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Reconfinement : comme au printemps, les Français ont passé plus de temps devant la télévision

novembre 30, 2020

En novembre, la durée d’écoute globale de la télévision a gagné 29 minutes par rapport à l’année dernière, selon le baromètre mensuel de Médiamétrie.

Comme au printemps, le confinement a fait grimper en novembre le temps passé par les Français devant la télévision au profit notamment des chaînes d’infos en continu, selon le baromètre mensuel de Médiamétrie publié lundi.

La durée d’écoute globale de la télévision, qui prend en compte le visionnage sur tous les écrans (téléphone, ordinateur…), en rattrapage et hors domicile, s’est établie à 4h23 en novembre, soit 29 minutes de plus qu’un an plus tôt. Lors du premier confinement, plus strict et inédit, cette durée passée devant les chaînes de télévision avait encore plus grimpé pour atteindre 4h40, à contre-courant de la baisse observée depuis plusieurs années.

Le classement des chaînes ne s’en trouve pas pour autant bousculé. TF1 reste en tête avec une part d’audience (PDA) de 20,1%, en hausse de 0,2 point par rapport à novembre 2019. Elle signe ainsi «son meilleur mois depuis juin 2019», d’après un communiqué de la chaîne. Suivent France 2 avec une PDA de 14,1% (+0,2 point sur un an) et M6, remontée sur le podium le mois dernier, avec une PDA de 9,5% (-0,1 point). France 3 (+0,2 point à 9,3%) reste en quatrième position devant France 5, stable à 3,7%. De son côté, Arte gagne 0,2 point à 2,9% tandis que Canal+ en perd 0,1 à 1,2%.

Chez leurs concurrentes de la TNT, les chaînes d’info continuent de profiter de l’appétit des Français pour l’actualité, qu’elle soit liée à la crise sanitaire ou à d’autres événements comme la présidentielle américaine. BFMTV revendique ainsi la place de 6e chaîne de France avec 3,3% de PDA (à égalité avec TMC), en hausse d’1,1 point sur un an, soit la «plus forte progression» du paysage audiovisuel français. CNews égale son record du mois dernier avec 1,8% de PDA (+1 point sur un an) et distance LCI, malgré le record de la chaîne pour un mois de novembre (+0,4 point à 1,2%), Franceinfo (+0,3 point à 0,8%) enregistrant aussi un «mois record depuis sa création».

Par ailleurs, TMC (stable à 3,3%) creuse l’écart avec C8 (-0,2 à 2,7%), talonnée par W9 (+0,2 à 2,6%). Enfin, à part RMC Découverte (-0,3 à 2,1%), aucune autre chaîne ne dépasse 2% de PDA.

Par Le Figaro avec AFP

Décolonisations : la télévision française pose enfin des images sur l’horreur

octobre 10, 2020
Des tirailleurs sénégalais dans le documentaire « Décolonisations, du sang et des larmes », de Pascal Blanchard et David Korn-Brzoza

Diffusé sur France 2 et disponible en streaming, le documentaire « Décolonisations, du sang et des larmes », de Pascal Blanchard et David Korn-Brzoza, met fin, avec d’autres travaux récents, au silence entourant cette période sanglante de l’histoire de France.

Massacres de Sétif de 1945, répression de l’insurrection malgache de 1947… Pendant longtemps, l’extrême brutalité de la France face aux velléités d’indépendance de ses colonies s’est limitée à une ou deux phrases dans les livres d’histoire. Quelques mots, quelques chiffres, qui masquaient difficilement le grand silence entourant l’indicible.À

Mais la violence extrême de l’ancienne puissance impériale, cachée péniblement sous le tapis, a fini par rejaillir d’autant plus vigoureusement dans les débats politiques récents. Et l’audiovisuel français, qui n’est certes plus la voix de son maître, mais qui ne peut plus non plus se contenter d’une indifférence coupable, a engagé en 2020 un tournant radical grâce à deux travaux d’exception.

Violence de l’occupant

Il y a d’abord eu Décolonisations, série documentaire en trois volets des réalisateurs Marc Ball et Karim Miské et de l’historien Pierre Singaravélou diffusée en janvier sur la chaîne franco-allemande Arte. Pour la première fois, la parole était donnée aux anciens colonisés ou leurs descendants pour composer une histoire globale sur près d’un siècle et demi de combats contre l’occupant.

Voici à présent Décolonisations, du sang et des larmes, diffusée en prime time sur France 2. La grande chaîne du service public n’a pas lésiné sur les moyens pour rendre cette pilule amère un peu moins dure à avaler. Les deux documentaires de 80 minutes, disponibles en replay sur le site de la chaîne, s’appuient d’abord sur d’incroyables archives, parfois inédites, mises à disposition notamment par l’armée française et colorisées pour l’occasion.

Ces documents sont parfois stupéfiants, comme ceux montrant l’exposition coloniale parisienne de 1931, qui ouvrent le documentaire… Ou simplement effroyables, à l’image de l’exécution sommaire de supposés rebelles, tués froidement par des soldats français au début de la guerre d’Algérie.

Enfin des images sont posées sur l’horreur. Et si elles disent parfois la violence des indépendantistes, elles raconte surtout celle, disproportionnée, de l’occupant.https://www.youtube.com/embed/friJojhilyw?feature=oembed

Dibango, Thuram et Vergès

Ponctuellement, des invités souvent prestigieux parlent de ce qu’ils, ou de ce que leurs parents, ont vécu. Les agitateurs du groupe Zebda, Hakim et Mustapha Amokrane, le regretté Manu Dibango, la journaliste Mélanie Wanga, l’animateur Soro Solo, l’ex-footballeur Lilian Thuram, la politologue et militante Françoise Vergès… Quels que soient leurs racines et leurs parcours, tous disent au fond la même chose. Leur histoire intime, celle racontée dans leur famille, celle qui les a marqués parfois dans leur chair, est bien loin de l’histoire officielle française.

Ces interventions (un peu courtes à notre goût) permettent d’incarner au présent les blessures de l’histoire qui n’ont toujours pas cicatrisé et de mieux comprendre les débats d’actualité sur les réparations coloniales.À LIRE Françoise Vergès : « Le récit historique en France ne s’est jamais décolonisé »

En voix off, le réalisateur et acteur Lucien Jean-Baptiste avance progressivement la thèse des auteurs : les décolonisations ne sont pas quelques conflits juxtaposés, dont on a surtout retenu l’Indochine et l’Algérie, mais une suite de troubles liés entre eux, entraînant la France dans une guerre de près d’un quart de siècle.

Encore beaucoup de travail

Pédagogique, didactique, et pas manichéen, le documentaire s’appuie surtout sur de précédents travaux de Pascal Blanchard réalisés en collaboration avec d’autres historiens, notamment l’ouvrage Décolonisations françaises, la chute d’un empire (éd. La Martinière) et l’exposition « Les indépendances, 35 ans de décolonisations françaises ».

Ce documentaire et celui diffusé en janvier sur Arte ouvrent une brèche. Mais il faudra certainement encore beaucoup de travaux grand public comme celui-ci pour combler tous les trous de mémoire de l’histoire de France… Et développer l’histoire récente sur les relations de la métropole avec ses anciennes colonies, qui n’ont pas beaucoup perdu de leur violence.

Avec Jeune Afrique par Léo Pajo

États-Unis: L’animateur de télévision Regis Philbin s’éteint à l’âge de 88 ans

juillet 26, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
NEW YORK — Regis Philbin qui a animé pendant longtemps des émissions matinales et le jeu-questionnaire «Who Wants to Be a Millionnaire?» à la télévision américaine est mort à l’âge de 88 ans.

Philbin est mort vendredi, à peine un mois avant son 89e anniversaire, de causes naturelles, selon un communiqué de la famille transmis par le porte-parole de l’animateur, Lewis Kay.

Les personnalités se sont succédé à l’émission qui portait son nom. On se rappellera surtout des échanges sur les événements de la veille qu’il avait avec sa co-animatice Kathie Lee Gifford à l’émission «Live! with Regis and Kathie Lee» de 1985 à 2000 ou Kelly Ripa à «Live! with Regis and Kelly», de 2001 jusqu’à 2011.

«Il n’existe aucun mot pour tout mon affection pour mon grand ami Regis, a écrit Gifford, sur Instagram. Je l’adorais, tout simplement. Chaque jour avec lui était un cadeau.»

Les téléspectateurs ont bien ri de la fausse indignation affichée par Philbin parce qu’il n’avait pas obtenu la meilleure table dans un restaurant, la veille, ou se plaignant d’être brimé par sa partenaire.

Après avoir commencé sa carrière professionnelle en stationnant des automobiles dans une station de télévision de Los Angeles, Phibin a totalisé plus de 15 000 heures en ondes. Son nom est d’ailleurs inscrit dans le Livre des records de Guinness.

Il a aussi animé «Who Wants to Be a Millionaire», le jeu télédiffusé qui a été brièvement l’émission la plus populaire au tournant du siècle. ABC l’a diffusé jusqu’à cinq fois par semaine. Au cours de ses deux premières années en onde, elle a engendré environ 1 milliard $ en revenus. Le réseau a dit qu’elle avait été l’émission la plus profitable de l’histoire de la télévision. Elle a aussi été profitable pour Philbin qui est devenu lui-même multimillionnaire.

La fameuse question que posait Philbin. «Est-ce votre dernière réponse ?», est devenue un slogan national.

«On attend tout sa vie pour avoir une telle chance, et parfois, cela n’arrive jamais», avait dit Philbin lors d’une entrevue à l’Associated Press en 1999.

Il a aussi gagné un Emmy d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

En 2008, Philbin disait que «sortir le meilleur d’un invité était une spécialité».

«La limite de temps oblige à aller directement au point. Cela doit compter, avant d’aller à la publicité et de recommencer. Envoyer la vidéo. Dire au revoir. Et toujours parler sur un ton convivial.»

David Bauder, The Associated Press

Au moins un mort et 37 blessés dans un à Madagascar

septembre 9, 2018

Antananarivo – Au moins une personne est morte et 37 ont été blessées dimanche dans une bousculade à l’entrée d’un stade de la capitale malgache Antananarivo avant le coup d’envoi d’un match de football entre Madagascar et le Sénégal.

« Il y a eu une bousculade devant le stade (…) pour l’instant nous avons un bilan d’un mort et 37 blessés », a déclaré à la presse le directeur de l’hôpital Hjra, Oliva Alison (bien Alison) Rakoto.

Selon des témoins, la bousculade s’est déroulée à l’entrée du stade de Mahamasina.

Des milliers de spectateurs étaient massés depuis le tout début de la matinée pour assister à la rencontre entre l’équipe nationale de Madagascar et celle du Sénégal pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019.

« Notre oncle est allé faire la queue pour voir le match. Il est parti de chez nous vers 8 heures. On a entendu qu’il était hospitalisé ici, après avoir été piétiné dans la bousculade », a raconté à l’AFP une femme de 30 ans, Henintsoa Mialy Harizafy.

« Je n’ai pas compris pourquoi il n’y avait qu’un seul portail ouvert alors que c’est un grand match », a poursuivi Mme Harizafy, venue à l’hôpital Hjra pour prendre des nouvelles de son oncle.

« Nous étions venu faire la queue à 6h du matin. Nous étions à un mètre et demi du portail lorsque la bousculade a eu lieu », a déclaré à l’AFP un autre spectateur, Rivo Raberisaona.

« Moi, j’ai été piétiné au dos. Mais mon sac à dos a amorti les coup », a poursuivi M. Raberisaona, précisant qu’un autre de ses amis avait été lui aussi hospitalisé.

Malgré l’accident, la rencontre entre Madagascar et le Sénégal a débuté comme prévu à 14h30 locales (11h30 GMT) devant plus de 20.000 spectateurs.

L’histoire du football africain est marquée par d e fréquents mouvements de foule meurtriers.

En février 2017, un mouvement de foule avait fait 17 morts et 58 blessés en Angola devant le stade de Uige (nord), avant le début d’un match entre le club local de Santa Rita et du Recreativo do Libolo, en ouverture de la saison du championnat national.

La bousculade était survenue après une intervention de la police, qui avait fait usage de grenades lacrymogènes pour dégager les abords du stade devant lequel se pressait la foule.

En 2009, 19 personnes étaient mortes dans la capitale économique ivoirienne Abidjan après une bousculade lors d’un match de qualification pour la Coupe du monde 2010 entre la Côte d’Ivoire et le Malawi.

Romandi.com avec (©AFP / 09 septembre 2018 12h23)                                                        

Belgique: un animateur de télévision inculpé dans une affaire de vol avec violences

août 29, 2018

Bruxelles – L’animateur de télévision belge Stéphane Pauwels a été inculpé mercredi dans une affaire de vol à main armée avec violences, puis libéré sous contrôle judiciaire, a annoncé le parquet fédéral belge, compétent en matière de criminalité organisée.

Stéphane Pauwels, 50 ans, animateur sur la chaîne RTL-TVI, est un visage très connu du petit écran en Belgique, et intervient aussi dans plusieurs émissions de chaînes françaises (W9, M6, TF1) sur le football.

Présenté à un juge d’instruction de Mons (sud) mercredi, au lendemain de son interpellation par la police, « il a été inculpé et libéré sous conditions », a déclaré à l’AFP Wenke Roggen, porte-parole du parquet fédéral.

L’animateur est suspecté d »être « coauteur de vol à l’aide de violence, avec arme, la nuit et en bande ayant utilisé un véhicule », a précisé la magistrate.

Elle n’a pas voulu s’exprimer sur les conditions du contrôle judiciaire.

Les faits remontent à mars 2017. Un vol à main armée avait alors visé une habitation de Lasne, commune cossue située au sud de Bruxelles.

L’affaire, qualifiée dans les médias de « home invasion » (ce qui suppose des violences contre des occupants de la maison), a été jointe à une instruction portant au total sur une vingtaine de faits de vols à main armée, vols avec effraction et trafic de stupéfiants.

Cinq personnes sont actuellement en détention préventive dans le cadre de ce dossier, a souligné Mme Roggen.

M. Pauwels a choisi comme avocat Me Sven Mary, célèbre en Belgique pour avoir défendu Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos des attentats parisiens du 13 novembre 2015 (130 morts).

Contacté par l’agence de presse Belga, le groupe RTL Belgique n’a pas souhaité faire de commentaire sur une affaire « qui relève de la vie privée ».

En plus de ses multiples interventions sur les compétitions de football, Stéphane Pauwels anime sur RTL-TVI une émission baptisée « Orages de la vie », racontant les épreuves qu’ont pu traverser des personnalités plus ou moins connues.

« La vie est rarement un long fleuve tranquille. Pour certains, l’existence peut être particulièrement difficile, les faisant passer en un instant du bonheur à l’épreuve », est-il expliqué sur le site présentant l’émission.

Romandie.com avec(©AFP / 29 août 2018 19h42)                                                        

Pyongyang, 15h00: le silence de la foule face à la télévision officielle

septembre 22, 2017

Des spectateurs écoutent la lecture d’une déclaration du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un devant un écran géant installé près de la gare de Pyongyang le 22 septembre 2017 / © AFP / Ed JONES

La foule, soudain, devient silencieuse et retient son souffle quand l’écran géant à l’extérieur de la gare principale de Pyongyang noircit. Il est 15H00 (06H30 GMT): le régime va faire une annonce.

Il y a là des travailleurs, des étudiants en uniforme gris, des familles qui sortent de la gare avec leurs bagages, des femmes qui s’abritent sous des parapluies du soleil encore dur de cette fin d’été.

Pendant quelques minutes, tous fixent religieusement le grand écran.

« La foi du révolutionnaire est immuable, même dans la mort », rappelle d’abord un message sur fond rouge.

On peut compter sur la Télévision centrale coréenne quand il s’agit de célébrer les oeuvres du Leader suprême, comme Kim Jong-Un est connu en République populaire et démocratique de Corée (RPDC), le nom officiel de la Corée du Nord.

Mais vendredi matin, le Rodong Sinmun, organe officiel du Parti des travailleurs au pouvoir, et l’agence officielle KCNA avaient déjà rapporté la cinglante envolée de M. Kim contre Donald Trump, le « gâteux américain mentalement dérangé », après les menaces de ce dernier à la tribune de l’ONU.

Alors sur la place de la gare, l’attente du téléspectateur était élevée.

C’est alors qu’est apparue la présentatrice favorite du régime, la septuagénaire Ri Chun-Hee, celle qu’on mobilise pour les grands événements, qu’il s’agisse des essais nucléaires ou des décès dans la dynastie des Kim.

Cette fois, pas d’annonce. Elle a simplement lu la déclaration de Kim Jong-Un, avec en fond une photo du dirigeant à son bureau du Comité central du Parti des travailleurs.

– ‘Trump est un fou’ –

« Un chien effrayé aboie plus fort encore », lit Mme Ri, alors que la foule grossit pour atteindre plusieurs centaines de personnes près de la gare. Le dirigeant nord-coréen explique dans son texte que Donald Trump paiera « cher » pour avoir menacé la Corée du Nord de « destruction totale ».

Sur l’image derrière la présentatrice, Kim Jong-Un, assis à son bureau, fixe l’appareil photo, un micro devant lui, une feuille de papier dans les mains.

Contrairement à la plupart des déclarations à la télévision, qui tendent à se concentrer sur les gouvernements plus que sur les personnes, celle-ci tranche par sa condamnation directe du président, le qualifiant de « néophyte en politique » ou encore d' »hérétique ».

« Trump a rendu le monde nerveux avec ses menaces et son chantage contre tous les pays du monde », attaque M. Kim. « Il est inapte à assurer le commandement suprême d’un pays, et il est certainement un voyou et un gangster qui aime jouer avec le feu, plutôt qu’un homme politique. »

Kim Jong Un a beau être un des dirigeants les plus jeunes au monde et être deux fois plus jeune que Donald Trump, il a une plus longue expérience du pouvoir puisqu’il est aux commandes de la Corée du Nord depuis six ans.

Et « c’est comme s’il l’avait pris de haut en lui expliquant qu’il ne pouvait parler ainsi aux Nations unies », a expliqué John Delury, de l’Université Yonsei à Séoul.

Pour son public à Pyongyang, c’était forcément inspirant.

D’autant que du fait de l’interdiction stricte de toute publication étrangère en Corée du Nord, seules les informations approuvées par le régime ont cours. Or celui-ci s’efforce sans relâche d’ancrer dans la population l’idée que le pays risque à tout moment d’être envahi par les forces américaines et doit, par conséquent, développer son arsenal nucléaire pour se protéger.

« Nous n’avons plus besoin de mots », affirme Kim Kwang-Hyok, un ouvrier du bâtiment, en serrant le poing après avoir écouté la déclaration télévisée. « Il faut traiter ce chien fou à coups de bâton. »

Les Nord-Coréens rencontrés à Pyongyang n’expriment en tant normal que des avis partagés par le régime quand ils parlent aux médias étrangers.

Ryu Ri Hwa, 74 ans, ressent une « colère indescriptible ».

« Nous avons l’arme nucléaire donc je suis très confiante. Nous pouvons gagner 100 fois, 1.000 fois la guerre tant que nous avons notre leader », dit-elle.

« Trump est un fou, un fou, un fou qui ne sait rien. »

Romandie.com avec (©AFP / 22 septembre 2017 18h11)                

Congo: Un journaliste de la télévision d’État gravement mutilé à Pointe-Noire

août 22, 2017

journalist

Le journaliste mutilé et tailladé aux tessons

Le journaliste Chanel Ibata Ndinga de l’antenne régionale de la Télévision congolaise à Pointe-Noire a été victime d’une agression sauvage lundi. L’auteur des coups, un agent des Douanes en fuite, est activement recherché par la police.

Chanel Ibata Ndinga, journaliste reporter est resté de longues heures sur la table d’opération lundi, pour subir à vif, faute d’anesthésie appropriée, une chirurgie réparatrice sur son visage profondément charcuté par son agresseur, Bouéti Didier, un agent des Douanes en service à Pointe-Noire.

Pas moins d’une cinquantaine de points de sutures ont été posés sur le cou et le visage du journaliste complètement défigurés, par des plaies très larges, faites au moyen d’une bouteille préalablement cassée.

plaie

L’état des blessures laisse présager que l’agresseur avait la ferme intention de donner la mort.

Dire que le journaliste a eu beaucoup de chance car les blessures au niveau du coup ont été moins profondes que celles sur la joue, entaillant à peine la veine carotide, sans la percer.

douanier

Bouéti Didier, auteur de l’agression. Le journaliste aurait « détourné » sa petite amie

Sur le motif de l’agression, les versions divergent. Certains dans le milieu des journalistes soutiennent que l’attaque serait la conséquence des investigations menées par le journaliste auprès des douaniers véreux qui se livreraient à des pratiques mafieuses.

D’autres par contre soutiennent qu’il n’y a rien de tout cela. L’attaque aurait plutôt un mobile passionnel. Des témoins affirment que portant des coups, l’agresseur aurait entre autres mots, lancé : « quand je t’aurai arrangé le visage, je verrai comment elle va encore te suivre ».

Quelle que soit la cause de l’agression, seule l’enquête de police en élucidera les contours.

Du coté de la direction de Télé-Pointe-Noire, il n’y a encore eu ni de déclaration officielle ou de dépôt de plainte, tout comme de celui de l’agressé, à titre individuel.

Entre-temps, la rue ponténégrine s’est saisie de l’affaire, qu’elle cuisine à toutes les sauces.

Lesechos-congobrazza.com par Bertrand BOUKAKA

Gabon : des hommes armés s’en prennent à plusieurs chaînes de télévision à Libreville

juin 16, 2017

Le centre-ville de Libreville, au Gabon. © Tiphaine Saint-Criq pour JA

Des hommes armés et cagoulés ont investi plusieurs rédactions de médias audiovisuels à Libreville, ce vendredi, pour réclamer la diffusion d’un message vidéo de Roland Désiré Aba’a Minko. Cet ancien candidat à l’élection présidentielle, qui a rallié par la suite la cause de Jean Ping, lance un ultimatum à Ali Bongo.

Le commando a surgi dans les locaux de la télévision privée TV Plus vers 11h du matin (12h GMT). « Ils étaient six, sept, en comptant le chauffeur. Ils sont entrés armés et cagoulés et ont exigé du personnel présent qu’ils diffusent une vidéo », raconte Franck Nguema, directeur général de la chaîne réputée proche de l’opposition. Munis de revolvers et de diverses armes blanches, les hommes masqués auraient contraint les agents présents à diffuser à l’antenne la vidéo d’un discours de Roland Désiré Aba’a Minko. « Ils ont forcé les agents à mettre la vidéo en boucle, leur ont demandé de quitter les locaux, puis y ont laissé un engin explosif », rapporte Franck Nguema, joint par téléphone, à Libreville.

Quatre chaînes de télévision attaquées

Après 16 minutes de diffusion, le directeur de la chaîne dit être parvenu à faire couper l’alimentation électrique du studio, mettant ainsi fin à la diffusion du message de Roland Désiré Aba’a Minko. L’engin explosif – six bâtons de dynamites enroulés dans du papier aluminium et raccordé à une carte électronique – s’est révélé être non-amorcé : les câbles de raccordement aux explosifs avaient été coupés.

« Tout est rentré dans l’ordre aux alentours de midi », assure Franck Nguema, qui a porté plainte immédiatement après les faits et dit avoir également saisi les ministères de la Défense et de l’Intérieur. La même scène s’est jouée dans les locaux de plusieurs autres chaînes de télévision de Libreville : Africa N°1, Gabon TV et Kanal 7.

Dans son intervention vidéo, Roland Désiré Aba’a Minko lance un véritable ultimatum à Ali Bongo. Il affirme avoir piégé « tous les ministères » et exige du président gabonais qu’il démissionne sous 72 heures, faute de quoi « un bâtiment sautera chaque jour ».

 

 

À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune interpellation n’a été officiellement annoncée. Selon Alain-Claude Billie-By-Nzé, porte-parole du gouvernement, Roland Désiré Aba’a Minko s’est rendu à l’ambassade de France à Libreville, puis à la délégation de l’Union européenne, où il se trouvait toujours ce vendredi à 16h GMT.

Le gouvernement pointe le « discours de haine » de Jean Ping

Candidat indépendant à l’élection présidentielle d’août dernier, Roland Désiré Aba’a Minko s’était désisté au profit de Jean Ping dans la dernière ligne droite avant le scrutin.

Pour Alain-Claude Billie-By-Nzé, le lien avec Jean Ping est évident. « Ce monsieur n’en a pas fait mystère. C’est en son nom qu’il a parlé », insiste le porte-parole du gouvernement. « Il s’agit là de l’aboutissement de ce à quoi conduit le discours de haine porté par monsieur Ping depuis plusieurs années. » Alain-Claude Billie-By-Nzé a également précisé que le dossier « relèvait désormais des services du procureur ».

Le cabinet de Jean Ping, qui continue de se proclamer « président élu à la présidentielle du 27 août 2016 au Gabon », a pour sa part publié un communiqué qui « dénonce la confusion de la situation ainsi créée qui pourrait justifier l’escalade de la dérive autoritaire et antidémocratique », et « s’étonne […] de la coïncidence entre ces événements et l’arrivée prochaine de la mission de la CPI au Gabon ».

Jeuneafrique.com par

Qui est Peace Hyde, nouvelle diva de la télévision africaine anglophone ?

mars 12, 2017

La Britannique d’origine ghanéenne, ex-prof de biologie, est partie s’installer à Accra, où elle est aujourd’hui qualifiée de « meilleure journaliste africaine ».

Peace Hyde, ancienne prof de biologie, est devenue la nouvelle star de télé des anglophones africains. Crédits : Emml Bobbie-Bob Pixel
La robe rouge cintrée à la taille souligne ses courbes voluptueuses. Elle prend la pause, elle en joue. Tous les jours, Peace Hyde alimente l’admiration de ses 266 000 fans sur Instagram. Mais derrière ces photos sensationnelles se cache une jeune femme brillante. A 31 ans, la Britannique d’origine ghanéenne est la seule animatrice de télévision à interviewer les plus grands hommes et femmes d’affaires du continent. Retournée au Ghana il y a trois ans, Peace Hyde crève les écrans africains depuis mai 2016 avec son émission « My Worst Day » sur la chaîne Forbes Africa TV.

Prenez un entrepreneur couronné de succès, invitez-le sur un plateau de télévision et posez-lui cette question : « Quel a été le pire jour de votre carrière ? » C’est le concept inédit que propose l’émission anglophone animée par Peace Hyde, diffusée dans seize pays africains. « A la télévision, on montre toujours le côté paillettes et glamour des grands hommes d’affaires, mais jamais le côté obscur du business », explique Peace Hyde. De Muhammad Sanusi II, actuel émir de Kano et ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, à Aliko Dangote, homme le plus riche d’Afrique, en passant par la femme d’affaires nigériane Folorunsho Alakija.

Des entrepreneurs, magnats de l’industrie pétrolière et producteurs de musique racontent comment ils ont failli tout perdre. « C’est intéressant pour les téléspectateurs de voir comment ces personnalités ont remonté la pente », affirme l’animatrice désormais qualifiée par les médias de « meilleure journaliste d’Afrique. »

De professeure de sciences à star du petit écran

Avant de faire revivre leurs pires moments aux grands de ce continent, Peace Hyde menait une vie calme en Grande-Bretagne. A 28 ans, cette professeure de physique, chimie et biologie décide de tout arrêter. « Je voulais poursuivre mon rêve d’enfant : travailler dans l’univers du divertissement. C’était le moment ou jamais. Alors je suis allée au Ghana pour vivre ma passion », raconte la jeune femme née à Londres. En 2014, elle pose ses valises à Accra. Un an plus tard, elle décroche un rôle dans une série télévisée, avant de devenir correspondante de Forbes Africa en Afrique de l’Ouest.

En parallèle de son émission, l’ancienne « prof » fonde Aim Higher Africa, une organisation non gouvernementale ghanéenne spécialisée dans l’éducation. « L’objectif de l’organisation est de mettre fin au chômage des jeunes grâce à des solutions innovantes », explique Peace Hyde. Le remède, selon elle : l’entrepreneuriat. « Au Ghana, des millions d’étudiants sont diplômés tous les ans mais ne trouvent pas de travail. Il faut apprendre aux enfants très tôt à créer, à entreprendre. » En trois ans, l’ONG a aidé plus de 2 000 « youngpreneurs » (contraction de « jeunes » et « entrepreneurs ») à trouver un emploi à travers le continent.

Peace Hyde, elle, avoue n’avoir jamais connu de « jour noir » dans sa propre carrière. « Pas encore, dit-elle avec prudence. Mais s’il y a une chose que l’émission m’a apprise, c’est qu’il y a toujours des hauts et des bas. L’essentiel, c’est comment surmonter les moments difficiles. »

France: Mort d’Eliane Victor, pionnière du petit écran et voix des femmes

mars 8, 2017

La productrice de télévision, qui a mis les femmes en avant avec la célèbre émission « Les femmes aussi », est morte à son domicile parisien à l’âge de 98 ans.

Eliane Victor, le 31 octobre 2000, sur un plateau de La Chaîne parlementaire.
Eliane Victor, le 31 octobre 2000, sur un plateau de La Chaîne parlementaire. MANOOCHER DEGHATI / AFP
La productrice de télévision Eliane Victor, qui a mis les femmes en avant avec la célèbre émission « Les femmes aussi », est morte mardi 7 mars à son domicile parisien à l’âge de 98 ans, a annoncé sa famille mercredi.

Epouse de l’écrivain Alain Pieyre de Mandiargues, puis de l’explorateur Paul-Emile Victor, elle a dirigé la rédaction du magazine Elle de 1978 à 1981. Son émission « Les femmes aussi », à l’antenne de 1964 à 1972, a marqué son époque en racontant à la télévision la vie des Françaises et leur désir d’émancipation.

Condition féminine

« Eliane Victor a su, avec audace et talent, dès le milieu des années soixante, faire une place aux femmes et à la condition féminine à la télévision », estime le Conseil supérieur de l’audiovisuel dans un communiqué, saluant « la mémoire d’une figure marquante et pionnière de l’histoire du journalisme et de la télévision ».

La ministre de la culture, Audrey Azoulay, a loué une « pionnière dans le monde des médias, [une] femme libre et rayonnante ». « Elle a ouvert la voie à de nombreuses femmes en montrant qu’il était possible d’être femme, mère, amie et professionnelle reconnue », écrit-elle dans un communiqué.

Eliane Victor, mère de quatre enfants, a occupé plusieurs postes de responsabilité à la télévision : conseillère de programmes auprès du directeur de la troisième chaîne de l’ORTF (1973) et responsable des programmes de l’après-midi de TF1 (de 1974 à 1978).

Lemonde.fr avec AFP