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L’ambassade d’Arabie Saoudite attaquée et incendiée à Téhéran

janvier 2, 2016

Téhéran – L’ambassade d’Arabie Saoudite à Téhéran a été attaquée et incendiée samedi soir par des manifestants en colère après l’exécution du dignitaire religieux chiite saoudien Nimr Baqer al-Nimr, a rapporté l’agence Isna.

Des manifestants ont lancé des cocktails Molotov contre l’ambassade et ont pu pénétrer à l’intérieur de l’enceinte diplomatique avant d’en être évacués par la police, a rapporté l’agence.

Des flammes s’élèvent à l’intérieur de l’ambassade, rapporte l’agence, qui ajoute que des manifestants avaient réussi à monter sur le toit de l’ambassade.

Le feu a détruit l’intérieur de l’ambassade, a déclaré à l’AFP un témoin sur place. La police est omniprésente et a dispersé les manifestants, dont certains ont été arrêtés, a-t-il ajouté.

Sur des photos publiés par certains sites, on peut même voir des manifestants tenir ce qui semble être le drapeau saoudien, qui aurait été retiré.

A Machhad, seconde ville du pays située dans le nord-est, des manifestants ont également attaqué et incendié le consulat saoudien, selon des sites d’information qui ont publié des photos.

A la suite de ces incidents, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hossein Jaber Ansari, a demandé à la police diplomatique de protéger les enceintes diplomatiques.

M. Jaber Ansari, tout en condamnant de nouveau l’exécution injuste du dignitaire religieux Nimr al-Nimr, a demandé la protection des représentations diplomatiques de l’Arabie Saoudite à Téhéran et à Machhad (…) et a demandé à la police d’empêcher toute manifestation devant ces lieux, ont rapporté les médias iraniens.

D’importantes forces de police sont intervenues à Téhéran et à Machhad pour reprendre la situation en main et faire sortir les manifestants.

A Téhéran, le quartier de l’ambassade était totalement bouclé après minuit et les policiers empêchaient les gens de se rapprocher de la représentation diplomatique, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’Iran a vigoureusement condamné l’exécution du dignitaire religieux saoudien et affirmé que le gouvernement saoudien allait payer un prix élevé pour cet acte.

Romandie.com avec(©AFP / 02 janvier 2016 23h50)

Washington accuse Bangkok, Moscou, Téhéran d’esclavage

juillet 27, 2015

Les États-Unis ont accusé lundi la Thaïlande, la Russie, l’Iran ou encore la Libye de ne pas lutter suffisamment contre la traite des êtres humains, dans leur rapport annuel sur cet « esclavage moderne ». La Suisse confirme sa place dans les pays respectant les normes.

La Thaïlande, la Russie, l’Iran et la Libye, tout comme le Venezuela, l’Algérie, la Syrie, le Yémen, la Corée du Nord ou le Zimbabwe étaient déjà l’an dernier au plus bas du classement dressé chaque année par le département d’Etat et dévoilé par son patron John Kerry.

Les pays relégués en catégorie 3 sont accusés de ne pas respecter les normes internationales et de ne pas faire d' »efforts importants » en la matière. La Russie figure dans cette dernière catégorie, au moins depuis 2013, ce qui avait provoqué la fureur de Moscou à l’époque.

La Chine, en revanche, était remontée d’un cran en 2014, au rang 2 « sous surveillance » et y est toujours cette année. Et la Malaisie, qui avait dégringolé l’an passé en queue de peloton, est remontée au niveau de la Chine pour les « efforts significatifs » de Kuala Lumpur pour lutter contre la traite d’êtres humains.

La plupart des pays occidentaux, ceux d’Europe, les États-Unis et l’Australie, mais aussi Israël, Taïwan, le Chili ou l’Arménie, sont dans la première catégorie. Ils sont loués pour leur lutte contre la traite des êtres humains et le respect total des normes internationales. La Suisse, qui s’était retrouvée en catégorie 2 de 2010 à 2013, est, comme l’an dernier, à nouveau dans cette catégorie.

D’après l’Organisation internationale du travail (OIT), la traite des êtres humains représente 150 milliards de dollars de bénéfices par an, dont 99 milliards pour l’industrie du sexe. Les États-Unis estiment que quelque 20 millions de personnes en sont les victimes.

« La traite d’humains est une insulte à la dignité humaine et une attaque contre la liberté », a martelé John Kerry dans l’introduction du rapport. Il appelle à mener le « combat contre de l’esclavage moderne ».

Romandie.com

Raid israélien sur le Golan syrien: l’Iran confirme la mort d’un général

janvier 19, 2015

Téhéran – L’Iran a confirmé lundi la mort d’un général des Gardiens de la Révolution, l’armée d’élite du régime, dans le raid israélien dimanche sur le Golan syrien qui a également fait six morts parmi les membres du Hezbollah libanais.

Un nombre de combattants et des forces de la Résistance islamique, avec le général Mohammad Ali Allahdadi, ont été attaqués par des hélicoptères du régime sioniste en visitant la zone de Qouneïtra (..) Ce général courageux et des membres du Hezbollah sont tombés en martyrs, ont indiqué les Gardiens dans un communiqué publié sur leur site internet, Sepahnews.

Le communiqué ne mentionne pas d’autres morts iraniens dans l’attaque. Une source proche du parti chiite libanais avait auparavant annoncé que six militaires iraniens, dont des officiers, faisaient partie des victimes.

Six membres du Hezbollah, dont un responsable et le fils de Imad Moughniyeh, commandant militaire assassiné en 2008, ont été tués dimanche dans le raid mené par l’armée israélienne sur le plateau syrien du Golan, une région où l’armée du régime de Bachar al-Assad affronte les rebelles.

Le général Allahdadi était parti en Syrie comme conseiller pour aider le gouvernement et la nation syrienne dans son combat contre les terroristes takfiris (extrémistes sunnites, NDLR) et salafistes, expliquent les Gardiens dans leur communiqué. Il avait fourni des conseils déterminants pour contrer les atrocités et les conspirations terroristo-sionistes (visant à changer) la géographie de la Syrie

L’Iran est le principal soutien régional de Damas, à qui il fournit une aide politique, économique et militaire mais dément avoir déployé des troupes sur le terrain pour appuyer l’armée syrienne. Téhéran accuse les pays occidentaux, l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, de soutenir les rebelles syriens et d’avoir ainsi favorisé l’émergence de groupes jihadistes comme l’Etat islamique (EI) et le Front al-Nosra.

Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2015 13h30)

Moscou et Téhéran vont renforcer leur coopération énergétique

septembre 9, 2014

Téhéran – L’Iran et la Russie ont signé quatre protocoles d’accord pour renforcer leur coopération énergétique et industrielle ainsi que leurs échanges commerciaux, ont rapporté mardi les médias iraniens.

Les quatre protocoles d’accord ont été signés dans les domaines pétrolier, industriel et commercial, pétrochimique et des mines.

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, avait déclaré dans la journée que les échanges commerciaux entre les deux pays, qui sont actuellement de 1,5 milliards de dollars, doivent être multipliés par dix.

Ces textes ont été signés à l’issue d’une journée de discussions intenses entre la délégation russe, composée de 160 personnes et dirigée par le ministre de l’Energie, Alexandre Novak, et différents responsables iraniens.

Les protocoles d’accord doivent être finalisés par les présidents russe Vladimir Poutine et iranien Hassan Rohani d’ici fin septembre.

L’Iran et la Russie vont développer leur coopération dans les domaines pétrolier, gazier, pétrochimique et du raffinage, avait déclaré le vice-ministre chargé des questions internationales et commerciales, Ali Majedi, cité par l’agence Isna.

Mais la question de l’échange de pétrole contre des biens n’est absolument pas à l’ordre du jour de la réunion de la commission économique conjointe irano-russe, mardi et mercredi, a-t-il souligné.

Les médias avaient évoqué un accord d’échange prévoyant la vente de pétrole et de produits de consommation iraniens en échange d’investissements russes dans la production énergétique de Téhéran, notamment son secteur pétrolier et gazier vieillissant en raison des sanctions internationales.

Selon la presse russe, les négociations portent sur l’achat par la Russie d’environ 70.000 barils de pétrole par jour, soit 2% de la production iranienne (3,2 mbj en 2013). Pour Moscou, ces livraisons ne vont pas à l’encontre des sanctions internationales imposées sur l’Iran en lien avec les craintes sur son programme nucléaire.

Téhéran doit par ailleurs fournir des produits alimentaires à la Russie après la décision de cette dernière de suspendre l’importation de produits européens et américains en réaction à l’embargo de l’UE et des États-Unis consécutif au soutien russe à la rébellion en Ukraine.

Le ministre russe de l’Énergie Alexandre Novak, qui participe à cette réunion conjointe, a rencontré son homologue Hamid Chitchian et Ali Akbar Salehi, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).

La Russie va également participer à la construction de huit centrales électriques d’une capacité totale de 2.800 mégawatts et à la modernisation de centrales existantes, a déclaré M. Chitchian.

Selon le ministre iranien, le volume de cette coopération atteindra plus de 10 milliards de dollars.

Les deux pays discutent également d’un contrat pour la construction de quatre nouvelles centrales nucléaires. Moscou a achevé celle de Bouchehr, une installation de 1.000 mégawatts sur la côte du Golfe, officiellement remise aux Iraniens en septembre 2013.

L’Iran veut construire à terme 20 centrales nucléaires de 1.000 mégawatts, dont quatre à Bouchehr, afin de diversifier ses sources d’énergie pour être moins dépendant du pétrole et du gaz pour sa consommation intérieure.

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2014 20h04)

Drone israélien abattu: l’Iran annonce qu’il va armer des Palestiniens

août 25, 2014

Téhéran – L’Iran a annoncé lundi son intention d’accélérer l’armement des Palestiniens en représailles à l’envoi d’un drone d’espionnage israélien abattu selon Téhéran dans son espace aérien.

Nous allons accélérer l’armement de la Cisjordanie et nous nous réservons le droit de donner toute réponse à l’envoi de ce drone abattu alors qu’il s’approchait du site d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre), a déclaré le général Amir-Ali Hajizadeh, le commandant des forces aérospatiales des Gardiens de la révolution, selon leur site officiel Sepahnews.com.

Les Gardiens, l’armée d’élite de la République islamique, ont affirmé dimanche avoir abattu un drone furtif d’espionnage du régime sioniste qui tentait d’approcher la zone nucléaire de Natanz.

Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a indiqué qu’elle ne commentait pas les informations de médias.

Si de telles actions se répètent, nous donnerons une réponse fracassante, a affirmé le général Hajizadeh.

L’Iran, qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, fournit aux combattants palestiniens du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et du Jihad islamique, la technologie nécessaire pour la fabrication de missiles utilisés pour frapper les villes israéliennes depuis l’enclave palestinienne.

Fin juillet, en pleine offensive israélienne contre Gaza, le numéro un iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avait appelé les Palestiniens à poursuivre la lutte armée et l’étendre à la Cisjordanie.

Le drone abattu est, selon le général Hajizadeh, de type Hermes construit par le régime sioniste. Il s’agit d’un drone furtif, construit avec du matériel composite et des alliages, capable d’échapper aux radars, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse retransmise à la télévision, qui a également diffusée des images présentées comme les débris de l’appareil. Selon le général, ce drone d’une envergure de 5,5 mètres possède deux caméras et peut prendre des images de haute qualité.

Des pièces ont été récupérées intactes et sont en train d’être analysées, a-t-il ajouté, affirmant que l’appareil avait une capacité de vol de 800 km et avait décollé d’un pays tiers, sans en préciser le nom.

Il a été repéré par le système de surveillance de l’armée et ensuite abattu par un missile sol-air des Gardiens de la révolution, a-t-il souligné, sans dire où il s’était écrasé.

Le site de Natanz est la principale usine d’enrichissement d’uranium d’Iran, où sont installées plus de 16.000 centrifugeuses. Quelques 3.000 autres se trouvent dans le site de Fordo, enfoui sous la montagne et difficile à détruire.

Israël, qui soupçonne comme les Occidentaux l’Iran de chercher à fabriquer une bombe atomique, a menacé à plusieurs reprises d’attaquer les installations nucléaires iraniennes.

Cet incident intervient alors que l’Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) doivent reprendre en septembre leurs négociations visant à conclure un accord définitif qui mettrait fin à dix ans de crise internationale sur le programme nucléaire de Téhéran.

Un accord intérimaire appliqué depuis janvier a été prolongé en juillet jusqu’au 24 novembre.

Les deux parties divergent notamment sur la taille du futur programme d’enrichissement d’uranium iranien. Washington demande à Téhéran de réduire par quatre son programme actuel, mais l’Iran veut au contraire l’augmenter par dix d’ici 2021, notamment pour produire le combustible nécessaire pour la centrale nucléaire civile de Bouchehr.

Ennemi juré de l’Iran, Israël rejette tout accord sur un programme d’enrichissement, affirmant que l’Iran pourrait l’utiliser pour fabriquer l’arme atomique. Ce que Téhéran a toujours démenti.

Romandie.com avec(©AFP / 25 août 2014 12h45)

L’Iran affirme avoir abattu un drone israélien au-dessus d’un site nucléaire

août 24, 2014

Téhéran – Les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime islamique iranien, ont affirmé dimanche dans un communiqué avoir abattu un drone furtif israélien au-dessus du site d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre).

Un drone d’espionnage du régime sioniste a été abattu par un missile (…) Ce drone furtif tentait d’approcher la zone nucléaire de Natanz, affirme le communiqué des Gardiens de la révolution publié par leur site officiel Sepahnews.com.

Cette action montre de nouveau l’aventurisme du régime sioniste (…), les Gardiens de la révolution et les autres forces armées se réservent le droit de répondre à cette action, ajoute le texte.

Le site de Natanz est la principale usine d’enrichissement d’uranium d’Iran, où sont installées plus de 16.000 centrifugeuses. Quelques 3.000 autres se trouvent dans le site de Fordoo, enfoui sous la montagne et difficile à détruire.

Israël a menacé à plusieurs reprises d’attaquer les installations nucléaires iraniennes.

L’Iran et les puissances du groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont conclu un accord intérimaire de six mois selon lequel l’Iran a suspendu une partie de ses activités nucléaires contre une suspension partielle des sanctions internationales.

Cet accord a été prolongé de quatre mois en juillet dernier (jusqu’au 24 novembre) pour permettre aux deux parties de négocier un accord définitif mettant fin à dix ans de crise nucléaire.

Les deux parties divergent sur la taille du programme d’enrichissement d’uranium que l’Iran pourra conserver. Alors que les États-Unis demandent à Téhéran de réduire par quatre son programme actuel, l’Iran veut au contraire l’augmenter par dix d’ici 2021, notamment pour produire le combustible nécessaire pour sa centrale nucléaire de Bouchehr.

Ennemi juré de l’Iran, Israël rejette tout accord permettant à Téhéran de conserver un programme d’enrichissement d’uranium, en affirmant que l’Iran pourrait l’utiliser pour fabriquer l’arme atomique. Ce que Téhéran a toujours démenti.

Romandie.com avec(©AFP / 24 août 2014 15h27)

Circonstances réunies pour rouvrir l’ambassade britannique à Téhéran

juin 17, 2014

Londres – Les circonstances sont réunies pour que la Grande-Bretagne rouvre son ambassade à Téhéran, fermée depuis novembre 2011, a annoncé mardi William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, dans une déclaration écrite au Parlement.

Il y a une série de détails pratiques à régler d’abord. Mais nous avons l’intention de rouvrir l’ambassade à Téhéran avec une présence initiale limitée, dès que ces détails seront réglés, a-t-il dit, deux ans et demi après la mise à sac de la représentation diplomatique, à l’origine d’une crise entre les deux pays.

Pour l’instant, les Iraniens devront toujours faire leur demande de visa pour la Grande-Bretagne à Abou Dhabi et à Istanbul, a-t-il précisé.

L’Iran est un pays important dans une région volatile. Le maintien d’ambassades à travers le monde, même dans des conditions difficiles, est un pilier central de l’approche diplomatique de la Grande-Bretagne, a-t-il ajouté.

L’annonce de la prochaine réouverture de l’ambassade consacre la normalisation des relations bilatérales, à un moment où l’Iran se déclare prête à contribuer aux efforts pour faire face à la grave crise en Irak.

A la suite de cette annonce, William Hague a déclaré à la chambre des Communes: L’Iran a historiquement joué un rôle sectaire et de division dans la région, mais il peut jouer un rôle plus positif.

Nous aurons recours au développement de nos relations bilatérales pour y parvenir, a-t-il ajouté.

Tout comme Washington, Londres a confirmé avoir eu des discussions avec Téhéran au sujet de la crise irakienne.

Le réchauffement entre Londres et Téhéran avait été amorcé après l’élection en juin 2013 du président iranien modéré Hassan Rohani. Le principe de chargés d’affaires non résidents a été acté cinq mois plus tard, en novembre, et le diplomate britannique Ajay Sharma s’est déjà rendu à trois reprises en Iran depuis.

Le 20 février, l’Iran et la Grande-Bretagne avaient annoncé le rétablissement de leurs relations diplomatiques directes et hissé symboliquement leur drapeau national sur leurs représentations respectives à Londres et Téhéran.

Samedi dernier, William Hague et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif ont, selon le chef de la diplomatie britannique, discuté au téléphone des progrès effectués à ce jour et de notre intérêt commun de continuer à approfondir les relations bilatérales entre le Royaume-Uni et l’Iran.

A la suite d’une très grave crise bilatérale fin 2011, les deux pays s’étaient arrêtés au bord de la rupture, en décidant de s’adresser l’un à l’autre par le truchement de gouvernements tiers: Oman s’était vu chargé de représenter les intérêts iraniens en Grande-Bretagne tandis que la Suède prenait en charge les intérêts britanniques en Iran.

L’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran avait été mise à sac en novembre 2011 par des manifestants qui protestaient contre l’annonce de nouvelles sanctions de Londres contre l’Iran, en raison de son programme nucléaire controversé. L’ambassade d’Iran à Londres avait été fermée en représailles.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juin 2014 14h47)

Iran: risques d’inondations après une tempête de sable ayant fait 5 morts

juin 3, 2014

Téhéran – Les autorités iraniennes ont mis en garde mardi contre des mauvaises conditions climatiques dans l’ensemble du pays et des risques d’inondations dans le nord, au lendemain d’une tempête de sable ayant fait cinq morts à Téhéran.

Des inondations et des chutes drastiques de température sont à craindre au cours des prochains jours, en particulier dans le nord de l’Iran, ont annoncé les autorités.

Plus tôt mardi, elles avaient mis en garde les habitants de Téhéran contre une nouvelle tempête de sable qui devait frapper la capitale dans la journée, mais elle n’est finalement jamais arrivée.

Lundi, un immense nuage de sable a recouvert la ville en quelques minutes, poussé par des rafales atteignant 110 km/h et suivi par une pluie battante.

Des arbres et des tours de télécommunications ont été arrachés par la violence du vent et les rues recouvertes de débris. Au moins 50.000 foyers ont été privés d’électricité.

Un premier bilan communiqué lundi soir faisait état de quatre morts à cause des chutes d’arbres et de 27 blessés, dont deux grièvement.

L’un des blessés, hospitalisé après avoir été atteint par des débris, n’a pas survécu à ses graves blessures, a indiqué mardi l’agence officielle Irna.

De nombreux journaux commentaient cet épisode d’intempéries jamais vu depuis cinquante ans, critiquant notamment les services météorologiques pour n’avoir pas prédit la tempête et ne pas voir lancé d’alerte à la population.

Le chef des services météo de Téhéran, Ahad Vazifeh, a affirmé à l’agence Fars que les autorités compétentes avaient été averties par ses services. Mais, a-t-il souligné, l’heure exacte de l’arrivée de l’orage et la force des vents ne pouvaient pas être prévues totalement.

La tempête a également perturbé la cérémonie officielle de départ de la sélection nationale de football pour le Brésil, qui va accueillir la Coupe du monde. Le président Hassan Rohani, qui devait prononcer un discours lundi soir, a annulé sa venue, et la salle, prévue pour 12.000 spectateurs, est restée en grande partie vide.

Selon les services météorologiques iraniens, un temps instable accompagné parfois de fortes pluies et de vents violents devrait toucher le nord-ouest du pays et Téhéran jusqu’à jeudi.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juin 2014 20h44)

L’Iran n’acceptera pas l’apartheid nucléaire

mai 11, 2014

Téhéran – L’Iran n’acceptera pas l’apartheid nucléaire en renonçant à son programme atomique mais est prêt à plus de transparence, a affirmé dimanche le président Hassan Rohani, avant la reprise des négociations avec les grandes puissances.

Téhéran refuse de céder son droit à maîtriser un programme nucléaire pacifique, notamment en acceptant une limitation de son programme d’enrichissement d’uranium comme l’ont demandé récemment des responsables américains et français.

L’Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) doivent reprendre mardi leurs négociations à Vienne pour préparer un accord définitif sur le dossier nucléaire.

Nous voulons satisfaire les intérêts de la nation iranienne et nous n’accepterons pas l’apartheid nucléaire, a déclaré le président Rohani lors d’un discours dans les locaux de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).

Notre technologie et notre science nucléaires ne sont pas sur la table pour être négociées, ce que nous pouvons proposer à la communauté internationale c’est plus de transparence, a-t-il dit, cité par l’agence Isna.

L’objectif des négociations est de garantir que le programme de Téhéran, soupçonné de cacher un volet militaire, est uniquement pacifique, en échange d’une levée totale des sanctions internationales qui étranglent son économie.

Nous voulons dire au monde que nos ennemis mentent en accusant l’Iran de chercher à développer l’arme atomique, a-t-il ajouté, assurant que l’Iran n’avait mené aucune activité secrète.

Les membres du groupe 5+1 doivent savoir que nous ne reculerons pas d’un iota en matière de technologie nucléaire, a répété M. Rohani.

L’Iran et le 5+1 s’opposent sur l’ampleur du futur programme d’enrichissement d’uranium, notamment le nombre des centrifugeuses et les caractéristiques du réacteur à eau lourde d’Arak. Ce réacteur, encore en construction, inquiète les Occidentaux car il pourrait en théorie fournir à l’Iran du plutonium, susceptible d’offrir une alternative pour la fabrication d’une bombe atomique.

Téhéran a proposé de modifier le réacteur pour limiter la production de plutonium, s’engageant par ailleurs à ne pas construire d’usine de retraitement, nécessaire pour utiliser le plutonium à des fins militaires.

De son côté, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré qu’il ne fallait pas lier certains besoins du pays et certains problèmes comme les sanctions aux négociations nucléaires, a rapporté l’agence Irna.

Les responsables doivent régler la question des sanctions par d’autres moyens, a-t-il ajouté lors d’une visite d’une exposition organisée par les Gardiens de la révolution, armée d’élite du régime, sur les progrès militaires de l’Iran.

Il a ajouté que l’Iran ne limitera pas son programme balistique comme le réclament les Etats-Unis, Israël et certains pays européens.

Les Etats-Unis et les pays européens demandent que l’Iran limite son programme balistique alors qu’ils menacent militairement en permanence. Par conséquent une telle attente est stupide, a-t-il ajouté.

L’Iran a développé un vaste programme balistique, avec notamment des missiles d’une portée de 2.000 kilomètres capables d’atteindre Israël et les bases américaines dans la région.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2014 16h53)

Israël est en colère après l’offensive diplomatique iranienne

octobre 2, 2013

TEHERAN – Le président iranien Hassan Rohani a affirmé mercredi qu’Israël était contrarié et en colère après l’offensive de charme diplomatique de Téhéran ouvrant la voix à de nouvelles relations entre l’Iran et les Occidentaux.

Israël est assurément contrarié et en colère parce qu’il voit que la logique prévaut désormais sur ses coups d’épée tranchants et parce que le message de paix iranien obtient davantage d’échos dans le monde, a declaré M. Rohani après une réunion ministérielle, selon la télévision d’État iranienne.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré la veille à l’Assemblée générale de l’ONU qu’Israël était prêt à agir seul pour empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.

Nous n’attendons rien d’autre de la part du régime sioniste, a retorqué M. Rohani.

Israël ne laissera pas l’Iran obtenir des armes nucléaires. Si Israël est obligé d’agir seul, il agira seul, avait martelé M. Netanyahu, qui a vivement critiqué les signes d’ouverture présentés par le nouveau président iranien.

De telles paroles naissent du désespoir, avait ensuite déclaré, le général Hassan Firouzabadi, chef de l’armée iranienne, qualifiant M. Netanyahu de belliciste, dans des propos rapportés par l’agence Fars.

Aujourd’hui l’option militaire est un choix rouillé et vieux, posé sur une table branlante, avait-t-il ajouté.

La semaine dernière, les Iraniens ont accepté de reprendre les négociations sur le nucléaire avec les pays membres du groupe 5+1 (les cinq grandes puissances et l’Allemagne) à la mi-octobre à Genève. Les chefs de la diplomatie américain et iranien, John Kerry et Mohammad Javad Zarif, se sont rencontrés jeudi dernier à New York et vendredi, un coup de téléphone historique a eu lieu entre Barack Obama et Hassan Rohani. Tout en réclamant que l’offensive de charme de M. Rohani soit suivie d’effet, M. Obama a choisi de donner une chance à la diplomatie et n’exclut pas que Téhéran puisse conserver une capacité nucléaire civile.

M. Rohani a promis d’engager un dialogue constructif avec la communauté internationale, et de faire preuve de plus de transparence sur les activités nucléaires iraniennes.

Les Etats-Unis et leurs alliés, dont Israël, soupçonnent l’Iran de vouloir accéder à l’arme atomique sous couvert de programme civil, ce que Téhéran dément.

M. Firouzabadi, personnalité militaire intransigeante, semble soutenir l’initiative diplomatique de M. Rohani, qui a également été bien reçue par les Occidentaux.

L’Iran islamique sortira vainqueur, par sa position révolutionnaire de souplesse héroïque, a dit le général, en référence à une déclaration du guide suprême iranien, Ali Khamenei affirmant que la souplesse est quelquefois utile et nécessaire.

Ali Khamenei est la plus haute autorité de la République islamique, et a le dernier mot sur toutes les décisions importantes, dont la diplomatie et le programme nucléaire.

Le général Firouzabadi a par ailleurs déclaré que M. Netanyahyu n’avait, par ses remarques, fait que renforcer la menace contre les sionistes.

Netanyahu a gravé son nom sur le tableau des Nations unies sous le signe du bellicisme, a-t-il ajouté.

D’autre part, le président Rohani a dit mercredi penser que les négociations sur le nucléaire à Genève seront un succès, les efforts des jusqu’au-boutistes, de ceux qui veulent aller vers les extrêmes ou même chercher la guerre seront stoppés.

J’espère que les négociations seront couronnées de succès a-t-il répété, alors que l’Iran attend de ces négociations qu’elles aboutissent à un assouplissement des sanctions internationales pesant sur son économie.

Romandie.com avec (©AFP / 02 octobre 2013 21h21)