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Les Allemands votent pour élire le successeur d’Angela Merkel

septembre 26, 2021

LES ALLEMANDS VOTENT POUR ÉLIRE LE SUCCESSEUR D'ANGELA MERKEL

© Reuters/WOLFGANG RATTAY 

BERLIN (Reuters) – Les Allemands se sont rendus aux urnes dimanche pour désigner le successeur de la chancelière Angela Merkel et peut-être mettre fin à seize années de pouvoir conservateur.

L’électorat allemand est divisé et les principaux partis devront sûrement s’engager dans des négociations pour former une coalition, ce qui pourrait prendre plusieurs mois, laissant Angela Merkel, qui a 67 ans, assurer l’intérim à la tête du pays.

« Nous réalisons tous que ce sont des élections fédérales importantes (…) Chaque voix compte », a déclaré Armin Laschet, candidat du bloc conservateur constitué par l’Union chrétienne-démocrate (CDU) avec ses alliés bavarois de la CSU, après avoir voté à Aix-la-Chapelle.

Selon la commission électorale, le taux de participation s’élevait à 36,5% à 14h00 (12h00 GMT), en baisse par rapport à 2017 (41,1%). Mais ce chiffre ne prend pas en compte le vote par correspondance, attendu à un niveau élevé cette année en raison de la pandémie de COVID-19.

Face à Armin Laschet, que trois Allemands sur quatre disent ne pas vouloir voir à la chancellerie, l’actuel ministre des Finances Olaf Scholz, âgé de 63 ans, a remporté les trois débats télévisés entre les principaux candidats.

Le dirigeant du SPD a déjà dit sa préférence pour une alliance avec les Verts plutôt qu’une reconduction de la « grande coalition » avec la CDU/CSU.

Olaf Scholz n’a pas exclu non plus de s’allier avec la gauche radicale de Die Linke mais a déclaré qu’une sortie de l’Otan, brandie comme un épouvantail par les conservateurs en cas de constitution d’une coalition de gauche, était une ligne rouge pour son parti.

Après une campagne électorale axée sur les questions intérieures, les partenaires de Berlin devront peut-être attendre des mois avant de voir si le nouveau gouvernement allemand est prêt à s’engager sur les grandes problématiques de politique étrangère.

Dans un Bundestag qui s’annonce une nouvelle fois très fragmenté, une coalition à trois est probable. Les derniers sondages d’opinion donnaient une avance étroite aux sociaux-démocrates, mais les conservateurs ont réduit l’écart ces derniers jours et de nombreux électeurs, près d’un sur trois, étaient encore indécis.

Selon les scénarios de coalition les plus probables, le SPD ou le bloc conservateur CDU/CSU devrait former une alliance avec les Verts et les libéraux du FDP pour disposer d’une majorité de gouvernement.

Une alliance entre le SPD, les Verts et le FDP serait particulièrement délicate à mettre en place, les libéraux divergeant avec les deux autres partis sur de nombreux points clés, comme le financement d’une accélération de la transition écologique par l’émission de dette, la hausse de l’imposition des riches ou celle du salaire minimum.

Avec Reuters par Joseph Nasr et Paul Carrel (Version française Camille Raynaud et Tangi Salaün)

Angola : le parti au pouvoir confirme João Lourenço comme successeur de José Eduardo dos Santos

février 3, 2017

José Eduardo dos Santos, président de l’Angola. © Alain Jocard/AFP

Au pouvoir depuis 37 ans, le président José Eduardo dos Santos a confirmé vendredi qu’il ne se représenterait pas à la présidence de l’Angola lors des élections d’août et qu’il cédait sa place à l’actuel ministre de la Défense, João Lourenço.

« Le comité central du MPLA [Mouvement populaire pour la libération de l’Angola] a approuvé le nom du candidat João Lourenço en tête de la liste pour les élections du mois d’août« , a déclaré, ce 3 février, José Edouardo dos Santos, lors de l’ouverture d’un congrès extraordinaire du parti au pouvoir.

En mars 2016, le président angolais avait annoncé à son parti son intention de passer la main, sans s’attarder sur les modalités de ce retrait.

Âgé de 74 ans, celui qu’on surnomme « Zedu », va donc quitter le pouvoir alors que l’Angola bruisse de rumeurs sur son état de santé.

Joao Lourenço après « Zebu » ?

C’est donc son ministre de la Défense et actuel vice-président du parti, João Lourenço, qui devrait le remplacer à la tête du MPLA et donc de la république élections après les législatives prévues en août, selon les termes de la Constitution.

En effet, la Constitution angolaise ne prévoit pas de scrutin présidentiel, mais précise que le poste de chef de l’État revient au leader du parti qui remporte les législatives.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : qui sera le successeur d’Alassane Ouattara en 2020 ?

février 1, 2017

Le président Ivoirien, Alassane Ouattara, lors du référendum constitutionnel, à Abidjan, le 30 octobre 2016. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

Il y a ceux que l’on attend en 2020 et ceux, plus jeunes mais déjà très ambitieux, qui devront patienter jusqu’en 2025, voire un peu plus…

De tout le personnel politique ivoirien issu du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la matrice du pouvoir d’Alassane Ouattara, Amadou Gon Coulibaly (AGC) et Daniel Kablan Duncan (DKD) incarnent aux yeux du chef de l’État les deux meilleurs profils pour prendre sa succession, loin, très loin devant les autres dauphins putatifs. Ceux, en tout cas, dont on parle à Abidjan, les Guillaume Soro, Hamed Bakayoko et consorts, dont ADO pense qu’ils peuvent aisément attendre la présidentielle de 2025 car ils ne sont pas prêts.

Kablan, c’est son quasi-clone sur le plan intellectuel. Gon Coulibaly ? Son plus proche collaborateur, avec son frère Téné Birahima Ouattara, à la présidence aujourd’hui, au sein du Rassemblement des Républicains hier, y compris pendant les années de braise. AGC est désormais le choix numéro un du chef de l’État, l’« homme au-dessus du lot », pour lui succéder. Cela n’a pas forcément toujours été le cas : au début de son premier mandat, fin 2012 notamment, il misait plutôt sur DKD.

Mais ce dernier a le même âge que lui, ou presque, et aura 77 ans en 2020, ce qui constitue évidemment un problème. La santé d’AGC, qui a subi une transplantation cardiaque à Paris en juin 2012, demeure quant à elle une source d’interrogation. Si Ouattara envisage de devenir le Bédié d’aujourd’hui après son départ du Palais du Plateau, il peut se passer beaucoup de choses d’ici à 2020. Raison pour laquelle il entend, comme le confirme l’un de ses proches, « conserver toutes les options ouvertes jusqu’à la fin ».

Jeuneafrique.com par Marwane Ben Yahmed

Le successeur du Dalaï-lama: Sangay a prêté serment

août 9, 2011

Lobsang Sangay, un juriste de 43 ans, a prêté serment aujourd’hui en tant que nouveau premier ministre du gouvernement tibétain en exil et successeur politique du dalaï-lama, faisant le voeu de remporter « la liberté » au Tibet au sein d’un mouvement fait pour « durer ».

Lors d’une cérémonie haute en couleur dans la ville indienne de Dharamsala (nord), où est basé le gouvernement en exil, Lobsang Sangay a voulu chasser les inquiétudes sur la poursuite de la lutte pour les droits des Tibétains, qui fut uniquement incarnée par le dalaï-lama depuis qu’il a fui Lhassa en 1959 à la suite d’un soulèvement anti-chinois.

Certains craignent que leur combat ne tombe dans l’oubli à la mort du prix Nobel de la paix, qui incarne aux yeux de l’Occident la cause des Tibétains.

Diplômé en droit d’Harvard

Le dalaï-lama, 76 ans, avait annoncé en mars son intention de renoncer à son rôle politique de chef du mouvement des Tibétains en exil, essentiellement symbolique, et de transmettre ses responsabilités à un nouveau premier ministre aux pouvoirs élargis. Il conservera toutefois son rôle de chef spirituel.

Lobsang Sangay, diplômé de la faculté de droit de l’université de Harvard, a été élu fin avril parmi deux autres candidats. En mai, le dalaï-lama a signé des amendements à la Constitution du gouvernement en exil, mettant officiellement un terme à son rôle politique.

Lors de son discours, Lobsang Sangay a assuré que l’élection d’avril a envoyé « un message clair aux partisans d’une ligne dure au sein du gouvernement chinois selon lequel le gouvernement tibétain est loin de s’éteindre ». Il s’est engagé à soutenir le mouvement « jusqu’à ce que la liberté soit restaurée au Tibet », affirmant que la lutte n’était pas « contre le peuple chinois ou la Chine en tant que pays ».

La « voie moyenne » maintenue

« Notre lutte est contre la politique radicale du régime chinois au Tibet (…), contre ceux qui refuseraient la liberté, la justice, la dignité et l’identité même du peuple tibétain », a-t-il déclaré. « Nous sommes une démocratie qui ne fera que se renforcer au fil des ans et nous sommes là pour durer », a-t-il lancé.

Il a toutefois assuré qu’il soutenait pleinement la formule de la « voie moyenne » voulue par le dalaï-lama, c’est-à-dire une « autonomie significative » du Tibet sous administration chinoise, plutôt qu’une indépendance pure et simple de la région.

Le parcours de Lobsang Sangay, né dans une région productrice de thé dans le nord-est de l’Inde, rompt avec le passé où de vieilles figures religieuses dominaient la vie politique du mouvement tibétain. Cet expert en droit international n’a jamais vécu au Tibet et ne s’y est même jamais rendu.

Cette transition historique va donner au nouveau premier ministre une position beaucoup plus en vue que celle de ses prédécesseurs. Mais si ce rôle accru a été choisi comme solution, la route risque d’être pavée de difficultés. Le gouvernement en exil n’est reconnu par aucun gouvernement étranger, la Chine refuse de le reconnaître et sa légitimité pourrait être mise en doute aux yeux des Tibétains du Tibet sans le soutien du dalaï-lama.

Lefigaro.fr par