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JO 2016 – judo : Teddy Riner au sommet de l’Olympe

août 13, 2016

Teddy Riner, le 12 août  à Rio.

Teddy Riner, le 12 août  à Rio. DAMIEN MEYER / AFP
À rendre l’exceptionnel ordinaire, on prend le risque d’en paraître banal. Oui, quatre ans après Londres, comme attendu, Teddy Riner a remporté, vendredi 12 août à Rio, une deuxième médaille d’or olympique. Oui, il était le grand favori de sa catégorie des plus de 100 kg et il a logiquement battu en finale le Japonais Hisayoshi Harasawa. A le voir parfois autant dominer ses adversaires, on pourrait croire qu’il n’a qu’à monter sur le tatami pour s’assurer d’en ressortir gagnant. Pourtant, s’habituer aux succès du champion français est un écueil à éviter.

En finale, il s’est imposé dans la douleur, au bénéfice des pénalités : deux pour son adversaire nippon, une pour lui. Dans une ambiance largement tricolore, avec la présence remarquée d’une autre grande championne française, l’escrimeuse Laura Flessel, également double médaillée d’or olympique, Teddy Riner n’a pas craqué. « C’est une joie immense. Un titre olympique c’est toujours spécial. Je gagne pour la troisième fois à Rio [deux titres mondiaux 2007 et 2013]. Je suis fier et content de moi », a-t-il déclaré. Fort du soutien de soixante membres de son entourage, il pouvait être soulagé : « Parfois, on dit que je n’ai pas d’adversaires. Aujourd’hui, il y en avait. »

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En demi-finale, la résistance remarquable du judoka israélien Or Sasson, au prénom pas encore prédestiné, a apporté encore plus de panache au sacre du Guadeloupéen. Longtemps neutralisé, bousculé sur une action, Teddy Riner a dû puiser dans ses ressources pour sortir un mouvement victorieux sur le fil. C’est par un waza-ari sur tomoe-nage, une planchette japonaise, qu’il a gagné le droit de disputer une deuxième finale olympique.

Victoire après victoire, le judoka de 2 m 03 et 139 kg repousse un peu plus les limites de son sport. Et se maintenir au plus haut niveau n’est en rien une sinécure. Six ans d’invincibilité, bien plus de 100 combats victorieux, des titres en pagaille, la domination impitoyable de Teddy Riner n’est pas prête de s’arrêter. Le dernier adversaire à avoir battu l’Hercule, le Japonais Daiki Kamikawa lors du Mondial 2010 à Tokyo, pourrait même conserver cet honneur pour toujours.

Riner le carioca

A Rio, rien n’y a fait, pas même l’impressionnant public carioca qui a tenté de faire réaliser des miracles à son protégé en quart de finale, le judoka brésilien Rafael Silva, vaincu par waza-ari. Au premier tour, en une poignée de secondes, le champion olympique en titre avait déposé comme une feuille morte au sol et sur le dos l’Algérien Mohammed Tayeb et ses 100 kg.

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Deux heures avant sa demi-finale, Teddy Riner était dans sa bulle, écouteurs sur les oreilles, isolé derrière des barrières dans le dédale qui entoure l’extérieur de la Carioca Arena 2. Il n’a pas versé dans la facilité tout au long de la journée. « Ce matin, j’ai dit à mon coach que j’étais bien, que je voulais passer du temps sur le tapis. Ça veut dire que je voulais faire du judo », s’est-il félicité.

La « Cité merveilleuse » réussit au Guadeloupéen puisque c’est ici même, en 2007 lors des Mondiaux, que le tout jeune champion d’Europe, 18 ans seulement, avait éclos aux yeux du grand public. Il devenait pour la première fois champion du monde, une victoire qu’il allait rendre classique grâce à sept autres succès dans cette compétition. En 2013, six ans plus tard, Teddy Riner remportait d’ailleurs une nouvelle fois le sixième de ses huit titres mondiaux à Rio.

Porte-drapeau de la délégation française lors de la cérémonie d’ouverture, l’unique star de sa discipline est plus que jamais l’un des emblèmes du sport tricolore, le seul judoka à avoir dépassé les frontières de son sport, même si son prédécesseur David Douillet a transformé sa notoriété en carrière politique. Contrairement à d’autres champions olympiques moins médiatisés, la prime de 50 000 euros allouée à tout médaillé d’or français n’est pour lui qu’une goutte d’eau dans un océan. Avec trois millions d’euros de revenus estimés en 2015, Riner est l’homme-sandwich de marques de boisson énergisante, de gâteaux pour les enfants ou de lits.

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À 27 ans, s’il en possède l’envie, il a encore au moins une olympiade devant lui. De quoi affoler encore un peu plus les statistiques et s’élever toujours plus haut dans la hiérarchie des plus grands judokas et des plus grands sportifs de l’histoire. À Tokyo en 2020, sa tête serait forcément mise à prix par les Japonais, marris de voir la catégorie reine leur échapper depuis si longtemps. « Je verrai après mes vacances si je repars pour quatre ans », a-t-il lâché avec un grand sourire.

 Lemonde.fr par Anthony Hernandez (envoyé spécial à Rio)

La serveuse mise en cause par Teddy Riner contre-attaque

juin 10, 2013

Le judoka dit avoir été victime de racisme

Samedi, la star des tatamis Teddy Riner affirmait sur ses comptes Facebook et Twitter avoir été victime de racisme au Buddha Bar (situé au 8-12 Rue Boissy d’Anglas dans le VIIIe arrondissement à Paris), un bar-restaurant huppé de la capitale. Le porte-parole de l’établissement et la serveuse mise en cause livre leurs versions des faits.

Habituellement très discret hors tatamis à quelques exceptions près (comme lors de son intronisation au musée Grévin en février), Teddy Riner n’en finit pas de faire parler de lui suite à son passage au Buddha Bar vendredi dernier. Après les accusations du champion sur les réseaux sociaux, le Buddha Bar a tenu a réagir par la voix de son porte-parole Laurent Guyot. «Nous nous excusons parce que nous n’avons pas reconnu Teddy Riner mais le Buddha Bar n’est pas un lieu raciste, a expliqué Laurent Guyot. Nous avons des établissements dans le monde entier et nous avons une clientèle venant du monde entier. D’ailleurs, il y a quinze jours, nous avons organisé une Black Fashion week. Le porte-parole des lieux a précisé « que le Buddha Bar demandait à tous les clients qui quittent leur table pour assister à un spectacle de laisser une carte bancaire, pour « sécuriser » leur place mais aussi éviter les impayés. »

Dans l’œil du cyclone la serveuse mise en cause a elle aussi réfuté les accusations dont elle a été victime. « J’ai posé ma main sur son bras afin qu’il puisse m’entendre et je lui ai demandé sa carte bleue, toujours avec la politesse requise », a-t-elle relaté au JDD.fr avant de détailler: « Monsieur Riner a alors sorti sa carte bleue et m’a dit: ‘appelle-moi le patron, ta gueule, va te faire foutre!' ». Mise à pied, «la serveuse, Melissa, 27 ans, 1,60 m, dit avoir touché le bras de l’athlète (2,02 m) afin de pouvoir lui parler, dans une ambiance bruyante», précise l’AFP. La jeune femme n’est cependant pas blacklistée de l’établissement. « Elle l’a été parce que cela ne se fait pas d’agripper quelqu’un par le bras, remarque Laurent Guyot. Elle n’est pas virée. Elle reviendra travailler au Buddha Bar ». Muet depuis 48 heures, le clan Riner ne devrait pas tarder à réagir. Pour enterrer la hache de guerre?

Gala.fr par A.M

Mondiaux 2011 – Riner, or catégorie

août 27, 2011

Teddy Riner ! Samedi à Paris-Bercy, le Français est entré un peu plus dans l’histoire en décrochant son cinquième titre mondial, en +100 kg. Un record. Impeccable et expéditif tout au long de la journée, Riner a disposé en finale de l’Allemand Andreas Toelzer sur ippon.

Teddy Riner ne pensait qu’à ça, il l’a fait. Quadruple champion du monde avant d’aborder les Mondiaux de Paris Bercy, le judoka français a décroché un cinquième titre historique. Ce qu’aucun poids lourd n’a réussi dans l’histoire. Comme en 2007, 2009 et 2010, il est en or en +100kg. En 2008, il a été champion toutes catégories. Le Français, 22 ans seulement, règne sur le judo mondial, à l’image d’une journée de samedi maîtrisée de la tête et des épaules. Il apporte une quatrième breloque en or à la France, qui n’est plus qu’à une longueur du Japon au tableau des médailles.

En finale contre l’Allemand Adreas Toelzer, un remake de 2010, Riner a pris son temps avant d’envoyer un ippon au bout de 3min33. Le sixième en six combats ! Lors des tours suivants, il a en effet écarté un par un ses adversaires, étant même expéditif la finale approchant. Pour son entrée en lice face au Brésilien Daniel Hernandez, le numéro 1 mondial n’a pas tardé à envoyer un ippon sur uchi-mata. Le combat a duré 1min43. Au deuxième tour, il a encore mis moins de deux minutes à disposer de l’Allemand Robert Zimmermann. Cette fois-ci, son adversaire a été contraint d’abandonner sur un étranglement bien porté. Riner a aussi plusieurs cordes à son arc. Contre le Mongole Batsuuri Namsraijav, en huitième de finale, il a pris un peu plus de temps, mais n’a jamais été inquiété. Il s’est qualifié par ippon sur un nouvel uchi-mata. Son quart de finale a été encore plus expéditif. Riner n’a mis que 35 secondes pour réussir un nouvel ippon sur le Hongrois Barna Bor. En demi-finale, le numéro 4 mondial, le Coréen Sung-Min Kim, n’a tenu que 44 secondes !

Riner seul rescapé tricolore

L’autre Français en +100kg, Matthieu Bataille, est pour sa part tombé en huitième de finale contre le Cubain Oscar Brayson, vice-champion du monde 2009. Auparavant, il avait disposé de l’Estonien Martin Padar pour son premier combat, puis le Brésilien Rafael Silva, les deux par ippon. Anne-Sophie Mondière (+78kg) s’est elle aussi arrêtée aux porters des quarts de finale. Exemptée de premier tour, elle avait battu la Mongole Tserenkhand Dorjgotov mais n’a pas résisté à la Slovène Lucija Polavder. Ketty Mathé est tombée encore plus tôt, dès le deuxième tour et pour son premier combat, aux dépens de la Chinoise Qian Qin. Elle a été pénalisée pour non combativité, durant le Golden Score.

En -100kg, les deux judokas français ont aussi été éliminés. Cyrille Maret, défait par l’Allemand Dimitri Peters, n’a pas passé le cap du deuxième tour. Thierry Fabre a pour sa part chuté en huitième de finale. Au Golden Score, il a subi un ippon par le Kazhak Maxim Rakov.

Nicolas Sbarra / Eurosport