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Congo: Les généraux et colonels de l’armée et de la police obligés de devenir Franc-maçon par Sassou Nguesso

avril 27, 2022
 Les généraux et colonels de l’armée et de la police obligés de devenir Franc maçon par Sassou Nguesso

Dans une note interne au pouvoir de Brazzaville qui circule parmi les officiers des forces armées et de la police, il leur est recommandé pour leur bien et avenir de faire allégeance à la Grande Loge du Congo, l’obédience maçonnique que dirige Denis Sassou Nguesso et Jean Dominique Okemba à laquelle a été ajoutée la sorcellerie africaine.

L’un des généraux des FAC nouvellement promu qui a reçu une brochure maçonnique comme celle des Témoins de Jéhovah accompagnée de cette note interne persiste dans son refus de devenir franc-maçon et se dit à perdre les avantages dus à son grade et faire face aux éventuelles représailles.

« Je suis un militaire de carrière et n’importe quelle promotion devrait être influencée par mes compétences et non mon adhésion de la Grande Loge du Congo. Du reste, je n’ai personne à sacrifier dans ma famille ni mon entourage » a tranché de façon catégorique ce général.

Mais d’autres sont séduit facilement par les sirènes maçonniques à cause de l’appât du gain facile et sont sur le point d’adhérer par contrainte à la Grande Loge du Congo au grand plaisir de Jean Dominique Okemba.

Il sied de rappeler que l’une des règles de la Grande Loge du Congo est la soumission aux grands maîtres et surtout la fidélité et la non trahison. Tout cela sur fond d’une prévision d’un putsch.

Un grand mouvement s’annonce dans la chaîne de commandement de l’armée avec la mise à l’écart des officiers soupçonnés de patriotisme et de l’esprit républicain et la promotion des soumis à la succession monarchique qui pointe à l’horizon.

Avec lecongoalis.fr

Congo/Conférence scientifique : débat autour de la « Sagesse et sorcellerie chez les Angungwel : un héritage ancestral »

novembre 9, 2020

La conférence animée par le Pr Krishna Amen Ndounia, maître-assistant CAMES de l’Université Marien-Ngouabi, a eu lieu le 7 novembre dans les jardins du Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza.

Photo 1 : L’assistance suivant la conférence (crédit photo/ ADIAC)

La thématique de l’exposé « Sagesse et sorcellerie : un héritage ancestral chez A’ngbœ-ngbœl » est une réflexion critique suscitée par l’exploration de quelques ouvrages publiés par certains chercheurs africains…, a souligné, d’entrée de jeu, le Pr Krishna Amen Ndounia.

Pour explorer ce thème, le conférencier s’est servi de quelques interrogations préalables d’orientation, à savoir : Qui sont A’ngbœ-ngbœl ? Quelle représentation ce peuple avait-il de l’être humain et du monde dans leur existence ancestrale ? Quel est le fondement ontologique ou métaphysique de la « sorcellerie » et de la « sagesse » chez A’ngbœ-ngbœl ? Or, si la sorcellerie est quelque chose de négatif, la sagesse l’est assurément de positif. Quelles possibilités la tradition A’ngbœ-ngbœl disposait-elle alors pour juguler le phénomène de sorcellerie et cultiver la sagesse ?

Partant de ces différentes interrogations, et en se servant de l’herméneutique et de l’historicisme comme méthodes d’étude, il a construit sa réflexion critique en trois moments essentiels : La structure de l’être humain selon la tradition A’ngbœ-ngbœl ; Sagesse et sorcellerie comme prédispositions et pratiques ancestrales ; Des mécanismes de lutte contre la sorcellerie et d’ouverture à la sagesse.

La sagesse et la sorcellerie d’après le Pr Krishna Amen Ndounia sont des prédispositions de sang, donc héréditaires.

Pour le conférencier, la tradition ngbœ-ngbœl préconise un certain nombre de mécanismes pour combattre la sorcellerie et cultiver la sagesse. Le plus fondamental de ces mécanismes est l’éducation. Celle-ci est fondée non seulement sur les contes mythiques et la conversion à la religion E’nk’ri en tant que célébration des mystères de Nk’ri, mais aussi sur la pratique de la justice traditionnelle sur le plan visible et les « pièges invisibles » comme Okwo-onh sur le plan invisible. Mais d’un point de vue moderne, la sorcellerie peut aussi être combattue par l’éducation intellectuelle ou scientifique, mais aussi par le développement socioéconomique, le développement de la technologie, l’amélioration des conditions de vie, bref le bien-être social.

Photo 2 : Le conférencier (habillé en noir) et le modérateur (crédit photo/ ADIAC)

Bien auparavant, la directrice générale du Mémorial Pierre-Savorgnan- de- Brazza, Belinda Ayessa, a, dans son mot introductif, félicité le Pr Krishna Amen Ndounia d’avoir abordé un sujet si complexe qui touche aux rationalités africaines sur ce qu’on nomme les phénomènes paranormaux. Comment repenser « sagesse » et « sorcellerie » à travers une alliance de mots qui soulagerait de la fibre redoutable de l’une et l’ombre redoutée de l’autre ? s’est-elle interrogée.

« Pour notre rencontre de ce matin, relier « sagesse et sorcellerie » ne relève pas simplement d’un fonctionnalisme de cette pratique. De manière générale, une telle approche vise à contextualiser le phénomène de sorcellerie sans forcément forger un nouveau paradigme. C’est dans cette perspective que ce phénomène est une forme de « sagesse », certes nocive, mais réelle dont certains peuvent se prévaloir de détenir », a déclaré Belinda Ayessa.

Ajoutant que la conférence du Pr Krishna Amen Ndounia est une opportunité d’élargir les vues sur le croyable, ou sur les croyances possibles qui dépendent forcément des situations historiques et sociales. « J’énonce là ce que l’homme du commun peut aisément esquisser puisque nous avons, nous-mêmes, d’innombrables récits entendus sur la sorcellerie. Chacune, chacun de nous sait combien l’imaginaire des peuples de nos contrées est habité par l’omniprésence de la croyance à la sorcellerie », a-t-elle laissé entendre.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

       

Congo: Sorcellerie et franc-maçonnerie dans le milieu de la musique

janvier 10, 2020

ROGA ROGA: SORCELLERIE, HOMOSEXUALITÉ ET FRANC-MAÇONNERIE (UN ANCIEN COLLABORATEUR BALANCE TOUT)

Publiée le 3 janvier 2020

Inde: une mère et sa fille tuées après des accusations de sorcellerie

juin 29, 2019

 

Une mère et sa fille ont été tuées par trois hommes après des accusations de sorcellerie dans le nord-est de l’Inde, a indiqué la police ce samedi.

Une femme de 50 ans et sa jeune fille ont été frappées par leurs voisins avant d’être agressées mortellement à coups de couteau mercredi soir dans le district de West Singhbhum dans l’État de Jharkhand, une région reculée dominée par les tribus. Selon la police, la famille des deux victimes était en conflit à propos de la répartition de terres avec un des agresseurs présumés.

«Un des accusés a dit aux villageois que les femmes étaient des sorcières et qu’elles étaient responsables des décès et des maladies dans le village. Ils ont attaqué les femmes dans la nuit et les ont tuées brutalement», a déclaré à l’AFP le chef de la police du district, Indrajit Mahatha. Le mari de la femme assassinée a porté plainte contre les suspects, actuellement en fuite, a-t-il indiqué.

Plus de 2000 personnes, dont de nombreuses femmes, ont été tuées en Inde entre 2000 et 2012 à la suite d’accusations de sorcellerie, selon le National Crime Records Bureau. Certains États, dont le Jharkhand, ont adopté des lois spéciales pour tenter de freiner ces crimes. Des experts estiment que la croyance en la sorcellerie et les sciences occultes reste répandue dans les communautés rurales pauvres de l’Inde. Plus tôt ce mois-ci, la police de l’État d’Assam (nord-est) a indiqué soupçonner un cas de sacrifice humain après avoir trouvé le corps sans tête d’une femme près d’un temple hindou.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Congo: L’Évangéliste Américain Daniel Kolenda vient de casser la baraque devant Bruno Itoua et Cie

août 14, 2018

 

Au cours de la campagne d’évangélisation qu’il a menée  du jeudi 9 au dimanche 12 aout sur le terrain Agre de Mpila, a  Brazzaville, devant  des milliers  de personnes, l’Évangéliste Américain Daniel Kolenda a décrie les maux qui minent le Congo, selon les révélations du Bon Dieu.

Vendredi 10 aout, par exemple, il a épingle les pratiques occultes qui bloquent le pays. Notamment la Franc maçonnerie, le Nzobi,  le culte Andjimba, Ossapale, le Kundu(sorcellerie), etc.

A cet effet, il a invite tous les adeptes de sociétés  secrètes à venir ou revenir Dieu.

La journée s’est terminée par une séance de délivrance, de guérison spirituelle et de miracles avec des paralytiques qui ont marches etc.

Lorsqu’est arrivée la journée du samedi 11 aout,  l’Évangéliste Kolenda a cassé la baraque en commençant  par dénoncer les antivaleurs même si cela devrait provoquer des troubles de sommeil aux hommes politiques, maffieux et autres faux serviteurs de Dieu.

Ces antivaleurs ont pour nom: la corruption, la concussion, la fraude. Il a précisé qu’il n’est pas politicien ni commerçant mais Évangéliste.

Selon lui, si tous ceux qui ont pillé les deniers publics s’accordaient pour les remettre  dans les caisses de l’Etat, le pays sera bien.

Pendant la dénonciation de ces antivaleurs, l’un des participants à cette campagne a affirmé avoir lu une grise mine sur le visage  du ministre Bruno Jean Richard Itoua qui est pasteur  de son état a la CIFMC.

L’homme  de Dieu venu des USA a pris l’exemple de Zachée  dans la Bible, pour exhorter les maffieux et autres à revenir sur le bon chemin.

» Zachée,  a- t- il rappelé, était au départ chef des douanes véreux, qui extorquait les contribuables  du simple au double. En cherchant la véritable quiétude, il a rencontre le Seigneur Jésus qui lui a parlé. Il s’est repenti  et a décidé de restituer le trop perçu  des taxes qu’il avait empochées. « . Bref ! …

L’Évangéliste a conclu en ces termes :  » Repentez vous ! Car le Salut, aussi bien individuel que national, dépend de Jésus Christ » Amen

En définitive, par cette campagne d’évangélisation avec des milliers d’âmes qui ont été sauvées, des miracles, prodiges et des paroles libérées dans un quartier où il y’a eu la mort, il sied de dire haut et fort qu’un ordre nouveau vient d’être établi. Gloire soit rendue a Dieu Ps 29: 1-11

 

Canada: La police de Toronto inculpe un homme pour «sorcellerie»

mars 30, 2017

 

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© Police de Toronto Murali Muthyalu
La police de Toronto a inculpé un homme pour sorcellerie après qu’il eut facturé 101 000 $ à un «client» qui voulait se débarrasser d’un esprit démoniaque.Murali Muthyalu, le soi-disant médium et astrologue, aurait annoncé à un homme qu’un membre de sa famille était possédé par un démon. Il lui aurait demandé de payer le prix exorbitant pour chasser l’esprit.
 

En visite au Canada, l’Indien a été arrêté mercredi et est accusé de sorcellerie, de fraude de plus de 5000 $ et de chantage.

L’enquête est toujours en cour.

Huffington Post Québecrs.

Sur la côte du Kenya: la chasse aux vieilles sorcières

avril 22, 2016

Baya Charo, à Malindi, sur la côte kényane, en mars.

Baya Charo, à Malindi, sur la côte kényane, en mars. Crédits : Bruno Meyerfeld
La côte kényane est à une heure d’avion de Nairobi : 530 kilomètres de plages, mais aussi de menaces terroristes, de minorités persécutées, d’une biodiversité exceptionnelle hélas en danger. Une zone-clé, entre Inde, Somalie et Yémen, pour comprendre l’Afrique. Un reporter du Monde Afrique l’a parcourue, depuis Mombasa, plus grand port d’Afrique de l’Est, jusqu’à Lamu, berceau de la culture swahilie. Un littoral aujourd’hui à un tournant.

M. Charo, du haut de ses 67 ans, se lève péniblement. La cicatrice qu’il désigne dans son dos, horizontale, fait au moins 10 centimètres : « C’était en pleine nuit, il y a cinq ans. Mes assaillants sont venus et m’ont coupé avec la machette alors que je dormais. Plusieurs fois, ils m’ont coupé. »

M. Charo ouvre la bouche, désigne une dent en moins, trace un signe d’une main tendue le long de son front : « Je me suis réveillé, j’ai vu mes assassins : c’étaient mon cousin et mon petit-fils. »

Personne n’a essayé de défendre le mzee (« vieux ») Baya Charo. Gravement blessé, il est transporté à l’hôpital. « Les assaillants ont été envoyés par deux de mes propres fils et deux de mes neveux, qui m’ont accusé de sorcellerie. Ce sont eux qui ont voulu ma mort », assure M. Charo. Depuis cinq ans, il n’est jamais retourné chez lui.

Carte du Kenya.

Carte du Kenya. Crédits : Infographie Le Monde

Les meurtres de personnes âgées accusées de sorcellerie sont devenus quasi quotidiens sur la côte kényane. Les chiffres officiels mentionnent une centaine d’assassinats annuels dans le seul comté de Kilifi (sur les quatre que compte la côte). Les journalistes évoquent plus de deux cents morts dans la région. Bien plus, selon les associations. « On perd au moins dix anciens par semaine. La plupart des meurtres ne sont pas rapportés ou enregistrés », explique Joseph Karissa Mwarandu, cofondateur du Mekatilili Wa Menza Cultural Resource Center de Malindi, où se réfugient les prétendues sorcières, menacées de mort par leurs proches.

« Le Kenya est devenu le leader en Afrique de l’Est pour la pendaison de sorcières présumées… Il est plus sûr d’être un soldat kényan [en Somalie] qu’une sorcière », ironisait il y a quelques années déjà le quotidien Daily Nation.

Des huttes de palmier

Au Mekatilili, seules trois « sorcières » (dont Baya Charo) sont protégées. Un autre centre, à l’intérieur des terres, accueille plus de quarante rescapés. Lesquels, tous très âgés, tous pauvres, tous illettrés, dorment sous des huttes de palmier aussi sombres que suffocantes. Dans le centre, il n’y a pas de point d’eau potable, pas d’électricité. Du linge est tendu, des pots sèchent dans un silence d’exilés. Sur les branches des arbres, les corbeaux se sont donné rendez-vous, comme attirés par une odeur de sorcellerie.

Jumma Koe, à Malindi, sur la côte kényane, en mars.

Jumma Koe, à Malindi, sur la côte kényane, en mars. Crédits : Bruno Meyerfeld

Devant sa hutte, la « sorcière » Zosi Mweri s’allonge par terre pour une sieste, un cageot lui sert d’oreiller. Elle ignore son âge. « Cela fait deux ans que je suis arrivée », se souvient-elle pourtant. Une mère avait accusé Zosi Mweri d’avoir tué son enfant par magie. « J’avais peur. Etre accusée de sorcellerie dans mon village, c’est la sentence de mort », raconte-t-elle.

Les motifs sont parfois plus aberrants. Ainsi cet autre vieillard, dont la presse a rapporté l’assassinat, accusé de se métamorphoser en esprit pour abuser sexuellement des jeunes filles de l’école primaire. Porter plainte ? Se tourner vers la police ? « Non, je n’y suis pas allée », avoue Jumma Koe, regard impénétrable et traits tirés, elle aussi « sorcière » protégée par le Mekatilili. « Personne ne m’aurait aidée. Ma famille, mes enfants : personne ne voudrait témoigner en ma faveur. Et puis je n’ai pas l’argent pour payer la justice. »

« Pouvoirs surnaturels »

Baya Charo, Zosi Mweri et Jumma Koe ne sont pas protégés pas la loi, au contraire. Le code pénal, dans l’un de ses passages les plus surréalistes (chapitre 67) et sa très officielle « loi sur la sorcellerie » (du 12 novembre 1925) définit les motifs passibles de sorcellerie et les punitions appropriées. On y apprend que toute « sorcière », prétendant être dotée de « pouvoirs surnaturels », capable de « causer la peur, la contrariété ou la blessure » peut être condamnée à cinq ans de prison, voire à dix si elle en fait commerce.

« Tout le monde ici croit à la sorcellerie, explique Joseph Karissa Mwarandu. Ceux qui se disent chrétiens ou musulmans reviennent aux traditions et aux racines lorsqu’un gros problème se présente. » La sorcellerie est par ailleurs mal vue. « Mais ça n’a pas toujours été le cas, rappelle-t-il. Autrefois, on l’utilisait pour faire le bien. Par exemple, lors de longs voyages, des cérémonies magiques étaient organisées pour se protéger des animaux dangereux. Mais les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas connu cette époque. Ils voient la sorcellerie comme quelque chose de très mal. Pour eux, la seule manière de se débarrasser d’un sorcier, c’est la mort. »

La réalité est pourtant bien plus crue et la magie un prétexte bien commode. « La raison pour laquelle mes deux fils ont voulu me tuer, c’est pour prendre possession de mes terres. Aujourd’hui, ils ont mis une barrière autour de ma parcelle. Je ne peux plus y retourner », s’attriste Baya Charo. « La vérité, c’est qu’on tue les vieux pour hériter de leur terre avant qu’ils ne meurent », confirme Joseph Karissa Mwarandu. Comment, autrement, justifier les meurtres de vieillards parfois centenaires, dans un pays où l’espérance de vie est de 62 ans ?

L’effondrement du tourisme

Selon la Banque mondiale, plus de 70 % de la population côtière vivrait sous le seuil de pauvreté : bien davantage que la moyenne nationale. Ici, des parents trop âgés deviennent une charge. « Les enfants tuent leurs anciens pour ne pas avoir à s’occuper d’eux », admettait déjà en 2012 le responsable de la sécurité pour le comté de Kilifi. L’effondrement du tourisme, depuis trois ans, n’a pas amélioré la situation, entraînant davantage de jeunes sur la route du chômage.

Le Mekatilili est ceinturé par des ordures. Une bien précaire palissade protège les trois « sorcières », toujours menacées par leurs familles. L’endroit ne bénéficie d’aucun financement public. Pour survivre, Baya Charo et les autres sorcières présumées vendent du tabac à la volée ou lavent les maisons du quartier. C’est Joseph Karissa Mwarandu lui-même qui nourrit les trois rescapés.

« Le gouvernement et les religieux ne veulent pas entendre parler de sorcellerie, déplore-t-il. Ils ne veulent pas reconnaître que des traditions existent toujours. » Et la situation ne s’améliore pas : de plus en plus, les attaques sont ainsi menées par des groupes armés, payés par les familles. « Ce sont des professionnels du meurtre qui se comportent comme de vrais cartels, chargés de tuer les vieux », s’alarme M. Mwarandu.

Ce dernier ne renvoie les prétendues sorcières chez elles qu’avec l’assurance que leurs familles ne leur feront plus aucun mal. En cinq ans, seules cinq ou dix sont retournées auprès de leurs proches. C’est peu. « J’aimerais rentrer à la maison, dit Baya Charo. A mon âge, il faut que j’y retourne. Mais je dois être sûr que mes enfants m’acceptent, pour être enfin en paix.

 

Splendeurs et misères des filles de joie à Lagos

mars 25, 2016

 

Drôle d’endroit pour une rencontre. Surtout à Lagos, la nuit. Où tous les chats sont loin d’être gris. C’est ce que se dit Guy Collins, un journaliste britannique pas tout à fait chevronné chargé un peu par hasard de couvrir la prochaine élection présidentielle au Nigeria, en découvrant en face du Ronnie’s, une boîte remplie d’accortes donzelles, le corps d’une jeune femme dont on a coupé les seins. Un meurtre rituel, bien sûr. En tout index eyecas, une nouvelle manifestation de magie noire et de sorcellerie juju, pratiquée à haute dose par les hommes puissants du cru pour asseoir leur pouvoir… On le lui avait pourtant dit à Guy : « à Lagos, tu ne te promènes jamais seul ». Un Blanc, de surcroît journaliste, qui se trouve confronté à cette réalité que les hautes sphères et la police veulent occulter à tout prix, a toutes les chances de passer un mauvais quart d’heure. C’est ce qui va lui arriver à Guy. N’en disons pas plus… Sachez seulement qu’une créature comme seule l’Afrique est capable d’en enfanter, nommée Amaka, va le tirer des pattes des notables pervers et des hommes de main à leur service. Ah, Amaka, qui a monté une organisation de protection des filles de joie, à elle seule, elle mérite la lecture de ce roman frénétique, où l’on passe sur un rythme trépidant des lupanars vibrants de high life aux embouteillages bruyants des mauvais quartiers ! Lagos est une ville tentaculaire, affolante, dingue, charmeuse, destructrice, où tout va trop vite. Leye Adenle y est né en 1975. Là bas, il est considéré comme la réincarnation d’un roi vaudou. Aujourd’hui, il vit à Londres. C’est son premier roman. Un truc charnel, violent, bourré de swing et d’humour, qui vous donne une furieuse envie de découvrir la ville de Fela. Bonté divine, on n’a pas fini d’entendre parler de ce type…

index couv

. Leye Adenle, « Lagos Lady », traduit de l’anglais (Nigeria) par David Fauquemberg, Métailié Noir, 20 euros, 336 p.

Lemonde.fr

Cameroun/Université catholique d’Afrique centrale de Yaoundé : Un colloque international a planché sur le phénomène de la sorcellerie

mai 15, 2015

L’archevêque de Yaoundé (au milieu) posant avec les conférenciers.

Du 21 au 23 avril 2015, a eu lieu  à l’U.c.a.c (Université catholique d’Afrique centrale), de Nkolbisson à Yaoundé, un colloque international sur le thème: «Religion, rationalité et croyance à la sorcellerie en Afrique. Défis théologiques et pastoraux.» Placé sous l’égide des professeurs Eloi Messi Metogo, Antoine Essomba-Founda, Jean Bertrand Salla, Nazaire Abeng-Bitoto, Paul Bitjick-Likeng, Henriette Danet, du Dr Augustin Messomo-Ateba et Jean Toube Adji (doctorant)…, tous membres du comité scientifique, le colloque a réuni près de trente conférenciers venus de France, du Cameroun et d’autres pays d’Afrique. L’abbé Guy Roland Mouyamba, prêtre du diocèse de Kinkala en République du Congo, y a été invité en tant qu’exorciste diocésain.

Très pertinent,  l’argumentaire du colloque s’est résumé en ces mots: «La croyance à la sorcellerie en Afrique subsaharienne est un phénomène massif qui imprègne profondément les mentalités et les mœurs». L’enjeu du colloque était de trouver les pistes de réflexion aux problématiques suivantes: «Dans cette configuration préoccupante, comment pouvons-nous, en Église, promouvoir le développement intégral des peuples africains? Quels outils intellectuels et spirituels pouvons-nous fournir à nos peuples et aux pasteurs, pour leur permettre de discerner le phénomène de la sorcellerie? Dans le contexte de la nouvelle évangélisation promue par le Pape François, quelles attitudes pastorales pouvons-nous recommander pour faire face à la croyance à la sorcellerie? Dans l’optique de l’évangélisation de la culture, comment l’Évangile peut-il aider la culture africaine à se débarrasser progressivement de ce qui n’élève pas l’homme et ne promeut pas son développement intégral? Enfin, comment éduquer et discipliner les besoins spirituels des convertis au christianisme en Afrique?».

Par-delà les opinions très controversées sur l’existence de la sorcellerie, il est clair que le simple fait d’y croire a un impact négatif considérable sur la vie socio-économique et politique du continent noir. En clair, le phénomène de la sorcellerie est très prégnant en Afrique. Il conditionne les pratiques économiques, sanitaires, politiques et surtout pastorales. Cet aspect pastoral est le plus intéressant.

La cérémonie d’ouverture, par le Dr Augustin Messomo, a été suivie de la prière par l’abbé Steve Gaston Bobongaut, curé de la chapelle universitaire de Nkolbisson. De même, des allocutions y ont été prononcées successivement par le recteur de l’Ucac, le père Richard Filakota, le doyen de la Faculté de théologie, le père Jean Bertrand Salla, ainsi que par Mgr Jean Mbarga, archevêque métropolitain de Yaoundé et grand chancelier de l’Ucac.

En fin de matinée, l’abbé Guy-Roland Mouyamba a célébré la messe d’ouverture. Cette première journée a déballé les prolégomènes socio-anthropologiques, notamment la sorcellerie et ses manifestations multiformes. La deuxième journée a modéré sur la philosophie, le droit et les sciences de la santé.

Enfin, la troisième journée a été focalisée sur la Bible, la théologie, la liturgie, la pastorale, la spiritualité et le droit canonique. Cette troisième journée a aussi marqué la fin du colloque dont le discours de clôture a été prononcé par Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala, président en exercice de l’Acerac (Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale). Ces assises, essentiellement orientées vers le discernement culturel et évangélique, ont permis de dégager les responsabilités morales et juridiques des éducateurs de la foi face à l’invasion du phénomène de la sorcellerie en milieu chrétien et à ses conséquences sociales dramatiques. A la fin du colloque, un banquet a été offert par les organisateurs à tous les invités.

Lasemaineafricaine.net par Abbé Guy-Roland MOUYAMBA
Exorciste diocésain et international

Arabie: deux Saoudiens décapités pour infanticide et sorcellerie

août 5, 2014

Ryad – Deux Saoudiens condamnés à la peine capitale, l’un pour infanticide et l’autre pour sorcellerie, ont été décapités mardi, a annoncé le ministère de l’Intérieur à Ryad.

Maqboul ben Madi al-Charari a été reconnu coupable d’avoir frappé plusieurs fois avec une canne son fils Mohammed, âgé de 2 ans sur la nuque, a indiqué le ministère dans un communiqué publié par l’agence officielle Spa.

Il avait également pris l’habitude de frapper son fils au visage et de le brûler sur différentes de son corps, ce qui a entraîné sa mort, selon la même source.

Un autre Saoudien, Mohammed ben Bakr al-Alaoui, a été décapité pour sorcellerie, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un autre communiqué.

Les deux exécutions ont eu lieu dans la province de Jaouf, dans le nord de l’Arabie saoudite.

Elles portent à 19 le nombre de personnes exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP.

En 2013, 78 condamnés à mort de différentes nationalités ont été exécutés en Arabie saoudite, selon un bilan établi par l’AFP. Le viol, le meurtre, l’apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale dans le royaume.

Le Haut Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU avait dénoncé en 2013 l’augmentation importante des condamnations à mort dans le royaume, alors que des organisations de défense des droits de l’Homme avaient appelé à un moratoire sur les exécutions qui se comptent par plusieurs dizaines tous les ans.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2014 12h45)