Posts Tagged ‘Statue’

Brésil: une statue de Marielle Franco, élue assassinée, inaugurée à Rio

juillet 27, 2022
Bresil: une statue de Marielle Franco, elue assassinee, inauguree a Rio
Brésil: une statue de Marielle Franco, élue assassinée, inaugurée à Rio© AFP/MAURO PIMENTEL

Une statue de la Brésilienne Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro dont l’assassinat en 2018 reste non élucidé, a été inaugurée mercredi, le jour où cette activiste noire aurait fêté ses 43 ans.

Sculptée par l’artiste brésilien Edgar Duvivier, la statue de bronze grandeur nature, qui a été financée grâce des dons, a été érigée au Buraco do Lume, une place du centre de Rio où Mme Franco organisait des réunions publiques pour rendre des comptes lors de son mandat au Conseil municipal.

« Dans une société extrêmement raciste, une statue de Marielle Franco est là pour nous rappeler le monde que nous voulons construire », a déclaré Monica Benicio, la compagne de la conseillère.

Le monument montre Marielle Franco souriant et levant le poing gauche.

Née dans le complexe de Maré, un des plus grands ensembles de favelas de Rio, Marielle Franco a été tuée par balles avec son chauffeur, Anderson Gomes, le 14 mars 2018, à l’âge de 38 ans. Sa voiture a été criblée de balles alors qu’elle rentrait d’une réunion en centre-ville.

Cet assassinat avait provoqué une vive émotion au Brésil mais aussi à l’étranger.

Membre du parti de gauche PSOL, lesbienne et mère d’une fille âgée aujourd’hui de 23 ans, Marielle Franco militait de longue date contre la violence policière et pour les droits des habitants des quartiers pauvres, notamment les jeunes Noirs, les femmes et les membres de la communauté LGBT.

Plus de quatre ans après sa mort, de nombreuses zones d’ombres demeurent au sujet de son assassinat.

En mars 2019, les autorités ont arrêté deux anciens policiers, Ronnie Lessa, 48 ans, tireur présumé, et Elcio de Queiroz, 46 ans, soupçonné d’avoir conduit le véhicule dans lequel son acolyte se trouvait.

Les deux hommes sont également soupçonnés d’être liés aux milices paramilitaires qui sèment la terreur dans certains quartiers populaires de Rio.

Ils nient avoir pris part au crime et restent incarcérés en l’attente de leur jugement.

Mais la police n’a toujours pas élucidé deux questions essentielles: qui a fait tuer Marielle Franco, et pourquoi ?

Par Le Point avec AFP

Qatar : la statue du « coup de tête » de Zidane de retour au musée

juin 6, 2022

La statue géante de bronze va être réinstallée dans un musée à Doha. Elle avait été retirée après une campagne dénonçant une idolâtrie interdite par l’islam.

La statue du « coup de de tête » de Zinedine Zidane, exposée à Doha en 2013

Retirée en 2013, moins d’un mois après son installation en bord de mer dans le centre de Doha, la statue géante de Zinédine Zidane adressant un « coup de tête » à Marco Materazzi en finale du Mondial 2006 sera réinstallée au nouveau musée du Sport, a annoncé une responsable lundi. Cette statue de bronze, de plus de cinq mètres de hauteur et de plusieurs tonnes, est l’œuvre de l’artiste français Adel Abdessemed. Elle avait été achetée par l’Autorité des musées du Qatar dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de football organisée du 21 novembre au 18 décembre 2022. Cette représentation du footballeur français s’était retrouvée au cœur d’une campagne dénonçant une idolâtrie interdite par l’islam, avant d’être retirée.

« On avait l’impression qu’elle n’était pas au bon endroit et elle va être réinstallée. Nous prévoyons de le faire au 3-2-1 Qatar Olympic and Sports Museum » qui a ouvert fin mars, a déclaré la présidente des musées du Qatar, cheikha Al Mayassa AlThani, sans donner de date précise. « Avec la sculpture de Zinédine Zidane, nous parlerons du stress chez les athlètes lors des grands tournois et de l’importance de parler des questions de santé mentale », a précisé cheikha Al Mayassa, lors d’une conférence de presse.

« L’art, comme toute autre chose, est une histoire de goût », a-t-elle estimé, ajoutant que « les sociétés évoluent ». « Les gens, a-t-elle ajouté, peuvent commencer par critiquer une chose avant de la comprendre et de s’y faire. » Quatorze sculptures géantes en bronze de l’artiste britannique Damien Hirst, représentant les étapes de la croissance d’un fœtus de la fécondation à la naissance, avaient dû rester couvertes devant un hôpital en construction au Qatar entre 2013 et 2018. Le calendrier culturel de l’émirat prévoit, entre autres choses, une exposition consacrée au football au musée du Sport à partir d’octobre. Le musée des Arts islamiques, rénové, doit aussi rouvrir ses portes en octobre.

Par Le Point avec AFP

RDC-Célébration : Félix Tshisekedi a rendu hommage à son défunt père

février 2, 2022

Le président de la République a rendu hommage, le 1er février, au fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le Dr Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, disparu le 1er février 2017. 

Peut être une image de 6 personnes et personnes debout 1- Félix Tshisekedi au culte d’action de grâce

La commémoration du  cinquième anniversaire du décès d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba a donné l’occasion au chef de l’État de se rendre à Nsele, dans la périphérie Est de Kinshasa, au mausolée où il repose. A cette occasion, une imposante statue de 8,50 m de haut représentant le Dr Etienne Tshisekedi, le bras levé et faisant un signe de victoire, a été dévoilée au public. Ce monument a été érigé en hommage à celui qui a été élevé au rang de héros national, en reconnaissance de son noble combat politique visant l’établissement d’un État de droit  en République démocratique du Congo. Le président Félix Tshisekedi a procédé aussi au dépôt d’une couronne de fleurs au mausolée, entouré de sa famille et de certains dirigeants de l’UDPS.

Quelques heures plus tôt, le chef de l’Etat avait pris part, à la paroisse catholique Sainte Anne, dans la commune de la Gombe, à une messe d ‘actions de grâce et de suffrages en la mémoire de feu Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Cette messe de requiem, à laquelle plusieurs personnalités politiques y ont été conviées, entrait dans le cadre des différentes activités programmées par  la Maison civile du président de la République pour commémorer le cinquième anniversaire de la mort de l’illustre disparu.Peut être une image de debout, monument et plein air

2 -Dévoilement du monument en mémoire d’Etienne Tshisekedi

Prenant la parole en premier lieu, le chef de la maison civile a d’abord circonscrit le cadre de la cérémonie avant de souligner le caractère précoce de la mort du « Sphinx de Limete », eu égard aux espoirs qu’il suscitait au sein de la population congolaise. Il a présenté Étienne Tshisekedi comme un héros de la lutte pacifique désintéressée pour le bien du Congo. Le chef de la maison civile du chef de l ‘État a mis à profit l’occasion lui offerte pour  annoncer  l’instauration, à l’Unikin, du Prix « Excellence Étienne Tshisekedi »  qui récompensera chaque  année les meilleurs étudiants de cette Alma  mater, une façon de récompenser la jeunesse estudiantine de cette université.

Dans son homélie, l’officiant du jour,  Mgr Félicien Mwanana, évêque de Luiza, dans la province du Kasaï central, a présenté Étienne Tshisekedi pour quelqu’un qui a fait la politique comme un apostolat, mieux, comme une charge, celle d’appliquer sa propre vision politique telle que résumée dans le slogan de « Le peuple d’abord ».

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

USA: La ville de Charlottesville déboulonne les statues des généraux confédérés

juillet 10, 2021

USA: LA VILLE DE CHARLOTTESVILLE DÉBOULONNE LES STATUES DES GÉNÉRAUX CONFÉDÉRÉS

© Reuters/EVELYN HOCKSTEIN 

(Reuters) – La municipalité de Charlottesville (Virginie) a déboulonné samedi la statue du général sudiste Robert E. Lee, figure de la guerre de Sécession, quatre ans après de violents affrontements à ce sujet entre des suprémacistes blancs et des contre-manifestants qui avaient fait un mort.

Une deuxième statue, celle du général confédéré Thomas « Stonewall » Jackson, a été retirée par la suite, a indiqué un porte-parole de la municipalité, Brian Wheeler.

Les monuments célébrant les Etats confédérés du Sud, qui avaient combattu pour maintenir l’esclavage, sont la cible aux Etats-Unis des militants contre le racisme.

En 2017, la décision de la ville de retirer la statue du général Lee avait provoqué une vaste mobilisation de l’ultra-droite qui avait tourné au drame, après qu’une voiture conduite par un suprémaciste blanc eut foncé dans la foule, tuant une contre-manifestante, Heather Heyer, 32 ans.

Par Reuters (Reportage Julia Harte, avec la contribution; d’Ismail Shakil à Bangalore, version française Sophie Louet)

France: Une amende requise pour le tag « Négrophobie d’Etat » sur la statue de Colbert

mai 10, 2021
Une amende requise pour le tag "Negrophobie d'Etat" sur la statue de Colbert
Une amende requise pour le tag « Négrophobie d’Etat » sur la statue de Colbert© AFP/Archives/JOEL SAGET

Une amende de 800 euros a été requise lundi à l’encontre du militant « anti négrophobie » qui avait tagué la statue de Colbert devant l’Assemblée nationale, et dont le procès se tient le jour du 20e anniversaire de la loi Taubira reconnaissant l’esclavage et la traite comme crimes contre l’humanité.

La décision sera rendue le 28 juin.

Le hasard du calendrier a voulu que le procès, reporté deux fois, se tienne finalement à la date de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, marquée cette année par les 20 ans de la loi du 21 mai 2001 portée par l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira quand elle était députée.

Le président Emmanuel Macron et plusieurs ministres devaient participer dans l’après-midi à une cérémonie de commémoration de la loi.

Devant le tribunal, le militant guadeloupéen Franco Lollia, 49 ans, arrivé en jean, sweat-shirt noir siglé « Brigade anti négrophobie » et grosses lunettes argentées sur le nez, a reconnu « les faits ».

« Je reconnais que j’ai voulu interpeller l’Etat, lui dire que s’il accepte que Colbert continue de trôner devant l’Assemblée nationale, la maison du peuple, c’est que la France est toujours viscéralement négrophobe », a-t-il déclaré.

Le 23 juin 2020, devant l’Assemblée nationale, il avait tagué « Négrophobie d’Etat » en rouge sur le socle de la statue de Colbert, ministre de Louis XIV et initiateur du Code noir qui a légiféré sur l’esclavage dans les colonies françaises. Il avait ensuite jeté de la peinture rouge sur la statue.

Il avait été aussitôt interpellé. « Ce qui est interdit, c’est le racisme. Cet homme-là (Colbert) fait l’apologie de la négrophobie », avait-il dit aux forces de l’ordre, dans une scène filmée et mise en ligne sur les réseaux sociaux par la Brigade anti négrophobie.

« Je ne suis pas un vulgaire délinquant, un gribouilleur », a aussi dit Franco Lollia au tribunal devant une salle bien remplie de ses soutiens, parlant d’un « acte politique ».

Le procureur Vincent Plumas a, lui, prévenu dès le début, et alors que les quatre avocats du militant étaient déjà longuement revenus sur le combat qui animait leur client et l’histoire de l’esclavage, qu’il s’en « tiendrait à des développements purement juridiques ».

Si l’audience lui a permis de combler certaines « lacunes » en histoire, il a demandé au tribunal de s’en tenir aux faits, « simples », et non contestés, et de condamner Franco Lollia.

Le tag de la statue était intervenu dans le sillage des manifestations antiracistes qui ont eu lieu dans le monde après la mort de George Floyd, un homme noir, au cours d’une violente arrestation policière aux États-Unis. Depuis, les monuments et statues liés à l’histoire coloniale française ou à la traite négrière sont au centre d’une polémique mémorielle

Par Le Point avec AFP

USA: Une statue de Barbara Johns, militante des droits civiques, au Capitole

décembre 21, 2020
USA: UNE STATUE DE BARBARA JOHNS, MILITANTE DES DROITS CIVIQUES, AU CAPITOLE

© Reuters/KEN CEDENO

WASHINGTON (Reuters) – Une statue de Barbara Johns, l’une des figures du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, va être érigée au niveau de la rotonde du Capitole et remplacer celle du général Robert E. Lee, chef des armées confédérées durant la guerre de Sécession, ont annoncé lundi les autorités.

Barbara Johns avait seulement 16 ans lorsqu’elle a pris la tête d’un mouvement de contestation dans son lycée en Virginie contre la ségrégation raciale dans le système scolaire public américain. Ces différents mouvements ont amené la Cour suprême fédérale à déclarer en 1954 qu’un tel système était illégal.

« Le Congrès poursuivra notre travail pour débarrasser le Capitole des hommages à la haine, alors que nous luttons pour mettre fin au fléau du racisme dans notre pays », a déclaré la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, citée dans un communiqué.

« Il n’y a pas de place pour célébrer le fanatisme de la Confédération au Capitole ou toute autre lieu symbolique dans notre pays. »

Avec Reuters par (Scott Malone; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot)

Italie: un touriste indélicat endommage une statue, la vidéosurveillance le piège

août 5, 2020
Les carabiniers italiens sont parvenus à identifier le fautif grâce à des images de vidéosurveillance.
Les carabiniers italiens sont parvenus à identifier le fautif grâce à des images de vidéosurveillance. CARABINIERI TREVISO / via REUTERS 

Les carabiniers italiens sont parvenus à identifier, grâce à des images de vidéosurveillance, un touriste autrichien qui avait endommagé une statue représentant Pauline Bonaparte dans un musée près de Trévise (nord-est) au moment où il se faisait prendre en photo, selon un communiqué transmis mercredi 5 août à l’AFP.

«Le touriste autrichien, pendant une visite vendredi au musée Antonio Canova de Possagno, a endommagé trois orteils du pied droit de la statue en plâtre  »Pauline Bonaparte en Vénus victorieuse », réalisée entre 1804 et 1808 par le célèbre artiste originaire de Possagno», précise le communiqué.

Sur les images de vidéosurveillance, qui «ont immortalisé de manière nette toutes les étapes» de ce fait divers, on peut voir un homme de forte corpulence s’allonger contre la statue, elle-même en position semi-couchée, pour se faire prendre en photo. C’est en se relevant qu’il endommage involontairement le pied délicat de la statue en plâtre.

L’air de rien et le nez au vent

Après s’être rendu compte des dégâts causés par sa maladresse, le touriste semble indécis sur la conduite à suivre avant de s’éloigner, l’air de rien et le nez au vent, du théâtre de son méfait. Les carabiniers sont parvenus à déterminer que le suspect faisait partie d’un groupe de touristes autrichiens ayant réservé leurs billets par courriel. Cet email a permis d’identifier l’Autrichienne qui avait effectué la réservation au nom du groupe. Contactée au téléphone par les carabiniers, elle a fini par fondre en larmes et avouer que son mari était le responsable de ces déprédations.

L’homme en question, âgé de 50 ans, a envoyé peu après un email aux carabiniers reconnaissant sa responsabilité et assumant les conséquences de ses actes, sa carte d’identité à l’appui. Selon plusieurs médias italiens, qui ont diffusé la vidéo fournie par les carabiniers, il s’est engagé à payer les réparations.

L’Inde inaugure sous haute sécurité la plus grande statue du monde

octobre 31, 2018

La « Statue de l’Unité », photographiée le 30 octobre 2018 dans le Gujarat (ouest de l’Inde), est la plus haute du monde et représente Sardar Vallabhbhai Patel, figure de l’indépendance indienne érigée en modèle par les nationalistes hindous / © AFP / SAM PANTHAKY

L’Inde a inauguré mercredi sous haute sécurité, par crainte de manifestations des communautés locales, la plus grande statue du monde, un monument à la connotation très politique bâti dans l’État d’origine du Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi.

Le chef de gouvernement indien a officiellement ouvert en personne cette « Statue de l’Unité » qui culmine au-dessus d’une rivière dans une région reculée du Gujarat (ouest). L’édifice de bronze, de béton et d’acier mesure au total 182 mètres de haut et représente Sardar Vallabhbhai Patel, l’une des figures de l’indépendance du pays et érigé en modèle par le parti au pouvoir.

« Aujourd’hui est un jour dont on se souviendra dans l’histoire de l’Inde. Nul Indien n’oubliera ce jour », a déclaré Narendra Modi dans son discours. Des hélicoptères ont largué des fleurs sur la statue, des fumigènes colorés se sont déclenchés à ses pieds.

Grande comme deux fois la statue de la Liberté new-yorkaise – piédestaux compris -, la structure figure le premier ministre de l’Intérieur indien (1875-1950) habillé d’un dhoti traditionnel et d’un châle passé sur les épaules.

La plus grande statue du monde / © AFP / John SAEKI

L’édifice, qui a coûté 29,9 milliards de roupies (358 millions d’euros), fait cependant face à une fronde des communautés tribales locales. Dénonçant son caractère dispendieux et son impact sur l’environnement, elles avaient menacé de perturber l’inauguration par des manifestations.

Les autorités indiennes n’avaient donc pas lésiné sur les moyens pour garantir le bon déroulement des cérémonies.

« Plus de 5.000 policiers ont été déployés à divers endroits dans un rayon de 10 kilomètres autour du site de la statue », a déclaré à la presse Abhay Chudasama, un haut responsable de la police de la zone.

La « Statue de l’Unité », photographiée le 30 octobre 2018 dans le Gujarat (ouest de l’Inde), est la plus haute du monde et représente une figure de l’indépendance indienne, Sardar Vallabhbhai Patel / © AFP / SAM PANTHAKY

« Les patrouilles de police ont été intensifiées à la suite de protestations de leaders et de la communauté tribale locale. Des drones et des hélicoptères garderont un œil sur toute la zone », a-t-il ajouté.

Pesant près de 100.000 tonnes, en partie fabriquée en Chine, la statue de Patel a nécessité quatre ans de travaux et le labeur de plus de 3.000 ouvriers.

– Statues titanesques –

Des ouvriers indiens au pied de la « Statue de l’Unité », dans le Gujarat (ouest de l’Inde), le 30 octobre 2018 / © AFP / SAM PANTHAKY

En proie à un accès de nationalisme et de gigantisme aux mains des nationalistes hindous, l’Inde s’est lancée dans deux projets de statues titanesques. Outre la « Statue de l’Unité », une autre structure prévue pour 2021 dans la baie de Bombay commémorera le roi-guerrier hindou Chhatrapati Shivaji.

Le taille de ces statues et le choix des personnages qu’elles représentent – deux figures historiques célébrées par les nationalistes hindous – ne sont pas anodins, alors que l’Inde entre en campagne électorale en vue des législatives de l’année prochaine.

Le Bharatiya Janata Party (BJP), parti au pouvoir depuis 2014 à New Delhi, « s’approprie des icônes depuis quelque temps », indiquait récemment à l’AFP Sudha Pai du Indian Council of Social Science Research.

Inde: inauguration de la plus haute statue du monde / © AFP / Atish Patel, Farid Addala

Les nationalistes hindous considèrent que l’Histoire a injustement oublié Patel au profit de Jawaharlal Nehru, premier chef de gouvernement du pays et figure tutélaire du parti du Congrès, formation actuellement dans l’opposition.

« Patel a été utilisé pour effacer l’héritage de Nehru. Le BJP veut changer la façon dont l’Histoire est perçue et montrer que la droite était tout aussi importante dans la lutte de l’Inde pour la liberté » contre le colon britannique, analysait Sudha Pai.

Narendra Modi a affirmé que la statue de Patel, « l’homme de fer » qui a négocié le ralliement d’États princiers à la jeune nation indépendante, attirerait des « hordes » de touristes.

Ses détracteurs pointent cependant du doigt l’isolement du lieu – la grande ville la plus proche, Vadodara, se trouve à 100 kilomètres – ainsi que l’absence de trains et d’hôtels dans cette région rurale reculée.

Les réservations sont ouvertes sur internet pour visiter le monument. Un ticket de 350 roupies (4,1 euros) donne notamment accès à un pont d’observation dans la poitrine de la statue.

Le coût du chantier représente plus du double du budget demandé par le Gujarat à New Delhi pour la réalisation de projets pouvant irriguer 40.000 hectares de champs agricoles, dans cette région où la pénurie d’eau est un problème récurrent, notait mercredi le site de datajournalisme IndiaSpend.

La plus haute statue du monde était jusqu’ici le Bouddha du Temple de la Source, dans le centre de la Chine. La statue bouddhiste mesure en elle-même 128 mètres, selon le livre Guinness des records, contre 157 pour le Patel indien (chiffres hors piédestaux).

Romandie.com avec(©AFP / (31 octobre 2018 15h07)

New York offre à la Havane une réplique de la statue d’un héros cubain

janvier 28, 2018

Le président du musée du Bronx de New York Joseph Mizzi fait un discours lors de l’inauguration de la réplique de la statue du héros national cubain José Marti à La Havane, le 28 janvier 2018 / © AFP/Archives / Adalberto ROQUE

Une réplique de la statue du héros national cubain José Marti érigée dans Central Park à New York, et offerte par la ville, a été dévoilée dimanche sur une place de La Havane, malgré les relations tendues entre les Etats-Unis et Cuba.

Le dirigeant cubain Raul Castro a présidé la cérémonie — l’une de ses dernières en tant que chef de gouvernement avant de céder son poste le 19 avril — mais aucun représentant de l’ambassade américaine n’était présent.

Washington et La Havane traversent la période la plus difficile de leur relation depuis le rétablissement des relations diplomatiques en 2015 sous la présidence de Barack Obama, et après un demi-siècle de défiance.

En revanche, un représentant du Bronx Museum of the Arts et de la mairie de New York étaient présents pour commémorer le 165e anniversaire de la naissance de José Marti, apôtre de la lutte pour l’indépendance, tué en 1895 lors de la bataille de Dos Rios contre l’armée espagnole.

C’est le musée du Bronx à New York qui a mené la campagne de collecte de dons — à hauteur de 2.5 millions de dollars — pour réaliser cette réplique de l’unique effigie équestre en bronze de José Marti, réalisée par la sculptrice américaine Anna Hyatt Huntington au milieu du siècle dernier.

« L’idée est que les Cubains en exil et (ceux qui vivent) ici travaillent ensemble pour redresser le pays », a déclaré à l’AFP Carlos Gutierrez, ancien secrétaire d’Etat américain au Commerce et citoyen binational, présent à la cérémonie.

« Avec le président Donald Trump (…), nous traversons une période difficile » mais « ce que nous avons réalisé demeure, nous n’avons pas fait marche arrière », a-t-il ajouté.

L’an dernier, à la suite de l’affaire dite des « attaques acoustiques » contre des fonctionnaires américains à Cuba, le département d’Etat américain a réduit de moitié le personnel de son ambassade à La Havane, suspendu les délivrances de visas et expulsé 17 diplomates de la représentation cubaine à Washington.

L’administration Trump a par ailleurs annoncé début novembre la mise en place de nouvelles sanctions contre l’île, et réinstauré des mesures en vigueur durant plusieurs décennies et qui avaient été en partie retoquées par son prédécesseur.

Romandie.com avec(©AFP / 28 janvier 2018 23h43)                

Ghana : la statue de Gandhi, accusé de racisme dans une pétition, va être « relocalisée »

octobre 6, 2016

La statue du leader de l’indépendance indienne, le Mahatma Gandhi à Accra au Ghana, le 22 septembre 2016. © Christian Thompson/AP/SIPA

Les autorités du Ghana ont annoncé leur intention de « relocaliser » une statue du Mahatma Gandhi, offerte par l’Inde il y quelques mois à l’université d’Accra, après la publication d’une pétition dénonçant le « racisme » du leader de l’indépendance indienne.

La polémique aura eu raison de la statue de Gandhi, offerte par l’État indien il y a quelques mois. Du moins en partie : le ministère ghanéen des Affaires étrangères a indiqué suivre l’affaire avec une « profonde préoccupation » et fait part de sa volonté de « relocaliser la statue pour assurer son intégrité et éviter la polémique ».

Gandhi raciste ?

La statue avait été inaugurée au mois de juin sur le campus par le président indien Pranab Mukherjee pour symboliser l’étroitesse des relations entre le Ghana et l’Inde. Mais en septembre, un groupe de professeurs lance une pétition demandant le retrait de la statue en raison du « racisme » du leader de l’indépendance indienne, exigeant que l’université mette en avant des personnalités africaines.

« Mieux vaut se lever pour notre dignité plutôt que se prosterner devant la volonté d’une superpuissance eurasienne », affirme le texte de la pétition qui cite Gandhi affirmant que les Indiens étaient « infiniment supérieurs » aux Africains. « Gandhi était humain et peut avoir eu ses défauts, mais nous devons nous rappeler que les gens changent » et que l’Inde et le Ghana « ont été les champions de la lutte pour la libération des peuples opprimés dans le monde entier », a rétorqué le ministère.

Crispations autour du passé colonial

Depuis plusieurs mois, un mouvement est apparu dans diverses universités africaines contre la présence de statues témoignant d’un passé colonial. L’université du Cap en Afrique du Sud a ainsi mené une forte campagne pour que soit enlevée de son campus une statue de Cecil Rhodes, un magnat des mines notoirement raciste décédé en 1902.

Jeuneafrique.com