 février. © Kenny Katombe /REUTERS

Luanda va accueillir mardi 14 août un sommet régional consacré à la République démocratique du Congo et au Soudan du Sud notamment, a annoncé le ministre des Affaires étrangères angolais Manuel Agosto.

Le sommet visera à « analyser l’évolution de la situation en RDC, les accords signés au Soudan du Sud pour la paix mais aussi (à) analyser la situation politico-sécuritaire sur le continent », a dit Manuel Agosto au cours d’un point de presse vendredi.

Les présidents gabonais Ali Bongo, ougandais Yoweri Museveni, rwandais Paul Kagame, zambien Edgar Lungu et congolais Joseph Kabila (RDC) et Denis Sassou Ngesso (Congo Brazzaville) devraient être présents, selon le ministère des Affaires étrangères angolais.

Accord de partage du pouvoir à Juba

Mercredi 8 août, le président de la RDC, Joseph Kabila, a créé la surprise en choisissant l’ancien ministre de l’Intérieur et secrétaire permanent du parti présidentiel (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary, comme candidat de la majorité à la présidentielle.

Le président congolais a déjà effectué deux mandats. La Constitution interdit à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, élu en 2006 et réélu dans la contestation en 2011, de se représenter.

La RDC, un des pays les plus pauvres d’Afrique malgré ses ressources, n’a jamais connu de passation pacifique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique le 30 juin 1960.

Dimanche 5 août, le président Salva Kiir, Riek Machar et l’opposition ont conclu un accord de partage du pouvoir. Faire travailler ensemble Machar et le président Kiir ne sera pas une mince affaire, leur coopération ayant toujours dans le passé abouti au chaos et au conflit, soulignent des observateurs.

Jeuneafrique.com avec AFP

Trump cible l’Allemagne au sommet de l’Otan

juillet 11, 2018

Angela Merkel et Donald Trump parlent à la presse à l’issue d’un entretien en tête-à-tête au premier jour du sommet de l’Otan à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Donald Trump a lancé mercredi, au premier jour du sommet de l’Otan, une attaque frontale contre l’Allemagne, accusée d' »enrichir » la Russie en lui achetant du gaz et de ne pas contribuer suffisamment aux efforts militaires de l’Alliance.

Très remonté, le président américain est resté sourd aux tentatives d’explications du secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg qu’il a rencontré avant l’ouverture officielle de la réunion à Bruxelles.

« L’Allemagne est complètement contrôlée par la Russie (…), elle est prisonnière de la Russie », a-t-il martelé dans une diatribe contre la première puissance économique de l’UE.

« Elle paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela ? Ce n’est pas juste », a-t-il encore asséné.

L’Allemagne prend ses décisions de manière « indépendante », a rétorqué mercredi la chancelière allemande Angela Merkel.

Donald Trump et Angela Merkel ont eu l’occasion de s’expliquer au cours d’un tête-à-tête après la première séance de travail. Le président américain a alors changé de ton, assurant avoir de « très bonnes relations » avec la chancelière.

Il a précisé avoir discuté du projet de doublement du gazoduc Nord Stream entre la Russie et l’Allemagne, auquel il est fortement opposé, mais il s’est refusé à entrer dans les détails de l’entretien.

Angela Merkel s’est dite « contente d’avoir l’occasion d’un échange de vues » avec le président américain sur les migrations et l’avenir des relations commerciales. « Nous sommes des partenaires, nous sommes de bons partenaires et nous souhaitons continuer à coopérer à l’avenir », a-t-elle simplement commenté.

Donald Trump est accueilli par le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, au premier jour du sommet à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

De son côté, le président français Emmanuel Macron a exhorté les membres de l’Otan à « ne pas fragiliser » l’Alliance atlantique, avant de s’entretenir à son tour avec Donald Trump.

Le président américain a dénoncé à plusieurs reprises le projet de doublement du gazoduc Nord Stream reliant directement la Russie à l’Allemagne et exige son abandon.

L’attaque lui permet d’enfoncer un coin dans l’unité des Européens, car ce dossier les divise.

La Pologne estime ainsi que l’Europe n’a pas besoin de Nord Stream 2 : c' »est un exemple de pays européens qui fournissent des fonds à la Russie, lui donnent des moyens qui peuvent être utilisés contre la sécurité de la Pologne », a soutenu le chef de la diplomatie polonaise Jacek Czaputowicz à son arrivée au siège de l’Otan.

Les pays de l’UE importent les deux tiers du gaz qu’ils consomment, ce qui a représenté en 2017 une facture totale de 75 milliards d’euros, selon les statistiques européennes. A ce jour, un gros tiers du gaz acheté est russe, mais les Européens cherchent à briser cette dépendance.

Les États-Unis sont engagés dans une stratégie de conquête de marchés pour leur gaz naturel. Ils en ont exporté 17,2 milliards de m3 en 2017, dont 2,2% par méthaniers vers les terminaux de l’Union européenne.

– « Langage très direct » –

Emmanuel Macron et Donald Trump arrivent au sommet de l’Otan à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © POOL/AFP / Tatyana ZENKOVICH

M. Trump s’en est aussi pris plus généralement aux membres de l’Otan qui « ne payent pas ce qu’ils devraient » pour leurs dépenses militaires.

Le secrétaire général de l’Otan a reconnu que le président américain avait utilisé un « langage très direct » mais a assuré que les Alliés étaient d’accord sur les dossiers cruciaux : la nécessité de renforcer la résilience de l’Organisation, la lutte antiterroriste et le partage plus équitable du fardeau financier.

De fait, les Européens appréhendaient une réunion difficile.

Le président des États-Unis avait quitté Washington d’humeur belliqueuse, déclarant, avec le goût de la provocation qui est le sien, que sa rencontre avec le président Russe Vladimir Poutine prévue pour lundi à Helsinki pourrait être « plus facile » que le sommet de l’Otan.

Ce comportement exaspère sur le Vieux continent.

Rompant avec le ton policé de ses prédécesseurs, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, l’a interpellé mardi pour lui dire combien ses critiques presque quotidiennes étaient déplaisantes et l’a invité à « mieux considérer » ses alliés « car l’Amérique n’en a pas tant que ça ».

– L’Allemagne doit payer –

Affrontement Trump-Merkel au sommet de l’Otan / © OTAN TV/AFP / –

Les Alliés se sont engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB à leur défense en 2024, mais une quinzaine d’Etats membres, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, la Belgique et l’Espagne, sont sous la barre de 1,4% en 2018 et seront incapables de respecter leur parole, ce qui ulcère Donald Trump.

Sa tirade contre Berlin mercredi matin s’est inscrite dans cette logique.

« L’Allemagne est un pays riche. Elle peut augmenter sa contribution dès demain sans problème », a-t-il affirmé.

Les Alliés souhaitent avoir des éclaircissements sur les intentions du président américain avant sa rencontre avec son homologue russe.

« Nous serons en mesure de discuter avec lui pendant le sommet de la relation entre l’Otan et la Russie. Il est important que l’Otan reste unie », a plaidé M. Stoltenberg.

Toutes les décisions qui seront avalisées pendant le sommet visent à renforcer la capacité de dissuasion de l’Alliance, selon le chef de l’Otan.

« Les Alliés ne doivent pas augmenter leurs dépenses pour plaire aux États-Unis, mais parce que c’est dans leur intérêt », a-t-il estimé.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2018 18h00)

Des sénateurs américains à Moscou avant le sommet Trump-Poutine

juillet 3, 2018

Moscou – Des sénateurs républicains américains ont cherché mardi à Moscou à renouer le dialogue sans éviter les sujets qui fâchent lors d’une rare visite après plusieurs années sans échanges entre parlementaires, avant le premier sommet bilatéral entre Vladimir Poutine et Donald Trump.

« Nous admettons que le monde se porterait mieux si la Russie et les Etats-Unis connaissaient moins de tensions, s’entendaient un peu mieux, mettaient peut-être de côté certaines différences », a déclaré le sénateur Richard Shelby, reçu avec la délégation américaine par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov au ministère russe des Affaires étrangères.

« Nous sommes des concurrents, mais nous n’avons pas forcément besoin d’être des adversaires », a ajouté ce sénateur républicain d’Alabama, selon des propos retransmis par la télévision russe.

S’exprimant en anglais, Sergueï Lavrov a déclaré espérer que la visite des sénateurs américains « symbolisera la reprise des relations entre les parlements américain et russe ».

« Je pense que la reprise d’un dialogue sera un événement très opportun à la veille de la prochaine rencontre entre les deux présidents » Donald Trump et Vladimir Poutine, a-t-il affirmé.

Vladimir Poutine et Donald Trump se rencontreront le 16 juillet à Helsinki pour leur premier sommet bilatéral, visant à améliorer des relations très dégradées entre Moscou et Washington, notamment en raison des soupçons d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine.

Les deux présidents ne se sont jusqu’ici rencontrés qu’en marge de réunions internationales, la dernière fois en novembre au Vietnam.

Les sénateurs américains ont ensuite rencontré des représentants du Parlement russe, dont le président de la commission des Affaires étrangères de la chambre haute du Parlement, Konstantin Kosatchev, qui a appelé à « ouvrir une ligne de communication ».

« Ceci est le début d’un dialogue mais il faut faire attention lorsque les gens ne font pas ce qu’ils disent », a déclaré le sénateur américain John Neely Kennedy, appelant la Russie « à ne pas interférer dans les élections américaines cette année ».

« Je demande (à la Russie) de partir d’Ukraine », a-t-il ajouté, quelque quatre ans après l’annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée.

Les sénateurs ne devaient pas être reçus par Vladimir Poutine, a précisé aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« Cela n’affectera pas l’intensité des contacts avec nos hôtes », a-t-il assuré, ajoutant que le Kremlin est « convaincu que les relations interparlementaires sont l’un des facteurs les plus importants des liens bilatéraux ».

Romandie.com avec(©AFP / 03 juillet 2018 15h27)