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Libye : le ministre de l’Intérieur sort indemne d’une tentative d’assassinat

février 21, 2021
Le ministre de l’Intérieur libyen, Fathi Bachagha, lors d’une conférence de presse dans la capitale Tripoli, le 28 juillet 2020.

Le puissant ministre de l’Intérieur libyen, Fathi Bachagha, est sorti indemne dimanche d’une tentative d’assassinat près de Tripoli, selon son entourage, une attaque qui fait craindre une reprise des violences en plein effort pour une transition politique.

Fathi Bachagha fait partie du Gouvernement d’union nationale (GNA) sortant de Fayez al-Sarraj, basé dans la capitale Tripoli et reconnu par l’ONU. Il était fortement pressenti pour occuper le poste de Premier ministre par intérim, finalement revenu le 5 février à Abdel Hamid Dbeibah, dans le cadre d’un processus politique parrainé par l’ONU.

Le convoi de Fathi Bachagha a été la cible de balles tirées à partir d’une voiture blindée à Janzour, à une douzaine de kilomètres de Tripoli, a indiqué son entourage. « L’escorte de police qui suivait le ministre a riposté. Deux des assaillants ont été arrêtés, le troisième a été blessé et transféré à l’hôpital. Le ministre va bien. »

Poids lourd politique

Fathi Bachagha, un poids lourd de la politique locale, revenait d’une visite de routine au siège d’une nouvelle unité de sécurité qui dépend de son ministère, d’après la même source.

Désigné en 2018 ministre de l’Intérieur, ce cacique de 58 ans a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, tout en menant une diplomatie active.

Dix ans après le soulèvement appuyé par l’Otan qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est toujours minée par les luttes de pouvoir, divisée entre deux autorités rivales, sur fond d’ingérences étrangères. Le GNA à Tripoli et des autorités parallèles dans l’Est liées à l’homme fort Khalifa Haftar.

Sécurité précaire

Le 23 octobre, les deux camps rivaux avaient signé un accord de cessez-le-feu permanent avec « effet immédiat », après des discussions à Genève sous l’égide de l’ONU.

Le 5 février, outre le Premier ministre par intérim, un Conseil présidentiel transitoire de trois membres a été désigné par un forum politique libyen en Suisse, pour assurer la transition dans l’attente d’élections annoncées pour décembre.À LIRE Libye : Khalifa Haftar peut-il faire son retour ?

Mais la tentative d’assassinat est venue rappeler que la situation sécuritaire reste précaire. Elle survient également alors qu’une relance du dialogue politique a ravivé les espoirs d’une fin des divisions et des violences.

Anniversaire de la révolution

Le 17 février, les Libyens ont célébré à Tripoli et d’autres régions de l’ouest du pays le 10e anniversaire du début de la révolution ayant renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Les autorités de l’Est, région contrôlée par le maréchal Haftar, n’ont tenu aucune célébration, pas même à Benghazi, berceau de la révolution et deuxième ville du pays.

Les ingérences étrangères ont aidé à alimenter l’animosité et les violences. Le GNA, installé en 2016 à Tripoli au terme d’un fragile processus onusien, est appuyé par la Turquie. Son rival, pouvoir incarné par Khalifa Haftar et implanté en Cyrénaïque (est), est soutenu par les Emirats arabes unis, l’Egypte et la Russie.

Les Libyens sont eux appauvris, privés notamment des revenus des plus importantes réserves d’or noir d’Afrique. Leur quotidien est ponctué de pénuries de liquidités et d’essence, de coupures d’électricité, avec une inflation galopante.

Avec Jeune Afrique par AFP

Bénin : Ganiou Soglo blessé par balles dans une embuscade

février 6, 2021
Ganiou Soglo, au domicile de la famille Soglo à Cotonou, en juin 2016.

Le fils de l’ancien président Nicéphore Soglo, candidat à la présidentielle d’avril prochain, a été blessé par balles dans une attaque menée par des individus non identifiés. Il a été admis vendredi soir en soins intensifs.

Ganiou Soglo, l’un des 20 candidats à l’élection présidentielle du 11 avril, a été victime d’une attaque menée par des hommes armés non identifiés, peu avant 20h dans la soirée du vendredi 5 février.

Le fils de l’ancien président Nicéphore Soglo venait de quitter un meeting politique à Zinvié, près d’Abomey-Calavi, lorsque le véhicule dans lequel il se trouvait a été stoppé par des arbres bloquant la voie. Plusieurs individus – deux à trois hommes, selon le récit que le chauffeur a fait à un proche de Ganiou Soglo contacté par Jeune Afrique – ont fait irruption et ouvert le feu. Ganiou Soglo a été touché au thorax.

Des images tournées après l’attaque, que JA a pu visionner, montrent que les tirs ont ciblé l’arrière du véhicule, les deux vitres arrière portant les marques des impacts. Le chauffeur est parvenu à dégager la voiture et à prendre la fuite.

Nicéphore Soglo au chevet de son fils

D’abord admis en urgence à la clinique Mahouna de Cotonou, Ganiou Soglo a ensuite été transféré au centre national hospitalier universitaire Hubert Maga, où il a été placé en soins intensifs. Selon un proche joint dans la soirée du vendredi 5 février, « aucun organe vital n’a été touché, mais l’une des balles s’est logée près du cœur ».

Nicéphore Soglo s’est rendu dans la soirée au chevet de son fils, notamment accompagné de Joël Aïvo, candidat à la présidentielle pour le Front de la restauration de la démocratie.

Contacté par Jeune Afrique dans la soirée, le ministère de la Sécurité n’a pour l’heure pas officiellement réagi.

Ganiou Soglo, fils cadet de l’ancien président béninois, s’était mis en retrait de la vie politique de son pays plusieurs années durant après avoir été député et ministre.

Critique à l’égard du pouvoir

Ces derniers mois, il s’est à nouveau impliqué dans la sphère publique, multipliant les critiques à l’égard du pouvoir. Lundi 1er février, il a été l’un des premiers à déposer son dossier de candidature à la présidentielle d’avril prochain auprès de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Il a cependant fait le choix de ne pas présenter de colistier pour le poste de vice-président, pas plus qu’il n’a soumis le nombre de parrainages requis. Ganiou Soglo expliquait à Jeune Afrique, dans la matinée de vendredi, ne pas vouloir se plier aux règles issues des récentes réformes constitutionnelles. « Une réforme constitutionnelle de cette ampleur ne peut pas se décider entre quelques personnes, elle nécessite que le peuple s’exprime, qu’il y ait référendum », arguait-il, affirmant que « seule la Constitution de 1991 [était] légale ».

Avec Jeune Afrique par Matthieu Millecamps

France/Lyon: un prêtre orthodoxe blessé par balles, enquête ouverte pour «tentative d’assassinat»

octobre 31, 2020

L’auteur des faits est actuellement en fuite.

Une enquête pour «tentative d’assassinat» a été ouverte ce samedi 31 octobre par le parquet de Lyon, quelques heures après qu’un prêtre orthodoxe a été blessé par balles dans le 7e arrondissement de la capitale des Gaules. L’auteur des faits est actuellement en fuite, indique une source policière au Figaro.

Les faits sont survenus à 16 heures, alors que le prêtre, Nicolas K., âgé de 52 ans et père de trois enfants, fermait l’église orthodoxe grecque de l’Annonciation, dans le 7e arrondissement de Lyon. «Il s’est fait agresser par un homme seul qui lui a tiré dessus à deux reprises», poursuit la source policière.

Nicolas K., de nationalité grecque, a été touché à l’abdomen. Il était conscient lors de l’arrivée des secours, mais son pronostic vital est engagé. Les lieux ont été bouclés par les forces de l’ordre, qui recherchaient activement l’auteur de l’agression ce samedi soir.

Cellule de crise à Beauvau

Une cellule de crise a été ouverte au ministère de l’Intérieur, qui suit avec attention l’évolution de cette affaire. Le premier ministre Jean Castex, qui se trouvait à Rouen et Saint-Etienne du Rouvray, est rentré à Paris.

Les investigations sont menées par la direction interrégionale de la police judiciaire de Lyon. Le parquet de Lyon, en charge de l’affaire, reste en «étroit contact» avec le parquet national antiterroriste (PNAT), qui n’a pas été saisi. De son côté, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a déclaré qu’«aucune piste n'[était] écartée, aucune piste n'[était] privilégiée».

Joint par Le Figaro, Mgr Emmanuel Adamakis, métropolite de l’Eglise orthodoxe de France et président de la conférence des évêques orthodoxes de France, assure avoir été prévenu par le ministère de l’Intérieur. Il explique que le prêtre blessé devait prochainement quitter l’église de l’Annonciation pour rentrer en Grèce et y prendre une nouvelle charge. Il occupait toujours son logement de fonction.

Par Lefigaro avec AFP

France: Menacé de ne «plus voir» ses enfants, il s’attaque aux yeux de son ex-compagne

juillet 1, 2019

 

Un homme de 35 ans a été mis en examen pour tentative d’assassinat et écroué après avoir tenté de crever avec un couteau les yeux de son ex-compagne, qui l’avait selon lui menacé de ne «plus voir» ses enfants, ont indiqué ce lundi les parquets de Mont-de-Marsan et Dax. Opérée en urgence à Bordeaux, la jeune femme de 27 ans, mère de leurs trois enfants, aurait perdu son œil droit, le pronostic restant réservé concernant son œil gauche, a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Dax Jean-Luc Puyo.

Les faits ont eu lieu vendredi soir vers 22h30 dans la commune de Lit-et-Mixe dans les Landes, au domicile de la jeune femme, où l’homme a asséné une dizaine de coups de couteau à la victime. «Lors de ses auditions en garde à vue, a détaillé Jean-Luc Puyo, l’homme a expliqué que la jeune femme l’avait appelé pour l’injurier et lui dire qu’il ne verrait plus ses enfants. Il s’est rendu sur place et le ton est monté. Il a fait tomber la victime et il a expliqué que c’est à ce moment là qu’il a songé à lui crever les yeux, comme ça elle non plus ne pourrait plus voir ses enfants».

Au moment des faits, l’homme qui n’a pas pris la fuite et a été arrêté sur place par la gendarmerie à 2h30, était sous le coup d’un contrôle judiciaire après une altercation avec son ex-compagne quelques jours avant, qui lui avait valu une garde à vue. Écroué à Mont-de-Marsan, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité s’il est renvoyé aux assises sur le chef d’accusation de tentative d’assassinat. La jeune femme, séparée de son ex-conjoint depuis quelques semaines, n’a pas encore pu donner sa version des faits en raison de son état de santé.

Selon Sud-Ouest , l’homme avait déjà été placé en garde à vue et sous contrôle judiciaire par un juge des libertés plus tôt dans la semaine après deux altercations houleuses. Il avait interdiction de rentrer en contact avec la mère de ses enfants âgés de 3, 5 et 7 ans.

Chaque année en France, près de 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. En 2017, 109 femmes et 16 hommes sont morts victimes de la violence de leur partenaire ou de leur ex-partenaire, selon les derniers chiffres communiqués par le gouvernement. La page Facebook «Féminicides par compagnons ou ex» a recensé 70 décès de ce type depuis le début de l’année 2019. Un collectif de familles et proches de victimes de féminicides appelle à un rassemblement le 6 juillet à Paris pour «demander solennellement au président de la République d’être le premier homme politique français à mettre fin à ce massacre».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Congo: Jean-Dominique Okemba, échappe à un assassinat

janvier 16, 2018

 

 

Le numéro un du Conseil national de sécurité a échappé hier nuit sur la route de la frontière à une tentative d’assassinat contre sa personne. Des hommes armés se sont lancés à la poursuite de son véhicule et l’ont stoppé avant d’atteindre le rond-point Mouhoumi.

Brazzaville, la capitale du Congo devient risqué comme disent les Ivoiriens à cause du conflit des écuries déclenché par le même Jean Dominique Okemba et Jean François Ndenguet. Le limogeage du général Nianga Mbouala, suivi des perquisitions aux domiciles de certains officiers des forces armées et le bruit sur leur prochaine arrestation ne font qu’aggraver la situation.
Indexé par les accusés comme étant le principal instigateur de leur malheur, Jean Dominique Okemba semble devenir la cible d’un secteur de l’armée dont certains membres sans doute seraient rendu responsables d’avoir voulu attenter à sa vie.

Il est presque minuit quand Okemba quitte la présidence de la république pour rejoindre le domicile d’une de ses maîtresses au quartier Moukondo. Le cortège composé de deux véhicules 4×4 longe le boulevard Denis Sassou Nguesso avant de prendre l’avenue de la frontière qui mène à la base.

Sans doute bien informé de l’itinéraire du premier flic congolais, un taxi de marque Toyota dit « Benoît 16 » suit le cortège et le dépasse même.

Le carrefour de la base est le lieu idéal choisi par les assaillants pour l’embuscade. Quand le cortège de Jean Dominique Okemba s’approche du rond-point, son chauffeur remarque la présence du taxi les ayant dépassé plus tôt et avertit son chef qui lui demande de ralentir et laisser passer le deuxième véhicule.
Ce sont des rafales de kalachnikov qui ont cueilli le véhicule de la garde de JDO qui aussitôt a riposté, attirant l’attention de quelques habitants et militaires du GPC. Les assaillants se sont échappés empruntant la voie passant justement devant le camp GPC, devant la passivité des militaires postés devant l’entrée.

Selon l’un des proches de JDO ayant vécu cette tentative d’assassinat, il est clair que les éléments du GPC n’ont pas voulu arrêter les assaillants qui ont pris la fuite sous leurs yeux. La guerre des écuries vient juste de se déclencher à Brazzaville.

Sacer-infos.com

Haïti: tirs sur le cortège de l’ancien président Aristide (avocat)

mars 20, 2017

Port-au-Prince – Le cortège de Jean-Bertrand Aristide a été la cible de tirs lundi après-midi dans le centre-ville de la capitale haïtienne Port-au-Prince après que l’ancien président a répondu à une convocation judiciaire en qualité de témoin, selon un de ses avocats.

« Le cortège a essuyé des tirs et c’est assimilable à une tentative d’assassinat », a déclaré à l’AFP Mario Joseph, l’un des avocats de l’ancien président.

« Les tirs ont été vers la portière arrière où se trouvait M. Aristide. Il est indemne mais une personne est blessée et reçoit des soins à l’hôpital », a-t-il précisé.

Forcé de quitter le pouvoir et le pays en 2004, Jean-Bertrand Aristide, 63 ans, n’a fait que de très rares apparitions publiques depuis son retour d’exil en Afrique du Sud en 2011. Il n’était ainsi pas présent aux obsèques de son ancien Premier ministre René Préval le 11 mars, une absence remarquée.

Lundi matin, celui qui est surnommé « Titid » est sorti de l’ombre pour répondre en tant que témoin à une convocation d’un juge qui enquête sur un dossier de blanchiment d’avoirs dont est soupçonné un chef de sécurité de l’ancien président.

« Jean-Bertrand Aristide a répondu aux questions du juge instructeur. Il a dit ce qu’il sait », a expliqué Me Joseph à l’issue de l’interrogatoire qui a duré plus de deux heures.

La sortie de l’ancien président a été saluée par des centaines de ses partisans qui ont manifesté devant le parquet de Port-au-Prince. A l’issue du rendez-vous avec le juge, le cortège de Jean-Bertrand Aristide a été suivi dans les rues du centre-ville de la capitale par une majorité de ces manifestants.

Treize ans après son départ forcé du pouvoir, Jean-Bertrand Aristide reste la personnalité politique qui suscite le plus de réactions en Haïti.

Celui qui a été le premier président haïtien élu au suffrage universel ne laisse personne indifférent: adulé par la majorité des habitants des quartiers les plus pauvres, l’ancien prêtre des bidonvilles est considéré par d’autres comme le responsable de l’instabilité politique et de l’insécurité dans la capitale.

Elu président en 1991 lors de la première élection après la chute de la dictature duvaliériste, Jean-Bertrand Aristide avait été renversé par un coup d’Etat militaire sept mois après sa prise de fonction.

Après trois ans d’exil aux Etats-Unis, il avait laissé le pouvoir en 1996. La Constitution empêchant à un président d’effectuer deux mandats consécutifs, c’est son premier ministre René Préval qui lui avait succédé.

Jean-Bertrand Aristide avait entamé son second mandat de cinq ans en 2001 mais avait été poussé à l’exil en février 2004 par d’importantes manifestations populaires et une rébellion armée.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mars 2017 23h03)                   

Egypte: l’ex-mufti Ali Gomaa échappe à une tentative d’assassinat

août 5, 2016

Le Caire – L’ex-mufti d’Egypte Ali Gomaa a échappé vendredi à une tentative d’assassinat, près de chez lui en banlieue du Caire, dans laquelle son garde du corps a été blessé, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Agé de 64 ans, M. Gomaa a été mufti d’Egypte pendant une décennie jusqu’en 2013. Il avait fortement soutenu la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi cette même année et la répression meurtrière de ses partisans.

L’ancien mufti se rendait dans une mosquée proche de son lieu de résidence dans la commune du 6-Octobre quand les assaillants cachés dans un jardin ont ouvert le feu, selon le ministère de l’Intérieur.

Des échanges de tirs ont opposé ses gardes du corps aux assaillants qui ont fini par prendre la fuite, a-t-on ajouté de même source, faisant état d’un blessé léger parmi les gardes du corps.

Ali Gomaa a par la suite déclaré à la télévision d’Etat s’être caché derrière une mosquée quand les tirs ont commencé.

J’ai conduit la prière du vendredi, pour envoyer un message à ces gens là qui selon lui veulent semer la peur, a-t-il dit dans un entretien téléphonique à la télévision.

Connu pour sa modération en matière de religion, Ali Gomaa est resté l’un des savants de l’islam les plus en vue en Egypte.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2016 14h50)

Mozambique: le leader de l’opposition échappe à des tirs contre son convoi

septembre 13, 2015

Maputo – Le leader d’opposition du Mozambique Afonso Dhlakama a échappé indemne à des tirs qui ont touché son convoi samedi soir, dénonçant une attaque ciblée de la police, qui a démenti.

Dans un premier temps, un inspecteur de police de la province de Manica (centre) a expliqué dimanche que les tirs venaient de policiers mais ne visaient pas le convoi du leader de l’ancienne rébellion de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo).

La police a ordonné à une voiture (qui ne faisait pas partie du convoi de la Renamo) de s’arrêter pour un contrôle de routine. Mais la voiture ne s’est pas arrêtée, donc la police a ouvert le feu, a déclaré l’inspecteur Manuel Lourenço. Cependant un convoi de la Renamo passait par là et il a reçu des balles, a-t-il ajouté.

La voiture transportant M. Dhlakama a échappé aux tirs, qui ont touché les trois véhicules la suivant dans le convoi. Trois personnes ont été blessées, d’après un journaliste local, témoin de l’attaque.

Dans un deuxième temps dimanche après-midi, le commandant de la police de la province de Manica, Armando Mude, a contredit la version de son subalterne et nié toute implication des forces de l’ordre dans l’attaque.

Les tirs provenaient d’individus non identifiés, a déclaré à l’AFP le commandant Mude, ajoutant qu’il n’avait connaissance d’aucun membre de la Renamo admis dans un des hôpitaux de la province.

Afonso Dhlakama a réfuté ces explications et affirmé qu’il a été délibérément visé.

Cette attaque était planifiée, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse quelques heures après l’incident, ont rapporté les médias locaux. Derrière, il y a le Frelimo, le parti au pouvoir.

Ancienne rébellion dans la longue guerre civile mozambicaine (1976-1992), la Renamo s’était à l’époque alliée à l’Afrique du Sud de l’apartheid pour lutter contre le pouvoir du Frelimo marxiste.

En 2013 et en 2014, la Renamo, dont les hommes armés n’ont toujours pas été démobilisés, n’avait pas hésité à reprendre les armes pour asseoir ses revendications par des opérations de guérilla larvée, paralysant le centre du pays.

Afonso Dhlakama est sorti de la clandestinité à la faveur des élections présidentielle et législatives d’octobre 2014, qui ont vu son parti remporter plus d’un tiers des suffrages et entamer l’hégémonie du Frelimo, qui dirige le pays depuis 1975.

La Renamo ne reconnaît pas sa défaite aux élections d’octobre 2014, ce qui ne l’empêche pas d’être revenue siéger au Parlement.

Malgré le cessez-le-feu conclu en septembre 2014 entre la Renamo et l’armée, des escarmouches continuent de se produire dans la province de Tete (centre).

Romandie.com avec(©AFP / 13 septembre 2015 17h27)

Exécution de 4 autres condamnés à mort pour terrorisme au Pakistan

décembre 21, 2014

Quatre condamnés à mort pour terrorisme ont été exécutés au Pakistan, dimanche, a annoncé un responsable pakistanais. Ces exécutions sont intervenues après les deux pendaisons de vendredi qui avaient mis fin à un moratoire en vigueur depuis 2008 sur les exécutions de civils.

Islamabad avait décrété la fin de ce moratoire pour les cas de terrorisme juste après l’attaque mardi d’une école de Peshawar (nord-ouest) par un commando de rebelles talibans, un carnage qui a coûté la vie à 149 personnes, dont 133 écoliers.

Les quatre hommes « ont été pendus pour une tentative d’assassinat du général Pervez Musharraf », l’ancien homme fort du Pakistan, a dit, sans autres précisions, un responsable pénitentiaire à Faisalabad, dans la province orientale du Pendjab. Deux autres condamnés avaient pour leur part été exécutés vendredi soir à la prison de Faisalabad.

Une attaque en 2009
L’un des suppliciés de vendredi, appelé « le docteur Usman » avait été condamné à mort après avoir été reconnu coupable d’avoir planifié la sanglante attaque en 2009 d’un commando taliban contre le siège de l’armée à Rawalpindi, près de la capitale Islamabad, et d’y avoir participé.

Le second s’était vu, lui, infliger la peine capitale pour avoir participé à une tentative d’assassinat en 2003 du général Pervez Musharraf, alors au pouvoir.

Selon des sources concordantes, le Pakistan, pays de 200 millions d’habitants, compte près de 8000 condamnés à mort, la plupart ayant épuisé tous les recours. Plus de 500 d’entre eux l’ont été pour des affaires de terrorisme, précise le gouvernement, et sont donc potentiellement concernés par la fin du moratoire.

Romandie.com

Malawi: un ex-ministre arrêté dans une enquête sur une tentative d’assassinat

novembre 8, 2013

L’ex-ministre de la Justice du Malawi Ralph Kasambara a été arrêté jeudi soir dans l’enquête sur la tentative d’assassinat d’un haut-fonctionnaire des Finances chargé de la lutte anti-corruption, a-t-on appris auprès de la police vendredi.

« Je confirme l’arrestation de M. Kasambara hier (jeudi) soir car il est un suspect et nous voulons vérifier son implication dans la fusillade », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police nationale, Kelvin Maigwa, en référence à la tentative d’assassinat dont Paul Mphwiyo, un directeur du budget du ministère des Finances, a été victime devant son domicile en septembre.

M. Kasambara, déjà ministre dans le précédent gouvernement du président Bingu wa Mutharika décédé en avril 2012, est le quatrième suspect arrêté dans cette affaire qui a failli coûté la vie à M. Mphwiyo, hospitalisé en Afrique du Sud après la fusillade.

Nommé ministre en 2009, M. Kasambara était aussi procureur général du pays sous M. Mutharika.

Le Malawi est secoué depuis octobre par un énorme scandale de corruption qui a conduit la présidente Joyce Banda à limoger tout son gouvernement en octobre après la révélation de malversations éclaboussant des fonctionnaires au plus haut sommet de l’Etat.

Si la plupart des ministres ont finalement gardé leur poste dans le nouveau cabinet, elle en a définitivement remercié quatre, dont celui des Finances et de la Justice.

Le Malawi souffre de longue date d’un problème de corruption. La justice locale estime qu’environ un tiers du budget national est gaspillé en raison de fraudes diverses et variées.

Mais l’arrestation en chaîne depuis fin septembre de dix fonctionnaires accusés de malversations, dont le chef comptable des services de la présidence, a déclenché la colère des pays donateurs, qui contribuent à hauteur de 40% au budget national.

Une somme d’environ 150 millions de dollars est en jeu ces jours-ci, dont une partie ne peut pas être versée faute de remplir les critères éthiques de certains donateurs.

Jeuneafrique.com avec AFP