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Le coronavirus a fait maintenant plus de morts que l’épidémie du SRAS en 2002

février 9, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
 

PÉKIN, Chine — Le bilan s’est encore alourdi en Chine où le coronavirus a fait 89 morts de plus dimanche portant le total à 811 décès depuis le début de l’éclosion. Ce triste bilan surpasse maintenant celui de l’épidémie du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2002-2003 qui avait tué 774 personnes.

Pas moins de 2656 nouveaux cas d’infection au coronavirus ont été rapportés en l’espace de 24 heures, une période qui a pris fin à minuit samedi, dont la plupart dans le centre de la province de Hubei où les premiers patients sont tombés malades en décembre dernier. La maladie semble toutefois progresser moins rapidement, puisque les autorités sanitaires observent un recul de 20 % par rapport aux 3399 cas confirmés 24 heures plus tôt.

En conférence de presse, un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Mi Feng, a affirmé que les mécanismes de contrôle pour prévenir la progression de la maladie fonctionnent.

De nouveaux cas d’infection au coronavirus ont été rapportés dimanche en Espagne (2e cas), au Japon, en Corée du Sud (27e cas), en Malaise (17e cas) et au Vietnam (14e cas).

Plus de 360 cas ont été confirmés à l’extérieur de la Chine.

Six nouveaux cas ont été décelés sur le bateau de croisière Diamond Princess au large du Japon, où ls 3700 passagers et membres de l’équipage ont été placés en quarantaine.

À Hong Kong, la quarantaine a été levée pour les 3600 personnes qui étaient à bord du bateau de croisière Dream World puisque les tests n’ont décelé aucune nouvelle infection. La mesure avait été prise après que huit passagers chinois eurent été diagnostiqués avec la maladie le mois dernier.

La Presse Canadienne.ca avec The Associated Press

Le nouveau coronavirus plus meurtrier que le SRAS en Chine

février 3, 2020

 

Des ouvriers portant des masques travaille sur un immeuble.
© AFP Des ouvriers portant des masques travaille sur un immeuble.
Le bilan atteint 361 morts, alors qu’ouvre un hôpital construit en un temps record pour recevoir les malades.

La Commission nationale de la santé a fait état d’un bilan de 361 morts, en grande majorité des personnes âgées ou déjà affaiblis. De ce nombre, 57 sont survenus dans la seule journée de dimanche, le plus lourd bilan quotidien depuis le début de l’épidémie, en décembre.

Il y a désormais en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao) plus de morts dus à ce coronavirus qu’à l’épidémie de SRAS, qui y avait fait 349 victimes en 2002-2003. Le SRAS avait tué au total 774 personnes dans le monde.

Le virus 2019-nCoV a en outre fait un mort pour la première fois en hors de la Chine : un Chinois de 44 ans originaire de Wuhan qui a succombé aux Philippines, avait annoncé dimanche matin l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le nombre d’infections confirmées en Chine a grimpé à plus de 17 200.

La très grande majorité des décès et des cas de contamination par le nouveau coronavirus sont à déplorer à Wuhan et dans sa province, le Hubei, où quelque 56 millions d’habitants sont coupés du monde depuis le 23 janvier.

La mise en quasi-quarantaine a été étendue dimanche à Wenzhou, une ville portuaire de plus de 9 millions d’habitants située à 800 km à l’est de Wuhan. Seule une personne par foyer est autorisée à sortir une fois tous les deux jours pour faire les courses.

Les bourses dégringolent

Traditionnellement fermés pendant les congés du Nouvel An lunaire, qui se sont cette fois-ci prolongés de trois jours, les marchés boursiers chinois ont rouvert lundi, recevant en plein visage l’impact de l’épidémie.

Shanghai a ainsi chuté 7,72 % et Shenzhen de 8,41 %. C’était le plus important recul des indices chinois depuis le krach de 2015.

Les autorités chinoises avaient pourtant pris les devants pour rassurer les investisseurs : la banque centrale avait indiqué dimanche qu’elle allait injecter 1200 milliards de yuans (environ 226 milliards de dollars canadiens) dans le système bancaire.

Mais les observateurs sont désormais convaincus que le virus et les mesures prises pour freiner sa propagation auront un effet négatif sur la croissance économique chinoise.

Si le congé de 10 jours du Nouvel An s’est officiellement achevé dimanche, la Chine fonctionnait toujours au ralenti, lundi, nombre d’entreprises l’ayant prolongé d’une semaine ou ayant permis à leurs employés de travailler de la maison.

Le gouvernement avait octroyé trois jours de congés supplémentaires dans l’espoir de retarder le retour vers les villes des centaines de millions de travailleurs retournés dans leurs régions d’origine pour le Nouvel An. Ceux-ci ont maintenant commencé à regagner les grandes villes pour retourner au boulot.

Un hôpital neuf pour faire face à l’épidémie

Plan aérien de l'hôpital en construction.

© AFP Plan aérien de l’hôpital en construction.
Les premiers patients devaient être reçus lundi dans un nouvel hôpital construit spécifiquement pour faire face à l’épidémie. Il aura été érigé dans un délai record de 10 jours.

Le système hospitalier de Wuhan étant débordé, les autorités avaient annoncé la construction presque instantanée de deux nouveaux établissements.

La construction de cet Hôpital de la montagne du Dieu du Feu », de 1000 lits, a eu lieu à grand renfort de propagande, avec des images diffusées en boucle à la télévision. Il était aussi possible de suivre en permanence l’évolution des travaux grâce à une vidéo présentée en direct sur le web. Quelque 1400 militaires y prendront soin des patients.

Un second hôpital encore plus grand (1600 lits) est en construction dans la ville. Il doit ouvrir ses portes mercredi.

Pékin accuse Washington de semer la panique

Pékin a vilipendé les autorités américaines, lundi, leur reprochant d’avoir mené la charge des restrictions visant les ressortissants chinois en raison du coronavirus.

Le gouvernement américain a été le premier à évacuer le personnel de son consulat à Wuhan, à suggérer le retrait partiel de son personnel d’ambassade et à imposer une interdiction d’entrée sur le territoire aux voyageurs chinois, a sermonné Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Il n’a de cesse de créer et semer la panique.

Washington interdit l’entrée sur son territoire de tous les non-résidents arrivant de Chine, et recommande aux Américains d’éviter de se rendre en Chine ou d’en repartir s’ils s’y trouvent déjà.

La porte-parole chinoise a souligné que le Canada n’avait pas imposé de restrictions similaires, un contraste tranchant avec le comportement des États-Unis.

Hua Chunying a noté que la Chine, qui a un urgent besoin de fournitures médicales comme des masques, de lunettes et des combinaisons de protection, en a reçu d’une dizaine de pays comme la France, le Royaume-Uni, le Japon, l’Iran ou la Russie, mais pas des États-Unis.

De nombreux pays ont multiplié les mesures de protection, outre les États-Unis : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Irak et Israël et les Philippines notamment ont interdit l’entrée sur leur territoire aux étrangers s’étant récemment rendus en Chine. La Mongolie, la Russie et le Népal ont fermé leur frontière terrestre avec la Chine.

Les croisiéristes ont pour leur part décidé d’interdire la présence à bord de leurs navires des passagers ou membres d’équipage qui ont séjourné en Chine dans les deux dernières semaines.

Un avion Boeing au-dessus d'arbres.

© AFP / Andreas Solaro Un avion Boeing au-dessus d’arbres.
Parallèlement, les opérations de rapatriement d’étrangers se poursuivent : un deuxième avion français ramenant 254 passagers de 30 nationalités différentes de Wuhan a atterri dimanche dans le sud-est de la France. Un avion transportant 167 Marocains a atterri au Maroc. Et un avion ramenant 243 personnes, dont 89 enfants, a atterri lundi en Australie, qui envisage l’envoi d’un deuxième appareil.

Ottawa attendait lundi matin l’autorisation de Pékin pour envoyer un avion du Vietnam récupérer des citoyens canadiens. La Chine et le Canada sont en communication à sujet, a indiqué Hua Chunying, sans dire à quel moment cette autorisation pourrait arriver.

Les États-Unis entendent poursuivre les évacuations d’Américains. Et la Russie a annoncé des rapatriements depuis Wuhan à partir de lundi tout en suspendant les liaisons ferroviaires avec la Chine.

L’OMS, qui a décrété l’urgence internationale la semaine dernière, a indiqué lundi qu’elle travaille avec des géants du web pour contrer la désinformation autour du coronavirus. Elle collabore en particulier avec Google, mais Twitter, Facebook, Tencent et Tiktok participent aussi à l’effort de guerre.

Des équipes de l’OMS tentent notamment d’identifier les rumeurs les plus répandues, entre autres les conseils erronés sur la manière de traiter la maladie.

Avec CBC/Radio-Canada.ca

Mystérieuse pneumonie en Chine: un second patient est décédé

janvier 16, 2020

La mystérieuse pneumonie virale apparue dans le centre de la Chine, et dont le virus appartient à la même famille que le Sras, a fait une seconde victime, ont annoncé jeudi les autorités sanitaires. Un homme de 69 ans est décédé mercredi à Wuhan, où la maladie a été détectée le mois dernier pour la première fois, a indiqué la commission sanitaire de la ville sur son site Internet.

Le patient, qui est tombé malade le 31 décembre, a vu son état de santé s’aggraver cinq jours plus tard avec une myocardite sévère (inflammation du muscle cardiaque), une fonction rénale anormale et de multiples organes gravement touchés, ont précisé les autorités sanitaires.

Selon le tout dernier bilan disponible, au moins 41 malades ont été recensés en Chine dont cinq sont dans un état grave. Cette pneumonie alimente les craintes d’une réapparition d’un virus de type Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), hautement contagieux, qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong en 2002-2003.

L’enquête des autorités sanitaires chinoises a permis de déterminer que plusieurs patients sont des vendeurs d’un marché de Wuhan spécialisé dans la vente en gros de fruits de mer et de poissons. La municipalité a pris plusieurs mesures, ordonnant en particulier la fermeture du marché concerné, où des opérations de désinfection et des analyses ont été effectuées.

Deux autres cas de cette mystérieuse pneumonie ont par ailleurs été détectés en Thaïlande et au Japon, où les autorités de ces deux pays affirment que les patients s’étaient rendus à Wuhan avant leur hospitalisation.

Par Le Figaro avec AFP