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Canada: Au moins une personne racialisée sur deux a subi du racisme sur internet

mars 21, 2021

VANCOUVER — Sept Canadiens sur dix s’inquiètent du degré de racisme au pays, selon un sondage réalisé par la firme Léger pour l’Association d’études canadiennes. Cette préoccupation est partagée par les trois quarts des répondants âgés de 18 à 34 ans.

Plus inquiétant: un membre des minorités visibles sur deux dit s’être senti attaqué par des commentaires haineux sur les médias sociaux. Près de 60 % disent avoir été lu des propos haineux en ligne.

La publication de ce sondage coïncide avec la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

Selon le président de l’Association d’études canadiennes, Jack Jedwab, les gens exposés à des commentaires haineux sur internet sont plus susceptibles de s’inquiéter du racisme. 

«Ce ne sont pas tant les incidents violents observés au cours de la dernière année ayant attiré une attention médiatique considérable qui alimentent les inquiétudes des gens face au racisme, dit-il. C’est aussi le fait que les gens sont témoins de l’ampleur croissante de ce phénomène sur les médiaux sociaux.»

Le sondage indique qu’un répondant sur trois reconnaît avoir une opinion négative des musulmans, un sur cinq n’estime pas les Autochtones et un sur sept pense du mal des Chinois, des Juifs ou des immigrants.

Les personnes qui n’ont jamais rencontré de membres de ces groupes sont plus susceptibles d’avoir une mauvaise opinion d’eux, ce qui laisse sous-entendre que les médias sociaux jouent un rôle dans ce racisme, croit M. Jedwab.

«Elles obtiennent des informations sur les médias sociaux concernant ces groupes. Le résultat, malheureusement, est qu’ils ont des opinions négatives ou préjudiciables.»

Le sondage auprès de 1514 Canadiens a été mené en ligne du 12 au 14 mars. On ne peut pas lui attribuer de marge d’erreur, car les sondages sur l’internet ne sont pas considérés comme des échantillons aléatoires.

Avec Laura Dhillon Kane, La Presse Canadienne

Covid-19: les Français approuvent l’idée d’un troisième confinement mais pas les restrictions qui vont avec

janvier 28, 2021

SONDAGE – Selon une étude Odoxa Backbone Consulting pour Le Figaro et France Info, les citoyens rejettent la fermeture des écoles et des commerces. Ils semblent plutôt favorables à un dispositif «léger».

Les Français sont-ils prêts à accepter un troisième confinement ? Après bientôt une année à vivre avec l’épidémie de Covid-19, l’état d’esprit des citoyens semble empreint de paradoxes, comme le révèle un sondage Odoxa Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info.

Contrairement à certaines craintes exprimées par l’exécutif, une grande majorité d’entre eux (62%) est en effet favorable – du moins sur le principe – à ce que le pays soit de nouveau mis sous cloche. Ils sont même 70% à souhaiter que cela soit décidé au plus vite, afin de stopper au mieux la propagation de l’épidémie et de ses variants britannique et sud-africain.

Toutefois, bien qu’ils soient favorables à un renforcement du dispositif, les Français exigent que le confinement soit souple, et non pas «serré» comme l’a évoqué le porte-parole du gouvernement mercredi.

La plupart des mesures normalement associées à ces périodes de mise sous cloche sont effectivement rejetées : seuls 14% des sondés se disent prêts à accepter à nouveau les restrictions, tandis que 69% d’entre eux sont davantage enclins à un confinement «à la carte».

Un confinement «à la carte»

Dans le détail, c’est la fermeture des commerces non-alimentaires (64%) et celle des écoles, collèges et lycées (60%) qui recueillent le plus d’opinion négatives. En revanche, plus de 6 Français sur 10 soutiennent l’interdiction des déplacements interrégionaux, et ce malgré l’imminence des vacances scolaires de février.

Dans ce contexte, une part non négligeable des Français (42%) a d’ores et déjà décidé qu’elle désobéirait aux restrictions. Ce chiffre est au plus haut lorsqu’il s’agit des 18-24 ans (66%) et des 25-34 ans (58%). Comble du paradoxe : un quart des Français favorables au reconfinement assurent qu’ils ne le respecteront pas.

Cette désobéissance pourra prendra la forme de «quelques écarts», ou du refus pur et simple des restrictions. Quelque 2% envisagent par exemple un acte militant pouvant aller de protestations sur les réseaux sociaux à des manifestations. Un activisme déjà présent sur Twitter, où le mot-clé «#JeNeMeConfineraiPas» a été mentionné plus de 100.000 fois ces sept derniers jours.

Cette attitude en demi-teinte des Français s’explique en partie par le regard critique qu’ils portent sur la gestion de la crise par l’exécutif. Aucun des responsables politiques en première ligne n’est considéré comme étant «à la hauteur de la situation». Le seul à sortir du lot est le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, qui obtient 46% de satisfaction au sein de la population. Il devance ainsi de huit points Emmanuel Macron et son ministre de la Santé Olivier Véran. Le premier ministre Jean Castex est quant à lui le moins apprécié par l’opinion, avec seulement 34% de Français satisfaits de son action à Matignon.

Avec Le Figaro par Dinah Cohen

Trump et Clinton se battent jusqu’au bout – Sondages serrés

novembre 7, 2016

Donald Trump et Hillary Clinton mettent un point final lundi à une campagne présidentielle américaine âprement disputée et à l’issue incertaine: les sondages sont serrés, même s’ils donnent un léger avantage à la candidate démocrate sur le républicain.

Mme Clinton, 69 ans, qui espère devenir mardi la première femme présidente des Etats-Unis, avait prévu lundi deux étapes en Pennsylvanie, une dans le Michigan, et une en Caroline du Nord.

Dimanche soir, à Manchester (New Hampshire), elle s’est présentée comme la candidate de la « réconciliation ». « Nos valeurs fondamentales sont en jeu », a-t-elle aussi souligné.

Courriels: menace levée
La démocrate a vu dimanche disparaître la menace de poursuites dans l’affaire de ses courriels. Le directeur du FBI James Comey a écrit qu’après l’examen de nouveaux messages – dont il avait annoncé la découverte le 28 octobre, s’attirant de vives critiques si près de l’élection – il maintenait sa position de juillet selon laquelle il n’y avait pas matière à poursuivre Mme Clinton.

Il n’est toutefois pas sûr que ce nouveau rebondissement à deux jours du vote répare les dommages infligés à la candidate par la réouverture de l’enquête.

Américains dégoûtés
Donald Trump, 70 ans, était lui attendu lundi en Floride, Caroline du Nord, Pennsylvanie, New Hampshire et Michigan. Les deux candidats ont le même objectif: grappiller la moindre voix qui pourrait faire basculer à leur profit les Etats-clés.

Les Américains n’attendent eux plus que la fin de cette longue campagne entre deux candidats historiquement impopulaires (50% n’aiment pas Mme Clinton, 62% M. Trump), marquée par les insultes et les révélations de caniveau.

Mme Clinton est à 44,9% des intentions de vote au niveau national contre 42,7% pour Trump, selon la moyenne des plus récents sondages établis par RealClearPolitics (RCP). En Floride, Etat-clé sans lequel Donald Trump ne devrait pas pouvoir l’emporter, Mme Clinton est à 47-46. Dans l’Ohio, Donald Trump est à 46,3-43,5 pour sa rivale, et en Caroline du Nord, il mène aussi à 47,3 contre 45,8.

Expérience contre populisme
Hillary Clinton a pour elle une longue expérience. Mais beaucoup d’Américains ne l’aiment pas. Ils doutent de son honnêteté.

La bataille a été plus difficile que prévu face à Trump, milliardaire populiste sans expérience politique mais que rien n’arrête, qui se présente comme l’outsider anti-establishment.

Il a capitalisé sur la colère et les frustrations de certains Américains inquiets de la mondialisation et des changements démographiques. Il a promis des solutions simples à tous les problèmes complexes. Il a menti, insulté les femmes, les Mexicains, les Noirs, les musulmans. Il a attaqué son adversaire sans relâche, surnommée « Hillary la fripouille ».

« Elle est protégée par un système truqué », a soutenu Trump après l’annonce du directeur du FBI. « Hillary Clinton est coupable, elle le sait, le FBI le sait, les gens le savent, et maintenant, c’est au peuple américain de rendre la justice dans les urnes ».

Peu importe que le milliardaire n’ait apparemment pas payé d’impôts pendant des années. Ou ait agressé des femmes. Ses supporters ne l’ont pas pour autant lâché.

Parti républicain divisé
Trump a au passage quasiment fait exploser un parti républicain, profondément divisé. D’autant qu’il n’est pas toujours en phase avec le parti. Il est hostile notamment au libre-échange.

Les outrances et scandales de la campagne présidentielle de la première puissance mondiale ont fait sourire ou consterné bien au-delà de ses frontières.

En Chine, notamment, ils ont été un don du ciel pour la propagande du régime chinois, dont les médias ne se privent pas de dénoncer les travers du système démocratique.

Romanadie.com avec(ats / 07.11.2016 12h05)

Clinton loin devant Trump à l’issue des deux conventions

août 1, 2016

La candidate démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton, a profité du traditionnel sursaut post-convention de nomination. Elle a désormais une marge confortable de 7 à 9 points d’avance sur son rival Donald Trump, selon deux sondages publiés lundi.

A l’issue de la convention républicaine, qui s’était tenue juste avant celle des démocrates, M. Trump et Mme Clinton étaient au coude à coude dans les intentions de vote. Le milliardaire avait lui aussi profité du coup de pouce de la couverture médiatique des conventions qui tentent de montrer les candidats sous leur meilleur jour.

Selon un sondage CBS lundi, 46% des personnes interrogées ont affirmé qu’elles voteraient toutefois pour la candidate démocrate lors de la présidentielle du 8 novembre. Ils sont 39% à lui préférer le républicain.

Mme Clinton enregistre ainsi un rebond de 4 points grâce à une convention parfaitement orchestrée. La rencontre a réussi à surmonter une polémique avec les partisans de son rival malheureux des primaires, le sénateur du Vermont Bernie Sanders.

M. Trump, lui, avait gagné seulement 2 points. La convention de nomination des républicains a été marquée par un mini-scandale de plagiat par l’épouse de M. Trump, mais surtout par le camouflet d’un de ses anciens rivaux qui a refusé devant des millions de téléspectateurs de le soutenir.

Avantage plus conséquent
Hillary Clinton dispose même d’un avantage encore plus conséquent selon une autre enquête d’opinion CNN-ORC, qui lui donne 52% des intentions de vote, contre 43% à M. Trump. Ce même sondage donnait le milliardaire en tête 48%-45% juste après la convention républicaine.

Mme Clinton, qui est l’une des candidates les plus impopulaires jamais désignée par le parti démocrate pour remporter la Maison Blanche, a réussi à séduire et 36% des électeurs inscrits sur les listes électorales ont d’elle une opinion positive contre 31% précédemment. Mais 50% continuent de la voir de manière négative.

Donald Trump est un peu moins populaire avec 31% d’opinions favorables, soit le niveau d’avant convention et 52% d’opinions défavorables.

Nouvelle polémique
Une nouvelle polémique fait rage depuis plusieurs jours. Donald Trump est sévèrement critiqué y compris dans son propre camp pour s’en être pris assez violemment à un couple musulman américain dont le fils est mort au combat en Irak en 2004.

Le père du capitaine Khan, invité à parler à la convention démocrate, avait notamment critiqué le projet de Donald Trump d’interdire à tous les musulmans l’entrée sur le territoire américain.

Romandie.com avec(ats / 02.08.2016 01h10)