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France-Présidentielle : un premier sondage donne Éric Zemmour à 10 %

septembre 14, 2021

Le polémiste, qui n’a pas déclaré sa candidature, rassemblerait plus de voix qu’Anne Hidalgo ou Yannick Jadot, selon le baromètre Harris Interactive.

Malgre l'activation de ses soutiens depuis plusieurs mois, Eric Zemmour n'a pas encore declare sa candidature a la presidentielle.
Malgré l’activation de ses soutiens depuis plusieurs mois, Éric Zemmour n’a pas encore déclaré sa candidature à la présidentielle.© LUDOVIC MARIN / AFP

Il n’est même pas encore candidat, mais il continue de progresser dans les sondages. Éric Zemmour pourrait obtenir 10 % des suffrages s’il se présentait à l’élection présidentielle en avril prochain, selon le baromètre Harris Interactive pour Challenges en kiosque ce jeudi 16 septembre, révélé par un soutien du polémiste sur Twitter.Testé dans un scénario où la candidature de droite serait portée par Xavier Bertrand, il gagne trois points par rapport au précédent sondage, la semaine passée.

Face à lui, la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, rassemblerait 19 % des voix dans l’hypothèse où Éric Zemmour est candidat – 22 % s’il ne l’est pas – et se qualifierait ainsi pour le second tour. Le président sortant Emmanuel Macron est toujours en tête avec 23 % des intentions de vote.

Toujours dans un scénario Bertrand à droite et Zemmour candidat, Jean-Luc Mélenchon récolterait 11 % des suffrages et Anne Hidalgo, déclarée ce week-end, seulement 7 %, soit moins que le polémiste. Yannick Jadot, seul candidat écolo testé – ils sont cinq à s’affronter lors de la primaire en septembre –, ne parviendrait également à rassembler que 7 % des suffrages.

Première victime de l’essor d’Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan, leader de Debout la France, est crédité de 2 % contre 5 % dans tous les autres scénarios sans le polémiste. Celui-ci chiperait un point à Xavier Bertrand et un autre à Emmanuel Macron. À noter, sans surprise, que sa candidature ne fait pas varier les intentions de vote pour les candidats de gauche.

Il n’aura fallu qu’un été pour qu’Eric Zemmour, testé à 5 % le 16 juin par « Le Point » et l’Ifop pour doubler son étiage et le mettre à quelques encablures de vieux routiers de la politique et du suffrage universel comme Jean-Luc Mélenchon (11 %) et Xavier Bertrand (14 %).

Challenges précise qu’Eric Zemmour « réunit sur son nom 18 % des électeurs de François Fillon en 2017, en progression de 11 points par rapport à juillet, contre seulement 13 % des électeurs de Marine Le Pen en 2017, en progression de 4 points par rapport à juillet. Conséquence: dans le scénario d’une candidature d’Eric Zemmour, Xavier Bertrand perd un point en une semaine (de 15 % à 14 %) ». 

Enquête Harris Interactive pour Challenges réalisée en ligne du 10 au 13 septembre auprès d’un échantillon de 1 340 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1 063 inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur entre 1,4 et 3,1 points.

Par Le Point avec Thibaut Déléaz

Canada: Les cours en ligne ont des impacts négatifs, selon des étudiants universitaires

novembre 24, 2020

Une enquête menée auprès d’étudiants, de professeurs et de bibliothécaires universitaires en Ontario suggère que le passage à l’apprentissage en ligne a eu une incidence négative sur la qualité de l’expérience éducative.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le sondage mené auprès de 2700 personnes a été commandé par la Confédération ontarienne des associations de professeurs d’université et est publié mardi.

Il révèle que 62 % des étudiants et 76 % des professeurs et des bibliothécaires universitaires croient que l’apprentissage en ligne a eu un impact négatif sur la qualité de l’éducation.

Rahul Sapra, président de la Confédération ontarienne des associations de professeurs d’université, a noté que les résultats montrent qu’un engagement significatif entre les étudiants et les professeurs est un élément fondamental du processus d’apprentissage.

«En raison de la pandémie de COVID-19 et de la ruée vers le transfert des cours en ligne, nous avons perdu cette connexion humaine et la qualité de l’éducation en souffre», a déclaré M. Sapra.

L’enquête a révélé que la sécurité financière et l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée sont des points de stress importants pour les deux groupes.

La majorité des étudiants qui ont répondu au sondage se disent préoccupés par leur sécurité financière en raison des frais de scolarité élevés et de la diminution des possibilités de gagner un revenu.

«Depuis le début de la pandémie, les étudiants ont soulevé des inquiétudes quant à la qualité et à l’abordabilité de leur éducation», a souligné Kayla Weiler, représentante de l’Ontario à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. «Ces résultats indiquent en outre que les universités et le gouvernement de l’Ontario doivent prendre des mesures pour améliorer les conditions d’apprentissage et de travail.»

Les autres problèmes qu’ils ont cités sont leur santé mentale et leur capacité à gérer leurs responsabilités non universitaires, y compris la prestation de soins, pendant leurs études.

Les bibliothécaires et professeurs universitaires qui ont participé à l’enquête estiment qu’ils ne répondent toujours pas à leurs propres attentes envers eux-mêmes.

Avec La Presse Canadienne

États-Unis: Deux sondages donnent Biden en tête dans l’Iowa et le New Hampshire

janvier 13, 2020

L’ancien vice-président américain Joe Biden fait la course en tête dans les intentions de vote en vue de la primaire démocrate dans l’Iowa et le New Hampshire, premiers Etats à se prononcer le mois prochain, selon deux sondages publiés lundi. L’ex-colistier de Barack Obama obtiendrait 24% des suffrages dans l’Iowa, montre un sondage de l’université de Monmouth réalisé du 9 au 12 janvier auprès de 405 électeurs démocrates potentiels. Il devance de six points le sénateur du Vermont, Bernie Sanders.

L’Etat donnera le coup d’envoi des primaires démocrates le 3 février prochain. Six candidats à l’investiture du Parti démocrate en vue de la présidentielle de novembre – Joe Biden, Bernie Sanders, Pete Buttigieg, Elizabeth Warren, Amy Klobuchar et Tom Steyer – débattront mardi à Des Moines, dans l’Iowa.

Dans le New Hampshire, où la primaire aura lieu le 11 février, Biden est crédité de 26% des intentions de vote, quatre points devant Sanders, selon une enquête d’opinion de l’université Franklin Pierce réalisée du 7 au 12 janvier auprès de 434 électeurs démocrates potentiels.

Les sondages montraient jusqu’à récemment Joe Biden en difficulté dans l’Iowa et le New Hampshire, laissant entendre qu’il devrait subir quelques pertes dans les Etats précoces avant d’obtenir des résultats comme en Caroline du Sud, où il a plus de chances de l’emporter. Cependant, ces nouveaux sondages indiquent que Biden pourrait obtenir l’investiture démocrate plus rapidement que prévu. Il continue de faire la course en tête dans la plupart des sondages nationaux.

Par Le Figaro avec Reuters

RDC : les Congolais majoritairement opposés à l’alliance Tshisekedi-Kabila, selon un sondage

juin 6, 2019

Première rencontre entre le Président de la République Felix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila depuis la cérémonie de remise et reprise le 25 janvier 2019 au Palais de la Nation. © Présidence RDC

 

Félix Tshisekedi est populaire en RDC et la cote d’opinion de Joseph Kabila, si elle est relativement basse, remonte. Mais l’alliance formée par leurs coalitions politiques respectives est rejetée par plus de la moitié des Congolais. Ce sont les conclusions de deux enquêtes d’opinion réalisées aux mois de mars et mai.

C’est un résultat qui peut sembler paradoxal. Si 67% des Congolais interrogés ont une « très bonne » opinion de la gouvernance de Félix Tshisekedi depuis son investiture, en janvier dernier, plus de la moitié désapprouve l’alliance que forme sa coalition politique avec celle de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Ce ne sont pas un, mais deux sondages qu’ont publié ce mercredi le Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’Université de New York et le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci). Ils ont été réalisés par téléphone entre le 27 mars et le 6 avril pour le premier (sur un échantillon de 1 212 personnes) et du 4 au 9 mai pour le second (sur un échantillon de 1 294 personnes).

Les deux instituts ont également interrogé les personnes sondées sur les élections organisées le 30 décembre 2018. Là encore, le résultat peut sembler paradoxal. Une majorité de répondants (56%) affirme ne pas faire confiance à la Commission électorale nationale indépendante (Céni), alors que, dans le même temps, 62% des personnes interrogées se disent « satisfaits de la façon dont la démocratie fonctionne dans le pays ».

Félix Tshisekedi à 67% d’opinions favorables

« La plupart des répondants soutiennent les premiers pas de Félix Tshisekedi » note l’enquête d’opinion intitulée « Les 100 premiers jours de Tshisékedi au Pouvoir, une élection ambiguë ». « 67% ont une opinion favorable des performances de Félix Tshisekedi en tant que président de la République », notent les enquêteurs, qui soulignent par ailleurs que, « pour la première fois depuis plusieurs années, la majorité des répondants sont optimistes quant à la direction que prend le pays : 51% en mars et 61% en mai 2019, contre 19% dans un sondage de février 2018 et 27% en novembre 2017 ». Vital Kamerhe est, pour sa part, crédité de 62 % d’opinions favorables.

L’ancien président Joseph Kabila est pour sa part crédité d’une cote de popularité en relative hausse depuis qu’il a quitté le pouvoir. « Bien que Kabila soit considéré plus favorablement qu’avant les élections de décembre 2018, où seulement 22% des répondants avaient une bonne opinion de lui, en  mars 2019, il demeure toujours impopulaire, avec seulement 33% de personnes de bonne opinion », notent le rapport.

Surtout, une large majorité des personnes interrogées désapprouve l’alliance actuelle entre la coalition de Félix Tshisekedi (Cap pour le Changement) et celle de Joseph Kabila (Front Commun pour le Congo). Et cette désapprobation est croissante : 53% en mars, pour 58% en mai. En cause, selon le rapport, « la perception négative du FCC ».

La percée de Fayulu parmi les opposants

© Source : GEC / Berci

Dans l’opposition, c’est Moïse Katumbi qui remporte la palme des bonnes opinions, avec 70% des personnes sondées qui ont une « bonne opinion » de l’ancien gouverneur du Katanga.

Vient ensuite Martin Fayulu, qui continue de se présenter comme « président élu », qui affiche 65% d’opinions favorables. Surtout, « les élections ont propulsé Martin Fayulu à la tête du palmarès des politiques pouvant diriger l’opposition », estiment les sondeurs.

En mai 2019, à la question « Quelle personnalité devrait diriger l’opposition », 48% ont répondu Martin Fayulu, soit une progression de 10% par rapport à l’enquête menée en mars. C’est plus du double des résultats obtenus sur la même question par Jean-Pierre Bemba (16%) et Moïse Katumbi (23%). « Si l’alliance entre ces trois leaders se défaisait, il sera intéressant de voir l’évolution de leur popularité », notent les auteurs du rapport.

Steve Kivuata, un des porte-parole de la coalition Lamuka – qui a soutenu la candidature de Martin Fayulu – pose cependant la crédibilité de ces sondages. « La popularité de Martin Fayulu reste intacte », affirme-t-il, tout en martelant son rejet, par principe, de le voir devenir chef de l’opposition. « Il est président de la République élu, il ne peut pas diriger l’opposition », martèle simplement Steve Kivuata.

Publiée par Stanis Tshiamala Bujakera

Présidentielle en RDC : un sondage contesté par le camp Kabila donne Félix Tshisekedi favori

octobre 31, 2018

 

Les candidats Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Emmanuel Ramazani Shadary. © Capture d’écran du sondage de GEC et de Berci, octobre 2018.

Les résultats du nouveau sondage du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), rendus publics ce mardi 30 octobre, placent l’opposant Félix Tshisekedi loin devant Emmanuel Ramazani Shadary, dont l’entourage dénonce une « volonté de conditionner l’électorat ». Au point d’influer sur le choix du candidat unique de l’opposition ?

Est-ce cette fulgurante percée de Félix Tshisekedi qui l’a incité à violer l’embargo ? Toujours est-il que c’est un diplomate, selon nos informations, qui a partagé le contenu du nouveau sondage du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), à la veille de la date prévue pour sa divulgation – mercredi 31 octobre. Dès ce mardi, en effet, ce document de 16 pages circulait déjà sur WhatsApp, obligeant ses auteurs à le rendre public avant l’heure.

Réalisé entre le 29 septembre et le 15 octobre 2018 auprès de 1179 personnes âgées de 18 ans et plus, réparties dans les 26 provinces du pays, ce cinquième « sondage d’opinion publique » du GEC, en association avec le Bureau d’études, de recherches et de consulting international (Berci), s’est penché sur la « redistribution des rapports de force politique » après la publication de la liste définitive des candidats en lice pour la présidentielle du 23 décembre en RDC.

Félix Tshisekedi loin devant

« La principale leçon à tirer, c’est le changement de statut de Félix Tshisekedi », décrypte Jason Stearns, le directeur du GEC, basé à New York, que Jeune Afrique a joint par téléphone. Avec 36% d’intentions de vote, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) profiterait ainsi des invalidations de candidatures de Jean-Pierre Bemba et de Moïse Katumbi pour devancer tous les autres candidats de l’opposition encore en lice : Vital Kamerhe (17%), Martin Fayulu (8%) et Freddy Matungulu (5%). Mais ce n’est pas tout.

Félix Tshisekedi devancerait Ramazani Shadary d’au moins sept millions de suffrages.

A en croire ce sondage, Félix Tshisekedi se placerait en effet loin devant Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin désigné in extremis par le président Joseph Kabila. « Les résultats de notre sondage font état d’un écart de 20 % entre les deux hommes : Félix Tshisekedi est crédité de 36 % alors que Ramazani Shadary ne parvient qu’à rassembler les quelque 16 % qui revenaient jadis collectivement aux anciens prétendants à la succession de Joseph Kabila », poursuit Jason Stearns.

Pour cet ancien expert onusien, expulsé de RDC en avril 2016, « si on le calque sur le taux de participation à la présidentielle de 2011 [58,81%], cet écart signifie surtout que Félix Tshisekedi devancerait aujourd’hui Ramazani Shadary d’au moins sept millions de suffrages ». En conséquence, selon Jason Stearns, « l’échelle de la fraude devra être énorme » pour garantir une victoire du candidat de la coalition au pouvoir.

« Ils veulent conditionner l’électorat »

Dans les rangs du Front commun pour le Congo (FCC, majorité présidentielle), on s’interroge sur l’opportunité de ce sondage. « Pourquoi les auteurs de cette prétendue enquête d’opinion n’ont-ils pas tenu compte de l’engouement constaté lors de la présentation de notre candidat, samedi 27 octobre, au stade Tata Raphaël, à Kinshasa ? » lance le professeur Adolphe Lumanu, l’un des stratèges de la « Kabilie », très proche d’Emmanuel Ramazani Shadary.

Au FCC, nous ne croyons pas à cette mise en scène concoctée depuis l’étranger.

Pour celui qui est aussi l’un des vice-présidents du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre (CNSA), « ce sondage n’est qu’une façon de préparer l’opinion ». « Ils veulent conditionner l’électorat, mais ça ne marchera pas ! » jure-t-il, revendiquant le « contrôle de la situation à plus de 80 % ».

« Au sein du FCC, nous sommes sereins et confiants. Nous ne croyons pas du tout à cette mise en scène concoctée depuis l’étranger. Je n’ai pas vu, par exemple, les enquêteurs du GEC chez moi, à Idiofa », tacle Adolphe Lumanu.

« Les répondants ont été recrutés à partir d’une liste de 2000 numéros de téléphone cellulaire obtenus lors du sondage de BERCI/GEC de 2016, réalisé [à leur] domicile, à l’échelle nationale, dans plus de 400 sites d’enquête urbains et ruraux (…). Les interviews ont été téléchargées directement sur un serveur hébergé à distance par le site Web Ona.io, accessible à tous les partenaires en temps réel », répond-on par avance dans le rapport.

Adieu candidat unique de l’opposition ?

Au sein de l’opposition, le résultat engrangé par Félix Tshisekedi en termes d’intentions de vote risque de compliquer davantage le choix d’un candidat unique, analyse Jason Stearns. En tout cas, « cela ne va pas aider », estime-t-il, craignant que le fils de l’opposant historique, fort de ses 36 %, soit incité à faire cavalier seul, considérant qu’il n’a besoin de personne pour l’emporter lors d’un scrutin à un tour.

Et pourtant… Dans l’est du pays, « Vital Kamerhe consolide sa position auprès des électeurs du Nord Kivu, du Sud Kivu et de l’ex-Province Orientale ». De son côté, « Martin Fayulu fait une percée significative dans l’ancienne province du Bandundu ».

Dans l’entourage de Félix Tshisekedi, les choses sont désormais claires. « Ce sondage va permettre à chacun des candidats en lice de se regarder dans le miroir et il nous aidera dans le choix du candidat unique de l’opposition », soutient Peter Kazadi, directeur de cabinet adjoint du chef de l’UDPS.

À ses yeux, « les résultats de cette enquête d’opinion de GEC et de Berci reflètent la réalité sociopolitique du pays. Ils démontrent que la population considère l’UDPS comme l’alternative : la population verrait ainsi d’un mauvais œil que quelqu’un d’autre que Félix Tshisekedi soit désigné comme candidat unique de l’opposition. Car cela risquerait de nous conduire à l’échec ».

Katumbi, Kabila, Ceni… Ces autres leçons à tirer

Un nouveau sondage est annoncé avant l’échéance fatidique du 23 décembre. Et à ceux qui soupçonnent toujours le partenaire du GEC, le Berci, d’être proche de certains opposants dont Olivier Kamitatu, le directeur de cabinet de Moïse Katumbi, le GEC estime que « ces accusations ne sont pas fondées et que des garde-fous ont été pris pour assurer la transparence et garantir la crédibilité de son enquête, notamment par le recrutement de consultants indépendants qui publiaient leurs résultats directement dans le cloud ». Une autre société de sondage indépendante sera à l’avenir associée à cette démarche pour « écarter toute suspicion », promet Jason Stearns.

Derniers enseignements du sondage : Moïse Katumbi, exclu du scrutin, resterait, d’après les estimations publiées ce mardi, le politique le plus populaire en RDC (82%), alors que la côte de Joseph Kabila ne ferait que chuter. Ainsi, 76% des personnes interrogées se font une « mauvaise opinion » du président sortant.

Idem pour Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), sachant qu’ « une majorité des répondants (64%) ne fait pas confiance à la Ceni pour organiser des élections libres et transparentes », selon le sondage.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

 

Russie: la confiance en Vladimir Poutine chute fortement (sondage)

octobre 8, 2018

Le président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec le chancelier autrichien, à Saint-Pétersbourg le 3 octobre 2018 / © POOL/AFP/Archives / Dmitri Lovetsky

La confiance envers le président russe Vladimir Poutine est passée sous la barre des 40%, une première depuis l’annexion de la Crimée dans un contexte de grogne sociale contre une impopulaire réforme des retraites, selon un sondage publié lundi.

Seuls 39% des Russes interrogés en septembre ont affirmé avoir confiance en Vladimir Poutine, une baisse de 9 points par rapport au mois de juin, selon un sondage du centre indépendant Levada.

C’est le plus faible résultat de Vladimir Poutine depuis février 2014, lorsque sa cote de confiance avait atteint 36%. Cette dernière avait ensuite bondi à 51% après l’annexion de la Crimée en mars 2014.

La semaine dernière, le président russe a promulgué une réforme prévoyant le relèvement de 5 ans de l’âge de la retraite. Cette mesure a provoqué un vif mécontentement en Russie, poussé des milliers de personnes à protester dans la rue et provoqué des revers électoraux inattendus du parti au pouvoir en septembre lors d’élections régionales.

La nouvelle loi fait passer l’âge de départ à la retraite à 65 ans contre 60 aujourd’hui pour les hommes et à 60 ans contre 55 actuellement pour les femmes. Ces seuils de départ à la retraite avaient été fixés en 1932, à l’époque soviétique, et n’avaient pas été touchés depuis.

Confronté à une fronde inhabituelle, M. Poutine avait proposé lors d’une rare adresse télévisée à la nation en août d’assouplir la réforme, ce que les députés n’avaient pas tardé à faire en amendant le projet.

Selon l’enquête de l’institut Levada, les cotes de confiance du ministre de la Défense Sergueï Choïgou et des Affaires étrangères Sergueï Lavrov chutent également, passant respectivement de 19 à 15 points et de 14 à 10 points.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 13h12)

Un français sur quatre envisage de supprimer son compte Facebook (sondage)

avril 12, 2018

Paris (France) – Un Français sur quatre envisage de supprimer son compte Facebook selon un sondage Ifop qui sera publié vendredi dans le Parisien Magazine, après le scandale « Cambridge Analytica » accusée d’avoir recueilli sans leur consentement les données de millions d’usagers du réseau social.

En outre, deux tiers des Français ne font pas confiance à Facebook, selon ce même sondage.

Les autres réseaux sociaux n’ont pas davantage la cote puisque les sondés sont 74% à ne pas faire confiance à Snapchat et Twitter et 72% à Instagram.

Un tiers d’entre eux affirment envisager de fermer leur compte Twitter contre 22% pour Snapchat et 19% pour Instagram.

Cette défiance envers les réseaux sociaux s’explique principalement par la crainte de voir utiliser ses données personnelles (65%) et pour le risque d’escroquerie et d’arnaque (38%).

La société britannique Cambridge Analytica a récupéré à leur insu les données personnelles de près de 3 millions de personnes résidant dans l’UE.

Le plus gros réseau social du monde estime à 87 millions le nombre d’utilisateurs dont les données personnelles sont arrivées entre les mains de l’entreprise d’analyse de données qui a travaillé ensuite pour la campagne du candidat républicain Donald Trump à la présidentielle américaine de 2016.

Mardi, Mark Zuckerberg a présenté ses excuses personnelles pour ne pas avoir compris à temps à quel point Facebook pouvait être détourné de bien des façons.

Selon le sondage Ifop, 73% des Français affirment avoir entendu parler de l’affaire, mais 34% reconnaissent ne pas savoir précisément de quoi il s’agit.

Facebook reste de loin le réseau social le plus utilisé par les Français: 63% d’entre eux possèdent un compte contre seulement 22% pour Twitter, 21% pour Instagram et 18% pour Snapchat.

Enquête réalisée en ligne les 27 et 28 mars auprès d’un échantillon de 1.013 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Romandie.com avec (©AFP / 12 avril 2018 17h28)                                            

France/Sondage : Le Pen et Macron en tête au premier tour de la présidentielle

février 26, 2017

Selon un sondage Kantar Sofres Onepoint, l’alliance conclue mercredi avec François Bayrou profite à Emmanuel Macron, leader « d’En marche ! ». Ce dernier se retrouve désormais à 25%, contre 27% pour Marine Le Pen. Toujours enlisé dans l’affaire « Pénélope », François Fillon est désormais 3ème et distancé avec 20% des voix.

Un duel Marine Le Pen- Emmanuel Macron semble de plus en plus probable au deuxième tour. Toujours selon le même sondage, Emmanuel Macron l’emporterait face à la leader du FN avec 58% des voix.

(Romandie.com, 26.02.2017)

Trump vs Clinton : comment le monde arabe perçoit la présidentielle américaine

novembre 5, 2016

 

Hillary Clinton et Donald Trump lors du second débat pour la présidentielle américaine le 9 octobre 2016 à Washington. © Rick T. Wilking/AP/SIPA

Selon un sondage de l’Arab Center de Washington (ACW), le monde arabe plébiscite largement la candidate démocrate Hillary Clinton mais se dit réservé sur les avancées qu’elle pourrait permettre en matière de politique étrangère. En revanche, selon l’étude, la victoire de Trump aurait un impact considérable sur l’augmentation de l’anti-américanisme dans la région.

À quelques jours du scrutin présidentiel aux États-Unis, cette enquête d’opinion réalisée par l’Arab Center, institut de recherche basé à Washington (ACW) et le Centre arabe de recherches et d’études politiques, basé à Doha, s’est intéressée au regard que portent neuf pays du monde arabe (Algérie, Égypte, Tunisie, Irak, Jordanie, Koweït, Maroc, Arabie Saoudite et Territoires palestiniens) sur les deux candidats à la fonction suprême.

Réalisé par téléphone entre le 21 et le 31 octobre selon la méthode des quotas auprès de 3 600 personnes, le sondage nous apprend d’abord que la présidentielle américaine intéresse aussi bien les Tunisiens et les Algériens que les Irakiens, puisque environ 60% des ressortissants de ces pays disent suivre la campagne « occasionnellement » ou « régulièrement », soit via internet (30%) ou via la télévision câblée (59%).

Toutefois, en dépit de cet engouement, les sondés sont partagés sur la possibilité que le scrutin outre-atlantique ait un impact sur la politique étrangère américaine, en particulier dans le monde arabe. Ainsi, 26% d’entre eux estiment que ce scrutin ne changera pas la politique étrangère contre 18% jugeant qu’il pourra apporter de réelles évolutions. Quant à la politique menée par Washington dans le monde arabe, ils sont 30% à dire qu’il n’y aura aucun changement après le vote, et 18% à penser le contraire.

Hillary Clinton plébiscitée, mais…

Bien que les sondés ne s’attendent pas nécessairement à un grand changement en matière de politique étrangère, ils indiquent clairement une préférence pour la candidate démocrate. Alors que 56% d’entre eux ont « une image positive » de Clinton, Trump ne recueille que 20% d’opinions favorables. C’est en Tunisie que Clinton suscite le plus de sympathies (65%), et dans les territoires palestiniens qu’elle est la moins appréciée (54% tout de même). À noter que c’est au Koweït que Trump a l’image la plus négative (69% des sondés), et en Irak qu’il jouit de la réputation la moins détestable, avec 34% des personnes interrogées disant avoir « une bonne image » de lui.

Si 11% des sondés disent n’avoir « aucune préférence », 11% se disant même « sans opinion », ils sont 66% à dire qu’ils préféreraient que Clinton soit le prochain président des États-Unis, contre 11% pour Donald Trump. Au Maghreb, la démocrate est très largement plébiscitée (Maroc 78% et Tunisie 76%). C’est en Irak que Donald Trump recueillerait le plus de soutiens avec néanmoins seulement 20% des sondés, contre 4% au Maroc ou 6% en Arabie saoudite, par exemple.

 

Question : Lequel des deux candidats préféreriez-vous voir devenir le prochain président des États-Unis ?

Sondage réalisé par l'Arab Center à Washington

Quel candidat souhaitez-vous voir accéder à la fonction présidentielle aux États-Unis ? © Sondage réalisé par l’Arab Center à Washington

 

À l’issue des élections, l’étude indique cependant que 43% des sondés jugent que la victoire de Clinton pourrait permettre d’augmenter « quelque peu » le processus de transition démocratique dans le monde arabe », contre 14% qui pensent qu’elle apportera une contribution « considérable ». À noter que 26% répondent que la Démocrate, si elle est élue, n’apportera « absolument pas » d’avancée sur ce dossier, et 12% « légèrement ».

Trump, une « catastrophe » pour le monde arabe 

Si l’étude laisse entendre que l’action de Clinton serait très relative, elle indique toutefois que 70% des personnes interrogées estiment qu’ « entre Clinton et Trump », c’est la Démocrate qui aura « l’impact le plus positif sur la politique étrangère américaine » (contre 13% pour le candidat républicain). Clinton reste en tête des opinions (66%) en matière de politique dans les pays arabes, contre  14% qui estiment que « la politique menée par Trump dans les pays arabes serait positive ».

Ainsi, 48% des interrogés pensent que la présidence de Trump ne permettrait pas d’avancées en matière de « transition démocratique ». Ils sont également nombreux à craindre le développement du ressentiment du monde arabe en cas de victoire du Républicain : 35% des sondés disent que celle-ci pourrait contribuer à augmenter, de façon considérable, le sentiment anti-américain, et 40% estiment que cela augmenterait « le racisme contre le monde arabe et l’islamophobie ».

Question : Dans quelle mesure la victoire de Hillary Clinton ou celle de Donald Trump pourrait-elle conduire à : une transition démocratique dans les pays arabes ; de la sécurité et de la stabilité dans la région ; un sentiment anti-américain ; un racisme anti-arabes et de l’islamophobie.

Sondage publié par l'Arab Center Washington DC

Dans quelle mesure la victoire de Clinton ou de Trump contribuerait à … © Sondage publié par l’Arab Center Washington DC

Bien qu’un faible pourcentage (15%) estime que Clinton pourrait contribuer « de façon considérable » ou « légèrement » à améliorer la sécurité et la stabilité dans la région, les sondés sont catégoriques quant à l’action de Trump : 48% disent qu’il n’y contribuerait « pas du tout ».

Le monde arabe plaide pour le « non-interventionnisme » de Washington

Enfin, en ce qui concerne les dossiers prioritaires auxquels le nouveau locataire de la Maison Blanche devra s’atteler, 28% des personnes interrogées estiment que le nouveau président ne « devrait pas intervenir dans les affaires des pays arabes ». En outre, 23% jugent que combattre l’organisation État islamique constitue la priorité numéro un contre 20% pour la question palestinienne.

Les deux priorités auxquelles le futur président des États-Unis devra se consacrer dans le monde arabe, selon les sondés :

Sondage publié par l'Arab Center Washington DC

Les deux priorités auxquelles le futur président des États-Unis devra se consacrer dans le monde arabe, selon les sondés. © Sondage publié par l’Arab Center Washington DC

En fonction des pays, les priorités sont différentes : ainsi 45% des ressortissants irakiens disent que le combat contre Daech est une priorité, alors que les Palestiniens (46%), les Jordaniens (30%) et les Algériens (23%) mettent en avant le dossier palestinien.

Jeuneafrique.com par Sarah Belhadi

États-Unis: L’écart se resserre entre Hillary Clinton et Donald Trump

novembre 3, 2016

L’avance d’Hillary Clinton devant son rival Donald Trump s’est évaporée, passant de 9 à 3 points de pourcentage, selon un sondage réalisé pour le New York Times et la chaîne CBS publié jeudi. Mais 92% des électeurs affirment avoir fait leur choix.

La démocrate obtient 45% des intentions de vote des électeurs qui iront voter, contre 42% pour le républicain. La marge d’erreur de ce sondage est de 3 points. Le précédent sondage New York Times/CBS publié le 19 octobre donnait 9 points d’avance à Clinton (47%) devant Trump (38%).

Les deux candidats indépendants dans la course à la Maison Blanche Gary Johnson (libertarien) et Jill Stein (écologiste) recueillent pour leur part respectivement 5% et 4% des intentions de vote, selon ce sondage réalisé par téléphone entre le 28 octobre et le 1er novembre auprès de 1.561 Américains.

La plupart des électeurs (92%) affirment avoir fait leur choix et que les récentes révélations ne les feront pas changer d’avis, selon cette étude. Néanmoins, les révélations qui ont émaillé cette campagne jusqu’au bout, pourraient encore faire leur effet.

Annonce du FBI fatale?
Environ 62% des électeurs, qui n’ont pas encore voté à l’avance comme le permet la législation dans de nombreux Etats, affirment que l’annonce par le FBI de la découverte de nouveaux emails liés à l’affaire du serveur privé de Mme Clinton quand elle dirigeait la diplomatie ne changerait pas leur vote. Quelque 32% affirmant cependant que cette révélation pourrait les amener à ne pas voter pour Clinton.

Ce sondage confirme le resserrement de l’écart entre les deux candidats. Le milliardaire était même donné gagnant dans un autre sondage réalisé pour le Washington Post et la chaîne ABC et publié mardi. Donald Trump y devance Hillary Clinton de 1 point avec 46% des intentions de vote, son avance restant elle aussi dans une marge d’erreur de 3 points.

Les modèles du New York Times et du site FiveThirtyEight prédisent toujours une victoire de la démocrate avec respectivement 86% et 67% de probabilité. Mais la moyenne des sondages montre un écart réduit à moins de deux points, certains plaçant les deux candidats à égalité.

Clinton et Obama réunis
Le couple Obama et la famille Clinton feront campagne ensemble lors d’une dernière réunion publique de soutien à la candidate démocrate lundi soir, soit la veille d’Election Day, a annoncé jeudi l’équipe de campagne de Mme Clinton.

Par cette image puissante réunissant le président sortant et la candidate qui veut lui succéder, ils exhorteront les Américains à aller voter le 8 novembre, quand les derniers sondages font état d’un déclin de l’enthousiasme des électeurs.

Cette démonstration de force aura lieu à Philadelphie, un haut lieu symbolique puisque c’est dans cette ville que la Déclaration d’indépendance et la Constitution américaine ont été ratifiées. Philadelphie se trouve aussi en Pennsylvanie, qui fait partie des Etats-clés dans la course à la Maison Blanche.

Romandie.com avec(ats / 03.11.2016 17h21)