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Arrêté ivre au volant, un Japonais invoque le syndrome de l’auto-brasserie

mai 28, 2019

 

Le 22 mai, un électricien japonais de 28 ans a été arrêté ivre au volant de sa voiture, à Itami, au nord d’Osaka. D’après un quotidien japonais, repris pas le site Ulyces, ce dernier à invoqué le syndrome de l’auto-brasserie.

« Je suis d’une constitution unique. Lorsque je suis nerveux, mon corps produit de l’al­cool » a déclaré cet électricien aux policiers, qui l’ont tout de même arrêté.

Aucune information n’a été donnée concernant son taux d’alcool dans le sang, mais son explication est plausible. Il existe en effet une pathologie rare qui peut correspondre : le syndrome d’auto-brasserie, une infection très rare causée par un taux élevé de levures dans l’estomac.

«Paf, et j’étais bourré»

Ce fut le cas de Nick Hess, un Britannique, qui avait raconté en 2015 vomir toutes les nuits. Mais son ivresse était d’origine biologique, une maladie rare appelée syndrome d’auto-brasserie, qui a pu être traité.

Par Le Figaro.fr

La joie peut aussi vous briser le coeur

mars 3, 2016

Les heureux événements peuvent aussi provoquer une maladie cardiaque, le syndrome du « cœur brisé », classiquement dû à un choc émotionnel intense, comme une rupture ou la mort d’un être cher. Des chercheurs suisses ont baptisé cette variante syndrome du cœur heureux.

Les chercheurs zurichois, dont l’étude paraît dans le journal de la société européenne de cardiologie, The European Heart Journal, ont analysé les données concernant 485 patients de plusieurs pays diagnostiqués avec ce syndrome du « cœur brisé » (cardiomyopathie de stress), appelé aussi « takotsubo », survenu après un choc émotionnel et constaté que certains d’entre eux l’avaient, en fait, développé après un événement heureux ou joyeux.

Ces 485 cas d’origine émotionnelle établie ont été sélectionnés parmi 1750 comme cas du syndrome takotsubo (TTS) pouvant être mortel. Pour les autres patients, l’événement déclencheur était physique ou bien physique et émotionnel combiné, ou non identifié.

« Nous avons montré que les déclencheurs de TTS peuvent être plus variés qu’on ne le pensait (…). La maladie peut être précédée par des émotions positives aussi », commente Jelena Ghadri, de l’Hôpital universitaire de Zurich, cosignataire de l’étude.

Selon elle, les « cliniciens doivent être conscients » que « les patients qui arrivent dans le service d’urgence avec des signes de crise cardiaque, comme des douleurs thoraciques et une dyspnée (difficulté respiratoire), mais après une émotion ou un événement heureux, peuvent aussi souffrir de TTS, tout autant qu’un patient se présentant après un événement émotionnel négatif ».

Chez 4% des patients
Le syndrome du cœur brisé, le takotsubo (ou tako-tsubo signifiant « piège à poulpe »), qui a été repéré pour la première fois au Japon dans les années 1990, touche surtout les femmes après la ménopause. Dans la forme classique le ventricule gauche (cavité cardiaque) prend une forme d’amphore, ressemblant à un piège à poulpe.

D’après l’étude, chez 20 patients (4%), ce syndrome a été déclenché par un heureux ou joyeux événement : fête d’anniversaire, mariage d’un fils, la victoire de son équipe favorite de rugby ou encore naissance pour un grand-parent d’un petit-fils.

La majorité des 465 cas (96%) sont survenus après un événement triste ou stressant comme la mort d’une épouse, d’un enfant ou d’un parent, un accident, des conflits personnels ou dans un cas, après qu’un obèse s’est retrouvé coincé dans sa baignoire.

Majorité de femmes âgées
Environ 95% des patients sont des femmes dans le groupe « cœur brisés » ou celui du « cœur heureux », avec respectivement un âge de 65 ans en moyenne et de 71 ans, confirmant que la majorité des TTS surviennent après la ménopause.

Pour Christian Templin, cardiologue à l’Hôpital universitaire de Zurich et principal auteur de ce travail, d’autres recherches sont nécessaires pour comprendre les mécanismes exacts qui sous-tendent les deux variantes du coeur « brisé » et « heureux ».

Dans l’étude, aucun décès n’a été enregistré à l’hôpital parmi les « cœurs heureux » contre 1% (5/465) parmi les « cœurs brisés ».

Romandie.com