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Poutine fait l’éloge du renseignement militaire russe, au coeur d’un scandale d’empoisonnement

novembre 2, 2018

Moscou – Vladimir Poutine a fait l’éloge vendredi du « professionnalisme » et du « courage » du renseignement militaire russe (GRU), participant à une cérémonie pour le centenaire de ce service au moment où il est notamment accusé de l’empoisonnement d’un ex-agent en Angleterre et de cyberattaques à travers le monde.

« Je connais vos – sans rien exagérer – capacités uniques, y compris dans le domaine des opérations spéciales », a déclaré M. Poutine s’adressant à l’assemblée lors de la cérémonie qui se tenait dans le Théâtre de l’armée russe à Moscou.

« Je suis convaincu de votre professionnalisme, de votre courage personnel et de votre résolution, convaincu que chacun de vous fera tout pour la Russie et notre peuple », a-t-il souligné.

Créée par les bolchéviques en 1918 et considérée comme une structure rivale du KGB pendant l’époque soviétique, la Direction générale des renseignements de l’état-major des forces armées (GRU, renommé officiellement GU en 2010) a la réputation d’être la plus puissante et la plus audacieuse agence d’espionnage russe, tout en étant peu connue du grand public.

Dans son discours, M. Poutine, qui est lui-même un ancien officier du KGB, a d’ailleurs proposé de rajouter de nouveau au nom du service la lettre « R » désignant « renseignement » et de rétablir ainsi le nom GRU.

Ces derniers mois plusieurs pays occidentaux ont accusé le GRU d’être impliqué dans des cyberattaques et piratages dans le monde entier, alors que Londres a mis en cause le service de renseignement militaire russe dans l’empoisonnement en mars en Angleterre d’un ex-agent double russe, Sergueï Skripal.

Les autorités britanniques ont émis des mandats d’arrêt contre deux agents présumés du GRU, soupçonnés d’avoir perpétré l’attaque au Novitchok, un puissant agent innervant, contre l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury, en Angleterre.

Aux Etats-Unis, le GRU a notamment été accusé d’être à l’origine du piratage des ordinateurs du parti démocrate américain, prélude au scandale de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Dans cette affaire, 12 Russes présentés comme des agents du GRU ont été inculpés en juillet.

Ces accusations sont rejetées par la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2018 15h48)                                                        

Francophonie: Le Pen et Mélenchon dénoncent le soutien français à la candidate rwandaise

octobre 11, 2018

Paris – L’extrême droite et l’extrême gauche françaises ont critiqué mercredi le soutien apporté par la France à la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

« Je suis indignée que la France puisse soutenir une ministre de Kagame (le président du Rwanda, NDLR) qui est violemment anti-française, d’un pays qui a choisi de faire de l’anglais sa langue d’enseignement, sa langue d’administration, qui a tourné le dos au français », a déclaré la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.

Mme Mushikiwabo, « de surcroît, a sur la France, des propos qui sont presque insultants », a affirmé la finaliste de la dernière élection présidentielle, sans préciser à quelles déclarations elle faisait référence.

« Que le président de la République puisse soutenir cette candidature, c’est absolument incompréhensible », a ajouté la dirigeante d’extrême droite.

Le dirigeant de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé jeudi que le président français Emmanuel Macron était « l’ennemi de la francophonie » en soutenant la candidate d’un Rwanda « grossièrement anglophile ».

« Macron se fait l’ennemi de la francophonie. Il montre sa fascination morbide pour la langue du libéralisme et des États-Unis », a affirmé le député d’extrême gauche dans un communiqué.

Mme Mushikiwabo est l’actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda, « c’est-à-dire une membre du régime dictatorial de Paul Kagame (…) au pouvoir depuis 18 ans », a ajouté l’ex-candidat à l’élection présidentielle française.

La France a décidé de soutenir la candidature de la ministre rwandaise, geste de réchauffement dans les relations tendues entre Paris et Kigali, près d’un quart de siècle après le guerre au Rwanda et le génocide.

Le président Kagame, dirigeant du Front patriotique rwandais (FPR) qui a pris le pouvoir à Kigali quelques jours avant la fin du génocide, accuse les autorités françaises d’avoir soutenu le pouvoir hutu et d’avoir été un acteur des tueries, ce que Paris a toujours fermement démenti.

La Francophonie, réunie à partir de jeudi à Erevan en Arménie, devrait nommer à sa tête cette diplomate rwandaise de 57 ans, consacrant ainsi la victoire d’une candidature africaine face à la sortante canadienne Michaëlle Jean. Avant Mme Jean, les deux précédents dirigeants de la Francophonie étaient africains. Le continent est le principal vivier de locuteurs francophones au monde.

M. Kagame, président en exercice de l’Union africaine, a jeté tout son poids derrière la candidature de Mme Mushikiwabo, qui a suscité des réserves, son pays étant dénoncé par certaines ONG pour des violations des droits de l’homme.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h07)                               

Kanye West change de nom mais soutient toujours Donald Trump

septembre 30, 2018

New York – Le rappeur Kanye West répondra désormais au nom de « Ye » mais, sur le plan politique, son soutien à Donald Trump, plutôt rare parmi les personnalités noires américaines, reste inébranlable.

« Je suis Ye », a annoncé sur Twitter « l’individu connu officiellement comme Kanye West ».

« Ye » a longtemps été un surnom de West, tout comme « Yeezy ». De surcroît, ces deux lettres forment le titre de son dernier album.

Kanye West, ou plutôt Ye, a annoncé ce changement de nom peu avant son apparition à l’émission télévisée « Saturday Night Live », sur NBC, où il s’est produit déguisé en bouteille d’eau avec son compère rappeur Lil Pump, laissant les fans pantois sur les réseaux sociaux, soucieux du niveau de créativité de leur champion.

Kanye West a terminé son spectacle avec un morceau très opportunément intitulé « Ye », portant, comme il le fait souvent, une casquette barrée du slogan de la campagne présidentielle de Donald Trump, « Make America Great Again » (Rendre sa grandeur à l’Amérique).

Le rappeur s’est livré à des considérations politiques après le spectacle diffusées sur Instagram. « Très souvent, parlant avec un Blanc, ils me disent: +Comment pouvez-vous aimer Trump? Il est raciste+. Eh bien, si le racisme me posait problème, il y aurait longtemps que j’aurais quitté l’Amérique ».

Kanye West avait stupéfié ses fans en devenant l’une des très rares personnalités afro-américaines à soutenir Donald Trump.

Le rappeur a accusé également les démocrates de vouloir rendre les gens dépendants des aides sociales et a réitéré son intérêt pour une candidature à la présidentielle en 2020.

Donald Trump lui a répondu par tweet dimanche.

« Comme beaucoup, je ne regarde plus le Saturday Night Live (…) J’ai entendu dire que Kanye West, qui a mis une casquette MAGA pendant le show (même si on lui avait dit +non+), était super. Il mène la charge! », a-t-il écrit.

Kanye West a promis récemment un nouvel album, « Yahndi », prévu pour samedi. Mais l’opus se fait attendre.

Romandie.com avec(©AFP / 30 septembre 2018 18h11)                                                        

Ceux qui ne soutiennent pas Trump doivent quitter le gouvernement, dit Pompeo

septembre 23, 2018
Mike Pompeo, secrétaire d’Etat américain, à Washington, le 21 septembre 2018 / © AFP/Archives / Jim WATSON

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a lancé dimanche une mise en garde à peine voilée au numéro deux du ministère de la Justice, au cœur d’une nouvelle polémique sur l’aptitude de Donald Trump à gouverner: ceux qui ne soutiennent pas le président doivent partir.

« J’ai été assez clair depuis mes débuts dans cette administration: si vous ne pouvez pas faire partie de l’équipe, si vous ne soutenez pas cette mission, alors il faut peut-être songer à faire autre chose », a lancé le chef de la diplomatie américaine dans l’émission télévisée Fox News Sunday.

« On a besoin de tous ceux qui aident à mener à bien la mission du président Trump et j’espère que chacun, dans chaque agence du gouvernement — Justice, FBI, département d’Etat –, participe bien à cette mission », a-t-il ajouté. « Et si ce n’est pas le cas, il vaut mieux aller faire quelque chose de plus utile ailleurs. »

Selon des médias américains, le numéro deux du ministère de la Justice Rod Rosenstein a évoqué au début du mandat du milliardaire républicain la possibilité de le mettre à l’écarte du pouvoir en activant le 25e amendement de la Constitution, une procédure encore jamais utilisée aux Etats-Unis. D’après ces informations, il a suggéré à ce moment-là, devant témoins, qu’il faudrait enregistrer Donald Trump à son insu pour rendre compte du « chaos » régnant à la Maison Blanche.

Rod Rosenstein dément fermement ces informations. Mais celui qui supervise l’enquête sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie en 2016 est depuis encore un peu plus dans le viseur du président.

Prié de dire s’il était lui-même au courant de ces conversations pour enregistrer voire démettre Donald Trump, Mike Pompeo a répondu: « Ni de près ni de loin ».

Romandie.com avec(©AFP / (23 septembre 2018 17h14)

Droit d’auteur: la France et 200 personnalités soutiennent la réforme face aux GAFA

septembre 9, 2018

Paris – La ministre de la Culture française, Françoise Nyssen, et plus de 200 personnalités, dont des artistes comme Jean-Jacques Goldman, Agnès Jaoui et Stromae, signent dimanche une tribune appelant les députés européens à approuver un projet de réforme du droit d’auteur combattu par les géants américains du Net.

« Le droit d’auteur est aujourd’hui en danger, en France et dans le monde entier. Avec lui, c’est tout notre modèle qui est menacé », souligne dans le Journal du dimanche la tribune initiée par Mme Nyssen, dont les signataires comprennent plusieurs de ses prédécesseurs (Jean-Jacques Aillagon, Renaud Donnedieu de Vabres, Aurélie Filippetti et Jack Lang), des musiciens, écrivains, comédiens et cinéastes ainsi que des dirigeants de médias comme l’Agence France-Presse, TF1, France Télévisions et Radio France.

Les signataires assurent que la réforme permettra de « renforcer la capacité des créateurs à être rémunérés par les plateformes numériques qui exploitent leurs oeuvres, pour un meilleur partage de la valeur; créer un droit voisin pour les éditeurs et agences de presse afin de leur assurer une meilleure rémunération lors de la reproduction de leurs articles en ligne; instaurer le droit à une rémunération juste et proportionnelle pour les créateurs ».

Et appellent l’Europe à défendre son propre modèle face aux géants du numérique qui combattent la réforme.

Cet appel s’ajoute à de nombreux autres lancés ces derniers jours dans les milieux culturels et médiatiques en faveur du projet de directive sur le droit d’auteur, au coeur d’une intense bataille de lobbying dans les instances européennes et qui doit être soumis au vote des eurodéputés le 12 septembre.

La réforme du droit d’auteur vise à inciter les plateformes à mieux rétribuer les créateurs de contenus (article 13), mais aussi à créer un nouveau « droit voisin » pour les éditeurs de presse (article 11), qui doit permettre aux journaux ou agences de presse, comme l’AFP, de se faire rémunérer lors de la réutilisation en ligne de leur production.

Deux fronts se sont dégagés: d’un côté les créateurs et la presse, en quête de revenus; de l’autre, une alliance inattendue entre les géants du numérique et les militants d’internet, qui craignent pour la liberté du web.

Les opposants au projet affirment que la directive mettrait en péril la gratuité de nombreux sites internet et pénaliserait le pluralisme, ce que contestent vivement ses partisans.

L’industrie numérique a remporté début juillet une première manche quand le Parlement a rejeté le texte. Plusieurs eurodéputés avaient alors dénoncé le lobbying « sans précédent » des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon).

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2018 09h39)                                                        

RDC: Katumbi, Kamerhe, Fayulu… Des opposants soutiennent la marche des chrétiens du 25 février

février 24, 2018

 

Des manifestants anti-Kabila, le 31 décembre 2017, à Kinshasa. © John Bompengo/AP/SIPA

À l’approche de la troisième marche des chrétiens en deux mois, prévue le 25 février en RDC, des leaders de l’opposition congolaise se joignent, l’un après l’autre, à l’initiative. Le dernier appel de soutien est celui de Moïse Katumbi, ce vendredi depuis Bruxelles.

Mise à jour : La marche des chrétiens prévue à Kinshasa ce 25 février a été interdites par les autorités, le 24 février, a appris l’AFP de source officielle.

« Le grand élan pacifique populaire engagé le 31 décembre 2017 et le 21 janvier dernier pour réclamer la première alternance démocratique à la faveur d’élections libres, démocratiques, inclusives et transparentes ne s’arrêtera plus. » Dans une déclaration rendue publique ce vendredi à Bruxelles, l’opposant Moïse Katumbi « invite, ce dimanche 25 février, tous les Congolais épris de justice et de paix, à répondre massivement à l’appel du Comité laïc de coordination, soutenu par la Cenco [Conférence épiscopale nationale du Congo, ndrl] ».

Depuis fin décembre, un groupe d’intellectuels laïcs catholiques planifient des « marches des chrétiens » à la sortie des cultes de dimanche. Les deux premières, le 31 décembre et le 21 janvier, avaient été réprimées dans le sang. Des paroisses de Kinshasa avaient même été profanées – ce que la police dément.

Marchons pour l’application intégrale et non sélective de l’accord de la Saint-Sylvestre », plaide Moïse Katumbi

Des manifestants exigent la mise en place intégrale de l’accord de la Saint-Sylvestre, conclu le 31 décembre 2016, sous l’égide des évêques catholiques. À l’issue de leur assemblée plénière extraordinaire le 17 février, ces derniers ont dénoncé, une fois de plus, « l’application sélective et biaisée » de ce compromis politique. Des « figures emblématiques » de l’opposition demeurent emprisonnés, d’autres restent contraints à l’exil. « S’obstiner sur cette voie ne peut que conduire à des élections contestables et à de nouvelles crise », ont prévenu les prélats.

« Marchons pour l’application intégrale et non sélective de l’accord de la Saint Sylvestre, pour la mise en œuvre de toutes les mesures de décrispation, pour la liberté d’expression et de manifestation, pour la tenue d’élections crédibles, inclusives et transparentes, pour notre avenir et celui de nos enfants », a plaidé Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle mais exclu jusqu’ici des mesures de décrispation prises par le gouvernement. Son ancien directeur de cabinet en revanche, détenu depuis avril 2016, sera libéré « sous quarante-huit heures », a annoncé jeudi le ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe-Mwamba.

Vital Kamerhe répond présent

Des « libérations au compte-gouttes » encore loin de décrisper le climat politique dans le pays. Des leaders de l’opposition continuent à apporter leur soutien aux organisateurs des marches des chrétiens, lesquels sont recherchés par les forces de l’ordre et de sécurité. Vital Kamerhe, chef de l’Union nationale du Congo (UNC), promet d’être de nouveau présent le dimanche 25 février, comme il l’a été les deux fois précédentes. Et « ce n’est pas pour faire plaisir » à qui que ce soit, répond-il à ceux qui le soupçonnent de récupération politique.

De son côté, Martin Fayulu, candidat déclaré à la présidentielle à venir et coordonnateur de la Dynamique de l’opposition, signifie que son regroupement politique « souscrit entièrement à l’appel du Comité laïc de coordination à marcher ce dimanche 25 février 2018 pour exiger le départ de M. Kabila et invite la population congolaise à être nombreuse dans les églises, dans les rues, avenues et boulevards ».

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti de l’opposition, a également invité « tous ses membres ainsi que tout Congolais épris de justice et de paix à prendre part à la marche pacifique organisée » par les laïcs catholiques.

Jeuneafrique.com par

Des milliers d’Ukrainiens manifestent à Kiev en soutien à Saakachvili

février 18, 2018

Les manifestants ont marché dans le rues de Kiev le 18 février 2018 pour soutenir l’ancien président géorgien, Mikheïl Saakachvili, devenu opposant au président ukrainien Petro Porochenko. / © AFP / Sergei SUPINSKY

Plusieurs milliers de partisans de l’opposant et ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili ont manifesté dimanche à Kiev pour exiger son retour en Ukraine et demander la démission du président ukrainien Petro Porochenko.

Expulsé d’Ukraine le 12 février vers la Pologne, M. Saakachvili a été d’abord un allié de M. Porochenko avant d’en devenir l’un de ses plus farouches adversaires, accusant le président ukrainien de corruption.

Les partisans de l’opposant ont brandi dimanche dans les rues de Kiev des portraits du président ukrainien barrés d’une croix, scandant « Porochenko est un voleur » ou encore « démission ».

Ils étaient près de 10.000 selon un journaliste de l’AFP sur place, 3.000 selon un décompte du ministère ukrainien des Affaires intérieures.

« Les gens n’en peuvent plus: rien ne change et tout va vers le pire », a expliqué à l’AFP une des manifestantes, Galina Zagorouïko.

Ancien président de la Géorgie, petit pays du Caucase du sud, Mikheïl Saakachvili, 50 ans, a été nommé en 2015 par M. Porochenko gouverneur de la région ukrainienne d’Odessa.

Un an et demi plus tard, il a démissionné pour se consacrer à la lutte contre la corruption, accusant le gouvernement ukrainien de ne pas mener les réformes exigées par le soulèvement populaire de Maïdan.

Il avait ainsi organisé plusieurs manifestations contre la corruption.

Après avoir obtenu la nationalité ukrainienne, il en a ensuite été déchu et est devenu apatride, ayant déjà perdu sa nationalité géorgienne. Expulsé une première fois, il était revenu en Ukraine en forçant le passage de la frontière avec la Pologne avec une foule de ses partisans.

M. Saakachvili a de nouveau déclaré compter sur la mobilisation de ses partisans pour pouvoir revenir en Ukraine et reprendre son combat contre « la dictature des oligarques » et le « pillage de l’économie » par le gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 17h31)                

Le pape au Chili et au Pérou en porte-voix des indigènes

janvier 12, 2018

Une affiche pour la venue du pape au Pérou, le 11 janvier 2018 à Lima / © AFP / Cris BOURONCLE

Le pape François sera de retour la semaine prochaine en Amérique latine, au Pérou et au Chili, une tribune pour soutenir les peuples indigènes et revigorer des Églises locales en perte de popularité, frappées notamment par des scandales de pédophilie.

Son sixième voyage dans la catholique Amérique latine restera très spirituel, mais le pape rencontrera aussi les autorités gouvernementales de deux pays en période de turbulences politiques.

Le Chili est en pleine transition, après la victoire à la présidentielle de décembre du milliardaire conservateur Sebastian Piñera, qui entrera en fonction en mars, suscitant des interrogations sur les réformes sociétales de la socialiste sortante Michelle Bachelet.

Le Pérou s’enfonce de son côté dans une profonde crise, depuis la grâce accordée à Noël à l’ex-président péruvien Alberto Fujimori, condamné pour corruption et crimes. Très critiqué pour cette décision, le chef de l’Etat Pedro Pablo Kuczynski, ex-banquier de Wall Street, a lui-même échappé à une destitution pour ses liens avec le géant du BTP brésilien Odebrecht.

Le premier pape latino-américain de l’Histoire, pourfendeur de le corruption et des inégalités sociales qui frappent les pauvres, fera-t-il passer quelques messages politiques à ses hôtes ?

Les temps forts du 22ème voyage de son pontificat – du 15 au 18 janvier au Chili, puis du 18 au 21 janvier au Pérou – seront indubitablement ses rencontres avec des peuples indigènes. Au Chili et au Pérou, le pape déjeunera avec eux en petit comité pour s’enquérir de leur sort.

A Temuco, à plus de 600 km au sud de Santiago du Chili, il s’adressera aux indigènes Mapuche (7% de la population chilienne), qui occupaient un vaste territoire à l’arrivée des conquistadors espagnols au Chili en 1541. Cette région, Auracania, est toutefois rythmée par des actions d’une minorité radicalisée, qui incendie des entreprises forestières mais aussi des églises. Le pape n’y est donc bienvenu par tous.

– Scandales d’abus sexuels –

A Puerto Maldonado, au cœur de l’Amazonie dans le sud-est du Pérou, il sera accueilli par quelque 3.500 indigènes, dont certains de Bolivie et du Brésil. Preuve de l’intérêt qu’il porte aux menaces environnementales pesant sur ce poumon vert et ses habitants, parfois réduits à l’esclavage par des trafiquants, le pape a convoqué pour 2019 un synode (réunion mondiale d’évêques) consacré aux peuples d’Amazonie.

Au Pérou, François renouera aussi avec « la piété populaire » latino-américaine, dont il apprécie la simplicité et la chaleur, décrit le cardinal et archevêque de Lima, Juan Luis Cipriani.

Les conservatrices Églises du Chili et du Pérou, discréditées par des scandales d’abus sexuels, « ont besoin d’un choc » pour être plus attentives aux problèmes de la population, souligne un proche du pape, notant que François voyage toujours dans des pays « à problèmes ».

Moins médiatisées que ses bains de foule, ses rencontres avec des religieux sont l’occasion de les appeler à être à l’écoute des fidèles et à laisser de côté un « cléricalisme » rigide.

« Sous la dictature de Pinochet, l’Église était perçue comme un point de référence pour la protection des droits humains. Aujourd’hui la sécularisation a réduit son rôle », explique l’ambassadeur chilien auprès du Saint-Siège, Mariano Fernandez Amunategui.

« La visite du pape jouera un rôle très positif pour l’Église », note-t-il, en évoquant les ravages causés en 2010 par le cas du prêtre Fernando Karadima, coupable d’abus sexuels sur des mineurs.

Selon la base de données de l’ONG américaine Bishop Accountability, des dénonciations pour abus sexuels ont concerné près de 80 religieux au Chili, où le pourcentage d’athées est passé de 12% à 22% entre 2006 et 2014.

Le Vatican a annoncé mercredi avoir mis sous tutelle un mouvement catholique péruvien Sodalitium Christianae Vitae, dont le fondateur Luis Fernando Figari, réfugié à Rome, est au cœur d’une enquête pour pédophilie.

Si des rencontres avec des victimes ne figurent pas au programme officiel, elles pourraient avoir lieu très discrètement, selon le Vatican.

A Iquique, à 1.450 km au nord de la capitale chilienne, le pape aura en tout cas une rencontre privée avec deux victimes de la dictature d’Augusto Pinochet.

Ce voyage tambour battant (plus de 30.000 km parcouru sur dix vols) sera aussi une machine à remonter le temps pour Jorge Bergoglio, 81 ans, qui étudia au Chili lors de son noviciat jésuite et retrouvera l’un de ses anciens camarades.

Romandie.com avec(©AFP / 12 janvier 2018 15h32)                

Au marathon de Beyrouth, les Libanais affichent leur soutien à Hariri

novembre 12, 2017

Des Libanaises brandissent des pancartes demandant le retour du Premier ministre démissionnaire Saad Hariri au Liban lors du marathon de Beyrouth, le 12 novembre 2017 / © AFP / ANWAR AMRO

Les participants au marathon de Beyrouth, qui courent traditionnellement pour la recherche médicale ou les droits de l’Homme, ont sillonné dimanche les rues de la capitale libanaise pour une toute autre cause: soutenir leur Premier ministre, démissionnaire et qui se trouve en Arabie saoudite.

Depuis le 4 novembre, date de l’annonce depuis Ryad de cette démission à la surprise générale, Saad Hariri n’est pas rentré au Liban. Des rumeurs affirment qu’il est retenu contre son gré dans le royaume ultraconservateur.

Dimanche matin, des dizaines de milliers de Libanais ont participé à la 15e édition du marathon de Beyrouth. Et ils étaient nombreux à afficher leur soutien au Premier ministre démissionnaire.

Adepte de sport, M. Hariri avait coutume de participer ces dernières années au marathon. Il a fait cette fois office d’absent de marque.

Sur la ligne de départ, en centre-ville, un grand panneau rouge accueillait les coureurs avec une photo du Premier ministre et le message: « Nous vous attendons tous ».

« Rendez-nous notre Premier ministre », pouvait-on lire sur des pancartes affichant le visage souriant de M. Hariri et tenues par les coureurs.

Des jeunes distribuaient des bouteilles d’eau avec le même slogan ainsi que des casquettes et des t-shirts flanqués du message: « Nous courons pour vous ».

« J’avais besoin d’une casquette et j’aime le Liban, alors j’ai pris une casquette », a confié Nisrine Chamseddine, 30 ans, qui venait d’achever une course de huit kilomètres.

Le président libanais Michel Aoun avait exhorté samedi les participants à courir « en solidarité avec le Premier ministre Hariri » et « pour son retour dans son pays ». Il a également appelé Ryad à « clarifier les raisons empêchant M. Hariri de revenir au Liban ».

M. Aoun n’a pas formellement accepté la démission de son Premier ministre, dont il a qualifié les circonstances d' »inacceptables ».

– ‘Courez pour Saad’ –

« Il y a beaucoup de gens qui courent pour le retour du Premier ministre Hariri », a affirmé à l’AFP May al-Khalil, fondatrice du marathon de Beyrouth. « Le Liban traverse des circonstances exceptionnelles, difficiles, et il y a beaucoup de gens qui aiment le Premier ministre », a-t-elle souligné.

Sur les réseaux sociaux, les participants ont partagé des photos de l’évènement, accompagnées du hashtag en arabe « courez pour Saad » ou encore « Saad va revenir ».

Lors de l’annonce de sa démission, Saad Hariri a accusé le mouvement armé Hezbollah et son allié iranien de « mainmise » sur le Liban, disant craindre pour sa vie.

Cette démission choc a pris de court la classe politique au Liban, où l’on s’interroge sur la liberté de mouvement du chef du gouvernement.

Vendredi, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a accusé l’Arabie saoudite de « détenir » le Premier ministre libanais, qui possède également la nationalité saoudienne.

Samedi soir, le président français Emmanuel Macron, qui a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane jeudi à Ryad, a appelé « à préserver la souveraineté » du Liban, lors d’un échange téléphonique avec son homologue libanais.

Les Etats-Unis ont eux qualifié Saad Hariri de « partenaire solide », et exhorté à « respecter l’intégrité et l’indépendance des institutions nationales légitimes » du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2017 14h01)                

Pyongyang organise un rassemblement de soutien à Kim Jong-Un

septembre 23, 2017

Des milliers d’habitants de Pyongyang rassemblés sur la place Kim Il-Sung en soutien au leader nord-coréen Kim Jong-Un, le 23 septembre 2017 / © AFP / KIM WON-JIN

Des dizaines de milliers d’habitants de Pyongyang se sont rassemblés samedi sur la place Kim Il-Sung en soutien au leader nord-coréen Kim Jong-Un, traité de « fou » par le président américain Donald Trump.

De tels rassemblements, organisés par les autorités, sont monnaie courante à Pyongyang et destinés à démontrer le soutien populaire dont bénéficie le régime.

Des étudiants en chemise blanche et cravate rouge brandissaient le drapeau rouge du parti des travailleurs au pouvoir. Les manifestants écoutaient les poings serrés des intervenants reprenant les déclarations de Kim Jong-Un à propos de Donald Trump, qualifié de « mentalement dérangé ».

« Kim Jong-Un de Corée du Nord, clairement un fou qui ne craint pas d’affamer et de tuer son peuple, va être mis à l’épreuve comme jamais! » avait lancé vendredi M. Trump dans un tweet matinal.

Quelques heures plus tôt, c’est le leader nord-coréen qui s’était livré à une attaque très personnelle contre le locataire de la Maison Blanche: « Je disciplinerai par le feu le gâteux américain mentalement dérangé ».

Sur l’un des côtés de la place, un poster géant intitulé « La réponse de la Corée » montrait une nuée de missiles rouges plongeant sur le Capitole de Washington en train de s’effondrer.

« J’aimerais poser mon stylo et prendre les armes pour faire mon devoir et défendre la mère patrie », a confié à l’AFP Ri Il Ung, un étudiant de 24 ans participant au rassemblement. « Trump est un va-t-en-guerre et un ganster de rue (…) Il est assez ridicule qu’un telle personne puisse devenir un homme politique ».

Habituellement, les citoyens nord-coréens n’expriment que des positions approuvées par les autorités lorsqu’ils s’adressent aux médias étrangers.

Le régime nord-coréen est ultra-militarisé et fonde sa légitimité sur la défense du pays face aux agressions extérieures. Selon des experts, les déclarations belliqueuses de Trump apportent de l’eau à son moulin. Ils estiment aussi que la séquence actuelle renforce le leadership de Kim Jong-Un.

« Nous n’avons peur de rien, nous n’avons pas peur car nous avons le plus grand général, le respecté leader suprême Kim Jong-Un », a déclaré à l’AFP le ministre nord-coréen de la Protection de l’environnement, Han Kwang Nam. « Nous remporterons certainement la victoire ».

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2017 17h07)