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Mozambique: le leader de l’opposition échappe à des tirs contre son convoi

septembre 13, 2015

Maputo – Le leader d’opposition du Mozambique Afonso Dhlakama a échappé indemne à des tirs qui ont touché son convoi samedi soir, dénonçant une attaque ciblée de la police, qui a démenti.

Dans un premier temps, un inspecteur de police de la province de Manica (centre) a expliqué dimanche que les tirs venaient de policiers mais ne visaient pas le convoi du leader de l’ancienne rébellion de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo).

La police a ordonné à une voiture (qui ne faisait pas partie du convoi de la Renamo) de s’arrêter pour un contrôle de routine. Mais la voiture ne s’est pas arrêtée, donc la police a ouvert le feu, a déclaré l’inspecteur Manuel Lourenço. Cependant un convoi de la Renamo passait par là et il a reçu des balles, a-t-il ajouté.

La voiture transportant M. Dhlakama a échappé aux tirs, qui ont touché les trois véhicules la suivant dans le convoi. Trois personnes ont été blessées, d’après un journaliste local, témoin de l’attaque.

Dans un deuxième temps dimanche après-midi, le commandant de la police de la province de Manica, Armando Mude, a contredit la version de son subalterne et nié toute implication des forces de l’ordre dans l’attaque.

Les tirs provenaient d’individus non identifiés, a déclaré à l’AFP le commandant Mude, ajoutant qu’il n’avait connaissance d’aucun membre de la Renamo admis dans un des hôpitaux de la province.

Afonso Dhlakama a réfuté ces explications et affirmé qu’il a été délibérément visé.

Cette attaque était planifiée, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse quelques heures après l’incident, ont rapporté les médias locaux. Derrière, il y a le Frelimo, le parti au pouvoir.

Ancienne rébellion dans la longue guerre civile mozambicaine (1976-1992), la Renamo s’était à l’époque alliée à l’Afrique du Sud de l’apartheid pour lutter contre le pouvoir du Frelimo marxiste.

En 2013 et en 2014, la Renamo, dont les hommes armés n’ont toujours pas été démobilisés, n’avait pas hésité à reprendre les armes pour asseoir ses revendications par des opérations de guérilla larvée, paralysant le centre du pays.

Afonso Dhlakama est sorti de la clandestinité à la faveur des élections présidentielle et législatives d’octobre 2014, qui ont vu son parti remporter plus d’un tiers des suffrages et entamer l’hégémonie du Frelimo, qui dirige le pays depuis 1975.

La Renamo ne reconnaît pas sa défaite aux élections d’octobre 2014, ce qui ne l’empêche pas d’être revenue siéger au Parlement.

Malgré le cessez-le-feu conclu en septembre 2014 entre la Renamo et l’armée, des escarmouches continuent de se produire dans la province de Tete (centre).

Romandie.com avec(©AFP / 13 septembre 2015 17h27)

Exécution de 4 autres condamnés à mort pour terrorisme au Pakistan

décembre 21, 2014

Quatre condamnés à mort pour terrorisme ont été exécutés au Pakistan, dimanche, a annoncé un responsable pakistanais. Ces exécutions sont intervenues après les deux pendaisons de vendredi qui avaient mis fin à un moratoire en vigueur depuis 2008 sur les exécutions de civils.

Islamabad avait décrété la fin de ce moratoire pour les cas de terrorisme juste après l’attaque mardi d’une école de Peshawar (nord-ouest) par un commando de rebelles talibans, un carnage qui a coûté la vie à 149 personnes, dont 133 écoliers.

Les quatre hommes « ont été pendus pour une tentative d’assassinat du général Pervez Musharraf », l’ancien homme fort du Pakistan, a dit, sans autres précisions, un responsable pénitentiaire à Faisalabad, dans la province orientale du Pendjab. Deux autres condamnés avaient pour leur part été exécutés vendredi soir à la prison de Faisalabad.

Une attaque en 2009
L’un des suppliciés de vendredi, appelé « le docteur Usman » avait été condamné à mort après avoir été reconnu coupable d’avoir planifié la sanglante attaque en 2009 d’un commando taliban contre le siège de l’armée à Rawalpindi, près de la capitale Islamabad, et d’y avoir participé.

Le second s’était vu, lui, infliger la peine capitale pour avoir participé à une tentative d’assassinat en 2003 du général Pervez Musharraf, alors au pouvoir.

Selon des sources concordantes, le Pakistan, pays de 200 millions d’habitants, compte près de 8000 condamnés à mort, la plupart ayant épuisé tous les recours. Plus de 500 d’entre eux l’ont été pour des affaires de terrorisme, précise le gouvernement, et sont donc potentiellement concernés par la fin du moratoire.

Romandie.com

Malawi: un ex-ministre arrêté dans une enquête sur une tentative d’assassinat

novembre 8, 2013

L’ex-ministre de la Justice du Malawi Ralph Kasambara a été arrêté jeudi soir dans l’enquête sur la tentative d’assassinat d’un haut-fonctionnaire des Finances chargé de la lutte anti-corruption, a-t-on appris auprès de la police vendredi.

« Je confirme l’arrestation de M. Kasambara hier (jeudi) soir car il est un suspect et nous voulons vérifier son implication dans la fusillade », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police nationale, Kelvin Maigwa, en référence à la tentative d’assassinat dont Paul Mphwiyo, un directeur du budget du ministère des Finances, a été victime devant son domicile en septembre.

M. Kasambara, déjà ministre dans le précédent gouvernement du président Bingu wa Mutharika décédé en avril 2012, est le quatrième suspect arrêté dans cette affaire qui a failli coûté la vie à M. Mphwiyo, hospitalisé en Afrique du Sud après la fusillade.

Nommé ministre en 2009, M. Kasambara était aussi procureur général du pays sous M. Mutharika.

Le Malawi est secoué depuis octobre par un énorme scandale de corruption qui a conduit la présidente Joyce Banda à limoger tout son gouvernement en octobre après la révélation de malversations éclaboussant des fonctionnaires au plus haut sommet de l’Etat.

Si la plupart des ministres ont finalement gardé leur poste dans le nouveau cabinet, elle en a définitivement remercié quatre, dont celui des Finances et de la Justice.

Le Malawi souffre de longue date d’un problème de corruption. La justice locale estime qu’environ un tiers du budget national est gaspillé en raison de fraudes diverses et variées.

Mais l’arrestation en chaîne depuis fin septembre de dix fonctionnaires accusés de malversations, dont le chef comptable des services de la présidence, a déclenché la colère des pays donateurs, qui contribuent à hauteur de 40% au budget national.

Une somme d’environ 150 millions de dollars est en jeu ces jours-ci, dont une partie ne peut pas être versée faute de remplir les critères éthiques de certains donateurs.

Jeuneafrique.com avec AFP

Guinée : qui a voulu tuer Alpha Condé ?

juillet 29, 2011

Dans la nuit du 18 au 19 juillet, la résidence privée du chef de l’État a été attaquée par des groupes armés. Qui sont ces assaillants, et qui a des raisons d’en vouloir au président ? Récit d’une journée où tout aurait pu basculer.

Conakry, mardi 19 juillet, 1 heure du matin. Dans le quartier de Kipé, commune de Ratoma, non loin de la mer, un coup de feu déchire la nuit. Depuis que les militaires ont quitté le pouvoir, à la fin de 2010, ce genre de tirs isolés ne fait plus partie du quotidien. Pourtant, il ne surprend guère les riverains et les occupants de la résidence du président, Alpha Condé. En effet, la police et la gendarmerie, qui assurent désormais le maintien de l’ordre, ont souvent recours à des méthodes expéditives contre des braqueurs. Le tir est parti d’un groupe de militaires. Réunis sur la plage, ils attendent l’ordre d’attaquer le domicile du président, situé à 800 m de là. La veille, des soldats ont été arrêtés en possession d’armes qu’ils avaient camouflées dans des sacs de charbon, ainsi que de tracts fustigeant l’action politique d’Alpha Condé.

3 h 10. Le commandant Alpha Oumar Barry, alias AOB, ex-aide de camp du général Lansana Conté, descend d’un 4×4 militaire en provenance du quartier populaire de Bambeto, voisin de Kipé. Il est en tenue de camouflage. Derrière lui, un soldat porte son fusil-mitrailleur. AOB s’approche des deux sentinelles du poste avancé, à 100 m du domicile présidentiel, au carrefour de l’artère principale de Kipé et de la rue Hô-Chi-Minh. « Bonsoir les gars, on est ensemble », leur lance-t-il. Aussitôt, un autre 4×4, civil celui-là, arrive en trombe depuis la plage et s’arrête à 10 m du poste avancé. Des hommes en treillis, armés jusqu’aux dents, en descendent. Les sentinelles flairent le danger. L’une d’elles tire en l’air pour alerter ses camarades. Le compagnon d’AOB tire à son tour, visant un transformateur électrique. Le secteur est plongé dans le noir. C’est le début des hostilités. Les assaillants affluent par groupes de six à huit, les uns à pied, les autres à bord d’une demi-douzaine de 4×4.

La résidence privée d’Alpha Condé est située sur une pente. À sa gauche, une école privée. Entre cette école et la résidence, une trentaine de soldats dorment sous une tente. En face, derrière une maison inhabitée, un premier immeuble en construction, dont les assaillants prennent possession. Sur la droite, à côté de la demeure d’un couple d’expatriés, au carrefour où se trouve le poste avancé, un second immeuble en travaux sert également d’abri aux rebelles. Un groupe monte au premier étage. En ligne de mire, la résidence présidentielle, bâtie sur 400 m2 et sur trois niveaux. De leur abri, les assaillants distinguent nettement la fenêtre de la chambre d’Alpha Condé. Ils semblent bien connaître les lieux et savoir où tirer.

Le président s’est installé dans cette résidence au lendemain de son investiture, le 21 décembre 2010. Pour des raisons mêlant superstition et caprice, aucun des successeurs de Sékou Touré n’a souhaité résider à Sékoutoureya, le palais présidentiel, situé dans la presqu’île de Kaloum et bien mieux protégé. Ignorant les conseils des experts en sécurité, Alpha Condé a choisi Kipé : « Je suis un homme du peuple. C’est le peuple et Dieu qui me protègent », a-t-il expliqué un jour à un officier des Nations unies. Ses deux aides de camp ont pris leurs quartiers dans une maison annexe, jouxtant le garage à ciel ouvert où stationnent six véhicules, dont le Hummer jaune de campagne de l’ex-candidat du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG, parti au pouvoir).

Les commandants Moriba Camara et Mory Kourouma sont réveillés par les tirs de sommation. Promptement, ils distribuent des armes et des munitions à leurs hommes. Bérets rouges du Bataillon (d’élite) autonome des troupes aéroportées (Bata) et éléments de la garde rapprochée civile du président, ils sont une centaine. Alpha Condé est présent. Mais, pour des raisons de sécurité, il dort depuis quelques jours dans une autre chambre, moins exposée. Réveillé, il allume son ordinateur et regarde les images que lui renvoient les caméras de surveillance. La cour de sa résidence grouille d’hommes en armes. Très calme, il s’empare de ses trois téléphones portables et passe une série de coups de fil.

3 h 40. Une salve tirée par un lance-roquettes antichar fuse de l’immeuble en travaux et endommage la clôture de la demeure des expatriés. L’utilisateur de cette arme lourde, l’adjudant-chef mutin Lama, a manœuvré trop vite. La puissance de son propre tir lui arrache le bras droit. À l’intérieur de la résidence, les moyens de défense sont limités. « Nous n’avions que des fusils mitrailleurs AK 47 et des pistolets automatiques », assure Moriba Camara. Les assaillants, eux, utilisent des armes lourdes. Les deux aides de camp et les responsables de la garde civile rapprochée du président forment un bouclier humain autour du chef de l’État. La première dame est absente. Elle réside habituellement à Mafanco (commune de Matam), dans la première résidence de l’ex-opposant historique, non loin du marché principal de Madina. Les soldats font descendre le président au rez-de-chaussée et le font passer dans la maison annexe. Pendant ce temps, les tirs se concentrent sur sa chambre vide. L’objectif est clair : tuer Alpha Condé.

3 h 50. Un obus de 20 mm souffle la fenêtre de la chambre. L’armoire est pulvérisée, une partie du plafond arrachée. Il n’y a pas encore de renforts. Le camp Alpha-Yaya-Diallo, situé à Gbessia, à quelques encablures de l’aéroport, n’est pourtant pas loin : à moins de dix minutes en pick-up. Certains évoquent une défaillance de communication, d’autres des complicités internes. Une chose est sûre : depuis que Condé a décidé de renvoyer tous les militaires dans les casernes, les procédures ont changé. « Avant de partir en intervention, les soldats doivent en avoir reçu l’ordre. Cette nuit-là, manifestement, certains généraux dormaient ou avaient volontairement fermé leurs téléphones portables », commente un diplomate à Conakry.

À 4 heures, constatant que leur attaque se heurte à une résistance « héroïque » – dixit Condé –, les assaillants changent de tactique. Un groupe monte au deuxième étage de l’immeuble en travaux et tire une roquette. Nouvelle cible : le portail d’entrée de la résidence. Au passage, Bakary Oulen Camara, l’un des fidèles gardes du corps du président, est tué. Un gros trou se forme à côté du portail. Avec leurs fusils à lunette, les rebelles tentent des frappes chirurgicales. La résistance ne faiblit pas pour autant, en dépit des blessés de plus en plus nombreux.

4 h 5. Une dernière salve touche la poudrière située dans la cour. Batourou Doumbouya, l’une des quatre jeunes femmes membres de la garde civile rapprochée présente sur les lieux, est atteinte aux jambes (elle sera évacuée deux jours plus tard sur Rabat) et il n’y a pas de médecin pour prendre en charge les blessés. Des deux fronts – en face et à droite de la résidence –, les tirs se concentrent toujours sur le portail et la chambre.

Des renforts arrivent enfin. Une colonne de pick-up chargés de dizaines de soldats du Bata fonce vers la résidence. De Kindia (à 135 km de Conakry), la deuxième compagnie du bataillon commando Samoroya se met en route. Alertés, les assaillants commencent à lâcher prise. Touché aux pieds, le commandant AOB est immobilisé à quelques mètres de la résidence. Au terme d’une course-poursuite, son véhicule sera retrouvé à Kaloum. Dans le coffre, des munitions, des fusils-mitrailleurs, un lance-missiles, un sac de riz, des amulettes et de la drogue. Il est 6 heures du matin. Le ratissage a déjà permis de capturer une dizaine d’assaillants et de découvrir deux morts parmi eux.

9 heures. Le président s’adresse à la nation, depuis son domicile ravagé. À ses côtés, Mohamed Saïd Fofana, le Premier ministre, presque tous les membres du gouvernement, ainsi que Rabiatou Serah Diallo, la présidente du Conseil national de transition (organe législatif provisoire), et Facinet Touré, le médiateur de la République. Le discours d’apaisement d’Alpha Condé tempère bien des ardeurs. Dans un pays marqué par des clivages ethniques, certains membres des principales communautés commencent déjà à s’accuser mutuellement, prêts à en découdre. Le général Nouhou Thiam, ex-chef d’état-major sous Sékouba Konaté, est appréhendé dans la matinée à son domicile. Il était en délicatesse avec le président depuis plusieurs mois. « Il m’a dit un jour devant témoins : “Toi, si je veux, je peux te bombarder, et il n’y aura rien”, indique Moriba Camara, l’aide de camp du président. On a été effectivement bombardés. »

Sept mois de crispations

Quelques jours à peine après son investiture, fin décembre 2010, le président Alpha Condé a été confronté aux premières manifestations de populations privées d’eau et d’électricité, et frappées de plein fouet par la hausse des prix des denrées alimentaires.

Au cours des derniers mois, organisations de la société civile, syndicats et surtout partis de l’opposition ont souvent critiqué des entraves à la liberté d’expression, l’absence de cadre de concertation et la volonté du pouvoir de reprendre le recensement des électeurs avant les législatives prévues pour la fin de 2011.

L’action du gouvernement de Mohamed Saïd Fofana peine à répondre aux exigences des Guinéens, et les attaques récentes du président Condé contre Papa Koly Kourouma, le ministre de l’Énergie et de l’Environnement, accusé d’incompétence, et contre Jean Marc Telliano, son homologue de l’Agriculture, soupçonné de malversations financières, ont ajouté au climat de crispation. Surtout parmi les Forestiers, communauté d’où ces ministres sont issus, tout comme Moussa Dadis Camara, l’ex-chef de la junte.

Cécile Sow, à Dakar

Midi. Au moment où la sécurité présidentielle croit avoir la situation en main et où le président reçoit des hôtes à sa résidence, dont Jean Graebling, l’ambassadeur de France, le commandant Sidiki Camara, ancien aide de camp de Sékouba Konaté, débarque, flanqué de cinq soldats. « De Gaulle », comme on le surnomme, offre ses services à la garde présidentielle. Celle-ci trouve la démarche suspecte et lui réclame son ordre de mission. Il n’en a pas. Le ton monte. S’ensuit une explication à l’arme automatique. Le garde du corps de François Lonseny Fall, le secrétaire général de la présidence, prend une balle à bout portant. Il décédera quelques heures plus tard. De Gaulle est mis aux arrêts. Ainsi que, plus tard, le lieutenant-colonel Mamadouba Bondabon Camara, le capitaine Mamadou Diallo et cinquante-deux autres militaires et civils. Parmi ces derniers, plusieurs figures de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le parti du principal opposant, Cellou Dalein Diallo – à Dakar au moment des faits –, dont son numéro deux, Oury Bah.

Pour Alpha Condé, pas de doute : c’était une tentative d’assassinat. Motif ? « Le président a asséché la plupart des circuits de corruption. Or, des chefs militaires favorisaient des contrats fictifs ou réels et pouvaient toucher jusqu’à 10 milliards de francs guinéens (environ 1 million d’euros) de commissions. D’autres trafiquaient sur les stocks de carburant et les importations de riz. D’autres encore contrôlaient des opérations d’achat d’armes, avec leurs cortèges de rétrocommissions », explique François Lonseny Fall, qui ajoute : « Il y a aussi des civils. Voyez en ville, beaucoup de chantiers sont arrêtés. Il y a eu des marchés surréalistes passés avec des entrepreneurs ou de pseudo-entrepreneurs. Et puis l’unicité des caisses de l’État et la sécurisation de la fabrication des billets de banque n’ont pas fait que des heureux. »

Il semble qu’Alpha Condé ait entrepris de s’attaquer à des « ennemis » – selon ses propres termes – qu’il a peut-être sous-estimés. Les cent quarante-sept impacts de balles, les trois cratères de roquettes, bien visibles sur sa résidence, sont là pour lui rappeler qu’avant lui, Sékou Touré qu’il a combattu, Lansana Conté dont il a été le farouche opposant, et Moussa Dadis Camara qu’il a vivement critiqué, ont échappé à des tentatives d’assassinat. Tous trois en sont sortis indemnes et ont été des dictateurs. Alpha Condé assure qu’il n’en sera pas ainsi de lui. Le déroulement de l’information judiciaire ouverte par le parquet de Conakry, que le collectif des partis politiques de l’opposition veut « indépendante », sera à cet égard suivi de près.
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Jeuneafrique.com par André Silver Konan, envoyé spécial à Conakry