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France -Vidéo: Cocufié par sa femme, un Congolais, Téké de Djambala, voyage nu dans un Tram

janvier 22, 2022

C’est l’histoire d’un Congolais de Djambala qui a été trahi par sa femme qu’il aimait tant. Fatigué d’apprendre ses infidélités, le quinquagénaire est sorti en tenue d’Adam dans la rue et a emprunté les transports publics au grand étonnement des passants. Les choses de l’amour.

La vie en Europe apporte son quotidien de désagréments à plusieurs Congolais dont les couples qui subissent de plein fouet la liberté sentimentale. Les femmes ne sont pas soumises aux lois des hommes comme en Afrique avec surtout la certitude de ne jamais quitter le foyer.

Victime à plusieurs reprises de l’infidélité de son épouse , un Congolais a tenté en vain de la ramener à la raison. Il semblerait qu’elle aurait trouvé un blanc qui la donnerait tout d’où ses manques de respect à son époux.

L’homme s’est réveillé un bon matin et a décidé de se mettre à poils après une dispute avec son épouse. Devant ses enfants, il est sorti de la maison et a emprunté les transports publics expliquant à tout le monde ses déboires matrimoniales.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Interview. Makoko Michel Ganari Nsalou 2 : « Notre mission est de rassembler »

décembre 3, 2021

Avant son intronisation dans les jours à venir, le Makoko Michel Ganari Nsalou 2, désigné dix-huitième roi le 20 novembre dernier, a accordé une interview aux Dépêches de Brazzaville dans laquelle il invite au rassemblement de tout le peuple Téké, appelle certains vassaux dissidents à l’unité du royaume et encourage les Congolais à la consolidation de la paix.

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : Qui est le Makoko Michel Ganari Nsalou 2 ?

Makoko Michel Ganari Nsalou 2 (M.M.G.S.) : Je suis Michel Ganari Nsalou 2, né le 24 juin 1948 à Ngabé, marié et père de sept enfants. Je suis le fils aîné de Alphonse Nsalou (roi de 1948 à 1964) et de Thérèse Ngaliké. J’ai fréquenté à Mbé (l’école primaire) de 1954 à 1960, puis le lycée Savorgnan-de-Brazza de 1960 à 1965. Admis à l’école paramédicale Jean-Joseph-Loukabou de Pointe-Noire de 1967 à 1969, de 1972 à 1974, j’ai obtenu le diplôme d’infirmier d’État. J’ai débuté mon cursus professionnel au centre médical d’Impfondo puis de Dongou et de Bétou dans la Likouala entre 1970 et 1972.

Ensuite, je suis affecté à l’hôpital général de Brazzaville de 1974 à 1978. Après un stage à l’Ecole nationale de santé publique de Rennes, en France (1978-1979), je suis promu directeur régional du secteur opérationnel n°7 des grandes endémies des Plateaux, à Djambala (1980-1981). De 1982 à 2012, j’ai exercé les fonctions de délégué médical.

Par la suite, j’ai été nommé responsable des ventes de la société IMEX Pharma pour la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Tchad, la République centrafricaine et le Burkina Faso, de 2012 à 2014. En janvier 2015, j’ai fait valoir mes droits à la retraite. Avant d’être désigné roi le 20 novembre dernier, je résidais au quartier Ngoyo, à Pointe-Noire.

L.D.B. : Vous êtes le 18e roi de la lignée d’Ilôh 1er qui a signé le traité avec l’explorateur franco-italien, Pierre Savorgnan de Brazza. Etait-il le premier Makoko ?

M.M.G.S. : Ilôh 1er n’est pas le premier roi Téké, avant l’arrivée du Blanc, le royaume Téké qui existait déjà avait dans son palmarès des anciens rois, mais les limites des recherches de l’histoire ont fait qu’on n’arrive pas à décrire la liste exhaustive de tous les anciens rois, mais ce qui est sûr, Ilôh 1er n’est pas le premier roi Téké. Il est devenu célèbre à cause de sa rencontre avec Pierre Savorgnan de Brazza. Aussi, s’il est appelé Ilôh 1er c’est parce qu’il y avait deux autres rois qu’on appelait Ilôh, notamment Ilôh Patrice qui a succédé à mon père Alphonse Nsalou. Puis Ilôh Bayidienlé. D’où, pour les différencier, on l’appelle Ilôh 1er.

L.D.B. : Depuis le 20 novembre 2021 vous êtes officiellement le 18e Makoko. Attendiez-vous à être désigné roi ? Etiez-vous prédisposé à l’être ou ça été une surprise pour vous ?

M.M.G.S. : Je suis né ici, j’ai grandi ici au palais royal avec mon père Alphonse Nsalou. Comme tout bon prince, l’ambition ne manque pas d’occuper le trône royal laissé par les ancêtres. Durant ma retraite à Pointe-Noire, je revenais régulièrement à Mbé et Ngabé. Mon cousin Auguste Nguempio, pendant son règne, me recevait souvent et me disait qu’il fallait que je sois régulièrement au village.

Parce qu’il avait le souci de laisser Mbé dans des bonnes mains. J’ai donc continué à fréquenter les miens. Je faisais des voyages entre Pointe-Noire, Mbé, Ngabé. Lorsque mon cousin le roi Auguste Nguempio nous a quittés et comme le trône royal devait avoir un occupant, cela était du ressort de la Cour royale (la reine Ngalifourou et des autres dignitaires). Comme le roi Auguste Nguempio avait déjà dans ses ambitions émis ses intentions, certainement que les dignitaires aussi en était au courant.

Oui, en tant que prince, j’avais exprimé ma volonté d’occuper le trône royal. Pendant la période des vacances de pouvoir, les dignitaires se sont retrouvés sûrement, puisque le 18 novembre on m’a fait venir de Pointe-Noire pour Ngabé. Et lorsque je suis venu ici à Ngabé, j’ai vu venir le 20 novembre un véhicule avec  à bord le vassal « Ngandzion » là où je réside. C’est par surprise que j’ai rencontré les dignitaires là où il m’avait amené. Ces derniers, avec la reine Ngalifourou, m’ont saisi et imbibé de poudre blanche (la poudre sacrée de Nkwembali) et on fait de moi roi. Ce qui a couronné mes ambitions.

L.D.B. : Est-ce légitime de partir de la vie professionnelle étatique pour devenir roi de tout un peuple ?

M.M.G.S. : Dans les années passées, nos grands parents ne partaient pas à l’école, voilà pourquoi il n’y avait pas de rois qui ont travaillé à la Fonction publique. Souvenez-vous que le roi Gaston Ngouayoulou fut un travailleur à la mairie de Brazzaville. Le roi Auguste Nguempio aussi était travailleur à la mairie de Brazzaville.

C’est également mon cas, j’ai travaillé à la Fonction publique avant de démissionner pour le secteur privé. A leurs retraites, Gaston Ngouayoulou et Auguste Nguempio ont regagné le village de Mbé. Moi également, après avoir pris ma retraite, je suis revenu au village.

C’est donc légitime. Parce que dans le règlement loyal de “Nkwembali” , le fait d’avoir été fonctionnaire à l’État n’est pas incompatible avec la qualité de devenir Makoko. Et surtout que le choix du roi est opéré par la Cour royale en fonction de l’appartenance à l’une des six branches, dont la branche “Inkui” pour laquelle je fais partie.

L.D.B. : Le royaume Téké a combien des vassaux ? Quelles sont les limitations de ces vassaux et leurs rôles ?

M.M.G.S. : Le royaume comprend en son sein douze vassaux. Il y a parmi eux les grands électeurs qui mettent en place les rois. Il s’agit du 1er vassal, Ngaïlino, des vassaux Ngandzion, Moutiri, Ngambion, Ngampo, Mouanga. Ils constituent l’ossature des grands électeurs. Mais il y a d’autres qui s’ajoutent et qui jouent un rôle important dans le royaume. Les vassaux ne vivent pas tous à Mbé ou à Ngabé, il y en a dans les localités comme Léfinin Imbima, Mbon, Abili, Ntsah (dans le département des Plateaux). Chaque vassal à son rôle.

Photos 1&2 : Le roi Michel Ganari Nsalou 2 / Adiac

L.D.B. : Il y a des rumeurs faisant état de quelques vassaux dissidents. Confirmez-vous cela et pourquoi se sont-ils comportés ainsi ?

M.M.G.S. : Oui, la dissidence existe dans mon royaume depuis belle lurette. Souvenez-vous, à l’époque du roi Auguste Nguempio, il y avait une tendance à deux rois. L’un s’appelait Auguste Nguempio et l’autre Instilambia. Ce sont des choses que nous gérons toujours dans notre royaume. On ne peut pas contrôler le cœur de chaque homme.

Chacun a son comportement. Actuellement, il y a des dignitaires qui croient qu’ils peuvent tout faire selon leur volonté qui n’est pas la volonté de “Nkwembali”. Malheureusement pour nous, c’est toujours dans les deux localités de la Léfini et d’Imbama que se situe la dissidence. Nous déplorons ce fait. C’est gênant ce qui se passe. Ce n’est pas bien que les gens se mettent à écrire et parler partout du royaume en mal.

Il y a certes dissidence mais ce sont mes frères, mes fils, je ne les refuse pas. Qu’ils reviennent pour qu’on construise le royaume ensemble. Je suis le roi des Tékés et je vous assure que je suis pour le rassemblement tout comme était mon prédécesseur et cousin Auguste Nguempio. Je les appelle à l’unité. Le “Nkwembali” n’aime pas la division. Que ceux qui se sont trompés se ressaisissent pour revenir, pour qu’on construise le royaume ensemble.

Nous devons revenir vers les règlements ancestraux, vers l’installation du pouvoir véritable royal. Nous devons faire revivre notre royaume dans le bon sens. Notre mission est de rassembler.  

L.D.B. : Après votre désignation le 20 novembre 2021, êtes-vous investi de tous les pouvoirs et de tous les apparats royaux tel qu’il se doit, puisque certains des vassaux dissidents n’ont pas encore fait volte-face ?

M.M.G.S. : Depuis que je suis désigné au trône royal, j’ai déjà observé deux cultes de “Nkwembali”. Notre culte c’est comme le dimanche religieux, il survient tous les quatre jours. C’est déjà un bon départ pour mon règne, parce que le jour du “Nkwembali” je ne sors pas. Depuis que je suis désigné roi, j’ai déjà mes attributs, notamment le “collier de six dents” rangées par paire, porté sur moi par le vassal Moutiri. Le premier jour, la Ngantsibi reine Ngalifourou qui m’a investi m’avait imbibé de la poudre blanche (la poudre sacrée qui sort du Nkwembali pour m’investir). Les jours qui viennent, je porterai ma longue plume, attribut du premier vassal Ngaïlino. Disant qu’à 80%, je suis déjà dans mes attributs. C’est pour vous dire que j’ai déjà commencé à siéger.

L.D.B. : Le siège du roi est à Mbé et celui de la reine Ngalifourou à Ngabé. Pourquoi aviez-vous élu domicile à Ngabé ?  Est-ce pour former un duo solide avec la reine ou pour bien d’autres raisons ?

M.M.G.S. : C’est vrai, vous m’avez vu à Ngabé, mais je vous rappelle également qu’il y a des rois qui ont régné à Ngabé, à savoir Ondzibi, Pierre Mielami Wawa, Moundzouani. Mon père, quand il était désigné roi, a régné quelques semaines ici à Ngabé aux côtés de la première reine Ngalifourou. Ce n’est qu’après qu’elle avait pris des dispositions pour l’installer à Mbé. C’est pour dire qu’il y a toujours une période d’initiation, de retraite auprès de la reine. Pour le moment, j’observe cette période et c’est de connivence avec la reine que je vais m’installer à Mbé. Ce n’est donc pas un problème, je finirai toujours par trouver une solution avec la reine. Mais entre-temps, le palais royal de Mbé mérite d’être aménagé. L’État pourra nous aider à le réhabiliter. La reine et d’autres dignitaires verront la possibilité de m’installer là-bas.

L.D.B. : De plus en plus, on parle des rois politiques ou politisés. Ne tomberez-vous pas dans ce piège ?

M.M.G.S. : Ni le roi ni les dignitaires, encore moins les vassaux, personne ne doit faire la promotion des partis politiques. C’est ainsi que le roi et sa cour ne font pas la politique politicienne. C’est vrai, le roi est un partenaire de l’État, est-ce que le fait de collaborer avec le président de la République pour des questions d’intérêt national, c’est faire de la politique comme l’insinuent certaines langues qui disent que le roi est politique, les dignitaires sont politiques ? Non, nous sommes leurs papas et sommes au-dessus de la mêlée, mais nous donnons nos points de vue lorsqu’il s’agit d’une question nationale.

Nous sommes souvent reçus par le président de la République qui est lui-même aussi « Mwene d’origine », a une attention particulière à notre pouvoir. Nous ne pouvons pas lui tourner le dos pour fuir une prétendue appartenance politicienne. C’est notre chef. Vous savez, le Congo n’est plus un royaume mais une République organisée ; est-ce que nous allons nous cramponner dans notre enveloppe souterraine en tant que sauvages, en tant que primitifs ou bien nous allons nous ouvrir au monde, à la République, aux institutions de l’État ?

Parce que très souvent, lorsque le roi est reçu par le président de la République ou par un ministre, ou bien lorsqu’un ministre va visiter le roi, les gens ont tendance à dire que le roi fait la politique. C’est faux et aberrant. Nous ne sommes pas partisans et ne faisons pas la promotion des partis politiques. Nous coopérons avec l’État, avec tout citoyen qu’il soit politique ou pas, mais qui vient pour des intérêts d’ordre national.

L.D.B. : Quel est votre apport en tant que roi dans la consolidation de la paix au Congo ?

M.M.G.S. : La paix c’est le crédo du Makoko, de ses dignitaires et de tout le royaume Téké. Parce que sans la paix, rien ne peut se faire. Il y a le mot “Ouliih” qui signifie paix, que nos ancêtres développent depuis longtemps. Parce que le “Nkwembali” ne peut être bien assis que de connivence avec “Ouliih”, la paix. A chaque dignitaire, nous recommandons toujours de faire les efforts là où il se trouve pour qu’il y ait la paix, pour qu’il n’y ait pas désordre, pour qu’il n’y ait pas trouble de l’ordre public, pour que chacun respecte l’autorité des règles de vie, la moralité. Personne ne doit enfreindre à ces lois. Donc mon rôle à moi, c’est d’appeler tout le peuple Téké et tous les Congolais à préserver la paix. Car sans la paix on ne peut rien faire. Il ne faudrait pas aussi qu’il y ait des dissidences, parce que les dissidences ne favorisent pas la paix.

Photo 3 : Le Makoko Alphonse Nsalou / DR

L.D.B. : Le roi Auguste Nguempio et le roi Moe Makosso IV (tous deux décédés récemment) avaient procédé à la signature d’un protocole d’accord. En quoi consistait-il et continuerez-vous dans cette lancée ?

M.M.G.S. : Le Makoko et le Ma Loango se sont considérés toujours comme des parents. Le 28 novembre 1958, lors de la proclamation de la République, les deux rois, Alphonse Nsalou et Ma Loango se sont retrouvés à Pointe-Noire. La cérémonie se déroulait sous leurs yeux. Dernièrement aussi, le rois Auguste Nguempio et Moe Makosso IV ont consolidé cette amitié. Si vous arrivez à la concession où habitait le roi Auguste Nguempio, vous verrez un cocotier planté en guise de paix, en guise de fraternité par le roi MaLoango. Et ce n’est pas le seul exemple à citer… Donc, ce n’est plus une amitié à démonter, et ce n’est pas moi Michel Ganari Nsalou 2 qui remettra cette amitié en cause, je continue sur la même lancée. 

L.D.B. : Quel est votre dernier mot ?

R.M.M.G.S. : Je remercie le président de la République, chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, pour l’appui précieux à la Cour royale de Mbé dans le cadre de ma désignation. Je le rassure que je gère une institution traditionnelle (apolitique) à caractère culturel et spirituel qui interdit aux membres de la Cour royale et moi-même de nous interférer dans le fonctionnement de l’État.

Les messages qui sortiront d’ici sont ceux sur la paix, en parfaite symbiose avec le président et les institutions de la République. Comme il l’avait dit le 16 mai 2016, la Cour royale et moi-même ferons don de nos énergies et de nos intelligences à la nation éternelle afin de porter haut le flambeau de l’unité dans le travail et pour le progrès dans la paix. Je remercie aussi le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, pour son apport à la réussite des séquences qui ont conduit à ma désignation.

Je n’oublie pas de remercier la reine Ngalifourou et tous les membres de la Cour royale de Mbé pour ma désignation. Quant à nos parents du royaume Loango qui m’ont adressé un message de solidarité avec promesse de venir nous rendre une visite fraternelle, je leur dis merci. Vandu, Vandu, Vandu. Je vais œuvrer à la cohésion au niveau de tous les dépositaires de Nkwembali et suis humblement à la disposition de tous à qui je sollicite une fraternelle compréhension.  

Avec Adiac-Congo propos recueillis par Bruno Okokana