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Explosion de Liverpool: le Royaume-Uni relève le niveau de la menace terroriste

novembre 15, 2021
Explosion de Liverpool: le Royaume-Uni releve le niveau de la menace terroriste
Explosion de Liverpool: le Royaume-Uni relève le niveau de la menace terroriste© AFP/Paul ELLIS

Le Royaume-Uni a relevé lundi à « grave » le niveau de la menace terroriste sur le sol britannique, après l’explosion d’un taxi à Liverpool (nord de l’Angleterre), qualifiée d' »acte terroriste » par la police.

Cette attaque, qui a fait un mort – le terroriste présumé – vient rappeler « le besoin pour chacun de nous de rester vigilant », a déclaré le Premier ministre Boris Johnson lors d’une conférence de presse, soulignant que « le peuple britannique ne se laissera jamais intimider par le terrorisme ».

« Nous ne cèderons jamais devant ceux qui veulent nous diviser », a-t-il ajouté.

Ce relèvement du niveau de la menace signifie que les autorités considèrent comme hautement probable une attaque terroriste.

Quatre hommes ? âgés de 20 à 29 ans ? ont été arrêtés depuis l’explosion dimanche du taxi devant un hôpital pour femmes de Liverpool, a annoncé la police qui a évoqué lundi un « acte terroriste » tout en précisant que ses motivations « restaient à déterminer ».

La ministre de l’Intérieur Priti Patel a souligné qu’il s’agissait de la deuxième attaque en un mois, après le meurtre le 15 octobre du député David Amess lors d’une permanence parlementaire à une soixantaine de kilomètres de Londres. Son auteur présumé a été inculpé pour meurtre et préparation d’actes terroristes.

Les enquêteurs pensent que l’engin explosif de Liverpool a été « fabriqué » par le passager du taxi, qui est décédé dans l’explosion.

La police a perquisitionné deux adresses à Liverpool. A l’une d’elle, avenue Rutland, « des éléments importants ont été trouvés et des recherches supplémentaires seront nécessaires aujourd’hui et potentiellement dans les prochains jours », a indiqué la police.

Le passager avait emprunté le taxi dans cette avenue, demandant au chauffeur de l’emmener à l’hôpital pour femmes, situé à dix minutes en voiture.

C’est devant cet hôpital que l’explosion est survenue dimanche matin, au moment où le Royaume-Uni commémorait les victimes des guerres, à l’occasion du « Dimanche du Souvenir ».

Elle s’est produite juste avant 11H00 (locale et GMT), heure à laquelle la nation se recueillait en silence, et à quelques centaines de mètres de la cathédrale de Liverpool où des centaines de soldats, vétérans et membres du public étaient rassemblés.

« Nous ne pouvons pas établir de lien à ce stade mais c’est une piste d’enquête que nous explorons », a déclaré lors de la conférence de presse lundi Russ Jackson, chargé de la police antiterroriste de la région, à propos de ces commémorations.

Il a précisé que les enquêteurs pensaient connaître l’identité du passager tué mais ne souhaitaient pas la révéler pour le moment.

« Bravoure incroyable »

Blessé lors de l’explosion, le chauffeur de taxi a été qualifié de « héros » par des responsables politiques et des tabloïds qui ont affirmé qu’il avait permis d’éviter des morts.

« Il semble que le chauffeur de taxi en question se soit comporté avec une présence d’esprit et une bravoure incroyables », a déclaré Boris Johnson lundi lors d’une visite dans un centre médical de Londres.

D’après The Daily Mail, le chauffeur a repéré que son passager avait l’air « suspect » et l’a enfermé dans le taxi, avant de s’échapper.

« Le chauffeur de taxi, dans ses efforts héroïques, a réussi à éviter ce qui aurait pu être une catastrophe absolument horrible à l’hôpital », a déclaré la maire de Liverpool, Joanne Anderson sur la BBC, confirmant qu’il avait « verrouillé les portes » du véhicule.

Il a depuis quitté l’hôpital où il était soigné, selon la police.

La police antiterroriste est chargée de l’enquête avec, selon la BBC, le soutien du service de renseignement MI5.

Appel à la vigilance

La police locale avait expliqué avoir été alertée vers 11H00 et être immédiatement intervenue.

Des images ont montré une large fumée grise s’échappant des lieux de l’explosion et un véhicule carbonisé.

Phil Garrigan, chef des pompiers du Merseyside, a déclaré que l’incendie du véhicule était « complètement développé » à l’arrivée des véhicules de secours.

La police a exhorté la population à « rester calme mais vigilante ».

Par Le Point avec AFP

Canada(Québec): Pénurie de chauffeurs de taxi à Trois-Rivières: «On n’est pas capable de fournir»

juillet 26, 2021

Les entreprises du milieu des taxis souffrent elles aussi d’une pénurie de main-d’œuvre. Le problème, bien qu’accentué par la COVID-19, est causé par une multitude de facteurs.

Les entreprises de taxi à Trois-Rivières éprouvent à l’heure actuelle une forte pénurie de main-d’oeuvre. Le problème est causé par une multitude de facteurs.

© Olivier Croteau Les entreprises de taxi à Trois-Rivières éprouvent à l’heure actuelle une forte pénurie de main-d’oeuvre. Le problème est causé par une multitude de facteurs.

Le phénomène n’est pas récent, explique Sylvain Roy, de Taxi Coop. Depuis 2018, M. Roy est aux prises avec une multitude de problèmes par rapport aux embauches. «Je mets des annonces partout, je fais de la publicité. Depuis le début de l’été, j’ai eu douze nouveaux. Mais quand ils voient la longueur du processus, ils se découragent», explique celui qui précise que le problème est répandu au Québec. «À Coaticook, ils ont été obligés de fermer parce qu’il n’y avait pas assez d’employés.»

Chez Taxi élite, la pandémie a été carrément dévastatrice. Jacques Demontigny, copropriétaire de l’entreprise, explique que la pandémie et le couvre-feu ont influencé la constance de son personnel. En mars 2020, il a perdu 85 % de son effectif, qui n’est jamais complètement revenu. «Depuis milieu octobre, c’est compliqué. Lorsqu’il y a eu le couvre-feu, les chauffeurs sont partis puisqu’il n’y avait plus de clientèle. Quand la clientèle est revenue, les chauffeurs étaient sur la PCU», explique M. Demontigny. «Pour mon service de jour, j’ai encore 75 % de mes chauffeurs d’avant. Mais pour mon service de nuit, j’ai moins de 25 %.»

C’est ce que confirme aussi M. Roy. «Sur toutes les heures, on a moins de personnel qu’avant. Il y en a qui vendent, il y en a qui prennent leur retraite.»

Cette baisse des chauffeurs affecte la qualité du service. Taxi Coop, de son côté, assure que le temps moyen n’est pas affecté, mais qu’il y a plus de temps d’attente. Taxi Élite, quant à lui, n’arrive pas à reprendre son souffle depuis l’ouverture des bars. «On n’est pas capable de fournir, et là il n’y a pas encore d’amphithéâtre ni d’évènements», calcule M. Demontigny. Les temps d’attente peuvent parfois être de 1 h à 1 h 30 lorsque la demande est forte. «Pendant le Grand Prix, ce ne sera pas drôle», s’inquiète M. Demontigny.

TROP DE BUREAUCRATIE?

Depuis l’an passé, une nouvelle loi exige des mesures plus strictes pour pouvoir exercer le métier de chauffeur de taxi. «Il y a un paquet d’administration» déplore Sylvain Roy.

Le copropriétaire de Taxi élite corrobore: «Ça coûte 300 $ avant de pouvoir commencer à travailler!» De fait, depuis octobre 2020, la loi 17 exige que les chauffeurs acquièrent une formation en ligne au coût d’environ 150 $, un permis au coût d’environ 75 $ ainsi qu’un certificat de casier judiciaire vierge émis par la Sûreté du Québec, au coût de 87 $. «Faut avoir un certificat de dossier judiciaire vierge. Avant, n’importe quel poste de police le donnait pour 20 $. Il faut maintenant passer par la SQ. Ça coûte 87 $ et tu l’auras quand tu l’auras», explique M. Roy. En plus des frais, les chauffeurs doivent aussi s’enregistrer dans un module d’enregistrement des ventes et s’ouvrir un compte commercial. Les temps d’attente sont longs, allant jusqu’à deux mois dans les cas extrêmes. «Ça m’a pris quatre heures au téléphone avec un fonctionnaire», explique M. Roy, en signalant que les longues procédures en découragent plus d’un. Beaucoup de vétérans ont aussi abandonné, n’étant plus à l’aise avec la modernisation des méthodes de travail.

L’embauche est aussi difficile, compte tenu du fait que les entreprises ont peu de contrôle sur les tarifs imposés pour les courses. «Je ne peux pas augmenter le prix [des courses] comme je veux pour être en mesure de rivaliser avec la compétition», précise M. Demontigny, en expliquant que les autres entreprises des autres secteurs peuvent toujours atténuer les problèmes de main-d’oeuvre en augmentant les salaires. «On n’a pas de levier», assure Sylvain Roy. De fait, le prix des courses est régi par la Commission des transports du Québec.

Selon les employeurs, le problème n’est pas prêt de se résorber. Malgré les annonces d’embauche, peu de gens répondent à l’appel. «On met des annonces partout», assure M. Roy.

M. Demontigny, quant à lui, espère qu’il y aura plus de candidats lorsque le marché du travail sera pleinement rétabli de la pandémie. «Ma stratégie d’emploi, c’est d’attendre que la PCU finisse!»

Bien qu’inexistant à Trois-Rivières, le spectre d’Uber plane aussi sur l’industrie du taxi local. Le problème n’effraie pas trop les entreprises pour l’instant, mais reste que, considérant la dégradation de la qualité et de la quantité des effectifs, la possibilité demeure néanmoins plausible.

Avec  Alexis Lambert – Le Nouvelliste

Assassinat d’un Congolais, chauffeur de taxi en Afrique du Sud

novembre 27, 2017

La communauté Congolaise en Afrique du Sud vient de perdre l’un des leurs d’une mort tragique .

En effet, CHRIST était chauffeur de taxi UBER dans la ville de CAPE TOWN. Ce soir-là après avoir déposé son client, des inconnus surgis de nul part ont ouvert le feu sur lui, en criblant son corps de balles (plus de 7 balles).

D’après les enquêtes partielles, ce crime odieux serait l’œuvre des chauffeurs sud-africains qui contestent Uber depuis son arrivée dans ce pays.
Car, depuis peu, les chauffeurs utilisant UBER sont victimes de menaces mort par certains chauffeurs Sud-africains (Taxi normaux) qui dénoncent une concurrence défavorable à leur activités. Ils brûlent, saccagent et parfois tuent les usagers de Uber et leurs voitures et hier soir, notre CHRIST était malheureusement victime de la haine de ce peuple illettré et sans émotion.

Brazzanews adresse les condoléances à la famille éprouvée.

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

France: un tableau évalué à 1,5 M d’euros, oublié dans un taxi et retrouvé

mai 2, 2017

Paris – Un tableau d’une valeur estimée à 1,5 million d’euros, oublié jeudi dernier par un marchand d’art dans le coffre d’un taxi parisien, a été restitué par le chauffeur, a-t-on appris mardi de source policière.

Le marchand, dont le nom n’a pas été communiqué, avait égaré la toile en allant « rencontrer un collectionneur dans le IIIe arrondissement », au centre de Paris, avait expliqué une source policière. Il avait pris un taxi, placé l’oeuvre dans le coffre et l’avait ensuite « oubliée ».

Il avait porté plainte pour vol samedi, après avoir échoué à retrouver la trace du véhicule.

« Le taxi a été retrouvé, il a rapporté le tableau » à la police, a indiqué la source policière.

OEuvre de Lucio Fontana (1899-1968), sculpteur et peintre italien, le tableau fait partie de la série « Concetto spaziale ». Il est un des monochromes que l’artiste a lacéré, des oeuvres appelées « tableaux à entailles » qui peuvent valoir plusieurs millions d’euros.

Le tableau brièvement égaré est évalué à 1,5 million d’euros, selon la source policière.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2017 18h41)                                            

États-Unis : une parlementaire d’origine somalienne victime d’une agression raciste dans un taxi

décembre 9, 2016

Ilhan Omar, élue parlementaire à la Chambre des représentants du Minnesota, d’origine somalienne et de confession musulmane,, lors d’un rassemblement à Minneapolis, le 29 novembre 2016. © Jim Mone/AP/SIPA

Son élection il y a un mois à peine à la Chambre des représentants du Minnesota était une première aux États-Unis. Ilhan Omar, musulmane pratiquante d’origine somalienne, a été victime mardi soir d’une agression raciste à Washington.

« Je n’ai jamais subi de menaces aussi haineuses, insultantes, islamophobes et sexistes », a déclaré Ilhan Omar sur son compte Facebook, profondément choquée par l’attitude du chauffeur de taxi qui l’a raccompagnée à son hôtel mardi soir après qu’elle a été reçue l’après-midi à la Maison Blanche.

Le chauffeur de taxi l’a accusée d’appartenir au groupe terroriste État islamique (EI) et l’a menacée de lui ôter son hijab, explique la jeune femme de confession musulmane, qui à 33 ans vient tout juste d’être élue à la Chambre des représentants du Minnesota (nord). De peur que l’accrochage ne dégénère, elle raconte s’être précipitée en dehors du taxi, sans donner plus de détails.

« Je suis toujours choquée par cet incident et je n’arrive pas à comprendre comment des personnes osent ainsi afficher leur haine envers les musulmans », confie Ilhan Omar, qui conclut en disant prier « pour tous ceux qui abritent la haine dans leur cœur ».

 

Du camp de réfugiés à la Chambre des représentants

Son élection dans le Minnesota, où vivent près d’un tiers des Somaliens installés sur le territoire américain, représente une première aux États-Unis.

Musulmane pratiquante, arrivé dans le pays à l’âge de onze ans, Ilhan Omar a vécu quatre ans dans un camp de réfugiés au Kenya. Elle fera sa première rentrée politique à la Chambre des représentants du Minnesota le 3 janvier prochain.

Jeuneafrique.com par

Canada-Montréal: Le véhicule d’un chauffeur de taxi disparu a été retrouvé

décembre 29, 2015

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Cet homme de 52 ans, Belkacem Si Lakhal, a disparu sans laisser de trace le 21 décembre dernier. Sa famille le recherche activement.  Photo :  SPVM

Les policiers ont retrouvé lundi après-midi au centre-ville de Montréal le véhicule d’un chauffeur de taxi de 52 ans disparu depuis une semaine.

Le chauffeur, Belkacem Si Lakhal, ne se trouvait pas à bord du véhicule.

Les policiers se sont rendus sur place à la suite d’un appel d’un citoyen. Selon eux, il n’y avait aucune trace de violence sur les lieux.  Les policiers enquêtent pour déterminer depuis combien de temps le véhicule se trouve à cet endroit. En début de soirée lundi, le SPVM effectuait des recherches dans le Vieux-Montréal.

Belkacem Si Lakhal, un père de famille d’origine algérienne, n’a pas été vu depuis le 21 décembre. Il mesure 1,69 m, pèse 84 kg, a les yeux et les cheveux bruns. Au moment de sa disparition, le quinquagénaire portait un polar gris, des pantalons foncés et des souliers de course noir et gris.

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L’endroit où le véhicule a été retrouvé  Photo :  Radio-Canada/Hugo Therrien

Après avoir échoué dans leur tentative de localiser la voiture et le téléphone cellulaire de M. Si Lakhal, le SPVM a lancé un appel à la population. Les policiers ont également fait le tour des hôpitaux de la région pour s’assurer que l’homme n’y avait pas été admis. Les relevés bancaires du chauffeur de taxi ne signalent aucune transaction depuis sa disparition.

« C’est un homme qui a des habitudes de vie très, très stables. Il va au travail et revient à la maison; ce n’est pas quelqu’un qui disparaît régulièrement, explique le porte-parole du SPVM Manuel Couture. Il n’a pas de problème de santé particulier qui pourrait avoir de graves conséquences à court terme. Il a des enfants, une conjointe, et il travaille dans l’industrie du taxi. »

Un dernier appel le 21 décembre

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Le femme du chauffeur de taxi disparu, Florida Si Lakhal  Photo :  ICI Radio-Canada

La femme de M. Si Lakhal, Florida Si Lakhal, est la dernière personne à lui avoir parlé, le 21 décembre. Au cours d’un appel téléphonique, M. Si Lakhal lui a dit qu’il était au centre-ville, à bord de son véhicule. Elle a raccroché vers 17 h 30. Elle est sans nouvelles de lui depuis.

La police ajoute que le chauffeur a déposé un client vers 18 h, dans le sud-ouest de Montréal. La femme du chauffeur souligne qu’il est anormal pour son mari de s’absenter sans donner de nouvelles. Il appelle normalement plusieurs fois pendant son quart de travail pour tenir sa famille au courant de ses allées et venues.

Mme Si Lakhal affirme qu’elle n’a pas remarqué de changement dans le comportement de son mari ni de signe de dépression. « Ce n’est pas dans ses habitudes, souligne-t-elle. Il a toute une responsabilité, des enfants. Ses parents sont ici. Il a parrainé son papa et sa maman. »

« Peut-être qu’il a pris un client qui l’a amené loin avec lui. C’est de ça que j’ai peur. » — Florida Si Lakhal
Radio-canada.ca

Côte d’Ivoire : cinq militaires des FRCI tués dans un quartier d’Abidjan

août 5, 2012
Des militaires des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Des militaires des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). © AFP

Cinq militaires ivoiriens ont été tués dimanche dans l’attaque d’un commissariat et d’un poste de contrôle de l’armée par des hommes « lourdement armés » dans un quartier d’Abidjan, a déclaré le ministre de la Défense, dernier en date d’une série d’incidents sanglants.

 

Mis à jour à 17h30.

Tôt dimanche, « trois » militaires des Forces républicaines (FRCI) « ont été tués dans l’attaque du commissariat du 17e arrondissement de Yopougon » (quartier ouest), a indiqué le ministre Paul Koffi Koffi depuis le lieu de l’assaut.

« Six hommes sont arrivés dans un taxi, en treillis et lourdement armés, et ils ont ouvert le feu », apparemment pour libérer des personnes « interpellées préventivement » samedi, a-t-il raconté.

Après cette attaque survenue « vers 2H00 du matin » (locales et GMT), « il y a eu des échanges de tirs nourris pendant de nombreuses minutes », a relaté un policier du commissariat.

« Quelques minutes après, (les assaillants) sont allés un peu plus loin vers une position de contrôle » tenue par l’armée dans le quartier, « ils ont tiré sans sommation et ont tué deux FRCI », a poursuivi le ministre de la Défense. « On pense que c’est le même groupe » que pour la première attaque, a-t-il précisé.

« Je pense que c’est du banditisme », a-t-il souligné, sans exclure la piste de militaires criminels: « on va voir si l’enquête nous oriente vers des militaires, des membres des forces de l’ordre ou des civils ».

Le secteur, baptisé Yopougon-Niangon, était dimanche quadrillé par les forces de l’ordre, selon des témoins.

Tensions ethniques

L’insécurité a reculé dans le pays depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, ayant fait 3.000 morts et dont Yopougon fut l’un des théâtres majeurs de combats.

Cependant, la circulation d’armes en tous genres – évaluées à plusieurs dizaines de milliers -, des ex-combattants mécontents de leur sort et des tensions ethniques toujours vives, en particulier dans l’Ouest, nourrissent des incidents parfois meurtriers.

Une personne a été tuée et plusieurs blessées mercredi près de Sinfra (centre-ouest) lors d’un affrontement entre des villageois et des chasseurs traditionnels « dozo », confrérie dont des membres sont devenus de facto des supplétifs des FRCI.

Des militaires et des « dozo » avaient été mis en cause après l’attaque du 20 juillet contre un camp de déplacés proche de Duékoué (ouest), qui avait fait six morts selon l’ONU.

Des attaques début juin dans le sud-ouest du pays avaient fait une vingtaine de morts, dont sept Casques bleus nigériens. Le gouvernement du président Alassane Ouattara a accusé des fidèles de l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo basés au Liberia voisin.

« Climat d’insécurité généralisée »

Signe que l’insécurité reste un sujet de débat, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal allié de M. Ouattara, a publié samedi un communiqué au ton inhabituellement ferme sur la question, alors que le pouvoir s’emploie sans relâche à rassurer.

La situation de « violences endémiques entretient un climat d’insécurité généralisée », a affirmé le parti de l’ex-président Henri Konan Bédié.

« Les acteurs et les auteurs de ces agressions meurtrières sont généralement issus non seulement des rangs des milices pro-Gbagbo, mais également des +dozo+, des supplétifs démobilisés non indemnisés et de certains éléments incontrôlés des FRCI », a ajouté le PDCI, appelant à « accélérer » la réforme de l’armée et à désarmer les « dozo ».

La réforme de l’armée est l’un des grands défis du pouvoir, qui a promis de mettre en place un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants non intégrés dans les FRCI, un chantier très sensible et coûteux.

Jeuneafrique.com avec AFP