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France/Gabon: des proches de Bongo accusés de retarder la succession pour échapper à la justice

juillet 17, 2017

Paris – Des membres du clan Bongo retardent le règlement de la succession de l’ancien chef de l’État gabonais, Omar Bongo, afin d’échapper à la justice dans l’enquête sur leur fastueux patrimoine bâti en France, accuse l’avocat de l’association Transparency International, selon une source proche du dossier.

« Les principaux acteurs de cette succession, habilement conseillés, ont tout à fait compris l’intérêt qu’ils ont à prolonger indéfiniment les opérations de succession », estime William Bourdon, avocat de l’ONG anticorruption, dans une note transmise début juin aux juges d’instruction en charge de l’enquête dite des « biens mal acquis », selon cette source.

Tant que la succession n’a pas abouti, « il est évidemment difficile d’envisager des poursuites » en France, ajoute l’avocat qui demande aux magistrats de s’enquérir auprès des notaires mandatés pour la succession afin de connaître l’état d’avancement des opérations.

Depuis 2010, la justice française cherche à savoir si les fortunes de plusieurs familles présidentielles africaines, notamment celles d’Omar Bongo et de Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), ont pu être bâties en France grâce à des fonds publics détournés de leur pays. L’enquête a débouché sur un premier procès, celui de Teodorin Obiang, fils du président de Guinée Equatoriale et actuel vice-président du pays, qui vient d’être jugé, en son absence, à Paris et sera fixé sur son sort le 27 octobre.

Dans le volet gabonais, deux personnes sont particulièrement visées, aux yeux de l’avocat: l’actuel président de la République, Ali Bongo, qui a succédé à son père à la mort de ce dernier en 2009, et Pascaline Bongo, une des filles de l’ex-chef de l’État, tous deux désignés comme légataires universels de leur père.

« Il est inexplicable que (Pascaline Bongo) n’ait jamais été interrogée sur le financement des biens compris dans la succession » et « sur l’origine des fonds ayant permis la constitution de son propre patrimoine », relève William Bourdon.

D’après l’enquête, cette dernière serait propriétaire de trois appartements à Paris, de plusieurs véhicules de luxe acquis en France et aurait acheté pour près d’1,38 million d’euros de montres et bijoux entre 2006 et 2007. Les investigations ont aussi mis en lumière de possibles liens entre Ali Bongo et une société suisse Achimmob, notamment propriétaire d’un hôtel particulier situé sur la chic avenue Hoche à Paris.

Aucun membre du clan Bongo n’est à ce jour mis en examen.

Les juges ont saisi en 2016 une société civile immobilière, la SCI Émeraude, propriétaire d’une villa à Nice, sur la Riviera française, et d’un hôtel particulier à Paris, rue Dosnes, une voie privée dans l’ouest de la capitale. Omar Bongo, son épouse Édith, également décédée, et Pascaline Bongo, en ont détenu des parts et la gérante française de cette société a été inculpée. Deux autres immeubles ont été saisis dans l’ouest de Paris.

D’après un document de 2009 de Transparency International France, la famille Bongo et ses proches possédaient à l’époque « 33 propriétés, la plupart dans les quartiers les plus chics de Paris, les autres sur la Côte d’Azur ». Les actifs identifiés se monteraient à plusieurs centaines de millions d’euros, mais les contours de l’héritage d’Omar Bongo sont encore mal cernés.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2017 14h52)                                            

Angola : le parti au pouvoir lance sa campagne électorale

décembre 10, 2016

José Eduardo dos Santos, président de l’Angola. © Alain Jocard/AFP

Le parti au pouvoir en Angola a officiellement lancé samedi sa campagne pour les élections générales d’août 2017, en l’absence du chef de l’Etat José Eduardo dos Santos qui ne briguera pas un autre mandat selon des sources internes à la formation.

La cérémonie, organisée dans le stade du 11 novembre de Luanda en présence de plusieurs milliers de personnes, était présidée par le ministre de la Défense, Joao Lourenço, présenté comme le successeur de M. dos Santos.

La semaine dernière, des sources internes au Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA, au pouvoir) avaient indiqué que le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 37 ans, ne serait pas candidat à sa succession.

Selon ces mêmes sources, l’ancien général Lourenço, et actuel numéro 2 du parti, a été nommé tête de liste du MPLA pour les élections générales de 2017. Il deviendra donc président en cas de victoire du parti.

Depuis cette « fuite », le MPLA et la présidence étaient cependant restés muets, et la population angolaise attendait l’officialisation de ces décisions samedi, à l’occasion du 60e anniversaire du parti.

Mais le MPLA, formation politique d’origine marxiste-léniniste, est resté fidèle à sa réputation d’opacité, et n’a pas fait publiquement d’allusion samedi au départ du président dos Santos.

La vice-présidente du parlement et membre du comité central du MPLA, Joana Lina, a cependant confirmé à l’AFP l’information.

« Au sein du parti, nous savons qui sera le successeur du président dos Santos et le candidat du parti aux élections », a-t-elle déclaré sans toutefois lâcher de nom.

« Ce n’était pas aujourd’hui le moment opportun de l’officialiser. L’annonce officielle sera faite dans quelques jours », a-t-elle ajouté sans plus de précisions.

Selon le programme des cérémonies samedi, M. dos Santos devait présider le lancement de la campagne électorale. Aucune raison officielle n’a été avancée pour expliquer son absence.

Le président, âgé de 74 ans, est souffrant depuis plusieurs années et effectue régulièrement des séjours en Europe pour se faire soigner. Sa maladie est « un secret de Polichinelle », explique à l’AFP Didier Péclard, spécialiste de l’Angola à l’université de Genève.

« Victoire entre nos mains »

L’annonce la semaine dernière de son départ n’a pas surpris outre mesure.

M. dos Santos, le vice-doyen africain en terme de longévité au pouvoir, avait lui-même annoncé en mars son intention de mettre fin à sa carrière politique en 2018.

C’est son très probable successeur, Joao Lourenço, un pur produit du régime angolais, qui a présidé la cérémonie samedi.

« Le MPLA est l’unique parti capable de gouverner et diriger l’Angola », a-t-il affirmé devant des milliers de partisans.

« La victoire est entre nos mains », a-t-il ajouté, vêtu d’un pantalon noir et d’une chemise rouge rehaussée d’une écharpe jaune d’or, les couleurs du drapeau angolais.

« Notre parti a l’avantage d’être déjà au pouvoir. Nous avons tout pour gagner les élections. Le MPLA est le seul parti qui a décroché l’indépendance. A part le MPLA, il n’existe pas d’autre parti », a-t-il lancé.

L’Angola a mis fin au régime du parti unique en 1991, mais le MPLA, au pouvoir depuis l’indépendance en 1975 de cette colonie portugaise, a continué de diriger le pays.

Jusqu’à récemment, les enfants de M. dos Santos, notamment sa fille Isabel, une milliardaire à la tête de la compagnie pétrolière nationale Sonangol, étaient pressentis pour succéder à leur père à la présidence.

Mais le ministre de la Défense semble avoir profité d’un concours de circonstances favorables. « Plusieurs personnes haut placées dans le parti ont tapé du poing sur la table » dans l’hypothèse où l’un des enfants dos Santos prendrait sa succession, a expliqué à l’AFP Soren Kirk Jensen, du centre d’études Chatham House à Londres.

Et ils ont poussé la candidature de Joao Lourenço, « à la réputation de modéré », a-t-il ajouté.

Jeuneafrique.com avec AFP

Succession de Ban Ki-moon: Antonio Guterres toujours en tête après un 2e scrutin

août 5, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – L’ancien Premier ministre portugais Antonio Guterres était toujours en tête vendredi dans la course pour devenir le prochain secrétaire général de l’ONU, selon des diplomates.

A l’issue d’un deuxième tour de scrutin au Conseil de sécurité, 11 des 15 pays membres l’ont encouragé mais deux l’ont découragé, c’est-à-dire ont émis un vote défavorable, et deux étaient sans opinion.

Ce score est un peu moins bon qu’au premier tour, où M. Guterres était le seul candidat à n’avoir écopé d’aucune opinion défavorable et avait obtenu douze encouragements.

Il devance désormais le Serbe Vuk Jeremic, ancien président de l’Assemblée générale de l’ONU qui a obtenu 8 votes en sa faveur, 4 contre et 3 sans opinion, et Susana Malcorra, ministre des Affaires étrangères argentine (8/6/1).

L’ex-président slovène Danilo Turk, qui talonnait M. Guterres après le premier vote le 21 juillet, est relégué à la quatrième place (7/5/3) devant la patronne de l’Unesco, la Bulgare Irina Bokova (7/7/1).

Suivent Srgjan Kerim (Macédoine, 6/7/2), l’ex-Première ministre néo-zélandaise Helen Clark (6/8/1) et la Costaricaine Christiana Figueres (5/8/2).

En queue de peloton, on trouve la Moldave Natalia Gherman, le Slovaque Miroslav Lajcak et Igor Luksic du Montenegro, qui ferme la marche.

Lors de ce deuxième scrutin, les 15 pays membres du Conseil ont émis davantage de votes défavorables pour décourager les candidats moins bien placés. Certains pourraient en tirer rapidement les conséquences et se retirer, selon des diplomates. C’est ce qu’a fait jeudi l’ancienne ministre des Affaires étrangères croate Vesna Pusic.

Mais ces bouleversements des scores compliquent aussi la donne et risquent de ralentir une décision car aucun candidat n’a la voie libre. Des diplomates s’attendent à ce que la sélection dure jusqu’en octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2016 19h23)

ONU/Succession de Ban Ki-moon: huit candidats plaident leur cause

avril 12, 2016

Les prétendants au poste de secrétaire général des Nations unies ont commencé mardi à se présenter devant l’Assemblée générale de l’ONU pour des entretiens d’embauche inédits. Ils espèrent succéder à Ban Ki-moon en janvier 2017.

Ils se sont efforcés de répondre aux questions de représentants des 193 pays membres sur des sujets allant du changement climatique au conflit israélo-palestinien en passant par les abus sexuels commis par des Casques bleus ou la réforme de l’ONU.

C’est le ministre des Affaires étrangères du Monténégro Igor Luksic, le plus jeune des candidats à 39 ans, qui a planché en premier.

Visiblement nerveux, il a alterné en anglais et français des propos convenus sur les dossiers chauds (terrorisme, réfugiés, désarmement, droits de l’homme, etc…). « Je comprends les défis du monde moderne », a-t-il affirmé.

Candidature féminine
La France insiste pour que le patron de l’ONU parle peu ou prou la langue de Molière.

Alors que l’idée de voir une femme accéder enfin au poste, après huit hommes, fait son chemin, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova n’a pas hésité à jouer cette carte. Il est temps « de donner aux femmes l’opportunité de se développer comme membres égales de la société », a-t-elle affirmé, rappelant qu’elle est la première femme à diriger l’Unesco.

Mais elle a esquivé les questions-pièges, comme celle de l’ambassadeur ukrainien qui lui demandait de se prononcer sur l’annexion de la Crimée par la Russie. Elle s’est engagée à essayer de « rétablir la confiance » entre Israéliens et Palestiniens, mais a admis ne pas avoir de « solution miracle » sur beaucoup de dossiers.

Mme Bokova devait être suivie mardi après-midi par l’ancien Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés, le Portugais Antonio Guterres.

Huit candidats
En tout huit candidats, quatre hommes et quatre femmes, sont pour l’instant sur les rangs, mais aucun ne fait l’unanimité.

Les auditions dureront trois jours. Chaque candidat a deux heures pour plaider sa cause et répondre aux questions, d’abord des diplomates puis de la société civile, par vidéo.

Ban Ki-moon quitte ses fonctions à la fin de l’année après deux mandats de cinq ans.

Outre Irina Bokova et Antonio Guterres, l’ex-Première ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark, qui dirige le Programme des Nations unies pour le développement, figure aussi parmi les favoris.

L’ex-président slovène Danilo Türk et quatre chefs de la diplomatie de pays des Balkans, anciens ou en poste – Vesna Pusic (Croatie), Natalia Gherman (Moldavie), Srgjan Kerim (Macédoine) et Igor Luksic (Monténégro) –complètent la liste.

Plus transparent
Le président de l’Assemblée Mogens Lykketoft a rappelé qu’il s’agissait du premier exercice du genre dans l’histoire de l’ONU.

Pour lui, ces auditions peuvent « changer la donne » en influençant le vote du Conseil de sécurité, qui aura le dernier mot dans cette sélection.

Depuis 70 ans, le choix du patron de l’ONU fait l’objet de tractations à huis clos entre les 15 pays membres du Conseil, et en premier lieu les cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Royaume-uni, Chine, France).

Cette fois-ci, l’Assemblée a imposé un processus un peu plus transparent, comme pour un cadre supérieur: lettre de candidature, CV et profession de foi et enfin grand oral.

A partir de juillet, les membres du Conseil de sécurité se réuniront pour une série de votes à bulletins secrets, avant de soumettre un nom à l’Assemblée qui devrait entériner leur choix en septembre.

Romandie.com

Obama ne pense pas que Trump lui succédera à la présidence

octobre 11, 2015

Le président américain Barack Obama ne pense pas que Donald Trump, aujourd’hui en tête dans les sondages dans le camp républicain, lui succédera en janvier 2017 à la Maison-Blanche. Selon lui, le magnat de l’immobilier exploite le sentiment anti-immigrants.

M. Trump « sait comment attirer l’attention. Il est le personnage typique de téléréalité (…) A ce stade encore très peu avancé de la campagne, ce n’est pas surprenant qu’il fasse l’objet de beaucoup d’attention », a expliqué M. Obama dans un entretien diffusé dimanche dans l’émission « 60 Minutes » sur CBS.

« Je pense qu’il exploite quelque chose de réel au sein du parti républicain: il y a véritable sentiment anti-immigrants chez une part importante des républicains qui votent à la primaire », a-t-il poursuivi.

Le président démocrate a dénoncé à de nombreuses reprises ces dernières semaines, sans toutefois le nommer, les propos du milliardaire républicain sur ce thème. « Diriger ne consiste pas à souffler sur les flammes de l’intolérance puis à prendre un air surpris lorsqu’un feu se déclare », a-t-il lancé cette semaine.

Sentiment « doux-amer »
M. Obama, qui a été élu en 2008 puis réélu en 2012, ne regrette-t-il de ne pouvoir briguer un troisième mandat’ « Je pense que c’est sain et que c’est très bon pour notre démocratie », répond-il. Il juge qu’il est salutaire d’avoir « une nouvelle perspective, de nouvelles idées, et un autre type de discussion avec le peuple américain ».

Evoquant les 15 mois qui le séparent de son départ de la Maison-Blanche, M. Obama parle d’un sentiment « doux-amer ».

« Je suis très fier de ce que nous avons accompli et j’aimerais bien pouvoir faire plus. Mais quand arrivera la fin de mon mandat, je pense que ce sera le bon moment pour moi pour partir ».

« Et si vous aviez la possibilité d’être à nouveau candidat et que vous décidiez de l’être, pensez-vous que vous seriez réélu' » « Oui », conclut le président américain.

Romandie.com

Le dalaï lama fête ses 80 ans dans son fief du nord de l’Inde

juin 21, 2015

Le dalaï lama fête dimanche ses 80 ans. Des prières sont organisées pour lui souhaiter longue vie à Dharamsala, capitale des Tibétains en exil dans le nord de l’Inde. Mais le bilan de sa lutte pour l’indépendance du Tibet est maigre.

Le chef spirituel des Tibétains en exil est né un 6 juillet, mais son anniversaire officiel, basé sur le calendrier lunaire tibétain, tombe ce dimanche. Il a participé aux célébrations à Dharamsala, où vivent des milliers de réfugiés tibétains.

Le prix Nobel de la paix s’est adressé à ses compagnons d’exil et quelques personnalités indiennes dans cette ville du nord de l’Inde. Il y vit depuis sa fuite du Tibet en 1959, après un soulèvement avorté contre le régime chinois.

« C’est un grand rassemblement qui a lieu ici avec 8000 personnes et des dignitaires du monde entier qui sont venus participer à cette journée de célébration », a déclaré à l’AFP Tsering Wangchuk, porte-parole du gouvernement en exil.

Il a précisé que le dalaï lama avait évoqué dans son discours la question de la responsabilité universelle et de la compassion. Après son discours, le dalaï lama a déjeuné avec le public, qui a pu suivre un spectacle de danses traditionnelles ainsi qu’une prière spéciale pour le chef spirituel bouddhiste.

La question de la succession
Au-delà des prières organisées dimanche, cet anniversaire soulève la question de son bilan. Le Parti communiste chinois et ses émissaires ont tenu pas moins de neuf cycles de discussions entre 2002 et 2010 avec le gouvernement tibétain en exil, sans aucun résultat notable.

Se pose également la question de l’avenir du mouvement pro-tibétain, après la disparition de cette figure unificatrice. « Que se passera-t-il après sa mort’ Les Tibétains de l’intérieur et de l’extérieur de la Chine chercheront-ils à lui trouver un successeur? Ce sont les deux grandes questions », selon Jayadeva Ranade, spécialiste de la Chine basé à New Delhi.

Officiellement en retrait de l’action politique depuis 2011, le dalaï lama appelle aujourd’hui à davantage d’autonomie pour le Tibet plutôt qu’à une indépendance formelle. Pékin, dont il reste la bête noire, l’accuse néanmoins toujours de lutter pour l’indépendance du Tibet.

Vivre jusqu’à 113 ans’
Le dalaï lama est « un exemple puissant de ce que la compassion signifie, il est une source d’inspiration qui nous encourage à parler en faveur de la liberté et de la dignité de tous les êtres humains », avait déclaré Barack Obama en le recevant à la Maison Blanche en février dernier.

Le dalaï lama a quant à lui dit à plusieurs reprises qu’il pourrait ne plus y avoir de dalaï lama après lui, envisageant de ne pas se réincarner. L’an dernier, il a néanmoins assuré dans une interview à un journal allemand qu’il se verrait bien vivre jusqu’à 113 ans, repoussant la question de sa succession.

Romandie.com

Côte d’Ivoire : le président Ouattara désigné dimanche candidat à sa succession,

mars 22, 2015

Alassane Ouattara le 21 mars.
Alassane Ouattara le 21 mars. © AFP

Le président ivoirien Alassane Ouattara sera investi dimanche par son parti comme candidat à la présidentielle d’octobre, une élection cruciale pour ce pays qui sort d’une décennie de crise politico-militaire et qui a renoué ces dernières années avec forte croissance économique.

Plus de 6.000 membres du Rassemblement des républicains (RDR), sa formation, sont attendus dimanche au palais des sport de Treichville (un quartier d’Abidjan) pour un Congrès extraordinaire de désignation aux allures de plébiscite: Alassane Ouattara, 73 ans, n’a pas de concurrent, ni même d’adversaire, au sein du RDR.

« Ce congrès va sonner le départ d’une large campagne, pour la réélection du président Alassane Ouattara dès le premier tour à un taux de 75% », a assuré à l’AFP le député RDR Adama Bictogo, président du comité d’organisation.

Opposition divisée

Le président ivoirien, arrivé aux affaires au terme d’une crise postélectorale sanglante, causée par le refus de l’ex-chef de l’État Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, s’est fixé 2020 comme horizon. Face à une opposition divisée, il est d’ailleurs favori du scrutin d’octobre.

« J’ai trouvé un pays complètement en ruine, effondré, qui avait et a besoin d’être reconstruit, expliquait-il à l’AFP en juin 2013 lors d’un voyage au Japon. J’ai indiqué clairement que je ne suis pas sûr de pouvoir finir ce travail dans le temps qui me reste et que vraisemblablement je briguerai un second mandat ».

Après une décennie de crise politico-militaire, marquée par la partition du pays, ayant laissé la Côte d’Ivoire exsangue, l’ancien vice-président du Fonds monétaire international (FMI) peut se vanter d’une réussite économique certaine en quatre ans de règne.

Sous sa houlette, la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, a retrouvé une croissance très forte, d’environ 9% par an entre 2012 et 2014, soutenue par un investissement public fort. Le troisième pont enjambant la lagune d’Abidjan, chantier monumental désormais en fonction, constitue le symbole de son premier mandat.

Ses soutiens lui tressent des lauriers, tel le ministre du Plan Albert Toikeusse Mabri, qui louait mardi le « leadership éclairé » de ce « gagneur », cet « homme providentiel », lors d’une conférence régionale qui avait justement pour thème l' »émergence ».

Alassane Ouattara a fait de l' »émergence » – un fort développement économique et social – son objectif pour la Côte d’Ivoire en 2020. Une ambition dont se gausse l’opposition, qui critique une mauvaise répartition des fruits de la croissance.

Le président Ouattara peut également se flatter d’avoir accompagné l’apaisement de la Côte d’Ivoire. Plus de 3.000 personnes sont mortes en cinq mois de violences postélectorales entre décembre 2010 et mai 2011.

Mais son action pour la réconciliation demeure en l’état critiquée. La commission vérité et réconciliation, censée provoquer une catharsis dans la société ivoirienne par l’audition de victimes et de leurs bourreaux, n’a débouché sur rien de concret. Les témoignages, souvent très émouvants, n’ont pas été retransmis à la télévision comme prévu.

« Justice des vainqueurs »

De même, aucun cadre pro-Ouattara n’a été inquiété pour son rôle dans la récente crise alors que des exactions ont été commises par les deux camps, nourrissant les accusations de « justice des vainqueurs ».

L’ex-Première dame Simone Gbagbo a été condamnée le 10 mars à 20 ans de prison pour « attentat à la sûreté de l’État » au terme d’un procès dont la Fédération internationale des droits de l’Homme a pointé les « insuffisances », notamment l' »absence d’éléments de preuve probants ».

Alassane Ouattara est également accusé par ses détracteurs de « verrouiller » le processus électoral, à l’image de l’ex-président de l’Assemblée nationale sous Laurent Gbagbo, Mamadou Koulibaly, qui dénonce une volonté de « se garantir une victoire trop facile ».

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, allié du RDR, a décidé de ne pas présenter de candidat en octobre pour garantir la victoire du président sortant, au nom d’un hypothétique renvoi d’ascenseur lors de la présidentielle de 2020, provoquant la colère de certains de ses cadres.

Quant au Front populaire ivoirien (pro-Gbagbo), dont des cadres sont inquiétés par la justice, on ne sait s’il présentera un candidat.

Une coalition anti-Ouattara, aux contours encore flous, composés de membres de l’opposition et de la majorité, dont des frondeurs du FPI et PDCI, a également vu le jour mercredi. Mais son poids n’est pas encore connu.

Jeuneafrique.com

Attaques contre Bédié : Des jeunes du PDCI lâchent leur Chef KKB

juin 25, 2013

Des jeunes du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, l’ex-parti unique), ont exprimé mardi leur désolidarisation avec les récentes activités de leur Président, Bertin Konan Kouadio dit ‘’KKB’’.

Dans une déclaration transmise mardi au bureau de APA, le Secrétaire général de la Jeunesse du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (JPDCI), Brahima Kamagaté s’est dit indigné par des ‘’propos irrévérencieux » de KKB à l’endroit du Président du parti, Henri Konan Bédié.

‘’Nous, membres du Bureau national et Coordonnateurs de la JPDCI voulons affirmer haut et fort que nous ne nous reconnaissons pas dans les propos du frère KKB », a déclaré M. Kamagaté, pour lever toute équivoque sur la ‘’position réelle » des jeunes du parti fondé par feu Félix Houphouët-Boigny (Premier Président de la Côte d’Ivoire indépendante) par rapport aux déclarations de KKB, dans ses dernières tournées politiques.

Bertin Konan Kouadio, depuis peu soutient qu’au regard des textes qui régissent le plus vieux parti politique de la Côte d’Ivoire, le Président actuel de ce parti, Henri Konan Bédié, n’est plus apte à se présenter aux élections pour sa propre succession.

Ceci étant, pour KKB, M. Bédié (79 ans), est forclos et donc son ambition de vouloir être porté encore à la tête du PDCI, est sans fondement juridique.

Henri Konan Bédié, a dirigé le pays (1993-1999) à la mort du Président Félix Houphouët Boigny, le 7 décembre 1993 a été évincé du pouvoir le 24 décembre 1999 par un putsch mené par feu le Général de brigade, Robert Guéï.

Dans ses récentes interviews, Henri Konan Bédié, ou le Sphinx de Daoukro ( son village natal au Centre-Est), comme l’appellent ses sympathisants, annonce qu’il sera candidat à la présidence du PDCI lors du XIIème congrès prévu du 03 au 05 octobre prochain.

KKB, dans sa logique, soutient que le thème du congrès, ‘’PDCI-RDA face aux nouveaux défis : renouveau, rajeunissement et renaissance » doit pouvoir, au terme des travaux, apporter du sang neuf dans l’organigramme de cette formation politique qui retrouve difficilement ses marques depuis la chute du régime Bédié en 1999.

Ce qui intrigue le plus, le patron des jeunes du PDCI, c’est le fait que le Président Bédié ait mis en place un Comité ad’hoc pour organiser le congrès, en plaçant à sa tête, l’Inspecteur général d’Etat, Gnamien N’goran, son ‘’neveux », laissant sur le ‘’carreau » le Secrétaire général du parti, Alphonse Djédjé Mady.

Cette pratique donne à penser que la vie de ce parti est ramenée à une ‘’cellule familiale », avait dénoncé KKB lors d’une de ses sorties aux Etats-Unis.

En réponse, M. Bédié n’a pas du tout apprécié les propos de son « fils », en évitant même de le citer nommément lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision française France 24.

Le parti du ‘’vieux sage d’Afrique », traverse un moment de turbulence, à tel point que l’ex-Premier ministre, Jeannot Koudio-Ahoussou, avait affirmé que le parti était ‘’amaigri et rabougri ».

En tout état de cause, le parti qui se retrouve à la croisée des chemins, doit pouvoir faire sa mue pour s’adapter aux nouvelles réalités géopolitiques de la Côte d’Ivoire, vu que les mentalités des nouvelles générations ont indubitablement changé, soulignent les analystes.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Hommage d’enfants de la tragédie de Newtown au Connecticut(USA)

décembre 18, 2012

Hommage d’enfants de la tragédie de l’école de Sandy Hook à Newtown où a péri 20 enfants et 6 éducatrices.

Le monde a été profondément touché, le vendredi noir du 14 décembre 2012, suite à votre disparition brutale et tragique. Une disparition inopinée et sans précédent. De paisibles innocents. Celle des enfants d’une école, en plein apprentissage de leur éducation et instruction, auprès des formatrices généreuses qui avaient un grand souci de leur donner le goût des rudiments élémentaires de la scolarité pour leur devenir humain.

Chers enfants, votre mort a été douloureusement ressentie, à travers le monde, comme une épée plantée dans le cœur de vos parents et de tous ceux qui ont une progéniture à votre image. Elle a suspendu les activités des consommateurs à la télévision, car elle a ressemblé à un choc planétaire comme un tremblement de terre à grande échelle, cette fois-ci ayant secoué le pôle nord et le pôle sud, gagnant, à la seconde près et à la vitesse de la lumière, tous les hémisphères dans la latitude et la longitude de leur étendue. Elle a été très difficile à digérer. A accepter. Révoltante par endroits. Troublante par son cynisme. Créant une psychose dans la chair des vivants mais aussi de l’effroi et de l’émoi. Vos responsables ont cherché à vous protéger et sont morts avec vous. Les corps criblés de balles et couverts de sang.

Dans ma tradition bantoue, des enfants ne doivent pas mourir. Ils doivent s’amuser. S’ils ne s’amusent pas, donc ils sont malades. Car s’ils meurent, c’est tout espoir qui disparait. Les enfants sont appelés à remplacer les vieilles personnes. Ils constituent le maillon précieux de la succession de l’humanité. La chaîne de remplacement des anneaux de la vieillesse. Car vous demeurez la chaleur vitale d’une maison. La charpente d’une famille. D’une société.

Newtown, la nouvelle ville du Connecticut, où tout le monde se connaît presque, a sombré ce jour-là dans les ténèbres, brisant les vertèbres de tous ses membres, d’une tempête macabre, déposant un voile d’obscurité d’un grand deuil qui a interpellé la conscience de l’humanité armée.

Des messages de condoléances ont afflué à la Maison blanche chez le père de la nation car vous représentez à ces heures sombres un échantillon précieux brutalement arraché à la vie. Le pape Benoît XVI a exprimé sa peine et fait part de sa «profonde tristesse» dimanche à Rome. Vous avez reçu aussi de nombreux témoignages des habitants frappés par l’émotion, restés sans voix, d’aucuns sont encore inconsolables, arrachant les guirlandes de la fête de Noël, à la devanture de leurs maisons, souvent destinée aux enfants et d’autres ne se retrouvent pas dans un tel carnage d’une ampleur effroyable.

Sensible, dès l’annonce, le président Barack Obama a versé une larme discrète. « Ceux qui sont morts aujourd’hui étaient des enfants de magnifiques enfants âgés de 5 à10 ans, a-t-il poursuivi. Ils avaient la vie devant eux, une vie d’anniversaires, de célébrations, de diplômes, des enfants qu’ils auraient eu eux-mêmes. Nos cœurs sont donc brisés. » Il s’est aussi déplacé dimanche pour rencontrer vos familles, à cette triste occasion irréparable, où il a prononcé l’un des discours les plus forts de sa présidence pour réconforter les familles des victimes tout en appelant la nation à « changer » et à mettre fin aux « tragédies ». Il a ajouté en martelant, devant un parterre d’un millier de personnes réunies dans l’enceinte de la Newtown High School : « Nous ne pouvons plus tolérer cela. Ces tragédies doivent cesser. Et pour y mettre fin, nous devons changer », à-t-il déclaré. «Nous ne pouvons plus accepter ces évènements comme une routine», a-t-il dit. Évoquant indirectement le second amendement, il en a appelé à la volonté de la classe politique. «Sommes-nous réellement prêts à dire que nous sommes impuissants face à un tel carnage, que c’est politiquement trop difficile (…) qu’une telle violence contre nos enfants est le prix à payer pour notre liberté?»

Chers enfants, éminentes éducatrices, devant le mémorial dressé pour la circonstance où brûle des chandelles de toutes les couleurs, pour entretenir la flamme de vos âmes, avec des objets portant vos noms, ces différents gestes traduisent la nature et la profondeur de la compassion qui ont déchiré les cœurs des uns et des autres. Car vous constituez à de degrés divers des lumières de la nation. Des évocations révèlent que vous étiez pleins de promesses, de prouesses et de joie de vivre. L’un d’entre vous Daniel Barden, 7 ans, voulait devenir musicien comme son père, professionnel de jazz, qui devait se produire en concert dans la région le soir de la fusillade. Jesse Lewis, 6 ans, était un garçon «plein d’entrain et d’imagination», selon le Wall Street Journal. Une amie de la famille, Barbara McSperrin, avait envoyé un message à sa mère Scarlett pour s’assurer que le petit garçon était bien en vie. «Jesse est parti», a répondu celle-ci plus tard dans la journée. C’était la catastrophe.

Votre mort a rassemblé, sans distinction de religion, des prêtres, des pasteurs, des rabbins et des imams, pour vous accompagner, à travers, les prières, dans le royaume des lumières malgré les planches dans lesquelles où vous êtes enfermés qui ressemblent à un rêve d’interprétation difficile. Même si votre mort est un long silence d’absence de votre présence qui ne produira plus le moindre bruit de votre vie. Sachez très bien qu’elle continue de susciter des interrogations, de provoquer des discussions, d’alimenter des commentaires dans les médias, occupant encore la manchette des journaux.

Vêtus dans de beaux costumes de dernier départ, comme des agneaux de la passion du vendredi saint, vous ne savez même pas pourquoi vous êtes morts. Votre tragédie sans nom, a maintenant un nom celle d’Adam Lanza où des innocents, beaux comme des charmes, sont étendus dans leur dernière expression, nous quittons à la fleur de l’âge. Vous êtes venus au monde d’il ya à peine six ans et sept ans, vous voilà brusquement partis de la terre des hommes du fait de la gâchette facile d’une personne armée.

A la directrice Dawn Hochsprung; à la psychologue, Mary Sherlach, proche de la retraite car elle avait 56 ans; à Vicky Sotto, institutrice âgée de 27 ans, qui parlait de ses élèves comme de ses «enfants» et qui a voulu les cacher dans un placard pour que le tueur ne les atteigne pas; à Anne-Mary Murphy, enseignante spécialisée de 52 ans, retrouvée au-dessus de ceux de plusieurs enfants qu’elle avait cherché à protéger des balles; à Lauren Rousseau, l’une des deux institutrices, âgée de 30 ans, qui avait été à peine embauchée en septembre et planifiait son mariage avec son petit ami, Tony, selon le Wall Street Journal; vous êtes toutes des femmes héroïques. Vous avez donné votre vie en cherchant à sauver vos enfants.

Chers enfants, vos parents qui vous ont accompagné ce matin-là à l’école, vous donnant le câlin à la joue ne sachant pas que c’était le dernier, sont très malheureux, car ils conservent encore de bons souvenirs de votre vie, vos belles photos occuperont toujours les pans des murs de la maison paternelle et des musées. Que l’écho de vos noms comme le chant de l’oiseau de la liberté qui annonce l’aube, trouve ici dans la conscience de chacun de nous, la meilleure place pour la mémoire et l’histoire !

Nous nous inclinons devant le chagrin familial et la tristesse de vos amis qui ont survécu, à la tragédie de Newtown, actuellement en déplacement, dans une autre école, pour changer de paysage. Nous vous traduisons nos meilleurs sentiments d’adieu.

A chacune et à chacun, que la terre reçoive votre dépouille mortelle pour l’éternité !

Reposez en paix !

Bernard NKOUNKOU

Pouvoir des amis complices

juin 10, 2012

Pouvoir de sales bourriques

interposé comme des briques

par de vilains petits maçons

qui ont des trous dans les caleçons

Pouvoir à la triste mode familiale

à la succession au relent bestial

provoque la nausée de la démocratie

quand le peuple manque de roupie

Pouvoir armé qui sème le sang

et récolte la mort dans les rangs

masquant sa bonté dans le temps

il s’accroche au dernier coin du banc

Pouvoir aux nombreux amis complices

ressemble aux dictateurs de même indice

malgré le cœur de la contestation populaire

il refuse de se noyer dans la vague révolutionnaire.

Bernard NKOUNKOU