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USA: Une statue de Barbara Johns, militante des droits civiques, au Capitole

décembre 21, 2020
USA: UNE STATUE DE BARBARA JOHNS, MILITANTE DES DROITS CIVIQUES, AU CAPITOLE

© Reuters/KEN CEDENO

WASHINGTON (Reuters) – Une statue de Barbara Johns, l’une des figures du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, va être érigée au niveau de la rotonde du Capitole et remplacer celle du général Robert E. Lee, chef des armées confédérées durant la guerre de Sécession, ont annoncé lundi les autorités.

Barbara Johns avait seulement 16 ans lorsqu’elle a pris la tête d’un mouvement de contestation dans son lycée en Virginie contre la ségrégation raciale dans le système scolaire public américain. Ces différents mouvements ont amené la Cour suprême fédérale à déclarer en 1954 qu’un tel système était illégal.

« Le Congrès poursuivra notre travail pour débarrasser le Capitole des hommages à la haine, alors que nous luttons pour mettre fin au fléau du racisme dans notre pays », a déclaré la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, citée dans un communiqué.

« Il n’y a pas de place pour célébrer le fanatisme de la Confédération au Capitole ou toute autre lieu symbolique dans notre pays. »

Avec Reuters par (Scott Malone; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot)

Italie: un touriste indélicat endommage une statue, la vidéosurveillance le piège

août 5, 2020
Les carabiniers italiens sont parvenus à identifier le fautif grâce à des images de vidéosurveillance.
Les carabiniers italiens sont parvenus à identifier le fautif grâce à des images de vidéosurveillance. CARABINIERI TREVISO / via REUTERS 

Les carabiniers italiens sont parvenus à identifier, grâce à des images de vidéosurveillance, un touriste autrichien qui avait endommagé une statue représentant Pauline Bonaparte dans un musée près de Trévise (nord-est) au moment où il se faisait prendre en photo, selon un communiqué transmis mercredi 5 août à l’AFP.

«Le touriste autrichien, pendant une visite vendredi au musée Antonio Canova de Possagno, a endommagé trois orteils du pied droit de la statue en plâtre  »Pauline Bonaparte en Vénus victorieuse », réalisée entre 1804 et 1808 par le célèbre artiste originaire de Possagno», précise le communiqué.

Sur les images de vidéosurveillance, qui «ont immortalisé de manière nette toutes les étapes» de ce fait divers, on peut voir un homme de forte corpulence s’allonger contre la statue, elle-même en position semi-couchée, pour se faire prendre en photo. C’est en se relevant qu’il endommage involontairement le pied délicat de la statue en plâtre.

L’air de rien et le nez au vent

Après s’être rendu compte des dégâts causés par sa maladresse, le touriste semble indécis sur la conduite à suivre avant de s’éloigner, l’air de rien et le nez au vent, du théâtre de son méfait. Les carabiniers sont parvenus à déterminer que le suspect faisait partie d’un groupe de touristes autrichiens ayant réservé leurs billets par courriel. Cet email a permis d’identifier l’Autrichienne qui avait effectué la réservation au nom du groupe. Contactée au téléphone par les carabiniers, elle a fini par fondre en larmes et avouer que son mari était le responsable de ces déprédations.

L’homme en question, âgé de 50 ans, a envoyé peu après un email aux carabiniers reconnaissant sa responsabilité et assumant les conséquences de ses actes, sa carte d’identité à l’appui. Selon plusieurs médias italiens, qui ont diffusé la vidéo fournie par les carabiniers, il s’est engagé à payer les réparations.

L’Inde inaugure sous haute sécurité la plus grande statue du monde

octobre 31, 2018

La « Statue de l’Unité », photographiée le 30 octobre 2018 dans le Gujarat (ouest de l’Inde), est la plus haute du monde et représente Sardar Vallabhbhai Patel, figure de l’indépendance indienne érigée en modèle par les nationalistes hindous / © AFP / SAM PANTHAKY

L’Inde a inauguré mercredi sous haute sécurité, par crainte de manifestations des communautés locales, la plus grande statue du monde, un monument à la connotation très politique bâti dans l’État d’origine du Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi.

Le chef de gouvernement indien a officiellement ouvert en personne cette « Statue de l’Unité » qui culmine au-dessus d’une rivière dans une région reculée du Gujarat (ouest). L’édifice de bronze, de béton et d’acier mesure au total 182 mètres de haut et représente Sardar Vallabhbhai Patel, l’une des figures de l’indépendance du pays et érigé en modèle par le parti au pouvoir.

« Aujourd’hui est un jour dont on se souviendra dans l’histoire de l’Inde. Nul Indien n’oubliera ce jour », a déclaré Narendra Modi dans son discours. Des hélicoptères ont largué des fleurs sur la statue, des fumigènes colorés se sont déclenchés à ses pieds.

Grande comme deux fois la statue de la Liberté new-yorkaise – piédestaux compris -, la structure figure le premier ministre de l’Intérieur indien (1875-1950) habillé d’un dhoti traditionnel et d’un châle passé sur les épaules.

La plus grande statue du monde / © AFP / John SAEKI

L’édifice, qui a coûté 29,9 milliards de roupies (358 millions d’euros), fait cependant face à une fronde des communautés tribales locales. Dénonçant son caractère dispendieux et son impact sur l’environnement, elles avaient menacé de perturber l’inauguration par des manifestations.

Les autorités indiennes n’avaient donc pas lésiné sur les moyens pour garantir le bon déroulement des cérémonies.

« Plus de 5.000 policiers ont été déployés à divers endroits dans un rayon de 10 kilomètres autour du site de la statue », a déclaré à la presse Abhay Chudasama, un haut responsable de la police de la zone.

La « Statue de l’Unité », photographiée le 30 octobre 2018 dans le Gujarat (ouest de l’Inde), est la plus haute du monde et représente une figure de l’indépendance indienne, Sardar Vallabhbhai Patel / © AFP / SAM PANTHAKY

« Les patrouilles de police ont été intensifiées à la suite de protestations de leaders et de la communauté tribale locale. Des drones et des hélicoptères garderont un œil sur toute la zone », a-t-il ajouté.

Pesant près de 100.000 tonnes, en partie fabriquée en Chine, la statue de Patel a nécessité quatre ans de travaux et le labeur de plus de 3.000 ouvriers.

– Statues titanesques –

Des ouvriers indiens au pied de la « Statue de l’Unité », dans le Gujarat (ouest de l’Inde), le 30 octobre 2018 / © AFP / SAM PANTHAKY

En proie à un accès de nationalisme et de gigantisme aux mains des nationalistes hindous, l’Inde s’est lancée dans deux projets de statues titanesques. Outre la « Statue de l’Unité », une autre structure prévue pour 2021 dans la baie de Bombay commémorera le roi-guerrier hindou Chhatrapati Shivaji.

Le taille de ces statues et le choix des personnages qu’elles représentent – deux figures historiques célébrées par les nationalistes hindous – ne sont pas anodins, alors que l’Inde entre en campagne électorale en vue des législatives de l’année prochaine.

Le Bharatiya Janata Party (BJP), parti au pouvoir depuis 2014 à New Delhi, « s’approprie des icônes depuis quelque temps », indiquait récemment à l’AFP Sudha Pai du Indian Council of Social Science Research.

Inde: inauguration de la plus haute statue du monde / © AFP / Atish Patel, Farid Addala

Les nationalistes hindous considèrent que l’Histoire a injustement oublié Patel au profit de Jawaharlal Nehru, premier chef de gouvernement du pays et figure tutélaire du parti du Congrès, formation actuellement dans l’opposition.

« Patel a été utilisé pour effacer l’héritage de Nehru. Le BJP veut changer la façon dont l’Histoire est perçue et montrer que la droite était tout aussi importante dans la lutte de l’Inde pour la liberté » contre le colon britannique, analysait Sudha Pai.

Narendra Modi a affirmé que la statue de Patel, « l’homme de fer » qui a négocié le ralliement d’États princiers à la jeune nation indépendante, attirerait des « hordes » de touristes.

Ses détracteurs pointent cependant du doigt l’isolement du lieu – la grande ville la plus proche, Vadodara, se trouve à 100 kilomètres – ainsi que l’absence de trains et d’hôtels dans cette région rurale reculée.

Les réservations sont ouvertes sur internet pour visiter le monument. Un ticket de 350 roupies (4,1 euros) donne notamment accès à un pont d’observation dans la poitrine de la statue.

Le coût du chantier représente plus du double du budget demandé par le Gujarat à New Delhi pour la réalisation de projets pouvant irriguer 40.000 hectares de champs agricoles, dans cette région où la pénurie d’eau est un problème récurrent, notait mercredi le site de datajournalisme IndiaSpend.

La plus haute statue du monde était jusqu’ici le Bouddha du Temple de la Source, dans le centre de la Chine. La statue bouddhiste mesure en elle-même 128 mètres, selon le livre Guinness des records, contre 157 pour le Patel indien (chiffres hors piédestaux).

Romandie.com avec(©AFP / (31 octobre 2018 15h07)

New York offre à la Havane une réplique de la statue d’un héros cubain

janvier 28, 2018

Le président du musée du Bronx de New York Joseph Mizzi fait un discours lors de l’inauguration de la réplique de la statue du héros national cubain José Marti à La Havane, le 28 janvier 2018 / © AFP/Archives / Adalberto ROQUE

Une réplique de la statue du héros national cubain José Marti érigée dans Central Park à New York, et offerte par la ville, a été dévoilée dimanche sur une place de La Havane, malgré les relations tendues entre les Etats-Unis et Cuba.

Le dirigeant cubain Raul Castro a présidé la cérémonie — l’une de ses dernières en tant que chef de gouvernement avant de céder son poste le 19 avril — mais aucun représentant de l’ambassade américaine n’était présent.

Washington et La Havane traversent la période la plus difficile de leur relation depuis le rétablissement des relations diplomatiques en 2015 sous la présidence de Barack Obama, et après un demi-siècle de défiance.

En revanche, un représentant du Bronx Museum of the Arts et de la mairie de New York étaient présents pour commémorer le 165e anniversaire de la naissance de José Marti, apôtre de la lutte pour l’indépendance, tué en 1895 lors de la bataille de Dos Rios contre l’armée espagnole.

C’est le musée du Bronx à New York qui a mené la campagne de collecte de dons — à hauteur de 2.5 millions de dollars — pour réaliser cette réplique de l’unique effigie équestre en bronze de José Marti, réalisée par la sculptrice américaine Anna Hyatt Huntington au milieu du siècle dernier.

« L’idée est que les Cubains en exil et (ceux qui vivent) ici travaillent ensemble pour redresser le pays », a déclaré à l’AFP Carlos Gutierrez, ancien secrétaire d’Etat américain au Commerce et citoyen binational, présent à la cérémonie.

« Avec le président Donald Trump (…), nous traversons une période difficile » mais « ce que nous avons réalisé demeure, nous n’avons pas fait marche arrière », a-t-il ajouté.

L’an dernier, à la suite de l’affaire dite des « attaques acoustiques » contre des fonctionnaires américains à Cuba, le département d’Etat américain a réduit de moitié le personnel de son ambassade à La Havane, suspendu les délivrances de visas et expulsé 17 diplomates de la représentation cubaine à Washington.

L’administration Trump a par ailleurs annoncé début novembre la mise en place de nouvelles sanctions contre l’île, et réinstauré des mesures en vigueur durant plusieurs décennies et qui avaient été en partie retoquées par son prédécesseur.

Romandie.com avec(©AFP / 28 janvier 2018 23h43)                

Ghana : la statue de Gandhi, accusé de racisme dans une pétition, va être « relocalisée »

octobre 6, 2016

La statue du leader de l’indépendance indienne, le Mahatma Gandhi à Accra au Ghana, le 22 septembre 2016. © Christian Thompson/AP/SIPA

Les autorités du Ghana ont annoncé leur intention de « relocaliser » une statue du Mahatma Gandhi, offerte par l’Inde il y quelques mois à l’université d’Accra, après la publication d’une pétition dénonçant le « racisme » du leader de l’indépendance indienne.

La polémique aura eu raison de la statue de Gandhi, offerte par l’État indien il y a quelques mois. Du moins en partie : le ministère ghanéen des Affaires étrangères a indiqué suivre l’affaire avec une « profonde préoccupation » et fait part de sa volonté de « relocaliser la statue pour assurer son intégrité et éviter la polémique ».

Gandhi raciste ?

La statue avait été inaugurée au mois de juin sur le campus par le président indien Pranab Mukherjee pour symboliser l’étroitesse des relations entre le Ghana et l’Inde. Mais en septembre, un groupe de professeurs lance une pétition demandant le retrait de la statue en raison du « racisme » du leader de l’indépendance indienne, exigeant que l’université mette en avant des personnalités africaines.

« Mieux vaut se lever pour notre dignité plutôt que se prosterner devant la volonté d’une superpuissance eurasienne », affirme le texte de la pétition qui cite Gandhi affirmant que les Indiens étaient « infiniment supérieurs » aux Africains. « Gandhi était humain et peut avoir eu ses défauts, mais nous devons nous rappeler que les gens changent » et que l’Inde et le Ghana « ont été les champions de la lutte pour la libération des peuples opprimés dans le monde entier », a rétorqué le ministère.

Crispations autour du passé colonial

Depuis plusieurs mois, un mouvement est apparu dans diverses universités africaines contre la présence de statues témoignant d’un passé colonial. L’université du Cap en Afrique du Sud a ainsi mené une forte campagne pour que soit enlevée de son campus une statue de Cecil Rhodes, un magnat des mines notoirement raciste décédé en 1902.

Jeuneafrique.com

Une statue d’Hitler par Cattelan adjugée 17,189 millions dollars aux enchères

mai 8, 2016

New York – Une sculpture troublante de Maurizio Cattelan, représentant Hitler en train de prier, a été adjugée 17,189 millions de dollars aux enchères dimanche soir à New York, un record mondial pour l’artiste italien de 55 ans.

La statue de cire et résine réalisée en 2001, sobrement intitulé Lui, était estimée entre 10 et 15 millions de dollars.

De dos, on dirait la silhouette d’un enfant agenouillé. En contournant la statue, on découvre un visage au regard intense et à la petite moustache, immédiatement identifiable: celui d’Hitler. Son auteur, connu pour son sens de la provocation, avait raconté lui-même qu’il avait voulu la détruire et avait mille fois changé d’avis.

Le record jusqu’à présent pour une œuvre de Cattelan aux enchères était de 7,9 millions de dollars pour une œuvre sans nom, le représentant sortant de terre, adjugée en mai 2010.

Le prix obtenu dimanche (avec taxes) est donc plus du double du record précédent.

La statue d’Hitler, qui avait notamment été exposée lors d’une rétrospective Cattelan au musée Guggenheim à New York en 2012, était la pièce phare d’une soirée thématique intitulée Bound to fail (voué à l’échec), qui proposait 39 pièces d’art moderne et contemporain, explorant le thème de l’échec commercial, associé à la prise de risques pour repousser les frontières de l’art.

C’était une vente difficile, un défi, a reconnu après la vente Loic Gouzer, vice-président de la section Après-guerre et art contemporain de Christie’s, qui avait monté ces enchères thématiques, organisées au premier jour des enchères d’art de printemps à New York.

Mais cela s’est bien passé, a-t-il ajouté, estimant que cela prouvait la force du marché de l’art.

Les artistes n’ont quasiment jamais approché le sujet d’Hitler, contrairement au cinéma, avait-il expliqué avant la vente. Selon lui, la statue, extrêmement puissante, extrêmement déconcertante, aurait même été difficile à vendre il y a quelques années.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mai 2016 01h15)

Afrique du sud: Nelson Mandela en Palestine pour y rester, tout un symbole !

avril 26, 2016

Les Palestiniens ont inauguré, mardi, 26 avril, une statue géante de Nelson Mandela, défunt président de l’Afrique du Sud et figure de proue de la lutte contre l’apartheid, un régime que les Palestiniens accusent Israël de leur imposer.

La statue en bronze, haute de six mètres et pesant deux tonnes, est un cadeau de la municipalité de Johannesburg à Ramallah, le siège de l’Autorité palestinienne, en Cisjordanie, territoire occupé depuis près d’un demi-siècle par Israël. Elle représente le défunt prix Nobel de la paix, le poing levé (notre photo).

« Je suis sûr que Nelson Mandela serait extrêmement fier de ce que nous avons fait aujourd’hui », a affirmé Parks Tau, le maire de Johannesburg avec laquelle Ramallah est jumelée.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a assisté à l’inauguration de cette statue, installée sur une place baptisée, à cette occasion, Place Nelson Mandela, dans le très cossu quartier d’Al-Tireh, où vivent, notamment, nombre de dignitaires palestiniens et de diplomates.

Nelson Mandela, mort, en 2013, a été le premier président de l’Afrique du Sud post-Apartheid, un régime de ségrégation que les Palestiniens accusent Israël de leur imposer.

Dans Ramallah, la municipalité avait installé, depuis plusieurs jours, d’immenses panneaux célébrant Nelson Mandela, reprenant, notamment, une citation de lui affirmant, il y a une vingtaine d’années, « notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens ».

Cette statue, a, d’ailleurs, assuré le maire de la ville Moussa Hadid, « symbolise la souffrance partagée » des deux peuples sud-africain et palestinien.

La statue, partie d’Afrique du Sud, a, d’abord, dû passer entre les mains des autorités israéliennes, comme tout objet envoyé dans les Territoires palestiniens dont l’Autorité ne contrôle aucune frontière. Les douanes israéliennes l’ont conservée 30 jours.

« Nelson Mandela, qui avait déjà passé 28 ans dans les geôles du régime d’Apartheid en Afrique du Sud, a été de nouveau retenu 30 jours par les autorités israéliennes », a fustigé M. Hadid. En outre, a renchéri M. Tau, les douanes israéliennes ont réclamé des droits de douane « équivalents à dix fois le prix de la statue ». Des droits qui n’ont, finalement, pas dû être acquittés.

Avec cette statue, a poursuivi M. Hadid, Ramallah entend envoyer « un message clair au colonisateur et à l’occupant israélien : nous sommes bien plus proches de la liberté que vous ne le pensez ».

Afriqueeducation.com avec AFP

Algérie: une statue d’Ibn Badis, grande figure de l’islam, déboulonnée

avril 21, 2015

Alger – Une statue de l’imam Abdelhamid Ben Badis, grande figure de l’islam en Algérie et référence spirituelle pour l’Etat, a été déboulonnée mardi par les autorités à Constantine, dans l’est du pays, une semaine après son installation.

Le jour où elle avait été érigée, un journaliste de l’AFP a vu que la statue était la cible de comportements irrévérencieux de la part de badauds. Certains lui ont placé une cigarette dans la bouche, d’autres lui ont mis un téléphone portable à l’oreille.

Le wali (préfet) de Constantine a reçu ordre de la présidence de la République de déboulonner la statue, a déclaré mardi à l’AFP une source proche du commissariat chargé d’organiser la manifestation Constantine, capitale de la culture arabe, dans le cadre de laquelle la statue avait été érigée.

Je réponds aux désirs des citoyens et des personnes qui ont jugé que l’œuvre n’est pas représentative, puisque, selon eux, elle renferme plusieurs imperfections, a expliqué le wali, cité par l’agence APS.

Il a en outre lancé un appel aux artistes constantinois pour réaliser une œuvre de substitution. La statue déboulonnée était l’œuvre d’un artiste portugais.

Selon la presse, la famille de Ben Badis s’est montrée critique sur la qualité esthétique de l’œuvre. Et l’association des oulémas qu’il avait fondée a rappelé que l’imam se serait lui-même opposé à l’érection d’une statue à son effigie du fait qu’il pourfendait le culte de la personnalité.

L’imam réformiste Ben Badis (1889/1940) est le fondateur de l’association des oulémas algériens. L’anniversaire de son décès le 16 avril est célébré chaque année comme la Journée du savoir.

Cet anniversaire a coïncidé cette année avec l’inauguration de Constantine, capitale de la culture arabe, une manifestation lancée en grande pompe par le Premier ministre Abdelmalek Sellal.

Romandie.com avec(©AFP / 21 avril 2015 19h51)