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Canada/États-Unis: Trump «renversera» des décennies de politique étrangère, croit Harper

janvier 19, 2017

Selon Stephen Harper, la politique étrangère de Donald... (PHOTO Brendan Smialowski, AFP)

Selon Stephen Harper, la politique étrangère de Donald Trump fera en sorte que les États-Unis diminueront leur participation dans les affaires mondiales. PHOTO Brendan Smialowski, AFP

La présidence de Donald Trump marquera une transformation de la politique étrangère américaine jamais vue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, croit l’ancien premier ministre Stephen Harper.

«La présidence de M. Trump représente une source majeure d’incertitude internationale», a déclaré jeudi M. Harper, dans un discours présenté à New Delhi et dont La Presse canadienne a obtenu les notes d’allocution.

«Nous n’avons pas encore une idée nette de la direction que prendra le nouveau président, mais nous en connaissons certaines grandes lignes.»

M. Harper croit que M. Trump «renversera les fondements de sept décennies de politique étrangère américaine».

Selon l’ex-premier ministre conservateur, la politique étrangère de M. Trump fera en sorte que les États-Unis diminueront leur participation dans les affaires mondiales et seront guidés par des intérêts économiques étroits, tout en percevant la Chine comme un «adversaire géopolitique».

Ce discours de M. Harper survient à la veille de l’investiture de Donald Trump comme président. Il s’agit de sa prise de position la plus prononcée sur la politique étrangère depuis qu’il a perdu le pouvoir en octobre 2015.

Le gouvernement libéral dit chercher à trouver un terrain d’entente avec l’administration Trump afin de promouvoir la croissance de la classe moyenne. M. Harper juge toutefois que les amis et alliés des États-Unis – il ne mentionne pas directement le Canada – devront être prêts à discuter des vrais enjeux.

Donald Trump a dit vouloir que les autres membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) investissent davantage dans l’alliance militaire, tandis que son secrétaire au Commerce désigné promet une révision générale de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Le porte-parole du président désigné, Sean Spicer, a répété jeudi que Donald Trump prévoyait prendre des décisions importantes sur le commerce au cours des prochains jours. Il a ajouté que M. Trump utiliserait un décret présidentiel sur l’ALÉNA et le Partenariat transpacifique, mais n’a pas dit spécifiquement qu’il chercherait à retirer les États-Unis de ces accords.

«Je ne crois pas qu’il attendra, a avancé M. Spicer. Il a clairement indiqué que certaines choses étaient des priorités pour lui.»

Les intérêts vitaux des États-Unis

M. Harper a qualifié Donald Trump de «candidat sans précédent dans l’histoire de l’Amérique».

Selon lui, le nouveau président rejette l’idée «que les États-Unis doivent accepter seuls l’importante responsabilité des affaires étrangères», et cette notion représente aussi l’opinion du public américain, croit l’ex-premier ministre.

M. Harper a ajouté que plusieurs personnes n’aimeront sans doute pas ce changement politique, qui sera axé sur «les intérêts nationaux vitaux des États-Unis, étroitement définis, surtout ses intérêts économiques».

«(Les États-Unis) collaboreront avec leurs amis et leurs alliés pour les intérêts qu’ils partagent, mais seulement lorsque ces amis et alliés seront prêts à discuter des vrais enjeux. En passant, cela s’appliquera d’abord et avant tout à l’Europe.»

Donald Trump a déclaré cette semaine qu’il considérait l’OTAN comme «désuète», réitérant ses critiques passées au sujet de l’alliance militaire de 28 pays à laquelle appartiennent le Canada, les États-Unis et la majorité des pays d’Europe.

La façon dont les États-Unis percevront la Chine changera également dans l’ère Trump, croit M. Harper.

«Avec M. Trump, les États-Unis cesseront de voir la montée de la Chine comme étant bénigne, a-t-il lancé. Ils craindront davantage que l’énorme déséquilibre commercial signifie que les États-Unis financent la montée d’un adversaire géopolitique.»

Cette perception rejoint davantage l’opinion publique américaine, «qui s’est toujours montrée sceptique face à la politique étrangère et aux consensus, dans le monde des affaires, voulant que la Chine représente plus une occasion d’affaires qu’une menace», a-t-il ajouté.

Lapresse.ca

Canada: l’ex-Premier ministre Harper quitte la politique pour les affaires

août 26, 2016

Ottawa – L’ancien Premier ministre conservateur Stephen Harper, chassé du pouvoir en octobre dernier après une décennie à la tête du Canada, a quitté vendredi la vie politique pour se lancer dans les affaires.

M. Harper, 57 ans, marié et père de deux enfants, a annoncé sa démission du poste de député de Calgary (ouest) qu’il occupait depuis 18 ans dans une déclaration diffusée sur YouTube et par communiqué.

Je quitte la vie politique fier de ce que notre équipe a accompli, a déclaré cet homme froid au regard bleu arctique.

Economiste de formation, né à Toronto, M. Harper va désormais proposer ses services de consultant aux entreprises souhaitant se développer à l’étranger, via une entreprise créée en décembre dernier à Ottawa, Harper & Associates Consulting Inc.

M. Harper est président du conseil d’administration et directeur-général et a formé une équipe d’experts dans la politique, la communication et les affaires, a indiqué à l’AFP sa porte-parole, Anna Tomala.

La société va travailler dans la technologie, la finance, l’énergie, les infrastructures et l’industrie, entre autres, aux Etats-Unis, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, a-t-elle précisé.

Chassé du pouvoir en octobre dernier par les libéraux de Justin Trudeau, M. Harper avait immédiatement démissionné de son poste de chef du parti conservateur.

La députée d’Edmonton (ouest) Rona Ambrose, 46 ans, assure depuis l’intérim jusqu’à l’élection d’un successeur, prévue en mai 2017.

– Défenseur des sables bitumineux –

Pendant ses années en politique, Stephen Harper a fait renaître l’ancien parti conservateur en le fusionnant en 2003 avec des factions de la droite moraliste.

En 2006, il met fin à treize ans de règne libéral et devient Premier ministre, formant trois gouvernements successifs jusqu’à sa sévère défaite l’an dernier aux mains des libéraux de Justin Trudeau.

Sous sa gouverne, le Canada s’est retiré du protocole de Kyoto, a multiplié les accords de libre-échange, y compris avec l’Union européenne, et a contré avec succès la crise financière de 2008 mais en enregistrant le plus important déficit budgétaire de son histoire.

En politique étrangère, son gouvernement a rompu avec la traditionnelle approche multilatérale du Canada, exhibant un soutien sans faille pour Israël et prônant la ligne dure face à la Russie après son annexion de la Crimée en 2014.

Partisan d’un Etat a minima, Stephen Harper s’est aussi fait l’ardent défenseur des sables bitumineux de l’Alberta, mais a été incapable de faire aboutir des projets clés de l’industrie comme les oléoducs, notamment le Keystone XL vers les Etats-Unis.

Il a également essuyé plusieurs camouflets de la Cour suprême du Canada dans ses efforts pour durcir les lois pénales, notamment en matière de peine minimale pour les contrevenants.

Stephen Harper laisse derrière lui un parti en porte-à-faux avec l’opinion d’une majorité de Canadiens sur plusieurs enjeux sociaux et environnementaux, comme le suicide médicalement assisté ou le réchauffement climatique.

La formation devra se donner un nouveau visage inspirant et vraisemblablement recentrer des aspects de son programme si elle espère battre les libéraux de Justin Trudeau aux législatives de 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 26 août 2016 17h30)

Canada: Le nu de Stephen Harper vendu pour 20 000 $

décembre 1, 2015

Danielle Potvin de Gatineau qui met en vente un nu de Stephen Harper sur kijiji. Photo : ICI Radio-Canada / Jean-François ChevierDanielle Potvin de Gatineau qui met en vente un nu de Stephen Harper sur kijiji. Photo : ICI Radio-Canada / Jean-François Chevier

La toile représentant l’ancien premier ministre du Canada, Stephen Harper, nu a été vendue pour 20 000 $. Elle a été achetée par le millionnaire Frederick Ghahramani, un homme dont les prises de position contre la loi antiterroriste du précédent gouvernement sont bien connues.

Un texte de Angie BonenfantTwitterCourriel

La toile était jusqu’à tout récemment la propriété de Danielle Potvin. Cette Gatinoise avait acquis le portrait au coût de 5000 $.

Mme Potvin dit être très surprise d’avoir vendu cette toile deux fois plus cher que le prix demandé. La résidente de Gatineau avait mis le portrait en vente sur le réseau Kijiji et exigeait 8800 $.

« C’est au-delà de mes espérances », a-t-elle expliqué en entrevue. « Je ne m’attendais pas du tout à obtenir un tel montant. »

La toile est une oeuvre de l’artiste canadienne Magaret Sutherland. C’est une parodie de L’Olympia du peintre français Édouard Manet.

Intitulée Emporor Haute Couture, la peinture est accrochée au mur du salon de Mme Potvin, depuis les trois dernières années.

Elle représente Stephen Harper allongé sur un récamier. Il est entouré de plusieurs personnes en habits dont une femme en tailleur qui  lui offre un café Tim Hortons.

Même si elle n’est pas une collectionneuse d’oeuvres d’art, Mme Potvin dit avoir été attirée par le réalisme du portrait.

« C’est un snap-shot incroyable d’un climat politique que nous avons eu au cours des 10 dernières années », a raconté cette ancienne fonctionnaire fédérale. « C’est un trésor national. C’est une très belle oeuvre d’art politique! »

Qui est l’acheteur?

Danielle Potvin est surtout heureuse que l’acheteur, l’homme d’affaires vancouvérois Frederick Ghahramani, maintienne la vocation politique de l’ouvrage.

« Ce n’est pas seulement l’argent qui est important là-dedans, mais tout ce qui entoure la proposition [de l’acheteur] », a-t-elle expliqué en entrevue.

« Il va mettre la toile dans son bureau quelques années, mais ensuite il voudrait qu’elle fasse le tour des écoles secondaires, des universités et des musées. » — Danielle Potvin

« Je trouve que c’est une bonne idée qu’elle reste au Canada », a-t-elle poursuivi. « J’ai eu des soumissions d’intérêt étranger, mais j’avais peur que la toile quitte le pays. J’aurais pu avoir plus d’argent avec eux, mais je voulais que ça reste au Canada. »

M. Ghahramani est un homme très engagé politiquement. Il s’est surtout fait connaître lors de la dernière campagne électorale, alors qu’il avait fait un don d’un million de dollars à des organismes qui critiquaient la Loi antiterroriste de 2015 (C-51).

Arts politiques

Ce n’est pas d’hier que l’art est utilisé comme véhicule de dénonciation. L’art politique, ça se perd depuis la nuit des temps, rappelle Diane Pacom, professeure en sociologie à l’Université d’Ottawa.

« Il y a toujours eu, même dans la période de l’antiquité, le côté satirique de l’artiste, qui se donne le droit d’avoir un regard critique, incisif et transgressif par rapport au reste de la société », explique-t-elle.

L’art a une force de frappe instantanée et durable, précise Mme Pacom. Même si de façon générale l’artiste n’est pas un pamphlétaire, ses oeuvres peuvent évoquer les choses de façon beaucoup plus percutantes que n’importe quel discours de n’importe quel politicien.

Radio-canada.ca

Climat: le Canada ne réduira pas les GES sans les États-Unis

décembre 10, 2014

Ottawa – Le Canada s’engagera dans un programme de réduction des gaz à effet de serre (GES) dans le secteur de l’exploitation pétrolière et du gaz uniquement quand les États-Unis le feront, a indiqué mardi le Premier ministre Stephen Harper.

Nous souhaitons des réglementations sur le pétrole sur une base continentale compte tenu de la nature intégrée du secteur, a déclaré Stephen Harper en réponse à une question à la Chambre des communes.

Avec les conditions actuelles dans le secteur pétrolier et du gaz, ce gouvernement n’envisage pas de régulation unilatéralement, a-t-il ajouté en faisant allusion à la chute des cours des hydrocarbures. Le baril de brut évolue ainsi en ce moment à des niveaux inédits en cinq ans.

Selon les chiffres du gouvernement canadien, le secteur gazier et pétrolier compte pour un quart des émissions de gaz carbonique au Canada, le secteur du transport comptant pour 24% et le secteur de l’électricité pour 12%.

A Lima, la ministre canadienne de l’Environnement Leona Aglukkaq a indiqué mardi que le Canada défendait une approche sectorielle dans la réduction des gaz à effet de serre.

Jusqu’ici, le Canada s’est aligné sur les normes américaines pour les émissions des véhicules, et a interdit la construction de nouvelles centrales au charbon.

Nous appuyons une approche nord-américaine dans le secteur du pétrole et du gaz, a déclaré Leona Aglukkak à la tribune de la COP20 (20e conférence des parties).

En alignant ses réglementations avec son voisin américain et principal partenaire commercial, le Canada se donne les moyens de réduire ses émissions tout en protégeant notre économie, a-t-elle ajouté.

En octobre, le commissariat fédéral à l’Environnement, administration publique indépendante du gouvernement, avait assuré que le Canada ne respecterait pas ses objectifs de réduction de GES d’ici 2020.

Sorti du protocole de Kyoto en 2011, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a prévu de baisser de 17% ses rejets de GES en 2020 par rapport au niveau de 2005, soit un objectif similaire à celui des États-Unis voisins.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2014 23h05)

Fusillade au parlement à Ottawa: au moins deux morts

octobre 22, 2014

Des inconnus ont ouvert le feu mercredi matin au Parlement canadien à Ottawa, tuant un soldat. La police a abattu un des tireurs et recherchait deux autres individus armés. Cet incident survient deux jours après l’assassinat « terroriste » d’un militaire au Québec.

L’attaque a été menée par un à trois assaillants, ont indiqué des policiers. Selon des témoins, le ou les tireurs, « portant un fusil de chasse », ont d’abord fait feu sur l’un des deux militaires en faction devant le monument aux morts, près du parlement.

Gravement blessé, le soldat a été évacué par des ambulanciers, après un massage cardiaque, a constaté l’AFP sur place. Il est décédé peu après.

Les tireurs se sont ensuite emparés d’un véhicule officiel sous la menace afin de s’approcher jusqu’aux portes du Parlement. Ils se seraient ensuite rués à l’intérieur du bâtiment central où siègent les députés et sénateurs.

Dizaines de coups de feu
Peu après, une forte détonation a été entendue, aussitôt suivie d’un tir nourri des policiers, selon une vidéo d’un journaliste du « Globe and Mail » présent dans l’enceinte.

Rapidement, des dizaines de commandos lourdement armés se sont rendus sur place. Des tirs ont été rapportés à trois endroits: le monument aux morts, le Parlement et aux abords d’un centre commercial. Ces trois lieux sont situés à quelques centaines de mètres l’un de l’autre dans le centre de la capitale fédérale.

Harper évacué
Le Premier ministre Stephen Harper, dont les bureaux se trouvent dans la zone bouclée, a été évacué et est « sauf », a indiqué son porte-parole. Il devait faire une déclaration dans la journée sur ces événements. Les chefs de l’opposition ont également été placés en lieux sûrs.

Les habitants du centre d’Ottawa ont reçu la consigne de s’éloigner de leurs fenêtres car, selon la Gendarmerie royale du Canada, un tireur s’est « probablement » retranché sur le toit du Parlement. Des tireurs d’élite ont été aperçus sur les toits alentour, notamment celui du Musée des beaux-arts.

Il y a deux jours, un islamiste canadien au volant d’un véhicule a fauché deux soldats, tuant l’un d’eux à Saint-Jean-sur-Richelieu, près de Montréal. Cette agression a été qualifiée d’acte terroriste par le gouvernement canadien. Cet attentat est le premier lié à l’extrémisme islamiste de l’histoire du Canada.

Romandie.com

Canadiens ralliés à l’État islamique : après Calgary, Edmonton

septembre 24, 2014

Gaza: des centaines d’intellectuels dénoncent le soutien du Canada à Israël

juillet 24, 2014

Ottawa – Près de 500 universitaires, juristes et défenseurs des droits de l’homme ont accusé jeudi le gouvernement de Stephen Harper de discréditer le Canada en adoptant une position déséquilibrée et partisane exagérément pro-israélienne dans le conflit actuel.

Après avoir rappelé le lourd bilan humain des affrontements, les signataires de cette lettre ouverte publiée par le Globe and Mail estiment que le mépris pour le droit international exprimé par le silence du Canada sur de potentielles violations très graves (des règles de la guerre, ndlr) discrédite le Canada.

Allié inconditionnel d’Israël, le gouvernement conservateur de M. Harper n’a eu de cesse de rappeler son droit à se défendre depuis le début des hostilités, il y a 17 jours, sans toutefois l’appeler à la retenue à Gaza comme Washington a pu le faire.

Ottawa a dénoncé mercredi l’ouverture d’une enquête de l’ONU sur les éventuels de crimes de guerre commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza lors de l’actuelle opération Bordure protectrice.

(Nous) sommes profondément perturbés par la position déséquilibrée et partisane adoptée par le gouvernement canadien et les parties politiques fédéraux, écrivent les auteurs de cette lettre.

L’adoption d’une telle position manichéenne nuit aux propres objectifs de politiques étrangères (du gouvernement canadien, ndlr), à savoir la conclusion +d’un accord de paix global, équitable et durable+ entre Israël et la Palestine, remarquent les signataires.

Les 500 personnalités concluent leur lettre en estimant que plutôt que de garder le silence face à ces violations du droit international humanitaire, un vrai ami devrait agir avec responsabilité et appeler Israël à y mettre fin.

Dans un courriel à l’AFP envoyé en réponse à cette tribune, un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, Adam Hodge, a souligné que le Canada regrette les morts et les souffrances de civils innocents à Gaza. Toutefois, a-t-il insisté, le Hamas et ses alliés portent l’entière responsabilité de ces pertes.

Estimant que l’armée israélienne a pris des mesures exceptionnelles pour réduire les pertes civiles, M. Hodge a fait valoir qu’Israël devait être loué et pas critiqué pour ces efforts.

Dans un autre texte diffusé séparément jeudi, l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International interpelle le chef de la diplomatie canadienne, John Baird, à propos également du conflit israélo-palestinien.

Demandant qu’Ottawa insiste pour que l’escalade rapide de ces violations – perpétrées par les deux parties en cause – cesse immédiatement, Amnesty se dit grandement préoccupée que le gouvernement du Canada n’ait pas, jusqu’à maintenant, condamné énergiquement la nature de l’offensive militaire lancée par le gouvernement israélien.

Au 17e jour de l’offensive israélienne sur Gaza, les secours ont recensé 798 Palestiniens tués, dont 15 jeudi dans le bombardement d’une école de l’ONU, et plus de 5.000 blessés. 32 soldats israéliens ont perdu la vie ainsi que deux civils israéliens et un ouvrier thaïlandais.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2014 22h59)

Canada: Un sénateur nommé par Harper a inventé ses diplômes

mai 7, 2014
Meredith

Meredith: « Mon Dieu aide-moi! »

Décidément, le premier ministre Stephen Harper n’a pas de chance avec la nomination de ses sénateurs…

Le dernier scandale concerne le diplôme apparemment inventé du sénateur conservateur Don Meredith, de Toronto, dont les comptes de dépenses sont par ailleurs parmi les plus élevés de la Haute Chambre.

Ce pasteur pentecôtiste serait en effet titulaire d’une maîtrise en études religieuses de la California State University Christian – un établissement privé non agréé et non réglementé qui a changé d’adresses au moins quatre fois au cours des 10 dernières années. D’ailleurs, quand on téléphone ces jours-ci au numéro officiel, les appels sont dirigés… à un service d’assistance à la clientèle pour un site qui vend des iPads et des imprimantes.

Don Meredith, qui été nommé par Stephen Harper il y a trois ans, soutient aussi qu’il a un doctorat honorifique d’une association de conseillers chrétiens, qui n’a pas de statut officiel, et ne peut donc émettre de doctorat. Depuis l’obtention de ce «doctorat honorifique», Meredith signe souvent ses bulletins et ses communiqués de presse de «Honorable Dr Don Meredith».

Le Huffington Post Canada a appris que le chef du gouvernement au Sénat, le sénateur Claude Carignan, a demandé à M. Meredith des précisions, en mars, sur ses diplômes. Mais le bureau de Don Meredith a refusé de produire les documents dont il fait pourtant mention dans sa biographie sur le site du Sénat.

Claude Carignan n’a pas voulu commenter l’affaire, invoquant des raisons privées «de gestion du caucus». Il a cependant dit que «lorsque que quelqu’un vous dit qu’il est médecin, eh bien, c’est qu’il est médecin. Et quand vous savez que vous n’êtes pas médecin, allez-vous quand même vous appelé docteur?»

Don Meredith n’a pas voulu répondre aux nombreuses demandes du HuffPost Canada sur ses prétendus diplômes.

En 2008, Don Meredith avait été choisi à la dernière minute par les Conservateurs pour remplacer l’un de leur candidat, Mark Warner, un avocat en droit international, lors d’une élection fédérale dans la région de Toronto. Meredith avait alors perdu au profit du libéral Bob Rae.

À l’époque, la biographie de Meredith ne mentionnait aucun diplôme universitaire. Le pasteur s’était inscrit à l’Université Ryerson, mais il avait abandonné ses études en 1994. Par la suite, ses «diplômes» de la «prestigieuse» université californienne sont apparus sur sa biographie, publiée sur le site de son église pentecôtiste.

Surleradar.ca par martine_turenne

Canada: Joe Oliver nommé ministre des Finances

mars 19, 2014

OTTAWA – Le Premier ministre canadien Stephen Harper a nommé mercredi l’ex-banquier d’affaire Joe Oliver au poste de ministre des Finances, en remplacement de Jim Flaherty dont la démission la veille avait causé une surprise.

Je viens de nommer Joe Oliver ministre des Finances. Il continuera de renforcer l’économie et d’équilibrer le budget pour 2015, a déclaré M. Harper sur Twitter, en joignant une photo de la prestation de serment du nouveau grand argentier du pays.

Ministre des Ressources naturelles depuis 2011, M. Oliver, 73 ans, a fait carrière dans la banque d’affaires Merrill Lynch, avant de notamment diriger l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières.

Sa nomination a notamment été applaudie par l’Association minière canadienne, son président Pierre Gratton le jugeant incroyablement doué.

Au contraire, le député Louis Plamondon du Bloc Québécois (parti indépendantiste siégeant au parlement fédéral) a dénoncé sa défense sans nuance de l’industrie des sables bitumineux (qui) ne laisse croire à aucun changement de direction en matière de finances publiques, bien au contraire.

Fervent défenseur du projet controversé d’oléoduc canado-américain Keystone XL –qui embarrasse Washington–, M. Oliver est apparu comme un allié de poids pour l’industrie pétrolière canadienne, des documents officiels obtenus par la presse soulignant notamment sa collaboration étroite avec les lobbyistes de ce secteur économique vital pour l’économie canadienne.

Le départ de M. Flaherty, loué par le Premier ministre comme le meilleur ministre des Finances du monde, a entraîné un mini-remaniement ministériel, alors que les prochaines élections sont attendues dans 18 mois.

A la place de M. Oliver, Greg Rickford a été chargé du portefeuille des Ressources naturelles, tandis qu’Ed Holder a reçu le maroquin des Sciences et des technologies.

Avocat de formation, Jim Flaherty quitte la politique pour retourner dans le secteur privé. Nommé aux Finances en 2006, lors de l’accession au pouvoir de Stephen Harper, son action lors de la dernière crise financière a été maintes fois saluée, le Canada apparaissant comme le meilleur élève du G8 durant cette période houleuse.

Depuis plusieurs mois, M. Flaherty combattait une maladie de peau qui l’avait contraint à recourir à un traitement à base de stéroïdes ayant entraîné une certaine prise de poids.

M. Flaherty, 64 ans, a toutefois souligné qu’il était proche d’une guérison totale et que sa décision de quitter la politique n’était liée d’aucune façon à (son) état de santé.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mars 2014 16h40)

Canada : le quartier du Parlement bouclé à Ottawa

octobre 16, 2013

OTTAWA – La police fédérale canadienne a bouclé le quartier du Parlement à Ottawa mercredi en fin de matinée quelques heures avant la reprise de la session parlementaire, a constaté un journaliste de l’AFP.

Une équipe de la police spécialisée dans le déminage est sur place et des policiers sont déployés dans les rues aux alentours du Parlement.

Ce bouclage du quartier parlementaire de la capitale fédérale intervient quelques heures avant que le gouverneur général David Johnston, représentant au Canada de la reine Elizabeth, prononce le traditionnel discours du Trône marquant la reprise des travaux du Parlement.

La police a indiqué qu’elle recherchait un colis suspect déposé à l’extérieur des bureaux du Premier ministre Stephen Harper, situés en face du Parlement.

Le Premier ministre était intervenu plus tôt mercredi devant les membres du parti conservateur où il avait dévoilé les grandes lignes de sa politique et qui seront exposées dans le discours du Trône par le gouverneur Johnston.

Contrairement aux informations de presse, le Parlement n’a pas été évacué.

La police a barré une des principales routes d’accès et a tiré des banderoles jaunes pour délimiter le périmètre de sécurité autour des bâtiments regroupant plusieurs services du gouvernement et le Parlement canadien.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2013 18h37)