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La famille Castro passe le flambeau à Cuba

avril 17, 2021

À la fin du huitième congrès du Parti communiste cubain (PCC), lundi prochain, et pour la première fois depuis 1959, Cuba n’aura plus à sa tête un Castro.

La génération historique des Castro passe le flambeau. Le secrétaire général du parti, Miguel Diaz Canel, sera le président.

© /Radio-Canada La génération historique des Castro passe le flambeau. Le secrétaire général du parti, Miguel Diaz Canel, sera le président.

La «génération historique» passe ainsi le flambeau. Le président Miguel Diaz Canel succédera à Raul Castro à titre de secrétaire général du parti.

Dans l’ombre du grand frère

Fidel Castro aura régné sans partage sur l’île communiste à compter de la révolution de 1959. Il avait cependant confié à son frère Raul la direction de l’armée, un poste clé.

Lorsqu’il tombe malade, en 2006, Fidel se retire peu à peu et cède le pouvoir à Raul, même s’il reste très présent dans les grandes affaires d’État jusqu’à sa mort, en 2016, à l’âge de 90 ans.

Raul Castro devient officiellement président en 2008 tout en étant secrétaire général du Parti communiste cubain, où réside le vrai pouvoir. Même après son arrivée officielle à la tête de l’État, il est toujours resté dans l’ombre de Fidel.

Raul Castro a été au centre du développement du tourisme à Cuba, un de ses rares succès économiques.

Fidel et Raoul Castro chantant l'Internationale socialiste.

© /Radio-Canada Fidel et Raoul Castro chantant l’Internationale socialiste.

Il cède la présidence à Miguel Diaz Canel au septième congrès du PCC en 2016, mais demeure secrétaire général.

Miguel Diaz Canel cumulera à son tour les deux postes lors de la dernière journée du congrès, lundi. Pour la première fois, Cuba sera gouverné par un civil, et les derniers membres de la génération historique du parti feront également leurs adieux.

Une situation économique catastrophique

Les Cubains ont l’impression de revivre les années noires de la «période spéciale en temps de paix» des années 1990, après la chute de l’Empire soviétique et la fin de l’aide de l’URSS.

Pénuries et files d’attente sont de nouveau à l’ordre du jour. Cette fois-ci, c’est l’aide – et surtout le pétrole – du Venezuela, pays en faillite, qui n’arrive plus. La COVID-19 a forcé la fermeture de l’île et les devises des touristes se sont taries.

Les plages sont désertées par les touristes à Cuba.

© /Radio-Canada Les plages sont désertées par les touristes à Cuba.

La détente des années de Barack Obama paraît bien loin : Donald Trump a rétabli et même renforcé les sanctions américaines que son prédécesseur avait levées. Ainsi, l’argent que les Cubains de Miami envoyaient à leurs familles sur l’île n’arrive plus.

Et malgré ses promesses, Joe Biden ne semble pas pressé de lever ces sanctions. Ce n’est pas une priorité, a-t-il fait savoir.

Des réformes difficiles

Cuba s’est résigné à lancer des réformes douloureuses et longtemps repoussées, comme l’unification des monnaies. Le CUC (Convertible Unit Currency) n’existe plus, il ne reste que le peso cubain. Au taux officiel, le dollar américain vaut 24 pesos cubains. Sur le marché noir, beaucoup plus.

La baisse du pouvoir d’achat aggrave la situation de pénurie. Le secteur privé a été ouvert à davantage de métiers et devrait déboucher sur la création de petites entreprises et l’accès à des marchés de gros.

Une rue commerçante achalandée avant la pandémie

© /Radio-Canada Une rue commerçante achalandée avant la pandémie

Petite révolution dans les campagnes : pour la première fois depuis 1963, les fermiers cubains pourront consommer et commercialiser de la viande de bœuf, qui était jusqu’ici monopole d’État, pourvu que les quotas de production soient respectés.

Les vaches étaient sacrées à Cuba et on disait même en plaisantant qu’il était moins grave d’écraser un humain qu’une vache sur les routes.

L’espoir des vaccins

La fermeture de l’île, les contrôles sanitaires stricts et les confinements ont permis à Cuba de limiter les dommages de la COVID-19.

On y recense jusqu’ici 90 000 cas et 491 décès seulement.

Un vaccin contre la COVID-19 fait à Cuba

© /Radio-Canada Un vaccin contre la COVID-19 fait à Cuba

Cuba est en train de mettre au point ses propres vaccins. Deux d’entre eux, Soberana 2 et Abdala, sont en phase 3 et ont déjà été inoculés à une partie de la population.

Ils seront fin prêts en juin et seront exportés puis offerts aux touristes, ont assuré les autorités.

Et la dissidence?

L’accès à Internet sur téléphone mobile est en train de tout changer à Cuba.

Des artistes ont formé le groupe de San Isidro et ont protesté contre le manque de liberté. Un groupe de rappeurs a composé une chanson intitulée Patria y Vida (la patrie et la vie), qui fait un malheur sur les réseaux sociaux. Elle parodie le slogan révolutionnaire cubain Patria o Muerte (la patrie ou la mort).

Les manifestations sont réprimées, mais de façon plus «légère». Elles sont considérées comme de la subversion, mais elles sont commentées et débattues dans les organes d’État, journaux et chaînes de télévision. Une première.

Jusqu’où ira la tolérance? La question est à l’ordre du jour au congrès du PCC.

Avec Radio-Canada par  Jean-Michel Leprince

La course à la succession d’Angela Merkel s’ouvre en Allemagne

octobre 29, 2018

La chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le 29 octobre 2018 / © AFP / Tobias SCHWARZ

La compétition pour remplacer Angela Merkel à la tête de son parti conservateur et peut-être ensuite de l’Allemagne s’ouvre mardi après l’annonce choc du retrait progressif du pouvoir de la chancelière.

Tirant les conséquences d’une douloureuse débâcle électorale en Hesse, Angela Merkel, 64 ans, a fait savoir lundi qu’elle mettrait un terme à sa carrière politique dans trois ans, après son quatrième mandat.

« Il est temps d’ouvrir un nouveau chapitre », a-t-elle martelé, soulignant s’être toujours donné pour objectif de quitter la scène politique « dans la dignité ».

La cheffe du gouvernement, aux manettes de la première économie en Europe depuis 13 ans, franchira un premier pas décisif vers la sortie dans un peu plus d’un mois quand elle passera la main à la tête de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) qu’elle préside depuis dix-huit ans.

– Trois candidats –

Trois candidats se sont d’ores et déjà déclarés en interne pour lui succéder comme président(e) de la CDU, un poste considéré comme un marche-pied vers la chancellerie.

Parmi eux figurent la secrétaire générale du parti, Annegret Kramp-Karrenbauer, et le ministre de la Santé, Jens Spahn.

D’autres pourraient leur emboîter le pas, comme le dirigeant de la puissante région de Rhénanie du Nord-Westphalie, Armin Laschet, qui n’exclut pas de se lancer dans la course.

L’AfD en Allemagne / © AFP / Thorsten EBERDING

La chancelière a insisté sur le fait qu’elle n’avait pas de favori pour sa succession. Le nouveau dirigeant sera élu par un millier de délégués réunis en congrès les 7 et 8 décembre à Hambourg.

Annegret Kramp-Karrenbauer, dite « AKK », tient la corde, selon les médias et fait figure de dauphine adoubée par Angela Merkel qui l’avait proposée au poste de secrétaire générale en février. Les deux femmes partagent une ligne politique plutôt centriste.

– ‘Opposition interne’ –

Partisan à l’inverse d’un coup de barre à droite, l’ambitieux Jens Spahn, 38 ans, est considéré comme le « chef de l’opposition interne » ou la « star contestée de la CDU ».

Il n’a cessé de contester la chancelière notamment sur les questions d’immigration depuis sa décision historique d’accueillir un million de migrants en 2015 et 2016.

Mais il pourrait encore manquer d’expérience aux yeux de certains cadres de la CDU.

Une ancienne étoile montante du parti, Friedrich Merz, a également décidé de tenter sa chance bien qu’il ait quitté la scène politique de longue date en raison de sa rivalité ancestrale avec Angela Merkel.

Merkel prépare sa sortie après un cinglant revers électoral / © AFP / Marion Payet

Amis comme rivaux politiques ont salué la décision d’Angela Merkel tant les Allemands semblent lassés de son style de gouvernement basé sur la recherche permanente du compromis, voire la non prise de décision.

Parviendra-t-elle vraiment à tenir encore trois ans compte-tenu de son affaiblissement politique qui risque désormais d’aller croissant? D’autant que son successeur à la CDU va devoir se démarquer de Mme Merkel s’il veut avoir des chances de conquérir la chancellerie.

« Quand Angela Merkel va renoncer à la présidence de la CDU en décembre, son mandat de chancelière ne va plus durer longtemps », prédit un éditorialiste du Spiegel. « C’est la fin d’une ère ».

Le président de la chambre des députés et vétéran de la politique allemande, Wolfgang Schaüble, ne semble plus la soutenir que du bout des lèvres: « nous ferons ce que nous pourrons pour éviter l’impression d’un canard boiteux », a-t-il dit à la chaîne de télévision Deutsche Welle.

Angela Merkel apparaît désormais d’autant plus comme une chancelière en sursis qu’elle doit en plus compter avec les difficultés de son partenaire social-démocrate. Le SPD enchaîne aussi les scrutins calamiteux et pourrait être tenté à tout moment par une cure d’opposition.

« Le SPD demeure dans une crise existentielle qui pourrait facilement déboucher sur la décision de quitter le gouvernement l’an prochain », estime même un analyste de la banque ING-Diba, Carsten Brzeski.

« La pression sera d’autant plus forte que la CDU met le cap à droite avec une nouvelle direction », renchérit Charles Lichfield, analyste d’Eurasiagroup.

Romandie.com avec(©AFP / (30 octobre 2018 04h38)

France: Charles Edelstenne, le gardien du temple de l’empire Dassault

mai 29, 2018

/ © AFP / Boris HORVAT

Charles Edelstenne, qui succède à Serge Dassault à la tête du groupement familial, est un pilier historique du groupe aéronautique auquel il a consacré sa vie avant d’en devenir le gardien du Temple aujourd’hui.

Remarqué par le fondateur Marcel Dassault après avoir rejoint l’avionneur à la fin des années 1950, il a pris part aux grands événements qui ont ponctué l’histoire du groupe et contribué à faire de Dassault Aviation une référence mondiale des avions d’affaires haut de gamme, les jets Falcon.

Devenu grand capitaine d’industrie et conseiller incontournable de la famille Dassault, Charles Edelstenne reprend à 80 ans le flambeau en vertu des modalités de la succession de Serge Dassault décidées en 2014.

Il y a « un président aujourd’hui dans notre groupe qui a été désigné bien avant que mon père nous quitte, pour qui nous avons voté unanimement, qui est Charles Edelstenne, qui a porté haut les couleurs de Dassault Aviation, créateur aussi, fondateur de Dassault Systèmes », a commenté Olivier Dassault mardi sur Europe 1. « Et pour cela nous comptons bien sur lui pour poursuivre cette mission à nos côtés ».

Né à Paris le 9 janvier 1938, ce fils de commerçants originaires d’Europe centrale, qui décroche son diplôme d’expert comptable aux cours du soir, rejoint l’avionneur comme aide comptable avant de gravir les échelons: chef des services financiers en 1960, secrétaire général adjoint en 1971, secrétaire général en 1975, vice-président en 1986 et PDG en 2000.

Il participe au rachat, en 1967, de l’entreprise Bréguet Aviation et assiste à la nationalisation du groupe en 1981 sous le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy. En 1998, l’État français transfère sa participation dans Dassault Aviation à Aerospatiale, qui échoit finalement à Airbus avant d’être en partie récupérée par Dassault ces dernières années.

A la mort de Marcel Dassault en 1986, Serge prend sa succession après une élection très disputée et Charles Edelstenne, qui s’est montré loyal, lui devient aussi indispensable qu’il l’était à son père.

– Fibre nationale –

Très sourcilleux de l’indépendance de l’avionneur, il se réjouit lorsque en 2002, le groupement familial passe de 49,9 à 50,01% du capital de Dassault Aviation. « Nous étions à vendre, nous étions une proie. Le spectre a radicalement changé. Nous serons maîtres de notre destin. »

Jouant systématiquement de la fibre nationale, Charles Edelstenne a l’oreille du pouvoir même si, selon son expression, « à chaque nouveau gouvernement, il faut expliquer que Dassault n’est pas le diable ».

Et avec son caractère entier et son style direct, parfois cassant, il n’hésite pas à recadrer Hervé Morin, alors ministre de la Défense, pour qui le Rafale est « difficile à vendre ». « Beaucoup de gens parlent sans savoir », déclare celui qui a toujours assuré que l’avion de combat finirait par se vendre à l’export.

Charles Edelstenne a aussi bouleversé la façon dont les avions du monde entier sont construits en repérant un logiciel de conception assistée par ordinateur, Catia, devenu le socle de Dassault Systèmes, qui a démultiplié la fortune des Dassault et fait la sienne.

Quand il tombe en 1981 sur ce logiciel développé en interne, il perçoit son formidable potentiel. Marcel Dassault accepte d’investir dans le projet à condition que son directeur financier prenne le même risque.

Ce petit homme, aux yeux bleus et au sourire volontiers narquois sous sa moustache grise, amateur de golf, s’est taillé une réputation d’administrateur et de négociateur hors pair, dont les réparties sont redoutées par ses interlocuteurs.

Il réussit en 2009 à racheter la part de l’État dans l’électronicien de défense Thales, au nez et à la barbe du groupe européen EADS qui en offrait davantage. Et fait de Dassault Aviation l’actionnaire industriel d’un groupe quatre fois plus grand que lui, au cœur de l’industrie française de défense.

Atteint par la limite d’âge en 2013, Charles Edelstenne choisit un proche, Éric Trappier, pour lui succéder à la tête de Dassault Aviation. Mais comme il n’est pas homme à prendre sa retraite, il prend la tête de la holding qui coiffe toutes les sociétés de la famille Dassault et à ce titre actionnaire de Dassault Aviation.

Romandie.com avec (©AFP / 29 mai 2018 15h11)                

Vivendi: Vincent Bolloré propose son fils Yannick pour lui succéder à la tête du conseil de surveillance

avril 19, 2018

Yannick Bolloré, PDG d’Havas, assiste à l’assemblée générale de Vivendi à Paris, le 19 avril 2018 / © AFP / ERIC PIERMONT

Vincent Bolloré a annoncé jeudi qu’il allait quitter la présidence du conseil de surveillance de Vivendi et proposer que son fils Yannick, actuellement à la tête du groupe de publicité Havas, prenne sa place.

« Je proposerai tout à l’heure de nommer Yannick Bolloré à la présidence du conseil de surveillance de Vivendi », a annoncé l’industriel breton, qui occupait ce poste depuis 2014, lors de l’assemblée générale du groupe de médias.

« C’est la dernière assemblée que je préside », a-t-il ajouté, précisant qu’il resterait néanmoins membre du conseil de surveillance.

Yannick Bolloré, 38 ans, est actuellement le PDG d’Havas, absorbé par Vivendi l’an dernier.

Vivendi traverse en ce moment une période difficile, plusieurs de ses projets étant remis en cause, notamment en Italie.

Son ambition de faire alliance avec le groupe Mediaset pour créer un géant latin des médias a fait un flop.

Le groupe est en conflit avec la famille Berlusconi, principal actionnaire de Mediaset, depuis sa décision de revenir sur le rachat du bouquet Mediaset Premium.

Et son autre investissement en Italie, une part de 23,9% dans l’opérateur Telecom Italia (Tim), est aussi en danger.

Le fonds activiste Elliott, monté jusqu’à près de 9% du capital de Tim, dénonce la gestion de l’opérateur par Vivendi et pourrait remettre en cause son contrôle sur son conseil d’administration. Pis, Elliott a obtenu le soutien de l’Etat italien dans son offensive.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2018 14h15)                

Hallyday, Bashung, Cousteau…Quand l’héritage tourne au vinaigre

mars 15, 2018
9 histoires de successions compliquées

9 histoires de successions compliquées

La bataille judiciaire autour de l’héritage de Johnny Hallyday commence tout juste. Laura Smet et David Hallyday ont saisi le mois dernier la justice en référé pour obtenir un droit de regard sur l’album posthume de leur père, pour le moment intitulé Je te promets. Le tribunal de Nanterre doit se pencher ce jeudi 15 mars sur leur demande. Et leur permettre éventuellement de prendre connaissance du projet et d’écouter les maquettes. Plus largement, Laura Smet et David Hallyday conteste le testament du rockeur qui les a exclus de sa succession.

La famille de Johnny Hallyday ne fait évidemment pas exception. L’héritage de plusieurs artistes français, d’Alain Bashung au sculpteur Arman, a donné lieu à des affrontements devant les tribunaux. Il faut savoir que, de manière générale, les notaires font état de conflits dans 30% des successions, quand bien même l’harmonie semblait régner dans la famille. Si vous connaissez ou avez connu ce genre de situation, vous n’êtes donc seul. Découvrez dans notre diaporama des exemples de successions de personnalités qui se sont révélées difficiles.

 

Photo 1/10© Gregg DeGuire/WireImage/GettyImages-Tony Barson/GettyImages-Marka/UIG/GettyImages
Johnny Hallyday

Johnny Hallyday

La bataille risque de durer des années… Laura Smet et David Hallyday, les deux enfants aînés du rockeur, contestent le testament de leur père, qui a décidé de tout léguer à sa femme Laeticia Hallyday. Pour régler sa succession, Johnny Hallyday a couché ses dernières volontés dans un document régi par la loi américaine. Ses deux premiers enfants entendent prouver que c’est la loi française qui devrait pourtant s’appliquer, celle-ci octroyant obligatoirement une part de l’héritage aux descendants.

Photo 2/10© Gregg DeGuire/WireImage/GettyImages

Alain Bashung

Alain Bashung

L’affaire Hallyday a mis la lumière sur une autre affaire de succession, celle du chanteur Alain Bashung, décédé en 2009. La deuxième épouse de l’artiste, Chantal Monterastelli, a en effet déclaré en février dernier au JDD que son fils, Arthur, n’avait “rien hérité de son père pour l’instant”. “Le lendemain de l’enterrement de son père, Arthur a eu le choc de recevoir le testament : Alain avait laissé à sa veuve (Chloé Mons, ndlr) tous ses droits d’auteur, bénéfices artistiques, biens, meubles et effets personnels (…) De plus, il n’a aucun droit de regard sur l’utilisation de l’image de son père”. D’après elle, son fils a engagé une procédure qui “n’a pas donné grand chose”.

Chloé Mons a répondu le 5 mars dernier, assurant que “personne n’a été déshérité”. “On voit notamment dans le jugement rendu par le tribunal (publié par Paris Match, ndlr) à qui a été distribué l’argent. Il n’est pas allé qu’à moi. (…) Alain a été extrêmement équitable avec tout le monde”, affirme-t-elle. Dans son testament, le chanteur a indiqué avoir pris ses dispositions compte tenu qu’il a laissé la maison à Chantal Monterastelli au moment de leur divorce.

Photo 3/10© Tony Barson Archive/WireImage/GettyImages

Léo Ferré

Léo Ferré

Le famille de Léo Ferré a également décidé de prendre la parole suite au décès de Johnny Hallyday. “Mon père nous a laissé un héritage merveilleux, intellectuel, culturel, musical, poétique, un héritage économique aussi”, a déclaré le fils du chanteur, Matthieu, dans l’émission Stupéfiant de France 2, diffusée le 5 mars dernier. “Il nous a laissé aussi en héritage son divorce, et ça, c’est pas de la tarte”. Léo Ferré et sa seconde épouse, Madeleine Rabereau, n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur le partage de leurs biens suite à leur divorce, en 1973. Annie Butor, leur fille, souhaite récupérer la part des droits artistiques qui revenaient à sa mère. Le droit moral sur l’oeuvre de Léo Ferré est actuellement détenu par sa dernière épouse et ses trois enfants, dont fait partie Matthieu. Et 25 ans après la mort du chanteur, le problème n’est toujours pas réglé…

Photo 4/10© DENIZE alain/Sygma/GettyImages

Jacques-Yves Cousteau

Jacques-Yves Cousteau

“Ma succession est une tragédie perpétuelle”, avait prévenu le commandant Cousteau en 1995. L’homme au bonnet rouge avait choisi son fils Philippe pour prendre soin de son héritage, mais celui-ci est décédé en 1979 dans un accident d’hydravion. C’est finalement sa seconde épouse, Francine, qui a été choisie comme légataire universelle et exécuteur testamentaire, au grand dam de son fils aîné Jean-Michel. Ce dernier n’a pas accepté que sa belle-mère l’empêche d’utiliser le nom Cousteau pour ses affaires. La justice l’a finalement autorisé à y recourir mais uniquement précédé de son prénom “imprimé en caractères de même taille et de même couleur”. Les héritiers se sont aussi disputés la propriété du célèbre bateau “La Calypso”. C’est Francine qui l’a obtenue en 2007.

Photo 5/10© Marka/UIG/GettyImages

Charles Trenet

Charles Trenet

Pas de bataille de clans au décès de Charles Trenet, en 2001. Le chanteur a décidé, par testament, de tout léguer à son secrétaire particulier et ami, Georges El Assidi. Mais celui-ci assure s’être fait escroquer. Il affirme qu’en 2006, alors qu’il avait déjà des difficultés à gérer l’héritage, il s’est fait piéger par Maurice Khardine, qui se présente comme conseiller financier. Avec l’aide de son avocat Johan Schlüter, il l’aurait poussé à signer un contrat avec une société danoise. Georges El Assidi estime que la structure a permis aux deux associés de le dépouiller des oeuvres de Charles Trenet et de ses biens immobiliers dans le sud de la France.

Quelques années plus tard, alors que Georges El Assidi rentrait en conflit avec son conseiller, il a dû affronter un nouveau problème. La demi-soeur de Charles Trenet et le fils de son demi-frère ont porté plainte contre lui en 2008 et 2009 pour “abus de faiblesse” et “captation d’héritage”, mais n’ont pas obtenu gain de cause. En 2015, nouveau coup dur pour Georges El Assidi. Maurice Khardine et Johan Schlüter sont relaxés, alors qu’ils avaient été condamnés à de la prison ferme en première instance pour “escroquerie” notamment. Un jugement confirmé par la Cour de cassation.

Photo 6/10© Jacques Bourget/Sygma/Sygma/Getty Images

Pablo Picasso

Pablo Picasso

A sa mort, en 1973, le peintre espagnol Pablo Picasso, qui a vécu une grande partie de sa vie en France, laisse derrière lui un héritage alors estimé à 1,4 milliard de francs, soit environ 700 millions d’euros, comprenant entre autres des tableaux inconnus. Sa dernière épouse, Jacqueline Roque, et son fils issu d’une première union, Paulo Ruiz Picasso, sont ses héritiers légaux. Sauf que trois autres enfants, considérés à l’époque comme “adultérins”, réclament une part de l’héritage… et finissent par l’obtenir en 1974 après être passés devant les tribunaux. Malheureusement, la saga n’est pas terminée. Paulo Ruiz Picasso meurt deux ans après son père et laisse derrière lui, là encore, des enfants nés de différentes unions, relançant encore les procédures. La succession est finalement réglée en 1995. La société Picasso Administration est notamment créée pour gérer la part de l’héritage des enfants “adultérins”.

Photo 7/10© Tony Vaccaro/Getty Images

Maurice Jarre

Maurice Jarre

L’histoire de la succession du compositeur Maurice Jarre ressemble à celle de Johnny Hallyday. Le compositeur avait décidé avant sa mort de tout léguer à sa dernière épouse grâce à un “family trust” constitué en vertu de la loi américaine. Jean-Michel Jarre, compositeur célèbre lui aussi, et Stéfanie, ses enfants nés de précédents mariages, n’ont donc rien reçu de leur père. Ils ont décidé de saisir la justice afin que la loi française s’applique, sans succès. La Cour de cassation a estimé en septembre 2017 que Maurice Jarre était dans son droit, notamment car son installation aux Etats-Unis était “ancienne et durable” et que ses enfants n’étaient pas “dans une situation économique de précarité ou de besoin”. Des arguments qui pourraient aussi s’appliquer, d’ailleurs, dans le cas de la succession de Johnny Hallyday.

Photo 8/10© Stephane Cardinale/Corbis/Getty Images

Gilbert Bécaud

Gilbert Bécaud

L’histoire est cette fois inversée puisque c’est à son fils aîné, Gaya, que le chanteur Gilbert Bécaud, décédé en 2001, a décidé de léguer les droits moraux sur son oeuvre. La dernière épouse de l’artiste s’est estimée lésée et a bataillé durant huit ans pour prendre part à la succession. La justice a finalement donné raison à Gaya Bécaud. La veuve du chanteur gère toutefois depuis 2010 la société de production et d’éditions musicales de Gilbert Bécaud.

Photo 9/10© Laurent SOLA/Gamma-Rapho/Getty Images

Arman

Arman

La bataille autour de la succession du sculpteur Arman, décédé en 2005, a duré douze ans. Elle a opposé sa seconde épouse, Corice Arman, qui avait été désignée comme légataire universelle, et la fille aînée de l’artiste, Marion Moreau, née d’un premier mariage et qui représente d’autres héritiers potentiels. Cette dernière a accusé la veuve d’Arman d’avoir cherché à capter l’héritage, soulignant que son testament avait été rédigé six mois avant sa mort, alors qu’il était très malade. Finalement, les deux femmes ont trouvé un accord en novembre 2017, après l’echec d’une demi-douzaine de tentatives de conciliation. Il prévoit que Corice Arman et Marion Moreau siègent ensemble dans un “comité Arman” dans lequel sont intégrés des personnalités extérieures et qui est chargé d’authentifier les œuvres et de mener les négociations pour la création d’un musée.

Capital.fr

Laeticia Hallyday et son père André Boudou étaient fâchés depuis 2 ans

février 28, 2018

« Évidemment, il y a des fric­tions et des brouilles »

 

Alors que Laeti­cia Hally­day est dans le tour­mente depuis l’annonce de Laura Smet et David Hally­day qui contestent le testa­ment de leur père, l’ancien mannequin semble aussi en froid avec son père, André Boudou.

 

Laeti­cia Hally­day est-elle seule contre tous ? Depuis l’annonce choc de Laura Smet et David Hally­day, qui contestent le testa­ment de leur père après avoir été déshé­ri­tés, l’ancien mannequin est la cible de nombreuses critiques. Insul­tée, elle est aussi visée par les fans du chan­teur… Tantôt mani­pu­la­trice, tantôt inté­res­sée, Laeti­cia Hally­day est dépeinte comme une femme orgueilleuse.

Si dans cette tempête fami­liale, elle peut comp­ter sur le soutien de plusieurs proches, dont Hélène Darroze, Sébas­tien Farran, Elyette Boudou alias « Mamie Rock » ou encore Jean Reno, Laeti­cia Hally­day semble être en froid avec son père, André Boudou : « De femme sous influence, elle est deve­nue femme d’influence, suppor­tant mal la contra­dic­tion, avec un grand besoin de maîtrise, confie un proche dans notre nouveau numéro de Gala actuel­le­ment en kiosques. Donc avec son père, évidem­ment, il y a des fric­tions et des brouilles. » Le duo père et fille a d’ailleurs été aperçu pour la dernière fois ensemble à Miami en 2014.

André Boudou a pour­tant joué un rôle crucial dans la vie de Laeti­cia Hally­day. L’homme d’affaires a long­temps fait partie du quoti­dien du célèbre rockeur mais aussi et surtout dans celui de sa fille. Malheu­reu­se­ment désor­mais, les liens semblent rompus entre le clan Hally­day et le promo­teur immo­bi­lier. Comme le rappor­taient nos confrères du Pari­sien le 15 février dernier, un clash aurait eu lieu entre David Hally­day et le père de Laeti­cia le jour des obsèques de l’inter­prète de « Je te promets » au cime­tière de Lorient à St Barth. Plusieurs témoins auraient ainsi entendu André Boudou mena­cer le fils aîné de Johnny Hally­day au sujet de la succes­sion. Depuis ces révé­la­tions, et malgré de lourdes accu­sa­tions sur son influence concer­nant le busi­ness de Johnny Hally­day, l’homme d’affaires garde le silence.

Gala.fr par Marine Madelmond

Cuba: Raul Castro passera le témoin en avril 2018

décembre 21, 2017

Le président cubain Raul Castro, le 15 décembre 2017 à La Havane / © POOL/AFP / Ernesto MASTRASCUSA

Le président cubain Raul Castro cèdera son poste en avril 2018, a annoncé l’Assemblée nationale après avoir reporté de deux mois l’élection de son successeur, qui tournera la page de six décennies de pouvoir des frères Castro sur l’île.

L’élection par l’Assemblée nationale du Conseil d’Etat, lui-même chargé d’élire le président, a été fixée au 19 avril, ont annoncé jeudi les médias officiels cubains en marge d’une session semestrielle de l’assemblée ouverte jeudi. Comme habituellement, les débats étaient fermés à la presse internationale.

La prolongation du mandat de l’actuelle législature, qui devait initialement prendre fin en février, fait suite à l’ajournement cette année des élections locales. Cette première étape des élections générales 2017-2018 avait été reportée après le passage en septembre de l’ouragan Irma qui a fait 10 morts et ravagé une grande partie de l’île.

« Tout le monde connaît les conséquences catastrophiques de ce phénomène météorologique pour la nation, qui a provoqué la mobilisation de tous les efforts et ressources du pays pour se relever », a expliqué le président de la Commission des questions constitutionnelles Jose Luis Toledo.

Devant l’Assemblée, le ministre cubain de l’Economie Ricardo Cabrisas a révélé jeudi que les dégâts d’Irma avaient été évalués à plus de 13 milliards de dollars, affectant fortement les secteurs du tourisme, de l’agriculture, de la santé et de l’éducation.

– Sang neuf –

Le scrutin local de novembre et décembre doit être suivi à une date encore indéterminée par l’élection des quelque 600 députés de l’Assemblée nationale qui éliront à leur tour le Conseil d’Etat le 19 avril.

A Cuba, cette date est célébrée comme le jour de la mise en échec de l’invasion d’anticastristes soutenus par Washington dans la baie des Cochons (Playa Giron) en 1961.

Président du Conseil d’Etat depuis 2008 après un intérim de deux années, Raul Castro, 86 ans, a déjà annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat et cèderait sa place à un dirigeant de la nouvelle génération.

Son premier vice-président et numéro deux du gouvernement, Miguel Diaz-Canel, 57 ans, est pressenti pour lui succéder en attendant une confirmation qui pourrait intervenir lors d’une réunion du Parti communiste cubain (PCC) prévue en mars prochain.

S’il est désigné, cet ingénieur né après la révolution aura la lourde tâche d’asseoir son autorité, de consolider les acquis de la révolution et de poursuivre l’indispensable « actualisation » du modèle économique de l’île esquissée par Raul Castro.

Il deviendra aussi de fait chef des armées, et devra composer avec la vieille garde des généraux « historiques », dont plusieurs occupent également de hautes fonctions au sein du PCC et du gouvernement.

– Faux départ? –

Pour le guider, Raul Castro s’est chargé de lui dessiner une feuille de route à laquelle il devra se conformer. Ces « lignes directrices » votées par le parti et le Parlement dessinent les orientations politiques et économiques à mener d’ici 2030, avec pour objectifs la consolidation du régime et la poursuite de « l’actualisation » d’un modèle économique obsolète.

Et Raul Castro ne quittera pas pour autant toutes ses fonctions officielles, puisqu’il restera à la tête du tout puissant Parti communiste cubain jusqu’au prochain congrès prévu pour 2021. Il aura alors 90 ans.

Au cours de cette session de l’Assemblée, le ministre de l’Économie a annoncé que la croissance cubaine atteindrait en 2017 1,6% du PIB, après une année 2016 marquée par la récession (-0,9%).

Les autorités n’avaient pourtant tablé en juillet dernier que sur une croissance de 1%, alors que la Cepal, commission économique de l’ONU pour la région, ne projetait que 0,5%. Mais M. Cabrisas a indiqué que le PIB avait été porté cette année par les secteurs du tourisme, du transport et de l’agriculture.

Romandie.com avec(©AFP / 21 décembre 2017 19h25)                

Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa succède à Jacob Zuma à la tête de l’ANC

décembre 18, 2017

Cyril Ramaphosa, lors du congrès de l’ANC, vient d’être élu à la tête du parti, où il succède à Jacob Zuma. © Themba Hadebe/AP/SIPA

 

 

Sur les 4 776 délégués appelés à désigner le nouveau président de l’ANC, 4 708 ont déposé un bulletin dans l’urne. Très exactement 2 440 ont donné leur voix à Cyril Ramaphosa, contre 2 261 pour sa rivale Nkosazana Dlamini-Zuma. Dans l’immense enceinte du centre d’exposition de Nasrec, où près de 3 000 journalistes avaient été accrédités (un record !), des chants et des danses ont accueilli l’annonce de la victoire à 51,8 % des suffrages de l’actuel vice-président de l’Afrique du Sud.

Candidat de l’ANC pour 2019

Sept candidats étaient en lice pour succéder à Jacob Zuma à la tête de l’ANC. Mais une seule faisait figure de challengeuse sérieuse : Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne présidente de l’Union africaine (UA) et ex-épouse de Jacob Zuma, qui s’appuyait sur l’appareil du parti.

Avec cette victoire, Cyril Ramaphosa devient automatiquement le candidat du parti aux élections générales prévues en 2019. Une manière de clore définitivement l’ère très controversée de Jacob Zuma, avec son lot d’accusations de corruption et une crise économique sans fin, le pouvoir d’achat des Sud-Africains étant en baisse depuis 2014.

Ancien protégé de Mandela

Ancien protégé de Nelson Mandela, qui en avait même fait son favori pour lui succéder, Cyril Ramaphosa s’était reconverti dans les affaires après la chute du régime de l’apartheid.

Après plus de vingt ans d’absence de la vie politique, il est finalement sorti de sa retraite en 2012, avec sa nomination à la vice-présidence. Profitant de l’affaiblissement de Jacob Zuma, alors encerclé par les affaires, il s’est peu à peu affirmé sur la scène nationale avec pour credo de mettre un terme à la corruption. Une volonté qui lui a attiré les faveurs des milieux d’affaires, écœurés par la gabegie au sommet de l’État.

Jeuneafrique.com

Congo: Kiki renonce à la succession après une violente dispute avec son père Sassou

décembre 7, 2017

 Denis Christel Sassou Nguesso  et son père

Tout au moins pour le moment Denis Christel Sassou Nguesso dit Kiki aurait renoncé à succéder à son père suite à cette violente dispute entre les deux. Mais avec les Nguesso, tout est possible et un retour au rêve de succession n’est pas exclut.

La principale cause de la violente dispute serait le mariage de Kiki avec sa fiancée Kinoise Nathalie Bumba dont il veut faire comme deuxième épouse. Denis Sassou Nguesso aurait reproché à son fils de vouloir organiser un mariage ostentatoire, alors que le pays traverse une grave crise économique qui a réduit le peuple à le mendicité.

Un reproche que Kiki n’aurait pas apprécié, rappelant à son père être assez majeure pour décider sur sa vie privée. L’insistance de son père a fait péter les câbles à Kiki qui en a saisi l’occasion pour lâcher quelques vérités à Denis Sassou.

Selon une source présente lors de la dispute, Kiki aurait rappelé à son père avoir été éduqué par sa mère et non par lui. « Nuit été Edith,tu nous aurais jamais reconnu, j’ai grandi avec ma mère qui a su me donner une bonne éducation, pendant que toi n’avait des yeux que pour les Ninelle, Joujou et Sandrine »

Des propos blessants que Denis le père n’a pas du tout gobé rappelant à son tour son vœu de faire de son fils Kiki son successeur. Un grand signe d’amour paternel selon lui.

« Ton pouvoir,je n’en veux plus ! Tu veux me laisser un pays en faillite pour qu’on me tue ? Si tu m’aimais comme tu le dis,ta famille ne me traiterait plus de Zaïrois par respect à toi » aurait rétorqué Kiki

Certainement très remonté, Kiki avait décidé de vider toute sa colère ce jour en insistant sur l’organisation de son mariage coutumier qui dit-on aurait eu lieu dans la discrétion totale.

« Avant de vouloir faire de moi ton successeur malgré moi, demandes avant tout à tes proches de restituer tout l’argent qu’ils ont volé . Ne vois tu pas que le pays est au rouge ?… Je sais que tu veux m’imposer comme successeur de peur de voir Okemba être à la manœuvre après toi. Mais moi je n’en veux plus, car plus rien de ne manque pour vivre ma vie tranquillement. »

Denis Sassou aurait réitéré à son fils son souhait d’annuler son mariage ostentatoire prévu à Kinshasa et exigé à sa garde de lui ramener la liste de tous ceux qui oseront traverser le fleuve Congo pour y assister.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Zimbabwe: Grace Mugabe se dit prête à succéder à son mari

novembre 6, 2017

Au Zimbabwe, la question de la succession du dirigeant Robert Mugabe, âgé de 93 ans, provoque des tensions croissantes au sein du parti au pouvoir. Son épouse, Grace, a annoncé dimanche 5 novembre qu’elle était prête à succéder à son mari.

« Je dis à M. Mugabe : vous devriez me laisser prendre votre place », a lancé son épouse Grace Mugabe devant des milliers de personnes dans un stade de la capitale du Zimbabwe, Harare, le 5 novembre. « N’ayez pas peur. Si vous voulez me donner votre poste, donnez-le moi librement ».

Le président Robert Mugabe avait laissé entendre la veille qu’il pourrait démettre de ses fonctions le vice-président Emmerson Mnangagwa, qui est vu comme un de ses successeurs potentiels et apparaît comme un rival de l’épouse du chef de l’État.

Emmerson Mnangagwa, 75 ans, surnommé « le crocodile », a déjà perdu début octobre son portefeuille de ministre de la Justice. Grace Mugabe, 52 ans, a déclaré que le parti au pouvoir allait bientôt changer ses statuts pour qu’une femme soit vice-présidente.

Une telle décision pourrait lui permettre de remplacer Emmerson Mnangagwa et lui ouvrir la voie pour succéder au plus vieux président d’Afrique, qui dirige son pays depuis 37 ans.

Accusations de complot

Emmerson Mnangagwa a été nommé vice-président en 2014, en remplacement deJoice Mujuru, qui avait perdu son poste après une campagne de Grace Mugabe qui l’accusait de vouloir renverser le président.

Dimanche, la première dame a aussi accusé Emmerson Mnangagwa d’avoir ourdi des complots, notamment un coup d’État au moment de l’indépendance. « En 1980, cette personne appelée Mnangagwa voulait faire un coup d’État, a-t-elle déclaré. Il voulait prendre le pouvoir du président. Il conspirait avec des Blancs ».

Le parti au pouvoir, la Zanu-PF, connaît de profondes divisions à propos de la succession de Robert Mugabe, qui a refusé de désigner un successeur. Le président a déjà annoncé qu’il briguerait un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle de 2018.

Jeunefrique.com avec AFP