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France: Macron annonce la suppression de l' »exit tax » et suscite la polémique

mai 2, 2018

Emmanuel Macron donne un discours lors de la visite de la Art gallery of New South Wales, à Sydney, le 2 mai 2018 / © POOL/AFP / LUDOVIC MARIN

Le président français Emmanuel Macron a annoncé vouloir supprimer l' »exit tax » payée par les contribuables partant à l’étranger, suscitant une nouvelle salve de critiques sur la politique fiscale du gouvernement, déjà accusé de favoriser les « très riches ».

Un symbole « négatif » pour l’attractivité de l’économie française: voilà comment le chef de l’Etat a justifié, dans un entretien au magazine américain Forbes, la fin de cet impôt mis en place sous Nicolas Sarkozy pour dissuader les patrons d’aller s’installer à l’étranger.

Cette taxe « envoie un message négatif aux entrepreneurs en France, plus qu’aux investisseurs. Pourquoi? Parce qu’elle implique qu’au-delà d’un certain seuil, vous allez être pénalisé si vous quittez le pays », assure M. Macron dans cette interview, accordée en anglais.

« C’est une grave erreur pour nos start-up parce que nombre d’entre elles, considérant la France moins attractive, ont décidé de lancer leurs projets en partant de zéro à l’étranger afin d’éviter cet impôt », ajoute-t-il.

Le chef de l’Etat, qui fait la une du magazine américain sous le titre de « Chef du libre échange », précise vouloir supprimer cet impôt dès l' »an prochain », ajoutant qu' »il n’a pas de sens ».

« Si vous voulez vous marier, vous ne devriez pas avoir à expliquer à votre partenaire: +si tu te maries avec moi, tu ne seras pas libre de divorcer+ », argumente M. Macron, se disant « favorable à l’idée de pouvoir se marier librement et de divorcer librement ».

– « pas intéressant » –

L' »exit tax », instaurée en 2011, impose les plus-values sur des participations détenues par les contribuables qui quittent la France, afin de dissuader le transfert de domicile fiscal à l’étranger.

Cette mesure, qui s’applique aux contribuables ayant passé au moins six ans en France, concerne les personnes détenant un patrimoine en actions et obligations supérieur à 800.000 euros ou au moins 50% du capital d’une entreprise.

« Le message que je veux envoyer aux investisseurs étrangers est que nous baissons l’impôt sur les sociétés », que « nous simplifions tout », assure dans son entretien Emmanuel Macron, qui justifie également son choix par le faible rendement de l' »exit tax ».

Cet impôt n’est « pas particulièrement intéressant pour les finances publiques, il est très petit », estime le président.

Selon les données transmises par Bercy à l’Assemblée nationale, ce prélèvement a rapporté quelque 70 millions d’euros en 2017 à l’Etat. Un chiffre un légère hausse par rapport aux années précédentes, mais inférieur aux 200 millions d’euros attendus lors de sa création.

L’annonce d’Emmanuel Macron n’a toutefois pas manqué d’alimenter la polémique, dans un contexte compliqué pour le gouvernement, accusé depuis la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) de favoriser « les riches » et les « très riches ».

– un choix « affligeant » –

« En décembre la fin de l’ISF et la +flat tax+ devaient servir l’investissement en France. Qui croira encore à cette fable? Même l’évasion fiscale n’est plus découragée », a dénoncé sur Twitter le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

« Avec Emmanuel Macron, c’est encore et toujours +exit la taxe+ pour les plus fortunés (…) qui pourront désormais s’exiler fiscalement en toute impunité », a abondé le député PS Boris Vallaud, Alexis Corbière (LFI) dénonçant de son côté un choix « affligeant… et ô combien significatif ».

Même son de cloche à droite, notamment chez les souverainistes. « Macron a définitivement choisi son camp: celui des plus privilégiés », a jugé dans un communiqué Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes.

« Encore une taxe en moins pour les exilés fiscaux, les travailleurs peuvent toujours attendre qu’on défiscalise leurs heures supplémentaires », a ajouté le président de Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan.

Contacté par l’AFP, l’ex-secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert s’est dit pour sa part « choqué » par le choix d’Emmanuel Macron, s’interrogeant également sur le calendrier de cette annonce, « effectuée le 1er mai », « soit le jour de la fête du Travail ».

« L’argument selon lequel cette taxe rapporterait peu d’argent ne tient pas », assure l’ancien député socialiste, qui attribue le faible rendement de l' »exit tax » à son effet « dissuasif ». « Au moment où tout le monde parle de lutter contre l’évasion fiscale, il semble incompréhensible de la supprimer », ajoute M. Eckert, pour qui le dispositif bénéficiait d’un « relatif consensus politique ».

Romandie.com avec (©AFP / 02 mai 2018 14h57)                  

Un français sur quatre envisage de supprimer son compte Facebook (sondage)

avril 12, 2018

Paris (France) – Un Français sur quatre envisage de supprimer son compte Facebook selon un sondage Ifop qui sera publié vendredi dans le Parisien Magazine, après le scandale « Cambridge Analytica » accusée d’avoir recueilli sans leur consentement les données de millions d’usagers du réseau social.

En outre, deux tiers des Français ne font pas confiance à Facebook, selon ce même sondage.

Les autres réseaux sociaux n’ont pas davantage la cote puisque les sondés sont 74% à ne pas faire confiance à Snapchat et Twitter et 72% à Instagram.

Un tiers d’entre eux affirment envisager de fermer leur compte Twitter contre 22% pour Snapchat et 19% pour Instagram.

Cette défiance envers les réseaux sociaux s’explique principalement par la crainte de voir utiliser ses données personnelles (65%) et pour le risque d’escroquerie et d’arnaque (38%).

La société britannique Cambridge Analytica a récupéré à leur insu les données personnelles de près de 3 millions de personnes résidant dans l’UE.

Le plus gros réseau social du monde estime à 87 millions le nombre d’utilisateurs dont les données personnelles sont arrivées entre les mains de l’entreprise d’analyse de données qui a travaillé ensuite pour la campagne du candidat républicain Donald Trump à la présidentielle américaine de 2016.

Mardi, Mark Zuckerberg a présenté ses excuses personnelles pour ne pas avoir compris à temps à quel point Facebook pouvait être détourné de bien des façons.

Selon le sondage Ifop, 73% des Français affirment avoir entendu parler de l’affaire, mais 34% reconnaissent ne pas savoir précisément de quoi il s’agit.

Facebook reste de loin le réseau social le plus utilisé par les Français: 63% d’entre eux possèdent un compte contre seulement 22% pour Twitter, 21% pour Instagram et 18% pour Snapchat.

Enquête réalisée en ligne les 27 et 28 mars auprès d’un échantillon de 1.013 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Romandie.com avec (©AFP / 12 avril 2018 17h28)                                            

Le géant pharmaceutique Teva va supprimer 14.000 emplois

décembre 14, 2017

Des employés du géant des médicaments génériques Teva manifestent contre les suppressions d’emplois devant l’usine du groupe à Kiryat Shmona dans le nord d’Israël. / © AFP / JALAA MAREY

Le groupe israélien Teva, numéro un mondial des médicaments génériques confronté à de sérieuses difficultés financières, a annoncé jeudi la suppression de 14.000 emplois dans le monde au cours des deux prochaines années, soit 25% de ses effectifs.

L’ancien fleuron de l’industrie israélienne, qui se débat depuis des mois avec les retombées de décisions managériales passées et des circonstances défavorables, a présenté jeudi un plan de restructuration douloureux devant lui permettre de faire 3 milliards de dollars d’économies d’ici à fin 2019.

« Ce plan est crucial pour restaurer notre sécurité financière et stabiliser nos affaires », dit le PDG du groupe, Kare Schultz, dans une lettre aux employés publiée par la Bourse de Tel-Aviv.

Dans cette lettre, il souligne l’acuité de la situation pour un groupe dont la dette est chiffrée à 35 milliards de dollars. La priorité est de « maintenir la continuité de nos affaires et de mettre en oeuvre la restructuration », dit-il.

« Une stratégie à long terme viendra plus tard dans l’année. A court terme nous devons nous concentrer sur la nécessité de générer de la trésorerie, assurer des revenus à court terme et le service de notre dette ».

Teva va se séparer de 14.000 employés sur deux ans, sans tenir compte de l’impact que pourraient avoir de futures cessions d’unités du groupe. La majorité des licenciements est prévue en 2018, « tous les secteurs et toutes les régions (du monde) seront affectées », souligne le PDG dans son courrier.

Teva va fermer ou céder « un nombre significatif de sites de production aux Etats-Unis, en Europe, en Israël et sur les marchés de croissance ». Les centres de recherche et développement, le siège et différents bureaux à travers le monde seront également touchés.

– Grève annoncée –

Le groupe n’a pas fourni de décompte par pays.

En Israël, le chef de la centrale syndicale Histadrout, Avi Nissenkorn, a rencontré la direction de Teva et affirmé que 1.750 salariés allaient perdre leur emploi dans le pays (1.250 en 2018, 500 en 2019).

L’un des sites de production israéliens doit être fermé, ce qui est « inacceptable », a-t-il dit, ajoutant que la centrale appelait à la grève dans tout le pays dimanche.

Cependant Israël ne représente qu’un peu moins de 7.000 salariés sur les 57.000 dans le monde, dont une large proportion en Europe et, dans une moindre mesure, aux Etats-Unis.

Teva a aussi annoncé la suspension des dividendes sur ses actions ordinaires et sur les certificats de dépôt (American depositary share, ADS, titres de créances), dans le cadre d’un « plan de restructuration complet destiné à réduire de manière significative ses coûts ».

Teva ne versera pas non plus de bonus annuel en 2017, « les résultats financiers étant notablement inférieurs » aux prévisions pour l’année.

Teva se fixe pour objectif d’avoir réalisé d’ici à fin 2018 la moitié du plan d’économies de 3 milliards de dollars.

Le groupe avait déjà annoncé fin novembre réorganiser sa direction et ses structures. Il compte « optimiser son portefeuille de génériques à travers le monde, et plus particulièrement aux Etats-Unis », en ajustant ses prix et en mettant fin à la fabrication de certains produits.

– ‘Management inconsidéré’ –

La chute des prix des génériques est l’une des causes, parmi d’autres, des ennuis de Teva.

Teva a en outre essuyé un rude coup début octobre avec la décision du régulateur américain des médicaments, la FDA, d’approuver la commercialisation d’une version générique du traitement vedette de Teva, le Copaxone, contre la sclérose en plaques.

L’activité de Teva est certes elle-même centrée sur les génériques, mais il détient parallèlement des marques propres, dont le Copaxone représente la moitié des ventes.

Teva continue à subir les conséquences de l’acquisition, largement considérée comme mal avisée, d’Actavis, la branche génériques de l’américain Allergan, pour plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Après des mois de flou à la tête du groupe, la nomination en septembre d’un nouveau PDG, le Danois Kare Schultz, avait été accueillie favorablement par les marchés, avec l’espoir de le voir redresser une entreprise qui représentait à elle seule plus de 1% du Produit intérieur brut israélien.

En Israël, la restructuration a suscité l’émoi.

“Teva nous administre une douloureuse leçon d’ingratitude et de grossièreté », s’est ému le député travailliste Itzik Shmuli, « après avoir bénéficié de milliards de réductions fiscales, ils licencient. La crise est réelle, et elle est surtout due à un management inconsidéré. Maintenant, ils veulent en faire payer le prix aux salariés ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 décembre 2017 15h23)                

Suppression des visas dans la Cemac : qu’est-ce qui va changer ?

novembre 9, 2017

Paul Biya, président du Cameroun, et Idriss Déby Itno, président du Tchad, le 31 octobre à N’Djamena lors du sommet de la Cemac. © DR / Présidence du Cameroun

Réunis à N’Djamena, les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale sont parvenus à régler nombre de dossiers épineux… À commencer par la suppression des visas.

Une conjoncture économique défavorable peut avoir des vertus. En butte à des difficultés budgétaires et en quête de relance, l’Afrique centrale bouge enfin. Le 31 octobre, au cours d’un sommet convoqué à N’Djamena, au Tchad, les chefs d’État ont fait aboutir en quelques traits de plume une pile de dossiers pourtant bloqués depuis plus d’une décennie.

Conséquence, le lendemain, 1er novembre, à la suite des autres pays membres, le Cameroun a été le dernier de la Cemac à supprimer l’exigibilité du visa aux ressortissants des autres pays membres. Ironie de l’histoire, les plus réticents à l’ouverture des frontières, décidée en 2013, le Gabon et la Guinée équatoriale, l’avaient même précédé de quelques jours. Il faut croire que la chute des cours du pétrole a mis en berne la force des égoïsmes nationaux.

Concrètement, qu’est-ce qui va changer ? A priori, c’est la fin de toute sorte de tracasseries policières. Mais attention ! Avant de prendre l’avion, il vaut mieux s’assurer que l’on ne risque pas d’être refoulé à l’arrivée. Le Gabon, la Guinée équatoriale et le Congo réservent le passage de leurs frontières sans visa aux seuls détenteurs de passeports biométriques. Le Tchad, le Cameroun et la République centrafricaine, eux, n’exigent qu’une « pièce d’identité sécurisée » en cours de validité.

Vers la fusion de la Cosumaf et la CMF

Le deuxième dossier épineux enfin tranché concerne la création d’une Bourse des valeurs mobilières commune basée à Douala, au Cameroun, en lieu et place des deux actuels marchés financiers. Au bout de treize années de cacophonie, la Cemac se range aux préconisations de départ formulées par la Banque mondiale et le cabinet européen Roland Berger. Sur ce sujet aussi, la mise en œuvre de la décision politique ne sera pas une sinécure.

Fusionneront pour ne constituer qu’un seul régulateur situé à Libreville

Le processus pourrait être celui envisagé en février 2016 par l’ex-gouverneur de la Beac Lucas Abaga Nchama, qui prévoit une période transitoire de trois ans au cours de laquelle les deux marchés continueraient de fonctionner séparément, tout en harmonisant leurs réglementations. Cela implique des doubles cotations, mais aussi que les intermédiaires soient agréés pour opérer sur les deux places boursières.

À la fin du processus, les deux régulateurs – la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) et la Commission des marchés financiers (CMF) du Douala Stock Exchange – fusionneront pour ne constituer qu’un seul régulateur situé à Libreville.

Problème de financement

Le Cameroun se frotte les mains, lui qui portait à bout de bras son propre marché financier tout en versant à la Cosumaf une cotisation annuelle de 350 millions de F CFA (534 000 euros). En revanche, les salariés de la CMF craignent pour leur emploi dès lors que cette structure est vouée à se fondre dans la Cosumaf. Un fonctionnaire communautaire relativise : « La Cosumaf étant en sous-effectif, elle n’aura a priori aucun mal à les absorber. »

Le retour du FMI peut incidemment donner un coup d’accélérateur à l’intégration économique

À propos de l’éternel problème lié au financement de la communauté, une première mesure audacieuse annule 90 % des arriérés dus au non-reversement par plusieurs pays de la taxe communautaire d’intégration dans les comptes de l’organisation « afin de partir sur de nouvelles bases ».

Le retour du FMI peut incidemment donner un coup d’accélérateur à l’intégration économique, d’autant que, dans les réformes que l’institution mène avec les différents gouvernements, un accent particulier est mis sur la cohérence et la compatibilité avec les lignes directrices du programme de réformes économiques de la Cemac.

Jeuneafrique.com par

États-Unis: Trump supprime des subventions santé pour les plus pauvres

octobre 13, 2017

Donald Trump le 12 octobre 2017 à Washington / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

L’administration de Donald Trump a annoncé jeudi la suppression d’un mécanisme de subventions créé par la loi santé de Barack Obama qui servait à faire baisser le prix des couvertures santé pour les Américains les plus modestes.

Le président américain s’est résigné à emprunter la voie réglementaire après s’être heurté à une impasse au Congrès, qui s’est révélé incapable de voter une abrogation de la grande loi démocrate du président Obama, « Obamacare ».

Son ministère de la Santé a donc annoncé la fin d’un dispositif qui compensait les assureurs privés à hauteur de 7 milliards de dollars en 2017 et 10 milliards prévus en 2018, des sommes dont la disparition pourrait être ressentie de façon importante par les assurés.

Mais on ignorait à partir de quand la mesure prendra effet, et si les tarifs 2018 des assurances seront affectés.

« Au lieu d’essayer de baisser les coûts des soins pour les Américains, on dirait que le président Trump va unilatéralement augmenter le prix des primes d’assurance », ont dénoncé les chefs de l’opposition démocrate du Congrès, Chuck Schumer et Nancy Pelosi. « Trump tentera de se défausser sur la loi santé d’Obama, mais toute la responsabilité lui revient, et il en paiera le prix ».

Le président républicain martèle qu’Obamacare, une réforme coûteuse mais qui a permis de réduire à un niveau bas historique le nombre d’Américains sans couverture maladie, s’écroulera sous son propre poids, critiquant notamment la hausse des prix des assurances pour les personnes qui s’assurent individuellement, sans passer par un employeur.

Cela représente une minorité de la population, mais ces assurés sont frappés de facto par des hausses importantes depuis plusieurs années, car Obamacare a imposé aux assureurs de nouvelles réglementations qui les forcent à couvrir un plus grand nombre de soins de base.

« Obamacare s’est révélée être une loi complètement défaillante », a déclaré le président républicain de la Chambre, Paul Ryan. « La Chambre continuera son travail avec l’administration Trump pour améliorer le système ».

Pour les démocrates, il ne s’agit rien de moins que d’un sabotage par petites touches de l’infrastructure mise en place par Obamacare. Ils dénoncent un détricotage motivé uniquement par des raisons politiques.

Jeudi, Donald Trump a également signé un décret ouvrant la voie à la création de couvertures exemptées des réglementations d’Obamacare, potentiellement de moindre qualité mais donc moins chères, par les compagnies d’assurance privées.

Cette décision ne devrait pas affecter le marché à court terme, mais accentue l’incertitude pour le secteur, qui ne sait d’une année sur l’autre comment évoluera l’environnement réglementaire.

Romandie.com avec(©AFP / 13 octobre 2017 16h07)

Twitter va supprimer 350 emplois dans le monde

octobre 27, 2016

Le site de microblogs américain Twitter, sujet de nombreuses rumeurs de reprise, a annoncé jeudi qu’il allait supprimer 9% de ses effectifs au niveau mondial, soit un peu moins de 350 emplois. Le but est de devenir rentable.

Le restructuration « va se concentrer sur la réorganisation des équipes de vente, partenariats et marketing », souligne dans un communiqué le groupe, qui n’a jamais dégagé de bénéfice net depuis sa création il y a dix ans. « Nous devenons plus stricts sur la façon dont nous investissons dans nos activités et nous nous fixons comme objectif d’aller vers la rentabilité en 2017 », a commenté le directeur financier Anthony Noto.

« Nous avons l’intention d’investir pleinement dans nos priorités absolues, tout en accordant une moindre priorité à certaines initiatives et en simplifiant la façon dont nous opérons dans d’autres secteurs », a-t-il ajouté sans préciser quelles initiatives étaient concernées.

Il y a un an, le groupe avait déjà annoncé le licenciement de quelque 336 employés, réduisant ainsi ses effectifs à l’échelle mondiale d’environ 8%.

Au-dessus des prévisions
Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 8% à 616 millions de dollars (605,13 milllions de francs). Ce résultat est au-dessus des prévisions des analystes qui prévoyaient 606 millions de dollars, a précisé l’entreprise. La croissance était de 20% au trimestre précédent et de 58% l’an dernier.

Le groupe a un peu réduit sa perte nette à 103 millions de dollars contre 132 millions l’an dernier. Mais son bénéfice par action ajusté et hors élément exceptionnel, la référence à Wall Street, ressort à 13 cents (20 cents un an plus tôt) là où les analystes attendaient 9 cents.

A la Bourse de New York, le titre grimpait dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la séance officielle.

Romandie.com avec(ats / 27.10.2016 14h39

Le japonais Fujitsu va supprimer jusqu’à 1800 emplois au Royaume-Uni

octobre 11, 2016

Londres (awp/afp) – Le groupe japonais d’équipements et services informatiques Fujitsu a annoncé mardi prévoir la suppression de 1.800 emplois au Royaume-Uni, pour améliorer sa compétitivité.

« Dans le but de rester compétitif sur le marché », Fujitsu propose plusieurs mesures dont « des changements qui se traduiraient par la réduction d’un maximum de 1.800 emplois au Royaume-Uni », écrit le groupe dans un communiqué adressé à l’AFP, en précisant que cette décision n’était pas liée au Brexit.

Tous les employés concernés bénéficieront d’un accompagnement, ajoute Fujitsu, qui a entamé une consultation avec les représentants du personnel.

Le groupe japonais, présent en Angleterre, au Pays de Galles, en Ecosse et en Irlande du Nord, précise qu’aucun emploi ne sera supprimé jusqu’en 2017.

Fujitsu explique qu’il a engagé un « programme de transformation » qui doit lui permettre de mieux répondre aux attentes de ses clients dans un environnement transformé par l’essor du numérique.

Sur son site internet, le groupe se présente comme le principal employeur japonais au Royaume-Uni et en Irlande, avec 14.000 collaborateurs.

Romandie.com avec(AWP / 11.10.2016 18h28)

Benin : Mention Très Honorable au président Patrice Talon

août 30, 2016

Le Chef de l’Etat béninois, Patrice Talon, a annoncé la suppression du visa d’entrée au Bénin pour tous les Africains affirmant s’inspirer de l’expérience du Rwanda en la matière et promouvoir le tourisme africain et la coopération Sud-Sud.

« M’inspirant de l’expérience du Rwanda, j’ai décidé que le Bénin n’exigera plus de visa aux Africains. La coopération Sud-Sud peut avoir un vrai sens. Mon espoir est que la coopération entre le Rwanda et le Bénin peut servir d’exemple », rapporte le compte twitter officiel de la présidence rwandaise citant le président Patrice Talon.

En mars 2016, les deux pays avaient signé un accord de coopération aérienne établissant la compagnie rwandaise, RwandAir, qui doit rallier à partir du 2 septembre prochain, Cotonou et Kigali via Libreville.

Cette mesure qui va connaître son application, très bientôt, a été prise au cours de la visite officielle de deux jours que le président béninois effectue, depuis lundi, au Rwanda, à l’invitation de son homologue et frère, Paul Kagame (notre photo).

Notons que Patrice Talon ne s’économise pas depuis qu’il est à la tête de l’Etat où il s’est astreint un seul et unique mandat (de cinq ans), causant, parfois le courroux de ses partisans qui n’ont pas la même vision de la chose publique que lui.

Afriqueeducation.com

Burundi: Le petit despote pleure la suppression de l’aide de l’Union européenne

mai 6, 2016

Les exploits de Pierre Nkurunziza méritent d’être connus de tous : 14 journalistes, actuellement, emprisonnés, 4 stations de radio attaquées à la grenade, 5 agressions de journalistes recensées, plus de 100 journalistes, présentement, exilés par peur d’être assassinés par les milices du pouvoir, une information, totalement, monopolisée par les médias d’Etat. Résultat, le Burundi trône à la 156e place sur 180 pays, dans le classement de Reporters sans frontières 2016 de la liberté de presse. Le secteur de la presse n’est pas le seul à être sinistré par le petit despote de Bujumbura. Sa police nationale vient d’annoncer que 451 personnes avaient été tuées, en 2015, pendant les manifestations contre le troisième mandat de Nkurunziza. Ce chiffre est minorité car pour l’opposition, il dépasse le millier de tués par balles ou à l’aide de grenades lancées par des forces hostiles à la démocratie.

Une telle performance pour un chef d’Etat « démocratiquement élu », en juillet 2015, est de nature à faire fuir les meilleurs partenaires, parmi les mieux intentionnés, sauf quand ils sont Chinois.

A cause de ces multiples assassinats orchestrés par le pouvoir pour créer la terreur dans le pays, et restés, tous, impunis, le Burundi n’est plus que l’ombre de lui-même. Pierre Nkurunziza a (peut-être) réussi son hold up électoral (puisqu’il est toujours au pouvoir) mais, son pays n’en est plus un. Les partenaires au développement ne dispensent plus leur aide et ça se sent dans le pays. Surtout, l’Union européenne qui finançait, à elle toute seule, près de la moitié des besoins du Burundi, tous secteurs confondus. Après avoir gardé le silence, à ce sujet, Nkurunziza vient de le déplorer, à haute voix. Il n’en peut plus.

Il a profité de la célébration (en différé) de la fête du travail, lundi, 2 mai, pour déplorer le retrait des Européens dans l’appui de son pays depuis que ce dernier sombre dans des difficultés.

« Nous célébrons cette fête au moment où le monde, et en particulier les pays de la Communauté européenne, au lieu de nous appuyer dans la réalisation des projets que nous avons convenu de réaliser, ensemble, ont opté de nous laisser sombrer seuls. Mais nous n’en mourrons pas, nous vivrons, l’important est de retrousser les manches, de changer de mentalité, d’augmenter la production et de bien la surveiller pour le bien de tous », a-t-il déclaré. Toute honte bue.

Pourquoi, alors, en parler si le Burundi n’en meurt pas et peut s’en passer ?

Pierre Nkurunziza a utilisé la force (militaire et policière) pour se maintenir au pouvoir. A lui de s’en débarrasser s’il pense qu’il n’est plus en mesure de faire ce pour quoi il s’est fait réélire, en briguant un mandat qui ne lui était pas destiné.

Afriqueeducation.com

Pourquoi la fiche sur Nabilla a-t-elle été supprimée de Wikipédia ?

avril 30, 2013

Pas assez encyclopédique 

 

Ce week-end, la fiche Wikipédia de Nabilla a disparu des internets français. Le président de Wikimédia France a expliqué pourquoi la bimbo de NRJ12 n’a pas sa place sur la célèbre encyclopédie en ligne.

Avoir fait le buzz pour un « Allô quoi ?! » n’est visiblement pas suffisant pour avoir droit à sa fiche Wikipédia. Ce week-end, l’article crée par les fans de Nabilla Benattia a été supprimé de l’encyclopédie en ligne. Une décision qui a étonné beaucoup de monde, mais que Rémi Mathis, le président de Wikimédia France, l’association qui s’occupe entre autres de la version française de Wikipédia, assume sur Le Figaro.fr : « Pour accepter un contenu, Wikipédia évalue la notoriété de la personne, pas forcément sur le très long terme mais en tout cas avec un minimum de recul. Cela évite de se contenter de colporter le buzz de la semaine. »

Rémi Mathis précise également que ce n’est pas lui qui a pris la décision de supprimer la fiche Wikipédia de Nabilla, mais par les utilisateurs du site : « La procédure normale sur Wikipédia est que, quand une page ne semble pas forcément entrer dans les critères, elle soit “proposée à la suppression”. Cela permet d’ouvrir un débat au sein de la communauté. Toute personne possédant un compte avec plus de 50 contributions peut participer. Dans le cas de Nabilla, la communauté était assez partagée (44 pour la conservation / 60 pour la suppression). »

Mais ce n’est pas pour ça que Nabilla n’aura jamais droit à sa fiche Wikipédia : « La notoriété de cette personne évolue, reconnaît Rémi Mathis. Dans un an, la communauté pourrait juger que Nabilla mérite un article, sans que personne y trouve alors à redire. » Pour donner un exemple, le président de Wikimédia France rappelle qu’en 2009, l’article sur Justin Bieber avait été supprimé, le jeune chanteur n’entrant à cette époque pas dans les critères du site. « Une procédure parfaitement banale », selon lui, qui n’a rien à voir avec le fait que Nabilla vienne de la téléréalité : « La téléréalité est traitée comme toute autre information, explique-t-il. Et elle peut très bien avoir sa place dans Wikipédia à partir du moment où le phénomène est traité de manière encyclopédique, dans la mesure où il dit quelque chose de notre époque. » Mais pour le moment, le « Allô ?! » semble sonner définitivement creux.

Voici.fr par M.A.