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FMI : Kristalina Georgieva, soutenue par les pays africains, sauve son poste à la tête du Fonds

octobre 12, 2021
La directrice générale Kristalina Georgieva rencontre le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi au Fonds monétaire international. © Joshua Roberts/FMI/Flickr Licence CC

Appuyée par les représentants de plusieurs États africains, mais également par la France et plusieurs pays européens, l’économiste bulgare a été maintenue, le 11 octobre, à la direction générale de l’institution multilatérale, après plusieurs semaines d’incertitude.

Dans un communiqué publié dans la nuit du 11 au 12 octobre, le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé le maintien à son poste de Kristalina Georgieva, l’économiste et haut fonctionnaire bulgare à la tête de l’institution financière depuis le 1er octobre 2019.

« Le Conseil d’administration réaffirme sa pleine confiance dans le leadership de la directrice générale et dans sa capacité à continuer d’exercer efficacement ses fonctions. Le Conseil a confiance dans l’engagement de la directrice générale à maintenir les normes les plus élevées de gouvernance et d’intégrité au sein du FMI », indique le communiqué.

Allégations datant de son passage à la banque mondiale

Pendant plusieurs semaines et au cours de pas moins de huit sessions, le conseil d’administration du FMI a examiné le rôle joué – ou non – par l’ancienne numéro deux de la Banque mondiale dans diverses altérations supposées au classement Doing Business 2018.

À la suite d’une investigation confiée au cabinet d’avocats WilmerHale, la Banque mondiale avait annulé, le 16 septembre, la publication du rapport Doing Business, alléguant diverses manipulations commises à l’époque par les équipes sous la direction de Kristalina Georgieva, au profit notamment de la Chine. Une décision farouchement contestée par l’économiste de 68 ans.

L’EXAMEN DU RAPPORT WILMERHALE NE FOURNISSAIT PAS DE DÉTAILS SUR DES ÉLÉMENTS SUFFISAMMENT PRÉCIS

« Le Conseil d’administration a estimé que les informations présentées au cours de son examen ne démontraient pas de manière concluante que la directrice générale avait joué un rôle inapproprié concernant le rapport Doing Business 2018 lorsqu’elle était DG de la Banque mondiale », a conclu la direction du FMI.

Chasse aux sorcières

Le sort de Kristalina Georgieva, par ailleurs ancienne Commissaire européenne à la coopération internationale, faisait l’objet d’intenses spéculations ces dernières semaines, d’aucuns pointant une forte hésitation des États-Unis (16,5 % du capital du FMI) et du Japon (deuxième actionnaire avec 6,14 % du capital) à maintenir la responsable bulgare à son poste, sans un examen approfondi de son rôle à la Banque mondiale.

D’autres, parmi lesquels le prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz, ont dénoncé une chasse aux sorcières et un règlement de comptes contre une dirigeante ayant bravé le conservatisme de Washington pour aider les pays du Sud face à la crise du Covid-19.

ELLE A ÉTÉ UN PARTENAIRE D’UNE VALEUR INESTIMABLE QUI A CONTRIBUÉ À NOS SUCCÈS COLLECTIFS

L’agence américaine Bloomberg rapportait récemment que selon des sources françaises (Paris détient 4,03 % des capitaux du FMI) et européennes, « l’examen du rapport WilmerHale ne fournissait pas de détails sur des éléments précis permettant de remettre directement en question la conduite de Mme Georgieva ».

Un rôle décisif

Dans un texte inédit, publié au début d’octobre par Jeune Afrique, une quinzaine de ministres africains de l’Économie et des Finances, étaient montés au créneau pour apporter leur soutien à la patronne du FMI.

« Kristalina Georgieva a joué un rôle décisif dans l’allocation générale sans précédent de droits de tirage spéciaux (DTS) équivalant à 650 milliards de dollars américains, en fournissant des liquidités et des réserves tampons à de nombreux pays qui se trouvaient dans le besoin. Elle s’est battue pour faire progresser le multilatéralisme et nous avons toujours su qu’elle était une ardente défenseure des nations en développement. Elle a été un partenaire d’une valeur inestimable qui a contribué à nos succès collectifs », ont-ils rappelé dans la tribune cosignée notamment par le Béninois Romuald Wadagni et l’Ivoirien Adama Coulibaly.

Les pays africains sont représentés au FMI par, entre autres, Ita Mary Mannathoko (Botswana), Willie Nakunyada (Zimbabwe), Osana Jackson Odonye (Nigeria) et Hossein Mirshojaeian Hosseini (Iran).

Avec Jeune Afrique par Joël Té-Lessia Assoko

France: Macron réaffirme son soutien au droit à l’avortement

septembre 28, 2021
Macron reaffirme son soutien au droit a l'avortement
Macron réaffirme son soutien au droit à l’avortement© POOL/AFP/Ludovic MARIN

Emmanuel Macron a réaffirmé mardi qu’il serait « toujours » du côté des défenseurs du droit à l’avortement, un « droit fondamental pour toutes les femmes », à l’occasion de la journée mondiale en faveur de ce droit.

« En cette journée mondiale du droit à l’avortement, je veux redire que je serai toujours du côté de celles et ceux qui défendent ce droit fondamental pour toutes les femmes », écrit le chef d’Etat dans un tweet où il joint un extrait vidéo du discours prononcé par Simone Veil en novembre 1974 à l’Assemblée nationale pour dépénaliser l’avortement en France.

Dans une étude publiée mardi, la Drees indique que le nombre d’interruptions volontaires de grossesse avait baissé en 2020, en particulier en mai et juin, probablement en raison d’une baisse des conceptions pendant le premier confinement.

A l’approche de la fin du quinquennat, certains parlementaires, y compris de la majorité, voudraient remettre sur le métier une proposition de loi, votée à l’assemblée en octobre 2020 mais rejetée par le Sénat en janvier, qui vise à allonger le délai d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse.

Dans un entretien à Elle en juin, Emmanuel Macron avait exprimé son opposition à un tel allongement, estimant que l’avortement était « plus traumatisant dans ces délais-là ».

Totalement interdit dans une minorité de pays mais soumis à des conditions extrêmement restrictives dans de nombreux autres, l’accès à l’avortement demeure très inégal dans le monde.

En Europe, l’interdiction totale est une exception. Si plusieurs pays comme l’Irlande ont assoupli l’accès à l’IVG ces dernières années, la Pologne, via une décision du tribunal constitutionnel, a restreint le 22 octobre 2020 le droit à l’IVG, interdisant les avortements en cas de malformation du foetus.

Par Le Point avec AFP

OMS : le Kenya, premier pays africain à soutenir la candidature de Tedros Ghebreyesus

septembre 25, 2021
Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS.

Le Kenya a annoncé vendredi 24 septembre son soutien à la candidature de l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus à sa propre succession à la tête de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), devenant le premier pays africain à se prononcer en sa faveur.

« Le Kenya soutient la continuité d’un leadership africain exemplaire à la tête de la cruciale Organisation mondiale de la Santé et travaillera à cette réalisation », a déclaré sur Twitter le premier secrétaire du ministère des Affaires étrangères, Macharia Kamau.

L’Éthiopien de 56 ans semblait être le seul candidat en lice à la clôture de la procédure jeudi – bien que ce dernier n’ait rien confirmé officiellement. Près d’une vingtaine de pays de l’Union européenne, emmenés par la France et l’Allemagne, ont proposé jeudi la candidature de Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui dirige l’OMS depuis 2017. Le soutien officiel d’un pays est indispensable pour postuler.

Surprise

Cet appui de pays européens est une surprise, beaucoup d’observateurs s’attendant plutôt à un soutien de pays africains, même s’il n’a pas celui de son pays, l’Éthiopie, qui lui reproche d’avoir utilisé la tribune de l’OMS pour condamner la répression dans sa région natale du Tigré.

Spécialiste du paludisme, diplômé en immunologie et docteur en santé communautaire, cet ancien ministre de la Santé et chef de la diplomatie éthiopienne était devenu en 2017 le premier Africain à prendre la tête de la puissante agence de l’ONU, en première ligne depuis le début de la pandémie.

Dans quelques semaines, la liste des candidats sera transmise aux États membres de l’OMS, avant d’être rendue publique fin octobre ou début novembre. Les États membres éliront, lors d’un scrutin à bulletin secret en mai, pendant l’Assemblée mondiale de la Santé, le prochain directeur général de l’OMS, dont le mandat débutera le 16 août 2022.

Par Jeune Afrique avec AFP

Les États-Unis et l’Union européenne vont apporter leur soutien à l’Inde

avril 25, 2021

Les États-Unis sont profondément préoccupés par l’augmentation massive des cas de coronavirus en Inde et prévoient de déployer rapidement un soutien supplémentaire au gouvernement indien et aux travailleurs de la santé, a déclaré samedi une porte-parole de la Maison-Blanche.

Un agent de santé recueille un échantillon sur écouvillon d'une femme dans une gare routière, à New Delhi, en Inde, le 16 mars 2021.

© Anushree Fadnavis/Reuters Un agent de santé recueille un échantillon sur écouvillon d’une femme dans une gare routière, à New Delhi, en Inde, le 16 mars 2021.

«Nous sommes en conversation active à des niveaux élevés et prévoyons de déployer rapidement un soutien supplémentaire au gouvernement indien et aux travailleurs de la santé indiens qui luttent contre cette dernière vague de l’épidémie. Nous aurons plus d’informations à partager très bientôt», a indiqué la porte-parole à Reuters dans un courriel.

Washington est de plus en plus pressé de faire davantage pour aider l’Inde, la plus grande démocratie du monde et un allié stratégique dans les efforts du président Joe Biden pour contrer la Chine, alors qu’elle est aux prises avec une augmentation record des infections au coronavirus.

Bruxelles active son mécanisme de protection civile

L’Union européenne (UE) va fournir une «assistance» à l’Inde en activant son Mécanisme européen de protection civile, a annoncé dimanche sur Twitter la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Institué en 2001, ce mécanisme permet aux États membres de l’UE participants de coordonner leur aide et de déployer des moyens dans le monde entier en cas de situation d’urgence de grande ampleur à laquelle ne peut pas faire face seule la protection civile d’un pays.

Plus tôt, la chancelière allemande Angela Merkel a, elle aussi, déclaré que son gouvernement se préparait à fournir une aide d’urgence à l’Inde, sans toutefois préciser la nature de l’aide en question.

« Où commencent les droits universels, après tout? Ils commencent près de chez soi, en des lieux si proches et si petits qu'on ne peut les voir sur aucune carte du monde [...] Si dans ces lieux les droits n'ont pas de sens, ils n'en ont guère ailleurs. Sans l'action de citoyens engagés pour les faire respecter dans leur entourage, nous ne verrons pas de progrès à l’échelle du monde. »– Eleanor RooseveltAvez-vous déjà pensé à vos droits fondamentaux? Quels sont-ils? Comment ont-ils été acquis, et comment les conserver? L'histoire nous a montré que les droits humains fondamentaux peuvent être retirés, compromis ou complètement ignorés s'ils ne sont pas défendus par des lois, des actions civiles et, dans de nombreux cas, par des luttes. Si le sujet des droits de la personne peut unir des personnes qui vivent aux quatre coins de la planète, il peut aussi mettre en évidence les disparités qui existent dans les libertés accordées aux différents peuples, en fonction des lois de leurs États-nations. Si vous jetez un coup d'œil à l'article 1 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, vous comprendrez pourquoi les manifestations, les marches et les débats publics animés concernant les droits humains fondamentaux sont nécessaires et plus fréquents aujourd'hui et plus que jamais. Cet article précise : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » À la suite des atrocités de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration, adoptée en 1948 par les Nations unies (ONU), alors nouvellement constituées, recense 30 droits et libertés de la personne. L’ONU a été instituée par les représentants de ses 50 États membres, sous l’impulsion d'Eleanor Roosevelt.Nous avons beaucoup progressé en tant que société depuis l'introduction de cette déclaration, notamment en ce qui concerne le droit de vote, la propriété et l'éducation. Cependant, force est de constater que les droits humains, considérés comme acquis par beaucoup de personnes privilégiées qui partent du principe qu'ils nous sont donnés à la naissance, se sont transformés en droits civils exigeant une action civique. Comme le suggère Roosevelt dans la citation ci-dessus, ces « droits humains » doivent être revendiqués. Il est de notre devoir civique d’agir pour défendre les droits et libertés universels énoncés dans cette déclaration.Dans la suite de cette galerie, vous trouverez 20 droits et libertés universels pour lesquels les gens ont dû se battre, y compris des problèmes sociaux et des droits humains à propos desquels les militants et les communautés continuent de lutter aujourd'hui.

Le gouvernement indien a déployé des avions et des trains militaires pour acheminer à Delhi l’oxygène dont les hôpitaux ont besoin.

Il a également prolongé le confinement à New Delhi, la ville la plus touchée par la COVID-19 en Inde.

«Nous avons décidé de prolonger d’une semaine le confinement», a annoncé le ministre en chef de Delhi, Arvind Kejriwal. «Les ravages du coronavirus se poursuivent et il n’y a pas de répit», a-t-il dit.

Des patients atteints de la COVID-19 partagent un lit au service des urgences de l'hôpital Lok Nayak Jai Prakash Narayan de New Delhi.

© Danish Siddiqui/Reuters Des patients atteints de la COVID-19 partagent un lit au service des urgences de l’hôpital Lok Nayak Jai Prakash Narayan de New Delhi.

L’Inde a fait état de 349 691 cas supplémentaires dimanche, pour un total de 16,96 millions de cas, dont 192 311 décès, a indiqué le ministère de la Santé.

Le pays de 1,3 milliard d’habitants est au bord d’une catastrophe humanitaire, a averti Ashish Jha, doyen de l’école de santé publique de l’université Brown, dans une tribune publiée samedi dans le Washington Post.

Selon lui, quelque 2000 personnes meurent chaque jour, mais la plupart des experts estiment que le nombre réel est cinq à dix fois supérieur.

Les responsables des deux pays sont engagés à différents niveaux pour assurer «la production des vaccins contre la COVID-19 en Inde», a déclaré à Reuters un porte-parole de l’ambassade indienne à Washington.

Avec CBC/Radio-Canada

La France apporte son soutien, au Tchad, à Mahamat Déby, le nouveau président de la Transition

avril 22, 2021

Avec Africanews

Congo-Vie des partis : Blanchard Oba rejoint la majorité présidentielle

mars 3, 2021

Le président du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD), René Serge Blanchard Oba, a annoncé le 3 mars son départ de l’opposition congolaise et son soutien au candidat  de la majorité présidentielle Denis Sassou N’Guesso au scrutin présidentiel du 21 mars prochain.

René Serge Blanchard Oba/Adiac

Après avoir quitté la majorité présidentielle en 2015 pour rallier l’opposition dans le cadre du débat sur le changement ou non de la Constitution du 20 janvier 2002, le président du MSD vient de faire son come-back. Selon René Serge Blanchard Oba, la guerre du Pool a été la principale raison qui l’a poussé à quitter la majorité présidentielle. Aujourd’hui, il estime que l’opposition tourne en rond et n’avance plus depuis l’élection présidentielle de 2016.

« J’ai cru avec mes amis de l’opposition que nous pouvions apporter un plus, mais je déchante aujourd’hui. Je ne lance la pierre sur personne, j’assume les conséquences. Sans ambigüité, nous ne partageons plus la même vision sur la manière de conduire l’opposition et je n’en fais plus partie. C’est clair et sans ambages, je retrouve ma liberté. Avant, le MSD avait sa liberté. Nous retrouvons notre position d’avant… », a-t-il annoncé.

Dans la perspective de la présidentielle des 17 et 21 mars prochains, Blanchard Oba et son parti ont décidé de soutenir la candidature du président sortant. « Je décide aujourd’hui de soutenir le président Denis Sassou N’Guesso à qui j’ai jeté les pierres hier. Je n’ai pas honte de dire que je me suis trompé », a confessé René Serge Blanchard Oba.

D’après lui, aucun candidat de l’opposition au scrutin présidentiel de 2021 ne remplit les conditions pour présider aux destinées de la nation au cours des cinq prochaines années. « … Le cœur et la raison se sont réunis pour m’indiquer mes devoirs, soutenir le président Denis Sassou N’Guesso. C’est simple, c’est évident, cela n’appelle aucun malentendu », a déclaré le président du MSD devant un échantillon des militants de Brazzaville, soulignant l’intérêt du peuple de voter pour Denis Sassou N’Guesso.  

Cette décision de Blanchard Oba a reçu l’assentiment de sa base qui a également rendu publique une déclaration de soutien au candidat de la majorité présidentielle. Qualifié à tort ou raison comme un félon par ses collègues de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) dès son arrivée à l’opposition, René Serge Blanchard Oba a indiqué qu’il n’est ni traitre ni infiltré. « Je pense que l’avenir, c’est un Congo sans injures, un Congo qui prône l’amour. Traitre, infiltré, je suis habitué à cela compte tenu de ma position. Cela ne me fait ni chaud ni froid, je suis bien formé politiquement. J’ai accepté ce fardeau pour le peuple congolais, je vais l’assumer jusqu’au bout. J’ai un pari avec mes amis de l’opposition qui sont restés », a-t-il conclu, tout en prônant le rassemblement, le dialogue et la discussion.  

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

RDC : manifestation de soutien à Tshisekedi en pleine crise avec le camp Kabila

novembre 15, 2020
Le président congolais Félix Tshisekedi, en octobre 2020 lors de la prestation de serment des nouveaux juges nommés à la Cour constitutionnelle.

Plusieurs milliers de militants du parti présidentiel UDPS ont marché samedi à Kinshasa pour soutenir les consultations initiées par le président Félix Tshisekedi en vue de constituer « une union de la nation » en pleine crise avec le camp de son prédécesseur Joseph Kabila.

Ces milliers de militants du parti présidentiel UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) ont scandé des slogans hostiles à l’ancien président Joseph Kabila. Ils ont aussi appelé, à travers des chansons, à la fin de la coalition Front commun pour le Congo (FCC) de Kabila et Cap pour le changement (Cach) de Tshisekedi qui dirige la RDC en vertu d’un accord.

Effigie de Kabila

Bien qu’encadrés par la police sous un soleil de plomb sur un trajet de près de 5 km, ces manifestants ont tenté de brûler une effigie de l’ancien président Kabila avec un cocktail Molotov. Des policiers ont rapidement éteint le feu.

« Le résultat final de la marche de ce jour est la rupture du mariage FCC-CACH », a déclaré Sylvain Mutombo, l’un des manifestants, ministre délégué à la défense et chef d’un parti allié au parti présidentiel UDPS.

C’EST UN COMPLOT POUR NEUTRALISER NOTRE AUTORITÉ MORALE JOSEPH KABILA

Sur le parcours, aucune banderole ou affiche ne reprend cet appel à la fin de la coalition FCC-Cach. Le camp Kabila voit à travers ces consultations et la marche, une tentative de refaire l’unité de l’ex-opposition dont est issue le président Tshisekedi.

« C’est un complot pour neutraliser notre autorité morale Joseph Kabila, le mettre hors-jeu, avec lui le FCC », a déclaré André-Alain Atundu, l’un des parte-parole des pro-Kabila.

Mais, les marges de Félix Tshisekedi sont cependant étroites. Le FCC fidèle à l’ex-président Kabila, revendique 319 députés sur les 500 à l’Assemblée nationale et plus de 90 sénateurs sur 109.

Le rôle des évêques

Lancées le 2 novembre, les consultations menées par le président Tshisekedi, se poursuivront lundi après la trêve du week-end.

De leur côté, les évêques catholiques ont rendu visite à l’ancien président Kabila, au candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre 2018, Martin Fayulu ainsi qu’au Premier ministre Sylvestre Ilunga.

Par Jeune Afrique avec AFP

[Tribune] La Chine veut le soutien de l’Afrique, pas ses ports !

juillet 8, 2020

Cyril Ramaphosa, Xi Jinping et Macky Sall à Pékin pour le sommet Chine-Afrique, le 4 septembre 2018

Cyril Ramaphosa, Xi Jinping et Macky Sall à Pékin pour le sommet Chine-Afrique, le 4 septembre 2018 © Lintao Zhang/AP/SIPA

 

Il faut oublier les théories sur la colonisation économique. Le moteur de Pékin en Afrique est avant tout politique, assure l’analyste Eric Orlander, de China Africa Project.

Alors que la valeur de l’Afrique pour le monde extérieur a toujours été largement définie en termes économiques – en tant que lieu d’extraction des ressources et en tant que consommateur de marchandises – la Chine est en train de changer cette équation.

Car en fait, l’Afrique n’est pas si importante pour la Chine sur le plan économique : les 54 pays africains réunis représentent moins de 4 % de la balance commerciale mondiale de la Chine, qui s’élève à plus de 4 000 milliards de dollars, et Pékin reste loin derrière les États-Unis, la France et d’autres pays en termes d’IDE.

Je sais que c’est contre-intuitif. 99 % des personnes qui vous parleront des Chinois en Afrique entameront la conversation en évoquant l’appétit de Pékin pour les ressources naturelles du continent ou les ambitions du géant de noyer les États avec des prêts insoutenables.

Les prêts chinois ? Bien sûr, c’est beaucoup d’argent… mais pas vraiment

Il est vrai que la Chine représente environ 70 % de toutes les exportations africaines. Mais la plupart de ces ressources, que ce soit le pétrole, le bois ou les minéraux, peut désormais être obtenu auprès de des dizaines d’autres fournisseurs, le long des Nouvelles routes de la soie.

Prenez le pétrole, par exemple. L’ancien ambassadeur des États-Unis et célèbre spécialiste de la relation Chine-Afrique, David Shinn, a fait remarquer qu’en 2008, 30 % du pétrole importé par la Chine avait été produit en Afrique. En 2018, ce chiffre était tombé à seulement 18 %. Et comme les Chinois deviennent de plus en plus dépendants du pétrole saoudien et irakien, leur dépendance vis-à-vis des fournisseurs africains continuera à diminuer.

Et qu’en est-il de tous ces prêts, dont nous avons parlé de manière si détaillée ces derniers mois ? Bien sûr, c’est beaucoup d’argent… mais pas vraiment. N’oubliez pas que nous parlons d’environ 154 milliards de dollars de prêts en cours en Afrique, octroyés par une économie chinoise d’une valeur d’environ 13 billions de dollars.

Ne vous méprenez pas, ces prêts sont importants pour les Chinois. Mais si les Africains ne peuvent pas ou ne veulent pas les rembourser, cela ne causera pas un tremblement de terre pour la Chine.

Les pays africains sont très à l’aise pour passer outre l’avis des États-Unis quand il s’agit de Huawei

Les nouvelles priorités de la Chine en Afrique sont de plus en plus politiques et non pas économiques. Le fait que 25 pays africains aient signé la déclaration du Conseil des droits de l’homme des Nations unies soutenant la position de la Chine sur l’introduction d’une nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hong Kong permet de mieux comprendre les priorités actuelles de Pékin.

Voyez comment la Chine mobilise les pays africains pour soutenir ses politiques controversées au Xinjiang, à Taïwan, au Tibet, dans la mer de Chine méridionale et, maintenant, à Hong Kong.
Ou encore, le fait que les pays africains sont très à l’aise pour passer outre l’avis des États-Unis quand il s’agit de Huawei. Ou encore, le fait que les blocs de vote africains soutiennent les candidats chinois à la direction des agences de l’ONU.

Oubliez les produits de base que les Chinois peuvent pratiquement acheter n’importe où. Pékin s’intéresse de plus en plus aux votes africains qui renforcent sa position mondiale et soutiennent des intérêts stratégiques fondamentaux dans son affrontement de plus en plus acerbe avec les États-Unis, l’Europe et d’autres pays.

La question la plus urgente est maintenant de savoir si les parties prenantes africaines sont pleinement conscientes du fait que leur capital politique vaut en fait bien plus aux yeux des Chinois que toutes les matières premières qu’ils leur ont vendues au cours des deux dernières décennies ?

Avec Jeune Afrique par    Eric Olander Rédacteur en chef du`China Africa Project`

 

Poutine fait l’éloge du renseignement militaire russe, au coeur d’un scandale d’empoisonnement

novembre 2, 2018

Moscou – Vladimir Poutine a fait l’éloge vendredi du « professionnalisme » et du « courage » du renseignement militaire russe (GRU), participant à une cérémonie pour le centenaire de ce service au moment où il est notamment accusé de l’empoisonnement d’un ex-agent en Angleterre et de cyberattaques à travers le monde.

« Je connais vos – sans rien exagérer – capacités uniques, y compris dans le domaine des opérations spéciales », a déclaré M. Poutine s’adressant à l’assemblée lors de la cérémonie qui se tenait dans le Théâtre de l’armée russe à Moscou.

« Je suis convaincu de votre professionnalisme, de votre courage personnel et de votre résolution, convaincu que chacun de vous fera tout pour la Russie et notre peuple », a-t-il souligné.

Créée par les bolchéviques en 1918 et considérée comme une structure rivale du KGB pendant l’époque soviétique, la Direction générale des renseignements de l’état-major des forces armées (GRU, renommé officiellement GU en 2010) a la réputation d’être la plus puissante et la plus audacieuse agence d’espionnage russe, tout en étant peu connue du grand public.

Dans son discours, M. Poutine, qui est lui-même un ancien officier du KGB, a d’ailleurs proposé de rajouter de nouveau au nom du service la lettre « R » désignant « renseignement » et de rétablir ainsi le nom GRU.

Ces derniers mois plusieurs pays occidentaux ont accusé le GRU d’être impliqué dans des cyberattaques et piratages dans le monde entier, alors que Londres a mis en cause le service de renseignement militaire russe dans l’empoisonnement en mars en Angleterre d’un ex-agent double russe, Sergueï Skripal.

Les autorités britanniques ont émis des mandats d’arrêt contre deux agents présumés du GRU, soupçonnés d’avoir perpétré l’attaque au Novitchok, un puissant agent innervant, contre l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury, en Angleterre.

Aux Etats-Unis, le GRU a notamment été accusé d’être à l’origine du piratage des ordinateurs du parti démocrate américain, prélude au scandale de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Dans cette affaire, 12 Russes présentés comme des agents du GRU ont été inculpés en juillet.

Ces accusations sont rejetées par la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2018 15h48)                                                        

Francophonie: Le Pen et Mélenchon dénoncent le soutien français à la candidate rwandaise

octobre 11, 2018

Paris – L’extrême droite et l’extrême gauche françaises ont critiqué mercredi le soutien apporté par la France à la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

« Je suis indignée que la France puisse soutenir une ministre de Kagame (le président du Rwanda, NDLR) qui est violemment anti-française, d’un pays qui a choisi de faire de l’anglais sa langue d’enseignement, sa langue d’administration, qui a tourné le dos au français », a déclaré la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.

Mme Mushikiwabo, « de surcroît, a sur la France, des propos qui sont presque insultants », a affirmé la finaliste de la dernière élection présidentielle, sans préciser à quelles déclarations elle faisait référence.

« Que le président de la République puisse soutenir cette candidature, c’est absolument incompréhensible », a ajouté la dirigeante d’extrême droite.

Le dirigeant de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé jeudi que le président français Emmanuel Macron était « l’ennemi de la francophonie » en soutenant la candidate d’un Rwanda « grossièrement anglophile ».

« Macron se fait l’ennemi de la francophonie. Il montre sa fascination morbide pour la langue du libéralisme et des États-Unis », a affirmé le député d’extrême gauche dans un communiqué.

Mme Mushikiwabo est l’actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda, « c’est-à-dire une membre du régime dictatorial de Paul Kagame (…) au pouvoir depuis 18 ans », a ajouté l’ex-candidat à l’élection présidentielle française.

La France a décidé de soutenir la candidature de la ministre rwandaise, geste de réchauffement dans les relations tendues entre Paris et Kigali, près d’un quart de siècle après le guerre au Rwanda et le génocide.

Le président Kagame, dirigeant du Front patriotique rwandais (FPR) qui a pris le pouvoir à Kigali quelques jours avant la fin du génocide, accuse les autorités françaises d’avoir soutenu le pouvoir hutu et d’avoir été un acteur des tueries, ce que Paris a toujours fermement démenti.

La Francophonie, réunie à partir de jeudi à Erevan en Arménie, devrait nommer à sa tête cette diplomate rwandaise de 57 ans, consacrant ainsi la victoire d’une candidature africaine face à la sortante canadienne Michaëlle Jean. Avant Mme Jean, les deux précédents dirigeants de la Francophonie étaient africains. Le continent est le principal vivier de locuteurs francophones au monde.

M. Kagame, président en exercice de l’Union africaine, a jeté tout son poids derrière la candidature de Mme Mushikiwabo, qui a suscité des réserves, son pays étant dénoncé par certaines ONG pour des violations des droits de l’homme.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h07)