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En visite surprise en Ukraine, Trudeau accuse Poutine de crimes de guerre « odieux »

mai 8, 2022

Ottawa fournira une aide militaire supplémentaire de 50 millions de dollars à l’Ukraine, relancera les activités diplomatiques de l’ambassade canadienne à Kiev et lèvera les tarifs douaniers sur les importations ukrainiennes.

Justin Trudeau et Volodymyr Zelensky lors d'un point de presse commun en Ukraine.

Justin Trudeau a notamment annoncé la réouverture de l’ambassade du Canada en Ukraine. Photo : Getty Images/Sergei Supinsky

Au tour du premier ministre du Canada d’effectuer une visite surprise en Ukraine. Justin Trudeau a réitéré le soutien « inébranlable » du Canada au peuple ukrainien devant l’agression russe et a salué l’« extraordinaire leadership » de son homologue Volodymyr Zelensky, qu’il rencontrait pour la première fois depuis le début du conflit.

Lors d’un point de presse conjoint, le premier ministre canadien a rapidement tourné son attention vers Vladimir Poutine, le tenant une fois de plus responsable de crimes de guerre.

« Il est clair que Vladimir Poutine est responsable de crimes de guerre odieux.  »— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le Canada, a-t-il ajouté, appuiera l’Ukraine dans sa quête de justice et d’imputabilité.

Évoquant une forme de reconnaissance de la bravoure et des capacités du peuple ukrainien, le premier ministre a annoncé la réouverture progressive de l’ambassade canadienne à Kiev.

Plus tôt dans la journée, il a accueilli l’ambassadrice Larisa Galadza à son arrivée et a assisté à la levée du drapeau unifolié au-dessus de l’ambassade canadienne.Le premier ministre Justin Trudeau.

Le premier ministre Justin Trudeau hisse le drapeau canadien à l’ambassade du Canada à Kiev. Le drapeau a été levé à côté de l’immeuble, car le premier mât choisi était brisé. Photo : Radio-Canada

Accompagné au cours de cette visite inopinée par la ministre des Finances, Chrystia Freeland, et de la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, le premier ministre en a aussi profité pour annoncer une bonification de l’aide canadienne à l’Ukraine.

Sur le plan militaire, le Canada fournira 50 millions de dollars en aide supplémentaire, une aide qui comprendra l’envoi de caméras pour drone, des technologies d’images satellites, des munitions et un soutien financier pour les opérations de déminage.

Justin Trudeau a aussi annoncé la levée des tarifs douaniers sur les importations ukrainiennes et le versement de 25 millions de dollars au Programme alimentaire mondial pour contrer l’insécurité alimentaire au pays.

Interrogé à savoir si cette aide arrivait sur le tard, le chef ukrainien s’est contenté de dire que du temps avait été perdu à négocier.

Volodymyr Zelensky a tout de même témoigné sa reconnaissance pour l’aide de 1,5 milliard de dollars du Canada, la plus importante après celle des États-Unis.

Le premier ministre Justin Trudeau à Kiev avec le président  Volodymyr Zelensky et un de ses collaborateurs.

À Kiev, Justin Trudeau a réaffirmé le soutien du Canada à l’Ukraine. Photo via AFP : Getty Images/Sergei Supinsky

Outre ces mesures d’aide, Ottawa imposera des sanctions contre 40 autres individus et cinq entités russes. Selon le premier ministre, il s’agit d’oligarques, des proches associés du régime et du secteur de la défense, tous complices de la guerre de Vladimir Poutine.Justin Trudeau et Oleksandr Markouchine.

Le premier ministre Justin Trudeau marche avec le maire d’Irpin, Oleksandr Markouchine, lors d’une visite surprise en Ukraine. Photo: AP

D’autres sanctions économiques ont également été télégraphiées par Ottawa et ses alliés du G7. Les dirigeants des sept pays, qui se sont réunis en visioconférence dimanche, ont annoncé qu’ils interdiraient ou réduiraient progressivement leurs importations de pétrole russe.

Cette réunion, tenue alors que le monde commémore la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie, le 8 mai 1945, était particulièrement symbolique aux yeux de Justin Trudeau.

Ce dernier estime qu’il est plus important que jamais de se tenir debout contre la guerre illégale de Poutine, de défendre la démocratie, les droits de la personne et le droit international.

« En cette journée d’anniversaire de la victoire en Europe, Vladimir Poutine fait honte à la mémoire des millions de Russes qui ont lutté et fait des sacrifices pour vaincre le fascisme et assurer la liberté pour l’Europe et le monde. »— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du CanadaJustin Trudeau en Ukraine.

Cette image fournie par le bureau du maire d’Irpin montre le premier ministre canadien, Justin Trudeau, en train de discuter avec le maire Oleksandr Markouchine lors d’une visite surprise dimanche. Photo : AP

Le premier ministre a affirmé avoir été témoin de toute la brutalité de l’agression russe lors d’une visite effectuée plus tôt à Irpin, en banlieue de Kiev. La ville avait été le théâtre de combats particulièrement violents en mars, au moment où les forces russes tentaient de prendre d’assaut la capitale.

Il est aussi allé à Boutcha, théâtre d’un autre massacre attribué aux forces russes.

Une visite secrète

Pour des raisons de sécurité, le plus grand secret a entouré la préparation de cette visite. Les médias n’ont pas eux accès à certains lieux où se sont rendus M. Trudeau et son entourage. Toutefois, des photos de la visite du premier ministre à Irpin ont été publiées sur Twitter par le maire de la ville.

Cette visite s’est déroulée le jour même où des missiles russes ont pilonné la ville portuaire d’Odessa, dans le sud du pays, et où de violents combats ont eu lieu dans l’est du pays, notamment autour de Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine.

En mars, M. Trudeau s’est rendu à Varsovie, en Pologne, où il a annoncé l’application de sanctions contre des oligarques russes dans la foulée des mesures punitives adoptées après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe.

Plusieurs autres chefs de gouvernement sont allés en Ukraine en signe de solidarité depuis le début du conflit, dont le premier ministre britannique, Boris Johnson. Le chancelier fédéral d’Autriche, Karl Nehammer, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se sont également rendus dans ce pays.

La première dame des États-Unis, Jill Biden, s’est elle aussi rendue en Ukraine à l’improviste, dimanche, disant vouloir venir à l’occasion de la fête des Mères. Elle a rencontré son homologue ukrainienne Olena Zelenska près de la frontière slovaque.

Avec Radio-Canada

Présidentielle au Kenya : Kenyatta officialise son soutien à Odinga

mars 13, 2022
La poignée de main historique entre Uhuru Kenyatta (à g.) et Raila Odinga, en 2018. © Yasuyoshi Chiba/AFP

Samedi 12 mars, le président kényan a officiellement annoncé qu’il soutenait son ancien rival pour le scrutin d’août prochain.

« Nous avons choisi Raila Odinga pour être le 5e président du Kenya ». Samedi 12 mars, c’est ce qu’a lancé le président Kenyatta à plusieurs milliers de ses partisans rassemblés à Nairobi. Ce soutien scelle le rapprochement de deux des grandes dynasties politiques qui se sont historiquement combattues dans les urnes.

En 2018, Uhuru Kenyatta et Raila Odinga avaient déjà sidéré le pays en se serrant la main et en déclarant une trêve après les violences post-électorales de 2017 qui avaient fait des dizaines de morts, alors qu’en 2007-2008, une précédente vague de violences post-électorales avait déjà causé plus de 1 100 morts.

Le mois dernier, c’étaient leurs deux partis qui s’étaient rapprochés, le Jubilee de Kenyatta ayant annoncé rejoindre la coalition Azimio la Umoja (Quête d’unité) d’Odinga en vue des scrutins présidentiel et législatif de l’été.

« Nous n’avons aucun doute, nous avons un capitaine d’équipe qui s’appelle Raila Odinga », a confirmé samedi Uhuru Kenyatta, 60 ans, qui achève un second mandat et ne peut pas se représenter, en vertu de la Constitution kényane.

Un challenger en disgrâce

À 77 ans, Raila Odinga qui va se présenter à une 5e élection présidentielle, a assuré accepter « cette nomination avec absolue gratitude et dévouement ». Ce rapprochement entre deux anciens adversaires est l’évènement politique « le plus inattendu de l’histoire du] pays », a-t-il ajouté.

Mais cette alliance laisse de côté le vice-président William Ruto, initialement destiné à succéder à M. Kenyatta. L’homme, exclu de Jubilee fin février et en rupture publique avec le président depuis plusieurs mois, a néanmoins prévu de se présenter à la présidentielle d’août. Et, même s’il ne s’est pas officiellement déclaré candidat, il s’affiche déjà comme tel, multipliant les meetings.

Jeune et charismatique, William Ruto, 55 ans, a mené ces dernières années un opiniâtre travail de terrain, se voulant le représentant des « débrouillards » du petit peuple face aux dynasties politiques qu’incarnent Kenyatta et Odinga, dont les pères furent respectivement président et vice-président du Kenya.

« La plus grande préoccupation liée au scrutin est la démocratie dans notre pays et le fait de savoir si nous avons vraiment la possibilité de faire des choix libres sans chantage, menaces ni intimidation », a-t-il déclaré la semaine dernière, lors d’une visite aux États-Unis. Avant d’ajouter : « pour de nombreux Kényans, la seule inquiétude est l’intrusion d’agences essayant de manipuler la décision du peuple à différents niveaux. »

Uhuru Kenyatta et William Ruto avaient tous deux été inculpés par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l’humanité pour leur rôle présumé dans les violences post-électorales de 2007. Ces affaires ont ensuite été abandonnées, l’ancienne procureure de la CPI, Fatou Bensouda, ayant estimé qu’une campagne d’intimidation des victimes et des témoins rendait tout procès impossible.

« Le vainqueur rafle tout »

Si Raila Odinga était élu, sa présidence marquerait une rupture au niveau ethnique. Depuis l’indépendance en 1963, seuls des présidents des ethnies kikuyu – celle de Kenyatta – et kalenjin – celle de Ruto – ont en effet dirigé le Kenya. L’élection d’un Luo marquerait une rupture significative dans plus d’un demi-siècle de la vie politique locale.

Ancien prisonnier politique et ancien Premier ministre, Raila Odinga bénéficie désormais du soutien de 26 partis politiques réunis au sein de la coalition Azimio la Umoja. Mais son image d’adversaire irréductible de l’establishment a souffert de son rapprochement avec le président Kenyatta.

POUR LES DÉTRACTEURS DE LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE, IL S’AGIT D’UNE MANŒUVRE DE KENYATTA POUR SE MAINTENIR AU POUVOIR EN TANT QUE PREMIER MINISTRE

Les deux hommes ont tenté en vain de réformer le régime avec un projet de révision constitutionnelle qui s’est heurté à une forte résistance. Baptisée « Building Bridges Initiative » (BBI), cette révision prévoyait notamment de créer de nouveaux postes dans l’exécutif (un Premier ministre, deux vice-Premiers ministres, un leader de l’opposition) et d’augmenter le nombre de parlementaires de 290 à 360.

Selon le président Kenyatta, à l’origine de ce projet, cette ouverture du pouvoir aurait permis de diluer la règle du « vainqueur rafle tout », qu’il considère comme la cause des conflits post-électoraux qu’a connus le pays. Mais pour ses détracteurs, il s’agissait surtout d’une manœuvre du chef de l’État pour se maintenir au pouvoir en tant que Premier ministre.

Attaquée de toutes parts, l’initiative s’est embourbée dans un imbroglio juridique, jusqu’à remonter à la Cour suprême du pays, dont le verdict est en suspens.

Avec Jeune Afrique par AFP

« Z » : le symbole de soutien à l’armée russe envahit l’espace public

mars 8, 2022
Une affiche arborant le symbole Z dans une ville russe.

Le « Z » se multiplie dans les lieux publics russes en guise d’appui aux troupes déployées en Ukraine. Photo : AFP via Getty Images / –

Depuis le début de l’intervention russe en Ukraine, la lettre « Z », inscrite sur les chars de Moscou, a fait son apparition dans l’espace public en Russie : sur les voitures, le torse d’un athlète et jusque sur le vernis à ongles des femmes.

Si plusieurs théories existent sur sa signification, une chose est certaine : il s’agit d’un symbole de soutien à l’armée russe, dont l’apparition cristallise les passions, pour ou contre.

Le Z, une lettre latine et non cyrillique, a d’abord fait surface en étant peint sur les blindés russes avançant vers l’Ukraine ou dans le pays, possiblement afin de les distinguer d’équipements ukrainiens semblables et éviter les tirs amis.

Mais le signe de reconnaissance est vite devenu un symbole, se propageant sur les voitures dans les rues de Moscou, sur les vêtements ou sur les profils des Russes sur les réseaux sociaux. Et les autorités semblent vouloir encourager le phénomène.

Sur ses pages Instagram et Telegram, le ministère russe de la Défense décline la lettre en plusieurs messages : Za Pobedu (pour la victoire), Za Mir (pour la paix), Za pravdu (pour la vérité), Za Rossiïou (pour la Russie).

Des médias locaux ont aussi publié une photo prise du ciel d’une soixantaine d’enfants malades, de leurs familles et de soignants formant un Z dans la cour enneigée de leur hospice situé à Kazan, au Tatarstan.

Quelques jours plus tard, le gymnaste russe Ivan Kuliak, 20 ans, est monté sur la troisième marche du podium de la Coupe du monde de gymnastique à Doha, au Qatar, avec un Z fixé sur la poitrine. À côté, sur la première marche, un athlète ukrainien.

La Fédération internationale de gymnastique a réagi en demandant l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre Kuliak pour son comportement choquant.Un jeune gymnaste porte un uniforme bleu, blanc et rouge sur lequel on peut voir un z en ruban adhésif

Ivan Kuliak a affiché un Z sur son uniforme au Qatar Photo : Twitter

Le jeune athlète a pour sa part déclaré aux médias russes que si c’était à refaire je ferais la même chose.

Je l’ai vu porté par nos militaires et j’ai regardé ce que voulait dire le symbole. […] Je voulais montrer ma position. En tant qu’athlète, je me battrai toujours pour la victoire et je jouerai pour la paix.

Parmi les théories sur la signification du Z figure aussi la possibilité toute prosaïque qu’il s’agisse de la première lettre du mot zapad, qui veut dire ouest en russe, en référence aux forces armées du district occidental du pays.

Enfin, certains ont aussi relevé qu’il s’agissait de la première lettre du nom du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Quoi qu’il en soit, des politiciens aux célébrités, en passant par certains influenceurs, chacun veut s’afficher avec son Z, devenu un symbole d’allégeance au Kremlin.

Roskomnadzor, le gendarme des médias russes, a ainsi écrit en lettre majuscule le Z dans son nom sur Telegram.

Dans de nombreuses régions russes, y compris reculées, les flash mobs et autres manifestations de soutien se sont multipliées sous le slogan Nous n’abandonnons pas les nôtres, avec aussi des chorales de femmes chantant avec un Z sur la poitrine, des taxis affichant le Z à leurs fenêtres ou des voitures garées en forme de Z.Un combattant prorusse marche devant un camion arborant le Z blanc.

Les véhicules militaires russes arborent le « Z » peint en blanc depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. Photo : Reuters/Alexander Ermochenko

Une habitante de Donetsk, ville dans l’est séparatiste prorusse de l’Ukraine, a aussi publié sur Instagram une photo de ses ongles peints en noir avec un Z blanc.

Et à Barnaoul (sud), un immense Z a été déplié sur la neige, aux couleurs orange et marron du ruban de saint Georges, symbole de valeur militaire.

Des esprits industrieux ont aussi flairé le bon filon et des t-shirts siglés Z sont désormais vendus en ligne.

Dans le camp des opposants à l’intervention militaire, les symboles sont moins visibles dans l’espace public, même si de petites manifestations ont lieu quotidiennement malgré l’interdiction.

Des slogans pacifistes sont parfois inscrits à la peinture sur des murs à Moscou. Mais ils sont rapidement effacés.

Avec Radio-Canada par Agence France-Presse

France-Présidentielle : Jean-Marie Le Pen soutient sa fille malgré sa « sympathie » pour Zemmour

janvier 30, 2022

Dans le même temps, le Menhir a jugé « regrettable » les hésitations de Marion Maréchal sur la question de rejoindre la campagne de l’ancien polémiste.

Jean-Marie Le Pen avec Marine Le Pen et Marion Marechal en 2013.
Jean-Marie Le Pen avec Marine Le Pen et Marion Maréchal en 2013.© ERIC FEFERBERG / AFP

Jean-Marie Le Pen assure qu’il soutiendra sa fille Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle, sans se départir d’une certaine « sympathie » pour Éric Zemmour. « Bien sûr, je soutiens ma fille qui est la candidate du Rassemblement national. C’est assez naturel », a-t-il déclaré sur LCI avant de rencontrer Marine Le Pen, confrontée à des défections dans son camp au profit de Zemmour et des hésitations de sa propre nièce Marion Maréchal.

Même s’il n’est « pas engagé dans la campagne électorale proprement dite », Jean-Marie Le Pen, 93 ans, a confié ses sentiments envers l’ancien polémiste : « J’ai de la sympathie pour Éric (Zemmour). Il n’y a pas de problème. » Concernant les derniers ralliements à Éric Zemmour, le fondateur du Front national (devenu RN) a minimisé ces mouvements : « La trahison est une habitude dans la politique. »

« Brutal »

Jean-Marie Le Pen est ensuite revenu sur les hésitations de Marion Maréchal : « Ça arrive que des gens aient des opinions divergentes. C’est regrettable que cela soit dans le cours de la campagne électorale et je comprends que Marine Le Pen en soit choquée quand même. Les passions l’emportent sur la raison », a-t-il souri. Marion Maréchal avait indiqué jeudi soir au Parisien : « Je réfléchis, aucune décision n’est prise », mais « si je soutiens Éric (Zemmour), ce n’est pas juste pour passer une tête et dire coucou. » Le lendemain, Marine Le Pen avait jugé cela « brutal, violent », en insistant sur « l’aspect personnel » de leur relation et en assurant être « mieux placée » à l’extrême droite pour gagner.

Avec Le Point

Congo-Action humanitaire : un appel au soutien des 108 173 sinistrés des inondations

décembre 20, 2021

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, a lancé, le 20 décembre, à Brazzaville un appel aux entreprises et communautés étrangères vivant au Congo, pour secourir des milliers de personnes victimes des inondations dans les localités de la zone septentrionale du pays. 

Les partenaires disposés à assister les sinistrés

« Nous attendons de vous, chers partenaires, un appui multiforme en vivres, non-vivres, kits de construction, médicaments essentiels ; moyens roulants et nautiques », a déclaré la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire. Actuellement dans la Likouala, l’on note 42 583 personnes sinistrées pour 87753 ménages ; dans la Sangha 14 646 pour 968 ménages, la Cuvette : 36 564 pour 8919 ménages, les Plateaux 24 586 pour 4133 ménages. Les chiffres pour le département du Kouilou qui vient d’allonger la liste des localités inondées seront disponibles sous peu.

Par ailleurs, ces inondations ont favorisé les gites de reproduction des moustiques et autres germes de maladies. D’où les cas de dermatoses, de diarrhées sanguinolentes, de vomissements, de toux…

Sur l’axe routier, les localités touchées, sur l’ensemble des départements, ne sont autres que Makoua, Ntokou, Tchikapika, Ouesso centre, Pokola, Kabo, Pikounda, Mokeko, Mpouya, Oyo et Ollombo. Sur l’axe fluvial, il s’agit de Makotimpoko, Loukolela, Mossaka, Bokoma, Liranga, Bétou, Dongou, Enyellé et Bouanéla. « Aucune âme sensible ne peut être indifférente à ce genre de tragédie. Nous ne pouvons pas nous soustraire au devoir de solidarité vis-à-vis de nos frères en difficulté », a indiqué le vice-président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur au Congo.  L’idéal est que l’aide humanitaire d’urgence parvienne aux sinistrés avant le 25 du mois en cours.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Ethiopie: Des milliers de manifestants à Addis-Abeba en soutien au gouvernement

novembre 7, 2021

ETHIOPIE: DES MILLIERS DE MANIFESTANTS À ADDIS-ABEBA EN SOUTIEN AU GOUVERNEMENT

© Reuters/TIKSA NEGERI 

ADDIS-ABEBA (Reuters) – Des dizaines de milliers d’Ethiopiens ont manifesté dimanche à Addis-Abeba en soutien au gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, alors que les combats se poursuivent entre l’armée et les rebelles tigréens qui menacent de marcher sur la capitale.

Des manifestants scandaient des slogans hostiles aux Etats-Unis, pays qui a appelé à un cessez-le-feu en Ethiopie, à l’instar du Conseil de sécurité de l’Onu, de l’Union africaine, du Kenya et de l’Ouganda.

L’armée éthiopienne a appelé vendredi ses soldats retraités à revêtir l’uniforme pour participer à la guerre contre les rebelles du Tigré, alors que neuf groupes antigouvernementaux ont annoncé une alliance visant à chasser du pouvoir le Premier ministre.

La nouvelle alliance est constituée autour du Front populaire de libération du Tigré (TPLF), dont le soulèvement contre le gouvernement d’Addis-Abeba a fait des milliers de morts et plus de deux millions de déplacés depuis un an.

Par Reuters avec (Bureaux d’Addis-Abeba et Nairobi, rédigé par Duncan Miriri; version français Sophie Louet)

FMI : Kristalina Georgieva, soutenue par les pays africains, sauve son poste à la tête du Fonds

octobre 12, 2021
La directrice générale Kristalina Georgieva rencontre le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi au Fonds monétaire international. © Joshua Roberts/FMI/Flickr Licence CC

Appuyée par les représentants de plusieurs États africains, mais également par la France et plusieurs pays européens, l’économiste bulgare a été maintenue, le 11 octobre, à la direction générale de l’institution multilatérale, après plusieurs semaines d’incertitude.

Dans un communiqué publié dans la nuit du 11 au 12 octobre, le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé le maintien à son poste de Kristalina Georgieva, l’économiste et haut fonctionnaire bulgare à la tête de l’institution financière depuis le 1er octobre 2019.

« Le Conseil d’administration réaffirme sa pleine confiance dans le leadership de la directrice générale et dans sa capacité à continuer d’exercer efficacement ses fonctions. Le Conseil a confiance dans l’engagement de la directrice générale à maintenir les normes les plus élevées de gouvernance et d’intégrité au sein du FMI », indique le communiqué.

Allégations datant de son passage à la banque mondiale

Pendant plusieurs semaines et au cours de pas moins de huit sessions, le conseil d’administration du FMI a examiné le rôle joué – ou non – par l’ancienne numéro deux de la Banque mondiale dans diverses altérations supposées au classement Doing Business 2018.

À la suite d’une investigation confiée au cabinet d’avocats WilmerHale, la Banque mondiale avait annulé, le 16 septembre, la publication du rapport Doing Business, alléguant diverses manipulations commises à l’époque par les équipes sous la direction de Kristalina Georgieva, au profit notamment de la Chine. Une décision farouchement contestée par l’économiste de 68 ans.

L’EXAMEN DU RAPPORT WILMERHALE NE FOURNISSAIT PAS DE DÉTAILS SUR DES ÉLÉMENTS SUFFISAMMENT PRÉCIS

« Le Conseil d’administration a estimé que les informations présentées au cours de son examen ne démontraient pas de manière concluante que la directrice générale avait joué un rôle inapproprié concernant le rapport Doing Business 2018 lorsqu’elle était DG de la Banque mondiale », a conclu la direction du FMI.

Chasse aux sorcières

Le sort de Kristalina Georgieva, par ailleurs ancienne Commissaire européenne à la coopération internationale, faisait l’objet d’intenses spéculations ces dernières semaines, d’aucuns pointant une forte hésitation des États-Unis (16,5 % du capital du FMI) et du Japon (deuxième actionnaire avec 6,14 % du capital) à maintenir la responsable bulgare à son poste, sans un examen approfondi de son rôle à la Banque mondiale.

D’autres, parmi lesquels le prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz, ont dénoncé une chasse aux sorcières et un règlement de comptes contre une dirigeante ayant bravé le conservatisme de Washington pour aider les pays du Sud face à la crise du Covid-19.

ELLE A ÉTÉ UN PARTENAIRE D’UNE VALEUR INESTIMABLE QUI A CONTRIBUÉ À NOS SUCCÈS COLLECTIFS

L’agence américaine Bloomberg rapportait récemment que selon des sources françaises (Paris détient 4,03 % des capitaux du FMI) et européennes, « l’examen du rapport WilmerHale ne fournissait pas de détails sur des éléments précis permettant de remettre directement en question la conduite de Mme Georgieva ».

Un rôle décisif

Dans un texte inédit, publié au début d’octobre par Jeune Afrique, une quinzaine de ministres africains de l’Économie et des Finances, étaient montés au créneau pour apporter leur soutien à la patronne du FMI.

« Kristalina Georgieva a joué un rôle décisif dans l’allocation générale sans précédent de droits de tirage spéciaux (DTS) équivalant à 650 milliards de dollars américains, en fournissant des liquidités et des réserves tampons à de nombreux pays qui se trouvaient dans le besoin. Elle s’est battue pour faire progresser le multilatéralisme et nous avons toujours su qu’elle était une ardente défenseure des nations en développement. Elle a été un partenaire d’une valeur inestimable qui a contribué à nos succès collectifs », ont-ils rappelé dans la tribune cosignée notamment par le Béninois Romuald Wadagni et l’Ivoirien Adama Coulibaly.

Les pays africains sont représentés au FMI par, entre autres, Ita Mary Mannathoko (Botswana), Willie Nakunyada (Zimbabwe), Osana Jackson Odonye (Nigeria) et Hossein Mirshojaeian Hosseini (Iran).

Avec Jeune Afrique par Joël Té-Lessia Assoko

France: Macron réaffirme son soutien au droit à l’avortement

septembre 28, 2021
Macron reaffirme son soutien au droit a l'avortement
Macron réaffirme son soutien au droit à l’avortement© POOL/AFP/Ludovic MARIN

Emmanuel Macron a réaffirmé mardi qu’il serait « toujours » du côté des défenseurs du droit à l’avortement, un « droit fondamental pour toutes les femmes », à l’occasion de la journée mondiale en faveur de ce droit.

« En cette journée mondiale du droit à l’avortement, je veux redire que je serai toujours du côté de celles et ceux qui défendent ce droit fondamental pour toutes les femmes », écrit le chef d’Etat dans un tweet où il joint un extrait vidéo du discours prononcé par Simone Veil en novembre 1974 à l’Assemblée nationale pour dépénaliser l’avortement en France.

Dans une étude publiée mardi, la Drees indique que le nombre d’interruptions volontaires de grossesse avait baissé en 2020, en particulier en mai et juin, probablement en raison d’une baisse des conceptions pendant le premier confinement.

A l’approche de la fin du quinquennat, certains parlementaires, y compris de la majorité, voudraient remettre sur le métier une proposition de loi, votée à l’assemblée en octobre 2020 mais rejetée par le Sénat en janvier, qui vise à allonger le délai d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse.

Dans un entretien à Elle en juin, Emmanuel Macron avait exprimé son opposition à un tel allongement, estimant que l’avortement était « plus traumatisant dans ces délais-là ».

Totalement interdit dans une minorité de pays mais soumis à des conditions extrêmement restrictives dans de nombreux autres, l’accès à l’avortement demeure très inégal dans le monde.

En Europe, l’interdiction totale est une exception. Si plusieurs pays comme l’Irlande ont assoupli l’accès à l’IVG ces dernières années, la Pologne, via une décision du tribunal constitutionnel, a restreint le 22 octobre 2020 le droit à l’IVG, interdisant les avortements en cas de malformation du foetus.

Par Le Point avec AFP

OMS : le Kenya, premier pays africain à soutenir la candidature de Tedros Ghebreyesus

septembre 25, 2021
Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS.

Le Kenya a annoncé vendredi 24 septembre son soutien à la candidature de l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus à sa propre succession à la tête de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), devenant le premier pays africain à se prononcer en sa faveur.

« Le Kenya soutient la continuité d’un leadership africain exemplaire à la tête de la cruciale Organisation mondiale de la Santé et travaillera à cette réalisation », a déclaré sur Twitter le premier secrétaire du ministère des Affaires étrangères, Macharia Kamau.

L’Éthiopien de 56 ans semblait être le seul candidat en lice à la clôture de la procédure jeudi – bien que ce dernier n’ait rien confirmé officiellement. Près d’une vingtaine de pays de l’Union européenne, emmenés par la France et l’Allemagne, ont proposé jeudi la candidature de Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui dirige l’OMS depuis 2017. Le soutien officiel d’un pays est indispensable pour postuler.

Surprise

Cet appui de pays européens est une surprise, beaucoup d’observateurs s’attendant plutôt à un soutien de pays africains, même s’il n’a pas celui de son pays, l’Éthiopie, qui lui reproche d’avoir utilisé la tribune de l’OMS pour condamner la répression dans sa région natale du Tigré.

Spécialiste du paludisme, diplômé en immunologie et docteur en santé communautaire, cet ancien ministre de la Santé et chef de la diplomatie éthiopienne était devenu en 2017 le premier Africain à prendre la tête de la puissante agence de l’ONU, en première ligne depuis le début de la pandémie.

Dans quelques semaines, la liste des candidats sera transmise aux États membres de l’OMS, avant d’être rendue publique fin octobre ou début novembre. Les États membres éliront, lors d’un scrutin à bulletin secret en mai, pendant l’Assemblée mondiale de la Santé, le prochain directeur général de l’OMS, dont le mandat débutera le 16 août 2022.

Par Jeune Afrique avec AFP

Les États-Unis et l’Union européenne vont apporter leur soutien à l’Inde

avril 25, 2021

Les États-Unis sont profondément préoccupés par l’augmentation massive des cas de coronavirus en Inde et prévoient de déployer rapidement un soutien supplémentaire au gouvernement indien et aux travailleurs de la santé, a déclaré samedi une porte-parole de la Maison-Blanche.

Un agent de santé recueille un échantillon sur écouvillon d'une femme dans une gare routière, à New Delhi, en Inde, le 16 mars 2021.

© Anushree Fadnavis/Reuters Un agent de santé recueille un échantillon sur écouvillon d’une femme dans une gare routière, à New Delhi, en Inde, le 16 mars 2021.

«Nous sommes en conversation active à des niveaux élevés et prévoyons de déployer rapidement un soutien supplémentaire au gouvernement indien et aux travailleurs de la santé indiens qui luttent contre cette dernière vague de l’épidémie. Nous aurons plus d’informations à partager très bientôt», a indiqué la porte-parole à Reuters dans un courriel.

Washington est de plus en plus pressé de faire davantage pour aider l’Inde, la plus grande démocratie du monde et un allié stratégique dans les efforts du président Joe Biden pour contrer la Chine, alors qu’elle est aux prises avec une augmentation record des infections au coronavirus.

Bruxelles active son mécanisme de protection civile

L’Union européenne (UE) va fournir une «assistance» à l’Inde en activant son Mécanisme européen de protection civile, a annoncé dimanche sur Twitter la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Institué en 2001, ce mécanisme permet aux États membres de l’UE participants de coordonner leur aide et de déployer des moyens dans le monde entier en cas de situation d’urgence de grande ampleur à laquelle ne peut pas faire face seule la protection civile d’un pays.

Plus tôt, la chancelière allemande Angela Merkel a, elle aussi, déclaré que son gouvernement se préparait à fournir une aide d’urgence à l’Inde, sans toutefois préciser la nature de l’aide en question.

« Où commencent les droits universels, après tout? Ils commencent près de chez soi, en des lieux si proches et si petits qu'on ne peut les voir sur aucune carte du monde [...] Si dans ces lieux les droits n'ont pas de sens, ils n'en ont guère ailleurs. Sans l'action de citoyens engagés pour les faire respecter dans leur entourage, nous ne verrons pas de progrès à l’échelle du monde. »– Eleanor RooseveltAvez-vous déjà pensé à vos droits fondamentaux? Quels sont-ils? Comment ont-ils été acquis, et comment les conserver? L'histoire nous a montré que les droits humains fondamentaux peuvent être retirés, compromis ou complètement ignorés s'ils ne sont pas défendus par des lois, des actions civiles et, dans de nombreux cas, par des luttes. Si le sujet des droits de la personne peut unir des personnes qui vivent aux quatre coins de la planète, il peut aussi mettre en évidence les disparités qui existent dans les libertés accordées aux différents peuples, en fonction des lois de leurs États-nations. Si vous jetez un coup d'œil à l'article 1 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, vous comprendrez pourquoi les manifestations, les marches et les débats publics animés concernant les droits humains fondamentaux sont nécessaires et plus fréquents aujourd'hui et plus que jamais. Cet article précise : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » À la suite des atrocités de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration, adoptée en 1948 par les Nations unies (ONU), alors nouvellement constituées, recense 30 droits et libertés de la personne. L’ONU a été instituée par les représentants de ses 50 États membres, sous l’impulsion d'Eleanor Roosevelt.Nous avons beaucoup progressé en tant que société depuis l'introduction de cette déclaration, notamment en ce qui concerne le droit de vote, la propriété et l'éducation. Cependant, force est de constater que les droits humains, considérés comme acquis par beaucoup de personnes privilégiées qui partent du principe qu'ils nous sont donnés à la naissance, se sont transformés en droits civils exigeant une action civique. Comme le suggère Roosevelt dans la citation ci-dessus, ces « droits humains » doivent être revendiqués. Il est de notre devoir civique d’agir pour défendre les droits et libertés universels énoncés dans cette déclaration.Dans la suite de cette galerie, vous trouverez 20 droits et libertés universels pour lesquels les gens ont dû se battre, y compris des problèmes sociaux et des droits humains à propos desquels les militants et les communautés continuent de lutter aujourd'hui.

Le gouvernement indien a déployé des avions et des trains militaires pour acheminer à Delhi l’oxygène dont les hôpitaux ont besoin.

Il a également prolongé le confinement à New Delhi, la ville la plus touchée par la COVID-19 en Inde.

«Nous avons décidé de prolonger d’une semaine le confinement», a annoncé le ministre en chef de Delhi, Arvind Kejriwal. «Les ravages du coronavirus se poursuivent et il n’y a pas de répit», a-t-il dit.

Des patients atteints de la COVID-19 partagent un lit au service des urgences de l'hôpital Lok Nayak Jai Prakash Narayan de New Delhi.

© Danish Siddiqui/Reuters Des patients atteints de la COVID-19 partagent un lit au service des urgences de l’hôpital Lok Nayak Jai Prakash Narayan de New Delhi.

L’Inde a fait état de 349 691 cas supplémentaires dimanche, pour un total de 16,96 millions de cas, dont 192 311 décès, a indiqué le ministère de la Santé.

Le pays de 1,3 milliard d’habitants est au bord d’une catastrophe humanitaire, a averti Ashish Jha, doyen de l’école de santé publique de l’université Brown, dans une tribune publiée samedi dans le Washington Post.

Selon lui, quelque 2000 personnes meurent chaque jour, mais la plupart des experts estiment que le nombre réel est cinq à dix fois supérieur.

Les responsables des deux pays sont engagés à différents niveaux pour assurer «la production des vaccins contre la COVID-19 en Inde», a déclaré à Reuters un porte-parole de l’ambassade indienne à Washington.

Avec CBC/Radio-Canada