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Tennis : Roger Federer met fin à sa carrière

septembre 15, 2022

Voilà, c’est fini ! Âgé de 41 ans, le Suisse laisse sa raquette au vestiaire après une carrière de 24 ans riche de 20 grands chelems et 103 titres.

Roger Federer en 2021.
Roger Federer en 2021.© SHUHEI YOKOYAMA / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP

Elle était dans l’air, mais on ne voulait pas le croire. On attendait son retour, sans cesse décalé. Le Suisse Roger Federer a annoncé sur les réseaux ce 15 septembre mettre fin à sa carrière à l’âge de 41 ans. Le joueur de tennis aux 20 titres du grand chelem ne reprendra pas la compétition. Dans un message vocal de près de cinq minutes, il a remercié sa femme, ses enfants, ses sponsors et ses fans. « Je jouerai encore au tennis à l’avenir, bien sûr, mais ce ne sera plus lors des tournois du Grand Chelem ou sur le circuit. » « Je vous aime et je ne vous quitterai jamais », a-t-il lancé, visiblement ému…

« C’est une décision douce-amère parce que tout ce que le circuit m’a apporté va me manquer. Mais, en même temps, il y a tellement de choses à fêter », explique le Suisse, ajoutant qu’on l’a « doté d’un don pour jouer au tennis et je l’ai élevé à un niveau que je n’aurais jamais pu imaginer et pendant bien plus longtemps que je ne le pensais possible ». « Roger, par où commencer ? », écrivent les organisateurs de Wimbledon après l’annonce de la retraite du Suisse. « Cela a été une chance d’être les témoins de ton voyage et de te voir devenir un champion dans tous les sens du terme […]. Tout ce qu’on peut dire, c’est merci, pour les souvenirs et la joie que tu as donnés à tant [de gens]. »

C’est une page du tennis qui se tourne. Membre du big four avec Novak DjokovicRafael Nadal et Andy Murray, Roger Federer aura régné sur le tennis pendant près d’une décennie avant de voir son avantage grignoté par l’Espagnol ou le Serbe. À force de travail et de révolution, le Suisse a continué de remporter des titres (103), retrouvé la place de numéro un mondial (310 semaines en tout) et d’être le chouchou du circuit. En 2019, il avait encore deux balles de match face à Djokovic en final de Wimbledon, tournoi qu’il a remporté huit fois. Depuis, Novak Djokovic et surtout Rafael Nadal ont dépassé son record de grands chelems remportés.

Le Covid et des blessures à répétition (son dernier match officiel remonte à juillet 2021) l’auront empêché de faire une tournée d’adieu. Ses admirateurs pourront lui dire au revoir lors de la Laver Cup, la compétition qu’il a créée et qui se déroulera à Londres du 23 au 25 septembre.

Par Le Point

Jo-Wilfried Tsonga prendra sa retraite à Roland-Garros

avril 7, 2022

Jo-Wilfried Tsonga aura bientôt 37 ans Photo : AP/Michel Spingler

Bientôt âgé de 37 ans, Jo-Wilfried Tsonga a annoncé mercredi qu’il prendra se retraite à l’issue du tournoi de Roland-Garros en juin prochain.

Le Français a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux.

Même s’il n’a jamais remporté de titre du grand chelem, il a connu une belle carrière, marquée notamment par une finale aux Internationaux d’Australie, perdue en 2008 contre un jeune Novak Djokovic.

Il a aussi atteint les carrés d’as à Roland-Garros (2013 et 2015) et à Wimbledon (2011 et 2012).

Tsonga, qui aura 37 ans dans deux semaines, a remporté 18 titres ATP, dont les Masters 1000 de Bercy en 2008 et de Toronto en 2014. Il a également été finaliste du Masters de Londres en 2011, où il était tombé devant Roger Federer.

En équipe, Tsonga a remporté la Coupe Davis en 2017 et a goûté à l’argent olympique du double en 2012 aux côtés de Michaël Llodra.

Tsonga jonglait avec cette décision depuis un bout de temps.

J’ai mis du temps à prendre cette décision. Tous les jours depuis plusieurs années, il y a un moment dans la journée où je me dis: « Qu’est-ce que je fais? Pourquoi je me fais du mal comme ça? Est-ce qu’il y a encore une raison à ce que je fasse tous ces efforts? », explique Tsonga, confortablement installé sur un canapé, avec son épouse à ses côtés.

Ma tête me dit: « Tu peux jouer toute ta vie », mais le corps me rappelle que mes aptitudes à me dépasser ne sont plus là. Mon corps me dit: « Tu n’es plus capable d’aller plus loin que ce que je te donne ». Avant, c’est ce que je faisais tous les jours, poursuit-il.

La raison ultime, c’est de me dire: c’est le dernier frisson, souligne-t-il en référence à son départ à Roland-Garros.

J’espère que d’ici là, je resterai en forme et que je serai capable d’être celui que j’ai toujours été dans ce tournoi. Le but, c’est d’être moi-même, Jo-Wilfried Tsonga le joueur de tennis. J’ai toujours voulu être performant, me mettre des objectifs au top. Ce sera l’occasion de le faire une dernière fois, insiste-t-il.

Membre des Mousquetaires du tennis français, il est le premier du groupe composé de Gilles Simon (37 ans), de Richard Gasquet (35 ans) et de Gaël Monfils (35 ans) à prendre sa retraite.

Ennuyé par les blessures depuis plusieurs mois, Jo-Wilfried Tsonga est retombé à la 220e place mondiale.

Son meilleur classement a été la 5e place, en février 2012, et il est resté parmi les 10 meilleurs sans interruption de septembre 2011 à mars 2014.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse

Rafael Nadal remporte un 21e titre en grand chelem, une victoire historique

janvier 30, 2022
Rafael Nadal célèbre les bras au ciel.

Rafael Nadal explosant de joie après sa conquête d’un 21e titre de grand chelem. Photo: AFP via Getty Images/Martin Keep

L’Espagnol Rafael est devenu, dimanche, le maître absolu des tournois du grand chelem, en s’imposant en finale des Internationaux d’Australie.

Pour récolter cette 21e victoire historique, Nadal (no 6) a eu besoin de cinq manches et 5 heures 24 minutes face au Russe Daniil Medvedev (no 2), qu’il a finalement défait 2-6, 6-7 (5/7), 6-4, 6-4 et 7-5.

À 35 ans, Nadal devance maintenant Roger Federer (20) et Novak Djokovic (20), expulsé d’Australie avant le début du tournoi, au sommet du classement pour le nombre de victoires en tournois majeurs.

Dans les minutes qui ont suivi sa victoire, Nadal a eu droit aux félicitations de Djokovic qui lui a adressé le gazouilli suivant sur son compte Twitter: Formidable accomplissement ! Une fois de plus, cet impressionnant esprit combatif a su s’imposer. Medvedev a tout donné en jouant avec la passion et la détermination auxquelles il nous a habitués.

Pour ne pas être en reste, Federer a largement abondé dans le même sens sur Instagram.

Quel match ! Sincères félicitations à mon ami et grand rival @rafaelnadal pour être devenu le premier homme à remporter 21 titres du Grand Chelem, a témoigné le Suisse, qui n’a pu prendre part cette année au tournoi australien, toujours convalescent après une opération à un genou.

« C’est fantastique, il ne faut jamais sous-estimer les grands champions. Ton incroyable éthique de travail, ton dévouement et ta combativité sont une grande inspiration pour moi et pour bon nombre de joueurs. »— Une citation de  Roger Federer

Treize des grands titres de Nadal ont été acquis sur la terre battue de Roland-Garros, sa surface de prédilection.

Il compte aussi quatre titres aux Internationaux des États-Unis et deux sur le gazon de Wimbledon. Cette victoire à Melbourne est la deuxième de sa carrière en six présences en finale, sa première depuis 2009.

« Ce trophée restera à jamais dans mon coeur. C’est fou! Il y a un mois et demi, je ne savais pas si je rejouerais. Et là, je soulève ce trophée. Vous ne pouvez pas vous imaginer tout le travail qu’il a fallu accomplir pour y arriver. »— Une citation de  Rafael Nadal

C’est un des matchs qui m’a procuré le plus d’émotions dans ma carrière et, le partager avec toi (Daniil Medvedev, NDLR), c’est un honneur, a-t-il dit, en promettant au Russe qu’il soulèverait sans aucun doute ce trophée plusieurs fois dans sa carrière.

Le niveau était fou… Pendant le match, je jouais mais, après, je lui ai demandé : « tu n’es pas quand même un peu fatigué? », avait d’abord relaté Medvedev, finaliste malheureux.

Bien que très déçu, Medvedev a terminé son face-à-face parfois tendu avec le public australien sur une note d’humour. D’habitude, mon épouse est dans le box… là, je pense qu’à l’heure qu’il est notre téléviseur doit être cassé !

Nouvelle remontée

Face à Medvedev, Nadal a de nouveau puisé dans ses ressources afin de combler un retard de deux manches.

Plus tôt cette semaine, en quarts de finale, Nadal avait résisté à une poussée du Canadien Denis Shapovalov pour l’emporter aussi en cinq manches. La fiche du Majorquin est de 24-13 dans ses duels en cinq manches, contre 3-8 pour Medvedev.

Auteur de 36 fautes directes au cours des deux premières manches, Nadal semblait se diriger vers une conclusion décevante. Mais une blessure à la cuisse gauche est venue entraver la marche de Medvedev.

Même les multiples interventions du thérapeute n’ont pas permis au Russe de retrouver tous ses moyens. Privé de cet appui essentiel, le service de Medvedev a aussitôt perdu de son mordant.Un joueur de tennis reçoit un soin thérapeutique.

Daniil Medvedev n’a plus été le même après avoir reçu un traitement à sa cuisse gauche. Photo: AFP via Getty Images/William West

La manche ultime à elle seule a été le théâtre d’une bataille épique, Medvedev faisant fi de la douleur pour jeter ses derniers efforts sur le court.

Nadal a tout de même renversé la vapeur et inscrit son nom en lettres d’or dans le grand livre du tennis de l’ère moderne.

Nadal devient aussi le deuxième joueur de l’ère moderne, le quatrième dans l’histoire, à avoir remporté au moins deux fois chacun des quatre tournois majeurs. Un exploit réalisé par Djokovic l’an dernier, quand il a gagné Roland-Garros pour la deuxième fois.

Trois femmes ont fait mieux dans l’histoire du tennis : Margaret Court (24 titres majeurs), Serena Williams (23) et Steffi Graf (22).Il embrasse le trophée du vainqueur.

Rafael Nadal embrasse son deuxième trophée des Internationaux d’Australie. Photo: AFP via Getty Images/Martin Keep

Un duel dantesque

Cette finale à Melbourne entre Medvedev et Nadal était une revanche de celle remportée en cinq manches par l’Espagnol aux Internationaux des États-Unis, en 2019.

Cette année, Medvedev pouvait se prévaloir de l’expérience de deux finales majeures supplémentaires jouées en 2021 : l’une perdue sur le court Rod Laver australien face à Djokovic et l’autre gagnée sur le Arthur-Ashe new-yorkais face au même Serbe.

Nadal a tout de suite pu sentir la différence. Après trois premiers jeux serrés, le Russe a nettement pris le dessus dans la première manche. L’Espagnol a tout tenté : allonger les échanges, les écourter, monter au filet, jouer court, long… rien ne parvenait à déstabiliser Medvedev, qui a facilement remporté cette entrée en matière.

Dans la deuxième manche, qui a duré 84 minutes, le Russe a perdu de son efficacité au service et s’est retrouvé sous pression. Nadal a réussi deux bris, mais son adversaire est revenu à 5-5. Les deux hommes en sont arrivés au jeu décisif, où Medvedev a conclu à sa première occasion.

Pour rester dans le match, Nadal – qui se remet d’une blessure à un pied lui ayant coûté six mois de compétition l’an dernier ainsi que d’une infection à la COVID-19 – était condamné à l’exploit à chaque point. En début de deuxième manche, un amorti lui a d’ailleurs permis de remporter un point après 40 coups échangés.

Dans la manche suivante, il a sauvé trois balles de bris pour revenir à 3-3. C’est lui qui a pris le service de son adversaire pour mener 5-4 et servir pour la manche. Il a conclu sur un coup droit rageur le long de ligne.

L’Espagnol a ensuite réussi le bris décisif en quatrième manche pour mener 3-2 et, ensuite, niveler les chances dans le match.

La manche décisive a donné lieu à une bataille de tous les instants. Ayant réussi le bris pour mener 3-2, Nadal s’est fait rejoindre à 5-5 alors qu’il servait pour le match et qu’il n’était qu’à deux points de la victoire.

Medvedev a de nouveau perdu son jeu au service et, cette fois, Nadal a réussi à conclure.

Avec Radio-Canada par

Jean-François Chabot

Jean-François Chabot

Après la disparition de Peng Shuai, la France se dit « préoccupée » et l’ONU exige des preuves de vie

novembre 19, 2021

Le patron de la WTA, qui gère le circuit professionnel féminin de tennis, a menacé de retirer de Chine les compétitions de tennis féminin, si Pékin ne tire pas l’affaire au clair.

Peng Shuai, le 4 octobre 2017, à l’Open de Chine, à Pékin.
Peng Shuai, le 4 octobre 2017, à l’Open de Chine, à Pékin. GREG BAKER / AFP

L’affaire Peng Shuai prend de l’ampleur. Le monde du tennis est sans nouvelles de la joueuse depuis qu’elle a accusé, au début de novembre, un ancien haut responsable du régime communiste de l’avoir contrainte à un rapport sexuel. Face à ce silence persistant, l’Organisation des Nations unies (ONU) a demandé, vendredi 19 novembre, des preuves que la championne de tennis chinoise se portait bien.

Liz Throssell, une porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a déclaré lors d’un point de presse à Genève :

« Il serait important d’avoir des preuves sur le lieu où elle se trouve et de savoir si elle va bien. Et nous demandons instamment qu’une enquête soit menée en toute transparence sur ces allégations d’agression sexuelle. »

Vendredi, la diplomatie française s’est dite préoccupée par le sort réservé à la joueuse. « Nous sommes préoccupés par l’absence d’informations sur la situation de la joueuse de tennis Peng Shuai, qui inquiète la communauté internationale et les milieux sportifs », a rapporté le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

« Nous appelons les autorités chinoises à mettre en œuvre leurs engagements en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, notamment au titre de la loi nationale contre les violences domestiques entrée en vigueur en 2016. »

Le patron de la WTA menace de retirer la Chine du circuit

Steve Simon, le patron de la WTA, qui gère le circuit professionnel féminin de tennis, a de son côté menacé de retirer de Chine les compétitions de tennis féminin, si Pékin ne tire pas l’affaire au clair.

« Nous sommes tout à fait prêts à retirer [de Chine] nos activités et à faire face à toutes les complications qui en découlent », a-t-il affirmé, jeudi, dans un entretien à la chaîne américaine CNN. « Parce que ce sont [des accusations de viol et que c’est] plus important que les affaires », a ajouté M. Simon.

Avant l’épidémie de Covid-19, la WTA organisait dix tournois chaque année en Chine (sur plus de soixante), notamment son Masters de fin de saison, le plus lucratif, à Shenzhen (sud du pays). Ces tournois étaient dotés au total de 30 millions de dollars (26,4 millions d’euros). Selon la revue américaine Sports Illustrated, la Chine représentait avant la pandémie un tiers des revenus de la WTA. Ce chiffre est cependant contesté par Steve Simon.

Aujourd’hui, la WTA vit d’ores et déjà sans présence en Chine. Par la force des choses : aucun tournoi de tennis n’y a eu lieu depuis deux ans pour cause de Covid-19 et les compétitions ne semblent pas près de revenir compte tenu des règles sanitaires strictes observées dans le pays.

Des doutes sur l’authenticité d’un courriel

Peng Shuai, âgée de 35 ans, a accusé sur les réseaux sociaux l’ancien vice-premier ministre chinois Zhang Gaoli – qui a été, de 2013 à 2018, l’un des sept hommes politiques les plus puissants de Chine – de l’avoir contrainte à une relation sexuelle il y a trois ans, avant d’en faire sa maîtresse.

Cette accusation avait été brièvement postée le 2 novembre sur le compte officiel Weibo, équivalent chinois de Twitter, de la joueuse. La Chine avait très vite bloqué toute référence à ce message.

Depuis, Zhang Gaoli n’a jamais réagi publiquement à ces accusations, et la chaîne d’Etat chinoise CGTN a dévoilé, mercredi, sur Twitter, la capture d’écran d’un courriel attribué à Peng Shuai, que la joueuse aurait envoyé à la direction de la WTA, et qui dément les accusations d’agression sexuelle.

Le contenu de ce message a soulevé des doutes quant à son authenticité : des utilisateurs de Twitter ont relevé qu’un curseur était visible sur le message diffusé par CGTN, un phénomène inexplicable pour une capture d’écran.

Un hashtag #WhereIsPengShuai

« Je ne crois pas du tout que ce soit la vérité », a commenté M. Simon sur CNN, qualifiant de « mise en scène » le courriel en question. « Si elle a été contrainte de l’écrire, si quelqu’un l’a écrit pour elle, nous ne le savons pas (…) mais tant que nous ne lui aurons pas parlé en personne nous ne serons pas rassurés », a dit le responsable de la WTA.

Interrogés à plusieurs reprises, les porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères ont dit tout ignorer de cette affaire qu’ils ont refusé de commenter, arguant qu’il ne s’agissait pas d’un dossier diplomatique.about:blankhttps://acdn.adnxs.com/dmp/async_usersync.html

Le mystère qui entoure le sort de la joueuse chinoise suscite de nombreuses réactions. Le hashtag #WhereIsPengShuai (« où est Peng Shua ») fleurit sur les réseaux sociaux et a été repris par de nombreuses personnalités dont la joueuse japonaise Naomi Osaka. L’Américaine Serena Williams a joint sa voix à cette mobilisation. « Ça doit faire l’objet d’une enquête et nous ne devons pas rester silencieux », a écrit la star du tennis mondial sur Twitter.

Les précédents du basket américain et du football anglais

Les déclarations de la WTA pourraient lui valoir des « représailles » de la part des autorités chinoises. C’est ce qu’il s’est produit par exemple au niveau de la diffusion télévisuelle pour la NBA, la ligue nord-américaine de basket, ou pour la Premier League, le championnat de football anglais.

La NBA avait perdu 200 millions de dollars (170,25 millions d’euros), lorsque Daryl Morey, alors manageur général des Houston Rockets, avait tweeté en 2019 son soutien aux manifestants à Hongkong.

La plate-forme sport de Tencent, groupe technologique chinois, ne diffuse plus les matchs de NBA des Boston Celtics, depuis qu’un de ses basketteurs, Enes Kanter, a qualifié le président Xi Jinping de « dictateur brutal » et condamné la politique chinoise au Tibet.

La Premier League a aussi été touchée lorsque l’ancien milieu d’Arsenal, Mesut Ozil, a condamné le traitement réservé aux Ouïgours, une ethnie musulmane du nord-ouest de la Chine.

Par Le Monde avec AFP

Tennis : Rafael Nadal renonce à Wimbledon et aux Jeux olympiques

juin 17, 2021

Le champion espagnol de 35 ans explique qu’il veut laisser son corps « récupérer », après sa défaite en demi-finale de Roland-Garros.

Rafael Nadal fait un break. Le champion de tennis a décidé de renoncer à participer au prochain tournoi de Wimbledon (28 juin-11 juillet) et aux Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août). Le Majorquin de 35 ans veut laisser son corps « récupérer ». « L’objectif est de prolonger ma carrière et de continuer à faire ce qui me rend heureux, c’est-à-dire jouer au plus haut niveau », a écrit le joueur de 35 ans sur les réseaux sociaux. Rafael Nadal est champion olympique en simple en 2008 et en double en 2016, vainqueur de 20 titres du grand chelem. Le champion s’est incliné vendredi dernier en demi-finale de Roland-Garros face à Novak Djokovic.

L’Espagnol n’indique pas précisément dans sa communication s’il souffre d’une blessure. Pour justifier son absence au tournoi londonien, il évoque les calendriers rapprochés entre Roland-Garros et Wimbledon, qu’il a remporté à deux reprises (2008 et 2010). « Il vient de s’écouler deux mois de grands efforts, et la décision que je prends porte à moyen et long terme. La prévention de toute forme d’excès dans mon corps est un facteur très important à ce stade de ma carrière afin d’essayer de continuer à me battre pour le plus haut niveau de compétition et de titres », a-t-il détaillé en espagnol sur Instagram.

Les Jeux olympiques, sa « priorité »

Rafael Nadal a souffert ces dernières saisons de blessures aux genoux qui l’ont parfois tenu longtemps éloigné des terrains. L’Espagnol avait déjà dû déclarer forfait pour les Jeux de Londres en 2012, en raison de souci à un genou. Il était le porte-drapeau de la délégation espagnole lors des derniers JO de Rio en 2016. Dans son message, le joueur salue ses fans en Angleterre et au Japon, et rappelle que les Jeux ont toujours été « une priorité » pour lui en tant que sportif, y trouvant « un état d’esprit que chaque sportif au monde espère vivre ».

Par Le Point avec AFP

Une joueuse au cœur d’un scandale en plein Roland-Garros

juin 4, 2021

Interpellée jeudi soir pour une affaire de paris suspects, la Russe Yana Sizikova a été remise en liberté vendredi, sans poursuite à ce stade.

Une affaire de paris suspects rattrape Yana Sizikova, 26 ans, en plein tournoi de Roland-Garros. La jeune femme a été interpellée, jeudi soir, dans le cadre d’une enquête ouverte le 1er octobre 2020, rapporte Le Parisien. La joueuse de tennis russe a été remise en liberté vendredi en fin de journée sans poursuite à ce stade, a indiqué le parquet de Paris.

La 101e joueuse mondiale au classement WTA en double a été placée en garde à vue dans les locaux du Service central des courses et jeux de la police judiciaire. Yana Sizikova, qui venait de perdre son match de premier tour qui l’opposait avec sa partenaire Ekaterina Alexandrova aux joueuses Ajla Tomljanovic et Storm Sanders, sortait d’une séance de massage. Des perquisitions ont par ailleurs eu lieu dans la chambre d’hôtel de la joueuse russe.

L’enquête, dévoilée en octobre par le journal allemand Die Welt et le quotidien sportif L’Équipe, a été ouverte pour « escroquerie en bande organisée » et pour « corruption sportive active et passive » par le parquet de Paris. Le match dans le viseur des enquêteurs a opposé, le 30 septembre dernier, Yana Sizikova avec la joueuse américaine Madison Brengle aux Roumaines Andreea Mitu et Patricia Maria. Un match qui avait été remporté par les deux Roumaines, alors favorites.

Plusieurs dizaines de milliers d’euros avaient été misés

Mais les soupçons portent plus particulièrement sur le cinquième jeu du deuxième set. Des sommes très importantes ont été misées chez plusieurs opérateurs de paris, au sein de différents pays, sur l’obtention du gain de ce jeu par les tenniswomen roumaines. Alors que plusieurs dizaines de milliers d’euros avaient ainsi été pariés, Yana Sizikova avait commis deux doubles fautes et avait également bâclé un point lors de ce jeu. 

Par Le Point avec AFP

Québec: Une équipe de tennis voit le jour à l’UQTR

avril 11, 2021

Le Shawiniganais Jonathan Bédard devrait être l’une des têtes d’affiche de la nouvelle équipe de tennis de l’UQTR, qui commencera ses activités l’automne prochain.© COURTOISIE Le Shawiniganais Jonathan Bédard devrait être l’une des têtes d’affiche de la nouvelle équipe de tennis de l’UQTR, qui commencera ses activités l’automne prochain.

Un jeune de la région désireux de jouer au tennis à un certain niveau durant tout son cheminement scolaire pourra maintenant le faire chez lui, en Mauricie. L’Université du Québec à Trois-Rivières intégrera le circuit de Tennis Québec à l’automne.

Le sport, ancré dans certaines écoles primaires, aux Estacades de même qu’au Collège Laflèche, sera enfin accessible, dans une formule compétitive, sur le campus universitaire trifluvien.

«Grâce à cette nouvelle équipe, l’étudiant-athlète peut se développer dans le tennis à tous les échelons de son parcours académique en Mauricie», salue le directeur technique du centre Tennis 3R Charles Loranger, entraîneur-chef de cette nouvelle formation.

Celle-ci ne portera pas le nom des Patriotes, puisque la ligue universitaire est gérée par Tennis Québec, et non par le Réseau du sport étudiant du Québec. On la désignera plutôt comme le Club de tennis de l’UQTR. L’équipe rejoindra l’Université Laval, Montréal, McGill, Sherbrooke, Concordia ainsi que l’École de technologie supérieure.

«Nous alignerons une équipe compétitive», prévoit Loranger, qui devra choisir neuf joueurs, dont six réguliers.

Un talent local comme capitaine

Parmi ces joueurs, on note la présence du capitaine Jonathan Bédard. Au cours des dernières années, le Shawiniganais a évolué dans la première division de la NCAA, avec le Blue Hose de Presbyterian College, en Caroline du Sud.

Loïc Simard, Sacha Héroux, Félix Duval, William Rheault, William Guévin, Christophe Milot, Philippe Bourret, Xavier Lambert, Emmanuel Demers de même que Yazid Boussayri et Amine Amrani, deux étudiants marocains de l’UQTR, ont tous de l’intérêt à rejoindre l’équipe de tennis.

Pour l’instant, on s’en tient au tennis masculin, faute d’un nombre suffisant de joueuses pour le volet féminin. «La relève pousse chez les filles au primaire et au secondaire, alors on n’exclut pas la possibilité d’ajouter une équipe féminine dans un futur proche», explique Charles Loranger.

Ambiance de Coupe Davis

La saison de tennis universitaire se déroule à l’intérieur pendant l’automne, à l’hiver et au début du printemps. Ses finales, quant à elles, sont présentées pendant les festivités de la Coupe Rogers.

Charles Loranger croit que le niveau de jeu est appelé à grandir dans les années à venir. «Avant la pandémie, beaucoup d’athlètes du Québec choisissaient les écoles préparatoires américaines, avant de continuer dans la NCAA. Je m’attends à ce que moins de joueurs s’exilent, alors notre circuit universitaire devrait en bénéficier.»

Le Rouge et Or de même que les Carabins, par exemple, misent sur des raquettes ayant déjà percé le top-5 national.

«Il y a de belles rivalités, car la plupart des gars se connaissent depuis longtemps. Ça crée une ambiance digne de la Coupe Davis, quand tous les pays se rencontrent et s’affrontent en simple et en double.»

L’équipe de l’UQTR établira ses quartiers généraux chez Tennis 3R. Tous espèrent un début de saison à l’automne 2021

Avec  Louis-Simon Gauthier – Le Nouvelliste

Tennis: Serena Williams peut-elle redevenir la « patronne » ?

mars 7, 2018

 

L’Américaine fait son retour jeudi dans le tournoi californien d’Indian Wells, après plus d’un an d’absence pour cause de maternité.

 

Serena Williams, lors d’un match-exhibition face à Marion Bartoli, au Madison Square Garden de New York, le 5 mars. ADAM HUNGER / « USA TODAY Sports »

Les plus persifleurs des suiveurs du circuit finissaient par s’impatienter. Ça y est, la saison de tennis féminin démarre enfin. Officiellement, celle-ci a commencé au début de janvier. Mais, sur un circuit depuis quelques mois en mal de repères sans sa « patronne », un seul nom revient en boucle : Serena Williams. Et une question agite le microcosme tennistique : l’Américaine réussira-t-elle son pari de reconquérir les sommets après la naissance de son premier enfant ?

Mère d’une petite fille depuis le 1er septembre 2017 et absente du circuit depuis plus d’un an, la joueuse de 36 ans fera son retour à la compétition officielle jeudi 8 mars à Indian Wells (Californie). Elle doit y affronter au premier tour la Kazakhe Zarina Diyas, 53e mondiale.

L’ex-numéro un mondiale, qui n’a plus joué depuis l’Open d’Australie 2017 – qu’elle avait remporté alors qu’elle était déjà enceinte – n’est pas réputée pour sa propension à faire profil bas. Elle n’a donc pas minimisé ses ambitions, à l’heure d’évoquer sa reprise. « Cela va peut-être sans dire, mais autant le clamer haut et fort : oui, je veux absolument gagner d’autres Grands Chelems. Je suis au courant du record, et ce n’est pas un secret, mon objectif, c’est 25 », a-t-elle dit au magazine Vogue, au début de janvier, elle qui comptabilise à ce jour deux unités de moins.

Un record en ligne de mire

Elle dépasserait ainsi le record absolu de 24 victoires en simple détenu par Margaret Court, et pourrait se targuer d’inscrire un peu plus son nom dans la légende. L’Australienne avait, elle, 29 ans lorsqu’elle a donné naissance à son premier enfant, en 1972. Quelques mois plus tard, elle remportait successivement l’Open d’Australie, Roland-Garros et l’US Open.

Plus récemment, Lindsay Davenport et Kim Clijsters ont elles aussi opéré un retour gagnant après une pause maternité. En 2009, la Belge, éloignée du circuit pendant deux ans, était même parvenue à remporter l’US Open deux mois seulement après sa reprise. « J’ai retrouvé mes coups très vite. Physiquement, en revanche, ça n’a pas été facile de s’y remettre. Mais le plus dur, probablement, a été de devoir admettre que je ne serai plus, quoi qu’il advienne, la même joueuse que celle de 2007 », déclarait à l’époque la joueuse de 26 ans.

A en croire l’entraîneur de Serena Williams, Patrick Mouratoglou, la maternité n’a pas changé sa joueuse : « Dès qu’elle met les pieds sur un court de tennis, c’est la même personne. A l’entraînement, elle affiche la même détermination, le même niveau d’exigence. Il y a deux Serena : la maman quand elle est chez elle, et la compétitrice sur le court », explique-t-il dans une interview publiée lundi 5 mars sur le site de la WTA, le circuit féminin.

Si elle relève le défi, ce dont peu d’observateurs doutent, l’Américaine n’en serait pas à son premier retour gagnant. Ecartée des courts pendant un an en 2010-2011, à la suite d’une blessure au pied puis d’une embolie pulmonaire, elle avait retrouvé son meilleur niveau cinq mois seulement après son hospitalisation, puis un peu plus tard son trône de numéro un mondiale.

« Elle a 36 ans, elle vient d’avoir un enfant, elle a eu un caillot dans le sang et a passé plus d’un an sans compétition. On peut dire que c’est le plus grand défi de sa carrière », résume son coach

Sa pause maternité n’aura pas été des plus sereines. Les complications survenues au lendemain de son accouchement, qui a failli lui coûter la vie, comme elle le révélait en début d’année, l’ont contrainte à rester alitée près de six semaines. « Elle a 36 ans, elle vient d’avoir un enfant, elle a eu un caillot dans le sang et elle a passé plus d’un an sans compétition. Je pense que l’on peut dire sans aucun doute que c’est le plus grand défi de sa carrière », résume son coach, Patrick Mouratoglou, pour qui Kim Clijsters a montré que « quand on est capable de revenir aussi en forme physiquement qu’avant sa pause maternité, on peut obtenir les mêmes résultats qu’avant ».

« Ça m’a boostée »

Les exemples de retour au plus haut niveau chez les sportives ne se limitent évidemment pas au tennis. Outre Kim Clijsters, une autre Belge a choisi de reprendre sa carrière après la naissance de son premier enfant : l’athlète Tia Hellebaut. La championne olympique de la hauteur à Pékin, en 2008, a fait une première pause à la fin de cette année-là, puis une autre trois ans plus tard pour son deuxième enfant. A chaque fois, elle est revenue à la compétition, prenant la cinquième place aux Mondiaux en salle d’Istanbul en 2012 puis aux Jeux olympiques de Londres. « Je n’ai rien perdu de ma technique. Et je suis plus puissante qu’avant mes grossesses. Ces deux épreuves m’ont renforcée », disait-elle à L’Obs en 2012, un an avant de prendre sa retraite définitive. Même si les deux accouchements ont fragilisé certains de ses muscles, l’obligeant à « faire plus attention, être plus prudente à l’entraînement pour éviter les blessures ».

La sprinteuse Christine Arron se félicite quant à elle d’avoir « eu autant de médailles avant la naissance de [s]on fils [en 2002] qu’après », comme elle l’expliquait au Monde, à la fin de 2016. « Le médecin qui me suivait pendant ma grossesse m’a dit un truc simple et clair : une femme atteint sa maturité musculaire après 30 ans, ça m’a boostée. Je suis revenue encore plus forte physiquement et j’ai pu continuer à courir avec plus de sérénité. »

L’un des exemples les plus retentissants en la matière reste celui de Paula Radcliffe. Pour sa course de rentrée, moins de dix mois après son premier accouchement, en 2007, la Britannique avait remporté le marathon de New York, à 33 ans. Une performance qui lui valut de recevoir le prix du come-back de l’année. Serena Williams est très certainement déterminée à l’imiter.

Lemonde.fr  par Elisabeth Pineau

Tennis : Serena Williams sacrée pour la quatrième fois à Rome

mai 15, 2016

La numéro un mondiale, qui n’avait plus remporté de tournoi depuis août 2015, s’est imposée aux dépens de sa compatriote Madison Keys (7-6, 6-3).

La numéro un mondiale, qui n’avait plus remporté de tournoi depuis août 2015, s’est imposée aux dépens de sa compatriote Madison Keys (7-6, 6-3). ALESSANDRO BIANCHI / REUTERS
L’Américaine Serena Williams, numéro un mondiale, a remporté son premier titre de la saison, dimanche 15 mai à Rome, où elle s’est imposée pour la quatrième fois en battant en finale sa compatriote Madison Keys, 24e joueuse mondiale, 7-6 (7-5), 6-3.

Serena Williams, qui avait dû déclarer forfait en cours de tournoi en mai 2015 pour une blessure au coude, s’était déjà imposée sur les courts du Foro Italico en 2002, 2013 et 2014. Elle renoue donc avec le succès à Rome pour la première fois depuis sa victoire à Cincinnati, en août 2015, après deux défaites en finale à l’Open d’Australie et à Indian Wells.

La numéro un mondiale n’a pas beaucoup tremblé lors de sa semaine romaine, conclue sans perdre un set, et la principale péripétie aura eu lieu mercredi, quand elle a dû appeler un médecin après avoir… mangé de la nourriture pour chien.

Finale décousue

Dimanche, la finale a été très décousue avec 56 fautes directes au total, 32 pour Keys et 24 pour Williams. Mais la numéro un mondiale a logiquement fait valoir sa plus grande expérience, gérant mieux les moments-clés alors que la jeune Keys (21 ans), qui a tout de même battu Petra Kvitova (tête de série n° 5) et Garbine Muguruza (n° 3) cette semaine, s’est parfois précipitée.

Mais à quelques jours du début de Roland-Garros, elle a montré qu’elle pouvait incarner la relève d’un tennis féminin américain pas très riche derrière les sœurs Williams. C’est d’ailleurs elle qui a le mieux démarré cette finale, profitant des hésitations de Williams au service, peut-être gênée par le vent.

Menée 3-1, la numéro un mondiale est bien revenue mais n’a pas réussi à se détacher avant le tie-break, conclu 7-5 avec un énorme coup droit et un service gagnant de patronne. Avec deux breaks d’entrée dans le deuxième set, Williams semblait dérouler. Keys en a repris un mais pas deux et Williams a bouclé l’affaire 7-6, 6-3 en un peu moins d’une heure et demie. Victorieuse en 2015 à Roland-Garros, elle sera à nouveau favorite cette année. Pour une nouvelle passe de quatre.

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Tennis : Tsonga retrouvera Monfils en demi-finales du tournoi de Monte-Carlo

avril 16, 2016

Jo-Wilfried Tsonga, lors de son quart de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo face à Roger Federer, vendredi 15 avril.

Jo-Wilfried Tsonga, lors de son quart de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo face à Roger Federer, vendredi 15 avril. VALERY HACHE / AFP
Le Français Jo-Wilfried Tsonga s’est qualifié, vendredi 15 avril, pour les demi-finales du Masters 1000 de Monte-Carlo en battant le Suisse Roger Federer en trois sets (3-6, 6-2, 7-5).
Tsonga, tête de série no 8, affrontera samedi pour une place en finale son compatriote Gaël Monfils (no 13), qui a, lui, éliminé l’Espagnol Marcel Granollers (6-2, 6-4). Il y donc aura un Français en finale pour la première fois depuis la victoire de Cédric Pioline en l’an 2000.

C’est la deuxième fois de sa carrière que Tsonga atteint les demi-finales à Monte-Carlo après 2013. Il n’a jamais disputé de finale sur terre battue. Tsonga avait déjà battu Federer à cinq reprises, notamment en 2013 en quarts de finale de Roland-Garros. Leur dernière confrontation sur terre avait tourné à l’avantage du Suisse il y deux ans au même stade de la compétition à Monte-Carlo.

Nadal sort Wawrinka

Federer faisait son retour à la compétition après une opération à un genou qui l’avait tenu à l’écart depuis l’Open d’Australie à la fin de janvier. Il avait expliqué s’être blessé en donnant le bain à ses filles. Le Suisse a d’abord nettement dominé du fond du court, puis il s’est mis à commettre beaucoup de fautes. Tsonga, très solide au service, n’a pas laissé passer l’occasion dans un match marqué par de nombreuses fautes des deux côtés. « On abîme nos jeux l’un et l’autre. A chaque fois que l’on joue l’un contre l’autre, on fait beaucoup de fautes. Je suis content de m’en être sorti », a-t-il dit en quittant le court.

Un peu plus tôt dans l’après-midi, l’Espagnol Rafael Nadal s’était lui aussi invité dans le dernier carré du tournoi de la principauté en battant le Suisse Stan Wawrinka en deux sets (6-1, 6-4). Nadal, tête de série no 5, affrontera samedi Andy Murray (no 2) pour une place en finale. Le Britannique, qui avait peiné la veille face au Français Benoît Paire, passé à deux points de la victoire, a cette fois infligé une correction au Canadien Milos Raonic (no 12) : 6-2, 6-0.

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