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Le chef de l’OMS compte briguer un deuxième mandat

mai 3, 2021

LE CHEF DE L'OMS COMPTE BRIGUER UN DEUXIÈME MANDAT

© Reuters/POOL New

(Reuters) – Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, compte briguer un deuxième mandat de cinq ans à la tête de l’agence spécialisée des Nations unies, rapporte lundi le site spécialisé dans la santé Stat news.

L’ancien ministre éthiopien de la Santé et des Affaires étrangères incarne les efforts mis en oeuvre par l’OMS pour lutter contre la pandémie de COVID-19, depuis l’émergence du nouveau coronavirus SARS-CoV-2 dans la ville chinoise de Wuhan à la fin de l’année 2019.

En 2017, Tedros, comme il est d’usage de le nommer, est devenu le premier Africain à diriger l’OMS et a fait de la fourniture de soins de santé pour tous l’une de ses priorités.

Un porte-parole de l’OMS a déclaré qu’il ne pouvait pas faire de commentaire quant aux candidats potentiels. Les 194 États membres de l’OMS ont jusqu’à septembre pour proposer des noms avant les élections de l’année prochaine.

Des diplomates ont déclaré à Reuters que le soutien des Etats africains pourrait être crucial en vue d’une réélection, bien qu’ils doutent que Tedros puisse compter sur le soutien de l’Ethiopie, le pays l’accusant d’avoir pris parti pour les rebelles dans le conflit du Tigré en novembre dernier.

Avec Reuters par (Manojna Maddipatla à Bengalore et Stephanie Nebehay à Genève, version française Lucinda Langlands-Perry, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Immunité collective: laisser le Covid-19 circuler librement «n’est pas une option», selon l’OMS

octobre 12, 2020

L’OMS a jugé lundi 12 octobre inenvisageable de laisser le Covid-19 circuler librement dans la société pour que la population accède, comme certains l’ont suggéré, à l’immunité collective.

«Jamais dans l’histoire de la santé publique, l’immunité collective n’a été utilisée comme stratégie pour répondre à une épidémie, et encore moins à une pandémie. C’est scientifiquement et éthiquement problématique», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse. «Laisser libre cours à un virus dangereux, dont nous ne comprenons pas tout, est tout simplement contraire à l’éthique. Ce n’est pas une option», a-t-il insisté.

Un million de morts

La pandémie du coronavirus a fait plus d’un million de morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre. «La grande majorité des personnes dans la plupart des pays sont susceptibles de contracter ce virus. Les enquêtes de séroprévalence suggèrent que dans la plupart des pays, moins de 10% de la population a été infectée», a détaillé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Il a également expliqué que le monde n’en savait pas assez sur l’immunité dont jouissent les personnes ayant contracté le Covid-19, en soulignant que certains individus ont nouvellement été infectés. «La plupart des personnes infectées par le virus développent une réponse immunitaire au cours des premières semaines, mais nous ne savons pas si cette réponse est forte ou durable, ni si elle diffère d’une personne à l’autre», a-t-il expliqué.

Il a souligné que le concept d’immunité collective est utilisé dans les campagnes de vaccination et il a rappelé que pour la variole il faut que 95% de la population soit vaccinée pour que les 5% restant soient protégés. Pour la polio ce taux est de 80%.

Par Le Figaro avec AFP

                                                  

Coronavirus: « Trop de pays vont dans la mauvaise direction », dit le directeur de l’OMS

juillet 13, 2020
CORONAVIRUS: "TROP DE PAYS VONT DANS LA MAUVAISE DIRECTION", DIT LE DIRECTEUR DE L'OMS

© Reuters/POOL New CORONAVIRUS: « TROP DE PAYS VONT DANS LA MAUVAISE DIRECTION », DIT LE DIRECTEUR DE L’OMS
GENEVE/ZURICH (Reuters) – La pandémie due au coronavirus va continuer à s’aggraver si les mesures de prévention nécessaires ne sont pas mises en oeuvre partout dans le monde, a averti lundi le directeur général l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Permettez-moi d’être franc. Trop de pays vont dans la mauvaise direction. Le virus reste l’ennemi public numéro un (…) Si les principes de base ne sont pas respectés, la pandémie ne pourra qu’empirer encore et encore », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’un point de presse virtuel au siège genevois de l’OMS.

« Il n’y aura pas de retour à la normale dans un avenir proche (…) Il y a beaucoup de raisons de s’inquiéter », a-t-il poursuivi.

Le nombre de cas a dépassé lundi les 13 millions à l’échelle mondiale et celui des décès est désormais supérieur au demi-million, selon un décompte de Reuters.

Sur les 230.000 nouveaux cas signalés dimanche, 80% concernent dix pays et deux seulement représentent 50%, a précisé le directeur général de l’OMS. Il s’agit des Etats-Unis et du Brésil.

Reuters avec (Stephanie Nebehay, Silke Koltrowitz et Michael Shields, version française Jean-Philippe Lefief, édité par Blandine Hénault)

Record de nouveaux cas de coronavirus dans le monde, s’inquiète l’OMS

juin 19, 2020

 

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS.
Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.
Alors que plusieurs pays amorcent de nouvelles phases de déconfinement, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est inquiétée vendredi que la pandémie de COVID-19 «s’accélère». L’OMS enregistre d’ailleurs un record de nouveaux cas de coronavirus.

L’institution appelle les États à la vigilance «extrême», mais aussi à l’unité et la solidarité pour combattre la pandémie.

«Depuis deux mois, on a recensé pas moins de six millions de cas. On voit très bien que le virus accélère, et qu’il bouge très rapidement», a prévenu le directeur général de l’organisation, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse tenue en ligne.

Jeudi, l’OMS a recensé quelque 150 000 nouveaux cas de coronavirus à l’échelle du globe, dont la moitié viennent des Amériques, un record.

«Le virus reste mortel et la plupart des personnes restent exposées», a aussi martelé le Dr Ghebreyesus, qui occupe ses fonctions de direction depuis le mois de juillet 2017.

Un relâchement inquiétant

À l’instar des autorités de santé publique du Québec, M. Ghebreyesus affirme lui aussi que le relâchement des mesures sanitaires est inquiétant. «Nous sommes entrés dans une phase nouvelle et dangereuse. Beaucoup de gens sont évidemment fatigués de rester chez eux. Les pays sont évidemment désireux de rouvrir leur société et leur économie», a-t-il illustré.

«Le virus a deux combinaisons dangereuses: il bouge rapidement, et c’est un tueur. Il a déjà surpris plusieurs pays, incluant des nations développées.» – Tedros Adhanom Ghebreyesus, de l’OMS

L’ancien ministre de la Santé de l’Éthiopie appelle les pays à s’engager «encore plus» pour venir en aide aux pays dans le besoin. «On doit se rappeler que pour les communautés les plus vulnérables, ceci n’est qu’une des nombreuses menaces auxquelles elles font face», souligne-t-il, ajoutant que sans «solidarité», le virus «exploitera cette fissure entre nous». «Ensemble, on peut accomplir n’importe quoi», renchérit-il.

Avec ce record de nouveaux cas, plus de 8,5 millions de personnes ont maintenant été infectées par le coronavirus, dont plus de 100 000 au Canada. L’OMS dénombre pour l’instant plus de 450 000 décès liés à la COVID-19.

Le masque obligatoire au Québec?

Hier, le directeur national de santé publique du Québec, Horacio Arruda, a aussi indiqué que le masque pourrait devenir obligatoire si la situation sanitaire et épidémiologique venait à l’exiger.

«Nous sommes en train de faire des analyses. Tous nos experts ne l’ont pas recommandé. […] On va voir ce que l’avenir nous réserve. On compte présentement sur la conviction, et s’il faut contraindre, on va contraindre.» -Horacio Arruda, sur les ondes de Radio-Canada jeudi soir

Depuis plusieurs semaines déjà, des voix se font entendre pour réclamer l’obligation du port du masque dans les lieux publics et le transport en commun.

Jeudi dernier, un collectif d’une vingtaine de médecins, experts et épidémiologistes a appelé le gouvernement Legault à rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés ou achalandés, ainsi que dans les espaces extérieurs où la distanciation physique est difficile à respecter. Leur objectif est d’éviter une deuxième vague «potentiellement mortelle», en attendant l’arrivée d’un vaccin.

«Si on veut réussir cet assouplissement graduel des mesures de confinement, on n’a pas le choix de mettre tout dans la balance. Advenant une deuxième vague, qui est peut-être inévitable, il faut s’assurer qu’elle soit le plus faible possible, pour pas qu’on recommence tout ça à zéro. Ce serait catastrophique», avait notamment imploré l’ancien député solidaire et microbiologiste de profession, Amir Khadir.

Avec Le Metro par Henri Ouellette Vézina

Coronavirus : «le monde aurait dû écouter l’OMS», affirme son patron

avril 27, 2020

Le monde «aurait dû écouter» l’OMS qui a tiré la sonnette d’alarme sur le nouveau coronavirus dès la fin janvier, a affirmé lundi 27 avril le patron de l’organisation, soulignant que les autorités sanitaires mondiales ne peuvent pas obliger les pays à suivre ses recommandations.

«Le monde aurait dû écouter attentivement l’OMS, car l’urgence mondiale a été déclenchée le 30 janvier», avec alors, en dehors de la Chine, 82 cas et aucun décès, a déclaré le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse à Genève.

Trump: la Chine aurait pu empêcher la propagation du coronavirus

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que la Chine aurait pu stopper le coronavirus avant qu’il ne se propage à travers le monde, et a fait savoir que son administration menait une «sérieuse enquête» sur les origines de l’épidémie. «Nous ne sommes pas contents de la Chine», a-t-il dit lors d’un point de presse quotidien à la Maison blanche sur le coronavirus.

«Nous pensons que (le virus) aurait pu être stoppé à la source. Il aurait pu être stoppé rapidement et il ne se serait pas propagé partout dans le monde», a ajouté le président américain.

Par Le Figaro avec Reuters

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : l’OMS dénonce « les propos racistes » de certains chercheurs sur l’Afrique

avril 7, 2020

Le directeur de l’organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus a condamné, le 6 avril, « les propos racistes » évoquant l’Afrique comme un « terrain d’essai » pour tester un potentiel vaccin contre le Covid-19.

 

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS

Le numéro 1  de l’OMS n’a pas apprécié les propos des deux chercheurs français ayant récemment évoqué, lors d’un échange sur la chaine de télévision LCI, l’Afrique comme un espace où l’on devrait tester le vaccin contre le coronavirus. Dénonçant « l’héritage d’une mentalité coloniale », il a manifesté son indignation au cours d’une conférence de presse virtuelle qu’il a animé depuis Genève. « Ce genre de propos racistes ne fait rien avancer. Ils vont contre l’esprit de solidarité. L’Afrique ne peut pas et ne sera un terrain d’essai pour aucun vaccin », a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus, avant d’ajouter que « l’héritage de la mentalité coloniale doit prendre fin »,

Durant l’échange avec la presse, Tedros Adhanom Ghebreyesus n’a certes pas nommé les scientifiques mis en cause, mais il s’est, en effet, placé du côté de plusieurs organisations, hautes personnalités ainsi que le ministère français des Affaires étrangères qui ont déjà dénoncé les propos péjoratifs de ces deux chercheurs qui ont depuis présenté leurs excuses.

« Il est honteux et horrifiant d’entendre des scientifiques tenir ce genre de propos au XXIe siècle. Nous les condamnons dans les termes les plus forts », a conclu le directeur général de l’OMS.

Rappel des faits

Suite la publication d’une séquence de vidéo montrant un chercheur de l’Institut français de la recherche médicale (Inserm) et un chef de service d’un hôpital parisien le 1er avril sur la chaîne LCI, une vive polémique a éclaté en France et en Afrique,

Dans cette séquence, Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm à Lille (nord de la France), était interrogé sur des recherches menées autour du vaccin BCG contre le covid-19.

Invité en plateau, Jean-Paul Mira, chef de service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Cochin, lui demande : « Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c’est fait d’ailleurs sur certaines études avec le sida, ou chez les prostituées : on essaie des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées. Qu’est-ce que vous en pensez ? ».

Le chercheur répond : « Vous avez raison, d’ailleurs. On est en train de réfléchir en parallèle à une étude en Afrique avec le même type d’approche, ça n’empêche pas qu’on peut réfléchir en parallèle a une étude en Europe et en Australie ».

Notons que le Club des avocats au Maroc a décidé le lendemain des faits de porter plainte pour diffamation raciale auprès du procureur de la République française, suite aux propos jugés « abjects, haineux et racistes » prononcés sur LCI.

 

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma

Ébola en RDC: le directeur général de l’OMS attendu à Kinshasa

mai 12, 2018

A Genève, l’OMS a jugé « élevé » le risque de propagation de l’épidémie d’Ebola en RDC et annoncé qu’elle se préparait au « pire des scénarios » / © AFP/Archives / JOHN WESSELS

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) doit arriver samedi en République démocratique du Congo pour soutenir la riposte à l’épidémie de fièvre Ebola, a indiqué l’OMS qui se « prépare au pire des scénarios ».

« Le directeur général de l’OMS Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus doit voyager en RDC ce week-end pour faire le point sur la situation », « en soutien aux autorités nationales », a indiqué l’OMS dans un communiqué.

L’épidémie touche la région de Bikoro, dans la province de l’Equateur, à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

« Au 11 mai, 34 cas d’Ebola ont été rapportés dans la zone ces cinq dernières semaines, dont deux confirmés, 18 probables décès, et 14 cas suspects », a détaillé l’OMS.

Vendredi à Genève, l’OMS a jugé « élevé » le risque de propagation de l’épidémie d’Ebola en RDC et annoncé qu’elle se préparait au « pire des scénarios ».

Une équipe conjointe autorités, OMS et Unicef se rendait samedi dans la zone de Bikoro.

« Nous sommes sur le point de nous rendre à Bikoro après cette étape de Mbandaka (capitale de la province de l’Equateur) où nous avons procédé au déploiement des laboratoires mobiles pour commencer les analyses » des cas suspects « et obtenir les résultats rapidement », a indiqué à l’AFP Eugène Kabambi, chargé de communication de l’OMS en RDC.

A Mbandaka, située à 100 km de Bikoro, le ministre de la santé Oly Ilunga a aussi samedi « sensibilisé la population pour que la ville soit en alerte et que la surveillance soit au top », a rapporté M. Kabambi.

La RDC fait face à sa 9ème épidémie d’Ebola. La dernière remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

Apparue pour la première fois dans l’ex-Zaïre (actuelle RDC) en 1976, la fièvre hémorragique Ebola vient d’un virus qui se transmet par contact physique avec des liquides corporels infectés. Le gibier de brousse est considéré comme un vecteur potentiel.

Romandie.com avec (©AFP / 12 mai 2018 13h58)                

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu mardi nouveau directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la santé)

mai 23, 2017
Tedros Adhanom Ghebreyesus

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu mardi nouveau directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la santé)|©DR

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu mardi nouveau directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), l’emportant au 3ème tour devant le Britannique David Nabarro.

C’est la première fois qu’un Africain va diriger l’OMS, une des agences de l’ONU les plus puissantes.

« C’est un jour historique pour l’Ethiopie et pour l’Afrique », s’est exclamé à l’issue du vote l’ambassadeur éthiopien auprès de l’ONU à Genève, M. Negash Kibret.

Le nouveau chef de l’OMS, une des plus influentes agences des Nations unies dont le siège est à Genève, prendra le 1er juillet la succession de la Dr Margaret Chan (Chine) qui a dirigé l’institution pendant 10 ans.

L’ex-ministre éthiopien de la Santé et chercheur renommé sur le paludisme, âgé de 52 ans, était arrivé déjà en tête du premier tour et du 2ème tour, mais n’avait pas obtenu la majorité des deux-tiers des voix requises.

Son challenger, le Dr David Nabarro, 67 ans, a été envoyé spécial de l’ONU pour la lutte contre Ebola.

Au 1er tour, trois candidats se sont affrontés, mais celui qui a obtenu le moins de voix a été éliminé. Il s’agissait de la cardiologue et ancienne ministre de la Santé pakistanaise, le Dr Sania Nishtar.

Rendre l’OMS transparente —

C’est la première fois que trois candidats se sont affrontés pour devenir directeur général de l’OMS, une institution critiquée pour son manque de transparence.

Auparavant, seul un unique candidat, proposé par le Conseil exécutif de l’OMS, était soumis au vote de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui procédait à la nomination finale.

Le Dr Tedros prendra la tête d’une agence qui a été notamment critiquée pour son manque de discernement sur la gravité de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, qui a fait plus de 11.300 morts.

La Chinoise Margaret Chan a reconnu lundi, dans un discours prononcé devant l’Assemblée mondiale de la santé, qui réunit une fois par an les pays-membres de l’OMS, que l’épidémie avait « pris tout le monde, y compris l’OMS, par surprise ».

Dans son intervention pour présenter sa candidature et son programme, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, 52 ans, a raconté avoir perdu, alors qu’il était enfant, un frère qui n’avait pas reçu les médicaments nécessaires. Il avait alors indiqué « refuser d’accepter que les gens meurent parce qu’ils sont pauvres ».

« Je fais les promesses suivantes: travailler sans relâche pour concrétiser la promesse de garantir la couverture sanitaire universelle, veiller à ce qu’il y ait des ripostes solides dans les situations d’urgence », a-t-il déclaré dans son plaidoyer.

En outre, le médecin éthiopien a indiqué qu’il renforcera « la santé et l’autonomie des pays » et « mettra la transparence au coeur de l’OMS ».

Lors de la sélection sur une liste de 6 candidats des 3 finalistes, en janvier dernier, le Dr Tedros était déjà arrivé en tête des votes, devant le Dr Nishtar et le Dr Nabarro. Le signe, pour certains observateurs, de la volonté d’élire un candidat d' »un pays du sud ».

Le Dr Tedros, qui a aussi été chef de la diplomatie de son pays, était soutenu par l’Union Africaine.

L’OMS coordonne les réponses aux pandémies, et fixe des normes pour les systèmes de santé de tous les pays.

« Le nouveau directeur général doit continuer à oeuvrer pour que l’OMS devienne plus efficace et plus transparente. L’OMS doit être transparente sur la façon dont elle utilise ses ressources et sur ses résultats », a affirmé mardi le ministre américain de la Santé Tom Pricese à Genève.

Première ONG à réagir à cette élection, Gavi, l’Alliance du Vaccin, s’est félicité de l’élection du Dr Tedros, ancien membre de son conseil d’administration.

« Je voudrais adresser mes plus vives félicitations au Dr Tedros », a déclaré le Dr Seth Berkley, Directeur exécutif de Gavi, l’Alliance du Vaccin.

L’élection s’est faite lors de l’Assemblée mondiale de la santé, qui réunit tous les ans à Genève les états-membres de l’OMS.

AFP