Posts Tagged ‘Soudan’

Pour la première fois depuis 23 ans, les États-Unis vont nommer un ambassadeur au Soudan

décembre 4, 2019

«Cette décision est un pas en avant important dans le renforcement des relations bilatérales américano-soudanaises» a ajouté Mike Pompeo.

Une visite historique et une annonce symbolique: les Etats-Unis ont donné mercredi le coup d’envoi à une amélioration spectaculaire de leurs relations avec le Soudan, en apportant un soutien appuyé à la «transition démocratique» de ce pays toujours formellement accusé par Washington de soutenir le terrorisme.

«Les Etats-Unis et le Soudan ont décidé d’engager le processus visant à échanger des ambassadeurs après une pause de 23 ans», a annoncé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Un ambassadeur américain va donc prochainement être nommé à Khartoum. «Cette décision est un pas en avant important dans le renforcement des relations bilatérales américano-soudanaises, particulièrement au moment où un gouvernement de transition dirigé par un civil met en oeuvre de vastes réformes», a-t-il ajouté dans un communiqué. Sans être rompues, les relations étaient au plus bas pendant les 30 années de régime d’Omar el-Béchir, renversé au printemps sous la pression de la rue.

Depuis 1993, alors que le président Béchir avait accueilli le chef djihadiste Oussama Ben Laden, le Soudan est inscrit sur la liste noire américaine des «Etats soutenant le terrorisme». Une accusation qui avait conduit en 1998 l’armée américaine à mener des frappes aériennes au Soudan. L’annonce du renforcement des relations intervient en plein déplacement à Washington du Premier ministre du gouvernement soudanais de transition, Abdallah Hamdok.

Khartoum sur liste noire: un «obstacle majeur»

Il s’agit d’une visite historique: c’est la première fois depuis 1985 qu’un chef d’Etat ou de gouvernement soudanais est accueilli par des responsables du gouvernement américain dans la capitale fédérale des Etats-Unis. Abdallah Hamdok a rencontré ce mardi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, qui a «salué» sa volonté de réformes et a insisté sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Au département d’Etat, il a été reçu mercredi par le numéro trois de la diplomatie américaine, David Hale, qui l’a «félicité» et «a exprimé le soutien sans faille des Etats-Unis à la transition démocratique soudanaise». Il l’a appelé à terminer de mettre en place les institutions de transition.

Et lui a demandé l’aide de Khartoum dans le processus de paix cahoteux au Soudan du Sud voisin, où le gouvernement américain a récemment haussé le ton contre les belligérants incapables de se réconcilier. A la suite d’un accord conclu en août entre l’armée et les meneurs de la contestation qui avait entraîné la destitution d’Omar el-Béchir, un Conseil souverain formé de civils et de militaires est chargé d’assurer la transition vers un régime civil. Le nouveau gouvernement est engagé sur plusieurs fronts: réformes démocratiques, tentative de paix avec différents groupes rebelles, mais aussi relance de l’économie confrontée à une crise aiguë. L’une des priorités d’Abdallah Hamdok, un économiste, est donc de plaider auprès des Etats-Unis pour qu’ils retirent Khartoum de leur liste noire, qui entrave les investissements extérieurs.

«C’est un obstacle majeur», a récemment confié le ministre soudanais des Finances Ibrahim Elbadawi, qui était lui-même à Washington fin octobre. Le nouveau Soudan d’après la «glorieuse révolution» est «toujours entravé par la situation de l’ancien régime», a-t-il expliqué. Le ministre s’était alors dit convaincu, après avoir sondé des responsables américains, que le retrait du Soudan de la liste noire des Etats soutenant le terrorisme pourrait intervenir «avec un peu de chance avant la fin de l’année». Le gouvernement américain a récemment dit être prêt à envisager de tourner cette page si des progrès suffisants étaient réalisés au Soudan, tout en soulignant que le processus prendrait un certain temps.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan: 23 morts dans une explosion et l’incendie d’une usine

décembre 3, 2019

Au moins 23 personnes sont mortes et plus de 130 ont été blessées mardi dans l’incendie d’une usine du nord de Khartoum, provoqué par l’explosion d’un camion-citerne contenant du gaz, a indiqué le gouvernement soudanais.

Une épaisse fumée noire s’est élevée dans le ciel durant l’incendie, tandis que le secteur a été bouclé par la police, selon des témoins. Un réservoir de gaz était encore en flammes au moment de l’arrivée d’un photographe de l’AFP sur les lieux, où des pompiers étaient en action. L’ambassade indienne à Khartoum a indiqué sur son site que 50 ressortissants indiens étaient employés par l’usine et que certains d’entre eux figurent parmi les victimes, sans fournir de détails.

Dans un communiqué, le gouvernement a rapporté que «23 personnes ont été tuées et plus de 130 blessées dans un incendie dans une zone industrielle», provoqué par «l’explosion d’un camion-citerne contenant du gaz». Selon les premières informations recueillies sur place, il manquait du matériel de sécurité dans l’usine, a rapporté le gouvernement. «Il y avait aussi des produits inflammables mal rangés, ce qui a permis la propagation du feu», a-t-il ajouté, précisant qu’une enquête avait été ouverte.

Les blessés ont été transportés vers plusieurs hôpitaux et des docteurs qui ne travaillaient pas ont été appelés en renfort, selon un comité de médecins constitué dans le cadre du mouvement de contestation ayant secoué le Soudan de décembre 2018 à août 2019.

Par Le Figaro avec AFP

Soudan: le premier ministre de transition investi

août 21, 2019

 

Abdallah Hamdok a été investi ce mercredi comme premier ministre du Soudan et devra mener un gouvernement de transition dans ce pays dirigé durant trente ans par le général aujourd’hui destitué Omar el-Béchir, ont rapporté les médias d’État. Peu de temps après avoir atterri dans la capitale soudanaise, cet ancien collaborateur des Nations unies a prêté serment au cours d’une brève cérémonie.

Désigné par les chefs de la contestation pour devenir le nouveau premier ministre du Soudan, Abdallah Hamdok a appelé ce mercredi à l’établissement d’une démocratie pluraliste après 30 ans de régime autoritaire, a rapporté l’agence de presse soudanaise officielle SUNA.

Cet économiste chevronné qui a travaillé durant des années pour les Nations unies. Il prend la tête d’un futur gouvernement après les mois de manifestations qui ont conduit à la chute de l’ex-président Omar el-Béchir, après 30 ans à la tête du pays, et au transfert du pouvoir par les généraux ayant pris sa suite à une instance de transition dominée par les civils, le Conseil souverain.

La nouvelle phase qui s’ouvre au Soudan va nécessiter des «efforts concertés du peuple pour s’unir et construire un Etat fort», a-t-il déclaré selon SUNA. «Abdallah Hamdok a appelé à l’établissement d’une démocratie pluraliste en accord avec tous les Soudanais», a ajouté l’agence. Deux membres civils du nouveau Conseil souverain l’ont accueilli à son arrivée à l’aéroport. Ce Conseil qui compte onze membres supervisera la transition durant trois ans et trois mois et remplace le Conseil militaire de transition. Le nouveau gouvernement doit en principe être formé le 28 août.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan: reprise des négociations entre les généraux et la contestation

juillet 3, 2019

 

Des généraux au pouvoir au Soudan et des chefs de la contestation tenaient mercredi soir une réunion de négociations pour discuter de la transition, a constaté un correspondant de l’AFP, première rencontre du genre depuis la dispersion meurtrière d’un sit-in de manifestants.

Trois généraux, dont Mohammed Hamdan Daglo dit «Hemeidti», et cinq représentants de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, se sont retrouvés en présence de médiateurs de l’Ethiopie et de l’Union africaine dans un hôtel de Khartoum, selon le journaliste de l’AFP.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan: les généraux veulent un plan commun Éthiopie-UA pour la transition

juin 23, 2019

 

Le Conseil militaire au pouvoir au Soudan a réclamé dimanche un plan «commun» du médiateur éthiopien et de l’Union africaine pour dessiner les grandes lignes de la transition, exprimant des réserves sur une proposition présentée par Addis-Abeba.

Après plusieurs mois de manifestations qui ont poussé en avril l’armée à destituer le président Omar el-Béchir, le Soudan est le théâtre d’un bras de fer entre le Conseil militaire de transition qui a succédé à el-Béchir et les chefs du mouvement de contestation qui exigent le transfert du pouvoir aux civils.

Samedi, les représentants de la contestation ont accepté la proposition du médiateur éthiopien qui selon eux prévoit la formation d’une instance majoritairement composée de civils pour diriger la transition.

Le porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbachi, a assuré dimanche que le plan éthiopien était «différent» d’une autre initiative présentée par l’Union africaine, sans évoquer les détails des deux documents. Il a critiqué le retard pris selon lui par le médiateur éthiopien pour présenter son plan au Conseil militaire qui n’en a eu connaissance que jeudi.

Le chef du Conseil militaire, Abdel Fattah al-Burhane, a rencontré le médiateur éthiopien et celui de l’UA, a précisé le général Kabbachi. «Il a souligné qu’il vaudrait mieux que les efforts des médiateurs se concentrent sur la préparation d’un document commun, pour rapprocher les points de vue», selon le général.

Les protestataires soudanais demandent depuis des semaines au Conseil militaire de céder le pouvoir aux civils mais les négociations ont été suspendues le 20 mai, chaque camp voulant prendre la tête d’une future instance de transition.

Avant la rupture des pourparlers en mai, les deux parties s’étaient mises d’accord sur une période de transition de trois ans.Ils avaient également convenu d’un Parlement de transition occupé aux deux tiers par l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation. Ces derniers jours, le Conseil militaire a aussi critiqué ce partage.

La tension est montée d’un cran depuis le 3 juin et la dispersion meurtrière d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée. Au moins 128 personnes ont été tuées dans l’opération et la répression qui s’est poursuivie les jours suivants, selon des médecins proches de la contestation.

Les autorités ont évoqué un bilan de 61 morts. Le Conseil militaire a assuré ne pas avoir ordonné la dispersion. Le lendemain de la dispersion, il avait annoncé l’annulation de toutes les mesures sur lesquelles les deux camps s’étaient mis d’accord.

Par Le Figao.fr avec AFP

Crimes contre l’humanité au Tchad et au Soudan: trois arrestations en France

juin 17, 2019

 

Le chef rebelle tchadien, le général Mahamat Nouri, et deux autres suspects ont été interpellés lundi en France dans une enquête ouverte depuis 2017 sur des soupçons de crimes contre l’humanité commis au Tchad et au Soudan entre 2005 et 2010, a appris lundi l’AFP de sources concordantes.

Ils ont été arrêtés dans le Val-de-Marne, en Mayenne et en Indre-et-Loire puis placés en garde à vue par les enquêteurs de l’office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), a indiqué le parquet de Paris. Le général Mahamat Nouri, l’un des plus influents chefs rebelles tchadiens opposé au régime d’Idriss Déby Itno, figure parmi ces personnes, selon une source proche de l’enquête.

L’opération a notamment visé le général Mahamat Nouri, arrêté lundi matin à son domicile dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris le 10 mai 2017 pour des chefs de crimes contre l’humanité, complicité de ces crimes et association de malfaiteurs en vue de la commission de ces crimes.

Considéré comme l’un des plus influents chefs rebelles tchadiens opposés au régime d’Idriss Déby Itno, le général Nouri est le président fondateur de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD). Il avait pris la tête d’autres rébellions au sein de l’Alliance nationale (AN) qui avait mené en février 2008 une offensive sur N’Djamena et avait été tout près de renverser le régime du président Déby, retranché dans son palais. Les rebelles avaient été finalement repoussés par les militaires tchadiens après de violents combats.

Paris avait à l’époque apporté un soutien décisif à l’armée, tout en démentant toute participation directe aux combats. Des divergences au sein des rebelles ont été une des causes de l’échec de l’offensive, la plus importante contre le régime du président Déby depuis 1990. L’est du Tchad et la région voisine soudanaise du Darfour nord étaient à l’époque des faits le théâtre de violences intercommunautaires et d’attaques de milices.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan: l’UE réclame une enquête indépendante sur la répression

juin 17, 2019

 

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont réclamé lundi qu’une enquête soit menée avec «indépendance et transparence» sur la répression au Soudan début juin, dans un communiqué publié à l’issue de leur réunion à Luxembourg.

Ils ont répété leur condamnation des «violentes attaques perpétrées au Soudan le 3 juin qui ont fait de nombreux morts et blessés parmi les civils», et estimé que «la responsabilité en incombe clairement au Conseil militaire de transition (CMT) en tant qu’autorité chargée de la protection de la population». Le Conseil militaire, à la tête du pays depuis la destitution du président Omar el-Béchir le 11 avril, a reconnu avoir ordonné la dispersion le 3 juin d’un sit-in de milliers de manifestants devant le QG de l’armée à Khartoum.

Selon un comité de médecins proches de la contestation, quelque 120 personnes ont été tuées dans la répression depuis le 3 juin, la plupart dans la dispersion du sit-in. Les autorités ont parlé elles de 61 morts. Les auteurs de ces violations des droits de l’homme et de ces abus «doivent répondre de leurs actes», ajoutent les ministres.

L’UE appelle «à la cessation immédiate de toutes les violences (…), notamment des exécutions extrajudiciaires, arbitraires et sommaires, des passages à tabac, des violences sexuelles et sexistes». Elle réclame aussi «la levée immédiate» des obstacles à une distribution de l’aide humanitaire, y compris à Khartoum, qui concernerait plus de 8 millions de personnes. Enfin, les ministres apportent leur soutien à l’appel de l’Union africaine en faveur d’une autorité civile de transition.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan : Omar el-Béchir jugé la semaine prochaine pour corruption

juin 16, 2019

Omar el-Béchir, ex-président soudanais, à Johannesburg, le 14 juin 2015. © Shiraaz Mohamed/AP/SIPA 

L’ex-chef de l’État Omar el-Béchir, renversé en avril par un mouvement de contestation massif, comparaîtra la semaine prochaine devant un tribunal pour corruption et possession illégale de devises étrangères.

Omar el-Béchir, qui n’a plus été vu publiquement depuis sa mise à l’écart, « comparaîtra devant un tribunal la semaine prochaine », a affirmé samedi le procureur général, Al-Walid Sayyed Ahmed, sans indiquer la date précise de l’audience.

Jeudi, l’agence de presse officielle soudanaise SUNA a indiqué que l’ancien président était accusé « de possession de devises étrangères, d’avoir acquis des richesses de façon suspecte et illégale et d’avoir ordonné (l’état) d’urgence ».

Le Procureur général a lui précisé que Omar el-Béchir devrait répondre de « corruption et possession illégale de devises étrangères ».

En avril, le chef du Conseil militaire de transition, Abdel Fattah al-Burhane, a affirmé que l’équivalent de plus de 113 millions de dollars avaient été saisis en liquide dans la résidence de l’ex chef de l’État à Khartoum. Cette somme était constituée de livres soudanaises, ainsi que de 350.000 dollars et sept millions d’euros.

Or, en décrétant l’état d’urgence face à la contestation populaire, l’ex-président avait rendu illégale la possession de l’équivalent de plus de 5.000 dollars en devises.

Cour pénale internationale

Outre l’inculpation pour corruption, Omar el-Béchir fait aussi l’objet de poursuites pour les meurtres de manifestants durant la répression de la contestation née en décembre. Son régime avait tenté de juguler ce mouvement en décrétant l’état d’urgence le 22 février.

Le procureur général a précisé que l’ex-président était aussi interrogé au sujet de suspicions de blanchiment d’argent et de « financement du terrorisme ».

Omar el-Béchir fait aussi l’objet de mandats d’arrêts par la Cour pénale internationale (CPI) qui veut le voir répondre à La Haye de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre pour le conflit au Darfour (ouest). Mais les militaires au pouvoir ont indiqué qu’ils ne comptaient pas le transférer au tribunal international.

Le parquet enquête en outre sur 41 chefs d’accusation visant d’anciens « symboles du régime déchu ».

Le procureur général n’a pas évoqué l’enquête militaire en cours sur la dispersion meurtrière le 3 juin du sit-in organisé par des manifestants devant le siège de l’armée à Khartoum pour réclamer le transfert du pouvoir à des civils.

Éléments « criminels »

Les chefs de la contestation ont attribué la dispersion du sit-in aux redoutées Forces de soutien rapide (RSF).

Mais samedi, le chef des RSF, Mohammed Hamdan Daglo dit « Hemeidti », également numéro 2 du Conseil militaire, a défendu ses troupes lors d’un rassemblement dans un village près de Khartoum. « Notre image a été déformée », a-t-il lancé.

Le Conseil militaire a reconnu pour la première fois jeudi avoir ordonné la dispersion de ce rassemblement, regrettant que « des erreurs se soient produites ».

Le porte-parole du Conseil, le général Chamseddine Kabbachi avait affirmé que le but initial de l’opération était de chasser des éléments « criminels » dans un secteur appelé Colombia, près du sit-in.

Samedi, le porte-parole de la commission d’enquête militaire sur la dispersion du sit-in, Abderrahim Badreddine, a indiqué à la télévision d’Etat que son rapport n’était pas finalisé.

Mais il a révélé des conclusions préliminaires selon lesquelles « des officiers et des soldats sont entrés sur les lieux du sit-in sans l’ordre de leurs supérieurs ». Ils « ne faisaient pas partie des troupes qui devaient mener l’opération à Colombia ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Soudan: le président déchu Omar el-Béchir transféré au parquet

juin 16, 2019

 

Le président déchu du Soudan Omar el-Béchir a été conduit dimanche depuis sa prison vers le parquet en charge des affaires de corruption à Khartoum, où il a été vu pour la première fois en public depuis sa destitution en avril.

Omar el Béchir, vêtu de la traditionnelle djellaba banche soudanaise et un turban à la tête, est arrivé au parquet escorté par un convoi de véhicules militaires et des membres des forces de sécurité lourdement armés, a constaté le correspondant de l’AFP devant les locaux du parquet.

L’ex président a été conduit au parquet pour que lui soit présentées officiellement les accusations qui pèsent contre lui, a indiqué aux journalistes un responsable du parquet. Il est reparti au bout de quelques minutes, selon le correspondant de l’AFP sur place.

Porté au pouvoir par un coup d’Etat en 1989, Omar Béchir a été destitué et arrêté par l’armée le 11 avril à Khartoum, à la suite d’un mouvement de contestation inédit, déclenché en décembre par le triplement du prix du pain.

Samedi, le procureur général a précisé qu’Omar el Béchir devrait répondre de «corruption et possession illégale de devises étrangères».

Jeudi, l’agence de presse officielle soudanaise SUNA a indiqué que l’ancien homme fort du Soudan était accusé «de possession de devises étrangères, d’avoir acquis des richesses de façon suspecte et illégale et d’avoir ordonné (l’état) d’urgence».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan: 4 morts au premier jour de «désobéissance civile»

juin 9, 2019

 

Quatre personnes ont été tuées ce dimanche au premier jour d’un mouvement national de «désobéissance civile» lancé par les meneurs de la contestation au Soudan contre les généraux au pouvoir, ont annoncé des médecins proches des manifestants.

Deux des quatre personnes décédées ont été tuées par balles à Khartoum et la ville voisine d’Omdourman, tandis que les deux autres ont été «battues et poignardées» et sont mortes dans un hôpital d’Omdourman, a indiqué ce comité de médecins dans des communiqués distincts. Ces personnes ont été victimes «du Conseil militaire de transition» et de ses «milices», a accusé la même source.

Le bilan total des victimes depuis le déclenchement d’une violente répression le 3 juin -marquée par la dispersion ce jour-là du sit-in de Khartoum- est de 118 morts, a ajouté ce comité de médecins.

Par Le Figaro.fr avec AFP