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Guinée-équatoriale: le demi-frère du président et sommité du régime est décédé

mai 7, 2019

 

Le ministre équato-guinéen de la sécurité présidentielle et demi-frère du chef de l’Etat, Antonio Mba Nguema, est décédé lundi en Afrique du Sud des suites d’une longue maladie, a annoncé mardi la présidence de Guinée équatoriale.

«Dans la matinée du 6 mai, le Capitaine général des forces armées et ministre d’Etat à la présidence de la République chargé de la sécurité présidentielle, Antonio Mba Nguema Mikué est mort dans un hôpital en Afrique du Sud», a indiqué le présidence dans un communiqué lu à la radio d’État.

Antonio Mba Nguema, demi-frère du président Teodoro Obiang Nguema qui dirige le pays depuis 1979, est décédé à l’âge de 68 ans, selon un membre de la famille contacté par l’AFP.

Il a longtemps été directeur de la sécurité nationale (1992-2004) avant d’être nommé ministre de la Défense nationale, poste qu’il a occupé jusqu’en 2016. Il portait le plus haut grade de l’armée du pays.

Le ministère de la défense a décrété sept jours de deuil dans «toutes les casernes, navires dépendances militaires des forces armées et de sécurité» du pays, selon un arrêté consulté par l’AFP.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Guinée équatoriale: Obiang dénonce une « guerre » en préparation contre lui

décembre 31, 2017

Malabo (Guinée équatoriale) – Le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a appelé à la « vigilance », car une « guerre » est en préparation contre son régime.

Ses déclarations sont intervenues au lendemain d’une « tentative de déstabilisation » dénoncée vendredi par Malabo après l’arrestation d’une trentaine d’hommes armés à sa frontière avec le Cameroun.

« On est en train d’organiser une guerre car ils disent que j’ai passé beaucoup de temps au pouvoir », a déclaré samedi le président équato-guinéen en appelant ses compatriotes à la « vigilance » pour éviter que ce « on » – dont il n’a pas dit ce qu’il recouvrait – ne renverse son régime.

Le chef de l’Etat n’a en particulier pas indiqué s’il faisait référence à la trentaine d’hommes armés interpellés mercredi à la frontière entre le Cameroun et la Guinée équatoriale.

Malabo avait parlé vendredi de « tentative d’invasion et de déstabilisation ».

La Guinée équatoriale a fermé mercredi sa frontière avec le Cameroun et le Gabon, au moins le poste-frontière de Kye Ossi, là où ont eu lieu les arrestations.

« La frontiere entre la Guinée équatoriale et le Cameroun de Kye Ossi est toujours fermée, et même la frontière avec le Gabon », a indiqué dimanche à l’AFP par téléphone Gustavo, un habitant d’Ebibeyin, ville équato-guineenne proche des frontières avec le Cameroun et Gabon. Une information confirmée par d’autres habitants.

Des sources locales contactées par l’AFP, ont en outre indiqué que des renforts de l’armée équato-guinéenne ont été envoyés à la frontière avec le Cameroun.

Les autorités équato-guinéennes n’ont pu être jointes par l’AFP qui souhaitait obtenir confirmation de la femerture des frontières et de l’envoi de renforts militaires.

« Je veux une transition heureuse, je ne veux pas la guerre », a affirmé Obiang, 75 ans, dont 38 au pouvoir, qui s’exprimait lors de la cérémonie des « voeux de bien-être » adressés au président par le public, les militants du parti au pouvoir, les institutions législatives et le pouvoir judiciaire.

« Je ne suis pas au pouvoir parce que je veux y être. Quand vous voulez, vous pouvez me dire +Président, tu as déjà travaillé beaucoup+, et je m’en irai », a ajouté le président Obiang, dont les propos ont été diffusés à la télévision d’Etat.

Depuis les élections générales du 12 novembre, où le pouvoir a obtenu 99 sièges sur 100 au Parlement, le parti d’opposition Citoyens pour l’innovation (CI) – qui a obtenu le dernier siège – déplore des « dizaines » d’arrestations de ses militants, dans les capitales politique Malabo et économique Bata.

Les autorités n’ont pu être jointes par l’AFP concernant ces présumées arrestations. Les médias publics n’en ont pas fait état.

Un autre parti d’opposition, Convergence pour la Démocratie Social (CPDS), a demandé dans un communiqué « la libération » des militants CI, et au gouvernment d' »informer la population sur ce qu’il se passe ».

Dirigeant son pays d’une main de fer depuis son accession à la présidence en 1979 par un coup d’État, Teodoro Obiang Nguema, doyen des chefs d’État du continent pour la longévité au pouvoir, a été réélu en avril 2016 avec plus de 90% des suffrages.

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2017 12h42)                                            

Guinée Équatoriale: le parti au pouvoir remporte les élections presque à 100%

novembre 18, 2017

Malabo (Guinée équatoriale) – Le parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), au pouvoir depuis près de 40 ans dans le pays, a remporté une nouvelle fois, sans surprise et avec des scores à la soviétique, les élections législatives, sénatoriales et municipales du 12 novembre, selon les résultats officiels rendus publics vendredi soir.

Le PDGE et ses 14 partis alliés obtiennent la totalité des 75 sièges de sénateurs et ont été élus à la tête de toutes les mairies du pays, a annoncé le président de la Commission électorale nationale, Clemente Engonga Nguema Onguene.

Ils remportent également 99 des 100 sièges de la Chambre des députés, où un unique député de l’opposition, membre du parti Citoyens pour l’innovation (CI) a été élu, dans la circonscription de la capitale Malabo.

Le CI, dont c’était la première participation à une élection et qui espérait faire une entrée remarquée au parlement, obtient par ailleurs un unique conseiller municipal, également à Malabo.

Quelque 300.000 électeurs équato-guinéens étaient appelés à voter dans ce pays où le multipartisme a été introduit en 1991, mais dirigé sans partage depuis 1979 par le président Teodoro Obiang Nguema, 74 ans, recordman de longévité pour un président en Afrique.

La victoire du PDGE, qui détient depuis des décennies tous les rouages du pouvoir, ne faisait aucun doute. Il était opposé à une coalition d’opposition regroupant l’Union du centre droit (UCD) et la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), et au parti CI, dont le leader Gabriel Nse Obiang, ex-lieutenant de l’armée revenu de 13 années d’exil en Espagne, a été interdit de participer aux scrutins par la justice locale, après s’être déjà vu interdit de prendre part à la présidentielle de 2016.

Des responsables de ces formations d’opposition ont dénoncé de multiples « fraudes » et « irrégularités » le jour du vote le 12 novembre, alors que l’accès à internet a été coupé le jour même et est resté très restreint jusqu’à l’annonce des résultats vendredi soir.

La participation aux scrutins a été de 84% pour un total de 273.502 votants, a affirmé le président de la Commission électorale, également ministre de l’Intérieur.

« Je remercie le peuple de Guinée Equatoriale pour sa maturité politique et l’ordre qui a régné durant le vote. Il n’y a pas eu d’incidents pendant le vote, le processus électoral s’est déroulé dans la transparence », a déclaré M. Nguema Onguene lors de la lecture des résultats.

« Aucune protestation des résultats ni revendication n’a été enregistrée », a-t-il affirmé.

« C’est une honte électorale. Nous ne reconnaissons pas ces résultats, car il n’y a pas eu vraiment d’élections », a commenté à l’AFP Andres Esono Onod, secrétaire général du CPDS. « Nous demandons la tenue d’autres élections », a-t-il ajouté.

« C’est difficile de comprendre ces résultats et de les assimiler », a également réagi auprès de l’AFP un responsable du parti CI. « Ils sont inadmissibles car ils sont disproportionnés et antidémocratiques », a ajouté ce responsable, disant néanmoins « laisser la porte ouverte au dialogue avec le gouvernement ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 novembre 2017 00h42)                                            

Le Portugais désormais langue officielle en Guinée équatoriale

juillet 26, 2014
La communauté des pays de langue portugaise (CPLP)

La communauté des pays de langue portugaise (CPLP)

Le Portugais est désormais une langue officielle en Guinée équatoriale à la suite de l’admission de ce pays comme membre de plein droit de la communauté des pays de langue portugaise (CPLP), lors du 10e sommet tenu le 23 juillet à Dili capitale du Timor Oriental.

« Parler le portugais devient désormais une obligation pour tous les Equato-Guinéens, parce qu’elle est devenue une langue officielle » a déclaré vendredi soir à la presse à Bata, capitale économique, le président Teodoro Obiang Nguema en provenance du Timor oriental.

Il a toutefois révélé que le Portugal s’était opposé à l’admission de Malabo à la CPLP, arguant de l’application de la peine de mort dans ce pays.

Une allégation balayée d’un revers de la main par Teodoro Obiang Nguema avant de justifier le maintien en vigueur de la peine capitale dans son pays.

« Vous savez que le niveau de criminalité en Guinée équatoriale nous oblige à maintenir la peine de mort, pour éviter que les gens prennent la vie d’un être humain comme un objet » a expliqué Teodoro Obiang Nguema
« Qui aimerait perdre un membre sans aucune raison ? » s’est –il interrogé.

Le président Teodoro Obiang Nguema a par ailleurs indique que abolir la peine de mort n’est pas une décision personnelle qu’il doit prendre en tant que président de la république

Il a envoyé la balle dans le camp de l’assemblée nationale et le Sénat ou alors le cas contraire, le sujet pourrait être soumis au référendum pour que le peuple s’exprime sur l’abolition ou non de la peine de mort en Guinée équatoriale.

« Mais ce que je ne veux pas c’est de critiquer après que la Guinée équatoriale a aboli la peine de mort à cause de la pression, non, je n’accepte aucun de type de pression » a indique Teodoro Obiang Nguema

Il a salué la solidarité des pays Africains membres de la CPLP pour l’intégration de la Guinée équatoriale à cette communauté.

« L’intégration de Guinée équatoriale à la CPLP, est une richesse culturelle et linguistique à cause de notre situation géopolitique » a-t-il ajouté devant un public venu nombreux l’accueillir, composé de militants et sympathisants de son parti, le PDGE et des membres du gouvernement.

Le président équatoguinéen a par ailleurs justifié l’adhésion de son pays à la CPLP en avançant les raisons politiques et économiques que cette décision pourrait faire engranger à son pays.

« L’adhésion de la Guinée équatoriale aux organisations est pour rompre les barrières politiques et économiques », a –t-il soutenu.

« Nous allons nous aider mutuellement, nous allons rendre étroite la coopération avec d’autres pays membres » a explique Teodoro Obiang Nguema.

Selon lui, cette admission à la CPLP permettra à son pays de ne pas se sentir orphelin puis qu’étant le seul pays en Afrique qui parle espagnol.
L’admission de la Guinée équatoriale à la CPLP est intervenue 10 années après la demande formulée auprès de cette organisation.

Malabo est depuis 2006 pays observateur de la CPLP.

Le nombre des pays de la CPLP créée le 17 juillet 1996, s’élève désormais à neuf membres, avec l’intégration de la Guinée Équatoriale, aux côtés du Brésil, de l’Angola, du Cap Vert, de la Guinée Bissau, du Mozambique, du Portugal, de Sao-Tomé-Et-Principe et du Timor Oriental.

Le dixième sommet de la CPLP a marqué le passage de la présidence de la communauté de Mozambique à Timor Oriental, et a eu comme thème « la CPLP et la globalisation ».

Apanews.net