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RDC: au moins quatre morts dans de nouvelles pluies

novembre 29, 2019

 

Au moins quatre personnes sont mortes victimes des fortes pluies dans la province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, pays qui connaît ses plus importantes inondations depuis 25 ans en plusieurs endroits de son territoire.

«Il y a eu quatre morts et un disparu, 10 blessés et plus ou moins 70 maisons endommagés», a déclaré Aimé Kawaya, l’administrateur du territoire de Fizi, à un correspondant de l’AFP.

«L’incident a eu lieu dans la soirée de mercredi 27 après des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la majeure partie du territoire de Fizi et qui ont causé des débordements d’une rivière», a-t-il ajouté.

«Parmi les personnes mortes figurent deux enfants d’une même famille qui ont été emportés par les eaux et dont les corps ont été enterrés le jeudi 28 Novembre», a précisé la Croix-Rouge du territoire de Fizi Kabandilwa. Sept morts avaient été rapportés dans la même province du Nord-Kivu en début de semaine.

Et une quarantaines de personnes sont mortes dans la capitale Kinshasa, des conséquences des fortes pluies dans la nuit de lundi à mardi (inondations, glissements de terrain, électrocution).

Dans le nord-ouest de la RDC, sept provinces ont été inondées en raison des débordements du fleuve Congo ou de ses affluents comme la rivière Oubangui. Ce sont les plus fortes inondations qui frappent la RDC depuis 25 ans, selon plusieurs autorités provinciales.

«Le gouvernement et les acteurs humanitaires ont préparé un plan de réponse spécifique pour un montant s’élevant à 39,9 millions de dollars t ciblant près de 227.800 personnes», avait indiqué mercredi la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).

Par Le Fiagro.fr avec AFP

RDC: tensions dans le Sud-Kivu où l’ONU renforce sa présence

septembre 16, 2019

 

Les Nations unies ont annoncé ce lundi un renforcement de leur présence militaire dans une zone de l’est de la République démocratique du Congo en proie à des violences communautaires et où s’est récemment rendu un de leurs hauts responsables.

Les violences agitent le territoire de Minembwe (Sud-Kivu), dans une région de hauts plateaux. Le 4 septembre, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, avait plaidé sur place en faveur de «la prévention et la résolution des conflits intercommunautaires». «Les Nations unies n’abandonneront pas le peuple congolais», avait lui-même déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres le 2 septembre à Kinshasa.

Quelques jours plus tard, le 7, des rebelles de la communauté bembe ont lancé une attaque contre un village de «Banyamulenge», ces Congolais éleveurs aux très lointaines ascendances rwandaises. «Les miliciens ont incendié toutes les maisons, les populations ont fui vers le centre de Minembwe», a rapporté à l’AFP Gadi Mukiza, bourgmestre de la commune rurale de Minembwe. La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) «renforce ses moyens de protection des civils dans cette zone pour soutenir les autorités congolaises et appelle les acteurs de ce conflit à mettre fin à la violence», a déclaré sa cheffe, Leila Zerrougui, dans un communiqué. La Monusco a déployé ses hélicoptères d’attaque en soutien à l’armée congolaise, a-t-elle détaillé.

La Monusco note par ailleurs que entre 500 et 600 personnes se rassemblent chaque jour autour de ses bases à Minembwe et à Mikenge pour recevoir assistance et protection. La région est le théâtre de violences depuis début mai après la mort d’un notable des Banyamulenge, tués par des membres d’une communauté rivale. Les rumeurs d’intervention du Burundi et surtout du Rwanda (deux pays voisins de la RDC) dans ce conflit n’ont jamais été démontrées. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 34.000 déplacés seraient directement affectés par ces nouveaux affrontements et de multiples villages auraient été brûlés

Par Le Figaro.fr avec AFP

Ebola en RDC : 15 personnes mises en quarantaine au Sud-Kivu

juillet 31, 2019

 

Quinze personnes, dont sept en provenance de Goma, où un troisième malade d’Ebola est décédé, ont été mises en quarantaine dans une localité riveraine du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a indiqué ce mercredi un responsable administratif local.

«Nous venons de mettre 15 personnes en quarantaine ici à Birava : une maman et ses six enfants en provenance de Goma ainsi que d’autres membres de la famille qu’ils venaient de rencontrer sur place», a déclaré Christian Birhinjira, responsable administratif de Birava. «La maman et ses six enfants venus de Goma étaient dans une famille dont le responsable avait fui un centre de traitement d’Ebola», a-t-il expliqué. Birava est situé au bord du lac Kivu, à environ 30 km au nord de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu (est).

Interrogé par l’AFP, le médecin directeur de l’hôpital de Birava a confirmé les cas suspects. «Nous avons effectivement eu l’alerte de ces cas suspects d’Ebola venus de Goma. Nous avons recherché la dame et ses enfants et d’autres personnes qu’elle avait déjà contactées, ils sont au total 15 chez nous en quarantaine», a dit le Dr Ciza Nuru.

«L’équipe des spécialistes, dont l’OMS, venue de Bukavu est rentrée pour revenir demain avec les matériels pour s’occuper correctement de la situation», a-t-il assuré. Déclarée le 1er août 2018, la dixième épidémie d’Ebola en RDC a jusqu’à présent été relativement circonscrite dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Mais l’apparition de cas dans une ville comme Goma renforce la menace d’une propagation de l’épidémie déjà responsable de 1803 morts, selon les derniers chiffres publiés mercredi par les autorités.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC: l’armée affirme avoir « anéanti » les rebelles Yakutumba au Sud Kivu

février 9, 2018

Bukavu (RD Congo) – L’armée congolaise a affirmé vendredi avoir « anéanti » les rebelles d’un des principaux groupes armés actifs ces derniers mois dans l’est de la République démocratique du Congo, au cours d’une offensive dans la province du Sud-Kivu.

L’armée congolaise a affirmé avoir tué 48 rebelles et capturé 150 autres pendant son offensive sur les rives du lac Tanganyika contre les Yakutumba, du nom de l’ex-général William Amuri Yakutumba, déserteur opposé au président Joseph Kabila.

Les Yakutumba avaient attaqué la ville d’Uvira fin septembre -en bombardant leur cible depuis le lac au cours d’une opération navale avec des embarcations motorisées- avant d’être repoussés par la force des Nations unies (Monusco).

Ces derniers jours, des rebelles ont fui l’offensive de l’armée congolaise en se réfugiant sur l’autre rive au Burundi, lequel a remis 34 miliciens à la RDC il y a une semaine.

« L’opération a été un succès, les « Maï Maï » (rebelles) ont été anéantis. Il n’y a plus de combats et nous sommes en train de faire des opérations de ratissage », a précisé à l’AFP un porte-parole de l’armée, le major Louis-Claude Tshiwanga.

« La population qui avait fui les combats commence petit à petit à revenir dans ce secteur », a-t-il ajouté.

« Depuis le lancement de notre offensive le 21 janvier dans le secteur de Fizi, on a dénombré officiellement 48 Yakutumba tués. Et 150 autres capturés dont 34 qui avaient fuit au Burundi à travers le lac Tanganyika et qui nous ont été remis », selon le major, qui avançait précédemment un bilan de 120 captifs.

L’armée congolaise a présenté à la presse 120 des rebelles capturés, des canons, des mitrailleuses et autres armes saisis devant la presse jeudi dans la ville d’Uvira.

Selon des sources concordantes dans la région, le chef rebelle Yakutumba n’a pas été capturé mais aurait été blessé lors des affrontements la semaine dernière, et il se serait replié dans les hauts plateaux surplombant ce secteur.

Cité par la radio onusienne Okapi, le commandant des opérations, le général Philémon Yav, a fait état pour sa part d’un bilan de 83 rebelles et 6 soldats tués,

« D’après le commandant de l’opération, le général Philémon Yav, la quasi-totalité des localités jadis sous contrôle de Yakutumba a été récupérée, y compris l’ensemble de la presqu’ile d’Ubwari ainsi que tout le littoral du lac Tanganyika, partant de Kalémie à Uvira », ajoute le site de radio Okapi.

Au Burundi, la police a arrêté vendredi une trentaine de Congolais soupçonnés d’être des rebelles lors d’une perquisition dans un quartier populaire de la ville de Rumonge, au bord du lac Tanganyika dans le sud, qui a accueilli l’essentiel des 7.000 Congolais qui ont fui depuis le début de ces affrontements, a appris l’AFP de sources sécuritaires et militantes.

Romandie.com avec(©AFP / 09 février 2018 20h36)                                            

RDC: 19 détenus poursuivis pour viol s’évadent

décembre 1, 2017

 

Plusieurs détenus poursuivis pour viol se sont évadés d’une prison dans l’est de la République démocratique du Congo cette nuit, suscitant des craintes de représailles parmi leurs victimes, selon de sources locales.

« Dix-neuf détenus, sur les 20 d’une cellule de la prison de Kalehe, se sont évadés », a indiqué à l’AFP Gérard Nkwana, administrateur du territoire de Kalehe dans la province du Sud-Kivu. « La plupart sont poursuivis pour viol et vol(…). Ils ont profité de la distraction des agents de l’ordre commis à cette prison pour creuser un trou dans le mur sur la façade de derrière pour parvenir à s’échapper », a-t-il expliqué.

« Les gens qui comparaissaient en tant que plaignants et témoins risquent d’être à la merci de ces fugitifs qui risquent de se venger », a estimé Pascal Nabulera, président de la société civile de Kalehe.

Cette évasion n’a cependant rien à voir avec les 18 prévenus qui comparaissent actuellement dans un méga-procès pour viol de fillettes à Kavumu, près de Bukavu, également dans la province du Sud-Kivu.

LeFigaro.fr avec AFP

RDC: une fillette arrêtée lors d’une manifestation devient une icône des anti-Kabila

novembre 17, 2017

 

Le 15 novembre, la fillette a été interpellée par la police lors d’une manifestation anti-Kabila dans le Sud-Kivu. © Capture d’écran Twitter

L’image d’une fillette menottée et encadrée de policiers a créé l’émoi sur les réseaux sociaux. Binja Yalala a été arrêtée par la police d’Idjwi, dans le Sud-Kivu, lors des manifestations du 15 novembre. Elle est accusée d’avoir « violenté les forces de l’ordre ».

Les mains dans le dos et entourée de policiers. La photo de l’interpellation de la jeune fille, mineure, est diffusée en masse sur les réseaux sociaux. Et les réactions d’indignation contre les forces de l’ordre se multiplient. Sur Twitter, sous le hashtag « #jesuisyalala », les internautes – pour une bonne part des militants anti-Kabila, mais pas uniquement – saluent le courage de la fillette ou dénoncent les violences policières.

Dans un premier temps, le porte-parole du Commissaire général de la police nationale congolaise (CGPNC)  avait assuré au site d’information congolais Actualite.cd qu’« il n’y avait pas de militantes surtout pas de mineures » parmi les douze personnes arrêtées par la police d’Idjwi lors des manifestations du 15 novembre.

La police évoque des mineurs « utilisés »

Rétropédalage, ce vendredi : « Une cinquantaine de militants se réclamant des mouvements citoyens ont utilisé les mineurs en les plaçant en première ligne », affirme le colonel Mwanamaputu Empung, porte-parole du CGPNC dans un communiqué de presse diffusé aujourd’hui.

Selon ce communiqué, ces jeunes « se sont déversés sur la chaussée en courant , scandant des slogans injurieux à l’endroit des animateurs des institutions légalement établies, exigeant que soient organisées coûte que coûte les élections avant la fin du mois de décembre de l’année en cours ». Évoquant un « attroupement hostile », le colonel précise que « 11 meneurs avaient été appréhendés y compris Binja Yalala qui avait été interpellée pour avoir violenté les forces de l’ordre ».

La veille des rassemblements prévus le 15 novembre contre la prolongation du mandat du président Joseph Kabila, la Monusco avait mis en garde les autorités congolaises contre une éventuelle répression violente, appelant au « droit de manifester dans le calme et la retenue ». Les autorités avaient pour leur part prévenu que tout rassemblement interdit serait dispersé. « Le gouverneur nous a donné l’ordre de disperser toutes les manifestations. Tout attroupement de plus de cinq personnes sera dispersé », avait prévenu dès le mardi 14 novembre le chef de la police de Kinshasa, Sylvano Kasongo – faisant craindre une « répression programmée », pour reprendre les termes de la Lucha.

Nombreuses réactions sur les réseaux sociaux

Au soir du mercredi 15 novembre, aucun incident majeur – à l’exception de celui concernant la jeune Binja Yalala – n’avait été signalé. Un « délinquant » a cependant été blessé par balles à Kinshasa et dix-neuf manifestants arrêtés lors de manifestations dans d’autres villes. La Lucha (Lutte pour le changement) évoque pour sa part une quarantaine de manifestants arrêtés dans tout le pays.

La Majorité présidentielle qui soutient Joseph Kabila a alors salué « la grande maturité du peuple congolais » face à la « mauvaise foi et la supercherie de ces démocrates de façade ». La diffusion massive des images de la fillette vient apporter un bémol à cette posture, et n’a pas manqué d’être largement relayée comme tel sur les réseaux sociaux.

Jeuneafrique.com

RDC: une trentaine de détenus s’évadent d’une prison du Sud-Kivu

septembre 25, 2017
Une route dans le territoire de Mwenga, en RDC, en 2010. © Flickr/Creative Commons/Aide humanitaire et protection civile de la Commission européenne

Un total de 34 prisonniers se sont évadés le 24 septembre d’une prison de l’est de la République démocratique du Congo.

En République démocratique du Congo, on ne compte plus les évasions : le 24 septembre dans la matinée, ce sont encore 34 prisonniers qui se sont fait la belle de la prison centrale de Mwenga, au Sud-Kivu. Selon les autorités, ils ont troué le mur avec des barres de fer.

Parmi eux, 27 détenus avaient été condamnés pour viol et les autres pour vols et assassinat. Si trois des évadés ont été rattrapés, les 31 autres sont toujours dans la nature.

« Explosion de l’insécurité dans les jours à venir »

Dans cette prison, « les conditions carcérales sont déplorables à cause du manque de nourriture et de médicaments qui ne sont plus fournis », explique Désiré Masumbuko, l’administrateur de Mwenga.

« Nous craignons l’explosion de l’insécurité dans les jours à venir », déplore l’influent chef coutumier Mwami Kalenga Riziki qui a qualifié ces évadés « d’extrêmement dangereux ».

Début juin dans la province voisine du Nord-Kivu, plus de 900 prisonniers s’étaient évadés de la prison de la ville de Beni, après une attaque lancée par des inconnus. Le 17 mai, plus de 4 000 prisonniers s’étaient par ailleurs évadés de la prison de Makala dans la capitale Kinshasa après un assaut.

Jeuneafrique.com avec AFP

Eboulement dans une mine d’or de l’est de la RDC: au moins vingt morts

décembre 18, 2016

Bukavu (RD Congo) – Au moins vingt personnes ont été tuées par un éboulement dans une mine d’or de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris dimanche de source officielle.

Au moins 20 personnes sont mortes dans un éboulement survenu la nuit de samedi à ce dimanche dans un carré minier à Makungu, dans le sud du Sud-Kivu, a déclaré à l’AFP le ministre des Mines de cette province, Apollinaire Bulindi.

Ce bilan encore provisoire devrait s’alourdir car beaucoup de gens exploitent en désordre dans cette carrière, a-t-il ajouté, faisant référence aux creuseurs artisanaux (mineurs clandestins) qui pullulent sur de nombreux sites miniers congolais.

Nous (les autorités provinciales, ndlr) ne contrôlons pas cette carrière, ce sont des militaires qui l’exploitent et nous ne savons pas y mettre l’administration minière, a ajouté le ministre.

La mine de Makungu est située dans le territoire de Fizi, près de la frontière avec la province du Tanganyika, à plus de 270 km au sud de Bukavu, capitale du Sud-Kivu.

L’éboulement pourrait avoir été provoqué par des pluies très abondantes.

Pratiquement dépourvu d’infrastructures, le territoire de Fizi est une zone traditionnellement hostile au pouvoir de Kinshasa. Il a abrité pendant longtemps le maquis de Laurent-Désiré Kabila, tombeur en 1997 du dictateur Mobutu Sese Seko et père de l’actuel président congolais Joseph Kabila.

Aujourd’hui, la zone, où l’on trouve de nombreuses mines d’or est le repaire des maï-maï Yakutumba, du nom d’un ancien officier de l’armée régulière qui s’est proclamé général et affirme vouloir chasser M. Kabila du pouvoir. Selon certains rapports d’experts, toutefois, il se contente surtout de contrôler divers trafics avec la Tanzanie à travers le lac Tanganyika, qui sert de frontière naturelle entre ce pays et le Congo.

– Damnés de la terre –

Les maï-maï sont des milices d’autodéfense généralement constituées sur une base ethnique.

Selon le centre de recherche International Peace Information Service (IPIS), basé en Belgique, la plupart des mines d’or du Fizi sont contrôlées – parfois conjointement – par des maï-maï ou des soldats de l’armée congolaise censés les combattre.

Ruinée par trente ans décennie d’incurie gouvernementale sous Mobutu avant d’être ravagée par deux guerres entre 1996 et 2003, la RDC, au sous-sol fabuleusement riche en matières premières, est un des pays les moins développés de la planète.

L’Etat peine toujours à établir son autorité sur de larges pans de territoire dans la moitié est du pays, où sévissent encore une cinquantaine de milices.

La concurrence pour le contrôle des ressources naturelles de la région est un facteur venant ajouter à la complexité des conflits ethniques ou fonciers qui la déchirent depuis plus de vingt ans.

Les creuseurs artisanaux se comptent par dizaines de milliers en RDC.

Ces damnés de la terre, que la nécessité contraint à travailler pour un salaire de misère généralement avec un équipement rudimentaire et sans la moindre sécurité, étaient estimés il y a quelques années à plus de 130.000 rien que dans l’ancienne province du Katanga (sud-est), dont le mines permettent à la RDC d’être un des premiers producteurs de cuivre de la planète.

Les accidents dans les mines exploitées par des creuseurs artisanaux au Congo sont fréquents et souvent très meurtriers, mais largement sous-documentés compte tenu des endroits extrêmement enclavés où ils se produisent.

Romandie.com avec(©AFP / 18 décembre 2016 19h49)

RDC: Valérie Trierweiler au chevet de femmes victimes de viol

juillet 8, 2013

RDC: Valérie Trierweiler au chevet de femmes victimes de viol © AFP
Valérie Trierweiler, compagne du chef de l’Etat français François Hollande, s’est rendue lundi au chevet de femmes victimes de violences sexuelles dans un hôpital de Bukavu dans l’est de la République démocratique du Congo, une région en proie aux conflits armés.

« Il n’y plus de doute, il faut s’engager (. . . ) il faut briser le silence », a déclaré Mme Trierweiler, ambassadrice de la Fondation France Libertés, en visitant les salles de l?hôpital de Panzi où sont soignées de nombreuses femmes violées dans cette région.

L’établissement, devenu centre de référence dans la province du Sud Kivu, pour les victimes de violences sexuelles, accueille dans la moitié de ses 400 lits, des femmes victimes de violences sexuelles ou qui ont besoin de soins obstétricaux.

Deux tonnes de médicaments ont été remises à l’hôpital à l’occasion de cette visite. à laquelle participe la ministre française de la francophonie, Yamina Benguigui.

« Vous êtes notre Première dame de c?ur 2013 », a dit à la compagne du chef de l’Etat, le docteur Denis Mukwege, directeur de l?hôpital de Panzi, où il soigne depuis plus de 20 ans des femmes victimes d’agressions sexuelles.

Le Dr Mukwege, dont le nom a été suggéré plusieurs fois pour le Prix Nobel de la paix, a été élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur par Yamina Benguigui.

« En ce temps où vos corps sont considérés par certains comme des champs de bataille, c’est humblement qu’au nom de la République française et du chef de l’Etat François Hollande je me tiens devant vous pour exprimer la solidarité et le soutien du peuple français », a déclaré la ministre en s’adressant aux femmes présentes.

Selon elle, « soigner les conséquences des violences ne suffit pas, il faut s’attaquer aux causes à savoir la guerre qui fait du corps de la femme un objet militaire, c’est pourquoi la France a soutenu la résolution 2098 des Nations Unies(. . . ) et ne ménagera pas ses efforts pour que soit respectée l’intégrité territoriale de la RDC ».

Les deux femmes, arrivées dimanche soir en RDC, sont allées lundi à Bukavu visiter cet hôpital ainsi que la « Cité de la joie », un centre d’accueil pour femmes installé dans la capitale du Sud-Kivu.

Elles sont attendues mardi à Bujumbura pour un colloque sur « le rôle des femmes dans la Région des Grands Lacs » organisé par Mary Robinson, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la Région des Grands Lacs.

Depuis 20 ans, les viols et violences sexuelles se multiplient dans l’est de la RDC en proie à des troubles récurrents en raison de la présence d’une centaine de groupes armés locaux que l’armée régulière n’arrive pas à défaire malgré l’appui des Nations unies.

Jeuneafrique.com avec AFP

RD Congo: 19 blessés dans des affrontements interethniques à Bukavu

mai 24, 2013

BUKAVU (RDCongo) – Dix-neuf personnes, dont deux policiers, ont été blessées vendredi matin au cours d’affrontements interethniques à Bukavu, capitale de la province instable du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source policière.

Au moins 15 personnes, ont été blessées ce matin dans des affrontements entre civils Bukavu. Au moins 2 policiers ont également été blessés dans les affrontements, a déclaré vendredi à l’AFP le général Gaston Lunzembo, commissaire de police au Sud-Kivu.

Des sources hospitalières ont affirmé à l’AFP que deux autres civils été blessés, faisant passer le bilan à 19.

Selon des témoins, les heurts se sont déroulés dans un quartier de la commune d’Ibanda, siège de nombreuses activités administratives.

Tout a commencé tôt ce matin, vers 05h00 (03h00 GMT), quand un groupe de jeunes de l’ethnie banyamulenge ont barricadé la principale artère, empêchant ainsi les élèves de se rendre à l’école et bloquant toutes les autres activités, a expliqué un témoin à l’AFP.

Tout est parti d’une dispute ce jeudi tard dans la soirée, quand un Congolais a blessé un autre Congolais de l’ethnie banyamulenge. C’est pour venger l’un des leurs qu’ils (les Banyamulenge) ont placé des barricades tôt ce matin, a-t-il ajouté.

Vendredi, plusieurs personnes ont dit à l’AFP qu’une église où prient des fidèles banyamulenge avait été brûlée et pillée dans la matinée.

Par crainte de la situation, plusieurs écoles ont renvoyé les élèves à la maison, a confié Donat Ngangu, un parent accompagné de ses 2 enfants qu’il venait de récupérer au collège Alfajiri.

Chaque camp a recouru à ses frères dans les affrontements à l’arme blanche, qui frisent la haine ethnique et qui font craindre un chaos dans l’avenir si les autorités n’y prennent pas garde, s’est inquiété auprès de l’AFP un membre de la société civile, qui a requis l’anonymat.

En début d’après-midi, un calme relatif règnait à Bukavu.

Dans la commune d’Ibanda, la police mène des patrouilles. Une réunion s’est ouverte en la résidence du gouverneur de la province, Marcellin Cishambo, avec notamment les chefs des deux groupes impliqués dans les affrontements.

Les Banyamulenge sont des Tutsis congolais d’origine rwandaise. Leur nationalité congolaise a souvent été remise en cause par le pouvoir de Kinshasa Depuis les années 1990, la question des Banyamulenge, et des Tutsis plus largement, est au coeur de nombreuses problématiques politico-militaires, dans les deux provinces du Kivu.

Romandie.com avec (©AFP / 24 mai 2013 14h51)