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Canada-Écoles, bars, gyms, cinémas et salles de spectacle : Québec serre encore la vis

décembre 20, 2021

Québec ordonne la fermeture des écoles, salles de sport, bars, tavernes, cinémas, spas, saunas, casinos et salles de spectacle.

Christian Dubé affiche un air pensif.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a rendu le télétravail obligatoire dans l’ensemble de la province afin de réduire le nombre de contacts des citoyens. Photo: La A Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Aux prises avec une flambée majeure de cas de COVID-19 à quelques jours des Fêtes, le gouvernement du Québec ordonne la fermeture des écoles primaires et secondaires. Les bars, casinos, salles de sport, cinémas et salles de spectacle ainsi que les spas devront fermer dès 17 h ce soir.

Le ministre Dubé en a fait l’annonce accompagné du directeur national de santé publique, Horacio Arruda, et du directeur de la campagne de vaccination contre la COVID-19 au Québec, Daniel Paré, quelques heures après la publication du bilan quotidien le plus élevé jamais enregistré au Québec.

Les restaurants pourront continuer d’exercer leurs activités pendant les Fêtes. Les salles à manger ne pourront cependant être ouvertes qu’entre 5 h et 22 h tous les jours. Les services de livraison et de mets à emporter pourront fonctionner normalement.

De plus, le ministre exige la fermeture des arcades, des parcs d’attractions, des centres d’amusement et récréatifs, des parcs aquatiques et des salons de quilles, de fléchettes et de billard.

Les prestations sportives professionnelles et amateurs en salle devront quant à elles se faire à huis clos.

Le télétravail devient obligatoire pour les entreprises privées et publiques.

« La situation épidémiologique est critique en ce moment. La transmission communautaire est fulgurante. »— Une citation de  Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

Le gouvernement maintient à 10 personnes au maximum la limite pour les rassemblements des Fêtes dans les résidences privées, mais prévient que celle-ci pourrait être modifiée si la situation sanitaire continue de se détériorer.

Les écoles fermées

Dès demain, toutes les écoles primaires et secondaires seront fermées, et toutes les activités parascolaires sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Les cours seront également suspendus dans les centres de formation pour adultes et les centres de formation professionnelle.

Les cours en présentiel ne pourront reprendre que le 10 janvier prochain. Si le calendrier scolaire des établissements prévoit un retour avant cette date, les cours devront être donnés à distance jusqu’au 10 janvier.

Les écoles primaires resteront toutefois ouvertes afin de permettre la poursuite des opérations de vaccination ou pour la distribution de tests rapides.

Les services de garde scolaires, quant à eux, demeureront ouverts avant Noël, en priorité pour les travailleurs essentiels. En janvier, des services de garde d’urgence seront en place dans les milieux scolaires, a ajouté Christian Dubé.

Les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies privées garderont également leurs portes ouvertes pour la période des Fêtes.

Les milieux d’enseignement supérieur, comme les universités et les cégeps, pourront quant à eux demeurer ouverts si les étudiants ont des examens ou des stages, a déclaré le ministre de la Santé.

Selon le bureau du premier ministre François Legault, il ne serait pas question pour le moment de fermer la frontière terrestre avec l’Ontario.

La capacité des commerces réduite de moitié

Depuis ce matin, la capacité d’accueil des commerces, des centres commerciaux et des lieux de culte est réduite de 50 % en fonction des restrictions annoncées par Québec la semaine dernière.

La limite est établie à un client par 20 mètres carrés de superficie, sauf pour les établissements de soins personnels, comme les coiffeurs et les massothérapeutes.

La règle des 50 % s’applique aussi aux lieux de culte et aux activités publiques essentielles, par exemple des assemblées, qui pourront accueillir un maximum de 250 personnes, mais les lieux concernés doivent dorénavant exiger le passeport vaccinal.

Pour les funérailles, la capacité actuelle, soit un roulement de 50 personnes présentes à la fois, est maintenue. Les cérémonies de mariage peuvent aussi avoir lieu, mais avec un maximum de 25 personnes.

Les travailleurs du réseau de la santé

Selon nos informations, le ministère de la Santé aimerait que les travailleurs du réseau déclarés positifs à la COVID-19 – mais asymptomatiques – puissent demeurer en poste.

Ces employés seraient affectés à des zones chaudes ou chargés de faire du travail administratif.

« On a déjà atteint 50 % de nos lits COVID. »— Une citation de  Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) étudie aussi l’idée d’équiper tous les travailleurs de la santé de masques de type N95.

Ces masques, beaucoup plus sécuritaires que les masques d’intervention, ne sont pas offerts pour le moment dans tous les services de tous les établissements.

Nouvel appel à la vaccination

Rappelant à la population que la vaccination est le principal moyen de briser cette hausse fulgurante, le ministre Dubé a exhorté tous les Québécois à se faire vacciner ou à recevoir le plus tôt possible leur dose de rappel est la vaccination.

Depuis ce matin, les personnes de 65 ans et plus peuvent prendre rendez-vous sur Clic Santé pour recevoir une troisième dose. Le site Internet de Clic Santé, qui éprouvait des problèmes en matinée, est désormais fonctionnel, a assuré M. Dubé.

À midi, lundi, plus de 188 000 personnes avaient déjà pris rendez-vous pour être vaccinées en quelques heures.

Désormais, les points de presse sur la COVID-19 se dérouleront de façon virtuelle pour éviter les rassemblements, a fait savoir le cabinet du ministre Dubé.

Le gouvernement du Québec avait déjà annoncé qu’il suspendait toutes les activités publiques de ses ministres en raison de la hausse des cas des derniers jours.

Avec Radio-Canada par Stéphane Bordeleau

Canada-Retour du télétravail: quel impact pour le centre-ville de Montréal?

décembre 16, 2021

Sitôt revenus, sitôt repartis. Avec la montée du variant Omicron, la santé publique recommande le télétravail aux entreprises de la province, y compris le centre-ville de Montréal. Bien que compréhensif, le milieu des affaires de la métropole s’avoue déçu de ce retour à la case départ.Le centre-ville de Montréal

© Fournis par Journal Métro Le centre-ville de Montréal

Le gouvernement a levé de la recommandation de prioriser le télétravail il y a à peine plus d’un mois. Un plan d’action avait même été monté afin que les employés de la fonction publique effectuent graduellement un retour au bureau, au moyen de quelques jours par semaine.

Mais voilà, les infections et les hospitalisations sont en hausse dans la province. Pour l’instant, rien n’indique que le variant Omicron se cache derrière ces augmentations, mais le gouvernement préfère faire preuve de prudence. Deux à trois fois plus transmissible que Delta, Omicron pourrait causer une forte augmentation des cas au Québec.

Un retour à peine entamé

La déception est particulièrement grande pour la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). Depuis des mois, l’organisme tente de favoriser le retour du travail en présentiel. Ils ont notamment lancé la campagne publicitaire «S’entrevivre» et déployé une grande murale à l’effigie du Canadien.

Plus les semaines avancent, plus le président de la CCMM constatait un retour à la normalité au centre-ville. La recommandation de la santé publique viendra freiner cet élan. «C’est certain que c’est très décevant, avoue-t-il. Les entreprises constatent une perte de productivité avec le télétravail, notamment pour intégrer les nouveaux employés.»

Le directeur général de Montréal Centre-Ville, Glenn Castanheira, partage sa déception. Mais les ravages économiques prévus d’une telle annonce demeurent limités puisqu’une grande partie des entreprises, dont certaines du centre-ville allaient opter pour le télétravail d’ici l’arrivée des Fêtes. «Ma réaction serait différente si nous étions en octobre ou en novembre, admet-il. Disons qu’on serait beaucoup plus déçus si on nous avait annoncé d’autres mesures, comme le retour du couvre-feu.»

La question demeure: à force de voir les recommandations relatives au télétravail changer, les entreprises écouteront-elles la santé publique? «Rarement le milieu des affaires n’aura été aussi partagé» devant un enjeu commun, admet le président de la CCMM.

«Certaines entreprises ont établi un plan de retour au travail clair dès septembre dernier, alors que d’autres sont plus frileuses, et ne veulent pas d’un retour au bureau avant mars. Certaines sont très fermes sur leur engagement de poursuivre le télétravail, même si cela amène des difficultés pour la productivité», analyse M. Leblanc.

Il est attendu que le Conseil du trésor annonce le retour en télétravail des fonctionnaires prochainement.

Actions demandées

Désormais, la «pression se retrouve sur le gouvernement», considère M. Leblanc. Il faut accélérer la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, de même que celle de la dose de rappel pour permettre de limiter la propagation du virus, et du même coup, permettre le retour au bureau. «Le gouvernement nous demande des sacrifices, et c’est correct. Mais en retour, c’est leur travail d’augmenter la cadence», demande-t-il.

Mardi, le gouvernement provincial a annoncé que des tests de dépistage rapides seraient disponibles gratuitement dans les pharmacies.

Malgré la persistance du télétravail, l’achalandage du centre-ville se maintient comparativement à d’autre grandes métropole. Selon les données de la CCMM, la zone se situe à 55% de sa circulation piétonnière pré-pandémique. Ce qui la situe au deuxième rang en Amérique du Nord, derrière New York.

Même si les chiffres de ventes des détaillants ne seront connus qu’après les Fêtes, l’optimisme règne au centre-ville, assure M. Castanheira. «Les grands détaillants nous parlent d’une année record, s’emballe-t-il. Un fort pourcentage de gens qui entrent dans les magasins achètent. Le marché de Noël est populaire, on voit qu’il y a du tourisme à Montréal.»

La situation pourrait toutefois se gâter une fois l’effervescence passée. Certains détaillants n’attendent que la fin du temps des Fêtes pour fermer leurs portes, prévient M. Leblanc. «Ils se trouvent avec deux années consécutives difficiles, rappelle-t-il. Il va falloir être très attentifs à leur situation.»

Pour soutenir les centre-villes, Ottawa devra fournir une «grande réponse», soutient la CCMM. Une stratégie de financement est demandée pour permettre aux centre urbains d’être plus attractifs à long terme.

Avec Le Journal Métro par Éric Martel 

France/Covid-19 : les femmes plus affectées par le télétravail que les hommes

février 23, 2021

Selon une enquête menée par Ipsos et le Boston Consulting Group, 34% des femmes déclarent être sur le point de craquer en raison de la situation sanitaire.

Alors que la crise du Covid-19 a poussé des millions de Français à travailler depuis chez eux, la situation pèse largement sur leur moral et leur vie professionnelle. Près d’un tiers des salariés déclare être proche du burn-out en raison de la crise sanitaire (32%). Sans aller jusque-là, près des trois quart des salariés (70% ) se disent anxieux, selon une enquête du Boston Consulting Group (BCG) réalisée avec l’institut Ispos.

L’un des sentiments dominants de cette crise est la diminution de la frontière entre vie privée et vie professionnelle. Ainsi, 39% des sondés affirment travailler à l’heure du déjeuner, sans faire de véritable pause, plus souvent qu’avant la crise sanitaire. Et 41% des répondants estiment avoir moins de temps pour eux, tandis qu’un tiers déclare en avoir beaucoup ou un peu plus. Une majorité indique aussi passer plus de temps à effectuer des tâches domestiques (50%), à encadrer le travail scolaire des enfants (46%) ou à accompagner ou récupérer les enfants (44%), des tâches qui sont majoritairement réalisées par les femmes, rappelle l’étude du BCG et Ipsos. Près de la moitié des hommes déclarent toutefois faire plus de tâches par rapport à avant la crise.

Conséquences négatives sur la carrière à court terme.

L’enquête révèle surtout une disparité entre les hommes et les femmes face à la crise sanitaire. L’enquête s’est intéressée plus particulièrement aux salariés du privé. Sur le long terme, les femmes y sont moins confiantes sur leur avenir professionnel. Ainsi, 60% des femmes se disent confiantes contre 70% pour les hommes. Les femmes sont aussi plus pénalisées que les hommes en télétravail. Elles sont 1,3 fois moins nombreuses à disposer d’un espace de télétravail isolé, et 1,5 fois plus fréquemment interrompues en travaillant depuis chez elles. Les femmes sont aussi plus nombreuses à se sentir anxieuses (50% des hommes contre 66% des femmes). 34% des femmes interrogées indiquent être sur le point de craquer ou proches du burn-out, contre 28% des hommes.

Si 70% de l’ensemble des salariés interrogés sont confiants dans leur avenir professionnel à long terme, un tiers (33%) estime que la crise a des conséquences négatives sur leur carrière à court terme. Concernant la productivité, un tiers se considère un peu ou beaucoup plus performant par rapport à avant la crise sanitaire, tandis que 36% pensent être un peu ou beaucoup moins performants.

Dans ce contexte, près de la moitié des managers ont fait en sorte d’échanger davantage avec leurs équipes (49%), mais ces efforts ne sont pas toujours suffisants. En effet, la moitié des salariés interrogés se sentent isolés de leurs collègues. Au cours des deux dernières semaines, 70% des salariés indiquent avoir ressenti de la nervosité, de l’anxiété ou de la tension au moins plusieurs jours.

(*) Étude menée en ligne auprès de 2002 salariés français, dont 1001 femmes et 1001 hommes, dans le secteur privé et public, du 29 janvier au 8 février 2021.

Avec Le Figaro par Salomé Kourdouli