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Canada-Québec: Jean Pascal suspendu six mois et dépouillé de son titre mondial

juillet 10, 2021

Pris en défaut pour usage de produits dopants, le boxeur Jean Pascal a été dépouillé vendredi de sa ceinture de la World Boxing Association (WBA) des mi-lourds en plus d’être exclu pour les six prochains mois.

Jean Pascal et sa ceinture

© Étienne Bruyère/Radio-Canada Jean Pascal et sa ceinture

Le boxeur de 38 ans se préparait à défendre son titre face au Suédois Badou Jack le 6 juin dernier, à Miami, quand il a échoué à un test antidopage effectué à son lieu d’entraînement, le 14 mai, à Porto Rico.

J’ai l’impression de vivre un cauchemar depuis six semaines, a réagi Pascal par voie de communiqué. Cela est très embarrassant pour moi. J’ai laissé tomber mes fans, j’ai laissé tomber ma famille, j’ai laissé tomber mon équipe et je suis vraiment désolé.»

Dans les prélèvements de la VADA réalisés selon les termes du Clean Boxing Program de la WBA, on y a trouvé des traces d’épitrenbolone, de drostanolone et de métabolite de drostabolone, trois produits anabolisants interdits. D’autres tests ont plus tard révélé la présence d’érythropoïétine (EPO).

La WBA en a alors informé le clan Pascal, qui s’est vu offrir la possibilité de procéder à l’analyse des échantillons B, tel que le prévoient les règles.

Aussi, selon l’article C.45 de la WBA, aucun boxeur ayant échoué à un test antidopage ne peut figurer dans les classements, détenir une ceinture ou participer à des combats sanctionnés par cette organisation pour une période de six mois suivant le résultat du test».

Je n’ai pas pris volontairement de substances illégales, mais en fin de compte, je suis responsable de ce qu’il y a dans mon corps, donc le blâme est sur moi, a indiqué le boxeur québécois. Je prends le blâme, je prends la responsabilité et cela ne se reproduira plus jamais.»

Malgré tout, Pascal refuse de jeter l’éponge et de tourner la page sur sa carrière dans la boxe professionnelle.

Je serai bientôt de retour au sommet, a assuré Pascal. je vois un autre championnat autour de ma taille l’année prochaine, je peux le visualiser. Maintenant il est juste temps de travailler dur et de me consacrer pour que je puisse l’atteindre.»

Avec Radio-Canada par Jean-François Chabot 

France: Suspendu en raison d’une relation amoureuse, un prêtre pointe à Pôle emploi

juin 6, 2021

Dans les colonnes du « Parisien », l’ancien prêtre des Lilas, en Seine-Saint-Denis, juge son éviction de l’Eglise « très violente ».

Marc Fassier souhaite que son eviction de l'Eglise soit consideree comme un licenciement (photo d'illustration).
Marc Fassier souhaite que son éviction de l’Eglise soit considérée comme un licenciement (photo d’illustration).© Rémy PERRIN / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

« Ne plus vivre caché est un immense soulagement ». Marc Fassier peut désormais vivre son histoire d’amour au grand jour, relate Le Parisien. A 43 ans, cet ancien prêtre a toutefois dû s’inscrire à Pôle emploi pour la première fois de sa vie, une conséquence inattendue de sa relation avec Ingrid. La raison ? Alors prêtre des Lilas, en Seine-Saint-Denis, il est tombé amoureux de cette paroissienne il y a trois ans et demi. 

Une relation qu’ils ont tenté de cacher, mais qui a été dénoncée à Mgr Pascal Delannoy, l’évêque de Saint-Denis, dans un courrier anonyme il y a un an. D’abord « encouragé » à quitter sa paroisse, il a été frappé de « suspense a divini » le 10 mai dernier. Il lui est reproché d’avoir évoqué sa situation lors d’un podcast fin mars. Même s’il a témoigné anonymement, son supérieur estimerait qu’avec ce témoignage il « déclare publiquement attenter au canon 1395 paragraphe 1 » du Code de droit catholique. Marc Fassier ne peut désormais plus célébrer de messer, baptiser ou encore confesser.

Ecarté de l’Institut catholique de Paris

« On me sanctionne parce que j’ai mis sur la table la question de la vie affective du prêtre et brisé la culture du silence de l’Église, ce qui est le pire des crimes à ses yeux. Elle accepte les relations secrètes tant que ça reste secret », regrette l’ex-curé, pour qui son éviction de l’Eglise a été « très violente ». Marc Fassier a également été écarté de l’Institut catholique de Paris, où il donnait des cours.

L’établissement a expliqué dans un communiqué que le principal intéressé avait « choisi un chemin de vie incompatible avec les engagements au presbytérat ». « L’enseignement est un acte de son ministère de prêtre, or il n’a plus le droit de faire acte de ministère », justifie auprès du Parisien Mgr Pascal Delannoy, sans donner plus de détails sur cette affaire : « C’est une affaire de discipline interne à l’Église, je ne souhaite pas communiquer ». 

« Aucune culpabilité vis-à-vis du Seigneur »

Diplômé de Sciences-po, docteur en théologie et ordonné prêtre en 2004, Marc Fassier va continuer à recevoir son « traitement mensuel de 1 000 euros » de la part de l’Eglise jusqu’à ce qu’il retrouve un travail. Mais le parcours du combattant ne fait que commencer pour lui, comme il s’en est rendu compte dès son premier rendez-vous téléphonique avec une conseillère Pôle emploi, alors qu’il ne peut pas toucher les allocations chômage.

« On n’existe pas socialement. Elle n’a pas trouvé prêtre dans ses catégories professionnelles et a dû forcer le logiciel », glisse-t-il, assurant qu’il souhaite porter son cas devant la justice pour que son éviction par l’Eglise soit reconnue « comme un licenciement » : « L’Église se réfugie dans son exception canonique. Elle s’autorise ce qu’aucune entreprise ne peut s’autoriser alors qu’elle prêche la morale. C’est un abus de pouvoir ». Opposé au célibat des prêtres, il va surtout pouvoir désormais « aimer librement », sans « aucune culpabilité vis-à-vis du Seigneur ».

Avec Le Point

La France suspend ses opérations militaires conjointes avec le Mali

juin 3, 2021
Le président français Emmanuel Macron prononce son discours après une réunion par vidéoconférence avec les dirigeants du G5 Sahel, le 16 février 2021 à Paris.

En réponse au coup de force du colonel Assimi Goïta, Paris annonce la suspension temporaire de sa coopération militaire avec le Mali.

Le geste en dit long sur la perception française du coup de force perpétré par Assimi Goïta au Mali. Ce jeudi 3 mai, le ministère français des Armées a annoncé la suspension temporaire de sa coopération militaire avec les autorités maliennes.

Lignes rouges

« Des exigences et des lignes rouges ont été posées par la Cedeao et par l’Union africaine pour clarifier le cadre de la transition politique au Mali. Il revient aux autorités maliennes d’y répondre rapidement. Dans l’attente de ces garanties, la France, après information de ses partenaires et des autorités maliennes, a décidé de suspendre, à titre conservatoire et temporaire, les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes ainsi que les missions nationales de conseil à leur profit », a fait savoir le ministère. Ces décisions, ajoute-t-il, « seront réévaluées dans les jours à venir au regard des réponses qui seront fournies par les autorités maliennes ».

LE MESSAGE EST À LA FOIS TRÈS CLAIR ET TRÈS CONCRET

Concrètement, toutes les missions opérationnelles conjointes entre les militaires de la force française Barkhane et les Forces armées maliennes (Famas) sont donc suspendues dès ce jeudi 3 juin. « Le message est à la fois très clair et très concret, glisse une source française. Le président avait annoncé la couleur avec ses déclarations successives. Cette décision en est la suite logique. »

Avertissement et demandes

Après l’arrestation du président de la transition, Bah N’Daw, et de son Premier ministre, Moctar Ouane, par les militaires de l’ex-junte dirigée par le colonel Assimi Goïta, le 24 mai, Emmanuel Macron avait dénoncé un « coup d’État dans le coup d’État inacceptable ». Puis, dans une interview accordée à l’hebdomadaire français Le Journal du dimanche, il avait déclaré avoir « passé le message » aux dirigeants d’Afrique de l’Ouest qu’il « ne rester[ait] pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition ».

Le 30 mai, les chefs d’État de la Cedeao étaient réunis en sommet extraordinaire à Accra, au Ghana, pour évoquer la situation au Mali. Ils ont décidé de suspendre Bamako des instances de l’organisation sous-régionale et condamné « le coup d’État » du 24 mai, tout en restant silencieux sur la désignation du colonel Goïta comme nouveau président de la transition malienne.

Les membres de la Cedeao ont également appelé à la nomination immédiate d’un « nouveau Premier ministre civil » et à la formation d’un « nouveau gouvernement inclusif » afin de poursuivre le programme de transition. Ils ont enfin réclamé le respect de la période de transition, fixée à dix-huit mois, et l’organisation d’élections au plus tard le 27 février 2022.

Du côté de Paris, on assure qu’un « retour à la normale » sera possible dès que les conditions fixées par la Cedeao seront remplies.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Facebook maintient la suspension imposée à Donald Trump le 7 janvier dernier

mai 5, 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

Les membres du conseil de surveillance quasi indépendant du réseau social ont voté en faveur du maintien de la suspension du compte de Donald Trump qui avait été décidée il y a quatre mois, le 7 janvier.

On avait alors jugé que le président américain en poste avait incité à la violence qui avait culminé avec l’insurrection meurtrière de la veille au Capitole, à Washington.

Instagram a aussi désactivé le compte du président le même jour.

Facebook a mis en place le conseil de surveillance pour se prononcer sur des questions épineuses concernant le contenu de ses plateformes, en réponse aux nombreuses critiques sur son incapacité à réagir rapidement et efficacement à la désinformation, aux discours haineux et aux campagnes d’influence néfastes.

Avec La Presse Canadienne

Le Portugal lève la suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil

avril 16, 2021

Le Portugal a décidé de lever la suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil qui était en vigueur depuis la fin janvier, mais les voyages touristiques restent interdits, a annoncé vendredi le gouvernement de Lisbonne.

La suspension des vols en provenance ou à destination du Brésil ou du Royaume-Uni est levée, uniquement pour les voyages essentiels«, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Sont considérés comme voyages essentiels les déplacements réalisés »pour motifs professionnels, d’études, de réunion familiale, pour des raisons de santé ou pour des raisons humanitaires », a-t-il précisé.

Après avoir été frappé par une violente vague de l’épidémie de coronavirus en début d’année, le Portugal entrera lundi dans la troisième étape d’un plan de déconfinement graduel, a confirmé jeudi soir le Premier ministre Antonio Costa.

Une quarantaine de 14 jours pour les Français

Le rétablissement des contrôles à la frontière espagnole sera maintenu pour au moins 15 jours supplémentaires, de même que l’obligation pour les voyageurs arrivant au Portugal de présenter un test négatif, voire d’observer une quarantaine, avait-il déjà expliqué.

Le Portugal continuera donc à exiger aux voyageurs en provenance des pays présentant un taux d’incidence du coronavirus supérieur à 500 cas pour 100.000 habitants qu’ils observent une quarantaine de 14 jours. Parmi ces pays se trouvent le Brésil et l’Afrique du Sud, mais aussi la France ou les Pays-Bas.

Les voyages en provenance de pays avec une incidence supérieure à 150 cas pour 100.000 habitants – tels que l’Espagne, l’Allemagne ou l’Italie – sont également limités aux déplacements jugés essentiels, a détaillé vendredi le ministère de l’Intérieur.

Par ailleurs, tous les passagers arrivant au Portugal par avion, devront toujours présenter un test PCR négatif au coronavirus. A l’exception d’une dizaine de municipalités, le Portugal poursuivra son plan de déconfinement comme prévu, avec la réouverture lundi des restaurants, des centres commerciaux, des salles de spectacle, des lycées et des universités.

Il s’agit de la troisième étape sur quatre d’une levée progressive des restrictions sanitaires entamée à la mi-mars, après deux mois de confinement général pour endiguer la troisième vague de l’épidémie. Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 détectés chaque jour au Portugal s’est stabilisé autour des 500 contagions quotidiennes, contre un pic de près de 13.000 à la fin janvier, et le nombre de personnes hospitalisées pour cause de Covid est retombé sous les 500 patients pour la première fois depuis septembre.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : Paris suspend «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France

avril 13, 2021

Les craintes liées aux variants brésiliens ont amené la France à suspendre les vols entre les deux pays.

Paris a décidé de suspendre «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes autour du variant brésilien du Covid-19, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex.

«Nous constatons que la situation s’aggrave et nous avons donc décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France», a expliqué le chef du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

La situation sanitaire n’a cessé de s’aggraver au Brésil depuis février en raison de l’émergence d’un variant local du virus, appelé P1, considéré comme plus contagieux et plus mortel, mais encore très minoritaire en France.

Craintes dues au variant P1

Le variant P1 a été observé pour la première fois à la mi-décembre dans la ville de Manaus, dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne. Il se caractérise par les mutations de la protéine Spyke N501Y et E484K, comme les souches britanniques et sud-africaines, ainsi que K417T. Cela impacte la contagion et la résistance à l’immunité de cette nouvelle variante. Selon la revue médicale MedRxiv , le variant brésilien peut s’avérer jusqu’à 2,5 fois plus contagieux que la souche originelle. Son potentiel de réinfection, soit sa capacité à contaminer des personnes infectées par le passé, est estimé entre 25 à 61%.

Plusieurs indices laissent également croire que P1 touche des patients bien plus jeunes que les autres variants. L’Association brésilienne des soins intensifs(AMIB) a révélé dimanche 11 avril que plus de la moitié des quelque 11.000 malades en réanimation dans le pays avaient moins de 50 ans.

Lundi, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari avait expliqué que la France avait «gardé quelques lignes» avec le Brésil, en justifiant le maintien des liaisons aériennes par le respect du droit, le Conseil d’Etat ayant disposé que les ressortissants français «au nom de la liberté de circulation, devaient pouvoir continuer à venir».

Critiques de l’opposition

De nombreux responsables de l’opposition, surtout à droite, ont réclamé mardi la suspension des vols avec le Brésil ou une mise en quarantaine plus stricte.

«Nous sommes gouvernés par des irresponsables qui, depuis un an, n’ont rien compris et rien appris. Qu’attendent-ils pour suspendre TOUS les vols en provenance du #Brésil où l’épidémie est hors de contrôle ?», s’est ainsi offusquée la patronne du Rassemblement national sur Twitter. «La fermeture des frontières est utile et absolument nécessaire et je ne vois pas comment au moment où on confine les Français, on puisse maintenir cette liaison aérienne », a affirmé sur la radio RFI le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Damien Abad, quand le communiste Alain Roussel a appelé à «prendre des mesures de fermeture des frontières ou d’isolement strict des personnes qui viennent des pays où il y a un variant dangereux».

Le numéro 2 du Rassemblement national Jordan Bardella a lui estimé que «le gouvernement laisse entrer 1.000 passagers par semaine en provenance du Brésil, où l’épidémie est hors de contrôle avec un variant résistant». «Après tout ce que notre pays a subi, et alors qu’on continue d’enfermer les Français, comment cette dinguerie est-elle encore possible ?», s’est-il demandé.

Mesures mises en place

En France, les mesures prises avant la suspension des vols étaient un peu moins restrictives. Dans le cas du Brésil, les voyages touristiques étaient interdits dans les deux sens, «y compris via un autre pays». Les voyageurs depuis le Brésil devaient présenter un test PCR négatif de moins de 72h et les passagers non-résidents européens ou non européens devaient présenter «une preuve d’un motif impérieux nécessitant une venue en France». À l’arrivée en France, les passagers présentant un «test douteux» étaient testés, et, «dans la majorité des cas, l’ensemble des passagers des vols venant du Brésil sont resoumis à un test antigénique», moins fiable mais plus rapide, précise le ministère de la Transition écologique. Si le test s’avérait positif, la personne devait obligatoirement se placer en quatorzaine et «réaliser au plus vite un test PCR» pour confirmer le résultat.

Face aux critiques de l’opposition, le Premier ministre s’est donc défendu de toute inaction.

Par Le Figaro avec AFPP

Présidence de la CAF : Ahmad Ahmad, suspendu pour deux ans par le TAS, définitivement hors course

mars 8, 2021
Ahmad Ahmad, avant une conférence de presse au Stade international du Caire, en Égypte, le 20 juin 2019.

C’était l’appel de la dernière chance. La décision du Tribunal administratif du sport, si elle réduit la sanction prononcée initialement à l’encontre du désormais ex-président de la Confédération africaine de football (CAF), empêche Ahmad Ahmad de briguer un second mandat à la tête de l’instance.

Le 8 mars, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a suspendu pour deux ans Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF), suspension assortie d’une amende de 50 000 Francs suisses (45 000 euros). Il est reconnu coupable d’« acceptation et distribution de cadeaux et autres avantages » et d’« abus de pouvoir » (articles 20 et 25 du code déontologique de la Fifa) ainsi que de « détournement de fonds » – (article 28 du code d’éthique de la Fifa).

Ahmad Ahmad avait fait appel devant le TAS de la décision de la commission d’éthique du 19 novembre dernier qui l’avait condamné à cinq ans de suspension de toute activité relative au football, nationale ou internationale, et l’avait condamné à 200 000 francs suisses (185 000 euros) d’amende. La justice interne de la Fifa estimait qu’il avait manqué à son devoir de loyauté, accordé des cadeaux et d’autres avantages, géré des fonds de manière inappropriée et abusé de sa fonction de président de la CAF.

« L’enquête sur le comportement de M. Ahmad au poste de président de la CAF entre 2017 et 2019 a porté sur diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l’organisation et le financement d’un pèlerinage à La Mecque, ses accointances avec l’entreprise d’équipement sportif Tactical Steel et d’autres activités », précisait alors la chambre de jugement de la Commission d’éthique.

La confirmation de cette suspension – bien que réduite de cinq à deux ans – l’empêche donc définitivement de briguer un second mandat à la tête de la CAF et ouvre la voie à une élection du milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, derrière lequel se sont rangés tous les autres candidats.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueli

Congo: Pour avoir dénoncé le détournement d’un milliard de madame JDO, le journal Sel -Piment suspendu

janvier 27, 2021



Le président du Conseil supérieur  de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo a suspendu le 21 janvier à Brazzaville, à titre conservatoire, le journal « Sel piment », pour publication des informations non fondées portant atteintes  à l’épouse de l’amiral Jean-Dominique Okemba, conseiller spécial du chef de l’État.

La décision du CSLC fait suite à la publication dans le journal «  Sel Piment »,  dans sa livraison n° 339 du 18 au 25 janvier 2021, page 6, intitulé : «  Georgette OKEMBA, madame JDO a détourné un milliard de francs CFA au Trésor Public ? », article dans lequel l’hebdomadaire satirique affirme, sans aucune preuve, que : «  l’épouse d’origine kinoise de JDO, Georgette, est la cible du Trésor Public congolais qui l’accuse d’avoir chiffonné plus d’un milliard de francs CFA en utilisant le nom de son époux ».

«  On dirait que l’épouse de JDO aurait ses longues mains agissant au Trésor Public ou  elle obtiendrait des faveurs  financières exorbitantes. C’est avec cet argent qu’elle jouerait aussi la maman sociale », a détaillé l’hebdomadaire satirique.

Les allégations de «  Sel Piment »  cible aussi le jeune frère de l’épouse Okemba, pasteur dans une église de réveille à Poto-Poto qui aurait, lui aussi, sorti du même Trésor Public, la somme de 300 millions de francs CFA.

Ces assertions qui vont à l’encontre des articles 1 et 3 du code éthique et de déontologie issue des Assises de la presse congolaise qui stipule que les professionnels de l’information et de la communication doivent : « s’assurer de la  véracité des faits qu’ils rapportent, au terme d’un rigoureux  travail de collecte et de vérification des informations », a conduit  le régulateur  à sanctionner le journal « Sel Piment ».

La suspension du journal « Sel piment »  se justifie également  en rapport  des dispositions  des articles  6 et 7 de la loi organique  n° 4- 2003 du 18 janvier 2003, déterminant les missions, l’organisation, la composition et le fonctionnement du CSLC et la décision n° 017/ CSLC/ BP du 8 mars  2016 portant révision et modification de certaines dispositions de la décision  n° 020/CSLC/BP  fixant les sanctions des violations des normes légales, réglementaires, éthiques et déontologiques par un organe de presse.

Avec Sacer-Infos par Stany Frank

Côte d’Ivoire : le dialogue entre le pouvoir et l’opposition suspendu sans accord

décembre 30, 2020
Hamed Bakayoko, en janvier 2020 à Abidjan.

Le dialogue politique en Côte d’Ivoire a été suspendu mardi sans qu’un accord formel n’ait été trouvé. Seule certitude : les législatives se tiendront en mars prochain.

Après une semaine de discussions, le dialogue politique a été suspendu, mardi, sans qu’un accord formel n’ait été atteint entre le pouvoir et l’opposition. Dans son discours concluant les pourparlers, le Premier ministre Hamed Bakayoko a cependant salué un « consensus pour la poursuite du dialogue », en vue d’une « décrispation du climat politique ».

« Les problèmes qui restent en suspens feront l’objet de prochaines séances, le processus reste ouvert », a estimé de son côté Koffi Niamkey, principal négociateur du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, premier parti d’opposition).

« Une dynamique »

Au lendemain d’une présidentielle boycottée par une partie de l’opposition qui a appelé à une campagne de désobéissance civile, et marquée par des violences électorales qui ont fait 85 morts et 500 blessés entre août et novembre, plusieurs responsables jugeaient nécessaire d’instaurer un dialogue direct entre les chefs des trois grands partis ivoiriens, le président Alassane Ouattara et les ex-présidents Henri Konan Bédié (actuel leader de l’opposition), et Laurent Gbagbo.

« La plateforme de l’opposition a des réserves mais ne s’est pas retirée du dialogue, c’est une dynamique », a jugé Adama Bictogo, numéro deux du parti au pouvoir, assurant que « les élections législatives auront bel et bien lieu en mars 2021 ». « Le plus important c’est que l’opposition aille à ces élections », a-t-il ajouté. Le pouvoir avait évoqué jusqu’à présent un scrutin au « premier trimestre ».

Aucune date pour une reprise du dialogue politique n’a été avancée. Le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ex-président Gbagbo, a déjà annoncé la semaine dernière sa participation aux législatives. Le PDCI, lui, ne s’est pas encore prononcé.

Lors de son investiture le 14 décembre,  Alassane Ouattara avait appelé à relancer le dialogue politique pour sortir de la crise en Côte d’Ivoire, à la suite de Henri Konan Bédié, quelques jours plus tôt.

Plusieurs responsables de l’opposition, dont son porte-parole, l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan – qui doit être présenté ce mercredi 30 décembre devant un juge – , sont poursuivis par la justice et écroués après avoir proclamé un régime de « transition » censé remplacer le président Ouattara, dont ils n’avaient pas reconnu la réélection pour un troisième mandat.

Par Jeune Afrique avec AFP

L’Europe isole le Royaume-Uni sur fond d’une nouvelle variante de la COVID-19

décembre 20, 2020

Les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique suspendent les vols provenant du Royaume-Uni. La France, l’Allemagne et l’Autriche y songent également, après les déclarations du premier ministre britannique sur une nouvelle variante plus contagieuse du coronavirus SARS-CoV-2, qui serait « hors de contrôle ».

Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l'isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

© Niklas Halle’n/afp via getty images Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l’isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

Quant à l’Espagne, elle demande une réponse « coordonnée » de l’Union européenne. «L’objectif est de protéger les droits des citoyens européens à travers la coordination et en évitant des mesures unilatérales», a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Les autorités britanniques ont annoncé samedi dans la soirée un reconfinement de Londres, du sud-est de l’Angleterre et d’une partie de l’est du pays. Cette mesure contraint plus de 16 millions d’habitants à rester chez eux et à renoncer aux retrouvailles de Noël.

Le reconfinement interdit l’ouverture des commerces non essentiels et tous les déplacements en dehors de ces zones, placées sous le niveau d’alerte 4, le plus élevé décrété au pays.Les restaurants et bars y étaient déjà fermés depuis mercredi.

Plus contagieux

Le premier ministre Johnson a indiqué que le Royaume-Uni avait informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la propagation plus rapide de la nouvelle souche, «jusqu’à 70 %», a-t-il précisé.

De précédentes mutations du SARS-CoV-2 ont déjà été observées et signalées dans le monde.

Les observations des experts sur cette souche apparue mi-septembre à Londres ou dans le Kent n’ont rien de rassurant. Le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, a déclaré samedi que cette nouvelle variante, en plus de se propager rapidement, devenait aussi la forme «dominante», ayant entraîné «une très forte hausse» des hospitalisations en décembre.

Le nombre de cas de COVID-19 ne cesse d’augmenter partout sur la planète, mais quelques pays semblent avoir réussi à se mettre à l’abri de la pandémie. La plupart de ceux qui peuvent se vanter de ce haut fait sont des petites nations insulaires isolées dans le Pacifique, pour qui la géographie est devenue un atout incommensurable durant la pandémie. Voici une liste de dix pays qui n’ont pas eu de cas de COVID-19.

Samedi, le premier ministre Johnson expliquait que rien n’indiquait que cette nouvelle souche de virus était plus mortelle, qu’elle cause une forme plus grave de la maladie, ou qu’elle réduit l’efficacité des vaccins.

Des mutations sous observation

Cette mutation du coronavirus a poussé l’OMS à demander à ses membres européens de «renforcer leurs procédures de contrôle et de prévention» de la COVID-19.

Au niveau mondial, l’OMS recommande «à tous les pays d’accroître leurs capacités de séquençage du virus Sars-Cov-2 quand c’est possible et de partager les données au niveau international, notamment si les mêmes mutations problématiques sont identifiées».

Selon l’OMS, outre «des signes préliminaires que la variante pourrait être plus contagieuse», la variante «pourrait aussi affecter l’efficacité de certaines méthodes de diagnostic», là aussi selon «des informations préliminaires». L’organisation affirme qu’il n’y a en revanche «aucune preuve d’un changement de la gravité de la maladie», même si ce point fait aussi l’objet de recherches.

Hors du territoire britannique, neuf cas causés par cette nouvelle souche ont été rapportés au Danemark, ainsi qu’un aux Pays-Bas et un en Australie, note l’OMS.

Par ailleurs, plusieurs autres pays ont signalé à l’OMS d’autres variantes qui portent certains des changements génétiques de la variante britannique.

L’Afrique du Sud, qui a également signalé une variante problématique vendredi, considère que cette mutation est à l’origine d’un plus grand nombre de contagions et note une évolution du paysage épidémiologique, notamment avec davantage de patients plus jeunes, sans comorbidités, qui développent des formes graves de la maladie.

Le pays «mène des recherches supplémentaires pour mieux comprendre le lien», indique l’OMS.

Avec CBC/Radio-Canada