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Canada: Des collèges privés non subventionnés du Québec vivent « leur dernier souffle »

juin 8, 2022

Des établissements dénoncent vivement la décision de Québec et d’Ottawa de couper l’accès à l’immigration aux étudiants étrangers provenant de leur collège.

Enseigne du Collège Canada.

Le Collège Canada est l’un des plus importants établissements privés non subventionnés du Québec. Aux yeux de son fondateur, la décision de Québec et d’Ottawa aura d’importantes conséquences pour l’avenir des collèges privés. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Dans une déclaration envoyée à Radio-Canada, le directeur et fondateur du Collège Canada, Cyrus Shani, ne cache pas son désespoir après l’annonce commune des gouvernements Legault et Trudeau.

Dès le 1er septembre 2023, les étudiants étrangers qui obtiendront un diplôme d’un collège privé non subventionné n’auront plus accès au permis de travail post-diplôme. Ce dernier permet de vivre et de travailler au Canada durant plusieurs années et est une porte d’accès à l’immigration permanente.

Cette mesure a été prise pour protéger l’intégrité des systèmes scolaire et d’immigration, a expliqué le ministre québécois de l’Immigration, Jean Boulet. Différents reportages avaient révélé des problématiques liées à la qualité de l’enseignement et dans le recrutement de milliers d’étudiants, principalement d’Inde.

À la suite d’une enquête gouvernementale, Québec, qui avait une dizaine d’établissements dans son viseur, avait lancé un plan d’action au printemps 2021 afin de faire le ménage dans ce réseau.Danielle McCann et Jean Boulet en conférence de presse.

Avant que le ministre Jean Boulet (à droite) ne prenne la décision de restreindre l’accès à l’immigration à certains étudiants étrangers, la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, avait lancé l’an passé un plan d’action visant à combler des « lacunes » dans le réseau des collèges privés non subventionnés. Photo : La Presse Canadienne/Jacques Boissinot

Des milliers d’étudiants indiens recrutés

Désormais, les étudiants internationaux ne sont plus intéressés à venir au Québec, affirme Cyrus Shani, le patron de Collège Canada.

« La nouvelle loi réduira à zéro le nombre d’étudiants internationaux. Les collèges privés [vivent] leur dernier souffle. »— Une citation de  Cyrus Shani, directeur de Collège Canada

Ce dernier est l’un des plus importants établissements privés non subventionnés du Québec. Des milliers d’étudiants indiens ont fréquenté les rangs de Collège Canada et de plusieurs autres collèges au cours des dernières années.

Leur nombre a d’ailleurs explosé au Québec en peu de temps. Pour l’année 2020-2021, la grande majorité des étudiants étrangers, dans le réseau collégial, provenait de l’Inde. Plus de 12 000 Indiens étaient inscrits dans un établissement québécois, contre environ 3000 Français et 700 Chinois, selon des données du ministère de l’Enseignement supérieur.

Comme le montrait un reportage d’Enquête(Nouvelle fenêtre), de nombreux établissements et firmes de recrutement ont utilisé l’argument de l’immigration et de ce permis de travail post-diplôme pour attirer des élèves. Québec était jusqu’à maintenant la seule province qui permettait l’accès à ce document au terme d’une formation professionnelle courte, qui coûtait près de 25 000 $.

Une quarantaine de collèges touchés

Le nombre de collèges privés non subventionnés a quasi doublé au Québec en seulement quelques années. Il y en avait 28 en 2015, puis 49 en 2020.

Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, le resserrement des règles d’immigration annoncé par Québec et Ottawa va toucher spécifiquement 38 établissements qui accueillent, actuellement, des étudiants étrangers.Affiche du Collège Matrix à Montréal.

Le Collège Matrix, membre du groupe Hermès, a accueilli ses premiers élèves à l’automne 2017. Il fait partie de ces nouveaux établissements qui ont récemment vu le jour dans la région de Montréal. Photo : Radio-Canada/Dave St-Amant

Une catastrophe et un manque de transparence

À long terme, souligne Ginette Gervais, présidente du réseau des collèges Hermès, c’est une catastrophe.

Présidente également de l’Association des collèges privés non subventionnés (ACPNS), elle déplore, par voie de communiqué, l’absence de consultation et de préavis.

« Cette mesure est un pas en arrière dans ce qui devrait être un effort partagé pour former et retenir la main-d’œuvre hautement qualifiée dont le Québec et le Canada ont désespérément besoin. »— Une citation de  Ginette Gervais, présidente de l’ACPNS

Les enquêtes menées par le ministère auraient dû permettre d’identifier précisément ces collèges et leur adresser directement les problèmes […]. Au lieu de cela, le gouvernement a mis en place une politique unilatérale basée sur les conclusions d’un rapport que personne n’a eu l’occasion de lire, indique Ginette Gervais.

Ce manque de transparence ainsi que les incohérences entre les gouvernements provincial et fédéral autour des détails de la nouvelle politique ont laissé des milliers d’étudiants internationaux au Québec perplexes et sans réponse quant à leur avenir dans la province, estime-t-elle.

Nous n’avons rien fait de mal et nous sommes pénalisés, regrette quant à lui Michael McAllister, le directeur du Collège Herzing, un établissement fondé en 1968.

Depuis le début de cette controverse, il jure avoir déjà changé d’approche, pour se concentrer sur le marché francophone.

On a vraiment changé de stratégie pour attirer des étudiants francophones, soutient-il, en critiquant lui aussi le manque de dialogue du gouvernement du Québec. Personne n’a essayé de nous parler pour trouver une solution.Un homme assis derrière son bureau

Michael McAllister est le directeur du collège Herzing. Photo : Radio-Canada/Dave St-Amant

Une décision arbitraire

Aux yeux de l’avocat en immigration Ho Sung Kim, Québec et Ottawa auraient pu faire preuve de nuance. Je comprends l’objectif, mais c’est mal fait. On ne peut pénaliser ceux qui ont suivi les règles. Il va y avoir des dommages collatéraux. Il faut plutôt réglementer le domaine de l’éducation, croit-il.

« Est-ce qu’on est en train de dire que tous les collèges du Québec sont de mauvaise qualité? C’est ce qu’on est en train de faire. Il faudrait plutôt renforcer les règles d’émission des permis à ces écoles. »— Une citation de  Ho Sung Kim, avocat en immigration

Impliqué dans un processus judiciaire avec Rising Phoenix International, une firme de recrutement dont les dirigeants font l’objet d’accusations criminelles, l’Institut supérieur d’informatique (ISI) dénonce de son côté une décision arbitraire et injustifiée.

« Un collège privé non subventionné ne coûte pas un sou au gouvernement ou aux contribuables, contrairement aux institutions publiques, qui reçoivent des subventions pour l’infrastructure en plus de facturer les étudiants. »— Une citation de  Benoit Larose, vice-président d’ISI

Si le gouvernement québécois veut corriger la proportion d’étudiants internationaux francophones accueillis par le Québec, il se trompe de cible, reprend-il.

Les collèges privés non subventionnés ne demandent pas mieux que d’accueillir plus de francophones. Au lieu de nous aider à atteindre cet objectif, le ministre Boulet a décidé de retirer un avantage que le Québec avait obtenu afin d’attirer les étudiants internationaux.

Radio-Canada par Romain Schué avec la collaboration de Benjamin Shingler

Canada-Québec: 200 millions $ pour créer des places en garderies en milieu familial

juin 3, 2021

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, annonce une série de mesures, totalisant près de 200 millions de dollars sur cinq ans afin de favoriser la création de places en garderies familiales.

Un enfant qui tient des blocs de lego dans ses mains.

© Josée Ducharme/Radio-Canada Un enfant qui tient des blocs de lego dans ses mains.

Un montant forfaitaire de 3500 $ sera offert aux personnes qui veulent devenir responsables d’un service de garde en milieu familial (RSG). Elles devront s’engager à offrir le service pendant au moins un an.

Ce montant devra notamment servir à l’achat d’équipements.

Le ministère de la Famille compte également offrir une subvention pouvant aller jusqu’à 6 000 $ aux RSG qui offriront neuf places. Cette somme leur permettra, selon Mathieu Lacombe, de compenser les dépenses additionnelles, en particulier l’embauche d’une personne assistante. 

Un montant forfaitaire annuel de 3000 $ sera aussi versé pendant les deux prochaines années aux RSG ayant maintenu à leur reconnaissance au moins six places subventionnées durant une année complète d’ouverture.

Nouveau calcul de ratios

Certains allègements administratifs seront consentis aux responsables de services de garde en milieu familial. 

Les enfants de neuf ans et moins de la propriétaire de la garderie ou de son assistante ne seront plus comptabilisés dans le ratio, s’ils sont présents uniquement durant de courtes périodes de la journée.

Pas suffisant

Pour les parents qui sont en attente d’une place depuis des mois, voire même parfois des années, c’est un pas dans la bonne direction, mais c’est loin d’être suffisant.

Des parents  manifestaient jeudi matin devant l’Assemblée nationale, à l’invitation du mouvement #Ma place au travail.

Le besoin est criant, le besoin est maintenant aussi. C’est beau des annonces pour dans un an, deux, ans, trois ans. On les prend toutes, mais c’est maintenant qu’on a besoin d’aide. Les parents contraints de rester à la maison ont aussi besoin d’aide financière», affirme une mère présente avec son fils à la manifestation, Alexandrine Cardin-Dubé.

Elle rappelle que les besoins sont grands et qu’ils ne touchent pas uniquement la garde en milieu familial.

Il y a plus de 51 000 parents qui attendent sur les listes d’attente pour avoir une place pour leur enfant. Il manque de places en garderie, en milieu familial et en CPE»,lance Alexandrine Cardin-Dubé.

Bris de service

Ces nouveaux incitatifs pourraient inciter des éducatrices en CPE à quitter leur emploi pour fonder leur propre garderie à domicile.

Des embauches d’assistantes pourraient aussi être nécessaires.

Or, des CPE un peu partout dans la province sont régulièrement en rupture de services, en raison de la pénurie de personnel.

C’est commencé dans notre région. Les directions sont nombreuses à avoir préparé des plans pour des bris éventuels. On a un service de remplacement. Elles nous appellent désespérées pour obtenir des remplacements, mais on n’est pas capables de répondre à la demande actuellement», illustre la directrice générale du Regroupement des centres de la petite enfance des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, Élise Paradis.

 La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ) a sondé ses 13 000 membres et 23 % des répondantes affirment que leur CPE a dû refuser des enfants en raison d’un manque de main-d’œuvre au moins une fois dans la dernière année.

Les conditions salariales sont peu attrayantes, disent plusieurs éducatrices, qui songent à changer de domaine. Les inscriptions à la formation collégiale sont aussi en baisse.

Un sondage du mouvement Valorisons ma profession, réalisé auprès de 3669 éducatrices québécoises, révèle que 47 % des éducatrices songent à changer de métier d’ici trois ans.

Des données du ministère de la Famille démontrent que le nombre d’inscriptions au programme de techniques d’éducation à l’enfance a diminué de 23 % entre 2016 et 2020.

Avec Radio-Canada par Jean-François Nadeau

Canada-Québec: Plus de 300 nouvelles places subventionnées en garderie en Mauricie

octobre 5, 2020
Trois-Rivières — La Mauricie bénéficiera prochainement de 313 supplémentaires subventionnées en CPE et en garderies. C’est ce que doit annoncer lundi le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, selon ce qu’a appris Le Nouvelliste.
Le ministère de la Famille doit annoncer lundi la création de 313 nouvelles places subventionnées en garderie ou en CPE en Mauricie.
© ÉTIENNE RANGER, LE DROIT Le ministère de la Famille doit annoncer lundi la création de 313 nouvelles places subventionnées en garderie ou en CPE en Mauricie. À Trois-Rivières, 151 places subventionnées seront créées, soit 106 sur le territoire du CLSC Trois-Rivières, excluant la municipalité de Saint-Étienne-des-Grès, et 45 sur le territoire du CLSC Cap-de-la-Madeleine.

Dans le reste de la région, notons que 72 places seront créées dans la MRC des Chenaux, 58 à Shawinigan et 32 dans la MRC de Maskinongé.

Ces places peuvent venir de nouvelles installations ou de l’agrandissement de CPE ou de garderies déjà existants.

Les promoteurs auront jusqu’au 15 janvier prochain pour faire parvenir leur projet au ministère de la Famille. Les projets seront évalués et une sélection se fera ensuite. Le choix des projets et l’octroi du financement devraient avoir lieu l’été prochain.

Ces places subventionnées devraient être rendues disponibles en 2023.

L’appel de projets qui sera lancé par le ministère cible les régions qui ont un déficit particulièrement élevé de nombre de places, au lieu de l’ouvrir à l’ensemble du Québec. La région de Québec recevra de son côté 1132 places, l’Outaouis, 496, et l’Estrie, 350.

Au total, 4359 nouvelles places seront mises en chantier dans les garderies subventionnées et les centres de la petite enfance (CPE) de 13 régions, d’après TVA. Pour la première fois, le ministère de la Famille adopte une approche ciblée pour attribuer les places où les besoins se font le plus sentir. Par exemple, aucune place de plus cette fois-ci à Montréal, où l’on ne dénote pas de manque.

En date du 31 mars 2019, la province comptait 305 083 places existantes dans tous types de services de garde éducatifs à l’enfance reconnus. Autour de 46 000 petits Québécois attendent une place en ce moment.

429 places en chantier

On compte par ailleurs 429 places subventionnées en installation en Mauricie en chantier en ce moment dans la région. Ces places résultent pour la plupart d’anciens appels de projets remontant à 2011, 2013 et 2018. L’ancien gouvernement libéral avait été accusé par la Coalition avenir Québec d’avoir coupé le financement pour l’attribution de ces places.

Le ministre Lacombe avait annoncé leur mise en chantier par le biais de son Plan d’accélération et d’accessibilité des places, en février 2019. Les promoteurs bénéficiaient d’un délai de 24 mois, après l’obtention du financement, pour que leurs projets voient le jour.

Plus récemment, en février 2020, le ministre Lacombe avait également annoncé la création de 2500 places au Québec, principalement destinées aux parents étudiants. La Mauricie devait récolter 239 places et le Centre-du-Québec, 93. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et député de Trois-Rivières, Jean Boulet, avait alors confirmé que la Mauricie était l’une des régions de la province où le déficit de places était le plus élevé.

Par Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste avec Le Soleil, Le Droit et La Tribune

Haïti: le FMI suggère une suppression progressive des subventions sur les carburants

juillet 12, 2018

Washington – Le Fonds monétaire international (FMI) a suggéré jeudi que les autorités d’Haïti suppriment de manière plus progressive les subventions sur les carburants, après les violences meurtrières qui se sont déroulées le week-end dernier.

« Nous continuerons de soutenir Haïti et de coopérer étroitement avec les autorités alors qu’elles développent une stratégie de réformes révisée », a commenté Gerry Rice, porte-parole du Fond lors d’une conférence de presse.

Le programme de réformes révisé pourrait inclure « une approche bien plus progressive » pour réduire les subventions sur les carburants, a-t-il dit.

Il a rappelé que la suppression des subventions sur le carburant devait permettre au gouvernement de dégager des fonds pour financer des mesures sociales dans un pays où la majorité de la population est extrêmement pauvre.

Gerry Rice a souligné que ce programme de réformes révisé devrait comprendre « la mise en oeuvre de mesures de compensation pour protéger les personnes les plus vulnérables ».

Vendredi, les ministères haïtiens de l’Économie, des Finances, du Commerce et de l’Industrie avaient annoncé une augmentation des prix de l’essence de 38%, celui du gazole de 47% et celui du kérosène de 51%, à compter du samedi 7 juillet à minuit.

Les rues de Port-au-Prince se sont alors hérissées de barricades, paralysant l’activité dans la capitale, qui a été la proie d’incendies volontaires et de pillages durant le week-end. Les violences ont fait plusieurs morts.

Le gouvernement a finalement dû suspendre samedi sa mesure très impopulaire.

La hausse brutale des carburants résultait de la suppression des subventions aux produits pétroliers, une des clauses de l’accord signé en février par Haïti avec le FMI.

Environ 60% des Haïtiens vivent avec moins de deux dollars par jour et cette majorité pauvre de la population est très sensible à la moindre variation des prix.

Le porte-parole du FMI a souligné que lorsque l’institution de Washington avait discuté avec les autorités du programme de réformes, des mesures de compensations telles que des bons de transport, avaient déjà été évoquées.

« Je le mentionne parce que nous attendrions que de telles mesures compensatrices fassent partie (…) du programme de réformes révisé », a-t-il insisté, ajoutant que le FMI espérait que le dossier allait avancer aussi vite que possible.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juillet 2018 17h43)                                                        

États-Unis: Trump supprime des subventions santé pour les plus pauvres

octobre 13, 2017

Donald Trump le 12 octobre 2017 à Washington / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

L’administration de Donald Trump a annoncé jeudi la suppression d’un mécanisme de subventions créé par la loi santé de Barack Obama qui servait à faire baisser le prix des couvertures santé pour les Américains les plus modestes.

Le président américain s’est résigné à emprunter la voie réglementaire après s’être heurté à une impasse au Congrès, qui s’est révélé incapable de voter une abrogation de la grande loi démocrate du président Obama, « Obamacare ».

Son ministère de la Santé a donc annoncé la fin d’un dispositif qui compensait les assureurs privés à hauteur de 7 milliards de dollars en 2017 et 10 milliards prévus en 2018, des sommes dont la disparition pourrait être ressentie de façon importante par les assurés.

Mais on ignorait à partir de quand la mesure prendra effet, et si les tarifs 2018 des assurances seront affectés.

« Au lieu d’essayer de baisser les coûts des soins pour les Américains, on dirait que le président Trump va unilatéralement augmenter le prix des primes d’assurance », ont dénoncé les chefs de l’opposition démocrate du Congrès, Chuck Schumer et Nancy Pelosi. « Trump tentera de se défausser sur la loi santé d’Obama, mais toute la responsabilité lui revient, et il en paiera le prix ».

Le président républicain martèle qu’Obamacare, une réforme coûteuse mais qui a permis de réduire à un niveau bas historique le nombre d’Américains sans couverture maladie, s’écroulera sous son propre poids, critiquant notamment la hausse des prix des assurances pour les personnes qui s’assurent individuellement, sans passer par un employeur.

Cela représente une minorité de la population, mais ces assurés sont frappés de facto par des hausses importantes depuis plusieurs années, car Obamacare a imposé aux assureurs de nouvelles réglementations qui les forcent à couvrir un plus grand nombre de soins de base.

« Obamacare s’est révélée être une loi complètement défaillante », a déclaré le président républicain de la Chambre, Paul Ryan. « La Chambre continuera son travail avec l’administration Trump pour améliorer le système ».

Pour les démocrates, il ne s’agit rien de moins que d’un sabotage par petites touches de l’infrastructure mise en place par Obamacare. Ils dénoncent un détricotage motivé uniquement par des raisons politiques.

Jeudi, Donald Trump a également signé un décret ouvrant la voie à la création de couvertures exemptées des réglementations d’Obamacare, potentiellement de moindre qualité mais donc moins chères, par les compagnies d’assurance privées.

Cette décision ne devrait pas affecter le marché à court terme, mais accentue l’incertitude pour le secteur, qui ne sait d’une année sur l’autre comment évoluera l’environnement réglementaire.

Romandie.com avec(©AFP / 13 octobre 2017 16h07)