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RDC: tensions à la cathédrale de Kinshasa à la veille d’une marche anti-Kabila

février 24, 2018

Photo prise le 12 janvier 2012 de la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa / © AFP/Archives / JUNIOR D.KANNAH

Cathédrale envahie, barrages policiers, message de fermeté : la tension montait samedi soir à Kinshasa à quelques heures d’une manifestation des catholiques contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila en République démocratique du Congo.

Les autorités de la ville de Kinshasa ont interdit samedi l’organisation de la marche prévue pour dimanche dans la capitale, comme ils avaient interdit les précédentes.

Faute d' »itinéraire à suivre, la ville ne saurait prendre acte de votre manifestation parce que ne pouvant en garantir un encadrement efficient », a écrit le gouverneur de Kinshasa André Kimbuta aux organisateurs, le Comité laïc de coordination (CLC).

Dans la matinée, M. Kimbuta avait invité les organisateurs de la marche à une séance de travail en vue d’examiner son itinéraire. Cette rencontre n’a finalement pas eu lieu.

Pour ajouter à la confusion, en fin de journée, plusieurs centaines de militants du parti présidentiel ont envahi l’enceinte de la cathédrale de Kinshasa, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Nous sommes venus prendre possession de la cathédrale Notre-Dame du Congo pour participer à la messe de dimanche (…) et défendre la patrie », a déclaré à l’AFP Papy Pungu, le président des jeunes leaders du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

« Nous passerons la nuit ici », a-t-il précisé, alors que la présence des ces militants coiffés pour la plupart de bérets rouges a créé un climat de panique à Lingwala, un quartier du nord de Kinshasa.

« Ils sont venus à bord de plusieurs bus Transco (la compagnie publique de transport en commun), ils ont envahi la grotte de la Vierge, c’est de la provocation », a réagi sur place Félicité Mbula, une fidèle de la paroisse.

« L’église est fermée, nous n’avons pu avoir la messe ce soir », a-t-elle déploré.

Ces militants du PPRD « prétendent venir prier dimanche, mais on ne passe pas la nuit dans nos paroisses », a jugé Antoine Bokoka, responsable du service du protocole paroissial. Ils ont finalement quitté le lieu aux environs de 20h00 après une négociation avec la police.

– ‘Objectif zéro mort’ –

Le CLC a le soutien de l’épiscopat, qui a demandé aux Congolais de « demeurer debout et vigilants ».

Dans la capitale, le climat est tendu, avec des barrages, où les policiers fouillent les véhicules et contrôlent les identités des passagers.

Les précédentes marches du comité laïc de coordination, qui avaient été interdites par les autorités, les 31 décembre et 21 janvier, avaient été réprimées à balles réelles, faisant une quinzaine de morts d’après l’Église, deux selon les autorités.

Le gouverneur « n’a pas pris acte de la marche de demain (dimanche) et nous a instruit de prendre des dispositions pour sécuriser la population et faire échec à quiconque tentera de troubler l’ordre public », a déclaré à des journalistes le général Sylvano Kasongo, chef de la police de Kinshasa.

« L’objectif c’est (d’avoir) zéro mort », a ajouté cet officier, visé par une plainte pour « assassinat » à l’occasion de la répression de la marche du 21 janvier.

« J’ai dit aux policiers de ne pas tirer sur la population civile. Nous avons d’autres méthodes pour maintenir l’ordre public. On a le matériel non létal, on a pas droit de tirer sur la population à balles réelles. Nous serons stricts mais courtois », a assuré le général Kasongo.

Kinshasa a estimé samedi que l’Église se livrait à un « activisme politique partisan », selon un compte rendu publié à l’issue d’un conseil des ministres tenu par le président Kabila.

Des membres du clergé « coalisés avec une frange radicalisée de l’opposition et des groupes subversifs dits +citoyens+ (…) incitent depuis peu la population au soulèvement », estime le gouvernement.

Le 26 janvier, le président Joseph Kabila avait déjà critiqué l’ingérence de l’Église catholique dans les affaires politiques en RDC lors de sa conférence de presse : « Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

Les catholiques demandent à M. Kabila, dont le deuxième et dernier mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il ne se représentera pas à la prochaine présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 24 février 2018 23h06)                

Noël: les tensions sur Jérusalem ternissent les festivités à Bethléem

décembre 24, 2017

L’archevêque Pierbattista Pizzaballa, un haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient (C), salue la foule à Bethléem, en Cisjordanie occupée, le 24 décembre 2017 / © AFP / Musa AL SHAER

Des scouts palestiniens ont défilé dimanche à Bethléem au son de la cornemuse et des tambours pour fêter Noël, mais cette année ces célébrations ont été assombries par les tensions suscitées par la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Des centaines de millions de chrétiens dans le monde s’apprêtent eux aussi à célébrer la naissance du Christ à Bethléem, selon la tradition chrétienne.

La décision unilatérale prise le 6 décembre par le président Donald Trump a provoqué des manifestations quasi-quotidiennes dans les Territoires palestiniens, y compris à Bethléem, en Cisjordanie occupée, où les fidèles devaient participer à la messe de minuit dans l’église de la Nativité.

L’annonce de M. Trump « a créé des tensions autour de Jérusalem et détourné l’attention de Noël », a récemment regretté l’archevêque Pierbattista Pizzaballa, un haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient.

Sur la place de la Mangeoire à Bethléem, l’ambiance paraissait plutôt morose, malgré les chants de Noël diffusés par hauts-parleurs.

Quelques centaines de Palestiniens et de touristes ont bravé un vent froid près de l’église de la Nativité construite sur le site où, selon la tradition, Marie donna naissance à Jésus, pour regarder la parade des scouts.

Depuis la montée des tensions liée à la décision américaine, « c’est triste », « les gens sortent peu », a dit à l’AFP Nahil Banoura, Palestinien de confession chrétienne originaire de Beit Sahour.

Depuis le 6 décembre, selon Mgr Pizzaballa, des dizaines de groupes ont annulé leur voyage, et les visiteurs étrangers, habituellement nombreux à Noël lorsque la situation sécuritaire le permet, se sont faits rares à Bethléem.

– Noël de retour à Mossoul –

Afin de faciliter les mouvements et l’accès des touristes et visiteurs, la police israélienne a de son côté indiqué que des unités supplémentaires avaient été déployées à Jérusalem et aux points de passage pour accéder à Bethléem.

Pour les Palestiniens, chrétiens comme musulmans, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Washington ne préjuge pas seulement du résultat de négociations, dont le statut de la ville devrait faire l’objet.

Elle nie l’identité arabe de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, et mine leur aspiration à établir un jour la capitale de leur futur Etat dans la partie orientale de la ville.

Dans un communiqué, le président palestinien Mahmoud Abbas a de nouveau dénoncé la décision américaine, appelant « les chrétiens du monde à écouter les (…) voix des chrétiens de Terre sainte qui rejettent catégoriquement la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël ».

Dans la Syrie voisine ou en Irak, deux pays où le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a été chassé en 2017 de la très grande majorité des territoires conquis il y a trois ans, des minorités chrétiennes renouent en revanche cette année avec les célébrations de Noël.

C’est le cas notamment à Mossoul, deuxième ville d’Irak reprise en juillet par les forces irakiennes avec l’aide de la coalition internationale.

La prise par les jihadistes de Mossoul à l’été 2014 avait vu la fuite de nombreux chrétiens. Même si une petite partie seulement est revenue, l’église Saint-Paul a de nouveau résonné dimanche de chants de Noël.

Dans l’édifice religieux où des tentures rouges et blanches cachaient en partie les stigmates de la guerre, le patriarche chaldéen Mgr Louis Sako a appelé les dizaines de fidèles à prier pour « la paix et la stabilité à Mossoul, en Irak et dans le monde ».

En Syrie, dans l’autre ex-bastion de l’EI, Raqa, repris en octobre par une coalition de forces kurdes et arabes, il faudra encore attendre avant de retrouver l’esprit de Noël: même si deux églises historiques ont été déminées, les habitants ne sont pas encore revenus.

A Homs (centre), en revanche, la communauté chrétienne célébrait Noël pour la première fois depuis la reprise totale de la ville par le régime de Bachar al-Assad et la fin des combats, avec des récitals, procession, spectacles pour enfants et décorations parmi les ruines.

– Sécurité renforcée –

Dans la capitale syrienne Damas, les rues des quartiers à majorité chrétienne, comme Bab Touma, sont aussi ornées à l’occasion des fêtes, avec des sapins miniatures décorés de paillettes dorées ou argentées.

La situation des chrétiens d’Orient demeure toutefois précaire, comme en Egypte, où les Coptes sont régulièrement victimes d’agressions d’extrémistes.

Vendredi, une église du sud du Caire a été attaquée par des centaines de personnes qui ont détruit le mobilier et agressé les fidèles avant l’intervention des forces de sécurité, selon l’archevêché d’Atfih.

Les Coptes, qui célèbrent Noël le 6 janvier, ont été visés par de nombreux attentats ces derniers mois, la plupart revendiqués par l’EI.

En Europe, où la menace jihadiste demeure, près de 100.000 effectifs de sécurité sont mobilisés dimanche et lundi en France pour assurer la sécurité des fêtes de Noël, notamment celle de lieux touristiques et de lieux de culte chrétiens, selon une source officielle.

Dimanche soir, le pape François, chef spirituel de 1,2 milliard de catholiques, doit célébrer à Rome la messe de Noël à 20H30 GMT, avant la traditionnelle bénédiction « Urbi et Orbi » lundi.

Romandie.com avec (©AFP / 24 décembre 2017 16h24)                

Belgique: tensions au gouvernement autour des expulsions de Soudanais

décembre 22, 2017

Bruxelles – Le bouillant secrétaire d’Etat belge à la Migration, le nationaliste flamand Theo Francken, a présenté vendredi ses « excuses » au Premier ministre Charles Michel, après avoir critiqué ses propos sur la gestion controversée du rapatriement des migrants soudanais en situation irrégulière.

Cette controverse, sur fond d’accusations de tortures que des migrants auraient subies à leur retour à Khartoum, suscite de vives tensions au sein même de la coalition au pouvoir, composée de libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes flamands de la N-VA.

Vendredi après-midi, elle a aussi donné lieu à un incident à la Chambre des députés après une demande de l’opposition (PS et Ecolo), restée sans suite, d’entendre « en urgence » Theo Francken, accusé de « mensonges ». La séance a été suspendue et une conférence des présidents de groupe a été convoquée, a rapporté l’agence Belga.

Au coeur de la polémique: une invitation lancée à la fin de l’été par Theo Francken, coutumier des positionnements clivants, pour que des officiels du régime de Khartoum viennent aider les autorités belges, sur leur sol, à identifier les Soudanais voués à être expulsés car non candidats à l’asile en Belgique. Cette nationalité est très représentée parmi les migrants en errance dans Bruxelles, en transit vers la Grande-Bretagne.

Trois fonctionnaires du ministère soudanais de l’Intérieur ont effectivement passé quelques jours en Belgique en septembre, visitant leurs ressortissants dans des centres fermés avant de délivrer leur feu vert à l’expulsion. Le gouvernement a alors été accusé par l’opposition de « collaborer avec une dictature ».

La controverse a rebondi cette semaine avec la publication dans la presse de témoignages –compilées par une ONG libérale– faisant état d’arrestations et de violences subies par plusieurs jeunes Soudanais à leur atterrissage, peu après la visite de cette « mission d’identification ».

Jeudi, devant les députés, le Premier ministre Charles Michel a décrété la suspension des expulsions vers le Soudan le temps qu' »une enquête indépendante », avec l’aide de l’ONU, fasse « la clarté » sur ces accusations.

Il avait dans un premier temps évoqué un moratoire « en tout cas jusqu’à la fin janvier », ce que Theo Francken avait qualifié d' »absurde » puisqu’aucun nouveau rapatriement n’était selon lui programmé avant cette échéance.

« Je me suis excusé », a écrit le secrétaire d’Etat vendredi matin sur son compte Twitter.

Mais en s’en prenant ainsi au Premier ministre, M. Francken aurait « menti » car il savait qu’au moins un vol vers Kharthoum était prévu, a ensuite accusé l’opposition. « Les expulsions vers le Soudan de janvier n’ont été annulées qu’hier (jeudi) », a assuré le député Ecolo Benoît Hellings dans un tweet.

Une figure de l’Open-VLD (parti libéral flamand, associé au gouvernement), l’ancien chef de la diplomatie belge Karel De Gucht, a estimé vendredi dans un journal flamand que Theo Francken (N-VA) « ne peut plus rester secrétaire d’Etat à la Migration, il est politiquement, idéologiquement et humainement inapte à cela ».

Une perspective de démission que le Conseil des ministres a toutefois écartée dans la matinée.

Romandie.com avec(©AFP / 22 décembre 2017 17h05)                                            

Le guide suprême iranien « nouveau Hitler », dit le prince saoudien

novembre 24, 2017

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane devant un drapeau saoudien, le 14 novembre 2017 à Ryad / © AFP/Archives / Fayez Nureldine

Le prince héritier saoudien a qualifié le guide suprême iranien de « nouveau Hitler » dans un entretien au New York Times, alors que les tensions vont crescendo entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite.

« Nous ne voulons pas que le nouveau Hitler en Iran reproduise au Moyen-Orient ce qui est arrivé en Europe (sous Hitler) », a indiqué Mohammed ben Salmane au sujet de l’ayatollah Ali Khamenei, dans cet entretien paru jeudi.

Signe que les tensions entre son pays et l’Iran ne sont pas prêtes de s’apaiser, le prince héritier a ajouté: « Nous avons appris (de ce qu’il s’est passé) en Europe (à l’époque de Hitler) que l’apaisement ne fonctionne pas ».

A la fin des années 30, la politique de l’Angleterre et de la France visant à réfréner les ardeurs de l’Allemagne nazie en satisfaisant les visées expansionnistes de Hitler n’avaient pas permis d’éviter une Seconde Guerre mondiale.

L’Arabie et l’Iran, qui n’ont plus de liens diplomatiques depuis janvier 2016, sont à couteaux tirés sur plusieurs dossiers régionaux, notamment les conflits en Syrie et au Yémen où ils soutiennent des camps opposés.

Cet antagonisme entre les deux poids lourds du Moyen-Orient a repris de la vigueur début novembre après l’annonce par le Premier ministre libanais Saad Hariri de sa démission, depuis Ryad, pour protester contre la « mainmise » du Hezbollah chiite et son allié iranien sur le Liban et après l’interception près de Ryad d’un missile balistique tiré par les rebelles yéménites soutenus par Téhéran.

« Le comportement et les remarques immatures, imprévisibles et insensées du prince héritier saoudien ont pour conséquence que personne dans le monde n’accorde le moindre crédit à des remarques de ce genre lorsqu’elles sont de son fait », a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Bahram Ghassemi, dans un communiqué.

« Les erreurs dues à l’aventurisme du prince héritier saoudien – la dernière en date étant celle du scandale de l’ingérence (saoudienne) dans les affaires internes du Liban, ont été à l’origine de grands problèmes pour les alliés traditionnels de l’Arabie saoudite », a estimé M. Ghassemi, comparant le prince Mohammed à un « dictateur ».

Dans son interview, Mohammed ben Salmane a par ailleurs qualifié de « grotesques » les accusations selon lesquelles la purge ayant touché début novembre quelque 200 princes, hommes politique et d’affaires, était un coup de force de sa part pour mieux asseoir son pouvoir grandissant.

Le prince héritier, qui se prévaut du soutien « d’une majorité de la famille royale », a dit au New York Times que nombre des personnalités placées en détention au Ritz-Carlton de Ryad après ce qui a été présenté comme un coup de filet anticorruption lui avaient maintenant prêté allégeance.

Selon lui, la quasi-totalité des personnes arrêtées ont par ailleurs donné leur accord pour un « arrangement » rendant à l’Etat une somme de 100 milliards de dollars considérée par les autorités judiciaires comme des gains mal-acquis.

« MBS », nouvel homme fort de l’Arabie saoudite, mène depuis moins de deux ans une politique de réformes drastiques sur le plan économique, social et sociétal qui bouleverse les habitudes dans ce royaume ultra-conservateur dont la moitié de la population a moins de 25 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 24 novembre 2017 18h05)                

Ghana: les milices font pression dans un climat post-électoral tendu

avril 11, 2017

Le président Nana Akufo-Addo, après avoir prêté serment, sur la Place de l’Indépendance à Accra, le 7 janvier 2017 / © AFP/Archives / CRISTINA ALDEHUELA

Le pas décidé, sans que rien ne semble les inquiéter, une vingtaine de jeunes Ghanéens du groupe Delta Force ont envahi un tribunal, menaçant la juge et libérant 13 de leurs camarades. Une scène récente qui inquiète dans un contexte post-électoral tendu.

Les élections de décembre dernier se sont déroulées dans le calme, à l’image de ce pays cité en exemple démocratique en Afrique de l’Ouest. Mais ces milices, soutenues par des hommes politiques locaux, font pression pour obtenir des avantages après leur mobilisation pendant la campagne présidentielle.

Lundi, l’ONU a dénoncé la montée des violences perpétrées par ces gangs de jeunes Ghanéens des quartiers, et a exprimé sa « préoccupation ».

Le chef du bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, s’est dit « consterné » face aux « actes d’impunité » perpétrés par les Delta Force, réputés proche du parti au pouvoir, le New Patriotic Party (NPP).

« Ces actes répréhensibles (…) sont les derniers d’une série d’incidents similaires depuis la fin des élections de décembre 2016 », affirme-t-il dans un communiqué, dénonçant les milices affiliées aux deux principaux partis politiques ghanéens.

Fin mars, 200 membres des Delta Force ont envahi les bureaux du nouveau coordinateur sécuritaire pour la région d’Ashanti, l’ont frappé, refusant sa nomination, sous prétexte qu’il « n’avait pas participé à la lutte » du parti pour remporter les élections.

Le candidat du NPP, Nana Akufo-Addo, a été élu face au sortant John Dramani Mahama à la présidentielle de décembre.

« Il y a beaucoup de pression sur le gouvernement du NPP pour sévir face aux violences », a déclaré à l’AFP Kwesi Koomson, du cabinet de conseil en analyse de risques Africa Practice, affirmant que ces incidents suscitaient une gronde populaire dans le pays.

Ces groupes, estimés à une vingtaine sur l’ensemble du territoire ne sont pas nouveaux. « Aluta Boys » (hommes de la lutte), Pentagon, Al Qaeda ou Al Jazeera, ils sont issus de la majorité pauvre et peu éduquée.

– intimidations –

Leur influence date de la fin des années 1970, selon Dr Kwesi Aning, chercheur pour le Centre International pour la Paix de Kofi Annan.

Ils sont financés par des partis ou des hommes d’influence locaux pour assurer leur sécurité, et ont été plusieurs fois accusé de mener des attaques et des intimidations contre les opposants, notamment en période électorale.

M. Aning suspecte que ce dernier incident ne soit survenu parce qu’ils n’ont pas reçu ce qu’on leur avait promis pendant la campagne.

« Ils font le sale travail, dans l’espoir de bénéficier du nouveau jeu politique en place. Mais si vous ne tenez pas vos promesses, notamment d’emploi, ils se sentent lésés et ils répliquent », poursuit le directeur de recherche.

Ces gangs locaux ont été particulièrement actifs dans de nombreux pays de la région, réputés plus instables, comme la Sierra Leone, le Liberia, la Côte d’Ivoire ou le Nigeria, conduisant à la formation de groupes armés et, parfois, à la guerre civile.

Il est très peu probable que le scénario se produise au Ghana, au climat politique traditionnellement calme. Mais le président Nana Akufo-Addo, en réponse aux remontrances des Nations unies, a promis de mettre fin à ces groupes, dont l’influence et l’impunité avec laquelle ils agissent ne cessent de grandir depuis le début des années 2000.

« Le président va devoir agir, et le seul moyen qu’il a de les combattre, c’est avec la police et l’armée. Cela peut engendrer de méchantes altercations », s’inquiète le Dr. Aning.

L’inspecteur de Police de Kumasi, Ken Yeboah, estime que les Delta Forces pourraient compter jusqu’à 1.000 membres, dispersés à travers la région d’Ashanti.

Ses hommes ont « déclaré la guerre contre les milices », assure-t-il à l’AFP, et 8 membres des Delta Forces ont été arrêtés et sont toujours incarcérés pour avoir aidé leurs camarades à s’enfuir, qui comparaissait devant la justice pour violences.

Les liens directs avec des politiciens n’ont jamais été directement prouvés, ni portés en justice, mais l’inspecteur assure que les jeunes « ont été utilisés (pendant la campagne qui a finalement porté leur parti au pouvoir), et maintenant ils se sentent négligés. »

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2017 16h31)

L’Iran met en garde Washington contre de « nouvelles tensions »

janvier 31, 2017

Téhéran – Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a mis en garde mardi les Etats-Unis en leur demandant de ne pas chercher de « prétexte » pour créer de « nouvelles tensions » à propos du programme de missiles balistiques de l’Iran.

« Nous espérons que la question du programme défensif de l’Iran (…) ne sera pas utilisé comme un prétexte » par la nouvelle administration américaine pour « provoquer de nouvelles tensions », a déclaré M. Zarif lors d’une conférence de presse avec son homologue français Jean-Marc Ayrault.

M. Zarif n’a ni confirmé ni infirmé qu’un tir de missile aurait été effectué lundi par l’Iran comme l’a affirmé Washington, qui a demandé la tenue mardi après-midi en urgence d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les relations entre Téhéran et Washington se sont tendues ces derniers jours avec la décision prise par le nouveau président Donald Trump d’interdire pour trois mois l’entrée aux Etats-Unis des Iraniens et des ressortissants de six autres pays.

Au cours de la conférence de presse, M. Ayrault a déclaré que la France avait fait part à plusieurs reprises de son inquiétude quant à « la poursuite des essais balistiques » par l’Iran. Ceux-ci « entravent le processus de restauration de la confiance mis en place par l’accord (nucléaire) de Vienne », a-t-il ajouté.

M. Zarif a insisté sur le fait que le programme balistique de l’Iran n’était pas « concerné » par l’accord nucléaire ni par la résolution 2231 du Conseil de sécurité qui l’a entériné. Les missiles iraniens « ne sont pas conçus pour porter des têtes nucléaires », a-t-il ajouté.

M. Ayrault a pour sa part rappelé que la France était « attachée à l’accord de Vienne » sur le programme nucléaire iranien et qu’elle souhaitait son « respect scrupuleux par tous les signataires ».

Le 16 janvier 2016, une grande partie des sanctions internationales frappant l’Iran avaient été levées en échange de la limitation de son programme nucléaire, conformément à l’accord signé six mois plus tôt par Téhéran d’une part, et six grands pays (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne).

Les intentions de M. Trump, qui avait promis pendant la campagne de « déchirer » cet accord, qu’il a qualifié de « stupide », suscitent cependant nombre d’interrogations. Lors d’un entretien téléphonique lundi, M. Trump et le roi Salmane d’Arabie saoudite se sont déclarés pour une « application rigoureuse » de l’accord de Vienne, sans plus de détails.

Tir de missile: l’UE demande à l’Iran de « ne pas accroître la méfiance »

Bruxelles – L’Union européenne, « inquiète », a exhorté mardi l’Iran à « ne pas accroître la méfiance », en réponse au tir d’un missile de moyenne portée effectué par Téhéran.

« L’UE réitère son inquiétude quant au programme de missiles iranien et exhorte l’Iran à s’abstenir de toute action susceptible d’accroître la méfiance, comme des essais de missiles balistiques », a indiqué une porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir mardi en urgence, à la demande de Washington, pour discuter du tir de missile de moyenne portée effectué par l’Iran, dénoncé par Israël.

Téhéran, qui n’a ni confirmé ni démenti ce tir, a répété mardi que ses missiles « ne sont pas conçus pour porter des têtes nucléaires » et mis en garde Washington, lui demandant de ne pas chercher de « prétexte » pour créer de « nouvelles tensions ».

La Russie a estimé que ce tir ne violait pas la résolution 2231 de l’Onu sur le nucléaire iranien et dénoncé la demande de réunir le Conseil de sécurité comme une tentative d' »envenimer la situation ».

La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault en visite à Téhéran, a rappelé avoir fait part à plusieurs reprises de son inquiétude quant à « la poursuite des essais balistiques » par l’Iran.

Les relations entre Téhéran et Washington se sont tendues ces derniers jours avec la décision prise par le nouveau président Donald Trump d’interdire pour trois mois l’entrée aux Etats-Unis des Iraniens et des ressortissants de six autres pays.

       

Romandie.com avec(©AFP / 31 janvier 2017 13h41)

Côte d’Ivoire : les évêques dénoncent un « climat délétère » et expriment leur inquiétude

janvier 25, 2017

Un militaire ivoirien à Abidjan en octobre 2015. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

Les évêques catholiques ivoiriens se disent « inquiets » face aux remous sociaux en Côte d’Ivoire, où les militaires ont récemment fait parler les armes et où la grève des fonctionnaires déclenchée le 9 janvier se durcit. Mercredi, ils ont dénoncé un « climat délétère qui risque de compromettre gravement tous les acquis enregistrés ».

« Nous, évêques catholiques de Côte d’Ivoire, marquons notre inquiétude devant les événements sociaux qui secouent notre pays : mécontentements des militaires, grèves des fonctionnaires et agents de l’État » a déploré l’épiscopat dans un communiqué publié mercredi 25 janvier.

« Sentiments de frustration et de révolte »

Les évêques déplorent également « un malaise social qui persiste au sein de la population (…) et de sentiments de frustration et de révolte qui habitent encore les cœurs de nombre d’Ivoiriens ».

« Tout ce climat délétère, si nous n’y prenons garde, risque de compromettre gravement tous les acquis enregistrés, fruits de nos efforts » ont-ils souligné, avant d’inviter la société ivoirienne à une rencontre « pour débattre de toutes les questions relatives à la sécurité, à la cherté de la vie, au chômage des jeunes, aux conditions de travail, à la situation salariale, etc ».

Climat social explosif 

Plus de deux semaines après le début de la grève des fonctionnaires, le climat social est explosif. Militaires, étudiants, fonctionnaires, pompiers : la grogne s’étend et se durcit. Mardi, les grévistes ont donc demandé une rencontre avec le président ivoirien Alassane Ouattara en vue « de décanter la situation bloquée ».

« Nous attendons une rencontre avec le président (Alassane Ouattara) ou au moins son vice-président (Daniel Kablan Duncan) afin d’établir un dialogue direct qui pourrait décanter la situation », avait déclaré à l’AFP Théodore Gnagna Zadi, président de la plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats de fonctionnaires. Selon lui, « le président ne s’est jamais prononcé sur la situation et cela est perçu comme un mépris. Il faut qu’il dise quelque chose vu l’état de la situation ».

Jeuneafrique.com avec AFP

L’Iran compare l’Arabie saoudite au groupe État islamique

janvier 4, 2016

Le guide suprême iranien affiche en une de son site une image qui assimile les bourreaux de l’EI à ceux qui ont exécuté un dignitaire chiite samedi.

Pyongyang : l’arrivée du porte-avions américain est une « provocation »

mai 12, 2013

 
Porte-avions américain en Corée du Sud

Porte-avions américain en Corée du Sud

Le porte-avions participera dans les prochains jours à des exercices conjoints des États-Unis et de la Corée du Sud, ce que condamne Pyongyang.

La Corée du Nord a dénoncé dimanche une « grave provocation » après l’arrivée la veille au large de la Corée du Sud d’un groupe naval de la marine américaine, conduit par le porte-avions Nimitz, pour de nouvelles manoeuvres. Le groupe comprend des destroyers et des navires de patrouille, avec à bord 64 avions, qui participeront dans les prochains jours à des exercices conjoints des États-Unis et de la Corée du Sud, deux semaines après la fin de leurs manoeuvres annuelles qui avaient provoqué la colère de Pyongyang.

La commission nord-coréenne pour la réunification pacifique de Corée, chargée des affaires intercoréennes, a dénoncé une « grave provocation militaire » susceptible d’aggraver les tensions.

Un vif regain de tension

« Ces exercices navals conjoints impliquant le plus moderne armement, dont un porte-avions nucléaire, constituent un chantage vicieux et démontrent que leur volonté de nous envahir a atteint un niveau irresponsable », a-t-elle indiqué. La Corée du Sud et les États-Unis avaient conclu le 30 avril des manoeuvres conjointes interarmées ayant mobilisé pendant deux mois l’armée sud-coréenne et environ un tiers des 28 500 soldats américains présents en Corée du Sud. Pyongyang avait condamné ces exercices annuels qu’il assimile à l’invasion de son territoire par le Sud avec l’appui des États-Unis.

La péninsule coréenne a connu un vif regain de tension après le tir réussi en décembre d’une fusée considérée par Séoul et ses alliés comme un missile balistique, suivi d’un troisième essai nucléaire en février, puis de nouvelles sanctions votées vendredi par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pyongyang a ensuite proféré des menaces de frappes et de guerre nucléaire et a déployé des lanceurs de missiles de portée variable le long de sa côte.

Le Point.fr

 

Tanzanie : une explosion dans une église fait au moins 30 blessés

mai 5, 2013

Une église en Afrique. Une église en Afrique. © AFP

Au moins 30 personnes ont été blessées, dont trois grièvement, selon la police, et une personne au moins serait décédée selon des témoins, lors d’une explosion dimanche dans une église à Arusha, dans le nord de la Tanzanie.

« Il y a 30 blessés, trois sont dans un état grave, et une personne a été arrêtée », a déclaré le chef de la police régionale Liberatus Sabas. La cause de l’explosion n’était pas connue dans l’immédiat.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Membe a affirmé sur son compte Twitter qu’il était « grandement choqué » par cet événement.

Pour l’instant, nous ne savons pas si c’est une bombe », a déclaré le préfet d’Arusha, Magesa Mulongo. « C’est un triste jour. Nos forces de sécurité sont mobilisées et les coupables seront arrêtés et traduits en justice », a-t-il ajouté.

Les tensions se sont accrues ces derniers mois entre les communautés chrétiennes et musulmanes de Tanzanie.

« Le fondamentalisme religieux est une réalité, mais le gouvernement ne fait rien », a déploré un député local, Godbless Lema, qui a qualifié les auteurs de l’explosion de « criminels ».

L’explosion a eu lieu aux abords d’une église catholique à Arusha, une ville fréquentée par les touristes qui visitent le parc national Serengeti et le Kilimandjaro, situés dans la région. La toute première messe venait d’être célébrée dans cette église très récemment construite.

« Panique »

« Quand l’explosion est survenue, il y a eu la panique, des gens couraient dans toutes les directions, marchaient les uns sur les autres, les enfants hurlaient et les femmes pleuraient », témoigne Viviana, qui fut secourue elle-même par son fils.

« J’ai vu une femme morte, écrasée, et je crois que ses deux enfants ont été pareillement tués », raconte une autre femme disant s’appeler Mariana.

Selon un journaliste de l’AFP, plusieurs blessés ont été conduits à l’hôpital, et la police a bloqué l’accès à l’église.

« Il y avait tant de gens, l’église était pleine, et les fidèles étaient assis sur des bancs à l’extérieur, c’était un grand jour de célébration », explique Jacob, taxi à moto, qui a assisté à la messe.

En février, un prêtre catholique avait été tué par balles dans l’archipel majoritairement musulman de Zanzibar, qui dépend de la Tanzanie.

Début avril, à Tunduma, dans l’extrême sud de la Tanzanie, la police avait dispersé avec des gaz lacrymogènes 200 chrétiens qui tentaient de brûler une mosquée, en raison d’un conflit sur l’abattage du bétail destiné aux boucheries, traditionnellement réservé aux musulmans.

Jeuneafrique.com avec AFP