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Vatican: une Française nommée sous-secrétaire du Synode, première femme à ce poste

février 6, 2021

Une religieuse, Sœur Nathalie Becquart, devient la première femme à obtenir le droit de vote au Synode.

Le pape François a nommé samedi 6 février la Française Nathalie Becquart sous-secrétaire du Synode des Évêques, première femme à ce poste, a annoncé le Vatican. Religieuse de la congrégation des Xavières, Nathalie Becquart était depuis 2019 consultante du synode, l’assemblée des évêques chargée d’étudier les grandes questions doctrinales de l’Église catholique.

Sa nomination reflète la volonté du pape de promouvoir «une plus grande participation des femmes dans les processus de discernement et de décision ecclésiaux», a expliqué le secrétaire général du synode, le cardinal Mario Grech, dans un entretien à des médias du Saint-Siège. Nathalie Becquart devient donc aussi la première femme à obtenir le droit de vote au synode.

«Lors des derniers synodes, le nombre de femmes ayant participé en tant qu’expertes ou auditrices a augmenté. Avec la nomination de sœur Nathalie Becquart et sa possibilité de participer avec droit de vote, une porte a été ouverte», a ajouté le cardinal Grech.

Née à Fontainebleau en 1969, Nathalie Becquart est diplômée d’HEC, a étudié la philosophie et la théologie au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris, ainsi que la sociologie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Elle s’est récemment spécialisée en ecclésiologie à la Boston College School of Theology and Ministry, aux États-Unis, selon le site Vatican News . Elle a dirigé en France le Service national pour l’évangélisation des jeunes et des vocations de la Conférence des évêques de France de 2012 à 2018.

Nathalie Becquart a publié plusieurs essais dont «Religieuse, pourquoi? Cette vie en vaut la peine» et «C’est maintenant le temps favorable – Cinq regards de femmes sur la crise». Le pape a également nommé sous-secrétaire l’Espagnol Luis Marín de San Martin, membre de l’Ordre de saint Augustin.

Par Le Figaro avec AFP

Le pape appelle à transformer une Église figée qui éloigne les jeunes

octobre 3, 2018

Cité du Vatican – Le pape François a ouvert mercredi un synode d’évêques du monde entier en appelant à « transformer » les structures parfois figées de l’Eglise qui éloignent les jeunes.

Le souverain pontife, qui célébrait mercredi matin sur la place Saint-Pierre une messe lançant un synode de quatre semaines consacré aux jeunes, a souhaité aussi la bienvenue à « deux confrères évêques de la Chine continentale », une première à un synode.

La présence de ces deux évêques membres de l’Association patriotique catholique chinoise (contrôlée par le pouvoir), est la conséquence d’un accord historique scellé le 22 septembre entre le Vatican et la Chine sur la nomination des évêques. A la fin de la messe, une courte prière en chinois a résonné sur la place.

Le synode peut « transformer ces structures qui aujourd’hui nous paralysent, nous séparent et nous éloignent des jeunes, les laissant exposés aux intempéries et orphelins d’une communauté de foi qui les soutienne », a estimé le pape dans son homélie matinale.

Le synode compte quatre présidents délégués du bout du monde, des cardinaux d’Irak, de Madagascar, de Birmanie et de Papouasie Nouvelle Guinée, pays avec une grande proportion de jeunes confrontés à la misère, aux conflits ou à un statut de minorité religieuse, une façon de ne pas limiter les débats aux seuls problématiques sociétales occidentales.

Pour le pape, l’espérance des jeunes incite à rompre avec « le conformisme du +on a toujours fait ainsi+ ». « La même espérance nous demande de travailler pour renverser les situations de précarité, d’exclusion et de violence, auxquelles sont exposés nos enfants », a-t-il ajouté.

Jorge Bergoglio a demandé aux prélats de ne pas « tomber dans une position moralisante ou élitiste » et ne pas se complaire dans « des idéologies abstraites » typiques du « cléricalisme », cette tentation du clergé à vivre en vase clos sans écouter les fidèles, et revendiquer une forme de pouvoir.

Un thème qu’il a repris en ouvrant dans l’après-midi les travaux, semblant faire référence à la grave crise de confiance que traverse l’Eglise après des révélations en cascade sur les abus sexuels du clergé.

« Le cléricalisme est une perversion et est la racine de nombreux maux dans l’Eglise: nous devons en demander humblement pardon et surtout créer les conditions pour qu’ils ne se répètent pas », a-t-il aussi déclaré.

François a demandé aux participants de garder le regard fixé « sur le bien et le mal », ce « qui souvent ne fait pas de bruit, n’est pas le thème des blogs et ne fait pas la une des journaux ».

Le pape n’a pas pour l’instant répondu aux allégations relayées sur des blogs conservateurs de Mgr Carlo Maria Vigano, selon lesquelles il aurait, longtemps, sciemment ignoré les agissements d’un cardinal américain soupçonné d’abus sexuels sur des séminaristes et des prêtres.

Ils sont 267 « pères synodaux » (cardinaux, évêques, patriarches chrétiens, membres de la Curie, religieux), 23 experts et 34 jeunes âgés de 18 à 29 ans, écoutés par 49 auditeurs dont une poignée de femmes, à participer au synode. Réunie du 3 au 28 octobre, cette assemblée doit produire un document final consultatif.

Le pape a provoqué les rires en soulignant que ce type de document « est en général lu par un petit nombre et critiqué par beaucoup », d’où la nécessité de « propositions pastorales concrètes ».

Romandie.com avec(©AFP / 03 octobre 2018 16h13)                                                        

Le synode sur la famille remet sa copie au pape François

octobre 24, 2015

Le synode sur la famille devait remettre au pape François son rapport final samedi en fin d’après-midi. Après trois semaines d’âpres débats, les résultats sont jugés décevants, faute de percée sur les sujets les plus sensibles.

Les 270 pères synodaux ont écouté dans la matinée une lecture du texte définitif, une fois incorporés d’ultimes amendements. Ils doivent encore voter sur chacun des 94 articles du rapport, une procédure prévue en toute fin d’après-midi.

S’il est possible que quelques passages n’obtiennent pas la majorité requise des deux tiers, l’adoption du texte ne fait pas de doute. des conservateurs le trouvent « confus » et des progressistes l’estiment « timoré », mais la grande majorité jouent la carte du consensus.

Groupe ultraconservateur
Même si la plupart des participants se sont félicités de l’ouverture des débats, il y aura « des déçus », en particulier sur les deux sujets les plus médiatiques, les divorcés remariés et les homosexuels, a prévenu le cardinal Christoph Schönborn. L’archevêque de Vienne s’est exprimé lors d’un point de presse en début d’après-midi.

Sur le premier, un désaccord frontal entre une petite aile ultraconservatrice et une autre progressiste. Cette dernière souhaitant permettre à certains divorcés remariés, considérés par l’Eglise comme infidèles à leur premier -et unique- conjoint, d’avoir accès à la communion.

Un sujet tabou
« Le document présenté ce matin n’aborde pas la question de manière directe mais oblique, en donnant les critères fondamentaux pour discerner les situations. Il ne peut pas y avoir un simple oui ou non, les situations sont si différentes », a expliqué Mgr Schönborn.

En revanche, « vous ne trouverez pas grand-chose sur l’homosexualité », a-t-il prévenu. Il a expliqué que le thème est « trop délicat » pour être évoqué au niveau synodal, avec des prélats venant de pays où le sujet reste tabou.

« Signes des temps »
Une fois voté, le texte de 50 pages doit « être remis au Saint-Père pour qu’il tranche sur les différents points », a précisé Romilda Ferrauto. Cette porte-parole, chargée de transmettre la teneur des débats menés à huis clos, a insisté sur le fait qu’il s’agirait donc surtout d’un message au pape et pas forcément au monde.

Le pape n’est pas tenu de rendre ce texte public. Tout indique toutefois que cela serait fait samedi dans la soirée.

Il devrait ensuite l’étudier pour en tirer l’an prochain ses propres conclusions, qui feront autorité. Il devrait éviter toute décision qui pourrait diviser davantage l’Eglise, même s’il a appelé vendredi les chrétiens à se tenir prêts à « changer sans cesse », à l’écoute « des signes des temps ».

Discours remarqué
En convoquant deux synodes successifs sur la famille -en octobre 2014 et octobre 2015- Jorge Bergoglio a souhaité que l’Eglise fasse son « aggiornamento » en remettant le mariage traditionnel à l’honneur mais aussi en se montrant plus bienveillante à l’égard de ceux qui ne sont pas « en règle »: unions libres, divorcés remariés, homosexuels, familles recomposées, polygames…

Dans un discours remarqué au milieu du synode, le pontife argentin a aussi demandé plus de collégialité dans l’Eglise. Selon certains participants, cette décentralisation pourrait permettre aux évêques et aux prêtres de juger au cas par cas l’accès à la communion.

Mais beaucoup de prélats redoutent, en raison de la diversité des problématiques, que cela conduise à une dispersion et à la division.

Place des femmes
« L’écoute » et « l’accompagnement », avant le mariage comme dans les crises, ont été les mots-clés de ce synode. La grande majorité des participants s’accordent sur la nécessité de changer gestes, paroles et attitudes.

La place des femmes a fait l’objet de divergences. Certains prélats ont critiqué le manque d’ouverture de l’Eglise sur le sujet ou relevé l’incongruité de ces débats sur la famille menés quasi exclusivement par des hommes ayant fait voeu de célibat.

Romandie.com

Un évêque canadien propose que les femmes puissent devenir diacres

octobre 8, 2015

Au synode sur la famille, l’évêque canadien Paul-André Durocher a proposé que des femmes puissent devenir diacres, suscitant des applaudissements dans la salle. Cette charge est actuellement réservée aux hommes dans l’Église catholique.

Mgr Durocher, président de la Conférence des évêques du Canada, a publié jeudi sur son site internet l’intervention qu’il a faite mardi au synode. Il y évoque plusieurs pistes pour soutenir les femmes, et en particulier « l’établissement d’un processus qui pourrait éventuellement » permettre aux femmes de devenir diacres.

Selon un observateur présent dans la salle où le synode se réunit à huis clos, nombre de pères synodaux ont applaudi l’intervention de l’archevêque de Gatineau, au Québec.

Dans l’Église catholique, les diacres peuvent prononcer le sermon à la messe, célébrer des baptêmes, des mariages et des funérailles. En revanche, seuls les prêtres peuvent célébrer l’eucharistie ou confesser les fidèles.

Le diaconat est longtemps resté une étape vers la prêtrise, mais le concile Vatican II a rétabli le diaconat permanent, accessible à des hommes mariés, qui pallient souvent le manque de prêtres ou les assistent quand ils sont débordés.

Des femmes à la curie ?
Mgr Durocher a encore proposé de nommer des femmes à des postes de responsabilité à la curie, le gouvernement central de l’Église, et au sein des diocèses, afin de « reconnaître l’égale capacité des femmes à assumer des postes décisionnels dans l’Église ».

La place des femmes dans l’Église et les mauvais traitements infligés aux épouses et aux filles dans certaines familles ont été des thèmes récurrents des premiers jours des travaux du synode, qui rassemblent près de 300 évêques du monde entier, dont celui de Sion, Jean-Marie Lovey, qui représente la Suisse.

Pas d’accès à la prêtrise
Le pape François a plusieurs fois évoqué sa volonté de remédier à l’inégalité flagrante existant actuellement entre hommes et femmes au sein de l’Église. Mais il a pris peu de mesures concrètes.

Il a encore réaffirmé récemment qu’il n’était pas envisageable que des femmes deviennent prêtres, expliquant que ses prédécesseurs, en particulier Jean Paul II, avaient longuement examiné cette proposition avant d’y répondre par la négative.

Le pape souhaite cependant encourager l’influence théologique des femmes. Religieuses ou laïques, elles sont d’ailleurs largement majoritaires parmi les personnes activement engagées au sein de l’Église.

Romandie.com

Un prêtre polonais révèle son homosexualité à la veille du synode

octobre 3, 2015

Le Vatican a jugé samedi « très grave » et « irresponsable » le coming out d’un prêtre polonais. La curie a décidé de le suspendre de ses fonctions au Saint Siège, après qu’il a révélé dans la presse son homosexualité.

« Le choix de faire une déclaration aussi fracassante à la veille de l’ouverture du synode (sur la famille) apparaît très grave et irresponsable », a précisé le porte-parole du Vatican Père Federico Lombardi, « parce qu’il cherche à soumettre l’assemblée synodale (des évêques) à une pression médiatique injustifiée ».

« Evidemment, Mgr (Krysztof Olaf) Charamsa ne pourra plus continuer à assurer ses fonctions précédentes auprès de la Congrégation pour la doctrine de la foi », ajoute ce communiqué. Cet organisme dépendant du Vatican chargé de veiller au respect du dogme catholique.

Ce prêtre a le titre de Monseigneur en raison de ses fonctions à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le Vatican précise que son statut de prêtre, qu’il pourra difficilement conserver après avoir reconnu vivre en couple avec son partenaire, sera décidé par les supérieurs hiérarchiques de son diocèse.

Église « paranoïaque »
Ce prêtre polonais, âgé de 43 ans, a révélé son homosexualité samedi à deux journaux, à la veille du synode sur la famille. Il souhaite faire bouger une Église « en retard » et « paranoïaque » sur le sujet.

Le fait d’avoir reconnu avoir un compagnon dans sa vie le met de facto en contradiction avec les vœux prononcés au moment de son ordination en tant que prêtre et Mgr Charamsa sera donc très probablement rendu à l’état laïc, selon un vaticaniste interrogé par l’AFP.

Le pape François doit ouvrir dimanche un second synode sur la famille, où la question de l’homosexualité doit être débattue. Elle divise profondément l’Église catholique, certains y voyant un « désordre » à combattre, et d’autres une réalité à prendre en compte.

Romandie.com