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Le Burkina Faso ordonne la suspension immédiate de RFI « jusqu’à nouvel ordre »

décembre 4, 2022

Après le Mali, le Burkina Faso est le deuxième pays de la région à interdire cette année Radio France Internationale (RFI).

Le capitaine Ibrahim Traoré assiste à la cérémonie du 35e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara à Ouagadougou, le 15 octobre 2022. © OLYMPIA DE MAISMONT / AFP

Le Burkina Faso a ordonné samedi « la suspension immédiate et jusqu’à nouvel ordre » de RFI, lui reprochant notamment d’avoir relayé un « message d’intimidation » attribué à un « chef terroriste », a annoncé le porte-parole du gouvernement burkinabè.

En ayant relayé ce message, RFI « contribue ainsi à une manœuvre désespérée des groupes terroristes en vue de dissuader les milliers de Burkinabè mobilisés pour la défense de la Patrie », indique un communiqué signé du porte-parole, Jean Emmanuel Ouedraogo.

Suspension immédiate

Au début de la semaine, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaïda), avait diffusé une vidéo dans laquelle l’un de ses chefs au Burkina Faso menaçait de s’attaquer à des villages défendus par des Volontaires de la défense de la patrie (VDP), supplétifs civils de l’armée, qui vient d’en recruter 90 000 en trois semaines pour faire face à la recrudescence des attaques jihadistes.

Le gouvernement reproche également à RFI, radio publique française, d’avoir repris dans sa revue de presse de vendredi « une information mensongère, indiquant que: ‘Le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, assure qu’une tentative de coup d’État a visé son pouvoir’ ».À LIREBurkina : la colère très calculée du capitaine Traoré

Le communiqué rappelle que « le 3 novembre dernier, le gouvernement avait déjà exprimé son indignation face à l’attitude tendancieuse des journalistes de ce média (RFI) et leur propension à jeter un discrédit sur la lutte dans laquelle le peuple burkinabè est engagé pour plus de liberté et de dignité ».

« Au regard de tout ce qui précède, le gouvernement a décidé de la suspension immédiate jusqu’à nouvel ordre, de la diffusion des programmes de Radio France Internationale sur toute l’étendue du territoire national », ajoute-t-il.

« Accusations infondées »

La direction de RFI « déplore vivement cette décision et s’élève contre les accusations totalement infondées mettant en cause le professionnalisme de ses antennes », a-t-elle indiqué samedi soir dans un communiqué. « Cette coupure est intervenue sans préavis et sans que ne soient mises en œuvre les procédures prévues par la convention de diffusion de RFI établie par le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso », affirme-elle.

🔴 @RFI DÉPLORE VIVEMENT LA SUSPENSION DE SA DIFFUSION AU BURKINA FASO HTTPS://T.CO/VFVN8GFJ3M VIA @RFI— FRANCE MÉDIAS MONDE (@FRANCE_MM) DECEMBER 3, 2022

Elle ajoute que le groupe France médias monde auquel RFI appartient, « explorera toutes les voies pour parvenir au rétablissement de la diffusion de RFI, et rappelle son attachement sans faille à la liberté d’informer comme au travail professionnel de ses journalistes ». Selon la direction de RFI, la radio est suivie chaque semaine au Burkina Faso « par plus de 40% de la population et plus de 70% des leaders d’opinion ».

MUSELER OU PERSÉCUTER LA PRESSE NE TRANSFORME PAS LE MENSONGE EN VÉRITÉ

Le gouvernement a tenu néanmoins « à réaffirmer à l’opinion nationale et internationale son attachement à la liberté de presse et d’opinion » et « au droit du public à l’information », mais « invite cependant au respect des règles et principes édictés en la matière dans notre pays ».

Le Burkina est le deuxième pays de la région à interdire RFI cette année après le Mali, en mars. « Les nerfs sont à vif, cependant museler ou persécuter la presse ne transforme pas le mensonge en vérité », a estimé Newton Ahmed Barry, journaliste et ancien président de la Commission électorale nationale (CEN).

Par Jeune Afrique (Avec AFP)

Ukraine : Moscou suspend l’accord sur les exportations de céréales après une attaque

octobre 29, 2022
Un champ de blé et une moissonneuse.

L’accord conclu en juillet avait permis d’exporter des millions de tonnes de céréales coincées dans les ports en Ukraine. Photo: Reuters

La Russie a suspendu samedi l’accord sur les exportations de céréales des ports ukrainiens, vitales pour l’approvisionnement alimentaire mondial, après une attaque de drones ayant visé ses navires en Crimée annexée, que Moscou a imputée à l’Ukraine et à la Grande-Bretagne.

L’Ukraine a dénoncé un faux prétexte et appelé à faire pression pour que la Russie s’engage à nouveau à respecter ses obligations pour cet accord conclu en juillet sous égide de l’ONU et de la Turquie, le seul entre Moscou et Kiev depuis le début du conflit.

L’accord céréalier avait permis l’exportation de plusieurs millions de tonnes de céréales coincées dans les ports ukrainiens depuis le début du conflit en février. Ce blocage avait provoqué une flambée des prix alimentaires, faisant craindre des famines.

L’ONU, garant de l’accord, a appelé à le préserver, soulignant qu’il avait un impact positif pour l’accès à l’alimentation de millions de personnes à travers le monde.

Le président russe Vladimir Poutine a multiplié les critiques envers cet accord ces dernières semaines, soulignant que les exportations de la Russie, autre producteur céréalier majeur, souffraient à cause des sanctions.

Moscou a justifié cette suspension par une attaque de drones massive qui a visé samedi matin des navires militaires et civils de la flotte russe de la mer Noire stationnés dans la baie de Sébastopol, en Crimée annexée.

Compte tenu de l’acte terroriste réalisé par le régime de Kiev avec la participation d’experts britanniques contre des navires de la flotte de la mer Noire et des navires civils impliqués dans la sécurité des couloirs céréaliers, la Russie suspend sa participation à la mise en œuvre de l’accord sur les exportations des produits agricoles des ports ukrainiens, a indiqué sur Telegram le ministère russe de la Défense.

Fausses affirmations pour détourner l’attention, dit Londres

Face à ces accusations, la Défense britannique a réagi en dénonçant de fausses informations destinées à détourner l’attention, tandis qu’un responsable ukrainien a suggéré qu’une manipulation négligente d’explosifs par les forces russes était à l’origine de l’incident.

Selon les autorités russes, l’attaque a eu lieu au petit matin samedi avec neuf véhicules aériens sans pilote et sept drones maritimes autonomes, provoquant des dégâts mineurs sur un navire-dragueur de mines et sur le barrage de confinement de la baie de Sébastopol.

La Crimée, annexée en mars 2014 par la Russie, sert de base arrière logistique pour son offensive en Ukraine. Des installations militaires et civiles y ont été visées à plusieurs reprises ces derniers mois.

« La préparation de cet acte terroriste et la formation du personnel militaire du 73e centre ukrainien des opérations maritimes spéciales ont été menées par des spécialistes britanniques basés à Otchakov, dans la région de Mykolaïv en Ukraine. »— Une citation de  Ministère russe de la Défense

Moscou a aussi accusé Londres d’être impliqué dans les explosions ayant endommagé en septembre les gazoducs russes Nord Stream 1 et 2 en mer baltique et a promis de soumettre la question au Conseil de sécurité de l’ONU.

« La Russie a demandé à plusieurs reprises une enquête conjointe sur les attaques […] Le fait que les pays occidentaux aient refusé cette proposition le confirme : ils ont quelque chose à cacher. »— Une citation de  Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe

Le ministère britannique de la Défense a dénoncé une histoire inventée par la Russie pour détourner l’attention de sa gestion désastreuse de l’invasion illégale de l’Ukraine.

Un conseiller du ministre ukrainien de l’Intérieur, Anton Gerachtchenko, a lui assuré sur Telegram que à la suite de la manipulation négligente d’explosifs dans la baie de Sébastopol, quatre navires de guerre de la flotte russe de la mer Noire ont explosé, dont une frégate et un navire de débarquement.

Peu avant l’annonce de la suspension de l’accord céréalier, le ministre russe de l’Agriculture avait une nouvelle fois critiqué le texte à la télévision, accusant les pays de l’UE de s’accaparer les exportations ukrainiennes devant revenir aux pays pauvres. Ces allégations avaient précédemment été démenties par le centre de coordination situé en Turquie.

L’accord sur les céréales, malheureusement, non seulement n’a pas permis de résoudre les problèmes des pays dans le besoin, mais les a même aggravés dans un certain sens, a déclaré Dmitri Patrouchev, promettant de leur livrer gratuitement jusqu’à 500 000 tonnes de céréales russes.

De la fumée autour d'un char ukrainien après un tir.

De la fumée autour d’un char ukrainien après un tir d’obus près de la ligne de front dans la région de Donetsk. Photo: Reuters/Clodagh Kilcoyne

Sur le terrain samedi, l’armée ukrainienne a rapporté des combats dans les régions de Lougansk et de Donetsk dans l’est, notamment près de Bakhmout, la seule zone où les troupes russes ont progressé ces dernières semaines, et des bombardements dans plusieurs autres régions.

Les séparatistes prorusses combattant aux côtés de Moscou et Kiev ont annoncé chacun de leur côté un nouvel échange de prisonniers concernant une cinquantaine de personnes de chaque côté.

Un pont détruit.

Un pont détruit sur la rivière Siverskyi-Donets dans la ville de Sviatohirsk, région de Donetsk. Photo: AP/Andriy Andriyenko

Sur le front Sud, des journalistes de l’AFP ont assisté à des combats d’artillerie dans le village de Kobzartsi, la dernière localité côté ukrainien avant la ligne de contact avec les Russes.

Ça peut mal tourner par là. Mais nous savons qu’ils souffrent bien plus de leur côté que du nôtre, a assuré un soldat ukrainien, Oleksiï, la vingtaine.

Les deux camps se préparent dans cette zone pour la bataille pour la ville de Kherson, la capitale régionale, d’où les autorités d’occupation ont évacué des dizaines de milliers de civils, ce que l’Ukraine a qualifié de déportations.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Le chanteur Justin Bieber suspend sa tournée mondiale en raison de problèmes de santé

octobre 8, 2022
Justin Bieber sur scène à la 64e édition des Grammys, à Las Vegas, en avril 2022.

Justin Bieber sur scène à la 64e édition des Grammys, à Las Vegas, en avril 2022 Photo: Getty Images/Rich Fury

Le chanteur canadien Justin Bieber suspend sa tournée mondiale Justice World Tour en raison de problèmes de santé.

Une déclaration sur le compte Instagram officiel de la tournée indique que toutes les dates restantes de la tournée, jusqu’au 25 mars, sont reportées à l’année prochaine.

La vedette de la musique pop avait initialement mis de côté la partie nord-américaine de sa tournée, y compris deux concerts prévus à Toronto, en juin dernier, pour faire face aux conséquences de son diagnostic de syndrome de Ramsay Hunt, qui a laissé la moitié de son visage temporairement paralysé.

Le chanteur de Stratford, en Ontario, est revenu le mois suivant avec un concert en Italie, mais il a affirmé, après six autres prestations qui ont culminé au festival de musique Rock in Rio Brasil au cours du week-end, en ressentir les séquelles.

Justin Bieber a annoncé le mois dernier que 12 autres spectacles seraient annulés en raison de sa santé.

Les organisateurs de la tournée ont indiqué que les détenteurs de billets devaient conserver leurs billets et attendre que de nouvelles dates soient annoncées dans le cadre de cette tournée mondiale, y compris dans de nouvelles villes.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Guinée : le FNDC suspend partiellement ses appels à manifester après une médiation de la Cedeao

août 28, 2022
Manifestations à Conakry le 28 juillet 2022, après l’interdiction de la marche pacifiste du FNDC par les autorités. © CELLOU BINANI/AFP

Le FNDC « a accédé à la demande des chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et des chrétiens de Guinée de suspendre les manifestations » le 29 août et le 4 septembre, qui coïncident avec un dimanche, « jour de prière de nos compatriotes chrétiens ».À LIREGuinée – Mamadi Doumbouya : un nouveau Moussa Dadis Camara ?

La coalition de partis, syndicats et organisations de la société civile maintient cependant la manifestation prévue le 5 septembre – date anniversaire du renversement d’Alpha Condé – pour laquelle il « appelle à une mobilisation pour dénoncer les tueries perpétrées » par les autorités et « réclamer la libération des citoyens injustement arrêtés » lors de manifestations et « exiger un retour rapide à l’ordre constitutionnel ». Cinq personnes avaient été tuées lors des journées de contestation de fin juillet, et deux le 17 août.

Médiation

Le médiateur de la Cedeao dans la crise guinéenne, l’ex-président béninois Thomas Boni Yayi, a annoncé avoir achevé samedi une mission de médiation. « L’objectif de cette deuxième trêve », après une précédente fin juillet, « est de donner une énième chance à la médiation de la Cedeao afin qu’elle puisse trouver une issue à la sortie de (la) crise guinéenne entretenue par la junte militaire », affirme le FNDC dans le communiqué.À LIREGuinée : pourquoi Mamadi Doumbouya a démenti l’accord avec la Cedeao

Thomas Boni Yayi a indiqué que sa mission « était de rencontrer les autorités de la transition et les acteurs sociopolitiques » pour un dialogue devant « permettre le retour à l’ordre constitutionnel ». Durant son séjour, l’ancien président béninois affirme avoir rencontré le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, des membres du gouvernement, les responsables de coalitions politiques et la société civile, et des diplomates étrangers.

La junte au pouvoir depuis un an a interdit toute manifestation le 13 mai et décrété le 6 août la dissolution du FNDC, qui avait orchestré de 2019 à 2021 des mois de mobilisation contre un troisième mandat d’Alpha Condé.

Le colonel Mamadi Doumbouya s’est engagé à remettre le pouvoir à des civils élus dans un délai de trois ans. Le FNDC et ce qui reste de l’opposition dénoncent une confiscation du pouvoir, la répression des voix discordantes et une instrumentalisation de la justice.

Par Jeune Afrique avec AFP

Crise politique en Thaïlande, le Premier ministre suspendu

août 24, 2022
Crise politique en Thailande, le Premier ministre suspendu
Crise politique en Thaïlande, le Premier ministre suspendu© AFP/Jack TAYLOR

La Cour constitutionnelle thaïlandaise a suspendu mercredi le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha, le temps de déterminer s’il peut rester au-delà de la limite de huit ans au pouvoir fixée par la Constitution, ouvrant une crise politique à quelques mois d’élections générales.

L’instance peut prendre plusieurs semaines pour trancher ce noeud juridique qui a mis sous tension la capitale Bangkok, où des manifestations ont eu lieu dès mardi.

Députés de l’opposition, professeurs, syndicats étudiants… De nombreuses voix se sont levées pour réclamer le départ de Prayut Chan-O-Cha, qui a atteint, selon eux, la limite de huit ans en poste fixée dans la Constitution de 2017.

Mais pour ses partisans, deux interprétations pourraient permettre à l’ancien général de 68 ans, approuvé comme Premier ministre par le roi le 24 août 2014 à la suite d’un coup d’État, de rester au moins jusqu’à des élections générales prévues en mars 2023, voire au-delà.

« Laissons la Cour constitutionnelle décider », s’est borné à dire la semaine dernière l’intéressé, qui a esquivé les questions sur ce sujet brûlant ces derniers jours.

La Cour constitutionnelle a officiellement démarré mercredi son examen. Elle a voté à cinq juges contre quatre pour suspendre de manière immédiate le Premier ministre, comme le demandaient les députés de l’opposition, à l’origine de la saisie.

Le vice-Premier ministre et numéro deux du gouvernement Prawit Wongsuwan, 77 ans, va occuper la fonction de Premier ministre par intérim.

Prawit Wongsuwan pour l’intérim

« Le général Prawit Wongsuwan va être Premier ministre par intérim parce qu’il est le premier sur la liste de succession des vice-premiers ministres », a annoncé à la presse Wissanu Krea-ngam, également vice-Premier ministre – il y en a six.

« Le gouvernement actuel va poursuivre son travail normalement, parce que le général Prayut n’a pas été exclu de son poste, mais seulement suspendu », a poursuivi le dirigeant, en rappelant que Prayut Chan-O-Cha continuera à siéger au gouvernement en tant que ministre de la Défense, poste qu’il occupait en doublon de celui de Premier ministre.

Si l’annonce de cette suspension est une surprise, les experts interrogés par l’AFP s’attendent à voir la Cour trancher dans le sens de Prayut Chan-O-Cha qui a résisté à toutes les crises depuis 2014, notamment lors des manifestations pro-démocratie massives de 2020.

« La longue liste des décisions à sens unique qui ont bénéficié à Prayut Chan-O-Cha parle d’elle-même (…) Le scénario le plus probable, c’est qu’il avance en claudiquant jusqu’à la fin de son mandat, au-delà de la limite des huit ans », a expliqué Thitinan Pongsudhirak, professeur de sciences politiques à l’Université Chulalongkorn de Bangkok.

En cause, la Constitution de 2017, rédigée sous la junte militaire et jugée favorable aux intérêts de l’armée.

« La légitimé de la Cour constitutionnelle est débattue depuis sa création (en 1997, ndlr). Elle était déjà politisée quand Thaksin Shinawatra était Premier ministre (2001-2006, ndlr). C’est attendu qu’elle tranche en la faveur de Prayut Chan-O-Cha », renchérit Napisa Waitoolkiat, analyste politique à l’université de Naresuan.

élections en vue

Une lecture pro-Prayut de ce texte prend comme point de départ du calcul des huit ans 2017, soit l’entrée en vigueur de la Constitution.

Une autre prend même comme point de départ 2019, année des élections législatives qui ont légitimé son pouvoir.

Depuis mardi, des conteneurs déposés par les autorités barrent la route qui mène à la maison du gouvernement à Bangkok, où plus d’une centaine de personnes ont réclamé le départ du Premier ministre.

La suspension pourrait rebattre les cartes en vue des élections générales de 2023.

Ancien général comme Prayut Chan-O-Cha dont il est très proche, Prawit Wongsuwan est également le chef du Palang Pracharat, le principal parti au pouvoir.

« C’est comme naviguer un bateau dans une baignoire, en passant du général Prayut au général Prawit », a réagi Pita Limjaroenrat, leader de Move Forward, l’un des partis d’opposition, qui réclame du sang frais.

Prawit Wongsuwan a été rattrapé en 2018 par un scandale qui a révélé plus d’un million d’euros de montres de luxe non déclarées dans son patrimoine. Il a été plus tard blanchi des soupçons de corruption.

L’un de ses principaux dossiers sera la préparation du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Bangkok, les 18 et 19 novembre.

Par Le Point avec AFP

Sahara : l’Algérie suspend le traité d’amitié avec l’Espagne

juin 8, 2022

En réaction au soutien de Madrid au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, la présidence algérienne suspend, avec effet immédiat, le traité d’amitié signé en octobre 2002 avec l’Espagne.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune. © RYAD KRAMDI/AFP

Le torchon brûle entre Alger et Madrid. Les autorités algériennes ont annoncé, ce 8 juin, la suspension « immédiate » du traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération qu’elle a conclu le 8 octobre 2002 avec le royaume d’Espagne. À l’origine de cette brouille, la décision de Madrid de soutenir le plan du Maroc pour le Sahara occidental.

« Revirement injustifiable »

« Les autorités espagnoles se sont engagées dans une campagne tendant à justifier la position qu’elles ont adoptée sur le Sahara occidental en violation de leurs obligations juridique, morale et politique de puissance administrante du territoire qui pèsent sur le royaume d’Espagne jusqu’à ce que la décolonisation du Sahara occidental soit déclarée accomplie par les Nations unies », a indiqué le communiqué de la présidence, repris par l’agence officielle APS.

« Ces mêmes autorités, qui assument la responsabilité d’un revirement injustifiable de leur position depuis les annonces du 18 mars 2022 par lesquelles le gouvernement espagnol actuel a apporté son plein soutien à la formule illégale et illégitime de l’autonomie interne préconisée par la puissance occupante, s’emploient à promouvoir un fait accompli colonial en usant d’arguments fallacieux », a ajouté le communiqué.

« Cette attitude du gouvernement espagnol s’inscrit en violation de la légalité internationale que lui impose son statut de puissance administrante et aux efforts des Nations unies et du nouvel envoyé personnel du secrétaire général et contribue directement à la dégradation de la situation au Sahara occidental et dans la région », poursuit la présidence de la République.

« En conséquence, l’Algérie a décidé de procéder à la suspension immédiate du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération qu’elle a conclu le 8 octobre 2002 avec le royaume d’Espagne et qui encadrait jusqu’ici le développement des relations entre les deux pays. »

Le 19 mars, moins de vingt-quatre heures après l’annonce du soutien du gouvernement espagnol au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, l’ambassadeur d’Algérie en Espagne, Saïd Moussi, a été immédiatement rappelé à Alger.

Avec Jeune Afrique

Centrafrique : la BAD suspend toutes ses activités dans le pays

mai 13, 2022

La Banque africaine de développement (BAD) a suspendu toutes ses activités en République centrafricaine, selon des informations rendues publiques par des médias locaux, le 10 mai.

Une série de réunions avec les autorités centrafricaines a été organisée. Au menu des échanges, les différentes prises de position officielles des autorités centrafricaines vis-à-vis des institutions financières régionales et africaines. En un mot, l’adoption de la cryptomonnaie comme une monnaie légale en République centrafricaine serait la principale cause de cette crispation.

Pour la BAD, il est pratiquement impossible de travailler dans de telles conditions. En d’autres termes, toutes les activités financées par la BAD en République centrafricaine n’ont plus d’issues et sont simplement suspendues jusqu’à nouvel ordre.

C’est le cas du projet d’appui à la modernisation de l’aéroport international de Bangui Mpoko, financé à hauteur de 11 millions d’euros par la BAD. Les travaux de ce projet sont d’ores et déjà suspendus. De même que ceux du projet de développement du corridor de transport multimodal Pointe-Noire-Brazzaville-Bangui-N’Djamena, financés aussi par la BAD à hauteur de plus de 60 milliards FCFA.

D’autres projets financés par cette banque en Centrafrique sont également suspendus. Pour cette institution financière africaine, « l’Etat centrafricain est déjà en faillite. Donc il est plus que nécessaire de revoir les choses et demander à l’État centrafricain plus de garanties quant au remboursement des fonds alloués ».

Rappelons que récemment, le ministre des Finances, Hervé Ndoba, avait jugé « très alarmant l’état des finances publiques » et annoncé en même temps des coupes de 40 à 60% dans le budget de certains ministères.

« Cette annonce du premier comptable public centrafricain, associée à l’adoption du Bitcoin par le président Faustin Archange Touadera comme monnaie légale dans le pays, oblige les autres Etats de l’union monétaire avec le pays à prendre leur distance, s’apparentant, sans doute, à une déclaration de faillite », estiment les experts.

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba

Canada: Les visites dans les hôpitaux de l’Outaouais suspendues jusqu’à nouvel ordre

avril 15, 2022

En tout, six hôpitaux sont touchés par cette nouvelle mesure, dont l’Hôpital de Hull (archives). Photo: Radio-Canada/Félix Desroches

Faisant face à la sixième vague de la pandémie de COVID-19, le Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de l’Outaouais a pris la décision de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, les visites dans les hôpitaux de l’Outaouais.

Seuls les proches aidants pourront visiter les patients et les assister. Ils devront respecter certaines mesures sanitaires.

Le Centre intégré de santé et de services sociauxCISSS de l’Outaouais a précisé dans un communiqué de presse vendredi que cette décision a été prise afin d’assurer une protection de nos usagers les plus vulnérables, des travailleurs de la santé et de la population.

Lors d’un court point de presse, la chef du service de prévention et contrôle des infections au Centre intégré de santé et de services sociauxCISSS de l’Outaouais, Émilie Delisle, a expliqué que cette décision a été prise en raison des éclosions qui s’ajoutent dans les différents hôpitaux de la région.

On parle de 50 infections nosocomiales [maladies infectieuses contractées pendant une hospitalisation, NDLR]. Il y a plusieurs unités touchées, notamment à l’Hôpital de Hull.

Les restrictions sur les visites ne s’appliquent pas dans les Centre d’hébergement et de soins de longue duréeCHSLD et dans les résidence privée pour aînésRPA de l’Outaouais, même si certains de ces établissements sont aux prises avec des éclosions de COVID-19.

En tout, six hôpitaux sont touchés par cette nouvelle mesure, c’est-à-dire ceux de Gatineau, de Hull, de Papineau, de Maniwaki, de Shawville et de Wakefield.

Émilie Delisle a ajouté que la mesure s’appliquait également à l’Hôpital en santé mentale Pierre-Janet.

Nous remercions la population de leur collaboration, a fait savoir le Centre intégré de santé et de services sociauxCISSS de l’Outaouais vendredi matin.

Se sentir en sécurité à l’hôpital

Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, ne s’est pas opposé à la décision. Selon lui, il est essentiel que chaque patient qui met les pieds dans un hôpital doive se sentir en sécurité.

Si les autorités disent qu’il y a des éclosions, je suis porté à les appuyer dans ces circonstances particulières.

Lorsque M. Brunet parle de circonstances particulières, il est question du très contagieux sous-variant BA.2 et des autres grippes qui montent également. Il faut dire aux gens de limiter les visites, d’abord pour leur protection, mais surtout pour celle d’un proche plus vulnérable.

Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet (archives). PHOTO : RADIO-CANADA

Les visites demeurent autorisées à Montford

De l’autre côté de la rivière des Outaouais, l’Hôpital Montford a précisé que sept patients atteints de la COVID-19 sont hospitalisés à l’heure actuelle. Aucune éclosion n’est en cours, a fait savoir une porte-parole par courriel.

Nous savons à quel point la présence d’un proche contribue au bien-être d’un patient. Pour l’instant, les visites demeurent autorisées, selon certaines restrictions. Nous continuons d’exiger une preuve de vaccination complète des visiteurs. Évidemment, le port du masque est obligatoire en tout temps dans l’hôpital.

L’Hôpital Montfort va surveiller la situation de près (archives). Photo : Radio-Canada/Jonathan Dupaul

Les dirigeants de l’Hôpital Montfort vont cependant demeurer attentifs à l’évolution de la situation.

Radio-Canada avec les informations de Rémi Authier

Mali : les sanctions de l’Uemoa contre Bamako suspendues

mars 24, 2022

Goodluck Jonathan et Assimi Goïta à Bamako, le 23 août 2020. © H.DIAKITE/EPA/MAXPPP

Face à un Assimi Goïta qui refuse de céder le pouvoir, les chefs d’État ouest-africains avaient pris des sanctions fortes contre Bamako le 9 janvier dernier. Celles-ci viennent d’être suspendues par la Cour de justice de l’Uemoa.

C’est une décision qui change la donne pour le Mali et redistribue les cartes entre Assimi Goïta et les chefs d’État ouest-africains. Alors que ce vendredi 25 mars, la Cedeao tient un sommet extraordinaire à Accra, la cour de justice de l’Uemoa vient de suspendre les sanctions économiques adoptées contre le Mali le 9 janvier.

Face à la volonté d’Assimi Goïta de se maintenir cinq années supplémentaires au pouvoir, les chefs d’État ouest-africains avaient décidé de mesures dures : le gel des avoirs du Mali à la banque centrale commune aux huit États membres de l’Uemoa, celui des entreprises publiques et des organismes parapublics maliens, la suspension du pays de toute assistance financière des institutions internationales…

Recours

Des sanctions contestées par l’État malien qui a diligenté un collectif d’avocats pour les faire annuler. Le 21 février dernier, ils ont déposé deux recours dénonçant leur « illégalité absolue ». Ils viennent donc d’obtenir gain de cause.

Bamako a notamment fait valoir que les textes de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) prévoient qu’elle ne peut solliciter ni recevoir de directives ou d’instructions des institutions ou organes communautaires, des gouvernements des États membres de l’Uemoa, de tout autre organisme ou de toute autre personne. Elle ne peut donc être utilisée pour asphyxier un État membre.

Position de force

Cette décision n’est pas définitive, souligne un ancien magistrat malien, car elle n’est que « suspensive ». « Cela ne présage pas de la décision définitive que prendra la Cour de justice de l’Uemoa », précise-t-il.

Reste qu’elle est une première victoire de taille pour la junte tant les sanctions mettent le pays en difficulté économique. « À la veille du sommet du 25 mars, cette ordonnance met le régime malien en position de force face aux chefs d’État de la Cedeao », commente un diplomate basé à Bamako.

Exceptionnellement invité, Assimi Goïta a choisi, selon nos informations, de ne pas se rendre au sommet extraordinaire de la Cedeao. Dans un courrier transmis à la Commission de la Cedeao, le président de la transition marque seulement sa « disponibilité à interagir par visioconférence » avec les chefs d’État ouest-africain. Il a annoncé dépêcher Abdoulaye Diop, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Maïga, le ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, Ibrahim Ikassa Maïga, le ministre de la Réforme de l’État et Fatoumata Sékou Dicko, la ministre chargé des réformes politiques et institutionnelles pour représenter le Mali. Signe qu’aucun accord décisif ne pourra avoir lieu durant le sommet.

Avec Jeune Afrique par Anna Sylvestre-Treiner et Fatoumata Diallo

Mali : les journalistes sous pression

mars 22, 2022
La presse malienne se déchire pour savoir s’il faut ou non traiter de certains sujets sécuritaires (photo d’illustration) A man buys a newspaper whose headlines announce a major drawdown of France’s military presence in the Sahel, where forces have been battling jihadist insurgents for nearly a decade, in Bamako on June 11, 2021. – French President announced on June 10, 2021 that the existing Barkhane operation would end, with France’s presence becoming part of the so-called Takuba international task force in which « hundreds » of French soldiers would form the « backbone » © ANNIE RISEMBERG/AFP

Suspensions de médias étrangers, attaques contre la presse malienne, défense d’un journalisme « patriotique » soutenant les autorités… À Bamako, la liberté d’informer est de plus en plus menacée.

Jeudi 17 mars, les autorités maliennes ont suspendu la diffusion de RFI et de France 24 pour des reportages mettant en cause l’armée dans des exactions visant des civils. Un mois plus tôt, l’envoyé spécial de Jeune Afrique était expulsé du pays, faute de détenir une accréditation dont le gouvernement a gelé le processus d’obtention. Depuis plusieurs mois, la pression s’est accrue sur les médias travaillant au Mali. Les correspondants de France 24 et de RFI, notamment, sont dans le viseur d’organisations réputées proches de la junte au pouvoir, comme le Collectif pour la défense des militaires (CDM), qui ont publié plusieurs communiqués appelant à renvoyer ces journalistes étrangers, qualifiés de « propagandistes » au service de l’État français.

Entre communiqués incendiaires, déversements de haine sur les réseaux sociaux, convocations au ministère de la Communication ou encore appels à faire du « journalisme optimiste » œuvrant à la « reconstruction du Mali », le travail des journalistes étrangers a largement été commenté. Celui des médias maliens, beaucoup moins.

Rédactions « à couteaux tirés »

Pourtant, dans ce climat d’intimidation, la presse locale fait face à un rétrécissement de sa liberté d’informer, menacée par des pressions qui poussent à l’auto-censure. « Au sein de la rédaction, les journalistes sont devenus beaucoup plus prudents dès qu’il s’agit de traiter un sujet portant sur la sécurité. Tout ce qui concerne l’armée malienne, qui est actuellement la question la plus délicate, suscite désormais le débat », explique un journaliste malien sous couvert d’anonymat.

Selon le reporter, les conférences de rédactions se déroulent désormais « à couteaux tirés » pour savoir s’il faut ou non traiter de certains sujets sécuritaires. Derniers exemples en date ? Une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux montrant des corps calcinés dans le centre du pays et pour lesquels certaines sources locales mettent en cause la responsabilité des Forces armées maliennes (Fama). « Ces dernières semaines, il y a aussi eu l’assassinat de citoyens mauritaniens, le rapport de Human Rights Watch accusant l’armée d’exactions… Les débats ont été nourris au sein de la rédaction », explique le journaliste.

SI ON N’ENCENSE PAS L’ACTION DE L’ARMÉE MALIENNE OU DE LA TRANSITION, C’EST FORCÉMENT QU’ON EST CONTRE EUX

Dans de nombreuses rédactions maliennes, le fossé s’est élargi : d’un côté, ceux qui défendent le devoir du journalisme d’informer sans parti pris et refusent de passer sous silence certains événements. De l’autre, ceux qui souhaitent encourager « la montée en puissance » de l’armée prônée par les autorités et craignent que certaines informations mettant en cause les Fama ne démoralisent les troupes dans leur lutte contre le terrorisme.

« Journalisme patriotique »

« On nous dit aujourd’hui qu’il faut prendre partie, il n’y a plus de neutralité. Certains ont le sentiment que se joue une guerre de l’information et que les journalistes maliens doivent choisir leur camp. Si on n’encense pas l’action de l’armée malienne ou de la transition, c’est forcément qu’on est contre eux », constate notre source.

Une position manichéenne et contraire à la neutralité nécessaire au métier de journaliste, qui est notamment défendue par les organisations faîtières représentant les médias dans le pays. Ainsi, la Maison de la presse, dans un communiqué publié en janvier 2022, invitait à « plus de responsabilité, de professionnalisme et surtout de patriotisme dans le traitement de l’information ». Deux mois plus tard, suite à la suspension de RFI et de France 24, l’organisation a appelé à « œuvrer à soutenir les forces armées et de sécurité dans le noble combat contre le terrorisme » quand l’Union des journalistes du Mali dénonçait « sans réserve l’acharnement des médias étrangers contre notre armée nationale dans ce contexte très difficile pour notre pays ».

IL NE FAUDRA PAS ÊTRE SURPRIS DE VOIR DES DESCENTES POLICIÈRES DANS LES RÉDACTIONS ET DES FERMETURES DE JOURNAUX MALIENS

Si elles visent plutôt les médias étrangers, ces déclarations n’en sont pas moins une menace « à peine voilée » à destination de la presse malienne, estime un autre journaliste bamakois, qui, signe des temps, a lui aussi souhaité rester anonyme. « Ce qui se passe aujourd’hui avec RFIFrance 24 ou Jeune Afrique, ce n’est qu’une étape. La suivante visera les journalistes maliens », estime ce reporter qui, après dix ans de carrière, s’inquiète de l’avenir de la presse dans son pays.

« Demain, il ne faudra pas être surpris de voir des descentes policières dans les rédactions et des fermetures de journaux maliens. Il y a de quoi être pessimiste quant à l’avenir du journalisme critique dans notre pays, même s’il est objectif », anticipe-t-il.

Campagnes de haine sur les réseaux

S’il n’a pas reçu de menaces ou d’intimidations directes des autorités, ce journaliste observe les campagnes haineuses dont les journalistes maliens « à contre-courant de la tendance actuelle » font l’objet. Il pointe notamment les « vidéo-mans », des internautes anonymes qui créent et diffusent des montages vidéos, souvent diffamatoires et aux relents complotistes, ciblant la presse, l’armée française ou encore la Cedeao. « Ces vidéo-mans, que l’on soupçonne de travailler pour certaines personnalités au sommet de l’État, s’attaquent particulièrement aux journalistes qui critiquent le gouvernement. Ils mènent des campagnes dans lesquelles on est qualifiés d’apatrides, de vendus, de Maliens qui n’aiment pas leur pays », explique notre interlocuteur.

Ces intimidations ont également un effet sur les sources des journalistes qui, par crainte de représailles, sont de plus en plus nombreuses à ne plus vouloir décrocher leur téléphone. « Certains ont peur d’être enfermés pour une opinion dissidente, d’autre craignent de faire l’objet d’une cabale dans l’opinion publique », analyse notre journaliste.

Un amoncellement d’obstacles qui rendent le travail au quotidien « très difficile », nous dit-il. D’autant que s’y ajoute une pression financière déjà forte. « L’aide publique à la presse n’est plus disponible depuis près de trois ans, confie un homme de médias. Et aujourd’hui, on observe des coupes importantes dans les abonnements de certaines administrations publiques, ce qui représente une perte de revenus importante et augmente la pression sur la ligne éditoriale de certains journaux. »

Avec Jeune Afrique