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Variante du coronavirus : premier cas détecté en Suède

décembre 26, 2020

Des cas confirmés du variant britannique ont aussi été signalés en Espagne, en France, en Allemagne, au Danemark et au Liban.

Un premier cas de contamination à la nouvelle variante du coronavirus circulant au Royaume-Uni a été détecté en Suède, ont annoncé ce samedi 26 décembre les autorités sanitaires.

La variante a été détectée «sur une personne qui a voyagé depuis le Royaume-Uni», a indiqué l’Agence de santé publique suédoise dans un communiqué. Il s’agit «d’un premier cas isolé» dans le pays.

«Ce n’était pas inattendu. Nous savons que cette variante existe au Royaume-Uni depuis septembre et qu’elle a également été signalée dans d’autres pays d’Europe sous la forme de cas isolés», a expliqué Karin Tegmark Wisell, l’une des responsables de l’agence, citée dans le communiqué.

La Suède a prolongé mercredi et jusqu’au 31 décembre la suspension des vols en provenance du Royaume-Uni après l’apparition de cette nouvelle souche jugée par les autorités britanniques plus contagieuse.

Des cas confirmés du variant britannique ont aussi été signalés samedi 26 décembre en Espagne (quatre cas), après déjà l’annonce vendredi 25 décembre de personnes contaminées en France, en Allemagne et au Liban. Au Danemark, pays voisin de la Suède, les autorités sanitaires ont annoncé plus tôt cette semaine avoir enregistré un total de 33 cas de contamination par ce même variant du virus Covid-19.

«Les nouveaux chiffres indiquent qu’il y a maintenant une infection sociétale au Danemark avec la variante anglaise. Cependant, c’est à un niveau bas», a indiqué l’institut danois chargé des maladies SSI. Les autorités danoises soulignent qu’elles ont de meilleures capacités de séquençage que la plupart des autres pays, et donc de plus grandes chances d’identifier des cas.

Par Le Figaro avec AFP

Record de patients hospitalisés pour le COVID-19 en Suède

décembre 14, 2020

RECORD DE PATIENTS HOSPITALISÉS POUR LE COVID-19 EN SUÈDE

© Reuters/TT NEWS AGENCY

STOCKHOLM (Reuters) – La Suède, dont l’approche relativement accommodante de la pandémie a attiré l’attention du monde entier, a signalé lundi un record absolu du nombre de patients atteints du COVID-19 hospitalisés dans le pays, selon les calculs de la télévision suédoise.

La chaîne publique Sveriges Television (SVT) a rapporté que 2.389 patients, incluant ceux en soins intensifs, recevaient un traitement hospitalier lundi, soit 65 personnes de plus qu’au plus fort de la première vague épidémique le 20 avril dernier.

SVT a toutefois précisé que trois des 21 régions suédoises n’avaient pas mis à jour lundi leurs statistiques et qu’elle avait donc utilisé les derniers chiffres communiqués des territoires en question.

Le Conseil national suédois de la santé et du bien-être chargé de compiler les statistiques sanitaires n’a pas pu immédiatement confirmer les calculs de la chaîne de télévision.

Contrairement à la plupart des pays européens, la Suède a choisi de ne pas confiner ses habitants pour s’appuyer sur leur responsabilité individuelle. Son taux de mortalité est beaucoup plus élevé que celui de ses voisins nordiques mais est notamment plus faible qu’en Espagne ou en Grande-Bretagne.

Avec Reuters par (Johan Ahlander ; version française Juliette Portala, édité par Jean-Michel Bélot)

La Suède reconnaît les failles de sa stratégie contre le coronavirus

juin 3, 2020

 

Pour la première fois depuis le début de la pandémie du nouveau coronavirus, la Suède a reconnu que ses mesures contre le virus auraient pu être meilleures.

© News Agency/Henrik Montgomery via REUTERS
En Europe, la Suède a fait figure d’exception en choisissant de ne pas confiner sa population contre le COVID-19. Le confinement strict comme la France a connu par exemple n’a pas été appliqué. Les écoles primaires, cafés, bars, restaurants et magasins sont restés ouverts car le pays comptait sur l’immunité collective pour contrer le virus, c’est-à-dire que la propagation du virus s’enraye d’elle-même lorsqu’un seuil de contamination – et donc de personnes immunisées – est atteint. Alors que cette méthode a été vivement critiquée dans le pays et à l’international, l’épidémiologiste de l’Agence de santé publique suédoise Anders Tegnell a reconnu pour la première fois les failles de l’approche suédoise face à une mortalité «vraiment» trop élevée. «Si nous devions rencontrer la même maladie avec tout ce que nous savons aujourd’hui sur elle, je pense que nous finirions par faire quelque chose entre ce que la Suède et le reste du monde ont fait», a-t-il déclaré mercredi sur les ondes de Sveriges Radio.

Une commission d’enquête pour dresser le bilan du « modèle » suédois

Mercredi 3 juin, 38 589 cas de coronavirus avaient été détectés en Suède depuis le début de la crise sanitaire, et 4 468 personnes sont décédées des suites de la maladie, selon les autorités sanitaires. Par comparaison, les voisins scandinaves Danemark et Norvège -qui se sont confinés et qui comptent moitié moins d’habitants que la Suède- déplorent respectivement 580 et 237 morts du coronavirus. «Il est clair qu’il y a un potentiel d’amélioration dans ce que nous avons fait en Suède [contre le virus]. Il serait bien de savoir plus précisément ce que l’on doit stopper pour mieux prévenir la propagation de l’infection», a ajouté Anders Tegnell. Pour protéger sa population, le gouvernement suédois en avait appelé à la «responsabilité» de chacun, au respect des gestes barrière et avait encouragé le télétravail. Parmi les mesures restrictives prises, l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes, la suspension des visites dans les maisons de retraite et la fermeture des lycées et universités. Face à la pression de l’opposition, le gouvernement suédois a fait savoir lundi qu’il confierait avant l’été à une commission d’enquête la tâche d’analyser la stratégie du pays pour lutter contre la pandémie.

Avec Parismatch

La Suède extrade vers les États-Unis un Chinois accusé de blanchiment d’argent

juin 2, 2020

 

La Suède a extradé vers les Etats-Unis un ressortissant chinois accusé d’avoir blanchi plusieurs millions de dollars, a annoncé ce mardi son avocat suédois, un an après le rejet de son extradition vers la Chine où il est accusé de détournements.

Selon la justice américaine, Qiao Jianjun aurait blanchi «des millions de dollars de produits liés à des transactions frauduleuses par l’intermédiaire de banques en Chine, à Hong Kong et à Singapour» lorsqu’il était cadre de l’administration d’Etat des céréales en Chine – poste qu’il a occupé entre 1998 et 2011. Une partie de cet argent aurait servi à acheter deux propriétés près de Los Angeles, détaille le département de la Justice dans un communiqué. Il est également accusé de fraude à l’immigration.

Contacté par l’AFP, l’avocat suédois Henrik Olsson Lilja a expliqué ce mardi que son client a été extradé vendredi dernier vers les Etats-Unis, où il a régulièrement résidé depuis son départ de Chine en 2011, avant de s’installer en Autriche puis en Suède. Qiao Jianjun conteste les accusations de blanchiment portées contre lui. En juillet 2019, la Cour suprême suédoise avait rejeté une demande d’extradition vers la Chine de ce ressortissant chinois accusé là-bas de détournement de fonds publics, au motif qu’il y risquait la torture et la peine capitale.

200 millions de Yuans

En Chine, Qiao Jianjun est soupçonné par la justice de la province du Henan (centre) d’avoir détourné jusqu’à 200 millions de yuans (26 millions d’euros) entre 2008 et 2011, selon des documents remis par les autorités chinoises à la chancellerie suédoise. A l’époque, il disait contester les accusations de détournement de fonds le visant et affirmait être dans le viseur de Pékin depuis son adhésion en 2010 au Parti démocrate chinois, interdit.

Si la Cour suprême du pays scandinave estimait qu’il existait des éléments à charge sérieux à son encontre, «son extradition ne peu(vait) intervenir (…) en raison du risque de persécution dû à ses activités politiques et de traitements contraires à la Convention européenne des droits de l’Homme». Pour son avocat, les autorités suédoises «n’ont pas approuvé la demande (d’extradition) de la Chine mais aux Etats-Unis, il est soupçonné de blanchiment d’argent sur la base de supposés délits commis en Chine», a-t-il tempêté mardi. Et de poursuivre: «cela va être jugé aux États-Unis lors un procès et ils vont, espérons-le, exiger de meilleures preuves que celles des autorités chinoises qui disent simplement qu’il s’agit là de fonds illicites».

En Suède, l’extradition de ressortissants étrangers est du ressort du gouvernement mais celui-ci est tenu de suivre les arrêts de la Cour suprême. Qiao Jianjun avait été arrêté et placé en détention en Suède en juin 2018 à la demande de la justice chinoise. Remis en liberté le 19 juin 2019, il a de nouveau été arrêté une semaine plus tard dans le cadre d’une autre procédure lancée par les Etats-Unis.

Par Le Figaro avec AFP

Face au coronavirus, la réponse de la Suède met en danger ses minorités

avril 13, 2020
© Getty

La Suède s’attaque fièrement à la pandémie d’une façon qui diffère de la quasi-totalité des autres pays riches. Peu de commerces ont fermé, les rassemblements publics n’ont pas été interdits et seuls les plus vulnérables sont encouragés à rester chez eux. Des militants soulignent toutefois que cette approche fait courir des risques plus élevés de contamination et de mortalité aux minorités ethniques présentes dans le pays.

Le royaume compte actuellement plus de 10 000 contaminations confirmées et près de 900 morts selon le bilan de ce samedi 11 avril, à cause de la COVID-19, la maladie infectieuse respiratoire causée par le coronavirus. Si le gouvernement n’a pas rendu public de décompte par ethnicité, des chercheurs suédois soulignaient fin mars un «taux extraordinairement élevé» de mortalité parmi la population somalienne. Des statistiques récentes semblent aussi indiquer un nombre disproportionné d’infections dans des quartiers de Stockholm – épicentre de l’épidémie – où résident de nombreuses personnes d’origine étrangère. Sur les 15 premières personnes à avoir succombé au coronavirus dans la capitale et ses environs, six étaient en effet d’origine somalienne, un groupe ethnique qui ne représente même pas 1% de la population de cette zone.

Quand le virus a commencé à se propager en Suède, de nombreuses personnes issues de minorités ont poursuivi une vie normale. Et pour cause: elles ignoraient que le gouvernement avait émis des recommandations contraires. Si elle est connue pour sa généreuse politique d’accueil des réfugiés et son régime de protection sociale, la Suède a, dans un premier temps, peu communiqué sur la pandémie dans des langues autres que le suédois. Or il se trouve que ce n’est pas la langue maternelle de milliers de citoyens, dont les Somalis. Les actions du gouvernement n’ont pas pris en compte les différences culturelles se jouant au sein d’une nation où le nombre de migrants et de demandeurs d’asile a augmenté ces dernières années.

Les conséquences, en termes de santé publique, de la diffusion d’un message en une seule langue pourraient servir d’avertissement au reste du monde. Un parallèle pourrait également être dressé entre la Suède et les rapports détaillés publiés par d’autres pays, comme les États-Unis, qui montrent que le nouveau coronavirus touche les minorités de façon disproportionnée.

 

Par ailleurs, la situation pourrait donner un essor néfaste aux partisans anti-immigration qui sévissent sur place. Si les Suédois se mettent à penser que les groupes n’étant pas identifiés comme ethniquement suédois sont davantage porteurs de la maladie, ce sera du pain bénit pour les mouvances d’extrême droite. Ces dernières années, celles-ci ont déjà rencontré un certain succès en entretenant auprès de leurs partisans un sentiment de peur à l’encontre des migrants.

Comme le rapporte le magazine antiraciste Expo, on trouve sur des groupes Facebook pro-«Démocrates de Suède» (extrême droite), l’un des partis politiques les plus importants du pays actuellement, des commentaires se satisfaisant des premières informations faisant état d’un taux de mortalité disproportionné parmi les Suédois d’origine somalienne.

«Un virus chinois qui tue des musulmans africains en Suède: voilà ce qui se passe quand on ouvre ses frontières», a tweeté un blogueur norvégien du nom de Fjordman, à qui l’islamophobe Anders Behring Breivik, auteur d’un massacre en 2011, a fait référence de nombreuses fois.

«Nous sommes conscients que (…) nous interagissons les uns avec les autres d’une manière qui n’est pas celle des Suédois d’origine. Nous adorons nous retrouver, partager des moments en famille et nous avons une culture différente vis-à-vis des personnes âgées: nous les voyons toutes les semaines», explique-t-il.

Selon les statistiques de la Commission européenne, plus de la moitié des foyers suédois sont constitués d’une seule personne. Les Suédois issus des minorités indiquent que ce n’est pas le cas dans leurs cercles.

«Le gouvernement suédois devrait adopter un autre regard sur les différents groupes présents en Suède», ajoute Gunay Raheb.

Kino, lui aussi chrétien syriaque, et des bénévoles issus de l’agence de marketing Bright Mind Agency ont lancé la campagne Tell Corona, qui propose des vidéos sur le coronavirus en syriaque, somali, roumain, arabe et d’autres langues.

«Le gouvernement recommande aux gens de rester à la maison, mais quand les personnes issues des minorités voient que les bus en ville sont bondés, elles ne comprennent plus: comment un bus peut-il être plein alors que le gouvernement nous dit de ne pas nous rendre dans notre café habituel?», souligne-t-il.

Il ajoute que des amis continuent de lui proposer de se voir alors que son oncle, qui est prêtre, et sa tante se battent contre le virus sur leur lit d’hôpital.

Le pays tente actuellement d’améliorer sa réponse au coronavirus. Les autorités suédoises ont intensifié leurs communications à l’attention des minorités et le royaume réfléchit à des standards de confinement plus stricts qui pourraient réduire les écarts en termes d’exposition et de risques de ses citoyens.

Les hôpitaux ont, eux, déjà mis en place des mesures pour combler les différences culturelles. On trouve dans leurs équipes des personnes parlant différentes langues ainsi que des traducteurs dédiés, indique Mariana Hannah au HuffPost.

L’infirmière se dit globalement satisfaite de la stratégie de son gouvernement, y compris au niveau du soutien apporté aux professionnels du secteur médical. Selon elle, les autorités seront un jour en mesure d’établir si les divisions sociales ont constitué un problème grave lors de cette crise – et donc, de présenter leurs excuses – étant donné qu’elles font face à un problème qui est, en fin de compte, national plutôt que lié à des communautés spécifiques.

«C’est un petit pays qui essaye constamment de s’améliorer», nous explique-t-elle. «Je pense que lorsque le gouvernement fera un bilan, il devra peut-être réexaminer sa politique auprès des minorités, mais c’est une étape qui viendra plus tard.»

Pour le moment, «je me sens en sécurité», confie-t-elle. «Mais lorsque je me projette, j’ai peur. (…) Les équipements de protection risquent d’être en rupture de stock dans deux mois.»

 

HuffPost américain traduit par Laura Pertuy pour Fast ForWord publié dans HuffPost France avec Akbar Shahid Ahmed

Suède: une explosion touche un immeuble dans le centre de Stockholm

janvier 13, 2020

Une explosion d’origine indéterminée a frappé un immeuble résidentiel du centre de Stockholm dans la nuit de dimanche à lundi, sans faire de blessés, ont annoncé lundi les autorités en Suède qui connaît depuis plusieurs mois une vague d’explosions criminelles.

Des images diffusées dans la nuit montrent une façade d’immeuble dégradée, sa porte d’entrée démolie et des vitres explosées. Plusieurs voitures à proximité de bâtiment ont également été touchées par la déflagration dans le très huppé quartier d’Östermalm. «A ce stade, il n’est pas possible de dire si l’explosion s’est produite à l’intérieur ou à l’extérieur de l’immeuble», a déclaré une porte-parole de la police aux médias locaux.

Les autorités ont reçu l’alerte vers 01h00 locales et ont ensuite évacué l’immeuble. Une enquête préliminaire a été ouverte pour déterminer les causes de l’explosion. Peu après l’incident, une autre explosion s’est produite vers 03h00 locales à Uppsala, à 70 kilomètres au nord de Stockholm. Aucun lien n’a été établi pour l’heure entre les deux événements.

Classée parmi les nations plus riches et les plus prospères du monde, la Suède connaît un niveau de violences faible par rapport aux autres pays occidentaux. Mais le royaume scandinave est aux prises avec une relégation croissante de certaines catégories sociales et les écarts socio-économiques se creusent plus que dans n’importe quel autre Etat membre de l’OCDE. Dans les grandes villes, et de plus en plus dans les villes moyennes, des bandes souvent liées au trafic de drogues sévissent et se livrent une guerre sanglante.

Outre les fusillades qui font chaque année plusieurs dizaines de morts et de blessés, les groupes rivaux utilisent désormais de façon quasi ordinaire des engins explosifs, grenades à main ou thermos bourrés de poudre. Entre janvier et octobre 2019, les démineurs sont intervenus pour 99 explosions, soit le double par rapport à l’année précédente à la même époque, et 76 engins non explosés.

Par Le Figaro avec AFP

 

Suède : le parquet abandonne les poursuites pour viol contre Julian Assange

novembre 19, 2019

Si la partie civile ne fait pas appel de cette décision, près de dix années de procédure se concluront par un constat d’échec pour la justice suédoise qui ne sera pas parvenue à faire comparaître Julian Assange, réfugié depuis 2012 et jusqu’à son arrestation en avril dernier à l’ambassade d’Equateur à Londres.

Le parquet suédois a annoncé mardi l’abandon des poursuites pour viol contre Julian Assange, le fondateur de Wikileaks accusé par une femme de l’avoir agressée en Suède en 2010. «J’ai convoqué cette conférence de presse pour annoncer ma décision de classer sans suite l’enquête» visant l’Australien, a annoncé la procureure en chef adjointe, Eva-Marie Persson. «Tous les actes d’enquête ont été épuisés (…) sans apporter les preuves requises pour une condamnation», a-t-elle ajouté.

Si la partie civile ne fait pas appel de cette décision, près de dix années de procédure se concluront par un constat d’échec pour la justice suédoise qui ne sera pas parvenue à faire comparaître Julian Assange, réfugié depuis 2012 et jusqu’à son arrestation en avril dernier à l’ambassade d’Equateur à Londres. «Beaucoup de temps s’est écoulé depuis les faits avec pour conséquence d’affaiblir les éléments de preuve (…) au point que j’ai décidé de classer l’enquête sans suite», a annoncé la procureure en chef adjointe, Eva-Marie Persson, au cours d’une conférence de presse à Stockholm.

En août 2010, la plaignante suédoise accusait l’Australien d’avoir engagé un rapport sexuel pendant qu’elle dormait et sans préservatif, alors qu’elle lui avait refusé tout rapport non protégé à plusieurs reprises. Julian Assange, qu’elle avait alors rencontré lors d’une conférence de WikiLeaks, à Stockholm, a toujours nié les faits de viol et martèle que la plaignante était consentante et qu’elle avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

Peur d’une extradition aux Etats-Unis

L’enquête suédoise avait été classée une première fois en 2017 faute d’entrevoir la sortie du mis en cause de l’ambassade équatorienne avant la prescription des faits, mais rouverte en mai dernier après son interpellation par la police britannique le 11 avril. Depuis près d’une décennie, le fondateur de WikiLeaks – qui a publié des centaines de milliers de documents confidentiels – et ses soutiens n’ont eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à le faire extrader vers les États-Unis, qui l’accusent d’espionnage. Officiellement, c’est la raison pour laquelle l’Australien s’était réfugié en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. Détenu dans une prison de Londres, Julian Assange est sous la menace d’une extradition vers les États-Unis où il encourt une peine allant jusqu’à 175 ans d’emprisonnement pour espionnage.

Les autorités américaines lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources au moment de la publication en 2010 de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Le Rapporteur de l’ONU sur la torture, Nils Melzer, a fait part de son inquiétude sur l’état de santé de Julian Assange, affirmant que «sa vie était désormais en danger» et son père, John Shipton, a affirmé début novembre que son fils «risquait de mourir en prison». Lors d’une audience devant la justice le 21 octobre à Londres, Assange est apparu confus et bredouillant. L’audience sur la demande d’extradition doit se tenir en février.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Trump prêt à se porter garant du rappeur ASAP Rocky détenu en Suède

juillet 20, 2019

 

Le président américain Donald Trump a affirmé samedi qu’il était prêt à se porter «personnellement» garant du rappeur américain ASAP Rocky, détenu en Suède, et qu’il l’avait fait savoir au Premier ministre suédois.

«Je viens d’avoir un très bon appel téléphonique avec le Premier ministre suédois Stefan Löfven qui m’a assuré que le citoyen américain ASAP Rocky serait traité équitablement», a écrit le président américain sur Twitter. «Je lui ai assuré qu’ASAP ne risquait pas de fuir et j’ai offert de me porter personnellement garant pour sa remise en liberté sous caution ou toute alternative», a-t-il ajouté. «Nos équipes vont continuer à se parler, et nous avons convenu de rediscuter dans 48 heures!», a précisé Donald Trump.

Selon un porte-parole du Premier ministre suédois Stefan Löfven, la conversation, «amicale et respectueuse», a duré une vingtaine de minutes, au cours desquelles il a rappelé au locataire de la Maison Blanche que la justice de son pays était indépendante de l’exécutif. «Le Premier ministre a tenu à souligner que la justice suédoise, le parquet et les tribunaux sont totalement indépendants», a indiqué Toni Eriksson dans un communiqué transmis à l’AFP. «Tous les citoyens sont égaux devant la loi, et le gouvernement n’a ni le pouvoir ni l’intention d’essayer d’influer sur la procédure judiciaire» visant ASAP Rocky, a-t-il ajouté.

ASAP Rocky, 30 ans, de son vrai nom Rakim Mayers, est soupçonné d’agression après une rixe le 30 juin à Stockholm. Il a été placé en garde à vue le 3 juillet dans la capitale suédoise à l’issue d’un concert, avec trois autres personnes. Un tribunal a ensuite souligné qu’il présentait «un risque de fuite» et un procureur a demandé vendredi son maintien en détention jusqu’au 25 juillet. Il encourt jusqu’à deux ans de prison.

Sa situation est revenue aux oreilles de Donald Trump, à qui la vedette de téléréalité Kim Kardashian, qui a été plusieurs fois reçue à la Maison Blanche, a demandé d’intervenir. Vendredi, le président américain avait indiqué sur Twitter avoir également discuté avec le mari de Kim Kardashian, le rappeur Kanye West, «de l’incarcération d’ASAP Rocky». «Tellement de gens voudraient voir cela rapidement résolu!», avait écrit Donald Trump. Originaire de New York (Etats-Unis), ASAP Rocky s’est fait connaître en 2011 avec la sortie d’une compilation intitulée «Live. Love. ASAP». En 2013, il enchaîne avec son premier album «Long. Live. ASAP». Plus de 610.000 personnes ont signé une pétition sur internet #JusticeForRocky appelant à sa libération.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Suède se prononcera le 3 juin sur une éventuelle détention d’Assange pour viol présumé

mai 21, 2019

 

La justice suédoise se prononcera début juin sur un éventuel placement en détention du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, en vue de l’émission d’un mandat d’arrêt européen à son encontre pour un viol présumé commis en Suède en 2010, a indiqué mardi le tribunal d’Uppsala.

L’audience «aura lieu le 3 juin 2019 à 10h00 au tribunal d’Uppsala. La Cour a pris en compte à la fois l’exigence d’une procédure rapide et le droit pour le suspect de préparer sa défense», a annoncé le tribunal en charge de l’affaire, dans un communiqué. Une semaine après la réouverture de l’enquête criminelle, le 13 mai, visant l’Australien, la procureure en charge de l’instruction Eva-Marie Persson a demandé lundi «le placement en détention d’Assange en son absence», une procédure légale en Suède, «en raison de soupçons de viol». Dans la foulée, Eva-Marie Persson avait indiqué que si la demande de placement en détention était acceptée par le tribunal d’Uppsala (est), elle émettrait un mandat d’arrêt européen afin d’obtenir le transfèrement en Suède de Julian Assange.

La réouverture de l’enquête suédoise relance un feuilleton judiciaire qui dure depuis près d’une décennie, pendant laquelle Julian Assange et ses soutiens n’auront eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à le faire extrader vers les Etats-Unis. Il est aujourd’hui inculpé par la justice américaine d’association de malfaiteurs en vue de commettre un «piratage informatique», pour avoir aidé l’ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe et ainsi accéder à des milliers de documents classés secret-défense.

C’est officiellement pour éviter cette extradition que l’Australien s’était réfugié en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. En son absence, et faute de pouvoir faire avancer l’enquête, la justice suédoise avait abandonné les poursuites en mai 2017. L’arrestation de l’Australien le 11 avril à Londres avait ravivé l’espoir de la plaignante et de son avocate de le voir remis à la Suède en vue d’un procès avant la prescription échéant en août 2020. Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, la plaignante accuse l’Australien d’avoir engagé un rapport sexuel, pendant qu’elle dormait et sans préservatif, alors qu’elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé, des faits que l’intéressé a toujours nié. Début mai, Julian Assange, 47 ans, a été condamné à 50 semaines de prison par un tribunal britannique pour violation de ses conditions de liberté provisoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Suède: À Oslo, la « guerre à la voiture » est lancée

septembre 24, 2018

Des transats plutôt que des 4×4… Bien décidée à prendre un tournant écolo, Oslo chasse l’automobile de son centre-ville lentement mais sûrement, ulcérant certains qui y voient une « guerre à la voiture » liberticide.

« Il faut rendre la ville aux gens, que les enfants puissent jouer en sécurité, que les personnes âgées aient des bancs où s’asseoir », plaide Hanna Marcussen, assise sur la place pavée de la mairie, elle-même fermée depuis peu à la circulation.

« Et, pour ça, il faut supprimer la voiture qui prend une place disproportionnée », affirme la conseillère municipale écologiste en charge du développement urbain.

Certes, ce n’est pas l’interdiction totale de circuler dans le centre d’ici 2019 initialement envisagée — et préventivement dénoncée par une élue comme « un mur de Berlin contre les automobilistes ».

Mais Oslo a imaginé une série de mesures tout aussi dissuasives, à défaut d’être spectaculaires: suppression de 700 places de stationnement, zonage rendant impossible la traversée du centre en voiture, piétonnisation de rues, renchérissement des péages urbains…

Résultat: le trafic, y compris les très populaires voitures électriques, est réduit à sa portion congrue dans une zone de 1,9 km2 de l’hypercentre, où environ 5.500 personnes vivent et 120.000 travaillent.

« En 2020, on aura supprimé l’essentiel des voitures particulières du centre-ville. En dehors de celles pour handicapés, il n’y en aura plus », affirme Hanna Marcussen.

À la place commencent à bourgeonner les terrasses de café, du mobilier urbain, des pistes cyclables ou encore des stations à vélos.

Désignée « capitale verte de l’Europe » en 2019, Oslo compte purifier son air, gagner en convivialité avec davantage d’activités culturelles et limiter ses émissions de CO2, qu’elle entend réduire de 95% d’ici 2030.

Elle défriche ainsi un sentier qui voit de nombreuses grandes villes comme Paris, Madrid, Bruxelles et Helsinki s’éloigner de la logique du « tout-voiture ».

– « Un endroit très triste » –

Mais tout le monde n’est pas d’accord avec cette évolution.

« Ce qu’il y a de plus tragique dans cette guerre à la voiture, c’est que les responsables politiques s’en prennent à la liberté des personnes et à leur portefeuille », proteste Jarle Aabø.

Ce spécialiste de relations publiques anime la lettre d’information « Oui à la voiture à Oslo », qui regroupe près de 23.000 membres sur Facebook et où les commentaires sont parfois rugueux.

« Ce que les gens redoutent, c’est que le centre d’Oslo meure, qu’il devienne un endroit très triste », assure-t-il, à contrepied de l’argumentaire officiel.

« Je ne sais pas comment tout cela va finir mais je ne crois pas que des cyclistes béats vont venir faire du théâtre de rue et des danses en janvier à -20°C avec de la neige jusqu’aux genoux », souligne-t-il.

Les cyclistes, eux, se réjouissent.

« Ça va être très bien », confie Christopher Olssøn, un photographe qui se déplace à vélo. « La conflictualité est élevée entre automobilistes et cyclistes ».

« Mais si on supprime totalement la voiture, encore faut-il améliorer l’offre de transport collectif au niveau du prix et de la qualité », ajoute-t-il.

C’est là que le bât blesse. À près de six euros le ticket, le transport en commun reste cher et les usagers s’agacent des retards et dysfonctionnements, surtout quand il faut patienter dans un froid glacial.

– Commerçants inquiets –

Et si un peu plus de la moitié des habitants demeurent favorables à un centre-ville « avec le moins de voitures possible », certains commerçants font la grimace.

À deux pas de l’Hôtel de ville, aux abords fermés à la circulation depuis le 1er juin, un magasin de literie est désespérément vide.

« Nos clients se plaignent de ne pas pouvoir venir », explique le propriétaire, Terje Cosma. « On vend des marchandises qu’on ne peut pas porter sous le bras et beaucoup sont donc tributaires d’une voiture ».

Si la boutique était jusqu’en juin en avance par rapport à ses prévisions de chiffre d’affaires, cette avance s’est évaporée depuis.

Deux boutiques voisines ont déjà mis la clé sous la porte. Les clients vont désormais faire leurs achats dans des centres commerciaux en périphérie.

« Restaurants, cafés et bars y gagnent sans doute mais pas les magasins spécialisés. On perd en diversité », regrette M. Cosma.

Mme Marcussen, la conseillère municipale écologiste, se veut elle confiante.

« Voiture ou pas voiture, la morphologie d’un centre-ville changera toujours avec le temps », assure-t-elle. « S’il y a un endroit où je pense vraiment que le commerce continuera de prospérer, c’est dans les centre-villes, où on pourra combiner shopping et sorties culturelles ou au restaurant ».

Romandie.com avec(©AFP / (24 septembre 2018 12h47)