Posts Tagged ‘SYRIE’

Syrie: 12 membres d’une force antijihadistes tués par l’EI

novembre 4, 2018

Beyrouth – Douze membres d’une force kurdo-arabe soutenue par les États-Unis ont été tués dimanche dans une attaque du groupe Etat islamique (EI) dans le dernier réduit jihadiste en Syrie, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mustefa Bali, a confirmé à l’AFP qu’il y avait eu une attaque de l’EI contre les FDS mais démenti des pertes dans leurs rangs.

« Un jihadiste de l’EI à bord d’une voiture piégée s’est fait exploser près d’une position des FDS » dans la province de Deir Ezzor (est) non loin de la frontière irakienne, a indiqué l’Observatoire.

Il a fait état de « 12 morts et 20 blessés » parmi les FDS dans l’explosion et des accrochages ayant eu lieu « entre les villages de Hajine et Al-Bahra », le premier étant tenu par les jihadistes et le second par les FDS.

« L’EI a profité des mauvaises conditions météorologiques », a ajouté M. Abdel Rahmane, évoquant de la pluie et du brouillard « ayant empêché la coalition anti-EI de mener à bien ses frappes aériennes » en soutien aux FDS.

Selon l’OSDH, les jihadistes ont avancé en direction d’Al-Bahra, où se trouve une petite base regroupant « des cadres des FDS et des conseillers de la coalition internationale ».

Au moins quatorze civils avaient été tués samedi dans des frappes aériennes de la coalition sur Hajine et deux autres localités proches, selon l’Observatoire. Neuf jihadistes sont également morts dans les frappes.

Les FDS avaient annoncé mercredi la suspension temporaire de leur offensive contre l’EI dans cette région, après des attaques menées par l’armée turque contre des positions d’une milice kurde dans le nord du pays.

Depuis le 10 septembre, date du lancement par les FDS de l’offensive anti-EI dans la région de Hajine, au moins 327 combattants de la force kurdo-arabe ont péri, contre 523 jihadistes, selon l’OSDH.

Déclenché en 2011, le conflit en Syrie a fait plus de 360.000 morts et déplacé plus de la moitié de la population.

Romandie.com avec(©AFP / 04 novembre 2018 13h53)                                                        

États-Unis, Turquie et France doivent quitter « immédiatement » la Syrie

septembre 29, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – Les forces militaires des Etats-Unis, de la Turquie et de la France doivent quitter « immédiatement » la Syrie, a réclamé samedi à l’ONU le chef de la diplomatie syrienne, Walid al-Moualem, en appelant aussi les réfugiés syriens à regagner leurs lieux d’origine dans le pays.

« Elles doivent se retirer immédiatement et sans aucune condition », a-t-il affirmé devant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, en dénonçant une « coalition internationale illégitime dirigée par les Etats-Unis », déployée en Syrie « sous prétexte de combattre le terrorisme ».

« La bataille contre le terrorisme est presque terminée », a d’autre part déclaré le ministre syrien, en précisant que Damas n’en aura vraiment fini qu’après avoir « purgé (la Syrie) des terroristes et des présences étrangères illégales ».

Pour Damas, « la situation aujourd’hui sur le terrain est plus stable et sûre » et « toutes les conditions sont réunies pour permettre le retour volontaire des réfugiés », a poursuivi Walid al-Moualem.

« La porte leur est grande ouverte » et « tous les Syriens à l’étranger peuvent revenir », a insisté le ministre, en affirmant que « des milliers de réfugiés syriens à l’étranger avaient déjà entrepris ce retour ».

« Le gouvernement syrien fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter ce retour. Un comité spécial a été récemment créé pour les aider à revenir dans leurs lieux d’origine », a-t-il dit.

La Syrie a demandé « une aide internationale » pour ce retour, mais « certains pays propagent des peurs irrationnelles, politisent une question qui ne devrait être qu’humanitaire », a déploré Walid al-Moualem, sans donner de noms.

Pour la reconstruction du pays, « la priorité sera accordée à nos amis ». Les autres « ne sont ni conviés ni les bienvenus », a-t-il martelé, alors que la Russie avait réclamé la veille à la même tribune de l’ONU une aide internationale pour contribuer à cette reconstruction.

Les Occidentaux, Etats-Unis, France et Allemagne notamment, refusent toutefois toute aide notamment de l’Union européenne sans visibilité et réel engagement sur une solution politique.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2018 15h28)                                                        

La Russie va livrer des systèmes antiaériens S-300 à l’armée syrienne sous deux semaines

septembre 24, 2018

Moscou – La Russie a annoncé lundi son intention de renforcer la défense antiaérienne de l’armée syrienne avec ses batteries S-300, à la suite de la destruction par erreur d’un avion russe après des frappes israéliennes, ainsi que de brouiller certaines communications sur la Méditerranée.

« Nous sommes convaincus que la réalisation de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats », a déclaré le ministre de la Défense Sergueï Choïgou lors d’une déclaration diffusée à la télévision.

« Dans le cas contraire, nous réagirons de manière appropriée face à la situation », a-t-il averti.

Lundi dernier, la défense anti-aérienne syrienne a visé par erreur un Illiouchine-20 au-dessus de la Méditerranée, tuant les 15 militaires qui se trouvaient à bord. Au même moment, des missiles israéliens ciblaient des dépôts de munitions dans la province syrienne de Lattaquié (nord-ouest).

Moscou avait fait porter la responsabilité à l’armée israélienne et menacé de mesures de rétorsion, le président Vladimir Poutine expliquant qu’il s’agirait de renforcer les défenses de l’armée russe déployée en Syrie.

« Les forces armées syriennes seront fournies d’ici deux semaines en systèmes modernes S-300. Ils sont capables d’intercepter des appareils sur une distance de plus de 250 kilomètres et peuvent frapper en même temps plusieurs cibles dans les airs », a indiqué Sergueï Choïgou lundi.

La Russie et la Syrie ont signé en 2010 un accord pour la livraison de S-300, mais Damas n’a toujours pas pris possession de ce matériel en raison de l’opposition d’Israël, a expliqué M. Choïgou, ajoutant que « la situation a changé » vu les événements des derniers jours.

Actuellement, les S-300 opérés par les Russes sont déployés autour de la base navale russe de Tartous, des S-400 plus modernes étant déployés sur la base aérienne de Hmeinim (ouest).

Par ailleurs, « la navigation par satellite, les radars de bord et les systèmes de communication de l’aviation militaire attaquant des cibles sur le territoire syrien seront supprimées dans les zones adjacentes à la Syrie en mer Méditerranée », a indiqué Sergueï Choïgou.

Moscou accuse Israël d’être responsable de la destruction de son avion, affirmant que l’armée israélienne l’avait prévenue seulement une minute avant les frappes et que les avions israéliens s’étaient servi de l’Il-20 comme « boucliers » contre les missiles syriens.

L’armée israélienne a nié la version russe, répondant dimanche dans un communiqué que ses avions ne « s’étaient pas cachés derrière un quelconque appareil et que les appareils israéliens se trouvaient dans l’espace (aérien) israélien au moment où l’avion russe a été abattu ».

L’armée russe intervient en Syrie depuis septembre 2015 en soutien au régime de Bachar al-Assad, ce qui lui a permis de reprendre le contrôle d’une grande partie du territoire.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2018 10h05)                                                        

Un avion russe avec 14 militaires à bord disparait des radars en Syrie

septembre 17, 2018

Moscou – Un avion russe avec 14 militaires à bord a disparu des radars lundi soir au-dessus de la mer Méditerranée alors que la Syrie était frappée par des missiles israéliens, a annoncé tôt mardi le ministère russe de la Défense.

« Le contact a été rompu avec l’équipage d’un Il-20 au-dessus de la mer Méditerranée à 35 kilomètres des côtes syriennes alors qu’il revenait à la base aérienne de Hmeimim » en Syrie, indique le ministère, précisant que l’appareil avait disparu des radars à 23H00 lundi (20H00 GMT).

Le sort des militaires à bord est « inconnu », a ajouté le ministère dans un communiqué diffusé par les agences russes.

Des recherches pour retrouver l’appareil sont en cours.

Selon le ministère russe, l’appareil a disparu lors d’une attaque aérienne menée par quatre F-16 israéliens sur des infrastructures dans la province syrienne de Lattaquié, bastion du président Bachar al-Assad.

Citant des sources sécuritaires, l’agence russe RIA Novosti indique que la défense anti-aérienne syrienne avait ouvert le feu contre l’attaque israélienne.

Le ministère russe de la Défense a également affirmé que des missiles ont été tirés par la frégate française L’Auvergne, qui croisait dans les parages au même moment.

« Les armées françaises démentent tout implication dans cette attaque », a réagi à Paris un porte-parole de l’armée française.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2018 02h43)

Syrie: hausse des attaques de drones contre une base russe

août 24, 2018

Des rebelles et jihadistes en Syrie ont multiplié ces deux derniers mois les attaques de drones contre la principale base militaire russe dans le pays en guerre, mais celles-ci ont quasiment été toutes mises en échec, selon une ONG et des responsables russes.

Sur cette base, l’aéroport militaire de Hmeimim situé dans la province de Lattaquié (nord-ouest), sont stationnées des forces russes intervenues fin 2015 dans le conflit syrien au côté du régime de Bachar al-Assad, alors en mauvaise passe face aux rebelles et jihadistes.

« Ces derniers temps, les attaques de drone contre Hmeimim ont augmenté », même si elles ne représentent pas une réelle menace, a indiqué vendredi le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, qui a fait état de 18 « attaques » depuis le début juillet.

« La majorité des drones sont abattus par la défense aérienne russe ou syrienne », a-t-il dit à l’AFP, indiquant que ces appareils étaient envoyés par des jihadistes ou des rebelles islamistes de la province voisine d’Idleb.

Ultime grand bastion insurgé en Syrie, Idleb est dominée par Hayat Tahrir al-Cham, organisation jihadiste formée par l’ex-branche locale d’Al-Qaïda, mais elle accueille aussi une multitude de groupes rebelles.

Au total depuis janvier, l’OSDH a comptabilisé 23 « attaques au drone » contre Hmeimim. En janvier, dix drones chargés d’explosifs avaient visé la base, sans faire de victimes ou de dégâts selon l’armée russe.

Jeudi à Moscou, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a accusé des « terroristes », allusion aux rebelles et jihadistes, d’envoyer ces engins. « Les attaques de drones sont devenues régulières contre la base de Hmeimim. Nos défenses antiaériennes ont abattu 45 appareils de ce type ».

A la mi-août, un porte-parole de l’armée russe, le général Igor Konachenkov, a évoqué cette hausse. « Au cours du mois précédent, nous avons observé une hausse des tentatives d’attaques par des drones. Notre taux d’élimination est de 100% ».

Le pouvoir syrien et son allié russe pourraient lancer prochainement une offensive pour reconquérir certains secteurs périphériques de la province d’Idleb, notamment la région de Jisr al-Choughour.

« Les Russes sont convaincus que les drones (…) sont envoyés des alentours de Jisr al-Choughour », selon Sam Heller, analyste à l’International Crisis Group.

Depuis l’intervention russe, le régime a accumulé les victoires, jusqu’à reprendre près de deux tiers du territoire.

La guerre en Syrie a démarré en 2011 après la répression de manifestations prodémocratie par le régime. Elle s’est complexifiée avec l’implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 350.000 morts.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 13h57)                                                        

Poutine appelle l’UE à participer à la reconstruction en Syrie

août 18, 2018

Le président russe Vladimir Poutine le 18 août 2018 au château de Meseberg près de Berlin / © AFP / Tobias SCHWARZ

Le président russe Vladimir Poutine a appelé samedi les Européens à participer financièrement à la reconstruction de la Syrie pour permettre le retour chez eux de millions de réfugiés, lors d’une visite en Allemagne.

« Il faut renforcer la dimension humanitaire dans le conflit syrien et je veux dire par là avant tout l’aide humanitaire à la population syrienne, et aider les régions où les réfugiés se trouvant à l’étranger peuvent retourner », a-t-il déclaré avant un entretien avec la chancelière Angela Merkel.

Il y en a un million en Jordanie, autant au Liban, et 3 millions en Turquie, a-t-il énuméré.

L’Allemagne en a accueilli aussi plusieurs centaines de milliers depuis 2015, au plus fort de la crise migratoire, qui a ébranlé la cohésion de l’Union européenne et affaibli politiquement Angela Merkel.

« C’est potentiellement un énorme poids pour l’Europe », a-t-il mis en garde.

« C’est pourquoi il faut tout faire pour que ces gens rentrent chez eux », ce qui veut dire concrètement rétablir les services de base comme l’approvisionnement en eau ou les infrastructures médicales.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine au château de Meseberg près de Berlin le 18 août 2018 / © AFP / Tobias SCHWARZ

La chancelière a estimé de son côté que la priorité en Syrie était « d’éviter une catastrophe humanitaire », sans rentrer dans les détails.

Les deux dirigeants veulent également évoquer le règlement la crise ukrainienne, qui « malheureusement n’avance pas du tout », a jugé M. Poutine.

Le processus de paix des accords de Minsk, parrainé par l’Allemagne et la France, est au point mort, a également constaté la chancelière, soulignant l’absence « de cessez le feu stable » dans l’est de l’Ukraine. Une mission des Nations unies sur place, au menu des discussions avec M. Poutine, « pourrait peut-être jouer un rôle de pacification » dans la région, a-t-elle dit.

La Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes de l’Est ukrainien, ce qu’elle nie.

La coopération économique, en particulier dans le domaine de l’énergie, doit aussi être un thème central des discussions.

Le président russe arrive pour rencontrer Angela Merkel / © AFP / Marion Payet

La Russie et l’Allemagne sont partenaires dans le projet de gazoduc Nord Stream 2, très critiqué par le président américain Donald Trump, qui doit doubler les capacités de livraison par la route de transit via la mer Baltique tout en évitant un transport via l’Ukraine.

« L’Ukraine doit à mon avis jouer un rôle dans le transit de gaz vers l’Europe », même après l’entrée en fonction de Nord Stream 2 prévue en 2019, a déclaré la chancelière.

M. Poutine a de nouveau défendu le projet, « qui répond à la demande croissante de l’économie européenne pour les ressources énergétiques ».

« Je veux souligner ici que Nord Stream 2 est uniquement un projet économique et il ne ferme pas la porte à la continuation du transit de gaz à travers le territoire de l’Ukraine », a-t-il réaffirmé.

En juillet, il avait déjà assuré que la Russie était disposée à maintenir le transit de gaz russe par l’Ukraine après la mise en service du gazoduc, mais sans en dire plus sur les volumes ou les tarifs.

Les deux responsables mènent leurs consultations au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Aucune communication n’est prévue à l’issue de la rencontre.

Romandie.com avec(©AFP / (18 août 2018 21h18)

Une actrice syrienne anti-Assad inhumée en France

août 3, 2018

May Skaf, ici à Paris le 19 août 2017, avait été l’une des premières artistes syriennes à avoir pris position contre le régime de Bachar al-Assad / © AFP / Zakaria ABDELKAFI

L’actrice May Skaf, l’une des premières artistes syriennes à avoir pris position contre le régime de Bachar al-Assad, décédée à 49 ans le week-end dernier en banlieue parisienne, a été enterrée vendredi au sud-ouest de Paris.

Cinq à six cents personnes, dont des personnalités syriennes du monde du cinéma et de la culture, ont assisté aux obsèques vendredi après-midi au cimetière de la commune de Dourdan, où flottaient de nombreux drapeaux de l’opposition syrienne.

Le cercueil de cette artiste réputée, qui avait quitté son pays après une brève détention en 2013, gagnant la Jordanie, puis la France où elle vivait avec son fils Jude al-Zoabi, était recouvert du drapeau vert-blanc-noir à étoiles rouges, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Ce sera un lieu de repos temporaire (…) jusqu’à ce que l’on rentre tous dans notre Syrie, démocratique, juste et libre », avait indiqué Jude al-Zoabi il y a quelques jours sur Facebook.

« Je suis sûr que May n’a jamais imaginé où son chemin la mènerait. Elle croyait en ses idées et a emprunté le chemin qui respecte ses principes. Je ne sais pas si elle savait qu’elle allait devoir renoncer à sa carrière artistique et à ses intérêts en Jordanie », a-t-il dit vendredi dans son éloge funèbre.

« May est devenue une star car elle a refusé la gloire. Elle a refusé de gagner de l’argent et de travailler avec des gens qui l’exploitent », a-t-il aussi affirmé.

L’actrice a été retrouvée morte dans la nuit de dimanche à lundi chez elle à Dourdan. Son domicile avait aussitôt été mis sous scellés et une enquête ouverte, mais l’autopsie a conclu à une mort naturelle, due à un anévrisme, a-t-on appris auprès de ses proches.

May Skaf vivait à Dourdan depuis 2015, hébergée dans la ville avec son fils, comme plusieurs autres réfugiés syriens, selon la maire de la ville Maryvonne Boquet.

La Syrienne May Skaf, ici à Paris en décembre 2016, avait quitté son pays après une brève détention en 2013, gagnant la Jordanie, puis la France où elle vivait avec son fils / © AFP / Zakaria ABDELKAFI

A l’été 2012, elle avait passé trois jours en détention en Syrie après avoir participé à une manifestation d’intellectuels anti-Assad à Damas. Puis elle avait de nouveau été brièvement interpellée par les forces du régime en 2013.

Elle avait ensuite trouvé refuge en Jordanie, avant de s’envoler pour Paris.

Sur sa page Facebook, le dernier commentaire publié par May Skaf avant sa mort évoquait la Syrie : « je ne perdrai pas espoir … je ne perdrai pas espoir. C’est la Syrie majestueuse, pas la Syrie d’Assad ».

« Ce qui est triste, c’est que Bachar al-Assad a réussi à tuer environ des centaines de milliers de Syriens à l’intérieur de la Syrie. Et il réussit malheureusement à les tuer à l’étranger. Bachar al-Assad est le seul responsable des malheurs des Syriens. La mort de May fait partie de cet accablant malheur syrien », a lancé à Dourdan l’auteure syrienne Dima Wannous, une proche de May Skaf.

« May était militante et pas seulement une artiste. Elle a réussi à gagner une voix influente auprès des Syriens, vu sa sincérité et son dévouement à sa cause et aux valeurs nobles », a souligné l’acteur syrien Fares Helou, également proche de la défunte, connue principalement pour son rôle dans Khan al-Harir, une série télévisée dans laquelle elle incarnait une femme organisant des manifestations.

La Syrie est ravagée par la guerre depuis 2011. Plus de 350.000 personnes ont été tuées depuis 2011 dans ce conflit, qui est devenu plus complexe avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes sur un territoire morcelé.

Romandie.com vec(©AFP / 03 août 2018 18h26)

Syrie: plus de 150 morts dans des attaques de l’EI dans le sud

juillet 25, 2018

Photo diffusée par l’agence officielle syrienne SANA montre un membre des forces de séécurité à côté d’une camionnette endommagée par un attentat suicide du groupe Etat islamique (EI), le 25 juillet 2018 à Soueida, dans le sud du pays / © SANA/AFP / Handout

Plus de 150 personnes ont péri mercredi dans une série d’attaques revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le sud de la Syrie, l’un des bilans les plus lourds depuis le début de la guerre en 2011.

Il s’agit en outre des premières attaques -attentats suicide et assaut contre des villages- de cette ampleur menées par l’EI depuis des mois dans le pays, où l’organisation jihadiste a subi de nombreuses défaites ces derniers mois.

Elles ont eu lieu dans la province de Soueida, contrôlée totalement par le régime de Bachar al-Assad. Les jihadistes de l’EI sont présents dans une zone désertique au nord-est de cette région.

Selon les médias officiels syriens, les forces du régime ont lancé une contre-attaque pour repousser les jihadistes. Des raids aériens ont dans le même temps ciblé le groupe extrémiste, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Quatre kamikazes ont fait détoner leurs ceintures explosives dans la ville de Soueida », chef-lieu de la province du même nom, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

D’autres kamikazes ont mené des attaques dans des villages du nord-est de la province avant que les jihadistes ne les prennent d’assaut, a-t-il ajouté. L’EI a réussi à s’emparer de trois villages.

Au moins 156 personnes, dont 62 civils, ont été tuées et des dizaines blessées, selon un nouveau bilan qui ne cesse de s’alourdir après la découverte de « nombreuses dépouilles dans les villages » attaqués par l’EI, a indiqué M. Abdel Rahmane. « C’est le bilan le plus lourd dans la province de Soueida depuis le début du conflit ».

« Outre les attentats suicide, les jihadistes ont attaqué des villages et tué des habitants dans leurs maisons », a-t-il poursuivi.

Dans un communiqué publié sur Telegram, l’EI a affirmé que ses combattants avaient lancé des attaques contre principalement des positions du régime dans la province.

– Flaques de sang –

De leur côté, l’agence officielle Sana et la télévision d’Etat ont confirmé des victimes dans des attaques à Soueida, sans donner un bilan précis.

« Des unités de l’armée ont lancé une contre-attaque (pour repousser) les terroristes de Daech », a indiqué la télévision d’Etat en utilisant un acronyme en arabe de l’EI.

Des frappes ont dans le même temps visé les jihadistes, a précisé M. Abdel Rahmane, en faisant état de 21 morts parmi les combattants de l’EI.

Les combats se poursuivaient en milieu d’après-midi, selon l’OSDH.

Des images diffusées par les médias officiels syriens après les attaques montrent un cadavre près d’un mur détruit dans la ville de Soueida, ainsi que des légumes répandus par terre au milieu de flaques de sang.

Syrie / © AFP / AFP

Les jihadistes mènent ponctuellement des attaques contre des localités de Soueida.

Mais selon M. Abdel Rahmane, les attaques de mercredi sont les premières de cette ampleur lancées par l’EI depuis des mois en Syrie.

Elles surviennent alors que le régime cherche à reprendre entièrement les provinces proches de Deraa et Qouneitra, contrôlées à plus de 90% par le pouvoir.

Dans le sud-ouest de la province de Deraa, un groupe extrémiste lié à l’EI contrôle un réduit, cible depuis plusieurs jours de raids aériens intenses du régime et de l’allié russe.

Selon Sana, les attaques à Soueida « visent à alléger la pression militaire » du régime contre les derniers jihadistes « qui seront anéantis à Deraa ».

– « Deux ou trois mois » –

Après avoir occupé en 2014 de vastes pans de la Syrie, l’EI ne contrôle plus aujourd’hui que moins de 3% du territoire après de multiples revers.

Il est encore présent dans une partie de la province de Deir Ezzor (est), dans une zone désertique à l’est de la ville de Homs (centre) et dans certains secteurs du sud du pays. Des cellules sont également actives dans la province d’Idleb (nord-ouest).

En juin, le groupe jihadiste avait lancé une offensive contre la ville de Boukamal dans la province de Deir Ezzor. Il avait réussi à s’emparer de la moitié de la ville avant d’en être chassé par le régime.

Selon le commandant des forces françaises au sein de la coalition internationale antijihadistes menée par les Etats-Unis, le général François Parisot, les combats contre les derniers jihadistes dans Deir Ezzor doivent encore durer « au moins deux ou trois mois ».

Cette coalition aide en Syrie une alliance de combattants arabes et kurdes face à l’EI.

Grâce à l’intervention militaire russe dans la guerre depuis 2015, le régime syrien a réussi à engranger des victoires et a repris plus de 60% du territoire.

Plus de 350.000 personnes ont été tuées depuis 2011 dans ce conflit qui s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 16h03)

Israël dit avoir abattu un avion syrien, version différente à Damas

juillet 24, 2018

Des soldats israéliens dans le sud de la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël, près de la province syrienne de Deraa, le 24 juillet 2018 / © AFP / JALAA MAREY

Israël a annoncé mardi avoir abattu un avion de chasse syrien qui avait pénétré dans l’espace aérien qu’il contrôle, une version aussitôt démentie par Damas qui a affirmé que l’appareil menait des opérations antijihadistes dans le sud syrien.

Israël est sur le qui-vive depuis le lancement le 19 juin par le régime de Bachar al-Assad et ses alliés d’une offensive pour reprendre les zones rebelles dans les provinces syriennes de Deraa et de Qouneitra (sud), tout près de la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël.

Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne, a indiqué lors d’une conférence de presse téléphonique que l’avion, « un Sukhoi 22 ou 24 », avait été « touché après avoir pénétré de 2 km » dans l’espace aérien contrôlé par Israël, dans le sud du Golan occupé.

Dans un communiqué publié peu avant, l’armée avait précisé avoir tiré « des missiles Patriot en direction » de l’appareil et l’avoir « intercepté », terme qu’elle utilise pour dire que la cible a été abattue.

« L’avion s’est écrasé dans la partie sud du plateau du Golan syrien », a précisé Jonathan Conricus.

En Syrie, une source militaire citée par l’agence officielle Sana a donné une autre version : selon elle, Israël a en fait tiré en direction d’un avion de chasse syrien qui menait des opérations contre les jihadistes dans le sud de la Syrie.

– « Ennemi israélien » –

Les forces du régime, qui ont réussi à reprendre la majorité des territoires du sud-ouest du pays aux rebelles, encerclent désormais un secteur tenu par le groupe Etat islamique (EI) à proximité du Golan et de la zone tampon démilitarisée qui le traverse, créée par un accord en 1974, un an après la guerre israélo-arabe de 1973.

Le régime de Damas accuse depuis longtemps Israël de soutenir l’EI et d’autres groupes d’opposition.

« L’ennemi israélien a confirmé avoir adopté des groupes armés terroristes, et a visé l’un de nos avions qui frappait leurs positions dans le secteur de Saïda (…) dans l’espace aérien syrien », a affirmé la source militaire syrienne, qui n’a pas précisé si l’avion avait été touché ou abattu.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié l’opération dans une déclaration, qualifiant l’incident de « violation claire de l’accord de séparation de 1974 ».

« Nous n’accepterons aucune intrusion sur notre territoire ni aérienne ni terrestre », a-t-il ajouté.

Le porte-parole de l’armée, Jonathan Conricus, a assuré que « l’incident » était clos mais que les forces israéliennes « restaient bien sûr en alerte élevée ».

Il n’a pas précisé spécifiquement si la Russie, allié de Damas, avait été informée avant que l’avion ne soit abattu, mais affirmé que « de nombreuses conversations et communications » avaient été engagées après qu’Israël a constaté « une activité aérienne de grande intensité dans la zone ».

Pays voisins, Israël et la Syrie n’ont jamais conclu de traité de paix. Israël s’est emparé en 1967 de la majeure partie du plateau syrien du Golan, qu’elle a annexée en 1981. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

– « Opération criminelle » –

Tout en veillant à ne pas être aspiré dans le conflit en Syrie, Israël a frappé à plusieurs reprises dans ce pays, notamment contre des positions du régime de Damas et de certains de ses alliés, le Hezbollah libanais et l’Iran.

Lundi, l’armée israélienne avait annoncé avoir tiré sur deux roquettes lancées depuis la Syrie avec son nouveau système antimissile « Fronde de David ».

Israël a demandé à de nombreuses reprises que l’Iran, sa bête noire, retire ses militaires de Syrie.

Lors d’une rencontre lundi à Jérusalem entre Benjamin Netanyahu et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la Russie a proposé que les forces iraniennes soient maintenues à une distance de 100 km de la ligne de démarcation sur le plateau du Golan, selon un responsable israélien.

L’Etat hébreu avait par ailleurs annoncé dimanche avoir procédé, à la demande de pays occidentaux, à l’évacuation vers la Jordanie de centaines de Casques blancs et de membres de leurs familles, bloqués dans le sud-ouest syrien face à l’avancée du régime.

Ces bénévoles sont devenus célèbres pour leurs opérations de secours dans les zones rebelles bombardées mais le régime de Bachar al-Assad et ses alliés les considèrent comme liés à des groupes jihadistes.

Le pouvoir syrien avait d’ailleurs fustigé ces évacuations menées par Israël comme une « opération criminelle ».

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 18h48)

La Syrie qualifie de « criminelle » l’évacuation de Casques blancs par Israël

juillet 23, 2018

Image tirée d’une vidéo diffusée par l’armée israélienne le 22 juillet 2018 de l’évacuation de familles de Casques blancs syriens dans un endroit non précisé / © AFP / Handout

Les autorités de Damas ont dénoncé lundi une « opération criminelle » après l’évacuation par Israël de centaines de secouristes des Casques blancs et leurs familles qui se trouvaient dans le sud de la Syrie, a rapporté l’agence officielle Sana.

Israël avait annoncé dimanche avoir évacué vers la Jordanie des secouristes des Casques blancs et leurs familles, une opération exécutée dans le plus grand secret, à l’initiative de plusieurs pays occidentaux, notamment la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Canada.

« Les mots de condamnation ne suffisent pas pour exprimer la colère de tous les Syriens face à ces complots méprisables et au soutien sans limite apporté par les pays occidentaux, Israël et la Jordanie à l’organisation des Casques blancs », indique une source du ministère syrien des Affaires étrangères, citée par Sana.

« L’opération criminelle menée par Israël (…) a montré la véritable nature » des Casques blancs, souligne la source, assurant que Damas avait « déjà mis en garde contre les dangers (de cette organisation de secouristes bénévoles) pour la sécurité et la stabilité du pays et de la région, en raison de sa nature terroriste ».

Moscou et Damas accusent régulièrement les secouristes d’être liés à des groupes jihadistes et de véhiculer des « mensonges » sur leurs opérations militaires.

Israël évacue des centaines de Casques blancs syriens / © AFP /

Les Casques blancs sont devenus célèbres pour leurs opérations de secours en Syrie, où le conflit a fait plus de 350.000 morts et des dégâts considérables depuis 2011. Leur travail, très médiatisé, leur avait valu d’être considérés pour le prix Nobel de la paix en 2016.

Au total 422 personnes ont été évacuées selon les chiffres fournis par les autorités jordaniennes, alors que dans un premier temps Israël avait évoqué 800 personnes.

Les évacués doivent être hébergés en Jordanie pour trois mois maximum avant d’être transférés vers la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Canada, qui se sont manifestés pour les accueillir, selon les autorités à Amman.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juillet 2018 12h55)