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Tanzanie : 19 morts après le crash d’un avion dans le lac Victoria

novembre 6, 2022

Un avion de la compagnie Precision Air s’est abîmé dans le lac Victoria, en Tanzanie, dimanche 6 novembre. Il y avait 43 personnes à son bord.

Un avion de ligne, qui se trouvait en phase d’atterrissage, s’est abîmé dans le lac Victoria, en Tanzanie, dimanche 6 novembre, à cause de la mauvaise météo. Le dernier bilan faisait état de 19 morts, sur les 43 passagers de l’appareil de type ATR 42-500 de la compagnie privée locale Precision Air. L’avion « s’est écrasé dans l’eau à environ 100 mètres de l’aéroport », a déclaré le commandant de la police régionale William Mwampaghale aux journalistes à l’aéroport de Bukoba.

Le commissaire régional Albert Chalamila a précisé que 43 personnes, dont 39 passagers, les deux pilotes et deux membres d’équipage, étaient à bord du vol parti de Dar es-Salaam, la capitale économique, jusqu’à Bukoba, une ville située au bord du lac, le plus grand en Afrique et celui où le Nil prend sa source.

« À l’heure où nous parlons, nous avons réussi à sauver 26 personnes qui ont été évacuées vers un hôpital », avait indiqué, plus tôt dans la journée, Albert Chalamila. Mais Precision Air a indiqué dans un communiqué que 24 personnes avaient survécu à l’accident, survenu peu avant 6 heures GMT. Une source au sein de la compagnie a quant à elle précisé à l’AFP que deux autres personnes hospitalisées n’étaient pas à bord de l’avion parti de Dar es-Salaam. « Il y a deux personnes qui ont été blessées lors des opérations de sauvetage qui ont été comptées parmi les survivants, mais elles n’étaient pas des passagers », a indiqué cette source sous le couvert de l’anonymat.

Des vidéos diffusées sur les médias locaux montrent l’avion en grande partie submergé alors que les sauveteurs à l’eau essaient de récupérer des survivants. Les secouristes tentent de soulever l’avion hors de l’eau à l’aide de câbles et de grues.

«Gardons notre calme »

La présidente, Samia Suluhu Hassan, a exprimé ses condoléances aux personnes touchées par l’accident. « Gardons notre calme pendant que les opérations de sauvetage se poursuivent et prions afin que Dieu nous vienne en aide », a-t-elle déclaré sur Twitter.

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a également adressé ses condoléances, tout comme le secrétaire général du bloc régional de la Communauté de l’Afrique de l’Est, Peter Mathuki. « Nos cœurs et nos prières sont tournés vers les familles des passagers […] et nous sommes solidaires envers le gouvernement et le peuple de Tanzanie », a-t-il déclaré sur Twitter.

Precision Air, qui est la plus grande compagnie aérienne privée de Tanzanie, a publié une brève déclaration confirmant l’accident. La compagnie, qui appartient en partie à Kenya Airways, a été fondée en 1993 et exploite des vols intérieurs et régionaux ainsi que des charters privés vers des destinations touristiques populaires, telles que le parc national du Serengeti et l’archipel de Zanzibar. Sa flotte est constituée de neuf avions, dont 3 ATR 42-500, 1 ATR 42-600 et 5 ATR 72-500. On ignore lequel des ATR 42 s’est écrasé. L’ATR-42 est fabriqué par la société franco-italienne ATR et assemblé à Toulouse, dans le sud de la France.

L’accident survient cinq ans après la mort de 11 personnes lorsqu’un avion appartenant à une société de safari s’était écrasé dans le nord de la Tanzanie. En mars 2019, un vol d’Ethiopian Airlines d’Addis-Abeba à Nairobi s’est écrasé six minutes après le décollage dans un champ au sud-est de la capitale éthiopienne, tuant les 157 personnes à son bord. En 2007, un vol de la Kenya Airways entre la ville ivoirienne d’Abidjan et de Nairobi, la capitale du Kenya, s’est écrasé dans un marais après le décollage, tuant ses 114 passagers. En 2000, un autre vol de la Kenya Airways d’Abidjan à Nairobi s’est écrasé dans l’océan Atlantique quelques minutes après le décollage, tuant 169 personnes tandis que 10 autres ont survécu.

Par Le Point avec AFP

Tanzanie: le principal leader d’opposition libéré, son procès pour terrorisme arrêté

mars 4, 2022
Tanzanie: le principal leader d'opposition libere, son proces pour terrorisme arrete
Tanzanie: le principal leader d’opposition libéré, son procès pour terrorisme arrêté© AFP/ERICKY BONIPHACE

Le chef du principal parti d’opposition tanzanien Freeman Mbowe a été libéré vendredi après-midi, après l’annonce de l’abandon des poursuites pour terrorisme engagées contre lui, qui met fin à son procès qualifié de « politique » par sa formation.

L’arrestation en juillet 2021, puis l’inculpation de cette figure de l’opposition avait jeté le doute sur l’ouverture démocratique espérée, dans le pays comme à l’étranger, avec l’arrivée au pouvoir en mars 2021 de Samia Suluhu Hassan, après le décès de l’autoritaire John Magufuli.

Âgé de 60 ans, Freeman Mbowe était accusé de « financement du terrorisme » et « complot terroriste » avec trois autres membres de son parti Chadema. Ils avaient été arrêtés le 21 juillet à Mwanza (ouest), où ils devaient participer à un rassemblement demandant des réformes constitutionnelles. Leur procès avait débuté le 31 août.

Lors d’une audience vendredi matin, un des procureurs, Robert Kidando, a annoncé que le ministère public n’avait « pas l’intention de poursuivre avec cette affaire ».

Le juge Joachim Tiganga a donc ordonné la libération « inconditionnelle » et « immédiate » des quatre accusés.

Le parti Chadema a publié en fin d’après-midi sur Twitter une photo de Freeman Mbowe entouré des trois co-accusés libres, tous vêtus de t-shirts rouge.

« Immense victoire »

« Nous savourons notre immense victoire morale et légale », s’était réjoui quelques heures plus tôt auprès de l’AFP l’avocat de Freeman Mbowe, Peter Kibatala.

« La justice a gagné aujourd’hui », a lancé le secrétaire général adjoint de Chadema, Benson Kigaila, devant une foule de partisans réunie devant le siège du parti: « Nous leur avons dit dès le début qu’il n’y avait pas d’affaire et aujourd’hui ils l’ont confirmé. »

Selon Chadema, les procureurs accusaient Mbowe d’avoir planifié une attaque contre un fonctionnaire et d’avoir donné 600.000 shillings tanzaniens (220 euros) pour l’organisation d’attentats contre des stations-service et des rassemblements publics, et pour abattre des arbres pour bloquer les routes.

Des accusations « infondées » pour un procès « politique » destiné à faire taire un opposant, n’ont cessé de dénoncer Mbowe, ses avocats et son parti.

Freeman Mbowe a affirmé avoir été torturé en détention et avoir dû enregistrer des déclarations sous la contrainte.

« Tourner la page »

Ces arrestations et ce procès avaient suscité l’indignation d’organisations de défense des droits civiques, ainsi que de plusieurs pays occidentaux. Des représentants d’ambassades ont régulièrement assisté aux audiences.

L’ambassadeur américain Donald Wright a salué sur Twitter la fin des poursuites comme « une occasion bienvenue pour la Tanzanie de tourner la page et de se concentrer sur l’avenir ».

Pour Chadema, ce procès reflétait un retour en arrière du pouvoir vers la « dictature ».

La formation accusait la présidente Hassan de renouer avec les pratiques autoritaires de son prédécesseur, après avoir affiché sa volonté de rompre avec certaines de ses politiques.

Peu après sa prise de fonctions, elle avait en effet tendu la main à l’opposition et autorisé la réouverture de médias interdits sous Magufuli, faisant le voeu de défendre la démocratie et les libertés fondamentales.

Dans une interview à la BBC en août, elle avait assuré que les accusations contre Freeman Mbowe n’étaient « pas politiques » et résultaient d’une enquête de près d’un an.

La cheffe de l’Etat tanzanien avait renouvelé le mois dernier les signaux d’ouverture envers l’opposition, levant l’interdiction de quatre journaux imposée sous John Magufuli, dont un propriété de Freeman Mbowe.

Avant le sommet UE-Afrique à Bruxelles, elle avait également rencontré le vice-président de Chadema, Tundu Lissu, candidat du parti à l’élection présidentielle de 2020 qui vit en exil en Belgique depuis une tentative d’assassinat en 2017.

Avec Le Point par AFP

Tanzanie: Prestation de serment de Sama Suhulu Hassan, première femme présidente du pays

mars 19, 2021

Avec France 24

Le décès du président tanzanien suscite des réactions mitigées

mars 18, 2021

NAKURU, Kenya — L’annonce du décès du président tanzanien John Magufuli suscite des réactions mitigées; plusieurs sont peinés, mais au moins un détracteur lui a reproché d’avoir fait reculer la démocratie dans son pays

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© Fournis par La Presse Canadienne

M. Magufuli comptait parmi les principaux sceptiques africains de la COVID-19. La vice-présidente Samia Suluhu Hassan a annoncé sur les ondes de la télévision nationale, mercredi soir, son décès des suites d’une défaillance cardiaque.

La vice-présidente Hassan devrait être assermentée sous peu et compléter le mandat de cinq ans de M. Magufuli, qui venait d’être réélu à la fin de l’an dernier. Elle deviendra la première présidente de la Tanzanie.

Si d’autres dirigeants africains ont salué le départ de M. Magufuri, le chef de l’opposition tanzanienne tenait un tout autre discours.

«Il y a une justice poétique, a dit jeudi à la télévision locale Tundu Lissu, qui prétend que le président a dans les faits été emporté par le coronavirus. Le président Magufuli a fait un pied de nez à la planète dans la lutte contre la COVID-19. Il s’est moqué de la communauté d’Afrique de l’Est, de tous nos voisins. Il a défié la science. Il a refusé de prendre les précautions de base qu’on recommande à tous les habitants de la planète.

«Il ne portait pas de masque. Il dénigrait même ceux qui en portaient. Il ne croyait pas aux vaccins. Il ne croyait pas la science. Il faisait confiance aux guérisseurs et aux herbes d’une valeur médicale douteuse. Et qu’est-ce qui est arrivé? Il a été emporté par la COVID-19. Et maintenant ils nous disent qu’il avait un problème cardiaque. C’était le coronavirus.»

M. Lissu, qui est en exil en Belgique, a rappelé que M. Magufuli avait dit, en septembre 2017, que tous ceux qui s’opposaient à ses réformes économiques méritaient la mort. Peu de temps après, M. Lissu a été atteint de 16 balles et a fui vers la Belgique.

Il est rentré en Tanzanie pour défier M. Magufuli lors des élections d’octobre 2020. Il a perdu, mais le scrutin a été entaché par la violence et des allégations de fraude. Les forces gouvernementales ont empêché des milliers d’observateurs de l’opposition de faire leur travail. Craignant pour sa sécurité, M. Lissu est retourné en Belgique après le vote.

M. Lissu a dit ne pas être surpris du décès du président Magufuli, puisqu’il recevait depuis le 7 mars des «informations crédibles» qu’il était gravement malade.

«Ce qui m’étonne est que son régime continue à mentir concernant la cause et le moment du décès», a-t-il dit.

Selon les mêmes sources qui l’auraient informé de la maladie de M. Magufuli, ce dernier serait dans les faits décédé le 10 mars.

M. Magufuli n’avait pas été vu en public depuis le 27 février. Il avait à ce moment assermenté un nouveau secrétaire en chef après le décès de son prédécesseur, possiblement lui aussi de la COVID-19.

Des représentants du gouvernement ont nié pendant plusieurs jours qu’il soit malade, répétant qu’il était occupé et que rien ne l’obligeait à se présenter en public.

«C’est le moment d’écrire un nouveau chapitre en Tanzanie, a dit M. Lissu. Pendant les cinq années où il a été président, Magufuli a chamboulé notre pays. Tellement de gens ont été tués depuis cinq ans. Plusieurs autres ont été blessés, torturés ou persécutés. Je m’en suis à peine tiré vivant.

«Il est mort et c’est une occasion, une occasion rare, pour notre pays de se retrouver pour une réconciliation nationale.»

D’autres leaders africains ont salué le leadership de M. Magufuli.

Le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé sept jours de deuil national pendant lesquels le drapeau du pays flottera en berne.

«Avec le départ du président Magufuli, je perds un ami, un collègue et un visionnaire avec qui j’ai collaboré étroitement, surtout en développant des liens plus étroits entre le Kenya et la Tanzanie», a dit jeudi M. Kenyatta à la télévision.

Le président Cyril Ramaphosa a témoigné de sa tristesse. «L’Afrique du Sud est unie dans le deuil avec le gouvernement et le peuple de la Tanzanie en ce moment difficile», a-t-il écrit.

Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a offert ses condoléances sur Twitter.

– Par Tom Odula, The Associated Press avec La Presse Canadienne

Tanzanie : le président John Magufuli est mort

mars 17, 2021
Le président tanzanien John Magufuli, ici en 2015, est décédé le 17 mars 2021.

Le président tanzanien, John Magufuli, est décédé ce mercredi à l’âge de 61 ans, a annoncé la vice-présidente, Samia Suluhu Hassan.

« Nous avons perdu notre courageux leader, le président John Magufuli, qui est mort à 18 heures d’une maladie cardiaque », a déclaré la vice-présidente, Samia Suluhu Hassan, sur les antennes de la télévision nationale dans la soirée du mercredi 17 mars. Elle a annoncé un deuil national de quatorze jours.

Elle a précisé que le chef de l’État était décédé à l’hôpital Emilio Mzena, un établissement gouvernemental de Dar es-Salaam, où il était soigné. Il souffrait de problèmes cardiaques depuis dix ans, a-t-elle ajouté.

Il y a une semaine, le leader de l’opposition, Tundu Lissu, en exil en Belgique, avait commencé comme d’autres à s’interroger publiquement sur l’absence du président, le disant atteint d’une forme sévère du Covid-19, aggravée par des problèmes de santé.

Lundi, Samia Suluhu Hassan avait elle-même appelé à ignorer les rumeurs, tout en suggérant que le président, qu’elle prenait soin de ne pas nommer, était en effet malade. « S’il y a un moment où nous devons rester unis, c’est maintenant », avait-elle dit.

Élu en 2015, John Magufuli avait été réélu en octobre dernier. Surnommé « Tingatinga » (le « bulldozer »), il n’était plus réapparu en public depuis le 27 février. Son état suscitait une inquiétude croissante dans le pays, où sa gestion de la pandémie de coronavirus était critiquée.

En février, la Tanzanie, qui se disait depuis des mois « libérée » du Covid-19 grâce aux prières, a connu une vague de décès, officiellement attribués à des pneumonies. Des personnalités de premier rang ont été touchées, parmi lesquelles le vice-président de l’archipel de Zanzibar, Seif Sharif Hamad, qui est décédé, obligeant John Magufuli à admettre à demi-mot la présence du virus en Tanzanie.

Par Jeune Afrique

Human Right Watch dénonce des disparitions forcées de réfugiés burundais de Tanzanie

novembre 30, 2020

Les services de sécurité tanzaniens ont arrêté arbitrairement, torturé ou fait disparaître de force depuis un an une vingtaine de réfugiés burundais des camps de Tanzanie, a dénoncé lundi 30 novembre l’organisation Human Right Watch (HRW).

La police tanzanienne a «arrêté et fait disparaître de force sept (…) réfugiés et demandeurs d’asile depuis janvier 2020» dont «le sort est toujours inconnu», affirme l’organisation dans un rapport publié lundi.

En outre, «entre octobre 2019 et août 2020, la police et les services de renseignements tanzaniens ont (…) torturé et détenu arbitrairement au moins 11 Burundais pendant plusieurs semaines dans des conditions déplorables dans un poste de police à Kibondo, dans la région de Kigoma» dans le nord-ouest de la Tanzanie, près de la frontière avec le Burundi, explique HRW. «Trois d’entre eux ont été libérés en Tanzanie et les autorités tanzaniennes ont reconduit de force les huit autres au Burundi en août, où ils sont détenus sans chef d’inculpation», poursuit l’organisation de défense des droits de l’Homme qui évoque une possible «collusion entre les agents des deux pays».

Selon les témoignages recueillis par HRW, au moins neuf d’entre eux ont assuré avoir subi des tortures dans les cachots du poste de police de Kibondo. Selon eux, «les policiers et agents des services de renseignements les ont soumis à des chocs électriques, ont frotté leur visage et leurs parties génitales avec du piment et les ont frappés et fouettés». Ceux qui ont été relâchés sont retournés dans les camps de réfugiés, a établi HRW, qui précise que ces arrestations ont eu lieu dans les camps de réfugiés de Mtendeli et Nduta dans la région de Kigoma,

«Les disparitions forcées de réfugiés et de demandeurs d’asile burundais en Tanzanie commises par les autorités tanzaniennes sont des crimes odieux, notamment en raison de l’angoisse et de la souffrance causées aux membres des familles, qui, pour nombre d’entre eux, ont fui des abus similaires au Burundi», dénonce Mausi Segun, directrice de la division Afrique de HRW. Fin octobre, plus de 150.000 réfugiés burundais se trouvaient encore dans trois camps en Tanzanie, alors que près de 100.000 sont rentrés depuis septembre 2017. Plus de 400.000 Burundais avaient fui dans les pays voisins au plus fort de la crise née de la décision de Pierre Nkruunziza, aujourd’hui décédé, de briguer un 3e mandat présidentiel.

«La crainte de subir des violences, d’être arrêtés et d’être expulsés a incité de nombreux réfugiés et demandeurs d’asile burundais en Tanzanie à quitter le pays», avait conclu HRW dans un rapport de 2019

Par Le Figaro avec AFP

Tanzanie : mort de l’ancien président Benjamin Mkapa

juillet 24, 2020

L'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, à Nairobi le 7 janvier 2009.

L’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, à Nairobi le 7 janvier 2009. © KHALIL SENOSI/AP/SIPA

 

L’ex-chef de l’État tanzanien est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à 81 ans, dans un hôpital de Dar es Salaam, la capitale économique du pays.

« Nous sommes frappés par un grand deuil. Notre aîné, le troisième président de la République, Benjamin William Mkapa, est mort dans un hôpital de Dar es Salaam où il était hospitalisé », a annoncé l’actuel chef de l’État John Magufuli.

« D’autres informations seront communiquées ultérieurement mais nous n’avons plus l’aîné Mkapa parmi nous », a ajouté John Magufuli, sans préciser la cause du décès. Le chef de l’État a annoncé un deuil national de sept jours à compter de ce vendredi, pendant lequel les drapeaux seront en berne.

Libéral

Élu président de Tanzanie en 1995 pour le compte du parti au pouvoir, le Chama Cha Mapinduzi (CCM – Parti de la Révolution), Benjamin Mkapa sera réélu en 2000. Ses deux mandats ont été marqués par la poursuite d’une libéralisation de l’économie de son pays initiée par son prédécesseur Ali Hassan Mwinyi.

Troisième président de la République Unie de Tanzanie, Mkapa est né en 1938 dans une famille pauvre de Mtwara, dans le sud-est de son pays.

Après ses études de Lettres à l’université de Makerere en Ouganda, il a été, de 1962 à 1976, le chef de la rédaction de plusieurs journaux tanzaniens, avant d’être nommé responsable de la presse de Julius Nyerere, premier président de Tanzanie.

Médiateur

Il était ensuite devenu ministre des Affaires étrangères, ambassadeur aux États-Unis, puis ministre des Sciences et de l’enseignement supérieure avant d’être élu président.

Après ses deux mandats présidentiels, il a pris part à diverses médiations régionales. Il fit partie de l’équipe de médiation de l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan pour mettre fin à la grave crise électorale au Kenya début 2008. Plus récemment, il fut chargé d’une médiation dans la crise politique burundaise, qui n’avait pas permis de rapprocher parti au pouvoir et opposition en exil.

 Par Jeune Afrique avec AFP

Tanzanie: le président Magufuli désigné candidat à sa succession par le parti au pouvoir

juillet 11, 2020

 

Les membres du parti au pouvoir en Tanzanie, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), ont désigné samedi à l’unanimité le président John Magufuli candidat à sa réélection lors des élections générales prévues en octobre.

Tous les membres du CCM présents à un congrès national diffusé en direct depuis la capitale Dodoma, ont voté pour M. Magufuli, seul candidat à l’investiture de son parti pour la présidentielle dont la date exacte n’a pas encore été fixée.

«Je suis élu par tous les membres de cette assemblée, mais nous ne devons pas nous attendre à gagner les élections générales à 100%. Je vous remercie tous pour votre soutien, mais travaillons dur et vendons (bien aux Tanzaniens) notre programme politique», a déclaré le président dans son discours au congrès.

Outre leur président, les Tanzaniens éliront en octobre leurs députés et conseillers municipaux.

  1. Magufuli, élu en octobre 2015, a été accusé d’avoir favorisé au cours de son premier mandat la restriction des libertés publiques, renforcé son autoritarisme et minimisé la dangerosité du nouveau coronavirus dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Depuis sa prise de fonction, le président s’est attaqué à la corruption mais au prix d’une gouvernance autoritaire, lui valant d’être fortement critiqué pour violations des droits de l’homme.

Les partis d’opposition ont appelé à la formation d’une commission électorale indépendante tout en indiquant qu’ils n’appelleraient pas à boycotter le scrutin, comme ils l’avaient fait l’année dernière lors des élections locales.

«Nos commissions électorales ne sont pas indépendantes et nous demandons des réformes, en vain. Cependant, notre parti a décidé de ne pas boycotter les élections cette fois», a affirmé Seif Sharif, président de l’Alliance pour le changement et la transparence (ACT).

Lors des cinq prochaines années, le CCM affirme vouloir se concentrer sur la création d’emplois, la bonne gouvernance, la justice et l’agriculture.

Le parti a également choisi Hussein Mwinyi, fils de l’ancien président Ali Hassan Mwinyi, comme candidat à la présidence de l’île semi-autonome Zanzibar.

Par Le Figaro avec AFP

Tanzanie: des ONG dénoncent le recul des libertés fondamentales sous Magufuli

octobre 28, 2019

 

Les libertés fondamentales ont nettement reculé en Tanzanie depuis l’arrivée au pouvoir en 2015 du président John Magufuli, dont le gouvernement a multiplié les actions répressives contre les médias et groupes de la société civile, ont dénoncé lundi 28 octobre Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Selon les deux organisations de défense des droits de l’homme, les assauts répétés du pouvoir contre la liberté d’expression sont inédits dans ce pays d’Afrique de l’Est qui a longtemps bénéficié d’une image de stabilité et de tolérance. Le mandat du président Magufuli entre dans sa cinquième année début novembre et pour Roland Ebole, chercheur au sein d’Amnesty International, «la Tanzanie est en train de s’enfoncer à grande vitesse». «Nous n’avons encore jamais vu ce niveau de harcèlement ou d’intimidation, ni la fermeture de médias. C’est nouveau en Tanzanie», a-t-il ajouté.

John Magufuli, qui célèbrera ses 60 ans mardi, avait été désigné en 2015 par le parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (CCM) pour porter ses couleurs et succéder à la tête du pays au modéré Jakaya Kikwete. En dépit des protestations de l’opposition sur la sincérité du scrutin, il avait été proclamé vainqueur de la présidentielle d’octobre 2015, après s’être présenté aux électeurs comme «l’homme du peuple». Il s’était attaqué à la corruption dès son arrivée au pouvoir. Mais très vite ses détracteurs ont dénoncé son style autoritaire et la multiplication des détentions arbitraires de journalistes ou d’opposants.

Dans deux rapports distincts publiés lundi, HRW et Amnesty International ont documenté la façon dont le régime impose ses vues en recourant à des lois draconiennes. Des journaux ont ainsi été fermés, des retransmissions en direct des travaux parlementaires coupées et des voies critiques emprisonnées. Récemment, le journaliste d’investigation Erick Kabendera a été arrêté et questionné sur sa citoyenneté, avant d’être menacé d’être inculpé pour sédition et d’être finalement poursuivi pour crimes économiques. Un autre journaliste pourfendeur du régime, Azory Gwanda, est porté disparu depuis 2017. En mai, un virulent critique du président Magufuli, Mdude Nyagali, avait été enlevé par des inconnus puis retrouvé grièvement blessé, quelques jours plus tard, à 70 km de son domicile. Ce climat détérioré «ne crée pas les conditions favorables à des élections libres et justes», a mis en garde Oryem Nyeko, chercheur chez HRW, en faisant référence aux élections générales prévues fin 2020. Le président Magufuli devrait être candidat à sa succession pour un nouveau mandat de cinq ans, selon de nombreux observateurs tanzaniens.

Le Fiagaro.fr avec AFP

Tanzanie : deuil national après l’explosion meurtrière d’un camion-citerne

août 11, 2019

Un membre des forces de sécurité tanzanienne surveille la carcasse d’un camion-citerne accidenté, dont l’explosion a fait plus de 60 morts parmi les passants qui tentaient de le siphonner, le 10 août 2019, à Morogoro. © STRINGER/AFP

 

Le président tanzanien John Magufuli a décrété un deuil national jusque lundi 12 août inclus à la suite de la catastrophe qui a fait au moins 64 victimes, tuées samedi dans l’explosion d’un camion-citerne accidenté dont elles tentaient de siphonner le carburant.

Les faits se sont déroulés samedi matin sur la commune de Msamvu, dans l’immédiate périphérie de Morogoro, un ville située à quelque 200 km à l’ouest de la capitale économique Dar es Salaam, sur l’un des principaux axes routiers du pays.

Le poids-lourd s’est renversé sur la chaussée, en tentant selon des témoins d’éviter une moto. Dans la foulée, des conducteurs de « boda-boda » – des moto-taxis – ont afflué sur les lieux pour tenter de récupérer du carburant qui s’échappait de la citerne, tout comme des habitants de la commune. Puis l’essence s’est embrasée.

Trois jours de deuil national

« Le président John Magufuli décrète trois jours de deuil national à compter de ce (samedi) 10 août », indique un communiqué officiel publié tard dans la soirée de samedi.

Magufuli a par ailleurs chargé le Premier ministre Kassim Majaliwa de le représenter à l’enterrement des victimes de l’explosion, toujours selon le communiqué.

La ministre chargée des Affaires parlementaires Jenista Mhagama a précisé dimanche matin sur des télévisions locales que l’inhumation débuterait en fin d’après-midi pour donner aux familles le temps d’identifier leurs proches. Pour les victimes méconnaissables, il sera procédé à des tests ADN, a-t-elle précisé, ajoutant que les familles qui le souhaitent pourront emporter les corps des leurs pour les inhumer.

Le dernier bilan donné samedi soir par le gouverneur de Morogoro, Stephen Kebwe, fait état de 64 morts et 70 blessés. Selon les médias locaux, 39 blessés graves ont été transférés à l’hôpital national à Dar es Salaam tandis que les autres sont toujours soignés à Morogoro.

Par Jeuneafrique.com avec AFP