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Cameroun : le retour en France de la famille Moulin-Fournier

avril 20, 2013
François Hollande accueille l'ex-otage Tanguy Moulin-Fournier, en provenance de Yaoundé. François Hollande accueille l’ex-otage Tanguy Moulin-Fournier, en provenance de Yaoundé. © AFP

Les sept Français d’une même famille, dont quatre enfants, libérés après avoir été retenus en otages par le groupe islamiste Boko Haram au Nigeria, sont arrivés le 20 avril matin à Paris, deux mois après leur enlèvement au Cameroun.

« Aujourd’hui, c’est la vie qui a gagné », a déclaré devant la presse le président François Hollande, venu accueillir les anciens otages au petit matin du 20 avril à leur arrivée à l’aéroport d’Orly, en provenance de Yaoundé, après leur libération dans la nuit de 18 au 19 avril.

Le père de famille Tanguy Moulin-Fournier à ses côtés, le chef de l’Etat français a souligné que « les autorités françaises [avaient] fait leur devoir, dans la discrétion ». Il a « remercié aussi bien le Cameroun que le Nigeria », avec une « pensée particulière pour le président [camerounais] Biya, qui dans ces derniers jours a eu un rôle important ».

« C’est fini, on en est sortis »

Les otages « ont souffert de la chaleur et du manque d’eau, mais ont été correctement traités », a ensuite confié à des journalistes François Hollande, « impressionné » par les enfants, quatre garçons de 5 à 12 ans.» lls ont été des appuis solides. S’ils ont pu retrouver leur liberté, les enfants y sont pour beaucoup », a ajouté le président français.

Les anciens otages sont arrivés à 6 heures (heure de Paris), à bord du Falcon du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui avait fait un aller-retour au Cameroun pour aller les chercher. Sur le tarmac attendaient une dizaine de membres de leur famille, frères, sœurs et grands-parents, et une soixantaine de journalistes.

Des couvertures sur les épaules pour se protéger du froid, ils sont tombés dans les bras de leurs proches, avant de s’acheminer vers le pavillon d’honneur où ils sont restés un moment, à l’écart de la presse. Tanguy Moulin-Fournier, visage amaigri, épaisse barbe, a ensuite fait part de son « immense émotion », de son « immense bonheur ». « C’est fini, on en est sortis… », a-t-il déclaré. « Je suis très heureux d’être de retour en France, c’est un grand moment. Après, on retournera également au Cameroun, qui est un très beau pays où on se plaît beaucoup », a-t-il ajouté.

La famille est ensuite partie dans un véhicule monospace, sous escorte policière. Les enfants, en short, avaient les yeux cernés mais le sourire aux lèvres. Les trois adultes et quatre enfants – Clarence, 5 ans, Maël, 8 ans, Andeol, 10 ans, et Eloi, 12 ans – avaient été enlevés le 19 février alors qu’il étaient en vacances dans un parc national dans l’extrême nord du Cameroun.

Le père, la mère et leurs quatre garçons résidaient depuis 2011 à Yaoundé, où Tanguy Moulin-Fournier est employé comme expatrié par GDF Suez. Cyril Moulin-Fournier, le frère de Tanguy, qui vit en Espagne, les avait rejoints pour des vacances. Le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, était présent à leur arrivée à Orly.

« Non versement de rançon »

Les autorités françaises et camerounaises ont indiqué que la famille avait été libérée dans la nuit de jeudi à vendredi à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Très peu d’informations ont filtré sur les conditions de cette libération, annoncée par la présidence camerounaise dès vendredi matin.

François Hollande avait alors remercié les autorités camerounaises et nigérianes, faisant valoir que « c’est en étant le plus discret possible que nous pouvons être les plus efficaces ». Il avait également assuré que la France ne changeait pas son « principe », qui est « le non versement de rançons ». L’Elysée a également affirmé que la libération des otages n’était pas « une action de force » mais le fruit de « contacts multiples ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Cameroun : les sept otages français ont été libérés

avril 19, 2013

Tanguy Moulin-Fournier, son épouse Albane et son frère Cyril, le 19 avril à Yaoundé. Tanguy Moulin-Fournier, son épouse Albane et son frère Cyril, le 19 avril à Yaoundé. © Reinnier Kaze/AFP

La famille Moulin-Fournier, enlevée en février dans le nord du Cameroun, a été libérée dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 avril. Elle est arrivée à Yaoundé dans la matinée.  

Mis à jour à 10h15.

C’est la fin du cauchemar pour les sept Français, dont quatre garçons âgés de 5 à 12 ans, kidnappés le 19 février dernier dans l’extrême-nord du Cameroun par des hommes liés à la secte islamiste nigériane Boko Haram. D’après le président camerounais Paul Biya, Tanguy Moulin-Fournier et sa famille ont été libérés et confiés dans la nuit de jeudi à vendredi aux autorités camerounaises. Les trois adultes et les quatre enfants sont en bonne santé.

À Paris, l’Élysée a confirmé la libération de la famille Moulin-Fournier à travers un court communiqué. « C’est avec un immense soulagement et une grande joie que le président de la République confirme la libération des sept membres de la famille Moulin-Fournier » affirme le texte, précisant que les ex-otages « sont tous en bonne santé et ont rejoint Yaoundé ».

La famille Moulin-Fournier avait été enlevée le 19 février au nord du Cameroun.

La famille Moulin-Fournier avait été enlevée le 19 février au nord du Cameroun.

© AFP

Retenus par Boko Haram

Tanguy Moulin-Fournier, cadre expatrié du groupe GDF-Suez, était en vacances avec son frère, sa femme et ses quatre fils dans le nord du Cameroun lorsqu’ils ont été enlevés par plusieurs hommes armés près de Dabanga. La famille avait été ensuite emmenée au Nigeria. Une semaine plus tard, les ravisseurs revendiquaient l’enlèvement dans une vidéo postée sur Youtube, affirmant agir au nom de la secte islamiste nigériane Boko Haram.

Mi-mars, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, apparaissait dans une nouvelle vidéo dans laquelle il déclarait que ses otages français ne seraient pas libérés tant « que les membres de nos familles sont emprisonnées au Nigeria et au Cameroun ». Les autorités camerounaises et françaises n’ont pas précisé les modalités de la libération des Moulin-Fournier. Yaoundé a uniquement fait savoir que les gouvernements nigérian et français avaient joué un rôle important dans ce dénouement.

Jeuneafrique.com par Benjamin Roger