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Guinée équatoriale : des bolides de Teodorin Obiang vendus aux enchères en Suisse

septembre 29, 2019

Une Lamborghini Veneto Roadster ayant appartenu à l’Equato-Guinéen Teodorin Obiang exposée à Chéserex (Suisse) le 28 septembre 2019/ © AFP – Fabrice COFFRINI

Vingt-cinq bolides du fils du président de Guinée équatoriale sont mis aux enchères dimanche en Suisse. Ils avaient été saisis par la justice genevoise dans une enquête pour blanchiment d’argent.

L’estimation globale est d’au moins 18,5 millions de francs suisses (plus de 17 millions d’euros).

« C’est une vente exceptionnelle. C’est une collection privée de supercars, avec des kilométrages extrêmement limités, parfois de livraison », a déclaré Philip Kantor, directeur du département Automobiles Europe de la maison britannique Bonhams, qui organise les enchères.

Sept Ferrari, trois Lamborghini, cinq Bentley, une Maserati et une McLaren sont parmi les véhicules proposés à la vente, qui se déroule dans un club de golf proche de Genève.

Les lots les plus chers sont deux hypercars qui furent dévoilées au salon de l’automobile de Genève en 2013: une Lamborghini Veneno Roadster blanc cassé, évaluée entre 4,8 et 5,7 millions d’euros, et une Ferrari jaune (hybride), estimée entre 2,4 et 2,6 millions d’euros.

Qu’ils soient rouges, blancs ou jaunes, tous ces bolides ont en commun d’avoir appartenu à Teodorin Obiang, vice-président de la Guinée équatoriale.

Procédure pénale

Parmi les lots proposés, une Aston Martin One-77 rouge de 2011, évaluée entre 1,3 et 1,7 million d’euros, possède une mention gravée sur son entrée de porte spécifiant « Construite à la main en Angleterre pour Theodore N’Guema Obiang Mangue ».

Ces voitures ont également en commun d’avoir été confisquées par la justice genevoise après l’ouverture en 2016 d’une procédure pénale à l’encontre de Teodorin Obiang, et de deux autres personnes, pour « blanchiment d’argent et gestion déloyale des intérêts publics ».

La procédure a finalement été classé en février, la justice genevoise et les autorités équato-guinéennes s’étant mis d’accord pour que les voitures soient vendues et que le produit de la vente soit affecté à un programme à caractère social en Guinée équatoriale.

Le pays a aussi accepté de verser à Genève 1,3 million de francs suisses (1,4 million d’euros) pour couvrir notamment les frais de procédure.

Teodorin Obiang, connu pour ses extravagances et son train de vie somptueux, pourrait succéder à son père Teodoro Obiang Nguema, 77 ans, au pouvoir depuis quarante ans.

Il a été condamné en 2017 à Paris à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende pour s’être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable (hôtel particulier parisien, voitures de course et de luxe, costumes de marque par dizaines, jets privés…) dans l’affaire dite des « biens mal acquis », jugement dont il a fait appel.

Pas d’enchère minimum

Toutes ses voitures sont proposées sans « prix de réserve », c’est-à-dire sans enchère minimum, ce qui n’a pas été du goût du constructeur suédois Koenigsegg.

La Guinée équatoriale a également fait part de son mécontentement, et tenté ces derniers jours de faire suspendre la vente aux enchères. Ce à quoi la justice genevoise s’est opposée.

« De l’avis d’experts, il nous paraissait que le prix de la vente serait plus élevé lors de ventes privées avec des collectionneurs et des professionnels de la branche qui recherchent ce type » de véhicules, a expliqué l’avocat de la Guinée équatoriale, Shahram Dini.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

« Biens mal acquis »: Theodorin Obiang fait appel de la condamnation en France(Avocat)

novembre 3, 2017

Paris – Condamné à trois ans de prison avec sursis pour s’être frauduleusement bâti un patrimoine considérable en France, le vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, a fait appel, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.

Le recours a été déposé vendredi, a indiqué Me Emmanuel Marsigny à l’AFP.

Le fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema avait été condamné le 27 octobre par le tribunal correctionnel de Paris à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende avec sursis, à l’issue du premier procès dit des « biens mal acquis » devant la justice française. La justice avait également ordonné la confiscation de l’ensemble des biens saisis, dont un somptueux hôtel particulier avenue Foch à Paris. Teodorin Obiang ne s’était pas présenté à son procès.

A l’annonce du jugement, sa défense avait dénoncé une « décision militante » et promis d' »examiner tous les recours possibles ».

L’enquête, ouverte après des plaintes des associations Sherpa et Transparency International, avait mis au jour l’ampleur du patrimoine de Teodorin Obiang. Objets d’art, voitures de luxe, et cet hôtel particulier de 101 pièces, avec hammam et discothèque, décoré de marbre et pourvu de robinets recouverts d’or…

Un train de vie très éloigné du quotidien de son petit pays pétrolier du golfe de Guinée, où plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Teodorin Obiang, 48 ans, n’ayant eu de cesse de contester la légitimité de la justice française, le tribunal avait rappelé qu’il était compétent, car il a jugé « l’infraction de blanchiment commise en France » par l’accusé dans son intérêt « personnel » et non « des faits commis en Guinée équatoriale » dans « l’exercice de ses fonctions ».

Les sommes blanchies en France sont estimées à 150 millions d’euros.

Dirigée depuis 1979 par Teodoro Obiang Nguema, qui détient le record de longévité au pouvoir en Afrique, la Guinée Equatoriale a contesté ces poursuites françaises devant la Cour internationale de justice. Dans l’attente de l’issue de cette procédure, l’hôtel particulier de l’avenue Foch, présenté comme des locaux diplomatiques, ne peut être confisqué.

Teodorin Obiang est le premier accusé à être jugé dans le cadre des procédures dites des « biens mal acquis » lancées en 2010 en France.

La justice française enquête également sur les patrimoines édifiés en France par des proches de Denis Sassou Nguesso (Congo), du défunt Omar Bongo (Gabon) ou encore du président centrafricain déchu François Bozizé.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2017 20h17)                                            

Procès des « biens mal acquis »: Theodorin Obiang condamné à 3 ans de prisons et 30 millions d’euros d’amende avec sursis

octobre 27, 2017

 

Teodorin Obiang, le 30 septembre 2015 au siège des Nations Unies. © Frank Franklin II/AP/SIPA

Le vice-président de Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a été condamné vendredi par la justice française à trois ans de prison et 30 millions d’amende avec sursis, dans le procès dits des « biens mal acquis ».

C’est dans une salle bondée et une ambiance électrique que la juge a finalement rendu son jugement, qui s’annonçait, quel qu’il soit, historique. Elle a finalement choisi de se ranger en partie aux arguments de l’accusation en condamnant Teodorín Obiang, qui était une nouvelle fois, et sans surprise, absent à l’audience.

Celui-ci était accusé de « blanchiment d’abus de biens sociaux », de « détournement de fonds publics », d’« abus de confiance » et de « corruption », dans un procès qui constituait une première dans l’affaire dite des « biens mal acquis ». Le 5 juillet dernier, le procureur du parquet national financier avait requis 3 ans de prison et 30 millions d’euros d’amende. Il a donc été entendu mais le tribunal a préféré le sursis pour les deux peines.

L’accusé a par ailleurs été condamné à payer 10 000 euros pour préjudice moral et 41 080 euros pour préjudice matériel à Transparency International France. La Cored (Coalition pour la restauration d’un État démocratique en Guinée équatoriale) s’est quant à elle vu rejeter sa qualité de partie civile. Le tribunal a en outre ordonné la confiscation de tous les biens déjà saisis en France.

« Un procès politique », selon la défense

Face aux parties civiles – la Cored et Transparency International, représentées par Me Francis Spitzer et Me William Bourdon -, la défense du vice-président équato-guinéen avait dénoncé un « procès politique » et essayé de mettre avant l’immunité diplomatique de son client.

La diplomatie équato-guinéenne avait même récemment tenté de jouer de son influence auprès de l’Élysée, auprès de Franck Paris, conseiller Afrique d’Emmanuel Macron. Cela n’aura donc pas suffi pour ce procès qui ne pourrait toutefois être qu’un premier round.

Jeuneafrique.com par

L’Equato-Guinéen Teodorin Obiang, jugé à Paris dans le premier procès des « biens mal acquis »

janvier 2, 2017

Le fils du président de Guinée équatoriale est accusé de s’être frauduleusement bâti un patrimoine. Il demande le report de l’audience.

Teodorin Obiang et sa petite amie de l’époque, Christina D. Mikkelsen, une ancienne Miss Danemark en 2014 à Malabo, la capitale de Guinée équatoriale.

Teodorin Obiang et sa petite amie de l’époque, Christina D. Mikkelsen, une ancienne Miss Danemark en 2014 à Malabo, la capitale de Guinée équatoriale. Crédits : STEVE JORDAN / AFP
Train de vie fastueux et chiffres vertigineux : le procès de Teodorin Obiang, accusé de s’être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable, doit s’ouvrir lundi 2 janvier à 13 h 30 à Paris, mais le fils du président de Guinée équatoriale demande le report de l’audience.

C’est le premier procès en France dans l’affaire des « biens mal acquis ». Ancien ministre de l’agriculture et des forêts, promu à la fin de juin par son père, Teodoro Obiang Nguema, vice-président de Guinée équatoriale, il est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour blanchiment d’abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption.

Le procès, dont les dates avaient été fixées à la fin d’octobre, est prévu les 2, 4, 5, 9, 11 et 12 janvier devant la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Selon l’un des avocats du prévenu, Emmanuel Marsigny, les délais son « beaucoup trop courts » et ne sont pas conformes à la loi, compte tenu du fait que son client a déclaré son adresse à Malabo, la capitale de Guinée équatoriale.

Les avocats de Teodorin Obiang, qui sera absent lundi, demandent « qu’il puisse bénéficier du temps raisonnable pour pouvoir organiser effectivement sa défense », a déclaré Me Marsigny, qui envisage de faire citer plusieurs témoins, qui pour certains résident à l’étranger.

Mallettes de liquide

L’enquête, ouverte après des plaintes des associations Sherpa et Transparency International, avait mis au jour le patrimoine considérable de Teodorin Obiang : immeuble avenue Foch, dans l’un des quartiers les plus huppés de Paris, estimé à 107 millions d’euros, voitures de luxe et de sport (Porsche, Ferrari, Bentley, Bugatti).

Ses dépenses somptuaires en France sont très éloignées du quotidien de son petit pays pétrolier d’Afrique centrale, où plus de la moitié des habitants vit sous le seuil de pauvreté.

Quand il est à Paris, Teodorin Obiang dépense des mallettes entières de liquide chez les couturiers de l’avenue Montaigne. Dans ses appartements de l’avenue Foch, les robinets sont recouverts de feuilles d’or, le maître des lieux dispose d’un hammam, d’une salle de sport, d’une discothèque, d’un salon de coiffure, d’une salle de cinéma.

Au terme de l’instruction, les juges ont estimé qu’il s’était bâti un patrimoine en France en y investissant le produit « des détournements de fonds publics », de la corruption.

Le fils du président équato-guinéen « a toujours dit qu’il a[vait] gagné légalement son argent dans son pays », il est « innocent des faits qu’on lui reproche », assure Me Marsigny.

Entre 2004 et 2011, près de 110 millions d’euros provenant du Trésor public de Guinée équatoriale sont venus créditer le compte personnel de Teodorin Obiang, selon les juges d’instruction.

« Procès inédit »

Le prévenu a multiplié les voies de recours. Mis en examen en 2014, il a essayé en vain de faire annuler les poursuites à son encontre, invoquant son statut, à l’époque, de deuxième vice-président de Guinée équatoriale, qui octroyait à ses yeux une immunité.

Mais la Cour de cassation avait estimé que les faits reprochés avaient été commis à « des fins personnelles », relevant de sa vie privée et donc détachables des fonctions étatiques protégées par la coutume internationale.

Récemment, il a, sans succès, demandé à la Cour internationale de justice (CIJ) de suspendre les procédures en France à son encontre.

« S’ouvre un procès inédit, sans précédent en Europe et bien au-delà », souligne William Bourdon, avocat de Transparency International, « le chapitre Obiang va se clôturer », mais d’autres vont s’ouvrir.

La justice française enquête également sur les patrimoines bâtis en France par les familles de plusieurs autres dirigeants africains, celle de Denis Sassou-Nguesso (Congo), du défunt Omar Bongo (Gabon) ou encore du président centrafricain déchu François Bozizé.

Lemonde.fr avec AFP

Guinée équatoriale : la justice suisse saisit 11 véhicules de luxe de Teodorin Obiang

novembre 4, 2016

Le fils du président équato-guinéen et vice-président est poursuivi par le parquet genevois pour « blanchiment d’argent » et « corruption ».

Le vice-président équato-guinéen Teodorin Obiang en 2013.

Le vice-président équato-guinéen Teodorin Obiang en 2013. Crédits : JEROME LEROY/AFP
La justice genevoise a annoncé, jeudi 3 novembre, avoir procédé lundi au séquestre de onze véhicules de luxe appartenant à Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale et vice-président. Les autorités suisses soupçonnent de « blanchiment d’argent » et de « corruption ». Les voitures ont été saisies sur le tarmac de l’aéroport de Genève.

Un porte-parole du procureur genevois a annoncé « l’ouverture d’une procédure pénale dirigée contre Teodorin Obiang », confirmant des informations parues dans la revue suisse L’Hebdo. C’est « dans le cadre de cette procédure » que les voitures en questions ont été séquestrées, dans la zone fret de l’aéroport de Genève, selon le communiqué. L’enquête se poursuivant, la justice genevoise préfère pour le moment ne faire aucun autre commentaire.

Une des sept Koenigsegg One produites dans le monde

Un exemplaire de la Koenigsegg One, pendant le festival de vitesse Goodwood, en 2014, au Royaume-Uni.

Un exemplaire de la Koenigsegg One, pendant le festival de vitesse Goodwood, en 2014, au Royaume-Uni. Crédits : Michelin Live UK/CC BY 2.0.

Selon L’Hebdo, on compte parmi les véhicules saisis une Porsche 918 Spider, évaluée à plus de 750 000 euros, une Bugatti Veyron, estimée à 2 millions, ainsi qu’une Koenigsegg One, un bolide suédois fabriqué à seulement sept exemplaires dans le monde – qui vaudrait plusieurs millions euros.

Le magazine avait révélé il y a plusieurs mois « les allées et venues incessantes des avions privés du clan Obiang à Genève » et ce, de janvier 2015 à mars 2016. Pendant cette période, alors que « les autorités américaines et françaises enquêtaient sur lui, Teodorin Obiang gérait ses affaires depuis Genève ».

En effet, la justice française s’intéresse aussi de près à Teodorin Obiang. Accusé de s’être bâti indûment en France un patrimoine considérable, il sera jugé à partir du 2 janvier 2017 à Paris dans l’affaire des « biens mal acquis ». Il y est poursuivi pour « blanchiment d’abus de biens sociaux », « détournement de fonds publics », « abus de confiance » et « corruption ».

Finalement, « après plusieurs demandes d’entraide adressées par la France, le Ministère public genevois a décidé d’ouvrir sa propre enquête », a-t-on appris le 18 octobre dernier. Il semblerait que rapidement après la confirmation de l’ouverture de l’enquête, plusieurs voitures ont été entreposées sur le tarmac. Mais Teodorin Obiang n’a pas réagi assez vite pour parvenir à faire sortir ses voitures du pays.

Lemonde.fr

 

Biens mal acquis : Teodorin Obiang perd son procès en diffamation contre Transparency international

juin 26, 2014
Teodorin Obiang, visé par une quête de la justice française sur les biens mal acquis. © AFP

Teodorin Obiang, visé par une quête de la justice française sur les biens mal acquis. © AFP

Le fils du président de Guinée équatorial, Teodorin Obiang, a perdu jeudi son procès en diffamation contre Daniel Lebègue, président de Transparency international France. Ce dernier avait affirmé dans une interview que le fils du chef d’État équato-guinéen achetait de l’immobilier et des voitures de luxe avec l’argent des contribuables de son pays.

Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, a perdu, jeudi 26 juin, son procès en diffamation contre le président de l’ONG Transparency international France, Daniel Lebègue, qui a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. Ce dernier était poursuivi pour une interview publiée le 16 février 2012 dans le Parisien, au moment d’une spectaculaire saisie du mobilier d’un immeuble de l’avenue Foch à Paris, dans une enquête portant notamment sur le patrimoine du président équato-guinéen.

Le président de l’ONG anticorruption y affirmait notamment que Teodorin Obiang, vice-président de la Guinée équatoriale, achetait des biens immobiliers et voitures de luxe « réglés avec l’argent des contribuables équato-guinéens ».

Biens mal acquis

Les motivations du jugement n’étaient pas disponibles, jeudi 26 juin, mais le tribunal a relaxé Daniel Lebègue et le Parisien au bénéfice de la bonne foi, a précisé la présidente Anne-Marie Sauteraud. Le procès, qui s’était tenu le 22 mai devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, avait donné lieu à d’âpres débats sur l’affaire des « biens mal acquis ».

Teodorin Obiang a été mis en examen le 18 mars pour blanchiment de détournement de fonds publics, d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance, par les juges qui enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d’État africains – Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang de Guinée équatoriale et le défunt président gabonais Omar Bongo – ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France. Il a engagé de nombreuses procédures en diffamation, qui ont échoué pour la plupart.

Jeuneafrique.com avec AFP