Posts Tagged ‘Statut’

Israël obtient le statut d’observateur à l’Union africaine

juillet 23, 2021
Mur de séparation à Jérusalem-Est

L’État hébreu réclamait ce statut auprès de l’organisation panafricaine depuis des années. En mai, le président de la commission de l’UA avait « condamné fermement » les « bombardements » israéliens dans la bande de Gaza.

L’ambassadeur israélien Aleli Admasu a présenté jeudi ses lettres de créances au président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, selon des communiqués de l’organisation panafricaine et de la diplomatie israélienne. « Cela corrige une anomalie qui a perduré pendant près de deux décennies et représente une partie importante du renforcement des relations extérieures d’Israël », s’est félicité dans un communiqué le ministre israélien des Affaires étrangères Yaïr Lapid.

La Palestine déjà observateur à l’UA

Israël entretient des relations avec 46 pays africains «et a des partenariats de grande ampleur et des coopérations dans de nombreux domaines, y compris le commerce et l’aide», selon le texte. Israël avait ce statut d’observateur au sein de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) jusqu’à sa transformation en Union africaine en 2002. La Palestine bénéficie déjà de ce statut d’observateur à l’UA, où elle compte d’importants soutiens, notamment dans le conflit israélo-palestinien.

En mai, Moussa Faki avait « condamné fermement » les « bombardements» israéliens dans la bande de Gaza ainsi que « les actions de l’armée israélienne, y compris les évictions illégales, continues et par la force de Palestiniens de leurs foyers à Jérusalem-Est (…) en flagrante violation du droit international ». De nombreux pays et organisations avaient critiqué et condamné le non respect du droit international, la répression à Jérusalem-Est et les bombardements israéliens sur Gaza.

L’escalade de violence avait fait plus de 250 morts palestiniens dont 65 enfants, et 14 morts côté israélien, dont un enfant et d’autres civils. Dans son communiqué jeudi, le président de la commission souligne que l’UA « a été très claire sur sa position selon laquelle, dans la question de la Palestine et d’Israël, une solution à deux États est nécessaire à une coexistence pacifique ». Ces dernières années, Israël a renouvelé ses relations diplomatiques avec le Maroc, le Tchad et la Guinée. Le Soudan, qui a adhéré aux accords d’Abraham il y a quelques mois, a également annoncé la normalisation de ses relations avec Israël.

Par Jeune Afrique avec AFP

« Faidherbe doit tomber »: des collectifs français et sénégalais à l’assaut du mythe du colon bâtisseur

avril 10, 2018

 

À gauche, la statue du général Louis Faidherbe à Saint-Louis, au Sénégal et à droite sa statue à Lille, en France. © Wikimedia Commons

De Lille à Saint-Louis, plusieurs associations militantes entendent faire disparaître de l’espace public le nom de Louis Faidherbe, l’ancien gouverneur français du Sénégal. Elles proposent de débaptiser les rues, ponts et lycées qui portent son nom et de déboulonner les statues à son effigie.

« Faidherbe doit tomber ! » Un collectif lancé le 10 avril à Lille, dans le nord de la France, en partenariat avec une association sénégalaise, a fait du déboulonnage de la statue équestre de Louis Faidherbe son cheval de bataille. Depuis octobre 1896, une imposante représentation en bronze du général trône en effet dans le centre-ville de la capitale des Flandres. Une manière, pour sa ville d’origine, de rendre hommage à celui qui « s’est illustré durant la guerre de 1870 à la tête de l’armée du Nord », lit-on sur le site de la municipalité.

Mais c’est son action en tant que gouverneur du Sénégal, pendant la colonisation française, que dénoncent les associations. « Il y a un réel déni : on célèbre le militaire actif en France et on occulte sa carrière coloniale », constate Thomas Deltombe, coordinateur de la campagne « Faidherbe doit tomber » pour l’association Survie Nord, mais aussi auteur de L’islam imaginaire (La Découverte, 2007) et co-auteur de Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971 (La Découverte, 2011).

Les hommes ont été massacrés, les villages réduits en cendre. Et la famine est devenue une arme de guerre

Le gouvernorat de Faidherbe – de 1854 à 1861 ; puis de 1863 à 1865 – a été marqué par de nombreuses campagnes militaires menées dans les anciens royaumes du Fouta Toro (Sénégal, Mauritanie), du Khasso (Sénégal, Mali) et du Kayor (Sénégal).

« Pendant des années, les peuples de la région ont été soumis à la mitraille française, dénonce Thomas Deltombe. Les hommes ont été massacrés, les villages réduits en cendre. Et la famine, savamment entretenue dans les « zones rebelles », est devenue une arme de guerre… »

Le mythe du « bon colon »

En 2017, lors d’une manifestation artistique à Lille, un panneau biographique avait été temporairement installé à proximité du monument : les violences dont le militaire s’était rendu coupable, en tant que bras armé de la colonisation du Sénégal, sont demeurées pudiquement tues.

C’est cet effacement d’une partie de l’histoire qui a poussé des Lillois, dont Deltombe, à réagir. Ce dernier précise : « L’événement est arrivé dans la foulée de la naissance de collectifs réclamant, des États-Unis à la Belgique, une réflexion sur la présence dans l’espace public de monuments à la gloire de symboles d’un colonialisme agressif comme Thomas Robert Bugeaud ou Léopold II.

Avec une particularité, dans le cas de Faidherbe : « Aujourd’hui, à l’instar d’un Hubert Lyautey [premier résident général du Protectorat du Maroc], il incarne ce mythe du « colon bâtisseur » et « visionnaire ». On le dépeint encore souvent comme un amoureux de l’Afrique, un passionné du Sénégal… Il faut en finir avec ce mythe du « bon colon », venu en Afrique pour aider l’indigène à progresser. C’est une rhétorique trompeuse qui cache le fait que la colonisation est un crime dans son principe même. »

« Devoir de mémoire »

Ce combat contre toute forme de célébration de Faidherbe se déroule aussi au Sénégal, notamment dans la ville de Saint-Louis (Nord), où une statue du général, située sur une place qui porte son nom – sans parler du pont éponyme, permettant d’accéder à cette ville insulaire -, cristallise l’attention depuis quelques mois.

Érigé en 1891, le monument de bronze était tombé lors des pluies violentes qui se sont abattues sur la région dans la nuit du 4 au 5 septembre 2017. De nombreux Sénégalais s’étaient alors publiquement réjouis de la chute de la statue et en avaient profité pour se prendre en photo devant le vide laissé par la nature.

De manière récurrente, des blogueurs ou des journalistes s’offusquent notamment de la plaque apposée en dessous de la statue et proclamant : « À son gouverneur Louis Faidherbe, le Sénégal reconnaissant. »


La statue de Faidherbe à Saint Louis, au sol après de fortes pluies, en septembre 2017. © DR / Collectif sénégalais contre la célébration de Faidherbe

 

La statue a été maintenue, non pour célébrer la colonisation mais par devoir de mémoire

Des appels à la retirer définitivement et à la remplacer par des figures historiques locales sont depuis relayées sur les réseaux sociaux. Mais entre temps, les autorités sénégalaises ont décidé de remettre le général sur ses jambes.

Pour Abdou Aziz Guissé, directeur du patrimoine culturel du Sénégal, « la statue fait partie de l’héritage architectural et historique de la ville de Saint-Louis, classée au patrimoine mondial par l’Unesco. Elle a été maintenue, non pour célébrer la colonisation mais par devoir de mémoire. »

Las ! Un groupe au nom évocateur, le Collectif sénégalais contre la célébration de Faidherbe, qui fédère quelques centaines de sympathisants au Sénégal et au sein de la diaspora, exige de son côté le déboulonnage définitif de la statue. Sur Internet, ses militants essaient de faire connaître la biographie et l’ensemble de l’œuvre de Faidherbe et, depuis quelques semaines, participent à la campagne lilloise.

Au Sénégal, les polémiques autour de l’ancien gouverneur ne sont pas nouvelles : en 1978, le réalisateur Ousmane Sembène écrivait une lettre ouverte au président Léopold Sédar Senghor. « N’est-ce pas (…) une atteinte à (…) notre histoire nationale que de chanter l’hymne de Lat Dior [figure de la résistance à la pénétration coloniale] sous le socle de la statue de Faidherbe ? »

Réhabilitation implicite

Lors de sa visite au Sénégal, en février dernier, Emmanuel Macron a tenu son discours sur la place Faidherbe, à Saint-Louis, promettant des financements pour la rénover. Le discours du président français n’a pas manqué de choquer certaines consciences.

Faidherbe appartient au passé mais sa statue est le symbole de la prolongation de rapports coloniaux

Dans son allocution, il déclare ainsi : « On m’a raconté qu’ici, à Saint-Louis, autour des années 1850, les Français s’inquiétaient de la montée du jihadisme. Parfois l’histoire bégaie. » Un rapprochement douteux entre la lutte anticoloniale menée par des religieux sénégalais au XIXe siècle, face à l’invasion française, face aux troupes de Faidherbe, et le jihadisme contemporain.

Mais pour Khadim Ndiaye, historien sénégalais et membre du Collectif contre la célébration de Faidherbe, la réhabilitation implicite du général par Emmanuel Macron, tout comme la réinstallation de sa statue « sous forte escorte policière » n’a en fait rien d’un mauvais signe : « C’est la preuve que la contestation commence à prendre forme. Faidherbe appartient au passé mais sa statue est le symbole de la prolongation de rapports coloniaux. »

Pour Khadim Ndiaye, dans ce contexte le retrait des statues de Faidherbe n’est qu’une partie d’un combat plus large. Tout comme les militants lillois ont aussi été inspirés par les mobilisations aux États-Unis contre la présence de représentations du général confédéré Robert Lee, durant l’été 2017, Ndiaye espère que leur combat inspire ceux qui veulent « déboulonner » statues, plaques de noms de rue ou d’établissements scolaires rendant encore hommage aux colons partout en Afrique.

Jeuneafrique.com par et

Près de 200.000 Salvadoriens perdent leur statut protégé aux États-Unis

janvier 8, 2018

Le président américain Donald Trump participe à une réunion avec la ministre de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen le 4 janvier 2018 à Washington / © AFP/Archives / JIM WATSON

L’administration Trump a annoncé lundi la fin en 2019 d’un dispositif empêchant l’expulsion de près de 200.000 Salvadoriens résidant aux États-Unis, nouveau signe du durcissement de la politique migratoire américaine.

Des organisations de défense des immigrés et des élus ont dénoncé cette décision, soulignant la pauvreté et la criminalité endémique, notamment le gang ultra-violent MS-13, qui règne dans le pays.

Le statut de protection temporaire (TPS), qui permet de travailler légalement sans titre de séjour, avait été instauré en mars 2001 pour le Salvador à la suite de l’arrivée massive de réfugiés après deux tremblements de terre dévastateurs.

« Les conditions initiales causées par les séismes de 2001 n’existent plus », a expliqué dans un communiqué le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), affirmant que la reconstruction des infrastructures avait été menée à bien.

Le sursis accordé –jusqu’au 9 septembre 2019– donne le temps aux personnes concernées de « préparer leur départ ou de demander un autre statut légal d’immigration », a précisé le DHS, soulignant qu’il doit aussi permettre au Congrès de « légiférer sur une solution permanente ».

– ‘Ma vie est ici’ –

Mais l’annonce est un coup de massue pour les bénéficiaires du TPS, et leurs 190.000 enfants qui possèdent la nationalité américaine.

« Ma vie est ici », a dit à l’AFP Minda Hernandez, mère de famille de 48 ans. « C’est ici que j’ai ma maison et que je paie mes impôts. Je suis bien ici, même si on se tue au travail ».

Cette femme de ménage à Long Island, près de New York, craint surtout pour l’avenir de son fils de 16 ans, né aux États-Unis: « Il est adolescent et il y a là-bas beaucoup de délinquance et de gangs. Mais si je ne l’emmène pas, comment puis-je le laisser seul dans ce pays? Il veut continuer ses études, aller à l’université ».

« Je ne comprends pas », réagit Christian Chavez, chauffeur de taxi à Houston (Texas). « Le président Trump dit qu’il est contre les immigrés illégaux. Mais (…) nous sommes ici légalement ».

La sénatrice démocrate du Nevada Catherine Cortez Masto a fustigé un président qui « utilise les immigrés comme des boucs émissaires ».

Selon le Centre d’étude des migrations, les Salvadoriens sont un modèle d’intégration avec un taux d’emploi de 88%. Ils résident en majorité en Californie, au Texas et autour de la capitale fédérale Washington.

Le gouvernement salvadorien s’est félicité d’avoir obtenu ce délai, considéré comme « une reconnaissance de l’apport de nos compatriotes (qui) représentent une main-d’oeuvre importante pour ce pays ». Il a rappelé les « solides liens » unissant les deux pays, des « alliés historiques ».

En décembre, le Salvador a été l’un des neuf pays à voter contre une résolution de l’ONU condamnant la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Nous avons 18 mois pour travailler avec le Congrès et trouver une solution pour nos ressortissants », a déclaré le chef de la diplomatie salvadorienne Hugo Martinez. « Notre but est que pratiquement tous puissent rester de manière permanente aux États-Unis ».

La mesure concerne selon lui environ 195.000 personnes, sur 1,7 million de Salvadoriens recensés sur le territoire américain.

– Monnaie d’échange –

La lutte contre l’immigration clandestine est l’un des chevaux de bataille de Donald Trump.

L’administration a abrogé en 2017 le TPS pour près de 60.000 Haïtiens, plus de 5.000 Nicaraguayens et un millier de Soudanais. Quelque 57.000 Honduriens connaîtront leur sort en juillet.

Après avoir enregistré une arrivée massive à sa frontière de Haïtiens l’an dernier, le Canada voisin a annoncé lundi qu’il s’organiserait afin d’éviter cette fois un tel afflux de Salvadoriens.

Dès son entrée en fonctions en janvier 2016, M. Trump a signé un décret interdisant le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane.

Ce décret a fait l’objet d’une intense bataille judiciaire. La troisième version du texte vise sept pays (Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie, Corée du Nord et Tchad).

Après l’attentat de New York perpétré par un Ouzbek le 31 octobre, le milliardaire a annoncé la fin du Programme de loterie de visas de diversité, un tirage au sort qui offrait chaque année un permis de résidence (carte verte) à 50.000 étrangers. Il veut également supprimer le regroupement familial.

Et il a mis dans la balance le sort de 690.000 jeunes arrivés clandestinement avec leurs parents et qui ont obtenu de l’administration Obama la garantie qu’ils ne seraient pas expulsés. M. Trump espère monnayer le maintien de ce programme, baptisé Daca, avec l’opposition démocrate en échange du financement de son projet de mur à la frontière du Mexique.

Romandie.com avec(©AFP / 09 janvier 2018 00h23)                

Statut d’ONG refusé au Comité pour la protection des journalistes

mai 26, 2016

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) s’est vu refuser jeudi sa demande d’accréditation comme organisation non gouvernementale auprès des Nations unies. Ce statut spécial permet d’accéder plus facilement aux locaux de l’ONU.

Il est aussi censé donner voix au chapitre à la société civile. Dix pays membres du comité des ONG de l’ONU se sont opposés à cette demande, dont la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud, lors d’un vote jeudi. Azerbaïdjan, Burundi, Cuba, Nicaragua, Pakistan, Soudan et Venezuela ont aussi voté contre.

La demande du CPJ date de 2012 mais elle avait été repoussée sept fois auparavant sans vote par des artifices de procédure. Le directeur du CPJ, Joel Simon, est « triste » de constater que les Nations unies soutiennent la liberté de la presse dans leurs résolutions mais refuse d’accorder un statut spécial à une organisation qui peut les aider à prendre des décisions dans ce domaine.

« Un petit groupe de pays peu respectueux de la liberté de la presse utilise des techniques dilatoires et bureaucratiques pour saboter les efforts de ceux qui mettent en évidence leurs abus », a-t-il ajouté.

La Grèce, la Guinée, Israël, la Mauritanie, les Etats-Unis et l’Uruguay ont voté en faveur de l’admission du CPJ. La Turquie, l’Inde et l’Iran se sont abstenus.

« Anti-ONG »
L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Samantha Power, s’est déclarée « extrêmement déçue ». Elle a indiqué que les Etats-Unis allaient demander en juillet un nouveau vote sur la candidature du CPJ de la part de l’ensemble des membres du Conseil économique et social de l’ONU, dont le comité des ONG dépend.

« Il est de plus en plus évident que le comité des ONG agit comme un comité anti-ONG », a-t-elle déclaré à la presse.

Romandie.com avec(ats / 27.05.2016 02h16)

L’Allemagne ne ferme pas sa frontière à ceux demandant le statut de réfugiés

septembre 14, 2015

Berlin – Le rétablissement des contrôles ne signifie pas que l’Allemagne ferme ses frontières aux demandeurs d’asile et à ceux réclamant le statut de réfugiés, a déclaré lundi le porte-parole de la chancellerie, assurant que Berlin souhaite rendre le processus plus ordonné.

Les contrôles provisoires aux frontières ne sont pas la même chose qu’une fermeture des frontières, c’est complètement différent. Des réfugiés vont continuer à venir en Allemagne, nous espérons que cela se déroule dans le cadre d’un processus mieux ordonné, a déclaré Steffen Seibert lors d’un point de presse régulier.

La réintroduction des contrôles dimanche est motivée avant tout par des raisons de sécurité, pour que les autorités sachent sur chaque personne qui vient, qui elle est et son profil.

Une chose est claire, nos principes de bases ne changent pas, nous restons mués par l’humanité, mués par le droit à la protection en Allemagne de celui qui est poursuivi pour des raisons politiques, du réfugié de guerre.

Concrètement, toute personne étrangère demandant l’asile ou le statut de réfugié en Allemagne sera pris en charge, enregistré et installé dans un foyer de premier accueil comme c’était le cas avant le rétablissement des contrôles aux frontières. C’est du reste ce qu’ont rapporté les journalistes de l’AFP aux points de passage entre l’Allemagne et m’Autriche.

Les autorités espèrent que ces contrôles en amont permettront de mieux canaliser l’afflux et ne plus être confrontés à des engorgements, notamment dans la ville de Munich qui a vu des dizaines de milliers de personnes arriver depuis dix jours.

L’Allemagne en général, et la Bavière en particulier, ont été submergées par les arrivés de candidats à l’asile ces dernières semaines: les foyers d’accueil sont surchargés et les procédures d’enregistrement traînent en longueur.

Le pays s’attend à devoir accueillir jusqu’à un million de demandeurs d’asile cette année, plus que tout autre Etat européen, tandis que nombre des partenaires de l’Allemagne au sein de l’UE refusent tout système de répartition obligatoire des migrants.

Il y a de nombreux signes qui montrent que cette année, nous n’aurons pas à prendre en charge 800.000 réfugiés comme l’a prévu le ministère de l’Intérieur, mais un million, a souligné le vice-chancelier Sigmar Gabriel sur le site internet du Parti social-démocrate allemand (SPD). L’Allemagne est forte et peut faire beaucoup de choses. Pourtant, ces derniers jours, nous avons vu que, en dépit de nos meilleures intentions, nos capacités de prendre en charge les gens ont atteint leurs limites.

Mais malgré les contrôles aux frontières chaque personne qui fera une demande d’asile sur le sol allemand, aura le droit de rester chez nous jusqu’à ce qu’une décision soit prise sur sa demande.

La chancelière allemande Angela Merkel doit recevoir vendredi les dirigeants des 15 Etats régionaux allemands, pour débattre des mesures à prendre pour assurer l’accueil des migrants, a M. Seibert mardi.

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2015 12h34)