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États-Unis: Trump dans l’œil du cyclone Stormy Daniels

mai 6, 2018

L’actrice de films X Stormy Daniels, photographiée ici à Las Vegas le 4 février, a joué son propre rôle samedi soir dans une émission satirique sur les menaces judiciaires contre Donald Trump. / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / Ethan Miller

Enhardie par les cafouillages de Donald Trump, l’actrice X Stormy Daniels s’est permis de jouer son propre rôle dans une émission satirique et d’appeler le président américain à la démission, son avocat poursuivant une offensive de plus en plus intense.

Dans ce feuilleton politico-judiciaire qui s’emballe, la femme de 39 ans aux longues mèches blondes a fait une apparition détonante dans « Saturday Night Live », programme phare de la chaîne NBC.

« Désolé Donald, c’est trop tard. Je sais, tu ne crois pas au changement climatique, mais une tempête s’annonce, baby », avertit Stormy, en clin d’œil à son nom évoquant l’orage (storm en anglais).

Décrivant une Maison Blanche assiégée, l’émission « SNL » a rassemblé un plateau de comédiens issus de la télévision et de Hollywood: Scarlett Johansson interprétant la fille du président, Ivanka Trump, Jimmy Fallon dans le rôle du gendre Jared Kushner, ou Ben Stiller pour jouer Michael Cohen, l’avocat personnel du président.

Ce show impitoyable est venu clôturer une semaine catastrophique pour Donald Trump, dont la défense dans cette affaire embarrassante est apparue brouillonne et fluctuante, en dépit d’un récent remaniement de son équipe d’avocats.

Stormy Daniels affirme avoir eu il y a plus de dix ans une liaison avec M. Trump, objet d’un accord de confidentialité signé en 2016 avec M. Cohen.

L’actrice a touché 130.000 dollars, un versement illégal s’il était prouvé qu’il visait à protéger le candidat républicain d’un scandale le plombant à la présidentielle.

Récemment recruté pour défendre les intérêts de M. Trump, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani a mis les pieds dans le plat lors d’une interview à Fox News, acceptée sans même en parler aux conseillers de la Maison Blanche.

– « Une démission » –

M. Giuliani a affirmé que M. Trump avait remboursé sur plusieurs mois à Michael Cohen les 130.000 dollars, en insistant sur l’effet désastreux sur l’élection qu’aurait causé une absence d’accord de confidentialité.

Jusque-là, M. Trump assurait ne rien savoir. Le président s’est donc retrouvé confronté à un défi quasi-impossible: convaincre l’opinion qu’il avait remboursé un paiement dont il ignorait tout, destiné à une actrice de films X qu’il dit ne pas connaître, en échange du silence de celle-ci sur une liaison soi-disant inventée.

C’était ouvrir un boulevard dans lequel se sont engouffrés les scénaristes du « Saturday Night Live », qui avec Donald Trump tiennent leur meilleur client en 43 ans d’existence.

On y voit Alec Baldwin jouer un président lubrique, au téléphone écouté par la police fédérale FBI, qui s’escrime à dissiper les nuages judiciaires qui s’accumulent.

« Dis-moi juste de quoi tu as besoin pour que tout ceci soit oublié? », demande le faux Donald Trump à la vraie Stormy.

« Une démission », répond l’actrice de films pornographiques, qui confirme par son aplomb qu’elle est devenue une épine dans le pied du milliardaire, déjà exaspéré par l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection de 2016.

Quant à Ben Stiller, il interprète un Michael Cohen aux abois, auquel le président prédit un proche envoi en prison. Utilisant un téléphone public, il peine à réorganiser la défense dans le dossier explosif Stormy Daniels.

« Les gars, est-ce qu’on peut s’accorder sur une version et s’y tenir? Parce que l’histoire part dans tous les sens », se désole-t-il.

La pulpeuse Stormy s’est entourée d’un flamboyant avocat, pilote automobile à ses heures. Michael Avenatti a assuré dimanche lutter au nom de « la vérité » et à de nouveau accusé de mensonge le président Trump.

« Il n’y a aucun doute que ce paiement était directement lié à la campagne (électorale de 2016). Le président ou Michael Cohen auraient pu verser cet argent et négocier (l’accord) en 2007, 2008, 2009, 10, 11, 12, 13 », a soutenu M. Avenatti sur ABC.

« Au final, il va être forcé de démissionner », a aussi estimé l’avocat dans une interview publiée dimanche par le Guardian.

Désormais sur la sellette, son adversaire Rudy Giuliani a de nouveau justifié la pratique des accords de confidentialité, précisant ignorer si M. Cohen avait ainsi grassement rémunéré d’autres femmes contre leur silence.

« Je n’en ai pas connaissance mais je l’aurais approuvé si cela avait été nécessaire », a-t-il déclaré dimanche.

Concernant l’enquête russe du procureur spécial Robert Mueller. M. Giuliani a maintenu que le président américain n’avait aucune obligation de parler aux enquêteurs, même s’il était cité à comparaître en qualité de témoin devant un grand jury.

Romandie.com avec (©AFP / 06 mai 2018 18h21)                

États-Unis: Stormy Daniels veut faire témoigner Trump et son avocat

mars 28, 2018

Washington – L’avocat de l’actrice de films X Stormy Daniels, qui affirme avoir eu une liaison avec Donald Trump, a annoncé mercredi vouloir faire témoigner le président américain et son avocat personnel, Michael Cohen, avec qui elle a signé un accord de confidentialité sur cette affaire.

La requête a été déposée mardi soir par Michael Avenatti devant un tribunal fédéral de Los Angeles instruisant la plainte de Stormy Daniels, Stephanie Clifford de son vrai nom, qui demande l’invalidation de cet accord signé quelques jours avant l’élection présidentielle de 2016.

Il souhaite que le tribunal entende les dépositions de Donald Trump et Michael Cohen pendant deux heures au maximum, afin de déterminer si le milliardaire républicain était au courant de cet accord et s’il y était favorable. Il réclame également la présentation de documents envoyés à MM. Trump et Cohen sur plusieurs sujets ayant trait à l’accord.

Selon Michael Avenatti, qui a diffusé des extraits de la requête sur son compte Twitter, l’accord est frappé de nullité car M. Trump n’a pas apposé sa signature sur le document préparé par M. Cohen. Ce dernier a versé 130.000 dollars à Mme Clifford en échange de son silence et affirme que la somme a été versée depuis son compte personnel, sans que son client ne soit mis dans la confidence.

Michael Avenatti estime également que les déclarations de M. Cohen, qui avait révélé en février l’existence d’un accord de confidentialité et le montant de la somme versée à l’actrice, ont libéré sa cliente de ses obligations.

Une audience est prévue le 30 avril devant le tribunal californien.

Le porte-parole de Michael Cohen, David Schwartz a dénoncé dans un communiqué à la chaîne CBS « un usage irréfléchi du système judiciaire » de la part de M. Avenatti » et une requête « politiquement motivée » contre le président américain.

Selon M. Schwartz, qui est lui-même avocat, l’accord de confidentialité ne nécessitait pas la signature de M. Trump pour être valide puisque Michael Cohen l’a établi en son nom.

La Maison Blanche a affirmé lundi que Donald Trump démentait « fortement et clairement » avoir eu une relation sexuelle avec l’actrice pornographique âgée de 39 ans. La veille, elle avait assuré dans l’émission de CBS 60 Minutes avoir été menacée en 2011 par un inconnu sur un parking de Las Vegas, alors qu’elle se trouvait en compagnie de sa fille.

A cette époque, elle venait de donner une interview au magazine « In Touch », dans laquelle elle affirmait avoir eu une relation sexuelle avec le magnat de l’immobilier en juillet 2006.

Ils seraient restés en contact pendant « une bonne partie de 2007 », selon Stephanie Clifford.

A l’époque M. Trump était déjà marié avec son épouse actuelle, Melania. Leur fils Barron Trump est né en mars 2006.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2018 17h09)                                            

Stormy Daniels a peur pour sa sécurité, selon son avocat

mars 26, 2018

Le président américain Donald Trump, le 14 février 2018 à Washington, et l’actrice porno Stormy Daniels, le 4 février 2018 à Las Vegas (Nevada) / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / MANDEL NGAN, Ethan Miller

Stormy Daniels a peur pour sa sécurité et celle de sa famille, a affirmé lundi son avocat, au lendemain d’une interview de l’actrice de films porno qui dit avoir été menacé physiquement pour l’obliger à taire sa relation sexuelle présumée avec Donald Trump en 2006.

Le magnat de l’immobilier, marié à Melania Trump depuis 2005, a pour sa part constamment fait démentir, par ses porte-paroles, toute relation intime avec Stormy Daniels.

« Il ne peut y avoir aucune interrogation sur la provenance de cette menace », a tweeté l’avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti, après la diffusion de l’interview de sa cliente dimanche dans l’émission « 60 minutes » sur CBS.

« C’est assez évident. Ca doit venir de quelqu’un associé avec la Trump Organization », a-t-il renchéri lundi sur CNN.

M. Avenatti, qui a fait le tour des plateaux de télévision lundi, a insinué, sans l’accuser directement, que l’avocat de Donald Trump Michael Cohen était impliqué dans ces menaces.

« Elle reçoit des menaces presque toutes les heures. Nous n’avons rien pour l’instant qui les lient à M. Cohen ou M. Trump, soyons clair, mais elle a vraiment peur pour sa sécurité et celle de sa famille », a-t-il dit sur CBS.

Dimanche, Stephanie Clifford, de son vrai nom, a raconté avoir été abordée en 2011 par un inconnu sur un parking de Las Vegas, alors qu’elle se trouvait en compagnie de sa fille âgée de quelques mois.

« Laissez Trump tranquille. Oubliez cette histoire », lui aurait lancé l’inconnu. « C’est une très jolie petite fille », aurait-il alors dit en regardant la fille de Stormy Daniels. « Ce serait dommage que quelque chose arrive à sa mère », aurait-il ajouté, avant de s’en aller.

L’homme faisait référence à une interview que Stephanie Clifford venait de donner au magazine « In Touch », moyennant 15.000 dollars, révélant l’existence d’une relation sexuelle. Cet entretien, réalisé en 2011, ne sera finalement publié pour la première fois que cette année, après les révélations du Wall Street Journal sur l’achat du silence de l’actrice orchestré par l’avocat de M. Trump, Michael Cohen.

– 130.000 dollars –

Bien qu’il ne contienne pas de révélations marquantes, l’entretien de Stormy Daniels à l’émission « 60 Minutes » place encore un peu plus le président américain dans l’embarras.

Elle s’exprimait pour la première fois publiquement sur le sujet depuis l’article initial du Wall Street Journal en janvier.

Le quotidien financier avait évoqué la relation entre Donald Trump et Stormy Daniels, et révélé que l’avocat Michael Cohen avait versé 130.000 dollars à l’actrice pour acheter son silence, quelques jours avant l’élection présidentielle de novembre 2016.

Dans l’entretien, Stormy Daniels a affirmé avoir eu une relation sexuelle avec le promoteur immobilier new-yorkais en juillet 2006 en marge d’un tournoi de golf à Lake Tahoe (à cheval entre Nevada et Californie).

Elle a raconté l’avoir éconduit lors de leur première conversation et avoir fait mine de le fesser avec un magazine sur lequel il apparaissait en une, avant de passer la soirée avec lui.

Celle qui a démarré sa carrière comme strip-teaseuse a assuré n’avoir pas eu d’autre rapport sexuel avec le milliardaire après la rencontre à Lake Tahoe.

– « Chambre à part » –

Dimanche, elle a souligné que la relation sexuelle qu’elle dit avoir eue avec Donald Trump était consentie, accusant le mouvement #MeToo contre le harcèlement sexuel d’avoir essayé de la récupérer.

« Je n’étais pas une victime », a-t-elle martelé, même si elle a dit n’avoir pas désiré un rapport sexuel avec Donald Trump, qui ne l’attirait pas physiquement. « Je n’ai jamais dit que j’étais une victime ».

En 2006 et 2007, années durant lesquelles ils ont été en contact selon elle, le promoteur new-yorkais était déjà marié à Melania Trump et venait de devenir père pour la cinquième fois, du jeune Barron, né en mars 2006.

Stormy Daniels a expliqué avoir parlé à Donald Trump de sa situation familiale. « Ne t’inquiète pas pour ça », aurait-il répondu. « Nous faisons chambre à part. »

« Je sais que les médias adorent les conjectures et les rumeurs salaces, mais je voudrais rappeler à tout le monde qu’il faudrait si possible éviter de citer le nom de l’enfant », a exhorté la porte-parole de Melania Trump, Stephanie Grisham, sur Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 15h28)

États-Unis: nouvelles révélations de Stormy Daniels? Réponse dimanche soir

mars 25, 2018

Le président américain Donald Trump, le 14 février 2018 à Washington, et l’actrice porno Stormy Daniels, le 4 février 2018 à Las Vegas (Nevada) / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / MANDEL NGAN, Ethan Miller

La star de cinéma porno Stormy Daniels peut-elle mettre encore un peu plus dans l’embarras Donald Trump, avec lequel elle affirme avoir eu une liaison alors qu’il était marié? Son avocat annonce des révélations dans un entretien télévisé qui doit être diffusé dimanche soir.

Contrairement à son habitude, la chaîne CBS –qui doit diffuser l’interview dans sa célèbre émission « 60 Minutes » à 19 heures (23H00 GMT)– n’a rien laissé filtrer de son contenu.

Mais l’avocat de Stephanie Clifford, le vrai nom de Stormy Daniels, a posté jeudi une photo sur son compte Twitter montrant un CD ou un DVD dans un coffre, assorti d’un message énigmatique: « Si une image vaut mille mots, combien de mots celle-ci vaut-elle? »

Michael Avenatti y a adjoint le mot-clé #60minutes, laissant entendre que des réponses seraient apportées lors de l’interview de sa cliente.

« Ce soir, ce n’est pas la fin », a-t-il tweeté dimanche. « Ce n’est que le début. »

Une chose est sûre, l’affaire Daniels occupe plus que jamais l’espace médiatique, plus de deux mois après les révélations du Wall Street Journal sur cette liaison et sur les 130.000 dollars versés à la star du porno pour acheter son silence.

Stormy Daniels a toujours soutenu ne pas être à l’origine de ces fuites mais elle a saisi début mars la justice pour qu’elle la libère officiellement de son engagement de confidentialité.

« Je n’ai pas fait ça pour avoir une quelconque forme de validation ou de reconnaissance », a assuré Stephanie Clifford au Washington Post samedi. « Je veux simplement raconter ma vérité et me défendre. »

Il n’est pas ici question de harcèlement ou d’agression sexuelle, comme dans le cas de plusieurs femmes qui avaient accusé Donald Trump quelques semaines avant le scrutin présidentiel de 2016, mais de réputation et de moralité.

En 2006 et 2007, années durant lesquelles la liaison aurait eu lieu, le promoteur new-yorkais était déjà marié à Melania Trump et venait de devenir père pour la cinquième fois, du jeune Barron, né en mars 2006.

– Agenda judiciaire chargé –

Le président a démenti fermement l’existence d’une relation intime avec l’actrice et réalisatrice de 39 ans, qui a déjà proposé de rembourser les 130.000 dollars touchés en 2016 en échange de son silence.

En revanche, l’un des avocats du milliardaire, Michael Cohen, a admis avoir versé cette somme en précisant avoir puisé dans ses fonds personnels mais sans expliquer les raisons de ce paiement.

« Pourquoi parler? A-t-il été si horrible que ça avec vous? (…) Pourquoi avoir attendu si longtemps? Pourquoi avoir eu une relation sexuelle avec lui? », a demandé samedi une internaute à Stephanie Clifford via Twitter.

« J’ai répondu (à ces questions) dans l’interview, mais je ne sais pas du tout ce qui sera diffusé, bien sûr », a tweeté, en réponse, celle qui a reçu 40 récompenses de l’industrie du porno, selon la biographie publiée sur le site du studio Digital Playground, pour lequel elle travaille aujourd’hui.

« J’espère qu’il va écouter les gens avisés de son entourage qui lui diront que ce n’est pas un combat auquel il veut participer », a expliqué dimanche sur CNN l’ancien sénateur républicain Rick Santorum, interrogé sur la possibilité d’une réaction publique de Donald Trump. « Il ne peut pas gagner ce combat (…) et cela ne changera le point de vue de personne » sur le président, a-t-il ajouté.

Pour l’élue à la Chambre des représentants Nanette Barragan, également interrogée dimanche sur CNN, l’enjeu de ces révélations porte sur les menaces dont aurait été l’objet Stormy Daniels, selon son avocat.

S’il est avéré que Donald Trump lui-même a menacé l’actrice, « ça pourrait être énorme », selon elle.

Au dossier Stormy Daniels est venu s’ajouter cette semaine celui de Karen McDougal, ancienne « playmate » du magazine Playboy qui a saisi la justice mardi pour, elle aussi, être libérée d’un engagement de confidentialité.

Elle assure avoir eu une liaison de dix mois avec Donald Trump en 2006 et 2007, soit durant la même période que Stormy Daniels.

L’agenda du président s’annonce chargé sur le front judiciaire durant les prochains mois car, outre ces deux affaires, il est confronté à une procédure en diffamation initiée par Summer Zervos, ancienne candidate de l’émission de télé-réalité « The Apprentice » qu’il animait.

Une magistrate new-yorkaise a estimé mardi que rien ne faisait obstacle à ce qu’un président en exercice soit assigné en diffamation, validant la procédure. Summer Zervos affirme que l’ancien promoteur immobilier l’avait caressée et avait tenté de l’embrasser de force en 2007.

Des accusations niées par M. Trump, comme toutes les autres.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mars 2018 19h22)