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Canada-Québec: Il y aura une grande illusion de ce week-end

mai 1, 2021

Un beau maximum de 15 °C est prévu pour le sud du Québec, ce dimanche. Mais attention ! Vous pourriez avoir une surprise en mettant le nez dehors

1- Remontée du mercure pour le 2 mai

La journée de samedi sera marquée par la présence du soleil pour la majorité des secteurs de la province. Toutefois, la chaleur se fera plutôt timide, alors que les températures seront environ cinq degrés sous les normales. Pour le sud du Québec, les maximums atteindront la dizaine de degrés samedi.

© Fournis par MétéoMédia

On pourra observer une légère amélioration pour ce dimanche. Cependant, c’est le soleil sera moins présent. Les nuages, qui domineront durant la journée, seront le résultat du passage du petit système qui s’amènera dans la nuit de samedi et s’étirera jusqu’à dimanche en matinée.

2- Le fond de l’air nous réserve une surprise

Toutefois, prenez bien garde : le fond de l’air sera particulièrement incisif et désagréable. Même si le maximum prévu pour dimanche est supérieur à celui de samedi, la surprise sera grande. Avec un point de rosée autour de 5 °C, le fond de l’air sera vivifiant. Particulièrement en fin de journée ou le point de rosée chutera sous le point de congélation accentuant. De l’air printanier froid et sec nous rappelle que l’été n’est pas encore arrivé.

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3- Les rafales joueront en notre défaveur

Le vent du nord-ouest soufflera encore pour augmenter le degré d’inconfort. Des rafales pouvant atteindre les 60 km/h au centre et à l’est de la province sont possibles au cours de la journée de samedi et de dimanche. Ces rafales couplées avec un point de rosée très bas accentueront la sensation de froid sur la peau. Si vous passez du temps à l’extérieur, il vaut mieux prévoir un bon manteau.

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Avec MétéoMédia

Canada: Un phénomène exceptionnel affectera le Québec très longtemps

avril 6, 2021

Si la chaleur issue de sa présence a de quoi réjouir le Québec, un phénomène atmosphérique demeure bien campé sur la province. Trois conséquences remarquables sont à surveiller durant plusieurs jourr

1- Chaleur presque estivale

La province aura droit à une semaine sous le soleil et ce scénario s’étendra même jusqu’à l’est du Québec d’ici jeudi, cadeau d’un blocage Oméga. Les températures pour une majeure partie de la province devraient grimper entre 10 °C et 20 °C au-dessus des normales.

© Fournis par MétéoMédia

Entre autres, les secteurs les plus à l’ouest, tout comme le Témiscamingue, l’Outaouais et même Montréal, pourraient voir le mercure avoisiner les 20 °C en milieu de semaine. La région métropolitaine est d’ailleurs en voie de connaître une des plus belles séquences de beau temps combinée à très peu ou pas de précipitations, depuis 1998.

© Fournis par MétéoMédia

Cela est dû à un anticyclone bloqué par deux dépressions en altitude qui forme ce que l’on appelle un blocage Oméga.

2- Rempart contre les dépressions

Cette disposition des pressions atmosphériques fait aussi en sorte que presque tout le Québec, à l’exception de l’est qui subit encore un système dépressionnaire, se verra protégé des intempéries pour les prochains jours. Si le blocage ne se déplace pas vers l’est, les dix prochains jours seront exempts de précipitations contrairement à nos voisins ontariens qui se retrouveront sous les nuages et la pluie.

© Fournis par MétéoMédia

Mais au Québec, les modèles actuels indiquent que du temps sec est prévu pour les prochains jours. On pourrait d’ailleurs se retrouver avec l’un des débuts de mois d’avril les plus secs à Montréal.

© Fournis par MétéoMédia

3- Risques d’incendie

Cette chaleur et ce temps sec augmentent malheureusement les risques de feux de forêt. La majorité de la province ayant reçu moins de neige que la normale cette année — et celle-ci ayant disparu hâtivement —, le sol s’en trouve plus sec et les conditions sont propices à ce que se déclenchent des incendies.

D’ailleurs, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a renouvelé son avertissement de risque élevé de feux pour l’ouest, le centre et le sud du Québec, et a même élargi sa portée territoriale. Désormais, le Centre-du-Québec, l’Estrie, la Montérégie et la Mauricie s’ajoutent aux régions des Laurentides, de Lanaudière, de l’Abitibi-Témiscamingue, de l’Outaouais et de Montréal.

Avec MétéoMédia

Russie: les incendies se poursuivent en Sibérie avec des températures record

juillet 11, 2020

 

Les incendies continuent de faire des ravages en Sibérie, où les températures estivales atteignent des records, mais ils ont diminué durant la semaine écoulée, ont annoncé samedi les services russes chargés des forêts qui les combattent en ensemençant des nuages et en utilisant des explosifs.

La Sibérie connaît depuis janvier des températures anormalement élevées par endroits ce qui, combiné à un faible taux d’humidité du sol, a contribué à de nouveaux feux après ceux qui avaient dévasté la région l’été dernier, a noté cette semaine le service européen Copernicus sur le changement climatique.

Depuis mi-juin, le nombre comme l’intensité des incendies ont augmenté dans l’extrême Nord-Est de la Sibérie et dans une moindre mesure en Alaska, selon Copernicus, provoquant l’émission de 59 mégatonnes de CO2 dans l’atmosphère, un record pour ce mois depuis le début des mesures en 2003. Le Service aérien de protection des forêts russe a indiqué qu’il luttait samedi contre 136 incendies sur 43.000 hectares, en utilisant des explosifs pour contenir les flammes et en tentant de déclencher la pluie avec l’ensemencement des nuages.

La plupart des foyers sont toutefois considérés comme trop éloignés et trop coûteux à traiter, avec actuellement 333.000 hectares en feu au total dans des zones où les efforts des pompiers ont été interrompus, précise-t-il. Ce chiffre s’inscrit toutefois en nette baisse par rapport à celui rapporté voilà une semaine par le service qui était de plus de deux millions d’hectares.

Depuis la mi-juin, les régions situées dans le Grand Nord et au delà du cercle arctique ont enregistré des records de température sans précédent. Les anti-cyclones sont bien plus fréquents et difficiles à prévoir, provoquant une hausse des températures et de l’ensoleillement, avait expliqué fin juin aux journalistes à Moscou Roman Vilfand, chef de l’agence météorologique russe. «C’est le principal problème et l’une des conséquences du changement climatique», avait-il estimé.

Des images satellites présentées samedi montrent que les principaux incendies sévissent toujours en Yakoutie (Sibérie orientale) qui borde l’océan Arctique. La région a déclaré l’état d’urgence le 2 juillet en raison des incendies. Le service de contrôle des forêts de Greenpeace en Russie, qui se fonde sur des données recueillies par satellite, a déclaré samedi que 9,26 millions d’hectares au total, soit davantage que la superficie du Portugal, avaient été touchés par des incendies depuis le début de l’année.

Par Le Figaro avec AFP

France : Il fait 27°C dans le Var ce lundi, un record pour un mois de février

février 3, 2020

Pour la première fois de l’année, et de manière très précoce, le seuil de chaleur établi à 25°C a été dépassé dans le sud de la France. Un net rafraîchissement est prévu dès mardi.

À Nice, le 23 janvier. Des températures estivales sont encore attendues aujourd'hui dans le sud de la France.
À Nice, le 23 janvier. Des températures estivales sont encore attendues aujourd’hui dans le sud de la France. VALERY HACHE / AFP 

Cet hiver est le deuxième plus doux en France depuis le début des relevés météorologiques en 1900, rapporte Météo France. Les records mensuels de chaleur ont été pulvérisés ce lundi 3 février dans le sud de la France, dépassant pour la première fois de l’année, et de manière très précoce, le seuil de chaleur établi à 25°C.

À titre d’exemple, le mercure montait à 14 heures jusqu’à 27°C à Seillans, dans le Var. Et de nombreux records ont été battus : 25,8°C au Luc-en-Provence, 23,3°C à Hyères, 26,2°C à Fréjus ou encore 25,8°C à Bormes-les-Mimosas, selon notre partenaire La chaîne météo.

Dans le Sud-Ouest, les températures atteignent également des records saisonniers avec 24,3°C à Pau, 25,7°C à Biarritz ou 26°C à Saint-Jean-de-Luz, note encore La chaîne météo.

Les températures nocturnes de la nuit du 2 au 3 février ont également été dignes d’une nuit estivale avec des records mensuels battus à Dijon avec 12,5°C, Vichy avec 13,7°C, Clermont-Ferrand avec 14,7°C, Montpellier avec 15,3°C et 18°C à Calvi en Corse.

Sur Twitter, le ministère de l’Écologie a mis en avant ces «nouveaux records de températures» qui concernent l’Europe entière, mettant en garde contre «des conséquences alarmantes pour la biodiversité».

Chute spectaculaire des températures mardi

Ce coup de chaleur s’explique notamment par un anticyclone provenant des Açores, transportant une vague d’air chaud sur tout le Sud-Ouest du pays. Ce qui contraste avec une forte dépression venant de Scandinavie, ce qui va provoquer un net rafraîchissement à partir de mardi.

Cette douceur ne sera donc que temporaire puisqu’une chute importante des températures est prévue à partir de mardi sur tout le pays où le mercure chutera de près de 10 degrés en moyenne par rapport à la veille.

Un rafraîchissement des températures est prévu dès mardi

Un rafraîchissement des températures est prévu dès mardi La Chaîne Météo

Par Le Figaro.fr

Températures record, incendies hors de contrôle… L’Australie confrontée à un enfer climatique

décembre 20, 2019

Le mercure a grimpé à 49,8°C jeudi en Australie occidentale. Une vague de chaleur qui attise les centaines d’incendies dévastateurs qui échappent à tout contrôle sur l’île-continent.

Un pompier australien à une centaine de kilomètres de Sydney.
Un pompier australien à une centaine de kilomètres de Sydney. Saeed KHAN / AFP

L’Australie fait face à des températures records, flirtant avec les 50°C dans certaines zones, qui attisent les incendies dévastateurs qui ont détruit plus de 800 habitations et trois million d’hectares de brousse. Les deux derniers jours ont été les plus chauds jamais enregistrés dans le pays, et le mercure pourrait encore grimper dans les prochains jours. Dépassé, le gouvernement est accusé de ne pas mesurer la gravité de la situation alors que plus de 200 feux sont actuellement recensés dans le pays, dont 70 sont hors de contrôle, majoritairement dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud.

Le premier ministre australien, Scott Morrison, a dû présenter ce vendredi 20 décembre des excuses publiques et interrompre des vacances à Hawaï après la mort dans la nuit de deux pompiers dans la nuit de jeudi à vendredi. Ils ont été tués par la chute d’un arbre sur leur véhicule d’intervention, portant à huit le nombre de décès dus aux incendies en Nouvelle-Galles du Sud depuis le début du mois d’octobre. Dix autres pompiers ont été gravement blessés jeudi par les flammes ou les fumées.

Capture d'écran des feux en Australie, selon la Fire Map de la NASA.
Capture d’écran des feux en Australie, selon la Fire Map de la NASA. NASA

Peu après le décès des deux pompiers, Scott Morrison a diffusé un communiqué annonçant son retour d’Hawaï, où il passait ses vacances en famille. «Je regrette profondément toute offense que j’aurais pu commettre à l’égard des nombreux Australiens affectés par ces terribles incendies en prenant des congés avec ma famille», a déclaré le premier ministre. La coalition conservatrice au pouvoir est critiquée pour son attitude face au changement climatique et sa volonté de minimiser tout lien entre le réchauffement et l’arrivée des incendies très tôt dans la saison estivale, ainsi que leur gravité.

État d’urgence

Des milliers de pompiers luttent contre les flammes.

Des milliers de pompiers luttent contre les flammes. SAEED KHAN / AFP

En Nouvelle-Galles du Sud, l’Etat le plus peuplé du pays qui a Sydney pour capitale, une centaine de feux continuaient de faire rage ce vendredi. La première ministre de cet Etat, Gladys Berejiklian, a déclaré l’état d’urgence pour sept jours, une mesure prise pour la deuxième fois depuis le début de la saison des incendies, en septembre, et ce en raison des «conditions météorologiques catastrophiques». Une vingtaine de maisons ont encore été détruites jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, selon la chaîne publique ABC.

De leur côté, les cinq millions d’habitants de Sydney continuaient de respirer un air pollué par les fumées émanant d’un méga-feu qui fait rage depuis des semaines à proximité. Les organisations professionnelles de médecins s’étaient alarmées lundi d’«une urgence de santé publique» pour la ville. Les hôpitaux ont constaté une importante augmentation du nombre de visites aux urgences de patients souffrant de problèmes respiratoires, notamment le 10 décembre avec une hausse de 80% des admissions alors que la qualité de l’air était la pire enregistrée ces derniers jours.

Records de chaleur

Un incendie près de Sydney.

Un incendie près de Sydney. SAEED KHAN / AFP

L’Australie a battu mercredi pour le deuxième jour d’affilée le record de la journée la plus chaude depuis le début des relevés, avec une moyenne nationale des températures maximales mesurée à 41,9°C, a annoncé jeudi le bureau de météorologie. C’est un degré de plus que le précédent record (40,9°C) établi mardi. Auparavant, la journée la plus chaude enregistrée dans le pays remontait à janvier 2013 (40,3°C).

Et la situation ne semble pas s’arranger, puisque le record absolu de température pour un mois de décembre en Australie a été battu jeudi: le mercure a grimpé à 49,8°C dans la localité d’Eucla, en Australie occidentale. Le précédent record absolu pour un mois de décembre avait été établi à Birdsville, dans l’État du Queensland, en 1972 (49,5°C). Dean Narramore, du bureau de météorologie, a dit s’attendre à ce que de nouveaux records soient prochainement battus en raison de cette canicule «dangereuse et désastreuse».

Les incendies ont suscité de multiples manifestations d’Australiens en colère envers l’inaction en matière de climat du gouvernement de centre-droit, accusé de sacrifier la politique environnementale pour soutenir l’industrie du charbon. Les scientifiques ont noté que les incendies ont été plus précoces et plus violents que d’habitude cette année en raison d’une sécheresse record, due au réchauffement climatique. D’immenses zones de végétation sont de ce fait extrêmement sèches et offrent des conditions idéales pour la propagation des feux. Certaines villes sont en outre à court d’eau potable.

Le Figaro.fr par Yohan Blavignat avec AFP agence

En Arctique, la température excède de 20 °C la normale

novembre 24, 2016

Le pôle Nord connaît une vague de chaleur exceptionnelle, tandis que l’étendue de la banquise se trouve à un minimum historique pour cette période de l’année.

Un ours polaire teste la solidité de la banquise dans l’Arctique, en août 2015.

Un ours polaire teste la solidité de la banquise dans l’Arctique, en août 2015. MARIO HOPPMANN / AFP
Le climat a-t-il perdu le nord ? Au-delà du cercle arctique, dans la pénombre de la nuit polaire, deux inquiétants records sont en train d’être battus : celui des températures et celui du minimum d’extension de la glace de mer à cette époque de l’année. Une situation inédite dont l’ampleur interroge les climatologues.

Les relevés de l’Institut météorologique danois montrent qu’en novembre les températures journalières de l’air en Arctique ont excédé de 15 à 20 °C la moyenne de la période 1958-2012. Des niveaux de – 5 °C ont ainsi été mesurés, au lieu des – 25 °C habituels en cette saison. Les cinq dernières années à la même époque, le thermomètre s’écartait déjà de la courbe de la période de référence, mais avec un différentiel beaucoup moins important (de quelques degrés seulement).

Températures quotidiennes moyennes en Arctique en 2016 (en rouge), comparées à la moyenne de la période 1958-2002 (en vert). Les valeurs sont exprimées en kelvin (273,15 K = 0 °C, figuré par l’axe en bleu).

Températures quotidiennes moyennes en Arctique en 2016 (en rouge), comparées à la moyenne de la période 1958-2002 (en vert). Les valeurs sont exprimées en kelvin (273,15 K = 0 °C, figuré par l’axe en bleu). Danish Meteorological Institute

Dans le même temps, la banquise arctique, qui, après avoir atteint son minimum en septembre, se reconstitue ordinairement en cette période, ne regagne que très lentement du terrain, comme le met en évidence le National Snow and Ice Data Center américain. Le 22 novembre, elle couvrait une superficie de 8,73 millions de km2, contre un peu plus de 11 millions de km2 en moyenne sur la période 1981-2010. Sa progression marque cette année des temps d’arrêt et elle connaît même des phases de rétractation.

Etendue de la banquise arctique en 2016 (en bleu), comparée à l’année 2012 (en vert) et à la moyenne de la période 1981-2010 (en noir).

Etendue de la banquise arctique en 2016 (en bleu), comparée à l’année 2012 (en vert) et à la moyenne de la période 1981-2010 (en noir). National Snow and Ice Data Center

Témoin et amplificateur du réchauffement

Que se passe-t-il donc ? Les deux phénomènes – glace de mer réduite comme peau de chagrin et températures hors normes – sont liés, explique la climatologue Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe 1 (sciences du climat) du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). « D’habitude, avec le refroidissement associé à la nuit polaire, la banquise arctique s’étend et joue ainsi un rôle d’isolant, en empêchant les flux de chaleur de l’océan vers l’atmosphère », décrit-elle. Un rôle tampon que la glace de mer, du fait de sa plus faible étendue, remplit beaucoup moins efficacement cette saison. D’où le réchauffement de l’air de la zone polaire.

Etendue de la banquise arctique le 22 novembre, comparée à la moyenne de la période 1981-2010 (en orange).

Etendue de la banquise arctique le 22 novembre, comparée à la moyenne de la période 1981-2010 (en orange). National Snow and Ice Data Center

Mais d’où vient que la banquise se trouve aussi mal en point ? La chercheuse met en avant « une circulation atmosphérique particulière », favorisant l’arrivée d’air chaud et humide venu de l’Atlantique et du Pacifique vers certaines régions de l’Arctique. Avec, à l’inverse, le déplacement de masses d’air froid et sec de l’Arctique vers la Russie et la Chine. A quoi s’ajoutent « des eaux de mer particulièrement chaudes dans certains secteurs de l’Arctique ».

Le coup de chaud actuel du pôle nord, s’il peut s’expliquer en partie par des conditions météorologiques inhabituelles, ne s’en inscrit pas moins dans une tendance de long terme dont le moteur est le changement climatique. « La perte de surface de la banquise, dont les relevés satellitaires montrent qu’elle s’accélère, témoigne du réchauffement planétaire, en même temps qu’elle l’amplifie dans cette région », souligne Valérie Masson-Delmotte.

Lire aussi :   Climat : le Nord perd sa glace

Anomalies

A l’échelle de la planète, les dernières années ont été les plus chaudes de l’histoire moderne, et l’Arctique n’a pas échappé à cette poussée de fièvre. Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’année 2016 devrait établir un nouveau record, avec une température moyenne « supérieure d’environ 1,2 °C à ce qu’elle était à l’époque préindustrielle ».

Dans cette prévision publiée le 14 novembre, l’organisme onusien alertait déjà sur les anomalies de la zone polaire. « Dans certaines régions arctiques de la Fédération de Russie, la température était [sur la période de janvier à septembre 2016] supérieure de 6 °C à 7 °C à la normale, indiquait-il. Et, dans de nombreuses autres régions arctiques et subarctiques de la Russie, de l’Alaska et du nord-ouest du Canada, la température a dépassé la normale d’au moins 3 °C. »

Concernant la glace de mer, il ajoutait : « L’étendue de la banquise arctique a été nettement inférieure à la normale pendant toute l’année. Le minimum saisonnier, en septembre, était de 4,14 millions de km2, ce qui le place au deuxième rang des minimums observés (à égalité avec 2007) après celui de 2012. Le maximum hivernal, en mars, était le plus faible jamais constaté, et à l’automne, l’embâcle [accumulation de glace] a été nettement plus lent que la normale. »

Quelles seront les conséquences de l’étiolement présent de la glace de mer sur son évolution d’ici à la fin de l’hiver et au cours de l’année à venir ? « On ne les connaît pas encore », répond Valérie Masson-Delmotte. Les extrêmes qu’affiche aujourd’hui la zone arctique donneront en tout cas du grain à moudre aux climatologues du GIEC, qui préparent un rapport spécial sur le changement climatique, les océans et la glace.

Lemonde.fr par Pierre Le Hir ,Journaliste au Monde

Suisse: Températures record annoncées pour cette fin de semaine

août 24, 2016

La météo s’annonce torride pour cette fin d’été météorologique. En Valais, le mercure pourrait même dépasser ce week-end les 35,3 degrés, soit la valeur la plus élevée de l’année enregistrée en juin en Suisse.

Ailleurs, les températures annoncées de jeudi à dimanche devraient allègrement dépasser les 30 degrés. Cette vague de chaleur est due entre autres à une masse d’air chaud sur la Méditerranée poussée par un courant du sud-ouest vers les Alpes, a indiqué mercredi SRF Meteo.

Mardi, il faisait déjà très chaud dans plusieurs villes du sud de l’Europe: 40 degrés à Séville et Cordoue en Espagne, 38 degrés dans le sud de la France.

L’arrivée d’une vague de chaleur sur la Suisse fin août n’est pas exceptionnelle. Le pays en a connu presque chaque année depuis 2009: cette année-là, Bâle a enregistré à la même période 36,2 degrés; en 2011, Sion a vécu un pic à 36,8 degrés et en 2012, le chef-lieu valaisan a même mesuré 36,9.

Mais certains seront quand même déçus: les nuits comptent déjà deux heures et demie de plus que la nuit la plus courte de l’année, le 21 juin, et les températures matinales ont déjà passablement chuté. Sans parler du rayonnement solaire, qui n’a plus rien à voir avec celui de juin.

Romandie.com avec(ats / 24.08.2016 14h25)

2015-2016, l’hiver le plus chaud depuis 1900 en France

mars 3, 2016

Paris – Pas de vague de froid, des températures moyennes qui ont battu des records de douceur: l’hiver 2015-2016 en France a été le plus chaud depuis le début du 20e siècle, selon Météo-France.

Selon l’organisme national, qui se base sur les températures enregistrées en décembre, janvier et février, la température moyenne sur ces trois mois a été de 8°C, soit 2,6°C au-dessus de la normale, un écart énorme qui place cet hiver loin devant les précédents records.

Cette valeur place l’hiver 2015-2016 au 1er rang des hivers les plus doux depuis le début des mesures, au début du 20e siècle, écrit Météo-France jeudi, en relevant que le pays n’a pas connu de vague de froid ni de véritables conditions hivernales cette année et qu’aucune région n’a été épargnée par la douceur.

2015-2016 arrive loin devant 1989-1990 (+2°C) et 2006-2007 et 2013-2014 (+1,8°C). Les écarts sont établis par rapport à la moyenne enregistrée sur la période 1981-2000.

Il n’est pas possible d’amputer avec certitude cette clémence au réchauffement de la planète, car la variabilité naturelle du climat, qui peut être de plusieurs degrés d’une année sur l’autre, est le facteur déterminant, expliquent les spécialistes.

Mais le changement climatique favorise des hivers doux plus fréquents en Europe du Nord, soulignent les climatologues.

Quant au phénomène El Niño – une modification des courants océaniques dans le Pacifique – il est établi qu’il a des incidences sur la météo de certaines régions du globe, mais les chercheurs sont plus partagés sur son influence en Europe.

El Niño est largement tenu pour responsable de la température moyenne record en 2015 au niveau mondial.

En France, décembre, encore plus anormalement chaud (+3,9°C au dessus de la normale) a largement contribué au record trimestriel. C’est le dernier mois de l’année le plus chaud depuis le début des relevés, et des records ont été enregistrés dans plusieurs villes.

– Rares gelées –

C’est à Biarritz (13,3°C, +4,3°C par rapport à la normale) qu’il a fait le plus doux en moyenne. Marseille et Brest affichent 12,1°C, Paris 10°C. La moyenne de décembre à Strasbourg a été de 7,3°C et de 8,7°C à Lyon. Dans toutes ces villes, les écarts par rapport à la normale dépassent les 4°C.

Dans la continuité, janvier et février ont conservé en moyenne des températures très supérieures à la normale, malgré trois périodes plus fraîches, souligne Météo-France.

Autre indicateur de la douceur des mois passés: des gelées peu fréquentes en plaine, souvent deux fois moins que la normale.

Clermont-Ferrand et Strasbourg qui enregistrent en moyenne 14 jours de gel en décembre n’en affiche que six, tandis que Paris (sept en moyenne), Abbeville (10), Marseille (7) et Brest (4) n’en ont eu aucune.

Coté ensoleillement et précipitations, les situations sont très variables dans l’Hexagone.

La pluviométrie a été ces trois derniers mois excédentaire de 10 à 50% de la Bretagne au nord du Massif central et à l’Aquitaine, le long des cotes de la Manche et du sud de l’Alsace au nord des Alpes.

Elle a été déficitaire de 20 à 40% dans le Languedoc-Roussillon, le sud de la Provence, de l’Auvergne et de Rhône-Alpes.

Sur les massifs, la neige a tardé à apparaître. Des chutes ont ensuite été enregistrées en février, mais l’enneigement n’a retrouvé des valeurs conformes qu’en altitude, au-dessus de 1.400 mètres, note Météo-France.

Le bilan de l’ensoleillement est très contrasté. Il a été déficitaire de 10 à 20% sur la pointe bretonne, le pourtour méditerranéen et dans une partie du Nord-Est. Par exemple, Nîmes a reçu 125 heures de soleil en moins que la normale avec 315 heures en trois mois.

Mais il a été excédentaire sur le reste de l’Hexagone. Cela a permis à Paris notamment de recevoir 234 heures d’ensoleillement, soit un surplus de 50 heures par rapport à la normale.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mars 2016 19h26)

La France va subir un pic de chaleur ce lundi

juin 27, 2011

Les températures devraient être supérieures à 30°C dans la majeure partie du pays, avec des pointes locales à plus de 40°C. Pour se protéger, quelques recommandations simples peuvent être suivies.

La France va connaître un fort pic de chaleur sur l’ensemble du territoire ce lundi. Au lever du jour, le thermomètre affichait déjà de 17 à 23 °C, 15 à 18°C le long de la Manche et dans le nord-est. Cet après-midi, la chaleur se fera le plus sentir: les maximales atteindront 33 à 37 degrés, avec des pointes de 37 à 40 du sud de la région Centre à l’Aquitaine.

Il devrait faire dans l’après-midi jusqu’à 36°C à Paris et à Nantes, 35°C à Toulouse et 38°C à Bordeaux, selon les différentes prévisions. Le mois de mai avait déjà été le plus chaud jamais enregistré depuis le début du 20e siècle.

Le mercure est plus raisonnable cependant sur les rivages méditerranéens et du nord-ouest, ne dépassant pas 26 à 31°C. Quelques ondées pourraient aussi se produire sur un grand quart nord-ouest.

Des recommandations simples permettent d’éviter de souffrir de ces premières grosses chaleurs estivales. Il est ainsi conseillé de fermer ses volets et ses fenêtres aux heures les plus chaudes de la journée, surtout pour les façades exposées au sud. Pour les gens qui travaillent ou qui doivent sortir, une petite bouteille d’eau et un éventail en papier peuvent s’avérer d’une grande aide. Les personnes âgées, dont la sensation de soif est souvent altérée, ne doivent pas oublier de boire régulièrement pour éviter de se déshydrater.

Par Lefigaro.fr