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Une actrice syrienne anti-Assad inhumée en France

août 3, 2018

May Skaf, ici à Paris le 19 août 2017, avait été l’une des premières artistes syriennes à avoir pris position contre le régime de Bachar al-Assad / © AFP / Zakaria ABDELKAFI

L’actrice May Skaf, l’une des premières artistes syriennes à avoir pris position contre le régime de Bachar al-Assad, décédée à 49 ans le week-end dernier en banlieue parisienne, a été enterrée vendredi au sud-ouest de Paris.

Cinq à six cents personnes, dont des personnalités syriennes du monde du cinéma et de la culture, ont assisté aux obsèques vendredi après-midi au cimetière de la commune de Dourdan, où flottaient de nombreux drapeaux de l’opposition syrienne.

Le cercueil de cette artiste réputée, qui avait quitté son pays après une brève détention en 2013, gagnant la Jordanie, puis la France où elle vivait avec son fils Jude al-Zoabi, était recouvert du drapeau vert-blanc-noir à étoiles rouges, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Ce sera un lieu de repos temporaire (…) jusqu’à ce que l’on rentre tous dans notre Syrie, démocratique, juste et libre », avait indiqué Jude al-Zoabi il y a quelques jours sur Facebook.

« Je suis sûr que May n’a jamais imaginé où son chemin la mènerait. Elle croyait en ses idées et a emprunté le chemin qui respecte ses principes. Je ne sais pas si elle savait qu’elle allait devoir renoncer à sa carrière artistique et à ses intérêts en Jordanie », a-t-il dit vendredi dans son éloge funèbre.

« May est devenue une star car elle a refusé la gloire. Elle a refusé de gagner de l’argent et de travailler avec des gens qui l’exploitent », a-t-il aussi affirmé.

L’actrice a été retrouvée morte dans la nuit de dimanche à lundi chez elle à Dourdan. Son domicile avait aussitôt été mis sous scellés et une enquête ouverte, mais l’autopsie a conclu à une mort naturelle, due à un anévrisme, a-t-on appris auprès de ses proches.

May Skaf vivait à Dourdan depuis 2015, hébergée dans la ville avec son fils, comme plusieurs autres réfugiés syriens, selon la maire de la ville Maryvonne Boquet.

La Syrienne May Skaf, ici à Paris en décembre 2016, avait quitté son pays après une brève détention en 2013, gagnant la Jordanie, puis la France où elle vivait avec son fils / © AFP / Zakaria ABDELKAFI

A l’été 2012, elle avait passé trois jours en détention en Syrie après avoir participé à une manifestation d’intellectuels anti-Assad à Damas. Puis elle avait de nouveau été brièvement interpellée par les forces du régime en 2013.

Elle avait ensuite trouvé refuge en Jordanie, avant de s’envoler pour Paris.

Sur sa page Facebook, le dernier commentaire publié par May Skaf avant sa mort évoquait la Syrie : « je ne perdrai pas espoir … je ne perdrai pas espoir. C’est la Syrie majestueuse, pas la Syrie d’Assad ».

« Ce qui est triste, c’est que Bachar al-Assad a réussi à tuer environ des centaines de milliers de Syriens à l’intérieur de la Syrie. Et il réussit malheureusement à les tuer à l’étranger. Bachar al-Assad est le seul responsable des malheurs des Syriens. La mort de May fait partie de cet accablant malheur syrien », a lancé à Dourdan l’auteure syrienne Dima Wannous, une proche de May Skaf.

« May était militante et pas seulement une artiste. Elle a réussi à gagner une voix influente auprès des Syriens, vu sa sincérité et son dévouement à sa cause et aux valeurs nobles », a souligné l’acteur syrien Fares Helou, également proche de la défunte, connue principalement pour son rôle dans Khan al-Harir, une série télévisée dans laquelle elle incarnait une femme organisant des manifestations.

La Syrie est ravagée par la guerre depuis 2011. Plus de 350.000 personnes ont été tuées depuis 2011 dans ce conflit, qui est devenu plus complexe avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes sur un territoire morcelé.

Romandie.com vec(©AFP / 03 août 2018 18h26)

Syrie: plus de 150 morts dans des attaques de l’EI dans le sud

juillet 25, 2018

Photo diffusée par l’agence officielle syrienne SANA montre un membre des forces de séécurité à côté d’une camionnette endommagée par un attentat suicide du groupe Etat islamique (EI), le 25 juillet 2018 à Soueida, dans le sud du pays / © SANA/AFP / Handout

Plus de 150 personnes ont péri mercredi dans une série d’attaques revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le sud de la Syrie, l’un des bilans les plus lourds depuis le début de la guerre en 2011.

Il s’agit en outre des premières attaques -attentats suicide et assaut contre des villages- de cette ampleur menées par l’EI depuis des mois dans le pays, où l’organisation jihadiste a subi de nombreuses défaites ces derniers mois.

Elles ont eu lieu dans la province de Soueida, contrôlée totalement par le régime de Bachar al-Assad. Les jihadistes de l’EI sont présents dans une zone désertique au nord-est de cette région.

Selon les médias officiels syriens, les forces du régime ont lancé une contre-attaque pour repousser les jihadistes. Des raids aériens ont dans le même temps ciblé le groupe extrémiste, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Quatre kamikazes ont fait détoner leurs ceintures explosives dans la ville de Soueida », chef-lieu de la province du même nom, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

D’autres kamikazes ont mené des attaques dans des villages du nord-est de la province avant que les jihadistes ne les prennent d’assaut, a-t-il ajouté. L’EI a réussi à s’emparer de trois villages.

Au moins 156 personnes, dont 62 civils, ont été tuées et des dizaines blessées, selon un nouveau bilan qui ne cesse de s’alourdir après la découverte de « nombreuses dépouilles dans les villages » attaqués par l’EI, a indiqué M. Abdel Rahmane. « C’est le bilan le plus lourd dans la province de Soueida depuis le début du conflit ».

« Outre les attentats suicide, les jihadistes ont attaqué des villages et tué des habitants dans leurs maisons », a-t-il poursuivi.

Dans un communiqué publié sur Telegram, l’EI a affirmé que ses combattants avaient lancé des attaques contre principalement des positions du régime dans la province.

– Flaques de sang –

De leur côté, l’agence officielle Sana et la télévision d’Etat ont confirmé des victimes dans des attaques à Soueida, sans donner un bilan précis.

« Des unités de l’armée ont lancé une contre-attaque (pour repousser) les terroristes de Daech », a indiqué la télévision d’Etat en utilisant un acronyme en arabe de l’EI.

Des frappes ont dans le même temps visé les jihadistes, a précisé M. Abdel Rahmane, en faisant état de 21 morts parmi les combattants de l’EI.

Les combats se poursuivaient en milieu d’après-midi, selon l’OSDH.

Des images diffusées par les médias officiels syriens après les attaques montrent un cadavre près d’un mur détruit dans la ville de Soueida, ainsi que des légumes répandus par terre au milieu de flaques de sang.

Syrie / © AFP / AFP

Les jihadistes mènent ponctuellement des attaques contre des localités de Soueida.

Mais selon M. Abdel Rahmane, les attaques de mercredi sont les premières de cette ampleur lancées par l’EI depuis des mois en Syrie.

Elles surviennent alors que le régime cherche à reprendre entièrement les provinces proches de Deraa et Qouneitra, contrôlées à plus de 90% par le pouvoir.

Dans le sud-ouest de la province de Deraa, un groupe extrémiste lié à l’EI contrôle un réduit, cible depuis plusieurs jours de raids aériens intenses du régime et de l’allié russe.

Selon Sana, les attaques à Soueida « visent à alléger la pression militaire » du régime contre les derniers jihadistes « qui seront anéantis à Deraa ».

– « Deux ou trois mois » –

Après avoir occupé en 2014 de vastes pans de la Syrie, l’EI ne contrôle plus aujourd’hui que moins de 3% du territoire après de multiples revers.

Il est encore présent dans une partie de la province de Deir Ezzor (est), dans une zone désertique à l’est de la ville de Homs (centre) et dans certains secteurs du sud du pays. Des cellules sont également actives dans la province d’Idleb (nord-ouest).

En juin, le groupe jihadiste avait lancé une offensive contre la ville de Boukamal dans la province de Deir Ezzor. Il avait réussi à s’emparer de la moitié de la ville avant d’en être chassé par le régime.

Selon le commandant des forces françaises au sein de la coalition internationale antijihadistes menée par les Etats-Unis, le général François Parisot, les combats contre les derniers jihadistes dans Deir Ezzor doivent encore durer « au moins deux ou trois mois ».

Cette coalition aide en Syrie une alliance de combattants arabes et kurdes face à l’EI.

Grâce à l’intervention militaire russe dans la guerre depuis 2015, le régime syrien a réussi à engranger des victoires et a repris plus de 60% du territoire.

Plus de 350.000 personnes ont été tuées depuis 2011 dans ce conflit qui s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 16h03)

Israël dit avoir abattu un avion syrien, version différente à Damas

juillet 24, 2018

Des soldats israéliens dans le sud de la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël, près de la province syrienne de Deraa, le 24 juillet 2018 / © AFP / JALAA MAREY

Israël a annoncé mardi avoir abattu un avion de chasse syrien qui avait pénétré dans l’espace aérien qu’il contrôle, une version aussitôt démentie par Damas qui a affirmé que l’appareil menait des opérations antijihadistes dans le sud syrien.

Israël est sur le qui-vive depuis le lancement le 19 juin par le régime de Bachar al-Assad et ses alliés d’une offensive pour reprendre les zones rebelles dans les provinces syriennes de Deraa et de Qouneitra (sud), tout près de la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël.

Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne, a indiqué lors d’une conférence de presse téléphonique que l’avion, « un Sukhoi 22 ou 24 », avait été « touché après avoir pénétré de 2 km » dans l’espace aérien contrôlé par Israël, dans le sud du Golan occupé.

Dans un communiqué publié peu avant, l’armée avait précisé avoir tiré « des missiles Patriot en direction » de l’appareil et l’avoir « intercepté », terme qu’elle utilise pour dire que la cible a été abattue.

« L’avion s’est écrasé dans la partie sud du plateau du Golan syrien », a précisé Jonathan Conricus.

En Syrie, une source militaire citée par l’agence officielle Sana a donné une autre version : selon elle, Israël a en fait tiré en direction d’un avion de chasse syrien qui menait des opérations contre les jihadistes dans le sud de la Syrie.

– « Ennemi israélien » –

Les forces du régime, qui ont réussi à reprendre la majorité des territoires du sud-ouest du pays aux rebelles, encerclent désormais un secteur tenu par le groupe Etat islamique (EI) à proximité du Golan et de la zone tampon démilitarisée qui le traverse, créée par un accord en 1974, un an après la guerre israélo-arabe de 1973.

Le régime de Damas accuse depuis longtemps Israël de soutenir l’EI et d’autres groupes d’opposition.

« L’ennemi israélien a confirmé avoir adopté des groupes armés terroristes, et a visé l’un de nos avions qui frappait leurs positions dans le secteur de Saïda (…) dans l’espace aérien syrien », a affirmé la source militaire syrienne, qui n’a pas précisé si l’avion avait été touché ou abattu.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié l’opération dans une déclaration, qualifiant l’incident de « violation claire de l’accord de séparation de 1974 ».

« Nous n’accepterons aucune intrusion sur notre territoire ni aérienne ni terrestre », a-t-il ajouté.

Le porte-parole de l’armée, Jonathan Conricus, a assuré que « l’incident » était clos mais que les forces israéliennes « restaient bien sûr en alerte élevée ».

Il n’a pas précisé spécifiquement si la Russie, allié de Damas, avait été informée avant que l’avion ne soit abattu, mais affirmé que « de nombreuses conversations et communications » avaient été engagées après qu’Israël a constaté « une activité aérienne de grande intensité dans la zone ».

Pays voisins, Israël et la Syrie n’ont jamais conclu de traité de paix. Israël s’est emparé en 1967 de la majeure partie du plateau syrien du Golan, qu’elle a annexée en 1981. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

– « Opération criminelle » –

Tout en veillant à ne pas être aspiré dans le conflit en Syrie, Israël a frappé à plusieurs reprises dans ce pays, notamment contre des positions du régime de Damas et de certains de ses alliés, le Hezbollah libanais et l’Iran.

Lundi, l’armée israélienne avait annoncé avoir tiré sur deux roquettes lancées depuis la Syrie avec son nouveau système antimissile « Fronde de David ».

Israël a demandé à de nombreuses reprises que l’Iran, sa bête noire, retire ses militaires de Syrie.

Lors d’une rencontre lundi à Jérusalem entre Benjamin Netanyahu et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la Russie a proposé que les forces iraniennes soient maintenues à une distance de 100 km de la ligne de démarcation sur le plateau du Golan, selon un responsable israélien.

L’Etat hébreu avait par ailleurs annoncé dimanche avoir procédé, à la demande de pays occidentaux, à l’évacuation vers la Jordanie de centaines de Casques blancs et de membres de leurs familles, bloqués dans le sud-ouest syrien face à l’avancée du régime.

Ces bénévoles sont devenus célèbres pour leurs opérations de secours dans les zones rebelles bombardées mais le régime de Bachar al-Assad et ses alliés les considèrent comme liés à des groupes jihadistes.

Le pouvoir syrien avait d’ailleurs fustigé ces évacuations menées par Israël comme une « opération criminelle ».

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 18h48)

La Syrie qualifie de « criminelle » l’évacuation de Casques blancs par Israël

juillet 23, 2018

Image tirée d’une vidéo diffusée par l’armée israélienne le 22 juillet 2018 de l’évacuation de familles de Casques blancs syriens dans un endroit non précisé / © AFP / Handout

Les autorités de Damas ont dénoncé lundi une « opération criminelle » après l’évacuation par Israël de centaines de secouristes des Casques blancs et leurs familles qui se trouvaient dans le sud de la Syrie, a rapporté l’agence officielle Sana.

Israël avait annoncé dimanche avoir évacué vers la Jordanie des secouristes des Casques blancs et leurs familles, une opération exécutée dans le plus grand secret, à l’initiative de plusieurs pays occidentaux, notamment la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Canada.

« Les mots de condamnation ne suffisent pas pour exprimer la colère de tous les Syriens face à ces complots méprisables et au soutien sans limite apporté par les pays occidentaux, Israël et la Jordanie à l’organisation des Casques blancs », indique une source du ministère syrien des Affaires étrangères, citée par Sana.

« L’opération criminelle menée par Israël (…) a montré la véritable nature » des Casques blancs, souligne la source, assurant que Damas avait « déjà mis en garde contre les dangers (de cette organisation de secouristes bénévoles) pour la sécurité et la stabilité du pays et de la région, en raison de sa nature terroriste ».

Moscou et Damas accusent régulièrement les secouristes d’être liés à des groupes jihadistes et de véhiculer des « mensonges » sur leurs opérations militaires.

Israël évacue des centaines de Casques blancs syriens / © AFP /

Les Casques blancs sont devenus célèbres pour leurs opérations de secours en Syrie, où le conflit a fait plus de 350.000 morts et des dégâts considérables depuis 2011. Leur travail, très médiatisé, leur avait valu d’être considérés pour le prix Nobel de la paix en 2016.

Au total 422 personnes ont été évacuées selon les chiffres fournis par les autorités jordaniennes, alors que dans un premier temps Israël avait évoqué 800 personnes.

Les évacués doivent être hébergés en Jordanie pour trois mois maximum avant d’être transférés vers la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Canada, qui se sont manifestés pour les accueillir, selon les autorités à Amman.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juillet 2018 12h55)

Syrie: couvre-feu à Raqa contre l’EI et le mécontentement populaire

juin 24, 2018

Les forces de sécurité à Raqa annoncent un couvre-feu de deux jours à partir de dimanche pour prévenir d’éventuelles attaques du groupe Etat islamique (EI) dans cette ville du nord de la Syrie / © AFP/Archives / DELIL SOULEIMAN

Les forces de sécurité à Raqa ont annoncé un couvre-feu de deux jours à partir de dimanche pour prévenir d’éventuelles attaques du groupe Etat islamique (EI) dans cette ville du nord de la Syrie.

L’EI a été chassé en octobre dernier de son bastion de Raqa par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis, qui ont ensuite formé des unités de police pour y maintenir la sécurité.

Le couvre-feu permet également aux FDS de museler un groupe de combattants rivaux à Raqa, ont estimé la faction concernée et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Dimanche, les FDS ont indiqué avoir reçu « des informations selon lesquelles des groupes terroristes travaillant pour le compte de Daech (…) sont entrés dans la ville de Raqa pour mener des attaques ».

Elles ont donc décidé de mettre en place « l’état d’urgence et un couvre-feu dans la ville de Raqa à partir de 05H00 (02H00 GMT) dimanche jusqu’à 05H00 mardi ».

Quelque 5.000 combattants des FDS se sont déployés à Raqa et dans certains secteurs de sa province pour une vaste opération de sécurité, selon l’OSDH.

L’EI a perdu son fief syrien de Raqa après quatre mois de violents combats et de bombardements par les FDS et la coalition sous commandement américain, qui ont laissé la ville en ruines.

Les FDS ont depuis fait reculer l’EI ailleurs dans le nord et l’est de la Syrie, réduisant les territoires contrôlés par les jihadistes à quelques poches isolées. Mais, parallèlement, les incidents liés à la sécurité à Raqa se sont multipliés ces dernières semaines.

Vendredi, l’EI a revendiqué son premier attentat dans la province de Raqa depuis qu’il en a été chassé, annonçant via ses organes de propagande avoir fait exploser une bombe au nord-est de la cité.

Le 15 juin, un combattant des FDS a été tué à un barrage au nord de Raqa, une attaque de l’EI selon l’OSDH. Le groupe jihadiste n’a toutefois pas revendiqué cette attaque.

Outre les attaques jihadistes, la ville de Raqa, dévastée par des mois de combats, est aussi en proie à l’agitation en raison de manifestations des habitants réclamant un retour des institutions du régime de Bachar al-Assad.

Dans un communiqué, les FDS ont d’ailleurs précisé que le couvre-feu était mis en place en raisons des « opérations terroristes » mais aussi de ces manifestations « appuyées par le régime syrien ».

Des raids des forces de sécurité ont également « ciblé des cellules terroristes et des groupes qui ont pour but d’ébranler la sécurité et la stabilité » de Raqa, selon le texte qui rapporte des arrestations et la saisie d’armes et de munitions.

Parmi les cibles de ces raids, « la Brigade des révolutionnaires de Raqa », un groupe de combattants arabes originaires de la ville, qui ont autrefois combattu au côté des FDS.

Le couvre-feu a été imposé en raison des « tensions entre les FDS et la Brigade, plus que les attaques de l’EI », a estimé le directeur de l’Observatoire, Rami Abdel Rahmane.

La faction a indiqué sur sa page Facebook que ses hommes à Raqa étaient encerclés par les FDS.

Plus de 150 combattants de la Brigade et son chef ont été interpellés lors de cette opération, durant laquelle quatre combattants des FDS ont été tués, selon l’OSDH.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2018 18h57)

Syrie: l’aviation russe bombarde des zones rebelles dans le sud

juin 23, 2018

Une famille syrienne abritée le 23 juin 2018 sous un immeuble vide avec leurs vaches et leurs tentes à Daraa, au sud-ouest de la Syrie / © AFP / Mohamad ABAZEED

La Russie a bombardé tard samedi des zones contrôlées par les rebelles dans le sud de la Syrie, pour la première fois depuis qu’elle a accepté une trêve dans cette partie du pays il y a près d’un an, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Selon l’OSDH, la Russie a lancé près de 25 frappes sur des villes contrôlées par les rebelles dans l’est de la province de Deraa, dans le sud du pays en guerre.

L’OSDH n’a fourni aucun bilan.

« D’intenses raids aériens russes frappent des villes dans l’est de la province de Deraa pour la première fois depuis que la trêve a été conclue dans le sud de la Syrie l’année dernière », a indiqué Rami Abdel Rahman de l’ODSH.

Les avions utilisés samedi lors de ces raids provenaient de la base Hmeimim, une base permanente de l’armée russe, située dans le nord-ouest de la Syrie, selon l’observatoire.

« Les frappes russes ont débuté vers 22H30 (19H30 GMT) et se sont arrêtées après minuit », a déclaré Ibrahim Mohammad, un chroniqueur indépendant dans les médias de la ville de Basr al-Harir, au nord-est de Deraa.

Il a raconté qu’en entendant les avions, les habitants de la ville et lui-même se sont réfugiés dans les sous-sols et les abris anti-bombardements, avant de décrire le bruit sourd et constant du bombardement durant près de deux heures.

La Russie, les Etats-Unis et la Jordanie avaient accepté en juillet 2017 de respecter une zone de désescalade dans les parties contrôlées par les rebelles dans le sud afin d’y réduire les hostilités.

Depuis lors, les avions russes – qui opèrent en Syrie depuis 2015 – avaient évité de bombarder des positions rebelles dans le sud.

/ © AFP / Mohamad ABAZEED

Les raids russes interviennent au moment où, depuis mardi, les troupes de Bachar al-Assad bombardent les zones contrôlées par les rebelles dans l’est de Deraa. Le pilonnage et les combats se concentrent dans une zone à cheval entre cette province et la partie ouest de la province voisine de Soueida.

Depuis mardi, au moins 19 civils ont été tués dans les zones rebelles, selon l’OSDH.

Le régime a perdu huit de ses soldats dans les affrontements samedi avec les rebelles, portant à 13 ses pertes depuis mardi, toujours selon l’OSDH. Plus de 12.000 Syriens ont fui la province de Deraa ces derniers jours.

Selon les Nations unies, ces opérations du régime mettent en danger plus de 750.000 civils dans la région.

Après avoir sécurisé la capitale Damas, l’armée syrienne se concentre sur le sud du pays, où les rebelles contrôlent toujours la majorité des provinces de Deraa et de Soueida.

Cette région stratégique est située non loin du plateau du Golan syrien, dont une large partie est occupée par Israël depuis 1967.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2018 02h47)

Armes chimiques: la Russie s’attend à de nouvelles accusations de l’OIAC contre Damas

juin 22, 2018

Les immeubles détruits dans la ville de Douma reprise aux rebelles par le régime et où une attaque présumée chimique a eu lieu, le 17 avril 2018 dans la Ghouta orientale, en Syrie / © AFP/Archives / STRINGER

La Russie a accusé vendredi l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui cherche à renforcer ses pouvoir, de préparer un rapport « rempli de fausses preuves » accusant Damas de recours aux armes chimiques dans la Ghouta orientale en Syrie.

L’OIAC a annoncé en mai avoir fini de prélever des échantillons dans la ville syrienne de Douma, théâtre le 7 avril d’une attaque chimique présumée, et les conclusions de ses experts pourraient être rendues publiques prochainement, selon le directeur général de l’Organisation, Ahmet Üzümcü.

Cette attaque présumée, qui a fait au moins 40 morts, selon des secouristes, a été imputée par les Occidentaux au régime de Bachar al-Assad et a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien. Pour leur part, Moscou et Damas ont dénoncé une « mise en scène ».

« Il est évident qu’un nouveau rapport accusateur, rempli de fausses preuves, est en train d’être préparé », a affirmé vendredi un haut responsable de l’armée russe, le général Igor Kirillov, lors d’une conférence de presse.

« La mission spéciale de l’OIAC mène son enquête comme elle l’entend », a assuré le général Kirillov, en estimant que cette enquête n’avait « rien à voir ni avec l’objectivité, ni avec l’impartialité ».

Cette déclaration intervient alors qu’une réunion spéciale de l’OIAC est prévue les 26 et 27 juin à La Haye, suite à la demande de Londres visant à renforcer les pouvoirs de l’institution.

La décision de donner aux experts de l’OIAC le pouvoir de nommer les responsables de toute utilisation future d’armes chimiques devrait notamment figurer à l’ordre du jour de la réunion.

A la mi-juin, l’OIAC a annoncé que du sarin et du chlore avaient été « très probablement » utilisés dans deux attaques dans le sud de la Syrie en mars 2017.

Aux yeux du général Kirillov, ces annonces « douteuses » visent à « renforcer l’argumentation tirée par les cheveux » des experts de l’OIAC avant la présentation du rapport sur l’attaque présumée à Douma.

Le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), le 4 avril 2018 à La Haye / © ANP/AFP/Archives / Bart Maat

Pour sa part, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a affirmé que des équipements servant à la fabrication des armes chimiques découvertes à Douma, dans l’ex-enclave rebelle de Ghouta orientale reprise par le régime syrien, avaient été fabriqués en Europe de l’Ouest.

« Cet équipement est venu aux mains de terroristes et combattants en provenance de l’Europe de l’Ouest », a-t-elle assuré, lors du briefing.

Fin avril, la Russie avait déjà affirmé avoir trouvé des cylindres contenant du chlore en provenance d’Allemagne et des « fumigènes » britanniques dans la Ghouta orientale.

Jeudi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a par ailleurs critiqué l’enquête de l’ONU accusant le régime syrien, dont Moscou est le principal allié, de « crimes contre l’humanité » pendant le siège de la Ghouta orientale.

La commission d’enquête de l’ONU « n’est pas allée sur place », a dénoncé M. Lavrov.

« Nous sommes en principe très sceptiques quant aux méthodes de ce type de travail, qu’il porte sur des crimes de guerre ou sur l’utilisation des armes chimiques », a déclaré M. Lavrov.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 12h36)

Syrie: 22 paramilitaires irakiens tués dans une frappe attribuée à Israël

juin 18, 2018

Carte de la Syrie localisant les frappes aériennes à Al-Hari / © AFP / AFP

Une vingtaine de paramilitaires irakiens pro-iraniens engagés dans la bataille contre le groupe État islamique (EI) ont été tués lors de frappes nocturnes dans l’est de la Syrie attribuées par Washington à Israël.

Les unités du Hachd al-Chaabi, des groupes paramilitaires financés par Téhéran qui ont aidé l’armée irakienne à chasser l’EI de tous les centres urbains, ont dans un premier temps accusé les forces américaines d’avoir tué 22 de leurs combattants et en avoir blessé 12 autres dans ces raids frontaliers.

Mais la coalition internationale dirigée par les États-Unis a démenti être l’auteur de ces frappes qui ont visé dans la nuit de dimanche à lundi la ville d’al-Hari, située près de la frontière irakienne.

« Il n’y a pas eu de frappes de la part des forces américaines ou de la coalition dans cette zone », a réagi auprès de l’AFP son bureau de presse, en précisant en revanche « être au courant de frappes (…) ayant tué et blessé des combattants de Kataëb Hezbollah », une force irakienne faisant partie du Hachd al-Chaabi et liée au puissant mouvement du Hezbollah libanais, ennemi juré d’Israël.

Le porte-parole de la coalition n’a pas précisé qui avait mené ces frappes, mais à Washington, un responsable américain ayant requis l’anonymat a indiqué à l’AFP avoir « des raisons de croire qu’il s’agissait d’une frappe israélienne ».

Israël, qui craint plus que tout une implantation iranienne à sa frontière, a conduit en mai des frappes aériennes sur des installations militaires en Syrie présentées comme iraniennes.

L’Etat hébreu soupçonne l’Iran et le Hezbollah de chercher à étendre leur influence plus près de ses frontières, et répète qu' »il n’y a pas de place pour la moindre présence militaire iranienne dans aucune partie de la Syrie », selon son Premier ministre, Benjamin Netanyahu.

« Cinquante-deux combattants, dont 30 Irakiens et 16 Syriens, y compris des soldats et des membres de milices loyalistes ont été tués », a indiqué à l’AFP le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

– Déployés par Bagdad –

Des combattants irakiens, dont certains sont membres de Hachd al-Chaabi, luttent depuis des années au côté du régime syrien et ont joué un rôle primordial dans la lutte anti-EI dans la province de Deir Ezzor (est de la Syrie).

Le groupe a rappelé avoir été déployé par les autorités irakiennes le long de la frontière poreuse avec la Syrie depuis l’annonce de la victoire sur l’EI proclamée en décembre par Bagdad.

Au lendemain de ces frappes, un correspondant de l’AFP à Nassiriya, dans le sud de l’Irak, a rapporté que les corps de trois combattants irakiens tués dans l’est syrien avaient été rapatriés pour être inhumés. Ils combattaient au sein de la milice « Kataëb Hezbollah ».

Les médias d’Etat syriens ont eux aussi attribué ces frappes à la coalition anti-EI. Citant une source militaire, l’agence officielle Sana a affirmé que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées par des appareils de la coalition, sans fournir de bilan précis.

Al-Hari est située dans la province de Deir Ezzor, riche en pétrole, où les forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis, et les forces gouvernementales syriennes, appuyées par la Russie, mènent des offensives distinctes contre l’EI.

Les forces gouvernementales contrôlent les terres à l’ouest du fleuve Euphrate, qui traverse la province, tandis que les FDS se battent pour expulser l’EI d’une série de villages situés sur la rive est, près de la frontière irakienne.

Une ligne de « déconfliction » longeant le fleuve est en place depuis 2017 afin d’empêcher tout affrontement entre pro-régime et FDS.

– « Couloir vital » –

La coalition, qui intervient en Syrie depuis 2014 pour combattre l’EI, a néanmoins frappé des forces du régime ces dernières années.

Le 24 mai, 12 combattants pro-régime ont péri dans un raid aérien contre des positions de l’armée syrienne au sud de Boukamal, ville reprise à l’EI par le régime en novembre dernier et située à quelques kilomètres de la frontière.

L’OSDH et des médias d’Etat syriens avaient attribué cette frappe à la coalition, mais le Pentagone avait nié.

Le 7 février, la coalition a reconnu avoir tué au moins 100 combattants pro-régime –dont cinq Russes selon Moscou– dans la province de Deir Ezzor, en représailles à une attaque contre des positions des FDS.

Les frappes contre al-Hari interviennent au lendemain de la reprise par les FDS de Dachicha, un village situé dans le nord de la province de Hassaké.

Dachicha représentait un « fief important » de l’EI dans cette province et se trouvait sur un « couloir vital » reliant autrefois les territoires des jihadistes en Syrie et en Irak, selon le directeur de l’OSDH.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2018 00h02)

Des frappes américaines touchent des positions du régime dans l’est de la Syrie

mai 23, 2018

Damas – Des frappes américaines ont touché plusieurs positions militaires du régime syrien, mercredi dans l’est du pays, a annoncé l’agence officielle SANA.

« Certaines de nos positions militaires entre Albu Kamal et Hmeimeh ont été touchées ce matin dans une attaque aérienne menée par la coalition américaine », a indiqué une source militaire syrienne citée par SANA.

Cette dernière a précisé que les attaques aériennes n’ont causé que « des dégâts matériels ».

Il n’y a pas eu de commentaire immédiat de la coalition dirigée par les Etats-Unis ou des forces démocratiques syriennes (FDS) qui luttent pour chasser le groupe Etat islamique d’une dernière série de villages sur la rive est de l’Euphrate.

Une source militaire du régime syrien, interrogée par l’AFP, a indiqué que les frappes aériennes ont visé deux positions du régime proches de la ligne de front avec l’EI.

« Daesh a ensuite attaqué ces positions. Les frappes et les attaques ont tué plusieurs soldats syriens et causé de nombreux dégâts », a indiqué cette source utilisant l’acronyme arabe Daesh pour nommer l’EI.

« Il n’y a aucun iranien ni libanais parmi les victimes », a-t-elle encore précisé.

Albu Kamal et Hmeimeh se trouvent dans la province syrienne orientale de Deir Ezzor, où les troupes syriennes soutenues par la Russie et la coalition dirigée par les États-Unis ont mené des offensives distinctes contre le groupe Etat islamique (EI).

Une ligne dite de « déconfliction » qui longe l’Euphrate, en place depuis l’année dernière, est destinée à empêcher que les troupes du régime à l’ouest du fleuve et les FDS à l’est, soutenues par les États-Unis, ne s’affrontent.

La coalition dirigée par les Etats-Unis a mené au cours des derniers mois plusieurs frappes meurtrières contre les forces gouvernementales syriennes et leurs combattants alliés.

En février, les bombardements de la coalition dans la province de Deir Ezzor ont tué au moins 100 combattants du régime et alliés, y compris des ressortissants russes, en représailles à une attaque contre des positions des FDS.

L’EI a envahi des pans entiers de la Syrie et de l’Irak voisin en 2014, mais des offensives distinctes dans les deux pays ont vu son emprise sur le territoire se réduire de façon spectaculaire.

Lundi, les troupes du régime syrien ont évincé les combattants de l’EI des derniers districts qu’ils détenaient dans la capitale Damas.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2018 02h33)                                                        

Les frappes en Syrie par Israël: du soutien à la retenue

mai 10, 2018

 

Bahreïn soutient « le droit » d’Israël à « se défendre »

Dubaï – Bahreïn, proche allié de l’Arabie saoudite, a affirmé jeudi qu’Israël avait « le droit de se défendre » à la suite de représailles israéliennes contre des cibles présentées comme des sites militaires iraniens en Syrie. « Comme l’Iran a violé le statu quo dans la région et a envahi des pays avec ses forces et ses missiles, n’importe quel Etat, y compris Israël, a le droit de se défendre en détruisant les sources de danger », a déclaré sur Twitter le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa.

Selon Israël, l’Iran a tiré dans la nuit de mercredi à jeudi, depuis la périphérie de Damas, une vingtaine de roquettes vers des positions sur la partie du Golan occupée par Israël, sans faire de victime. Bahreïn est un des Etats arabes du Golfe très hostiles à l’Iran et a, comme l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, ainsi qu’Israël, appuyé la récente décision du président américain Donald Trump de se retirer de l’accord nucléaire avec Téhéran. Ce royaume allié de Washington n’entretient pas de relations diplomatiques avec Israël.

 

Washington soutient « le droit d’Israël à agir pour se défendre »

Washington – Les Etats-Unis ont dénoncé jeudi les tirs de roquettes iraniens sur des positions israéliennes, en soutenant « le droit d’Israël à agir pour se défendre ». « Les Etats-Unis condamnent les attaques provocatrices à la roquette du régime iranien depuis la Syrie contre des citoyens israéliens, et nous soutenons avec force le droit d’Israël à agir pour se défendre », a affirmé la Maison Blanche dans un communiqué.

« Le déploiement par le régime iranien de systèmes de missiles et de roquettes offensives en Syrie, qui visent Israël, est un développement inacceptable et très dangereux pour tout le Moyen-Orient », a ajouté la Maison Blanche.

« Les Gardiens de la révolution iraniens assument l’entière responsabilité des conséquences de leurs actions irréfléchies, et nous les appelons, ainsi que leurs milices par procuration, y compris le Hezbollah, à ne pas aller plus loin dans la provocation », a-t-elle ajouté.

« Les Etats-Unis appellent aussi toutes les nations à dire clairement que les actions du régime iranien représentent une menace sévère pour la paix et la stabilité internationale », a-t-elle encore dit.

La tension est brusquement montée entre l’Iran et Israël en Syrie, où l’Etat hébreu dit avoir bombardé des dizaines de cibles iraniennes en représailles à une première attaque directe attribuée à la République islamique contre les forces israéliennes.

Selon les Israéliens, la force al-Qods, unité d’élite des Gardiens de la révolution chargée des opérations extérieures, a tiré peu après 21H00 GMT mercredi une vingtaine de roquettes de type Fajr et Grad vers les premières positions sur la partie du Golan occupée par Israël, de l’autre côté de la ligne de démarcation.

Ces tirs sont intervenus au lendemain de l’annonce par le président américain Donald Trump du retrait de son pays de l’accord sur le nucléaire iranien conclu entre Téhéran et les grandes puissances en 2015, faisant craindre une nouvelle escalade dans la région.

 

Londres appelle à éviter toute « escalade » des violences entre l’Iran et Isrël

Londres – Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a appelé jeudi l’Iran et Israël à « éviter toute escalade » des violences après des frappes iraniennes contres des forces israéliennes, qui ont été suivies de ripostes par les Israéliens.

« Il est crucial d’éviter toute escalade, qui ne serait dans l’intérêt de personne », a prévenu le ministre dans un communiqué. « Le Royaume-Uni condamne avec la plus grande fermeté les attaques iraniennes contre les forces israéliennes. Nous soutenons vigoureusement le droit d’Israël à se défendre ».

Il appelle la Russie à « user de son influence » sur les combattants présents en Syrie, d’où ont été tirés les missiles iraniens, pour faire cesser ces actions « déstabilisatrices » et pour « travailler à un règlement politique » de la situation.

Les tensions entre Israël et l’Iran autour du théâtre syrien ont connu un brusque regain jeudi matin avec, pour la première fois, des tirs de roquettes directement attribués à l’Iran vers des positions israéliennes, provoquant une vigoureuse riposte de l’État hébreu en Syrie.

Les premières lignes israéliennes sur le Golan ont essuyé un tir de barrage d’une vingtaine de projectiles et roquettes déclenché selon l’armée israélienne par les forces iraniennes, de l’autre côté de la ligne de démarcation en Syrie.

L’armée israélienne a frappé en représailles dans la nuit de mercredi à jeudi des dizaines de cibles militaires iraniennes en Syrie.

Selon le ministre russe de la Défense, l’armée israélienne a utilisé 28 avions (des F-15 et des F-16) et tiré 70 missiles, dont la moitié a été détruit par le système de défense antiaérien syrien.

Ces frappes nocturnes par l’armée israélienne ont tué au moins 23 combattants, dont cinq soldats syriens et 18 membres de forces alliées du régime, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Romandie.com avec(©AFP / 10 mai 2018 13h31)