Marc Mapingou où êtes-vous ? Le général vit un vide sidéral ! Aucune conférence de presse depuis que vous êtes porte-parole.

Résultat : la prise en charge officielle de la communication du cabinet de Jean-Marie Michel Mokoko est chargée de silence et de blancs. Elle est calamiteuse. Et Marc Mapingou ne « fiche rien. » Mapingou où t’es ?

Or, les médias, RFI, AFP, Jeune Afrique, Le Monde Afrique, ayant pignon sur rue, chargent plus le général Mokoko qu’ils ne l’aident et ne le présentent sous un meilleur angle.

Vidéo vide

Témoin cette vidéo sur un supposé coup d’état dont le contenu a fait fantasmer François Soudan, épouse d’Arlette Nonault, nièce de Sassou et qui a été repris sans esprit critique par nombre de rédactions françaises.

Autant tous les sympathisants se sont insurgés contre ce grossier montage infographique, vide de tout contenu fiable, autant le porte-parole Marc Mapingou a fait comme si ça ne le regardait pas. Circulez, il n’y a rien à voir, rien à dire.

« Mapingou devrait coller la petite ! » s’est énervé un internaute en pensant à Arlette Nonault Soudan, la Mata Hari par laquelle le complot est arrivé. (Dans ce cas d’espèce on dirait plutôt « coller la vieille » NDLR).

Le rôle d’un porte-parole

En vérité, Marc Mapingou, porte-parole du général Jean-Marie Michel Mokoko en diaspora, n’est, jusqu’ici, porteur d’aucune parole de son chef. Et ce n’est pas le moindre des paradoxes de la part d’un compatriote qui s’est arrogé l’exclusivité de l’expression médiatique du général Jean-Marie Michel Mokoko. On aurait dit que le reste de la diaspora n’avait rien à dire sur celui pourrait être le futur président du Congo !

« Je n’ai rien à dire, ne dites rien ! » a décrété, en substance, M. Mapingou.

Sauf que les non-dits sèment la confusion. « Le général est-il en prison ou libre ? » se demandent les sympathisants. Le silence de l’ancien « Jacques Séguéla » de Pascal Lissouba devient assourdissant.

« Bo longola baba wana ! » exigent les usagers des réseaux sociaux. (Virez ce sourd-muet ! )

Mapingou doit faire amende honorable sur ses actes manqués.

Vendredi noir

Vendredi 19 février 2016, quand l’actualité politique congolaise avait atteint son pic sur l’affaire Mokoko, personne n’a vu, lu, entendu Mapingou éclairer l’opinion sur seul média officiel, pas même sur les réseaux sociaux où des opinions contradictoires viennent d’ordinaire s’exprimer .

Justement, au moment où le général a eu besoin d’être entendu et compris, ses sympathisants se sont réduits à s’abreuver à la source fort discutable de RFI dont chacun sait que le correspondant, Loïc Martial Mbon, également correspondant de l’AFP, est aux ordres de Mpila. Comment, par exemple justifier le dernier titre de RFI «  L’étau se resserre autour du général Mokoko  » si ce n’est par complaisance pour le pouvoir de Sassou car, justement nombre de rédactions françaises se complaisent dans une âpre corruption grâce à laquelle les musèlent les dictateurs africains ?

Porte-parole autoproclamé ?

Marc Mapingou n’a jamais été aussi aphone que depuis qu’il s’est (auto) proclamé représentant de « la parole du chef » et au moment où il doit porter la parole du chef dans les médias et les lieux publics. Car c’est maintenant ou jamais.

A compter de la première dizaine du mois de mars 2016, il ne faudra plus compter sur un éventuel impact sur l’opinion car, vu la sauvagerie d’Oko Ngakala, on ne sait à quel sort le général sera voué.

Slogan de campagne

Où est la formule sémiotique qui frappe ? A ce jour, la seule production (« L’avenir est arrivé » ) reste un slogan dont l’impact ne se vérifie pas encore dans l’opinion. Qui en a entendu parler depuis qu’on parle du général Jean-Marie Michel Mokoko ? Personne.

On est loin, très loin de la « Force tranquille », l’oxymore de Jacques Séguéla qui porta le candidat François Mitterrand loin dans les sondages car le célèbre publiciste est avant tout un bon sémiologue qui avait vu que la tranquillité des esprits est un signe qui ne trompait pas quand on veut gagner l’imaginaire des Français.

Depuis cette petite phrase (« l’avenir est arrivé »), Monsieur Marc Mapingou s’est fait tout petit dans son coin.

Danger de mort

Marc Mapingou n’est pas encore comptable d’un slogan de campagne à « portée universelle », avec « impact et idéologie ». Pire ! Son silence est d’autant plus assourdissant que la la machine du PCT veut réduire son patron au silence absolu. En effet la vie du général est en danger depuis son retour à Brazzaville et, sa liberté de mouvement est sur le point d’être stoppée par la justice aux ordres de son rival Sassou.

Au total, celui qu’on a présenté comme le Jacques Séguéla de Lissouba se cantonne dans une farce tranquille.

Mégaphone, méga-silence

Exception confirmant la règle, notre porte-parole officielle a rompu son silence samedi 20 février 2046 où, au cours d’une manif de la diaspora à Paris, il a amplifié sur un mégaphone une conversation téléphonique qu’il a avait en direct avec le général depuis Brazzaville.

C’est bien, mais ce n’est pas tout.

Faire feu de tout bois

Mapingou pourrait par exemple se brancher sur les chaînes numériques comme Ziana TV, Aristide Mobebissi où il passerait en chaîne ou poster des articles, donner des interviews sur les sites congolais comme Mwinda, Zenga-Mambu, Brazza-News, Congo-Liberty, Congo-Page

Il reste que dans cet échec de la visibilité médiatique, l’entourage local du général n’est pas en… reste. Ceux qui entourent Mokoko à Brazzaville, eux, non plus, sont dans l’empire du silence. On peut comprendre que Télé-Congo reste la chasse gardée de Sassou. Mais que fit Lissouba en son temps ? Il chassa sur les terres du paysage audio-visuel voisin. Il squatta les télévisions kinoises. Puis devint Président.

Si l’on veut infliger un « mbata ya bakolo » au général Sassou, Mapingou devrait installer son savoir-faire à Kinshasa.

 Congopage.com par  Simon Mavoula