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Congo/Elections locales : Les électeurs congolais vont-ils oui ou non se ruer vers les urnes?

septembre 26, 2014

 

Scène dans un bureau de vote.

Les élections locales vont se dérouler le dimanche 28 septembre, sur toute l’étendue du territoire national. Reporté depuis 2013, à la suite du dialogue politique national de Dolisie, le scrutin pour l’élection des conseils départementaux et municipaux se tient quinze mois pratiquement plus tard, dans un contexte de manque d’unanimité de la classe politique sur la mise en œuvre des recommandations de Dolisie et sur l’organisation des votes.

Conséquence: retard dans certaines opérations liées à la préparation du vote; certains partis de l’opposition appellent au boycott, d’autres participent au vote, tandis qu’à la majorité, si tous les partis participent, ils y vont séparément, sur fond de concurrence impitoyable. L’enjeu de ce scrutin est, finalement, le taux de participation qui risque d’être important.

Au moment où s’écrivent ces lignes, deux jours avant la fin de la campagne électorale, un rapide tour auprès des quinze collègues de la rédaction, personne d’entre eux n’a pas encore reçu sa carte d’électeur. Cela donne la mesure de la préparation du scrutin. Sans doute, comme on l’a déjà vu dans le passé, les électeurs seront appelés à retirer, pour la plupart, leurs cartes d’électeurs, directement, dans les centres ou bureaux de vote. Un indicateur qui ne trompe pas sur l’impréparation. Même si on n’en parle pas, les difficultés financières pèseraient également sur ces élections dont on ne connaît pas le budget.
Par ailleurs, les candidats sont allés en campagne électorale sans être fixés sur la validation de leurs dossiers de candidature. Qu’arrivera-t-il aux candidats ayant battu campagne, mais dont les dossiers de candidature n’auront pas été retenus, pour défaut de pièces d’Etat-civil ou non-respect du quota attribué aux femmes?
C’est pendant la campagne électorale que la nouvelle Conel (Commission nationale d’organisation des élections) a été mise en place. La même équipe a été reconduite, renforcée par de nouveaux arrivants. On ne sait pas si cette nouvelle Conel a eu le temps de se réunir, de se préparer et de prendre en charge l’organisation des votes. On a l’impression qu’elle est là juste pour superviser les opérations organisées par le gouvernement, à travers le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation.
Tout ceci se déroule sur fond de débat politique autour des recommandations de Dolisie. Sévèrement critique, l’opposition radicale a mis en cause le décret présidentiel convoquant le corps électoral pour l’élection des conseils départementaux et municipaux, le dimanche 28 septembre 2014. Elle critique, par ailleurs, la manière dont la loi électorale a été amendée par le parlement, suivant le projet de loi du gouvernement. En tout cas, les élections locales se déroulent sur fond de polémique affectant l’organisation des votes.
Il n’empêche: les Congolais témoignent d’un grand engouement pour les postes politiques qui sont, évidemment plus rémunérateurs. Le nombre de listes de candidature aux élections locales serait trois fois plus élevé, cette année, qu’en 2008 et il y aurait un grand nombre de listes indépendantes. Les femmes se sont réveillées et, à la faveur des exigences relatives au genre, elles sont bien présentes et très actives. N’eussent été les sons discordants au sein de la classe politique, on aurait eu droit à un scrutin à la hauteur de la culture démocratique qui avance dans notre pays, malgré les difficultés rencontrées.
Dans ce tableau assez mitigé, le grand point d’interrogation est le taux de participation. Les électeurs congolais vont-ils oui ou non se ruer vers les urnes? Les listes électorales, sorties du fameux recensement administratif spécial largement contesté par l’opposition et une bonne partie de l’élite, passeront la première épreuve de leur pertinence, dès dimanche.
Le manque de maîtrise des enjeux liés aux élections locales chez les électeurs risque d’être aussi un facteur démobilisant pour l’électorat.

En effet, il n’y a pas eu, du côté des organisateurs, une grande campagne d’explication de l’importance des élections locales. On n’a pas eu droit à des débats sur les bilans des conseils départementaux et municipaux sortants. On ignore, souvent, que l’élection locale est le premier tour de l’élection des maires et des présidents des conseils départementaux. Beaucoup n’ont aucune idée des différents candidats dans les six mairies du pays. Les présidents de conseils départementaux sont peu visibles et, souvent, on ne connaît pas leurs pouvoirs. Autant de faiblesses et bien d’autres qui risquent de peser sur le taux de participation. Quoiqu’il en soit, voyons voir ce que sera ce vote au suffrage universel direct, le dernier avant la présidentielle de 2016. A moins que le fameux référendum constitutionnel ne s’interpose avant…

Lasemaineafricaine.net par Joël NSONI

Le président algérien Bouteflika a été réélu pour un 4e mandat

avril 18, 2014

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a été réélu pour un quatrième mandat avec 81,53% des voix, a annoncé vendredi le ministre de l’Intérieur Tayeb Belaïz. Son principal rival Ali Benflis a recueilli 12,18% des suffrages. Le taux de participation s’est élevé à 51,7%.

Certains de la victoire, les partisans du président avaient célébré sa reconduction jeudi soir déjà. Des cortèges de voitures, ornés du drapeau national et du portrait de leur champion, sillonnaient à coups de klaxons les principales artères de la capitale. Un feu d’artifice a même été tiré sur la place de la Grande Poste, au coeur d’Alger.

Le taux de participation s’est établi à 51,7 %, en net recul par rapport à celui de 74% en 2009. Le plus faible taux de participation a été enregistré en Kabylie (autour de 25%), où des incidents ont fait 70 blessés, et dans la capitale, où les Algérois ont été seulement 37% à voter.

Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, affaibli par la maladie, briguait un 4e mandat après quinze ans de pouvoir, face à cinq candidats, dont son ex-Premier ministre Ali Benflis. A cette occasion, M. Bouteflika a fait sa première apparition publique depuis le 8 mai 2012, en allant voter personnellement malgré ses ennuis de santé causés par un AVC il y a un an.

Romandie.com

Mali: Vers le deuxième tour de la présidentielle

août 2, 2013

L’ancien premier ministre malien, Ibrahim Boubacar Keïta dit « IBK », a comme attendu, remporté le premier tour de la présidentielle du 28 juillet, les résultats provisoires complets publiés vendredi à Bamako lui attribuant 1.222.657 voix, soit 39,24 pour cent des suffrages exprimés.

IBK n’a cependant pas suffisamment gagné pour l’emporter dès le premier tour. Il devrait, au second tour, affronter l’ancien président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, arrivé en 2ème position avec 605.901 voix, soit 19, 14 pour cent des suffrages exprimés.

Selon les chiffres officiels, 6.829696 électeurs étaient inscrits. Les suffrages exprimés ont été au nombre 3.520.242 pour un taux de participation national record de 51,54 pour cent à une élection au suffrage universel.

Ce premier tour de scrutin a été jugé équitable par les observateurs internationaux et « déloyal » par le camp et les candidats proches de Soumaïla Cissé qui ont relevé nombre dirrégularités et souligné la partialité de l’administration.

APA-Bamako (Mali)

Ouverture des bureaux de vote pour les législatives au Pakistan

mai 10, 2013

ISLAMABAD – Les bureaux de vote ont ouvert samedi matin au Pakistan pour les élections législatives, un scrutin historique pour la consolidation démocratique dans ce pays, mais menacé par les rebelles talibans, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Plus de 86 millions de Pakistanais sont appelés à choisir leurs 342 députés de l’Assemblée nationale et leurs représentants dans les quatre assemblées provinciales. Le parti arrivé en tête du scrutin national sera ensuite chargé de former le gouvernement, au besoin en formant une coalition majoritaire.

Les quelque 70.000 bureaux de vote disséminés à travers le pays ont ouvert à 08H00 (03H00 GMT) et accueillis les premiers électeurs, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent fermer à 17H00 locales (12H00 GMT), peut-être un peu plus tard pour permettre d’écouler les dernières files d’attente.

Ce scrutin est considéré comme historique car il va permettre à un gouvernement civil de passer la main à un autre après avoir terminé un mandat complet de cinq ans, une première dans ce pays créé en 1947 et à l’histoire jalonnée de coups d’Etat.

Après la victoire des partis progressistes et laïcs en 2008, la majorité des observateurs parient sur un retour de balancier vers le centre-droit et sur la victoire de la Ligue Musulmane (PML-N) de Nawaz Sharif, magnat de l’acier issu de l’élite traditionnelle déjà deux fois Premier ministre dans les années 1990.

Mais le score du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI, droite) de l’ex-légende nationale du cricket Imran Khan alimente les spéculations.

Imran Khan, sensation de la campagne, surfe de surcroît sur une vague de sympathie depuis qu’il s’est fracturé des vertèbres en chutant de plusieurs mètres lors d’un meeting cette semaine.

Le taux de participation, qui était de l’ordre de 44% (y compris la fraude) lors des dernières élections de 2008, sera l’une des clés du scrutin. Les observateurs peinent notamment à prévoir s’il sera dopé par une forte participation des jeunes avides de changement ou miné par la peur des attentats.

Les premiers résultats pourraient tomber dès samedi dans la soirée. Une fois les scores des partis connus commenceront des tractations politiques qui pourraient durer plusieurs semaines.

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2013 05h11)

Les indépendants remportent les élections municipales en Côte d’Ivoire

avril 26, 2013

Les candidats indépendants ont remporté les élections municipales de dimanche dernier avec 72 communes, soit 37,11% des conseils municipaux, a annoncé vendredi soir le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko.
Selon ces résultats officiels, les indépendants sont suivis du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir) qui a obtenu 65, soit 33,51% des Conseils contre 49, soit 25,26% pour le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex parti unique).

L’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) s’en sort avec 5 communes, soit 2,58% contre 3, soit 1,55% des conseils municipaux pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la paix (RHDP).

A l’issue de ces élections des Conseillers Municipaux, 194 Conseils ont été élus, selon M. Bakayoko.
Les électeurs inscrits pour ces municipales étaient au nombre de 3.799.770 dont 1.384.693 ont voté avec un taux de participation de 36,44%.

« Le RDR confirme son encrage acquis sur le terrain depuis plus de 12 ans » a estimé un analyste politique, ajoutant que  » 80% des indépendants élus sont du RDR et c’est sûr qu’ils vont revenir au sein de leur parti d’origine ».

S’agissant de l’élection des Conseillers Régionaux, 31 Conseils ont été élus. Le RDR remporte ladite élection avec 10 régions, soit 32,36% des Conseils Régionaux, quand le RHDP obtient 9, soit 29,03% des Conseils.

Les indépendants remportent 6, soit 19,35% contre 4, soit 12,90% pour le PDCI, suivi de l’UDPCI avec 1, soit 3,23%.
 » Les électeurs inscrits pour ces régionales étaient 3.876.074 dont 1.706.537 ont voté avec un taux de participation de 44,03% », a encore dit le président de la CEI.

« En ce qui concerne les taux de participation enregistrés : 44,03% pour l’élection des Conseillers Régionaux et 36,44% pour l’élection des Conseillers Municipaux, ils traduisent un intérêt certain de nos populations pour ces consultations de développement local » a commenté Youssouf Bakayoko.

 » Ces taux sont, en effet, globalement meilleurs à celui recueilli lors de l’élection des Conseillers Généraux de 2002 (28,01%) et sensiblement proche de celui des Municipales (39,40%) » a-t-il ajouté.

Pour les cas spécifiques des communes de Doropo et Kongasso où les procès verbaux de dépouillement des votes ont été détruits en grande partie, a indiqué M. Bakayoko, soulignant que la  »CEI n’est pas en mesure d’en proclamer les résultats, à ce jour ».

« En ce qui concerne la Commune de Béttié, où le scrutin municipal n’a pu se tenir, en raison des troubles et des blocages crées par des représentants de candidats, la CEI portera prochainement à la connaissance des populations concernées, les mesures qu’elle aura prises, en accord avec le Gouvernement, pour la tenue du scrutin dans cette localité », a-t-il conclu en précisant que ce double scrutin s’est globalement bien déroulé en dépit de quelques incidents constatés dans certaines localités.

Le Front populaire ivoirien (FPI), a boycotté ces élections locales qu’il a qualifié de ‘’mascarade et de parodie électorale » pour dénoncer le choix unilatéral de la date du 21 avril par le gouvernement.

Ce parti qui avait déjà boycotté les élections législatives de décembre 2011, largement remportées par le RDR, le parti du président Alassane Ouattara, estime par ailleurs que les conditions n’étaient pas réunies pour la tenue d’un ‘’scrutin juste, inclusif et transparent ».

Pour le FPI, la Commission électorale indépendante (CEI), ‘’caduque et illégale » après les législatives de 2011, est par conséquent ‘’incompétente et illégale » pour organiser ces élections locales.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Ouragan Sandy: Les États-Unis en état d’alerte… 375.000 personnes évacuées à New York

octobre 28, 2012

Les gratte-ciel de New York vus depuis Staten Island, le 28 octobre 2012 avant l'arrivée de l'ouragan Sandy

Les gratte-ciel de New York vus depuis Staten Island, le 28 octobre 2012 avant l’arrivée de l’ouragan Sandy Andrew Burton afp.com

MÉTÉO – L’ouragan pourrait toucher les terres lundi ou mardi…

Les premiers effets de l’ouragan Sandy se sont fait sentir dimanche le long de la côte est américaine, provoquant des annulations de milliers de vols et l’évacuation de centaines de milliers de personnes à New York et dans certaines zones côtières.

Le président américain Barack Obama a appelé ses compatriotes à prendre «très au sérieux» le danger potentiel que représente l’arrivée prochaine de l’ouragan Sandy sur la côte est des Etats-Unis, et de suivre les conseils de précaution délivrés par les autorités.

La tempête «n’a pas encore atteint la côte. On ne sait donc pas où elle va frapper, où il y aura l’impact le plus important et c’est pourquoi il est si important d’être prêt à réagir massivement et rapidement», a-t-il déclaré à des journalistes lors d’une visite au siège de l’Agence fédérale chargées des situations de crise (FEMA).

«Frankenstorm»

A neuf jours de la présidentielle, la tempête chamboule également le programme des deux candidats, contraints d’annuler des réunions publiques dans les Etats susceptibles d’être touchés.

Le président Barack Obama a annulé ses déplacements lundi et mardi afin de rester à la Maison Blanche et surveiller l’évolution de la situation. Les opérations de vote par anticipation risquent également d’être très perturbées, menaçant le taux de participation, s’est inquiété dimanche le stratège démocrate David Axelrod.

«Superstorm», «Monsterstorm» ou encore «Frankenstorm», en référence à la fête d’Halloween: les médias américains rivalisaient de superlatifs pour souligner la taille et la dangerosité potentielle de la tempête, qui doit se renforcer en rencontrant un front froid du Canada, selon les prévisions des services météorologiques.

Évacuation de 375.000 habitants

Ceux-ci s’attendent à ce que l’ouragan touche les terres, sans doute mardi matin, entre le Massachusetts et la Virginie. Sans attendre, les autorités multiplient les mesures de précaution. A New York, ville la plus peuplée du pays, le maire Michael Bloomberg a ordonné l’évacuation de 375.000 habitants de zones risquant d’être inondées.

Le réseau de transports publics, y compris le métro, sera fermé à partir de 19h (1h à Paris). «Suspendre le réseau de transport le plus important d’Amérique du Nord représente un effort monumental» mais qui doit être effectué suffisamment en amont de l’arrivée de l’ouragan, a expliqué le patron de la MTA, Joseph Lhota. Outre le métro, le plus fréquenté du pays, la ville aux huit millions d’habitants a également décrété la fermeture des parcs, des aires de jeux et des plages dimanche après-midi.

Plus de 3.000 vols annulé

Parcs, aires de jeu et plages seront également interdits au public. Plus de 3.000 vols intérieurs et internationaux ont par ailleurs été annulés pour dimanche et lundi, principalement dans les aéroports new-yorkais, de Washington, et de Philadelphie, selon le site spécialisé flightaware.com.

Dimanche, à 20h, heure de Paris, l’ouragan se trouvait à 930 kilomètres au sud de New York et progressait vers le nord-est à la vitesse de 22 km/h, selon le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC), basé à Miami. «Il devrait obliquer vers le nord puis le nord-ouest ce soir ou tôt lundi», selon le NHC.

Les vents soufflaient à 120 km/h mais devraient se renforcer à mesure que l’ouragan progresse vers des eaux plus froides. Ces vents soufflent jusqu’à plus de 800 kilomètres de l’oeil du cyclone selon le NHC. Une pression atmosphérique de 951 hectopascals -quasi-jamais observée sous ces latitudes quand la pression normale est de 1.015 hectopascals- a par ailleurs été relevée.

Un spécialiste de la météo du Washington Post avouait sur le site Internet du journal n’avoir «jamais vu» de pareils prévisions: «On entre là dans un terrain inconnu». Sur les côtes de Caroline du Nord, dimanche, les télévisions montraient des images des îles rases qui s’étirent le long de la côte balayées par les vents, avec de la pluie et une mer démontée.

Déjà au moins 66 morts

Dans le New Jersey et le Delaware, l’évacuation des zones côtières a été ordonnée face au risque d’inondations, accru par les forts coefficients de marées. Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie a aussi décrété la fermeture des casinos d’Atlantic City, le «Las Vegas de la côte est».

Dans la plupart des Etats de la côte, les gouverneurs ont décrété l’état d’urgence afin de pouvoir rapidement mobiliser des moyens. A Washington, des sacs de sable ont été disposés autour de certaines bouches de métro tandis que les radios, mettant en garde contre les coupures d’électricité à prévoir, diffusaient des messages expliquant les précautions à prendre.

L’ouragan Sandy a déjà laissé au moins 66 morts après son passage dans les Caraïbes.

 20minutes.fr par M.Gr. avec AFP

Congo : début du deuxième tour des élections législatives

août 5, 2012

Denis Sassou Nguesso et son épouse Antoinette lors du 1er tour, le 15 juillet 2012. Denis Sassou Nguesso et son épouse Antoinette lors du 1er tour, le 15 juillet 2012. © AFP

Les Congolais ont commencé à voter dimanche pour le deuxième tour des législatives que le parti au pouvoir est assuré de remporter haut la main.  

Le scrutin a débuté à 06h00 GMT comme prévu là où les bureaux ont ouvert à l’heure mais des retards ont été constatés en plusieurs endroits. Il doit s’achever à 17h00 GMT.

Dans la capitale Brazzaville, les opérations de vote ont été retardées dans plusieurs bureaux par l’absence de matériel électoral: urnes, isoloirs, bulletins, encre, a observé un journaliste de l’AFP.

Des retards avaient déjà marqué le début du premier tour, le 15 juillet, mais les autorités avaient promis une amélioration.

« Pour le deuxième tour, nous avons pris toutes les dispositions pour que les bureaux (sur l’ensemble du pays) s’ouvrent de façon synchronisée dès 07h00 du matin » (06H00 GMT), avait affirmé Henri Bouka, président de la Commission d’organisation des élections (Conel).

L’affluence était par ailleurs très faible dimanche matin dans la capitale, a constaté un journaliste de l’AFP.

Au premier tour, aucun chiffre n’avait été communiqué officiellement concernant le taux de participation, mais l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) l’avait estimé à 15%. Il restait dimanche 67 sièges à pourvoir sur les 136 de la future Assemblée nationale.

Irrégularités

Le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) du président Denis Sassou Nguesso, ancien parti unique et au pouvoir depuis 1997, a engrangé au premier tour 57 des 69 sièges pourvus et compte une quarantaine de candidats en ballotage.

La majorité présidentielle dispose d’une réserve de voix avec le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI, 9 candidats en ballotage) et une trentaine d’indépendants jugés proches du pouvoir toujours en lice.

L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) -premier parti d’opposition avec 11 députés sortants, et 16 candidats en ballotage- dit avoir constaté plusieurs irrégularités au premier tour et menacé de bloquer le scrutin en cas de nouvelles « fraudes ».

Les observateurs de l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) avaient relevé plus de « points faibles » que de « points forts » dans l’organisation du scrutin du 15 juillet, où des incidents ont fait trois blessés, dont un par balle.

L’Assemblée comptera 136 élus, sur les 139 prévus, car trois circonscriptions de la capitale Brazzaville n’ont pu voter faute de révision des listes électorales après l’explosion début mars d’un dépôt de munitions. La catastrophe a fait près de 300 morts et 17.000 sans abris, dont près de la moitié vit dans des camps de fortune.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo-Brazzaville: La désaffection électorale a atteint un niveau préoccupant

juillet 18, 2012
 
Le vote du dimanche 15 juillet dernier a un trait caractéristique: le faible taux de participation. Dans certains bureaux de vote, la rareté des électeurs était telle qu’on peut penser à un mouvement organisé de protestation électorale, comme si les électeurs se sont entendus pour ne pas aller voter. Pourtant, l’opposition n’a pas appelé au boycott. Mais, dans leur grande majorité, les électeurs sont restés chez eux et les bureaux de vote étaient déserts. Les votants arrivaient au compte-gouttes. «Selon des relevés de l’A.f.p (Agence France-presse), à Brazzaville, au bureau de l’hôtel de ville, 200 des 527 inscrits ont voté, et à l’école des filles du quartier Plateau, seulement 76 sur 647 inscrits. Dans un bureau d’Impfondo (extrême Nord), 100 votants se sont déplacés sur 447 attendus», a dit son envoyé spécial au Congo.
La désaffection électorale est, sans doute, un grand problème de notre démocratie. Les pouvoirs publics semblent ne pas s’en préoccuper, pour ne mettre en avant que le caractère serein du déroulement du vote. De nombreuses causes sont à l’origine de la chute du taux de participation au vote, durant ces dernières élections. Il y a le problème récurrent de la constitution du corps électoral. Le procédé qui consiste à appeler les électeurs pour aller se faire enregistrer sur les listes électorales ou revoir leurs noms lors de l’opération de révision des listes dans les mairies et les sous-préfectures ne marche pas. En réalité, la grande majorité de la population ne se déplace pas. Du coup, quand arrive le vote, beaucoup de Congolais n’ont pas leurs noms sur les listes électorales. Le procédé du recensement électoral, qui consiste à faire circuler des agents recenseurs de quartiers en quartiers et de villages en villages, est nettement mieux, pour notre contexte, car il permet de toucher tous les citoyens en âge de voter.
La deuxième cause est liée à l’organisation. Des électeurs qui ne reçoivent pas leurs cartes d’électeurs et qui donc, ne peuvent pas accomplir leur devoir civique, alors que leurs noms sont sur la liste électorale; d’autres qui ont leurs cartes d’électeurs, mais qui, curieusement, ne retrouvent pas leurs noms sur les listes électorales ou ne savent pas à quel bureau voter; enfin, il y a la lancinante question de la pièce d’identité: beaucoup d’électeurs n’en disposent pas et même quand on autorise de voter avec un acte de naissance en présence de deux témoins, on n’est pas toujours au bout du tunnel.
Les autres causes sont, probablement, liées au manque de confiance dans le système électoral. Qui organise les élections au Congo? Les opérations pré-électorales jusqu’à l’impression des bulletins de vote, sont assurées par le gouvernement, par le biais du Ministère de l’intérieur et de la décentralisation, à travers sa structure sous tutelle, la direction générale des affaires électorales. L’organisation du vote est faite par la Conel, à travers ses démembrements locaux, qui s’appuient sur l’administration publique. Les résultats sont proclamés par le gouvernement. La responsabilité de l’organisation des élections est, en réalité,  partagée entre la Conel, le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation et la direction générale des affaires électorales. Un tel système est difficile à saisir, lorsque, surtout, le non respect de la loi électorale par des agents commis aux différentes tâches de l’organisation des élections s’en mêle. Les électeurs congolais boudent aussi les urnes pour une histoire d’équité sociale. Le décalage entre l’opulence affichée par certains candidats et une population, dont la moitié des quatre millions d’habitants ploie sous le joug de la pauvreté, influence largement la perception des élections. «Je ne vois pourquoi je vais me déranger pour aller voter des gens qui vont me narguer demain dans leurs véhicules luxueux, alors que dans les hôpitaux, on ne nous donne que des ordonnances», a lancé un jeune cadre qui a, comme beaucoup de ses compatriotes, préféré rester chez lui, au lieu d’aller voter. Malgré des manifestations de campagne électorale qui ont, parfois, drainé du monde, le taux de participation des électeurs était très faible, dimanche 15 juillet, au point de toucher à la crédibilité des élections. Une situation qui devrait préoccuper tout le monde et surtout, les pouvoirs publics.

Lasemaineafricaine.com par Joachim MBANZA

Sénégal: le second tour de la présidentielle aura lieu le 25 mars

mars 5, 2012

Le second tour de l’élection présidentielle au Sénégal opposant  le chef de l’Etat sortant Abdoulaye Wade à son ancien Premier ministre Macky  Sall aura lieu le 25 mars, a appris lundi l’AFP auprès de la Commission  électorale nationale autonome (Céna).

Le camp de M.  Wade a déposé samedi un recours sur le vote du 1er tour dans  un département du sud du Sénégal auprès du Conseil constitutionnel qui a au  maximum 5 jours pour l’examiner et publier les résultats définitifs.  Selon la  Constitution, le second tour a lieu le troisième dimanche suivant cette  publication, soit le 25 mars.

Quelle que soit la décision du Conseil sur le recours du camp présidentiel,  portant sur des votes dans des bureaux du département de Bignona, il ne devrait  pas changer de manière significative le résultat du premier tour qui s’est  déroulé le 26 février.

Le président Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 12 ans, était arrivé en tête  avec 34,8% des suffrages exprimés devant Macky Sall (26,5%), selon des résultats  officiels provisoires.  Le taux de participation avait été de 51,5%

La campagne électorale pour le second tour débutera juste après la  publication des résultats définitifs du premier tour par le Conseil  constitutionnel, soit au plus tard jeudi.

Macky Sall, un ancien proche du président Wade devenu opposant en 2008, a  d’ores et déjà recueilli pour le second tour le soutien des principaux candidats  écartés au premier tour, dont les trois principaux, Moustapha Niasse (13,2% des  voix), Ousmane Tanor Dieng (11,3%) et Idrissa Seck(7,86%).

Il a également reçu l’appui du Mouvement du 23 juin (M23, coalition de partis  d’opposition et d’organisations de la société civile), du collectif de jeunes  « Y’en a marre », ainsi que du célèbre et populaire chanteur Youssou Ndour, dont  la candidature à la présidentielle avait été rejetée par le Conseil  constitutionnel.

Mathématiquement, Macky Sall part donc favori pour le second tour, mais le  camp du président Wade compte sur la mobilisation des abstentionniste du premier  tour qui, par crainte de troubles le 26 février, ne se sont pas déplacés aux  urnes, selon lui.

Les quatre semaines précédant le premier tour ont été marquées par des  violences liées à la contestation de candidature du président Wade à un nouveau  mandat qui ont fait de 6 à 15 morts, selon les sources, et au moins 150 blessés.

La nouvelle nouvelle candidature d’Abdoulaye Wade a été jugée « illégale » par  l’opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux, ce que contestent  ses partisans en soulignant que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008  lui donnaient le droit de se représenter.  La confrontation avec son ex-Premier  ministre Macky Sall, qu’il avait fait roi avant de s’en séparer sans ménagement  en 2008, constitue un revers pour le président sortant qui, tout au long de sa  campagne électorale s’était déclaré sûr de sa victoire au premier tour, comme en  2007, avec plus de 50% des voix.

Jeuneafrique.com

Sénégal: forte mobilisation au premier tour d’une présidentielle à risques

février 26, 2012

Les Sénégalais se sont mobilisés dimanche pour l’élection  présidentielle la plus tourmentée de leur histoire, après les violences  meurtrières qui ont marqué la contestation de la candidature du chef de l’Etat  sortant Abdoulaye Wade qui a voté sous les huées à Dakar.

Les tensions politiques dans un pays qui fait figure de modèle démocratique  dans une Afrique de l’Ouest instable ont fait craindre une fuite en avant.

Au point que l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef des observateurs  de l’Union africaine (UA,) a proposé samedi d' »échapper au chaos » en limitant à  deux ans le mandat du président sortant s’il était réélu, compromis rejeté à la  fois par le camp de M.  Wade et par l’opposition qui a proposé un nouveau  scrutin sans lui.

Les violences préélectorales ont fait de 6 à 15 morts et des dizaines de  blessés en un mois, et des appels au calme ont été lancés tant par l’UA que par  l’ONU à la veille du scrutin.

Le président Wade, accompagné de son fils Karim et de sa fille Sindiély, a  voté dans le quartier du Point E sous les huées de centaines d’opposants que  n’ont pu couvrir les applaudissements de dizaines de ses partisans et des  membres de sa délégation.  Il est très vite reparti après avoir accompli son  devoir électoral, sans faire de déclaration aux nombreux journalistes présents.

Un de ses principaux adversaires, son ex-Premier ministre Idrissa Seck, a  voté dans sa ville de Thiès (ouest) en affirmant à la presse locale qu’il « y a  une candidature illégale » que les électeurs « doivent éliminer de leur choix », en  référence à celle du président Wade.

Bien qu’aucun taux de participation officiel n’ait été publié, journalistes  et observateurs ont pu constater que de longues files d’attente s’étaient  formées dimanche matin devant les bureaux de vote, tant à Dakar et ses banlieues  que dans plusieurs villes de province.

« Je trouve que c’est réjouissant de voir tant de citoyens sénégalais qui sont  là pour aller voter, qui attendent leur tour calmement », a déclaré Thijs Berman,  chef des observateurs de l’Union européenne (UE) qui s’est rendu dans un centre  de vote à Khar Yalla, un quartier populaire du nord-est de Dakar.

Vers un scrutin « pacifique et honnête »

Des centaines d’électeurs attendant dans le calme leur tour de voter ont  également été vus dans les grandes banlieues populaires dakaroises de Guédiawaye  et Pikine, mais aussi dans les villes de Saint-Louis (nord) et Ziguinchor, une  des principales villes de Casamance (sud).

« Jusqu’à maintenant, je prie et j’espère que ce que nous avons vu dans les  deux bureaux de vote que nous avons visités se répétera dans chaque bureau à  travers le pays », a déclaré Olusegun Obasanjo, ajoutant: « Si c’est le cas, je  crois que nous pourrions avoir une élection pacifique et honnête ».

Toutefois, dans plusieurs localités du département de Bignona, en Casamance,  région en proie à une rébellion indépendantiste depuis 30 ans, les bureaux  n’avaient pas encore ouvert en milieu de matinée en raison de menaces de  rebelles, selon des témoins.

Quelque 5,3 millions d’électeurs sont appelés à choisir pour le premier tour  entre M.  Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, qui brigue un nouveau  mandat de sept ans, et 13 opposants qui jugent sa candidature  anti-constitutionnelle.

Les appels de plusieurs candidats, dont le président Wade, à leurs partisans  afin de « sécuriser » le vote et de « protéger » leurs bulletins pour éviter toute  fraude, ont fait craindre des troubles.

La nouvelle candidature Wade est jugée anticonstitutionnelle par  l’opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux.  Ses partisans  soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le  droit de se représenter.

Le collectif de jeunes Y’en a marre, à la pointe du combat contre la nouvelle  candidature du président sortant, très écouté dans les banlieues populaires  dakaroises où il est né il y a plus d’un an, a appelé à voter « massivement » avec  un seul mot d’ordre: « Tout sauf Wade ».

Le président sénégalais s’est dit de son coté persuadé d’avoir une « majorité  écrasante » dès le premier tour, assurant qu’une révolte des Sénégalais contre  lui n’est pas possible, dans un entretien à l’hebdomadaire français le Journal  du Dimanche.

Jeuneafrique.com  avec AFP